29.10.2009

au diable la civilisation

(...) A travers champs, à travers plaines, Ivan de Smolensk conduit sa bande à l'assaut, à l'assaut des ruines, des fermes et des femmes. Trois cents camarades que je retrouve, et qui se mêlent aux milliers courant les villes et les villages. Trois cents camarades que j'ai vus battre à mort, que j'ai vus râler, que j'ai vus le dos rouge de plaies, que j'ai vus s'évanouir sous la douleur. Trois cents camarades, sans dieux ni maîtres à présent, arqueboutés aux vertèbres d'un pays vaincu avec l'hémorragie de leurs passions et de leurs souvenirs. Ivan, Kostia, Wassili, Michel, Véra, Olga, et ils ont des armes, de belles armes neuves récupérées sur les S.S., de belles armes qui vont tuer, de beaux poignards qui vont trouer et lacérer. Ils m'appellent de loin et je les suis par bonds successifs.

- Franzose..., Franzose..., Franzose...

Bien sûr que j'arrive, Tovaritch ! Ils sont là, hirsutes, avec, encore, la trace récente de leurs épreuves et ils désignent une ferme dans le lointain. Qu'elle est grande, cette ferme ! En avant, en avant, elle se rapproche. La bande a des visages de bêtes fauves à la curée. Personne ne parle. Au diable la civilisation.

La police sera faite par nous. On arrive dans la cour de la ferme. Tout est calme. Un cercle se forme, on entend des revolvers qui s'arment. Un grand rire mélancolique et triste prend naissance. Les dents semblent vouloir retenir la colère. Deux coups à la porte, trois coups à la porte, quatre coups à la porte. Un signe. Kostia incline sa mitraillette, une rafale dans la serrure, une poussée d'épaules, un grand bruit, la porte cède et s'effondre. Des corps culbutent et s'engouffrent pêle-mêle avec des jurons infernaux. La voie est libre et la marée délirante afflue. La bande hésite alors, puis dans un calme spectral monte les escaliers. On distingue l'ondulationdes échines, c'est tout. Arrivés au premier étage, les portes sont fermées. A coups d'épaule, la bande les ouvre.

Dans une pièce se trouve la famille entière. Et parmi la bande, il y en a deux qui ont subi les mauvais traitements du patron : Michel et Fédor. Michel se souvient des lanières de cuir et de sa fille de trois ans, morte dans la baignoire remplie d'eau froide. Fédor n'oublie pas sa main brûlée à une tige de fer chauffée à blanc. Ce sont eux, eux seuls, qui vont procéder à l'exécution. La famille les regarde. Le père, la mère, la fille, la petite fille, l'oncle et la tante. Fédor et Michel ajustent leurs couteaux.

Un geste pour le père : au coeur. Il s'écroule avec un vomissement rouge, et son ventre tressaille et le parquet absorbe la salive écarlate.

Un geste pour la mère : au coeur aussi. Elle ouvre plus grand les yeux, les referme, puis s'abat, les bras cassés par l'agonie. La joue gauche se colle contre une commode. Le bas du rein se désarticule et s'affaisse progressivement.

Un geste pour la fille. Fédor la prend par les seins, le bout du téton disparaît dans ses doigts et Fédor serre, serre... La fille dodeline de la tête, son aisselle se cabre, mais Fédor s'abat sur elle et la possède sur une chaise. Leur étreinte se prolonge jusqu'au moment où la nuque de la fille se désagrège. Kostia arrive, repousse Fédor et prend livraison à son tour du corps qui ne réagit pas. Son rut fini, il referme tranquillement sa braguette d'un air satisfait. Un éclair. Fédor a réagi brutalement. Une tache rouge sur la tête de la femme, un jet de sang et la forme s'affaisse. Il faudrait Goya pour peindre cette scène. Contraste des couleurs et de la violence. Mon front me fait mal, je ne suis qu'un homme et ces visions commencent à me dépasser.

Un geste pour le fils, une croix est faite dans sa poitrine ; je ne sais pas où ces bougres prennent la force de couper les os avec une simple lame d'acier.

Un geste pour l'oncle. L'homme tend presque son visage. C'est en effet un trou ruisselant de cervelle caillée, qui le tue.

Un geste pour la tante. Elle est déjà évanouie. Oh, ça ne fait rien. C'est avec une hache que Kostia la décapite. Il s'acharne sur le cadavre. Au bout d'une minute, il n'existe plus qu'une bouillie informe de viande et de cartilage.

Un geste pour la petite fille : ah non, pas celle-là. Je me précipite. Fédor grogne. D'un coup de poing en pleine figure je l'envoie rebondir contre une chaise et je m'enfuis avec la gosse. Dieu que les escaliers sont longs à descendre... Et la plaine, je cours dans la plaine. La petite pleure. Loin de la ferme, je la prends mieux dans mes bras. Elle est gentille, cette gosse remplie de tâches de rousseur et que je console. Arrêt contre une pierre. Elle colle sa lèvre à ma poitrine. Je caresse ses cheveux, ses jambes et ses petits pieds.

Je suis Français et cette enfant est Allemande. (…)

Jours francs, Jean Bradley, 1948.

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Commentaires

De la sauvagerie à l'état pur ! la meute sur un pauvre type. Et le pire dans tout ça, ce sont les trois personnes qui à la fin, ne bougent pas et regardent la victime. On ne sait pas s'il est vivant.

Ecrit par : daredevil | 29.10.2009

C'est vraiment horrible, insensé et inhumain, ça me dégoûte et me bouleverse en même temps, de la barbarie...
Les mots me manquent là pour exprimer ce que je ressens.
Fuck!

Ecrit par : helenablue | 29.10.2009

Sauter à pieds joints et à plusieurs reprises sur le visage d'un homme couché au sol après lui avoir infligé des coups de pieds à la tête avec tout l'élan possible laisse difficilement envisager une issue autre que dramatique.

La mort ou au minimum le handicap lourd et définitif me paraissent être les seules hypothèses crédibles.

On ne peut qualifier "d'êtres humains" des individus capable d'une telle haine, d'un tel déchainement de violence envers une personne déjà à terre ; les animaux ont plus d'humanité que ces étrons infernaux.
Ce sont les golems du progressisme, composés de merde et d'urine, simulacres d'êtres humains mais ne possédant à l'évidence pas une seules de leurs qualités.

Des "sauvageons", quoi.

Ecrit par : snake | 30.10.2009

Ces images sont effectivement écoeurantes, le comble de l'ignominie: sauvagerie et lâcheté gratuite. Sait-on où et quand cela se passe?

Le témoignage de jean Bradley est autrement bouleversant. Si la barbarie dont font preuve les déportés fraichement libérés dans cette Allemagne année zéro a quand à elle une explication, celle-ci s'efface au cours du récit pour ne plus laisser que la violence crue.

Mais quoiqu'il en soit, la cruauté manifesté par la bande sur la vidéo s'exprime elle en temps de paix. Ainsi nous pouvons dire que notre civilisation s'écroule en temps de paix.

@ snake: malheureusement, ce comportement est humain. Il nous vient sans doute de très loin: il suffit lire à ce propos dans "Le troisième chimpanzé" de Jared Diamond la description d'une "guerre" entre deux clans de singes. Il suffit de penser "eux pas comme nous" puis "tout est permis contre eux". D'ailleurs, n'avez-vous pas eu envie de faire subir le même sort à ces golems qui, comme vous le dîtes, n'ont pas une seule des qualités humaines? Moi oui...

Ecrit par : el topo | 30.10.2009

hoplite : "D'ailleurs, n'avez-vous pas eu envie de faire subir le même sort à ces golems qui, comme vous le dîtes, n'ont pas une seule des qualités humaines? Moi oui"

D'une part, toute la distinction se situe entre l'envie de "faire quelque chose" et de le faire effectivement. La capacité de refouler ses pulsions destructrice et de les "sublimer" dans des activités contrôlées est le signe le plus clair de la civilisation.

D'autre part, pour avoir été plongé dans certaines situations, disons, "délicate", je crois pouvoir affirmer que même dans l'intensité extrême, il y a toujours un instant où une prise de conscience est possible permettant de prendre la mesure des actes.

La plupart des individus sont incapables de se rendre coupables du degré de violence exposée dans cette vidéo, sinon peut-être dans certaines exceptionnelles dans lesquelles leur vie ou celle de leurs proches est directement menacée. Or, nous sommes assez loin de ce cas de figure dans la séquence ci-dessus : nous y voyons un groupe relativement important fondre sur un individu seul ( lequel n'est peut-être pas innocent, impossible de savoir ) et non content de le rosser, s'acharnent sur lui alors que celui-ci est à terre et ne représente dès lors plus aucune menace.
Pire, un dernier assaillant s'acharne sur la victime au-delà de toute raison avec une brutalité inouïe, et ce pendant de longues secondes, dans l'indifférence complète du reste de la bande. Généralement dans ce genre de situation, un des compères, la rage étanchée, essaie de raisonner le dernier afin d'éviter que la situation ne finisse tragiquement. Ici, il n'en est rien : tout le monde s'en fout et la possibilité de la mort d'un homme est soit a) aucunement envisagée b) sans importance.

Ce dernier point tend à démontrer que l'empathie la plus élémentaire a depuis longtemps déserté leur champ de conscience, probablement habité par une seule et obsessionnelle idée : la satisfaction des besoins et désirs immédiats.

Cette forme d'hyper violence sans limite et sans conscience est relativement nouvelle dans une société en temps de paix ( ce qui n'est pas le cas dans un contexte de guerre, évidemment ). De surcroit, l'âge des individus qui s'en rendent coupables est toujours moins élevé.

Ecrit par : snake | 30.10.2009

Rectif. :

Cette forme d'hyper violence sans limite et sans conscience est relativement nouvelle dans une société raisonnablement prospère et en temps de paix ( ce qui n'est pas le cas dans un contexte de guerre, évidemment )

Ecrit par : snake | 30.10.2009

Encore un petit commentaire :

La guerre, par la terreur permanente qu'elle distille et son lot d'horreurs arbitraires, déshumanise rapidement les individus, certains complètement, d'autres en partie. Quelques jours, quelques semaines suffisent à transformer un homme en une machine absente à elle-même. Et certains plus que d'autres.

Le contexte de chaos amoral, où la chair et l'esprit dévoilent toute leur fragilité, ouvre la porte non seulement aux instincts les plus archaïques, mais aussi aux perversions les plus terrifiantes, de celles qui sinon se tapissent discrètement dans les replis de l'âme de certains individus. Pour paraphraser des paroles entendues je sais ne plus où, "dans ces conditions, il est difficile d'arrêter ceux qui, sûrs de leur impunité, prennent plaisir à faire souffrir ; ils ne perçoivent leurs victimes que comme des mouches auxquelles ils peuvent, avec un sadisme enfantin, arracher les ailes, les pattes, la tête puis écraser d'un coup de talon avant de se retourner vers vous, souriants, satisfaits et innocents".

La vidéo montre une forme de barbarie semblable à celle que certains peuvent manifester en temps de conflit ; ce type de comportement semblerait être adopté par de plus en plus de personnes, de surcroît de plus en plus jeune et dehors de tout contexte objectivement conflictuel.

Il n'est donc pas impensable que l'adoption de tels comportements au-delà d'une certaine masse critique pourrait conduire à une situation de conflit objectif, conflit dont la cause ne serait rien d'autre que la généralisation mécanique et sans aucun frein de comportements pathologiquement agressifs, tolérés sinon encouragés par un système incapable de penser et d'imposer la frustration comme base élémentaire de la civilité et du si mal nommé "vivre-ensemble".

Ecrit par : snake | 31.10.2009

Comme le dit Kessel dans sa préface, ce petit ouvrage est "une éruption de sang corrompu, de douleur et de férocité barbares. Un charnier hérissé de massacre et de supplices. Un sadisme dément. Un rut à l'état. Un champ macabre, triomphant, affreux, désespéré." Faut-il que l'auteur ait souffert durant son internement pour que, selon son propre aveu, il ait tué avec joie car on lui avait corrompu le cœur.
Je ne crois pas avoir déjà lu un texte aussi fort, aussi dur au point que je ne suis pas certain que tout le monde soit prêt à le lire. L'auteur anonyme d"Une femme à Berlin" (éditions Folio) évoque, sans apitoiement, ce qui s'est passé après la prise de la ville par les russes mais ne va jamais aussi loin. Sans ironie aucune, la lecture de cet ouvrage est une "affaire d'homme".
Rien à voir cependant avec la vidéo même si la sauvagerie est identique. Les auteurs de cette agression, dont j'espère qu'ils ont été arrêtés, n'ont jamais vécu ou subi ou vu ce que Jean Bradley a dû supporter. Je crois que leur conduite doit nous interpeler directement quant à l'état de déliquescence de notre société "moderne", de la pauvreté des valeurs qui la régissent et des principes d'éducation qui y sont appliqués. Ce qui était compréhensible et, oserai-je dire, acceptable il y a 65 ans ne l'est absolument plus en 2009. A nous d'en tirer les bonnes conClusions.

Merci en tout cas pour ce post.

Ecrit par : H. | 31.10.2009

Juste un petit rectificatif: ce n'est pas Hoplite qui qui a écrit le commentaire sur la cette faculté que nous avons tous peu ou prou de basculer mais votre serviteur (el topo).

Sinon que rajouter à votre propos, si ce n'est que je vais évidemment dans votre sens et que nous assistons à l'irruption d'"Orange mécanique" dans la réalité. Et cela est permis par le délitement moral et civique de notre société: le courage n'est plus une vertu, il n'y a plus que des bourreaux et des victimes mais pas de guerriers (c'est fasciiiiste!) au sens noble du terme (cf http://max-la-terreur.blogspot.com/2009/10/non-guy-mocquet-oui-jean-gabin.html), plus de sens des limites, plus de sens de l'honneur pour canaliser et civiliser la violence.

Il y a un dicton japonais qui dit que celui qui cultive les arts de la guerre sans cultiver les arts de la paix risque de manquer de sagesse et que celui qui cultive les arts de la paix sans cultiver les arts de la guerre risque de manquer de courage.

Ecrit par : el topo | 31.10.2009

Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout de la vidéo... la nausée devant autant de barbarie.
Le texte est effectivement très fort mais son contexte (période de guerre) est lui très différent de ce que l'on voit sur les images de ces résidus, même si les actes décrits sont tout aussi terribles.
Tu veux nous "pourrir" le week-end ou quoi ? :-D

Ecrit par : ElleN | 31.10.2009

Il a survécu:tapez "Fabiano Dias Rodrigues"

Ecrit par : adamantin | 03.11.2009

Non, ne le tapez plus. S'il vous plait.

Ecrit par : Frupt | 03.11.2009

merci à tous pour ces commentaires excellents. la barbarie concentrationnaire et la jouissance de la vengeance barbare que découvrent Bradley et ses compagnons d'infortune n'est pas trés éloignée, à mon humble avis, de celle de ces jeunes hommes sur le quai. Bradley, tout occidental pétri de civilisation européenne qu'il est n'y échappe pas, quelles que soient ses motivations. Tout cela reste bien fragile, c'était le sens de ce post (qui n'était pas destiné à pourri ton WE, elleN...)

de retour de qques jours dans cette Venise du Nord qu'est Amsterdam, d'où l'absence de comm..

Ecrit par : hoplite | 03.11.2009

@ snake : « (…) ce type de comportement semblerait être adopté par de plus en plus de personnes, de surcroît de plus en plus jeune (…)»

De plus en plus jeune, cela paraît logique : l'enfant n'est-il pas exactement cet être tout entier tourné vers « la satisfaction des besoins et désirs immédiats.» ?
Normalement il y a l'éducation pour lui faire dépasser cet état.
Là, ce sont des enfants avec le physique et la capacité de nuire d'adultes. Et il y en a un paquet qui courent les rues. Et, effectivement, de plus en plus.

Ecrit par : fght | 03.11.2009

@fght "De plus en plus jeune, cela paraît logique : l'enfant n'est-il pas exactement cet être tout entier tourné vers « la satisfaction des besoins et désirs immédiats.» ?"

Certes, mais rares sont, étaient ?, les enfants qui, lorsqu'ils sont entouré d'une famille raisonnablement équilibrée, usent d'une violence sans limite pour obtenir ce qu'ils désirent. Ils ont encore trop besoin de l'attention et l'amour de leur entourage pour risquer de les perdre par des comportements à ce point hors de toutes limites.

Les comportements dangereux et extrêmes -dits euphémiquement "à risques"- sont généralement adoptés par des enfants lorsque ceux-ci sont trop fréquemment entourés de jeunes adultes brutaux et affirmés qui exercent sur eux une intense fascination, situation souvent cumulée par la désormais classique "absence du père". La perpétuation et l'auto-alimentation du phénomène de "gangs" obéit à cette règle grossière.

C'est aussi pourquoi il est très difficile d'enrayer le phénomène de "gangs" une fois que celui-ci s'est durablement enraciné : des jeunes mâle brutaux, irresponsables et uniquement préoccupés par la satisfaction de leurs désirs immédiats engrossent des jeunes filles immatures dont les enfants, en raison des difficultés de la mère à gérer la situation, tombent inévitablement sous le giron d'autres jeunes mâles brutaux, irresponsables etc etc etc ...

Certains diraient qu'il s'agit là d'une "tiers-mondisation" de l'occident. Personnellement, je parlerais plutôt d'une "décivilisation" ou d'un "ensauvagement", pour faire plaisir à R.Camus ( qui s'en fout complètement ).

Ecrit par : snake | 04.11.2009

Je ne comprends pas la juxtaposition du texte de J.Bradley et de la vidéo de l'extérieur d'une boite de nuit:
Règlements de comptes d'après guerre d'un côté et massacre d'une personne ayant plus ou moins dénoncé des trafiquants dans l'enceinte de la boite.

La vidéo est horrible,j'en suis bouleversé mais ces déchainements de violence barbare ne sont pas comparables:torturés appliquant leur vendetta et racailles;ce n'est pas la même chose.
Et alors, l'espèce de "créature" sautant à pieds joints sur le jeune homme à terre de façon répétée me donne des envies de meurtre ou plus raisonnablement de peine de mort.

Quand aux 2,3 personnes sortant comme par hasard (des videurs ?des employés de ce bouge ?) aprés la fin du lynchage:quelle lâcheté,quelle bassesse !;la prison ferme pour non assistance à personne en danger.

On parle Civilisation ? La nôtre se meurt parce que je pense que ce genre de comportement est appelé à s'amplifier du fait de la non-politique et de la majorité des gouvernés.On est en plein Réensauvagement.

A part cela,j'aime bien votre site,Hoplite.J'y ait découvert J.Freund entre autre et je vois que vous citez J.C. Michéa ou C.Lasch que je pratique entre autres.C'est très intéressant...
Bien à vous.

Ecrit par : Aubin | 04.11.2009

merci aubin!
ce blog est plus un bloc notes informe qu'autre chose: lectures surtout et queques réflexions, parfois.
j'adore croiser des auteurs divers (mon côté diversophile, hé hé) de levi strauss à michéa ou lasch en passant par Chateaubriand,Marx ou renaud camus..cela donne des perspectives souvent inédites et décapantes. en tous cas pour l'autodidacte heureux que je suis.

conernant la video, le lien n'est pas évident, en effet. c'est en lisant la phrase de bradley: "au diable la civilisation" que j'ai fait l'amalgame avec ces actes modernes de barbarie que la modernité nous offre jours aprés jours. la violence aveugle.

je lis de temps en temps ce txte de Bradley pour m'imprégner de la possibilité toujours ouverte de sombrer dans la violence la plus terrible, quels que nous soyons...

Ecrit par : hoplite | 04.11.2009

@ Hoplite,
Merci pour vôtre prompte réponse.
A propos de C.Lévi-Strauss,je viens d'écrire un billet sur ILYS à propos d'un article (en hommage) de SK où à mon avis il y a plantage total .

Bonne continuation et effectivement confronter Marx,Chateaubriand et R.Camus ouvre sur des espaces hors chapelles et Eglises.

Ecrit par : Aubin | 04.11.2009

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