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05/01/2018

mauvais génie

"(...) Le message de Yahvé à son peuple, en substance, est le suivant : « Ne fréquentez pas les idolâtres (les non-Juifs), méprisez leurs traditions et, lorsque c’est possible, exploitez-les, asservissez-les, exterminez-les. Si, après cela, ils vous font violence, c’est de votre faute : vous n’avez pas obéi assez scrupuleusement. » Telle est la désastreuse logique cognitive intériorisée depuis une centaine de générations, qui enferme les Juifs dans le cycle infernal élection-persécution. Cette pensée repose sur le déni de l’humanité de l’autre, ce qui est bien l’essence de la psychopathie. Jamais, au grand jamais, la communauté juive dans son ensemble ne prend en compte les griefs de ses persécuteurs. Ses élites le lui interdisent. Or, qui ne supporte pas de se voir dans les yeux d’autrui n’a pas appris à s’aimer lui-même. Cela répond à la question posée par Theodore Lessing dans La Haine de soi ou le refus d’être juif (1930) :

« Comment se fait-il que tous les peuples s’aiment eux-mêmes et que le juif soit le seul à s’aimer si mal ? » [5]

Prenons comme illustration de cette leçon biblique l’histoire de Joseph, qui occupe les quatorze derniers chapitres de la Genèse (37-50). Vendu comme esclave par ses frères aînés, Joseph est d’abord au service de l’eunuque royal Putiphar, avant de gagner la confiance du pharaon et devenir son « maître du palais ». Joseph est à la fois le prototype du Juif de cour qui, s’étant élevé à un poste de responsabilité publique, favorise sa tribu au détriment du peuple qu’il est supposé servir, et qu’en réalité il ruine et asservit par la dette. Joseph est aussi l’accapareur type : ayant en charge de gérer les réserves de grain, il en accumula de grandes quantités pendant les années d’abondance, puis il le négocia au prix fort en période de pénurie, et ainsi « ramassa tout l’argent qui se trouvait au pays d’Égypte et au pays de Canaan ». Ayant ainsi créé une pénurie monétaire, il force ensuite les paysans à lui céder leurs troupeaux pour, presque littéralement, une bouchée de pain : « Livrez vos troupeaux et je vous donnerai du pain. » Une année plus tard, les paysans n’ont plus qu’à vendre leur propre personne pour survivre. C’est alors que les soixante-dix membres de la tribu de Jacob, père de Joseph, viennent s’installer à l’est du Delta. Resté fidèle à son sang malgré la traîtrise de ses frères, Joseph obtient pour eux « une propriété au pays d’Égypte, dans la meilleure région ». C’est ainsi que les Hébreux acquirent en Égypte « des propriétés, furent féconds et devinrent très nombreux » (47,11-34). Pour tout cela, Joseph est béni par Yahvé et montré en exemple. Ce récit profondément immoral, mais tout à fait central dans la saga du peuple élu, garantit la bénédiction divine sur tous les abus de pouvoir pratiqués contre les étrangers.

Le premier chapitre de l’Exode, qui fait immédiatement suite à l’histoire de Joseph, conte l’inévitable retour de bâton dont sont victimes les Hébreux. Après la mort de Joseph et de sa génération, le nouveau roi égyptien s’alarme que « le peuple des Israélites est devenu plus nombreux et plus puissant que nous. Allons, prenons de sages mesures pour l’empêcher de s’accroître, sinon, en cas de guerre, il grossirait le nombre de nos adversaires » (Exode 1,9-10)

Les mesures incluent l’imposition de « durs travaux » (la corvée étant exigée de tous les Égyptiens, il faut sans doute comprendre que c’est l’exemption de cette corvée pour les Juifs qui prend alors fin). C’est pour fuir ce travail forcé que les Hébreux prennent finalement le chemin de Canaan en passant par le Sinaï, non sans « dépouiller » au préalable les Égyptiens « des objets d’or, des objets d’argent, et des vêtements » que ces derniers leur avaient confiés en gage de prêts (3,22 et 12,35-36).

Un lecteur critique ne peut s’empêcher d’établir une relation de cause à effet entre, d’une part, la façon dont la tribu de Jacob a bâti et abusé de son pouvoir sur le dos du peuple égyptien, et d’autre part, la volonté du roi égyptien de réduire ce pouvoir. Mais ce lien est précisément l’impensé de la Bible, le point aveugle imprimé dans l’œil juif par la Torah. Du point de vue de Yahvé, le mérite de Joseph est sans tache, et le décret du pharaon pure malveillance."

Guyenot, ER

03/01/2018

Bonne année 2018!

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