Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/11/2017

Savall


Jappe et la société marchande

24/11/2017

cohérence

 

"(...) L’un des chefs de file du sionisme allemand était alors Joachim Prinz. Dans son livre Wir Juden(« Nous les Juifs »), publié à Berlin en 1934, il prenait parti pour la coopération avec le nazisme :

« Un État fondé sur le principe de la pureté de la nation et de la race ne peut qu’être honoré et respecté par le juif qui déclare son appartenance à son propre peuple. […] Car seul celui qui honore ses origines et son propre sang peut respecter et honorer la volonté nationale des autres nations. [39] »

Prinz a-t-il été ostracisé par la communauté juive après la guerre ? Allons donc ! Il a été élu en 1958 président de l’American Jewish Congress, l’organisation même qui avait lancé le boycott de l’Allemagne nazie. Tout est dialectique !"

source Guyennot/ E et R

19/11/2017

..

15/11/2017

black cube


#onnousprendpourdesbuses

Résultat de recherche d'images pour "supportkurdistan saint germain"

Avec un comité de soutien pareil (UEJF+SOS-MY-ASS+BHL+KOUCHNER+HIDALGO+FOUREST+VALLS= la diaspora SEFANAZE au grand complet), nul doute que ça va marcher fort!!

un nouveau DAESH, quoi;)

 
podcast

09/11/2017

hors des villes

 

Au haut de l'échelle

 
C'est comme quand ils disent que ces pays sont des démocraties, dit l'Avocate. Ces pays ne sont évidemment pas des démocraties, ce sont des dictatures. A géométrie variable, il est vrai. Mais des dictatures quand même. Sur une échelle du plus ou moins, certains s'inscriraient tout au haut de l'échelle, d'autres, peut-être, un peu plus bas. Mais un peu seulement. On se fait très mal voir aujourd'hui en disant ces choses. Mais elles n'en reflètent pas moins la réalité. Voyez le verrouillage des médias, les atteintes grandissantes au droit à la liberté d'expression, etc. Sur certains sujets, la censure est aujourd'hui totale. Partout, également, la justice est politisée. Ce qui se passe en Espagne n'est pas, à cet égard, particulier à l'Espagne. C'est le mode de fonctionnement normal de la justice en Europe. Le numérique aidant, l'Etat s'est par ailleurs transformée en "oeil absolu"*, cherchant à tout voir, jusqu'aux pensées les plus intimes. Tout le monde, aujourd'hui, est fiché, étiqueté, tracé (enfin, presque tout le monde). On assiste, en parallèle, à la montée en puissance des services spéciaux, qui, comme aux Etats-Unis, sont aujourd'hui, de fait, le pouvoir décisionnel. Les étapes suivantes sont d'ores et déjà programmées : suppression de la monnaie fiduciaire, confiscation de l'épargne privée, restrictions à la liberté de déplacement (en particulier hors des villes), etc. Et les élections, objectera-t-on? Dans une dictature il y a toujours des élections. Elles aident au bon fonctionnement du système.

* Gérard Wajcmann, L'oeil absolu, Denoël, 2010.
 
Eric Werner

15/10/2017

tondeuse

« Nous autres, enfants du quatorzième arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. On n’a même pas de mérite. Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux sur la route de la Croix-de-Berny, à côté de chez nous. On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des « résistants » qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigurer le coup de flingue.


Cette équipe de coiffeurs exaltés me faisait, en vérité, assez peur. La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça ! 

On a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes ! Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturluraient des croix gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole. Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline. Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.


Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris. Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville. Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle. Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaité, tout près d’où j’habitais alors. Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti. Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – natürlich ! – flingué le chleu. Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt, voyez-vous, à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés. Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement.
Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute. Le Général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre.  C’était génial. »

Michel Audiard, Le Figaro-Magazine, 21 juillet 1984. Rivarol 08/09.
http://esprit-europeen.fr/lectures_ldv.html

10/10/2017

Adults in the room

 91450319.2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Adults in the room sous-titré My battle with Europe deep Establishment, est l'occasion pour Yanis Varoufakis de revenir sur les six premiers mois de l'année 2015, période ou l'économiste fut en première ligne des négociations avec l'Eurogroupe comme ministre grec des Finances. De cette confrontation avec les "maîtres du monde", Yanis Varoufakis retient cet entretien informel dans un bar new-yorkais ou Lawrence Summers, ancien secrétaire du Trésor des Etats-Unis, lui exposa le choix qu'il allait devoir faire: "Il y a deux sortes de politiciens, les insiders et les outsiders.  Les outsiders donnent la priorité à leur liberté de parler et d'exprimer ce qu'ils croient être la vérité. Le prix de cette liberté est qu'ils sont ignorés par les insiders, ceux qui prennent les décisions importantes. Les insiders ne se retournent jamais contre les autres insiders et ils ne parlent jamais aux outsiders de ce que les insiders disent ou font. En échange, ils sont récompensés, ils ont le pouvoir d'influencer les évènements. Donc, Yanis, de quel côté êtes-vous?" Faits et Documents 1er au 15/10/2017.

Vu ce matin par hasard la une du JDD relatant l'inquiétude des maires de France face au programme économique du Jupiter-lol-Macron. Et en interview le pauvre Baroin (président de l'AMF -association des maires de France) s'offusquant de l'asphyxie financière programmée des villages et villes françaises.

Ceci aprés avoir soutenu offciellement l'élection du dit Macron il y a quelques mois seulement (face à la terrible menace populiste à moustaches)...

Et comme si le programme économique du caudillo de La République En Marche (leader officiel de la gauche du Capital marketée "gauche libérale") n'était pas le calque exact de l'agenda du candidat Fillon (leader officiel de la droite du Capital marketée "droite conservatrice" pour les gogos) que soutenait le même Baroin et qui promettait il y a quelques mois seulement devant le MEDEF une blitzkrieg économique et sociale dans ce pays...

Celle-là même que nous connaissons aujourhui..

En somme, comme dirait Houellebecq, Macron, Fillon, Baroin, etc. , comme apparatchiks bankables (doublés souvent de politrouks) surjouant la comédie démocratique de l'alternance unique entre insiders.

***************************************************************************************

Passé il y a peu dans le village des Baux de Provence qui a du être un endroit agréable il y a quelques millénaires (vers le chasséen). Aujourd’hui une sorte de coquille vide désertée de toute vie authentique et autochtone, remplie de touristes japonais et allemands roulant Panamera et camping-cars, audio-guides à l'oreille; des dizaines de boutiques de merde, des églises et chapelles vides, un village mort en somme. Ça m'a fait penser au village corrézien de Houellebecq parcouru par des touristes chinois en quête d'un breakfast limousin...

Il ne se remémorait que vaguement Châtelus-le-Marcheix, c’était dans son souvenir un petit village décrépit, ordinaire de la France rurale, et rien de plus. Mais, dès ses premiers pas dans les rues de la bourgade, il fut envahi par la stupéfaction. D’abord le village avait beaucoup grandi, il y avait au moins deux fois, peut-être trois fois plus de maisons. Et ces maisons étaient pimpantes, fleuries, bâties dans un respect maniaque de l’habitat traditionnel limousin. Partout dans la rue principale s’ouvraient les devantures de magasins de produits régionaux, d’artisanat d’art, en cent mètres il compta trois cafés proposant des connexions Internet à bas prix. On se serait cru à Koh Phi Phi, ou à Saint-Paul-de-Vence, bien plus que dans un village rural de la Creuse.

Un peu sonné il s’arrêta sur la place principale, et reconnut le café qui faisait face à l’église. Il reconnut, plutôt, l’emplacement du café. L’intérieur, avec ses lampadaires Art Nouveau, ses tables de bois sombre aux piètements de fer forgé, ses banquettes de cuir, voulait manifestement évoquer l’ambiance d’un café parisien de la Belle Époque. Chaque table était cependant équipée d’une station d’accueil pour laptop avec écran 21 pouces, prises de courant aux normes européenne et américaine, dépliant indiquant les procédures de connexion au réseau Creuse-Sat — le conseil général avait financé le lancement d’un satellite géostationnaire afin d’améliorer la rapidité des connexions Internet dans le département, apprit Jed à la lecture du dépliant. Il commanda un Menetou-Salon rosé, qu’il but pensivement en songeant à ces transformations. À cette heure matinale, le café était peu fréquenté. Une famille de Chinois terminait son breakfast limousin, proposé à 23 euros par personne, constata Jed en consultant la carte. Plus près de lui, un barbu costaud, les cheveux rassemblés en une queue de cheval, consultait distraitement ses mails ; il jeta un regard intrigué à Jed, fronça les sourcils, hésita à s’adresser à lui, puis se replongea dans son ordinateur. Jed termina son verre de vin, ressortit, demeura quelques minutes pensif au volant de son SUVélectrique Audi — il avait changé trois fois de voiture au cours des vingt dernières années, mais était resté fidèle à la marque au volant de laquelle il avait connu ses premières vraies joies automobiles." Houellebecq, Plateforme.

Et à ça aussi...

"Après la visite de Bruno, Michel demeura couché deux semaines entières. De fait, se demandait-il, comment une société pourrait-elle subsister sans religion? Déjà, dans le cas d'un individu, ça paraissait difficile. Pendant plusieurs jours, il contempla le radiateur situé à gauche de son lit. En saison les cannelures se remplissaient d'eau chaude, c'était un mécanisme utile et ingénieux; mais combien de temps la société occidentale pourrait-elle subsister sans une religion quelconque? " Houellebecq, Particules élémentaires.

**************************************************************************************

Allons, tout n'est pas perdu..

"Aux intersections de ses voies de communication, l'homme a bati des métropoles gigantesques et laides, ou chacun, isolé dans un appartement anonyme au milieu d'un immeuble exactement semblable aux autres, croit absolument être le centre du monde et la mesure de toutes choses. Mais sous les terriers creusés par ces insectes fouisseurs, , de trés anciennes et trés puissantes créatures sortent lentement de leur sommeil. Elles étaient déjà là au Carbonifère, elles étaient déjà là au Trias et au Permien; elles ont connu les vagissement du premier mammifère, elles connaîtront les hurlements d'agonie du dernier." Houellebecq, HP Lovecraft, Contre le monde, contre la vie.

 
podcast

02/09/2017

En marche

4978038_6_b268_la-piste-de-bobsleigh-des-jeux-olympiques_3aafe6a63fd6545c523340b3d5d7ac0e.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" (...) Est-ce suffisant de renverser toutes les statues, d’exploser les visages du mont Rushmore et de criminaliser un discours politiquement incorrect ? À peine ! Les bibliothèques peuvent encore contenir des enregistrements de nombreux énoncés politiquement incorrects, tels que la phrase classique de Sir Winston Churchill : « Je n’admets pas (…) qu’un grand tort a été fait aux Indiens rouges d’Amérique ou aux Noirs d’Australie. Je ne reconnais pas que du tort a été fait à ces personnes par le fait qu’une race plus forte, une race de plus haut niveau, une race sage plus expérimentée (…) est venue et a pris leur place. » Un jeune impressionnable pourrait le lire et décider que les efforts visant à promouvoir la diversité lui permet de donner le pouvoir aux perdants et de déchoir les gagnants, ce qui ferait perdre tout le monde, et nous ne pouvons certainement pas y penser. Par conséquent, les bibliothèques doivent également être brûlées. Et le monument de Churchill à Washington… Désolé, Obamaville… doit évidemment être renversé.

Une fois que l’Amérique sera dépouillée de son histoire, ses monuments défigurés et détruits, ses tombes profanées, ses bibliothèques brûlées et leurs histoires oubliées, les survivants de ce cataclysme de colère et d’oubli pourront être réaffectés à une myriade de minuscules micro-identités conçues pour célébrer la diversité.

Idéalement, ces micro-identités devraient être basées non pas sur des temps, des lieux ou des événements historiques, mais sur des particularités et des propriétés personnelles, cosmétiques et d’autres sous-la-ceinture. Ensuite, ceux qui seront soumis à une réaffectation d’identité pourront être déplacés vers des espaces sûrs où on leur enseignera à s’exprimer avec des platitudes soigneusement écrites pour éviter des micro-agressions envers telle micro-identité ou telle autre.

Dans le cours normal des affaires humaines, il y a habituellement un ou deux adultes à portée de main qui empêchent une classe maternelle de s’armer et de faire des ravages meurtriers. Mais ici, aux États-Unis, il n’y a plus d’adultes parce que tout le domaine politique semble avoir presque disparu. J’hésite à appeler cela un spectre politique, car un spectre se compose de lumière, alors qu’il ne reste juste que l’infrarouge – la chaleur résiduelle – plus une puanteur de mort accablante.

Considérez les Démocrates : incapables de prendre en compte le fait que la moitié du pays (à peu près tout le monde en dehors des grandes villes) les déteste et refuse de voter pour eux, ils ont inventé un faux récit dans lequel leur défaite a été causée par un « piratage/entremise russe ». Quand ce récit s’est avéré n’être qu’un tissu de mensonges, ils ont actionné le Plan B : Trump est un fasciste, tous ceux qui le soutiennent sont des fascistes, et nous devons donc nous battre dans une guerre civile contre le fascisme.

Parmi les Républicains, moins on en dit mieux c’est, sauf qu’il faut souligner que les partis majoritaires qui ne peuvent rien faire de leur pouvoir ne restent généralement pas des partis majoritaires pendant très longtemps. Quant aux autres partis, je me limiterai à une seule phrase, afin d’éviter de faire perdre son temps à tout le monde. En bref, ce n’est pas la manière de gérer une classe de maternelle.

Et alors le pauvre malheureux Trump qui pensait que prétendre être un politicien et se faire élire président lui permettrait de changer les choses pour le mieux : sécuriser les frontières, remettre les gens au travail, arrêter de perdre des guerres, reconstruire l’infrastructure, réparer le système de soins de santé, retravailler sur les accords commerciaux défavorables, etc. Mais apparemment, il a demandé le travail sans se soucier de lire la description du poste, même si elle est assez courte. En fait, elle ne contient qu’une seule phrase : « Promettez le soleil et la lune, mais conservez le statu quo. »Trump est un acteur qui ne savait pas qu’il était un acteur et qui est tombé sur une scène de farce sans savoir que c’était une farce. Il a rapidement perdu le fil de l’intrigue, le reste du casting a perdu l’esprit, et le public son déjeuner.

Dans le cas où vous êtes curieux de savoir ce que l’intrigue de la farce devait être, voilà. Tout d’abord, vous avez votre premier président noir ; ensuite, vous avez votre première femme présidente. Après cela, vous pouvez vous déplacer tout droit pour avoir votre première femme présidente noire ou présenter un nouvel élément : votre premier président gay. De toute évidence, l’élection de votre première présidente noire gay devient désormais essentielle, et ainsi de suite en passant par votre premier président gay noir transsexuel. Un robot multi-sexuel androgénique sera probablement le suivant… Utilisez votre imagination !

Si cela ressemble à un complot pour détourner l’attention de l’entreprise de destruction d’un pays, c’est parce que c’en est un. Les changements demandés par les gens perturberaient le statu quo exigé inconditionnellement par l’alliance impie des intérêts spéciaux, étrangers et nationaux, qui sont encore occupés à gratter la viande sur les os de ce qui était autrefois un puissant empire industriel. Peu importe qui est élu président, l’Amérique va déambuler en traînant les pieds, cherchant plus de cerveaux à manger tout en perdant ses oreilles, ses globes oculaires et ses membres, jusqu’à ce que cet empire finisse.

Il y a un peu plus de 21 ans, j’ai compris comment cette histoire finirait, mais j’ai gardé la bouche fermée. Puis, il y a un peu plus de 17 ans, j’ai senti un changement d’humeur et j’ai écrit un article sur le site Web de Mike Ruppert : Les leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain. Dans cet article, qui a lancé ma carrière d’écrivain, ce passage se révèle particulièrement pertinent pour ce qui se passe aujourd’hui, et j’espère que vous le prendrez à cœur pour vous sauver vous et ceux qui vous entourent d’une aggravation insensée de la situation.

« Bien que les gens déplorent souvent l’apathie politique comme si c’était une grave maladie sociale, il me semble que c’est comme cela devrait être. Pourquoi les gens essentiellement impuissants veulent-ils s’engager dans une farce humiliante conçue pour démontrer la légitimité de ceux qui exercent le pouvoir ? Dans la Russie de l’ère soviétique, les gens intelligents ont fait de leur mieux pour ignorer les communistes : leur porter attention, en quoi que ce soit par la critique ou l’éloge, ne sert qu’à leur donner du réconfort et des encouragements, ce qui leur fait ressentir leur importance. Pourquoi les Américains devraient-ils agir de manière différente par rapport aux Républicains et aux démocrates ? Pour l’amour des ânes et des éléphants ? ».

J’ai publié trois livres et des centaines d’essais depuis lors, mais je reste sur ce que j’ai écrit au tout début : tout va selon le plan. Je ne sais pas quel est le plan, et je pense que c’est un plan vraiment stupide, mais tout se passe selon lui."

Dmitry Orlov

21/08/2017

thérapie

Icone

ou alors élargir les Abribus? je sais pas..lol

06/08/2017

Avalin

IMG_1003 (1).JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avalin pour quelques jours.

Nuitée au refuge du Prariond, aux sources de l'Isére. Du calme et des marmottes.

Ambiance népalaise, fatigue et binouzes, London et un peu de tabac, what else?

Quasi pas de neige à la Galise pour les connaisseurs.

Il y a 13 000 ans, à la fin de la période glacière, toute cette vallée était sous des dizaines de mètres de glace...réchauffement anthropique ou pas, les deux sans doute; en novembre 44, 20 prisonniers anglais et 12 partisans italiens qui les convoyaient vers la France sont mort ensevelis sous la neige.

Carpe diem, les gars!

"Une grande partie de la plaine inondable de l'Euphrate antique, une région vide et désolée, repose maintenant au delà des limites des terres cultivables. Les dunes emmêlées, les levées alluviales des canaux depuis longtemps à l'abandon et les monceaux de gravats éparpillés d'un ancien village ne produisent qu'un relief peu éleve et sans caractère. La végétation est rare et, dans de nombreux endroits, elle est presque totalement absente. Les surfaces de terres sauvages érodées par le vent et des dépressions périodiquement inondées forment une mosaïque irrégulière dans toutes les directions, décourageant le plus téméraire des voyageurs. On ne trouve qu'une rare tente isolée pour suggérer la présence immédiate de la vie humaine. Pourtant,à une époque, se trouvait là le coeur, le fief de la pus vieille civilisation urbaine du monde, sachant lire et écrire."

Robert Mc Cormick Adams, 1981, cite par J Tainter, L'effondrement des sociétés complexes.

Phto: la soupe, une constante anthropologique;)

23/07/2017

Sehr amusant!

tumblr_ol0bv3IqMv1u60527o1_1280.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
podcast

Souvent je repense au soldat roumain de Grossman. Et à cette petite fille qui attend son père.

« Les troupes sont en marche. L'humeur est plus gaie. « Eh, si seulement on allait jusqu'à Kiev. » Un autre : « Eh, j'irais bien jusqu'à Berlin. » Pris sur le vif : un point d'appui défensif mis sens dessus dessous par un char. Un Roumain sur lequel et passé un char, aplati. Son visage est comme un bas-relief. A côté de lui, deux Allemands écrasés. Au même endroit, l'un des nôtres gît dans la tranchée, à demi écrasé. Des boites de conserve, des grenades, des « citrons » (grenades à main), une couverture tachée de sang, des pages de magazines allemands. Nos soldats sont assis là, au milieu des cadavres, ils font bouillir dans un chaudron des morceaux de viande découpés sur un cheval tué et tendent vers le feu leurs mains gelées. Sur le champ de bataille, côte à côte, un Roumain tué et un des nôtres, également mort. Le Roumain a sur lui une feuille de papier et un dessin d'enfant : un petit lapin et un bateau. Le nôtre a une lettre : « Bonjour et peut-être bonsoir. Coucou petit papa... » Et la fin de la lettre : « Revenez mon petit papa, parce que sans vous on rentre à la maison comme si c'était une autre maison. Sans vous je m'ennuie ferme. Venez, que je puisse vous voir, ne serait-ce qu'une heure. J'écris et mes larmes coulent à flots. (...) Signé : votre fille, Nina. » » (Vassili Grossman, Carnets de guerre, Stalingrad, novembre 1942)

Ou aux soldats russes de Malaparte, transformés en poteaux indicateurs aux carrefours à l’Est…

« (...) A ce moment, en un point où la forêt était plus dense et plus profonde et où une piste traversait notre route, je vis brusquement surgir du brouillard, là-bas devant nous, au carrefour des deux pistes, un soldat enfoncé dans la neige jusqu’au ventre. Il était là, debout, immobile, le bras droit tendu pour indiquer le chemin. Quand nous passâmes devant lui, Schulz porta la main à son képi, comme pour le saluer et le remercier, puis dit :

-En voila un autre qui voudrait aller dans le Caucase ! et se mit à rire en se renversant sur le dossier de son siège. Au bout d’un autre segment de route, à un autre croisement de piste, voici qu’à grande distance, un autre soldat apparu, également enfoncé dans la neige, le bras droit tendu pour nous montrer le chemin.

-Ils vont mourir de froid, ces pauvres diables, dis-je.

Schulz se retourna pour me regarder :

-Il n’y a pas de danger qu’ils meurent de froid ! dit-il. Et il riait. Je lui demandais pourquoi il pensait que ces pauvres bougres n’étaient pas en danger de mourir gelés.

-Parce que désormais, ils sont habitués au froid ! Me répondit Schulz et il riait en me tapant sur l’épaule. Il arrêta la voiture et se tourna vers moi en souriant :

-Vous voulez le voir de prés ? Vous pourrez lui demander s’il a froid.

Nous descendîmes de voiture et nous approchâmes du soldat qui était là, debout, immobile, le bras droit tendu pour nous montrer la route. Il était mort. Il avait les yeux hagards, la bouche entrouverte. C’était un soldat Russe mort.

-C’est notre police des voies et communication, dit Schulz. Nous l’appelons la « police silencieuse ».

-Etes vous bien sûr qu’il ne parle pas ?

-Qu’il ne parle pas ? Ach so ! Essayez de l’interroger.

-Il vaudrait mieux que je n’essaie pas. Je suis sût qu’il me répondrait, dis-je.

-Ach sehr amusant, s’écria Schulz en riant.

-Ja, sehr amusant, nicht wahr ?

Puis j’ajoutais d’un air indifférent:

-Quand vous les amenez là sur place, ils sont vivants ou morts ?

-Vivants, naturellement, répondit Schulz.

-Ensuite, ils meurent de froid naturellement ? dis-je alors.

-Nein, nein, ils ne meurent pas de froid : regardez là! Et Schulz me montra un caillot de sang, un grumeau de glace rougie, sur la tempe du mort.

-Ach so !sehr amusant.

-Sehr amusant, nicht wahr ? dit Schulz ; Puis il ajouta en riant : Il faut tout de même bien que les prisonniers Russes servent à quelque chose ! » (Kaputt, Curzio Malaparte, 1944)

... Ça m’aide un peu à relativiser les aléas d’une vie moderne…

04/07/2017

28

28 %

Dis, Maman, dit l'Ecolière, tu m'expliques comment un parti plafonnant à 28 % des votants (13 % des inscrits)* se retrouve au final avec 80 % des sièges à l'Assemblée? C'est ça, la démocratie? La France n'est plus depuis longtemps une démocratie, dit l'Avocate. Si le mot dictature te fait peur, on peut en choisir un autre: Etat total, par exemple. L'Etat total est plus que simplement l'Etat policier. L'Etat policier se caractérise par le fait qu'il ne tolère aucune opposition. Il fait donc la chasse aux opposants (au besoin même, comme on le voit aujourd'hui, en instrumentant la justice). Mais l'Etat total nous fait franchir un pas de plus. L'Etat total ne se contente pas de faire la chasse aux opposants: il vise à l'établissement d'un contrôle total. Autrement dit, il veut tout voir, tout savoir. Tout voir, tout savoir, c'est ce dont ont toujours rêvé certains dirigeants. Sauf, désormais, que grâce aux NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) ce rêve est devenu réalité. Les services spéciaux peuvent effectivement, aujourd'hui, tout voir, tout savoir. Ou presque. Ils s'en sont même récemment donné le droit (avec les lois antiterroristes). Une comparaison s'impose ici avec le communisme. L'Etat communiste était, certes, policier, mais non exactement total. Il contrôlait beaucoup de choses, mais pas tout. Ce qui, d'ailleurs, l'angoissait passablement. Relis Soljénitsyne. Le reste est anecdotique. Cette assemblée ne représente bien sûr qu'elle-même. C'est un simple pouvoir de fait, elle n'a aucune légitimité. Eric Werner

Le Figaro, 13 juin 2017, p. 2

02/07/2017

lol

26/06/2017

sucks

 

starbucks-fail-van-perfect-timing.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"La chaîne de cafés américaine Starbucks a dit mardi qu'elle allait embaucher 2.500 refugiés en Europe dans le cadre d'un plan de recrutement de 10.000 réfugiés sur cinq ans dans 75 pays présenté fin janvier. Le groupe a précisé avoir commencé à recruter des réfugiés dans huit pays européens, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Portugal et la Suisse." source

"Cette semaine, la mairie de Berlin a annoncé que près de 4 000 migrants allaient commencer à travailler dans les centres d'hébergement, et ce pour une rémunération de 1,05€ de l'heure. Alors que certains vantent les débuts de l'intégration des réfugiés en Allemagne, le caractère dérisoire de ce revenu n'illustre-t-il pas également une forme de pression à la baisse sur les salaires ?" source

 

24/06/2017

cfgv


07/06/2017

no nazis... but pakistani pedophiles...

tumblr_m0wqq0ghgb1r6nnf9o1_1280.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"On trouvera un exemple particulièrement accablant de cette anesthésie du sens moral et de cette indifférence psychologique au crime qu'engendre inévitablement le mode de pensée idéologique (ou "politiquement correct") dans le scandale survenu au Royaume Uni, en aout 2014, après la publication du rapport d'Alexis Jay, ancienne inspectrice des Affaires Sociales. De 1997 à 2013, ce sont en effet prés de 1400 jeunes filles, âgées de 11 à 16 ans, qui avaient été séquestrés, violées et torturées à Rotherham -dans le comté du Yorkshire- sans que ni les services sociaux ni le conseil municipal de la ville, pourtant avertis à plusieurs reprises des faits, n'aient entrepris la moindre démarche pour mettre un terme à leur calvaire. Il faut dire que leurs tortionnaires étaient presque tous d'origine pakistanaise, c'est d'abord -comme le précise le rapport d'Alexis Jay- (Le Monde 26 aout 2014)- "par crainte d'être traités de racistes" que la mairie "progressiste" de Rotherham et ses "travailleurs sociaux" s'étaient courageusement résolus, seize ans durant, à fermer les yeux sur ces tortures et ces viols. Reste bien sûr à savoir si les choses auraient pu se dérouler de façon identique dans l'hypothèse où les tortionnaires auraient été, par exemple, des prêtres catholiques. Car ce n'est, visiblement, que dans certains cas bien précis qu'un intellectuel de gauche estimera de son "devoir moral" d'appeler à "libérer la parole" et d'orner de son nom les pétitions rituelles du Monde et de Libération. La communauté asiatique - victime, depuis des années d'innombrables agressions racistes (parfois mortelles) qui sont systématiquement passées sous silence par les partis de gauche, la "ligue des droits de l'homme", et les organisations dites "anti racistes" (et cela pour des raisons trés voisines  de celles de la municipalité de Rotherham)- est particulièrement bien placée pour le savoir. On lira sur ce point l'ouvrage absolument dévastateur d'André Perrin, Scènes de la vie intellectuelle en France (L'artilleur, 2016). Il s'agit même désormais de l'une des meilleures introductions existantes à la pensée philosophique."

Michéa, Notre ennemi, le capital, 2017.

25/05/2017

more impalers


enfoirés

76512606.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Célébrant mon anniversaire à Manchester lorsque les nouvelles de la bombe de Manchester Arena ont éclaté. La colère est monumentale. Pour quelle raison est-ce que cela devrait s’arrêter ?

Theresa May dit que de telles attaques «ne nous briseront pas», mais sa propre vie est vécue dans une bulle à l’épreuve des balles et, évidemment, elle ne peut pas s’identifier aujourd’hui avec les jeunes qui sont morts à Manchester. En outre, « ne nous briseront pas » cela signifie que la tragédie ne la fera pas démissionner, ni cesser sa politique en matière d’immigration. Les jeunes de Manchester eux, sont déjà brisés – merci tout de même, Theresa.

Sadiq Khan dit que « Londres est unie à Manchester », mais il ne condamne pas l’Etat islamique – qui a revendiqué l’attentat.

La reine reçoit des éloges absurdes pour ses «mots forts» contre l’attaque, mais elle n’annule pas la fête d’aujourd’hui prévue à Buckingham Palace. Interdiction en Grande Bretagne de critiquer, y compris pour la presse prétendue libre …

Le maire de Manchester, Andy Burnham, dit que l’attaque est le fait d’un «extrémiste». Un extrême quoi? Un extrême lapin ?

En Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé. Les politiciens nous disent qu’ils n’ont pas peur, mais ils ne sont jamais les victimes.

Quelle facilité de dire que l’on a pas peur lorsque l’on est protégé de la ligne de tir.

Le peuple lui, n’a pas de protection.

Morrissey, 23/05/2017.