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02/09/2017

En marche

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" (...) Est-ce suffisant de renverser toutes les statues, d’exploser les visages du mont Rushmore et de criminaliser un discours politiquement incorrect ? À peine ! Les bibliothèques peuvent encore contenir des enregistrements de nombreux énoncés politiquement incorrects, tels que la phrase classique de Sir Winston Churchill : « Je n’admets pas (…) qu’un grand tort a été fait aux Indiens rouges d’Amérique ou aux Noirs d’Australie. Je ne reconnais pas que du tort a été fait à ces personnes par le fait qu’une race plus forte, une race de plus haut niveau, une race sage plus expérimentée (…) est venue et a pris leur place. » Un jeune impressionnable pourrait le lire et décider que les efforts visant à promouvoir la diversité lui permet de donner le pouvoir aux perdants et de déchoir les gagnants, ce qui ferait perdre tout le monde, et nous ne pouvons certainement pas y penser. Par conséquent, les bibliothèques doivent également être brûlées. Et le monument de Churchill à Washington… Désolé, Obamaville… doit évidemment être renversé.

Une fois que l’Amérique sera dépouillée de son histoire, ses monuments défigurés et détruits, ses tombes profanées, ses bibliothèques brûlées et leurs histoires oubliées, les survivants de ce cataclysme de colère et d’oubli pourront être réaffectés à une myriade de minuscules micro-identités conçues pour célébrer la diversité.

Idéalement, ces micro-identités devraient être basées non pas sur des temps, des lieux ou des événements historiques, mais sur des particularités et des propriétés personnelles, cosmétiques et d’autres sous-la-ceinture. Ensuite, ceux qui seront soumis à une réaffectation d’identité pourront être déplacés vers des espaces sûrs où on leur enseignera à s’exprimer avec des platitudes soigneusement écrites pour éviter des micro-agressions envers telle micro-identité ou telle autre.

Dans le cours normal des affaires humaines, il y a habituellement un ou deux adultes à portée de main qui empêchent une classe maternelle de s’armer et de faire des ravages meurtriers. Mais ici, aux États-Unis, il n’y a plus d’adultes parce que tout le domaine politique semble avoir presque disparu. J’hésite à appeler cela un spectre politique, car un spectre se compose de lumière, alors qu’il ne reste juste que l’infrarouge – la chaleur résiduelle – plus une puanteur de mort accablante.

Considérez les Démocrates : incapables de prendre en compte le fait que la moitié du pays (à peu près tout le monde en dehors des grandes villes) les déteste et refuse de voter pour eux, ils ont inventé un faux récit dans lequel leur défaite a été causée par un « piratage/entremise russe ». Quand ce récit s’est avéré n’être qu’un tissu de mensonges, ils ont actionné le Plan B : Trump est un fasciste, tous ceux qui le soutiennent sont des fascistes, et nous devons donc nous battre dans une guerre civile contre le fascisme.

Parmi les Républicains, moins on en dit mieux c’est, sauf qu’il faut souligner que les partis majoritaires qui ne peuvent rien faire de leur pouvoir ne restent généralement pas des partis majoritaires pendant très longtemps. Quant aux autres partis, je me limiterai à une seule phrase, afin d’éviter de faire perdre son temps à tout le monde. En bref, ce n’est pas la manière de gérer une classe de maternelle.

Et alors le pauvre malheureux Trump qui pensait que prétendre être un politicien et se faire élire président lui permettrait de changer les choses pour le mieux : sécuriser les frontières, remettre les gens au travail, arrêter de perdre des guerres, reconstruire l’infrastructure, réparer le système de soins de santé, retravailler sur les accords commerciaux défavorables, etc. Mais apparemment, il a demandé le travail sans se soucier de lire la description du poste, même si elle est assez courte. En fait, elle ne contient qu’une seule phrase : « Promettez le soleil et la lune, mais conservez le statu quo. »Trump est un acteur qui ne savait pas qu’il était un acteur et qui est tombé sur une scène de farce sans savoir que c’était une farce. Il a rapidement perdu le fil de l’intrigue, le reste du casting a perdu l’esprit, et le public son déjeuner.

Dans le cas où vous êtes curieux de savoir ce que l’intrigue de la farce devait être, voilà. Tout d’abord, vous avez votre premier président noir ; ensuite, vous avez votre première femme présidente. Après cela, vous pouvez vous déplacer tout droit pour avoir votre première femme présidente noire ou présenter un nouvel élément : votre premier président gay. De toute évidence, l’élection de votre première présidente noire gay devient désormais essentielle, et ainsi de suite en passant par votre premier président gay noir transsexuel. Un robot multi-sexuel androgénique sera probablement le suivant… Utilisez votre imagination !

Si cela ressemble à un complot pour détourner l’attention de l’entreprise de destruction d’un pays, c’est parce que c’en est un. Les changements demandés par les gens perturberaient le statu quo exigé inconditionnellement par l’alliance impie des intérêts spéciaux, étrangers et nationaux, qui sont encore occupés à gratter la viande sur les os de ce qui était autrefois un puissant empire industriel. Peu importe qui est élu président, l’Amérique va déambuler en traînant les pieds, cherchant plus de cerveaux à manger tout en perdant ses oreilles, ses globes oculaires et ses membres, jusqu’à ce que cet empire finisse.

Il y a un peu plus de 21 ans, j’ai compris comment cette histoire finirait, mais j’ai gardé la bouche fermée. Puis, il y a un peu plus de 17 ans, j’ai senti un changement d’humeur et j’ai écrit un article sur le site Web de Mike Ruppert : Les leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain. Dans cet article, qui a lancé ma carrière d’écrivain, ce passage se révèle particulièrement pertinent pour ce qui se passe aujourd’hui, et j’espère que vous le prendrez à cœur pour vous sauver vous et ceux qui vous entourent d’une aggravation insensée de la situation.

« Bien que les gens déplorent souvent l’apathie politique comme si c’était une grave maladie sociale, il me semble que c’est comme cela devrait être. Pourquoi les gens essentiellement impuissants veulent-ils s’engager dans une farce humiliante conçue pour démontrer la légitimité de ceux qui exercent le pouvoir ? Dans la Russie de l’ère soviétique, les gens intelligents ont fait de leur mieux pour ignorer les communistes : leur porter attention, en quoi que ce soit par la critique ou l’éloge, ne sert qu’à leur donner du réconfort et des encouragements, ce qui leur fait ressentir leur importance. Pourquoi les Américains devraient-ils agir de manière différente par rapport aux Républicains et aux démocrates ? Pour l’amour des ânes et des éléphants ? ».

J’ai publié trois livres et des centaines d’essais depuis lors, mais je reste sur ce que j’ai écrit au tout début : tout va selon le plan. Je ne sais pas quel est le plan, et je pense que c’est un plan vraiment stupide, mais tout se passe selon lui."

Dmitry Orlov

21/08/2017

thérapie

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ou alors élargir les Abribus? je sais pas..lol

06/08/2017

Avalin

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Avalin pour quelques jours.

Nuitée au refuge du Prariond, aux sources de l'Isére. Du calme et des marmottes.

Ambiance népalaise, fatigue et binouzes, London et un peu de tabac, what else?

Quasi pas de neige à la Galise pour les connaisseurs.

Il y a 13 000 ans, à la fin de la période glacière, toute cette vallée était sous des dizaines de mètres de glace...réchauffement anthropique ou pas, les deux sans doute; en novembre 44, 20 prisonniers anglais et 12 partisans italiens qui les convoyaient vers la France sont mort ensevelis sous la neige.

Carpe diem, les gars!

"Une grande partie de la plaine inondable de l'Euphrate antique, une région vide et désolée, repose maintenant au delà des limites des terres cultivables. Les dunes emmêlées, les levées alluviales des canaux depuis longtemps à l'abandon et les monceaux de gravats éparpillés d'un ancien village ne produisent qu'un relief peu éleve et sans caractère. La végétation est rare et, dans de nombreux endroits, elle est presque totalement absente. Les surfaces de terres sauvages érodées par le vent et des dépressions périodiquement inondées forment une mosaïque irrégulière dans toutes les directions, décourageant le plus téméraire des voyageurs. On ne trouve qu'une rare tente isolée pour suggérer la présence immédiate de la vie humaine. Pourtant,à une époque, se trouvait là le coeur, le fief de la pus vieille civilisation urbaine du monde, sachant lire et écrire."

Robert Mc Cormick Adams, 1981, cite par J Tainter, L'effondrement des sociétés complexes.

Phto: la soupe, une constante anthropologique;)

23/07/2017

Sehr amusant!

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podcast

Souvent je repense au soldat roumain de Grossman. Et à cette petite fille qui attend son père.

« Les troupes sont en marche. L'humeur est plus gaie. « Eh, si seulement on allait jusqu'à Kiev. » Un autre : « Eh, j'irais bien jusqu'à Berlin. » Pris sur le vif : un point d'appui défensif mis sens dessus dessous par un char. Un Roumain sur lequel et passé un char, aplati. Son visage est comme un bas-relief. A côté de lui, deux Allemands écrasés. Au même endroit, l'un des nôtres gît dans la tranchée, à demi écrasé. Des boites de conserve, des grenades, des « citrons » (grenades à main), une couverture tachée de sang, des pages de magazines allemands. Nos soldats sont assis là, au milieu des cadavres, ils font bouillir dans un chaudron des morceaux de viande découpés sur un cheval tué et tendent vers le feu leurs mains gelées. Sur le champ de bataille, côte à côte, un Roumain tué et un des nôtres, également mort. Le Roumain a sur lui une feuille de papier et un dessin d'enfant : un petit lapin et un bateau. Le nôtre a une lettre : « Bonjour et peut-être bonsoir. Coucou petit papa... » Et la fin de la lettre : « Revenez mon petit papa, parce que sans vous on rentre à la maison comme si c'était une autre maison. Sans vous je m'ennuie ferme. Venez, que je puisse vous voir, ne serait-ce qu'une heure. J'écris et mes larmes coulent à flots. (...) Signé : votre fille, Nina. » » (Vassili Grossman, Carnets de guerre, Stalingrad, novembre 1942)

Ou aux soldats russes de Malaparte, transformés en poteaux indicateurs aux carrefours à l’Est…

« (...) A ce moment, en un point où la forêt était plus dense et plus profonde et où une piste traversait notre route, je vis brusquement surgir du brouillard, là-bas devant nous, au carrefour des deux pistes, un soldat enfoncé dans la neige jusqu’au ventre. Il était là, debout, immobile, le bras droit tendu pour indiquer le chemin. Quand nous passâmes devant lui, Schulz porta la main à son képi, comme pour le saluer et le remercier, puis dit :

-En voila un autre qui voudrait aller dans le Caucase ! et se mit à rire en se renversant sur le dossier de son siège. Au bout d’un autre segment de route, à un autre croisement de piste, voici qu’à grande distance, un autre soldat apparu, également enfoncé dans la neige, le bras droit tendu pour nous montrer le chemin.

-Ils vont mourir de froid, ces pauvres diables, dis-je.

Schulz se retourna pour me regarder :

-Il n’y a pas de danger qu’ils meurent de froid ! dit-il. Et il riait. Je lui demandais pourquoi il pensait que ces pauvres bougres n’étaient pas en danger de mourir gelés.

-Parce que désormais, ils sont habitués au froid ! Me répondit Schulz et il riait en me tapant sur l’épaule. Il arrêta la voiture et se tourna vers moi en souriant :

-Vous voulez le voir de prés ? Vous pourrez lui demander s’il a froid.

Nous descendîmes de voiture et nous approchâmes du soldat qui était là, debout, immobile, le bras droit tendu pour nous montrer la route. Il était mort. Il avait les yeux hagards, la bouche entrouverte. C’était un soldat Russe mort.

-C’est notre police des voies et communication, dit Schulz. Nous l’appelons la « police silencieuse ».

-Etes vous bien sûr qu’il ne parle pas ?

-Qu’il ne parle pas ? Ach so ! Essayez de l’interroger.

-Il vaudrait mieux que je n’essaie pas. Je suis sût qu’il me répondrait, dis-je.

-Ach sehr amusant, s’écria Schulz en riant.

-Ja, sehr amusant, nicht wahr ?

Puis j’ajoutais d’un air indifférent:

-Quand vous les amenez là sur place, ils sont vivants ou morts ?

-Vivants, naturellement, répondit Schulz.

-Ensuite, ils meurent de froid naturellement ? dis-je alors.

-Nein, nein, ils ne meurent pas de froid : regardez là! Et Schulz me montra un caillot de sang, un grumeau de glace rougie, sur la tempe du mort.

-Ach so !sehr amusant.

-Sehr amusant, nicht wahr ? dit Schulz ; Puis il ajouta en riant : Il faut tout de même bien que les prisonniers Russes servent à quelque chose ! » (Kaputt, Curzio Malaparte, 1944)

... Ça m’aide un peu à relativiser les aléas d’une vie moderne…

04/07/2017

28

28 %

Dis, Maman, dit l'Ecolière, tu m'expliques comment un parti plafonnant à 28 % des votants (13 % des inscrits)* se retrouve au final avec 80 % des sièges à l'Assemblée? C'est ça, la démocratie? La France n'est plus depuis longtemps une démocratie, dit l'Avocate. Si le mot dictature te fait peur, on peut en choisir un autre: Etat total, par exemple. L'Etat total est plus que simplement l'Etat policier. L'Etat policier se caractérise par le fait qu'il ne tolère aucune opposition. Il fait donc la chasse aux opposants (au besoin même, comme on le voit aujourd'hui, en instrumentant la justice). Mais l'Etat total nous fait franchir un pas de plus. L'Etat total ne se contente pas de faire la chasse aux opposants: il vise à l'établissement d'un contrôle total. Autrement dit, il veut tout voir, tout savoir. Tout voir, tout savoir, c'est ce dont ont toujours rêvé certains dirigeants. Sauf, désormais, que grâce aux NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) ce rêve est devenu réalité. Les services spéciaux peuvent effectivement, aujourd'hui, tout voir, tout savoir. Ou presque. Ils s'en sont même récemment donné le droit (avec les lois antiterroristes). Une comparaison s'impose ici avec le communisme. L'Etat communiste était, certes, policier, mais non exactement total. Il contrôlait beaucoup de choses, mais pas tout. Ce qui, d'ailleurs, l'angoissait passablement. Relis Soljénitsyne. Le reste est anecdotique. Cette assemblée ne représente bien sûr qu'elle-même. C'est un simple pouvoir de fait, elle n'a aucune légitimité. Eric Werner

Le Figaro, 13 juin 2017, p. 2

02/07/2017

lol

26/06/2017

sucks

 

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"La chaîne de cafés américaine Starbucks a dit mardi qu'elle allait embaucher 2.500 refugiés en Europe dans le cadre d'un plan de recrutement de 10.000 réfugiés sur cinq ans dans 75 pays présenté fin janvier. Le groupe a précisé avoir commencé à recruter des réfugiés dans huit pays européens, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Portugal et la Suisse." source

"Cette semaine, la mairie de Berlin a annoncé que près de 4 000 migrants allaient commencer à travailler dans les centres d'hébergement, et ce pour une rémunération de 1,05€ de l'heure. Alors que certains vantent les débuts de l'intégration des réfugiés en Allemagne, le caractère dérisoire de ce revenu n'illustre-t-il pas également une forme de pression à la baisse sur les salaires ?" source

 

24/06/2017

cfgv


07/06/2017

no nazis... but pakistani pedophiles...

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"On trouvera un exemple particulièrement accablant de cette anesthésie du sens moral et de cette indifférence psychologique au crime qu'engendre inévitablement le mode de pensée idéologique (ou "politiquement correct") dans le scandale survenu au Royaume Uni, en aout 2014, après la publication du rapport d'Alexis Jay, ancienne inspectrice des Affaires Sociales. De 1997 à 2013, ce sont en effet prés de 1400 jeunes filles, âgées de 11 à 16 ans, qui avaient été séquestrés, violées et torturées à Rotherham -dans le comté du Yorkshire- sans que ni les services sociaux ni le conseil municipal de la ville, pourtant avertis à plusieurs reprises des faits, n'aient entrepris la moindre démarche pour mettre un terme à leur calvaire. Il faut dire que leurs tortionnaires étaient presque tous d'origine pakistanaise, c'est d'abord -comme le précise le rapport d'Alexis Jay- (Le Monde 26 aout 2014)- "par crainte d'être traités de racistes" que la mairie "progressiste" de Rotherham et ses "travailleurs sociaux" s'étaient courageusement résolus, seize ans durant, à fermer les yeux sur ces tortures et ces viols. Reste bien sûr à savoir si les choses auraient pu se dérouler de façon identique dans l'hypothèse où les tortionnaires auraient été, par exemple, des prêtres catholiques. Car ce n'est, visiblement, que dans certains cas bien précis qu'un intellectuel de gauche estimera de son "devoir moral" d'appeler à "libérer la parole" et d'orner de son nom les pétitions rituelles du Monde et de Libération. La communauté asiatique - victime, depuis des années d'innombrables agressions racistes (parfois mortelles) qui sont systématiquement passées sous silence par les partis de gauche, la "ligue des droits de l'homme", et les organisations dites "anti racistes" (et cela pour des raisons trés voisines  de celles de la municipalité de Rotherham)- est particulièrement bien placée pour le savoir. On lira sur ce point l'ouvrage absolument dévastateur d'André Perrin, Scènes de la vie intellectuelle en France (L'artilleur, 2016). Il s'agit même désormais de l'une des meilleures introductions existantes à la pensée philosophique."

Michéa, Notre ennemi, le capital, 2017.

25/05/2017

more impalers


enfoirés

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"Célébrant mon anniversaire à Manchester lorsque les nouvelles de la bombe de Manchester Arena ont éclaté. La colère est monumentale. Pour quelle raison est-ce que cela devrait s’arrêter ?

Theresa May dit que de telles attaques «ne nous briseront pas», mais sa propre vie est vécue dans une bulle à l’épreuve des balles et, évidemment, elle ne peut pas s’identifier aujourd’hui avec les jeunes qui sont morts à Manchester. En outre, « ne nous briseront pas » cela signifie que la tragédie ne la fera pas démissionner, ni cesser sa politique en matière d’immigration. Les jeunes de Manchester eux, sont déjà brisés – merci tout de même, Theresa.

Sadiq Khan dit que « Londres est unie à Manchester », mais il ne condamne pas l’Etat islamique – qui a revendiqué l’attentat.

La reine reçoit des éloges absurdes pour ses «mots forts» contre l’attaque, mais elle n’annule pas la fête d’aujourd’hui prévue à Buckingham Palace. Interdiction en Grande Bretagne de critiquer, y compris pour la presse prétendue libre …

Le maire de Manchester, Andy Burnham, dit que l’attaque est le fait d’un «extrémiste». Un extrême quoi? Un extrême lapin ?

En Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé. Les politiciens nous disent qu’ils n’ont pas peur, mais ils ne sont jamais les victimes.

Quelle facilité de dire que l’on a pas peur lorsque l’on est protégé de la ligne de tir.

Le peuple lui, n’a pas de protection.

Morrissey, 23/05/2017.

17/05/2017

spectacle encore

 

"Migrants : débarquements interdits pendant une semaine durant le G7 de Taormine

Sur les côtes de l’île aucun accostage : la directive a été signée par le chef de police Gabrielli.[…]

Le début du G7 à Taormine est prévu pour le 26 mai, mais les mesures de sécurité commenceront à être opérationnelles dès ce matin [14 mai]. Et tous les ports de la Sicile seront interdits à partir de lundi prochain [22 mai]. Cela signifie qu’aucun navire ne pourra s’approcher, ce qui signifie que les bateaux chargés de migrants qui déjà affluent vers la Méditerranée centrale devront s’amarrer ailleurs." Corriere della Sera via FDS

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Comme quoi, la "fatalité", le" TINA" (There is No Alternative), etc., c'est juste du pipeau.

On peut bloquer l'afflux de clandestins quand on veut; mais pour les puissants, pas pour les gueux..

C'est toujours une décision politique. Toujours.

Voilà, voilà, CQFD.

 

16/05/2017

énergie et crises

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"Notre prochain président ne le sait pas encore, mais il devra choisir entre Churchill et Chamberlain. Entre affronter la réalité en s’y préparant avec volontarisme, ou nier les défis en mentant à ses électeurs. A cause de quoi ? Du carbone ! Rappelons un fait tellement évident que tout le monde l’oublie : ce n’est pas le lecteur de ces lignes qui boit le pétrole, mange le charbon, ou met ses doigts dans la prise électrique. « Consommer » de l’énergie, c’est en fait commander une machine, que ce soit une voiture, un frigo, ou une ligne d’assemblage.

Avant 1974, l’humanité extrayait 10 % de pétrole en plus chaque année, permettant à chaque Terrien d’utiliser 2,5 % d’énergie en plus – donc d’utiliser 2,5 % de machines en plus. Normal que la production industrielle et le PIB aient suivi.

De 1974 à 2005, grand coup de frein : le pétrole sortant des puits n’augmente que de 1 % par an, et l’énergie par personne cesse d’augmenter en moyenne mondiale. La hausse rapide du PIB par personne disparaît, compensée partout par un endettement destiné à maintenir la croissance de la dépense publique. En 2005, l’état du malade empire. Malgré le pétrole de schiste, la production mondiale de vrai pétrole n’augmente quasiment plus. Si les pays émergents ont plus, ceux de l’OCDE auront moins. En Europe, gaz et charbon sont aussi en déclin régional, et 80 % de notre énergie est en contraction subie. La conséquence est hélas inexorable : la production industrielle, et à sa suite le PIB, sont sur une pente baissière. Notre prochain président pourra nier cette évolution inexorable, et promettre ce qu’il ne tiendra pas. Il pourra penser que l’Europe du libre-échange fera revenir le monde infini. L’issue ne fait guère de doute : au mieux des cotes de popularité en baisse permanente, au pis une crise dont la démocratie se relèvera difficilement. Il pourra, et il faut le souhaiter, suivre Churchill. Cela s’appelle décarboner l’économie. Cela ne fera pas revenir la croissance (rien ne le peut), mais permettra de retrouver ce qui a fait le génie du pays : de grands plans de long terme et un destin. Cela permettra aussi d’agir pour éviter un fardeau encore plus lourd pour l’humanité : l’affaiblissement progressif de la vie sous l’effet du changement climatique." jancovici

10/05/2017

abolition de l'esclavage

Des migrants africains rassemblés par les services libyens de lutte contre l’immigration illégale, le 23 mars, à Tripoli.

 

Concernant la traite esclavagiste occidentale- le commerce triangulaire- l’essentiel a été dit. Il s’agit d’un élément à charge constant dans le procès fait à l’occident. Je n’y reviendrai pas.

L’historiquement correct ne prend pas, ou rarement, en compte le fait que deux types de traites ont existé, se superposant parfois : l’européenne venue de l’océan et la musulmane venue du nord et du nord-est du continent.

La traite européenne, la plus connue donc, débute au XVIème siècle pour s’achever au début du XIXème siècle. La seconde, arabo-musulmane, commence au IXème siècle, 700 ans plus tôt, et se termine, pour l’essentiel, à la fin du XIX ème siècle, avec la colonisation de l’Afrique. Une colonisation qui va permettre de rendre effective l’abolition de l’esclavage en contrôlant les territoires auparavant livrés aux esclavagistes musulmans.

La traite musulmane a concerné trois vastes régions de l’Afrique noire, qui étaient autant de pôles d’expansion commerciale.

1-la traite saharienne.

Elle touchait l’Afrique de l’ouest sahélienne et le commerce des esclaves n’était qu’une composante des échanges transsahariens qui mettaient en relation les deux rives de « la mer de sable ». Cette traite, la plus ancienne, débute à l’ouverture des pistes transsahariennes par les musulmans et les sources arabes mentionnent dés le IXème siècle ce mode de commerce. Cette pratique va durer jusqu’au XXème siècle, voire jusqu'à nos jours. (1)

Du nord les Arabes acheminent des marchandises cumulant 3 avantages : elles sont non périssables, de faible encombrement et de forte valeur marchande (bijoux, étoffes, armes, plaques de sel). Au retour, les marchands rapportent du sud de l’ivoire, de l’or, des peaux de félins, des plumes et des esclaves qui suivent à pied la caravane et portent des marchandises. Très souvent des tribus locales, voire des états organisés (royaume de Ghana, empire du Mali, empire Sanghaï) capturent les esclaves au cours de razzias pour les Arabes.

Le XIXème siècle a laissé de très nombreux témoignages européens se rapportant à cette traite (les écossais Mungo Park ou Clapperton, l’allemand Nachtigal) ; tous décrivent les dévastations commises par les esclavagistes : les hommes décapités laissés sur place, les femmes et les enfants traînés le long des pistes sahariennes dans des conditions effroyables.

Cette traite saharienne aura donc duré plus de mille ans mais il est difficile d’en évaluer l’importance car les marchands musulmans, à l’inverse des ports négriers ou des compagnies coloniales occidentales, n’ont pas laissé d’archives.

 

2- la traite Egyptienne, mer rouge.

C’est aussi une traite arabe. Elle s’exerce dans le quart nord-est de l’Afrique et est plus récente que la traite Saharienne (attestée dès le XIIème siècle). Elle concerne principalement les peuplades nilotiques du sud soudan en raison de la réputation de beauté de leurs femmes. Ecoutons le célèbre géographe al Idrisi (1100-1166) parlant des femmes Nuba, une des principales ethnies de cette région : « Elles sont d’une très grande beauté. Elles sont excisées. Elles sont d’une origine noble qui n’a rien à voir avec l’origine des sudans [terme générique pour désigner les noirs] : lèvres fines, petite bouche, dents blanches, cheveux lisses. (…) Un esclave coûte à peu prés  300 dinars. Aussi, comme pour toutes ces qualités elles sont recherchées par les rois d’Egypte, ils surenchérissent sur les prix de vente. » (5)

Les témoignages laissés par les voyageurs européens du XIXème siècle sont effrayants. Georg Schweinfurth (1836-1925), un Allemand qui parcourt ces régions  de 1868 à 1871, décrit les villages incendiés, les cadavres d’hommes en décomposition. Seules les femmes et les enfants ont été capturés.

Simultanément, en mer Rouge, le commerce des esclaves alimentant la péninsule arabique est également florissant. Ce n’est que l’installation de la Grande Bretagne à Aden en 1839, puis celle de la France à Obock en 1862 et à Djibouti en 1884 qui vont contribuer à freiner ce trafic.

 

3- la traite orientale, Zanzibar.

Plus récente que la traite saharienne c’est sans doute la plus connue et la plus importante- la plus dévastatrice- des traites musulmanes.

Au début du XIXème siècle, le sultan de Mascate (sultanat d’Oman), fit introduire la culture du giroflier à Zanzibar et dans ses autres possessions insulaires en Afrique de l’est. Or cette culture nécessitait une importante main d’œuvre. Zanzibar, qui devient la capitale du sultanat,  va devenir en quelques années la plaque tournante d’un trafic esclavagiste à grande échelle.

Depuis des siècles, les Arabes possèdent des comptoirs sur le littoral et dans les îles de l’océan Indien. Ils s’y cantonnent, attendant que leurs courtiers noirs leur livrent ivoire et esclaves, n’ayant donc pas le contrôle des voies de communications de l’intérieur, qui restent le monopole de tribus noires spécialisées dans la vente d’esclaves noirs (Yao du Mozambique, Kamba de l’actuel Kenya, Nyamwezi au sud du lac Victoria) ; Cela change au milieu du XIX ème siècle quand les arabes remontent les pistes conduisant vers l’intérieur du pays, désirant contrôler eux-mêmes la « production » d’esclaves et d’ivoire. Ces pistes seront les pénétrantes de leur impérialisme, ravageant toute une partie de cette Afrique orientale, depuis le sud soudan au nord jusqu’au Mozambique au sud, et de l’océan Indien à l’est au fleuve Congo à l’ouest. Une fois de plus cette traite est connue grâce aux nombreux témoignages laissés par des voyageurs européens (Richard Burton, David Livingstone, Verney Cameron, entre autres).

Si les Arabes continuaient à acheter des esclaves noirs à certains de leurs « frères » noirs, le moyen le plus efficace de se procurer ces esclaves était les razzias de villages entiers. Une fois capturés, la majorité des esclaves prenaient le chemin de l’océan Indien, encordés ou enchaînés par groupes de 10 ou 20. Tous ceux qui ne pouvaient pas suivre  étaient abattus :  « Notre chef de caravane reste en arrière, parce qu’une jeune fille, l’un de ses derniers achats,  ne peut continuer la route en raison d’une plais à la jambe. Voyant que le mal est sans remède, il coupe la tête à la pauvre enfant. » (2)

Ceux qui parviennent sur le littoral sont regroupés à Zanzibar dont le marché aux esclaves est quotidien et renommé : en 1866, Livingstone le décrit ainsi : « Trois cent individus, à peu prés, se trouvaient en vente. Excepté les enfants, tous semblaient honteux de leur position. Les dents sont regardées, les jupes relevées pour examiner les jambes, puis on jette un bâton pour que, en le rapportant, l’esclave montre ses allures. Quelques uns sont traînés au milieu de la foule, et leurs prix criés sans cesse. La plupart des acheteurs étaient des Arabes du nord et des Persans. » (2)

Les chiffres des recettes des douanes de Zanzibar indiquent que de 1830 à 1875, 743000 esclaves furent vendus sur ce seul marché. Ces chiffres ne valent que pour le commerce officiel de Zanzibar et ne tiennent pas compte de la contrebande. Par ailleurs, de nombreux ports du littoral commerçaient directement avec le monde musulman, sans tenir de registre.Il faut enfin savoir que pour un esclave vendu sur le marché de Zanzibar, 4 ou 5 ont péri en route ou lors de leur capture.(4)

Ajoutons que la dernière caravane d’esclave est signalée en Libye en 1929, qu’en 1960, les ventes d’esclaves étaient toujours courantes à la Mecque, qu’en 1964, on vendait encore des noirs au Yémen, que l’esclavage ne fut aboli en Arabie Saoudite qu’en 1962, et qu’il semble qu’il existe encore des populations noires serviles en Mauritanie.(1)

 

Trois traites donc, en plus de la traite occidentale, ravagèrent l’Afrique Sahélienne et l’Afrique orientale.

Quelques réflexions.

1- importance quantitative.

Question difficile compte tenu de l’absence d’archives africaines et orientales. Seul l’occident dispose de données fiables et exploitables pour quantifier la traite atlantique. Pour autant, nombre d’historiens ont pu approcher une estimation large de la traite arabe.

D’après Austen (5), si un peu plus de 11 millions de captifs ont été déportés par l’ensemble des traites Atlantique, c’est prés de 17 millions qui semblent l’avoir été par les différentes traites musulmanes entre le XII ème siècle et les années 1920. Paul Bairoch (6) avance le chiffre de 25 millions de noirs ayant subi la traite arabe, contre 11 millions pour la traite européenne ; une fourchette donc large entre 11 et 25 millions de noirs déportés par les musulmans. La marge d’erreur est importante et Austen l’estime lui-même à 25%.

 

2-populations réduites en esclavage.

La traite arabe présentait deux différences importantes avec la traite atlantique :

-alors que les européens ne participaient ni aux opérations de chasse, ni à l’acheminement des « prises » vers les points de vente, se contentant de prendre livraison des esclaves dans quelques comptoirs littoraux, les arabo-musulmans sont eux le plus souvent directement impliqués dans les deux actions, contrôlant souvent les routes d’acheminement.

-alors que la traite européenne porte avant tout sur des hommes, en état de travailler dans les plantations, la traite musulmane vise d’abord les jeunes femmes puis les enfants, avant de s’intéresser aux hommes, qui présentaient bien sur un intérêt pour certaines cultures, notamment le giroflier à Zanzibar.

Les femmes et les filles (parfois une mère et sa fille) étaient majoritairement destinées aux harems orientaux. Les jeunes garçons étaient le plus souvent émasculés dans des conditions atroces avec une mortalité majeure compte tenu de complications (hémorragies et infections) constantes. Pétré-Grenouilleau (7) estime aprés revue de la littérature qu'un garçon sur quinze ou vingt survivait à cette amputation. Les survivants devenaient des eunuques destinés à la surveillance des harems (parfois de leur propre mère ou de leur soeur). Les hommes, sauf cas particuliers étaient le plus souvent égorgés lors des razzias, ce qui peut expliquer, avec l'émasculation des jeunes garçons, la faible importance des populations noires dans le mode musulman, contrairement aux pays occidentaux.

 

3-durée.

Les traites arabes ont duré bien plus longtemps que les traites atlantiques : elles commencent dés le haut moyen âge, avant l’ère islamique et sont bien sûr largement amplifiées par l’expansion musulmane, la colonisation du pourtour Méditerranéen, pour ne prendre fin qu’avec la présence Européenne en Afrique, qui au nom du mouvement abolitioniste-exclusivement occidental- va interrompre les voies de la traite arabe et la traite interne Africaine. Soit plus de mille ans, à comparer aux trois siècles de la traite Occidentale.

 

4-hypermnésie de la traite Atlantique et amnésie de la traite Arabe.

Il existe une tendance à minimiser voire occulter complètement la traite ayant approvisionné le monde musulman en esclaves. Cette tendance nette est à mettre en parallèle avec la surexposition de  la traite Atlantique, le paradigme politiquement-et historiquement- correct étant que seul l’occident et coupable et doit payer.

Par exemple l’écrivain et journaliste Yves Bénot : « A la différence de la traite atlantique, le commerce négrier oriental est un commerce volontaire et non imposé par la force (sic !). En contre partie, l’Afrique reçoit du maghreb ou de l’Egypte des tissus, des barres de fer, des perles de verres. En somme, un commerce équilibré. (sic !) » (8)

Minimiser la traite arabe permet de stigmatiser plus confortablement l’occident. Le statut de victime accordé aux peuples non-occidentaux (Africains, en particulier)  par le politiquement correct s'accomodant mal avec l'implication directe de ces derniers dans la traite esclavagiste...

Un autre facteur est que l’esclavage n’a jamais préoccupé les penseurs musulmans au même titre qu’il a inquiété les intellectuels européens et nord-américains des XVIIIème et XIX ème siècles.

 

5-des négriers noirs : la traite noire.

C’est sans doute un des tabous les plus tenaces de l’histoire de la traite esclavagiste, qu’elle soit atlantique ou arabe. La traite ne fut possible que parce que des noirs capturaient d’autres noirs pour venir les vendre aux négriers européens et orientaux. Les européens ne pénétraient jamais à l’intérieur du continent, préférant traiter à partir des comptoirs littoraux. Les orientaux, s’ils ouvrirent les routes trans sahariennes et s’ils prirent le contrôle des routes de l’Afrique orientale, s’approvisionnaient largement également auprès de tribus noires, voire de véritables états négriers africains : la traite des esclaves fut ainsi d’abord le fait d’états esclavagistes africains, qui savaient raréfier ou réguler la "marchandise"en fonction de la demande. Oui, une partie de l’Afrique s’enrichissait en vendant l’autre partie, initialement à d’autres peuplades noires puis aux premiers marchands orientaux, puis enfin aux européens, ceux-ci n’apparaissant que secondairement dans un trafic ancestral et culturel. Les royaumes d’Abomey, du Bénin, d’Ashanti ou d’Oyo, sur la côte des esclaves en Afrique de l’ouest étaient ainsi devenu de véritables états négriers puissants et luttant entre eux pour conserver les routes vers l’océan et donc le monopole du commerce avec les occidentaux.

 

6-abolition des traites orientales.

Contrairement à l’Occident, il n’y eu pas de mouvement abolitionniste dans le monde musulman, et la disparition de la traite Arabe fut essentiellement du à la geste abolitionniste européenne puis à la colonisation européenne de l’Afrique qui permit de couper les routes de la traite orientale et de mettre en sécurité des populations qui avaient toujours vécues dans la peur de razzias. La persistance tardive de cas d’esclavagisme dans le monde musulman montre assez bien que la traite arabe eut perduré si l’occident n’y avait mit un terme. Par exemple en mer Rouge, c’est l’installation de la Grande Bretagne à Aden, puis celle de la France à Obock en 1862 et à Djibouti en 1884 qui vont contribuer à freiner ce trafic.

Et cette abolition fut unilatérale ; on ne demanda pas leur avis aux royaumes Africains qui avaient bâti leur richesse sur le commerce de leurs frères, pas plus qu’on ne prit la peine de consulter les marchands arabes qui continuaient à ponctionner les côtes orientales du continent.(7)

 

 

Conclusion.

Dans ce domaine plus qu'ailleurs, tout n'est que manipulation,désinformation et manichéisme au service de la doxa unique: l'occident est coupable et doit expier. Il n'était bien sûr pas dans mon propos de nier le crime que fut la traite transatlantique. Il s'agit d'un fait historique et l'abolition de cette traite ignoble est a mettre au crédit du seul occident. Utiliser ce coté sombre de notre histoire pour culpabiliser et instrumentaliser les occidentaux d'aujourdhui constitue plus qu'un anachronisme, une injustice.

Hélas, bon nombre de dirigeants Africains et Orientaux ont bien compris le bénéfice à retirer de ce type de raisonement, aidés en cela par bon nombre d'organisations gauchistes et tiers-mondistes repues d'auteurs anti-occidentaux (Fanon, Sartre, Dumont, etc).

Au dela de cette injustice, cette dialectique victimaire enferre également nombre de peuples Africains et Orientaux dans des comportements chroniques d'assistance et de dépendance à l'égard de l'Occident (ce que B Lugan appelle "les mythes incapacitants").

Pour finir et s'il faut établir une comparaison, l'implication du monde musulman (je ne parle pas de culpabilité, qui ne signifie rien, s'agissant d'un jugement moral anachronique) dans la traite esclavagiste est sans doute largement supérieure, en durée et en volume. Plus encore et curieusement l'abolition de l'esclavage par l'Occident-et notamment de l'essentiel de la traite Arabe- n'est que rarement évoquée, alors même que le monde musulman ne connut jamais pareille évolution philantropique.

 

 

 

(1)   web.amnesty.org : Mauritanie, un avenir exempt d’esclavage, 2002.

(2)   Richard Burton, The lake region of central afica, cité par B Lugan, Afrique l’histoire à l’endroit, Perrin 1989.

(3)   Le dernier journal de D Livingstone 1866-1873, cité par B Lugan, op cit.

(4)   Marissal J, La traite orientale à Zanzibar, CRA Paris-Sorbonne, 1970.

(5)   Ralph Austen, African Economic History, cité par O Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières, NRF 2004.

(6)   Mythes et paradoxes de l’histoire économique, La découverte 1994.

(7)   Les traites négrières, NRF 2004, O Pétré Grenouilleau.

      (8)   Race et esclavage au proche orient. Bernard Lewis, Gallimard, 1993.

 Photo: marché aux esclaves, Libye, 2017.

07/05/2017

massive attack!


 

lol

05/05/2017

bis repetita placent


 

« Le belliciste BHL [Bernard-Henri Lévy] a donc gagné, et avec lui Pierre Bergé [un des actionnaires majoritaires du Monde], locataire d’utérus d’autrui, Jacques Attali, plagiaire notoire et condamné comme tel par la justice, Alain Minc, plagiaire du précédent, Manuel Valls, traître en chef, [Bernard] Kouchner, sac de riz chez les médecins et médecin chez les sacs de riz, [Daniel] Cohn-Bendit, pédophile au siècle dernier, autrement dit tous les promoteurs forcenés d’une politique libérale qui a permis à Marine Le Pen de faire son plus gros score et d’être présente au second tour de cette élection qui n’en aura qu’un et à la famille Le Pen de passer de moins de 1 % en 1981 à près de 22 % en 2017, cherchez l’erreur ! » source

Quasiment la liste de Schindler, quoi: horresco referens!!!

Anatomie du chaos n+1: extinction de gisements anthropologiques

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« (...) Castoriadis écrit en effet ceci : « Le capitalisme n’a pu fonctionner que parce qu’il a hérité d'une série de types anthropologiques qu’il n’a pu créer lui-même : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres et weberiens, des éducateurs qui se consacrent à leur vocation, des ouvriers qui ont un minimum de conscience professionnelle, etc. Ces types ne surgissent pas et ne peuvent pas surgir d’eux-mêmes, ils ont été crées dans des périodes historiques antérieures, par référence à des valeurs alors consacrées et incontestables : l’honnêteté, le service de l’état, la transmission du savoir, la belle ouvrage, etc. Or nous vivons dans des sociétés où ces valeurs sont, de notoriété publique, devenues dérisoires, où seuls comptent la quantité d’argent que vous avez empoché, peu importe comment,  ou le nombre de fois où vous êtes apparu à la télévision. » D’où l’analyse de Michéa qui soutient que c’est parce que les conditions de l’égoïsme libéral n’étaient pas encore réalisées que le marché a pu conserver, un temps, équilibre et efficacité. Tout comme le mécanisme de la pendule est stabilisé par l’inertie du balancier, la dynamique du libéralisme fut longtemps canalisé par le stock de valeurs et d’habitus constitué dans les sociétés « disciplinaires » antérieures et que lui-même est par nature incapable d’édifier. Ce stock une fois épuisé, l’échange marchand ne connaît plus de frein et sombre dans l’hubris.

Le raisonnement de Castoriadis montre que le libéralisme n’est historiquement viable que si les communautés où son règne est expérimenté sont, sociétalement, suffisamment solides et vivantes pour en contenir les aspects dévastateurs. Cette solidité tient autant à l’enracinement des systèmes de limitations culturelles et symboliques depuis longtemps intériorisés qu’aux régulations politiques d’un Etat qui ne s’était pas encore résolu à n’être qu’une structure d’accompagnement « facilitatrice » des « lois du marché ». C’est ce qui explique, par exemple, que dans la France des années soixante (la France du Général De Gaulle) la « croissance » connaisse un rythme soutenu et génère une augmentation réelle et générale du bien-être, alors que, entre autres données sociologiques très parlantes, le taux de délinquance demeurait à son plancher. La prégnance des anciens modèles comportementaux était encore dominante, et c’est sur cette base qu’ont pu s’accomplir les « trente glorieuses ». Dans les années suivantes, quand s’estompe la préoccupation du collectif et que triomphent les « égos émancipés », promus tant par les doctrinaires libertaires que par les slogans publicitaires, tous ces anticorps commencent à se dissoudre.

La période actuelle constitue pour Michéa l’aboutissement ultime d’une logique libérale désormais sans ailleurs et donc livrée à sa propre démonie. D’un côté l’extension indéfinie de la sphère marchande et, de l’autre la multiplication des conflits nés du relativisme moral. Autant de luttes qui se traduisent par de nouvelles contraintes et l’établissement d’une société de surveillance aux mailles sans cesse plus serrées. »

Pierre Bérard, Eléments, Printemps 2008.

podcast

(photo: fonctionnaires weberiens, music:  Praise Ye Name The Lord - Kiev Seminary Choir)

04/05/2017

conflit de classes

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(...) Cependant il faut bien voir que lorsque la France prendra le même type de direction que les pays du sud. À savoir une politique de contraction de la demande intérieure par diverses méthodes, on peut faire confiance au nouveau président pour y arriver. Les excédents commerciaux italiens et espagnols vont fortement se contracter. Car une part importante de ces excédents se font avec la France. L'on verra alors probablement quelques hurluberlus prôner un nouveau tour de vis dans les pays du sud lorsqu'à nouveau la balance se creusera. Nous voyons bien ici que la logique des dévaluations compétitives a juste changé d'apparence. Cependant, il y a bien une distinction à faire sur ce plan. Les dévaluations touchent à égalité toutes les catégories de la population d'un pays. Lorsque votre pays dévalue, toutes les importations coûtent plus cher. C'est la grande hantise des classes sociales dominantes. À l'inverse les politiques de déflation salariale touchent les populations les plus pauvres en premier. C'est un point extrêmement important que Keynes notait déjà dans les années 30. Si les classes sociales dominantes préfèrent les baisses de salaires, et la destruction de la demande intérieure, c'est bien parce qu'elles en sont généralement protégées. Là où l'inflation est égalitaire, la déflation salariale est fondamentalement inégalitaire. L'euro c'est bien surtout si c'est les pauvres qui en payent les pots cassés.

L'euro est un outil de suicide collectif

Le pire dans tout cela c'est que cette souffrance n'a pas les effets que l'on croit généralement. Tout d'abord il faut le répéter, la croissance européenne est plus faible avec l'euro. Il suffit de regarder la croissance des pays non membres de la zone pour voir que la dynamique économique est moindre en zone euro. Si l'euro semble effectivement en apparence favoriser l'Allemagne. Et il est vrai que l'Allemagne affiche d'énormes excédents commerciaux, pour ce qui est de la croissance économique c'est beaucoup plus discutable. Car si l'euro a permis à l'Allemagne de réaliser son fantasme de domination commercial, la croissance du PIB germanique n'est guère foudroyante. Elle est globalement plus faible qu'avant la mise en place de l'euro, elle est aussi caractérisée par une plus forte instabilité. Il y a fort à parier que la souffrance de ses voisins n'arrange guère en faite la dynamique allemande sur le long terme. C'est plus un jeu de perdant perdant, il y a un caractère fortement sadique dans cette situation. Les Allemands donnent l'impression de vouloir dominer, pas de vouloir être prospère. Ensuite le principal problème de l'Allemagne n'est pas économique, mais démographique. Il s'agit là d'un problème que ce pays refuse d'aborder. L'euro et l'accumulation des excédents commerciaux sont en quelque sorte des illusions de stratégie pour les élites allemandes. Une espèce de diversion en attendant la fin.

Car accumuler des excédents commerciaux peut certes sauver le capitalisme allemand de la léthargie de la demande intérieure à court terme, mais en aucun cas cela ne résoudra l'inéluctable effondrement de la société allemande. De plus en pillant comme elle le fait les pays du sud en attendant le gros morceau qu'est la France, elle ne fait que reculer pour mieux sauter. En effet, la très grave crise humaine que produisent ces politiques de l'offre a comme effet corollaire d'aggraver encore la crise démographique de ces pays. La France n'est d'ailleurs plus épargnée puisque grâce aux réformes récentes des socialistes concernant les politiques familiales, la France est à son tour touché par la baisse de la natalité. Pour prendre un exemple, un pays comme le Portugal est en voie d'extinction. Le taux de chômage atteint 14 %, la natalité est l'une des plus basses du monde et les jeunes comme en Espagne partent à l'étranger. On estime que la population portugaise devrait baisser de plus de 20 % d'ici 2060, et ce n'est qu'un début.

Tout ceci n'est pas raisonnable et n'est pas du tout le fruit d'une politique intelligente fondée sur l'intérêt général. Un modèle économique fondé sur le pillage des pays les plus faibles pour compenser momentanément ses propres faiblesses n'est ni saint ni viable à long terme. Plutôt que d'accumuler des excédents commerciaux, nos pays devraient se demander comme relancer la natalité, et mettre fin à 40 ans de déclin démographique. Et ce n'est pas imitant l'Allemagne que la France s'en sortira . Au contraire, elle est l'un des seuls pays d'Europe qui avait jusqu'à présent su résister au suicide démographique. Le rêve allemand c'est une caricature de l'esprit capitaliste. Avoir des salariés sans faire d'enfant et sans avoir à les éduquer. Produire des biens sans avoir de salarié, produire sans avoir à consommer. Accumuler toujours plus, accumuler sans savoir où tout ceci nous mène. Cette vacuité absolue, ce nihilisme moderne sont tout entier incarné par l'euro et son leader l'Allemagne . En un sens, Macron est bien un dirigeant européen modèle, il incarne parfaitement le Cronos moderne. (...) source

02/05/2017

les sentinelles d'une Europe décadente

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"Julien Freund: (...) Ceux qui sont visés, ce sont évidemment les gens d'extrême droite dans la mesure où ils entendent s'affirmer comme des compétiteurs dans le jeu démocratique... mais il se pourrait qu'à l'avenir des strates entières du petit peuple autochtone soient pour ainsi dire la proie de cette exclusion rageuse. En attribuant le racisme aux seuls Européens, l'antiracisme donne de plus en plus l'impression de protéger unilatéralement une partie de la population contre l'autre. Or, en abdiquant le révolutionnarisme lyrique au profit du capitalisme libéral, Mitterrand sacrifie cette clientèle de petites gens bercée jusqu'ici par le discours égalitariste. Vous comprenez, ils ont été habitués à une vision irénique de l'avenir. Et justement, ce sont eux les plus concernés dans leur vie quotidienne, les plus exposés à la présence étrangère. On sait, depuis Aristote, que l'étranger a toujours été un élément conflictuel dans toutes les sociétés. L'harmonie dans une société... disons " multiraciale " est, plus que dans toute autre, une vue de l'esprit. Or, ces gens dont nous parlons, ceux du bistrot, ici, ceux que je rencontre tous les jours à Villé, ils ne participent pas de la civilité bourgeoise. Ils ne subliment pas leurs affects. Leurs réactions sont plus spontanées, leur jactance moins étudiée. Affranchis des règles de la bienséance hypocrite, ils seront les premières victimes des censeurs de cet antiracisme frelaté qui rêve de placer la société sous surveillance. Traquenards, chausse-trapes, procédés de basse police, délations... ce sont ces malheureux qui seront bientôt les victimes de ce climat d'intolérance. L'empire du Bien est un empire policier ou l'on traque le faux-pas, le lapsus, le non-dit et même l'humour...
Pierre Bérard - Ils apprendront à se taire, à dissimuler...
J.F. - Ah, mon cher, je suis fils d'ouvrier et je vis dans un village... Ils ne se tairont pas. Il se peut qu'à force on fasse de ces braves gens des bêtes fauves... C'est ma crainte, je l'avoue... D'autant que les soi-disantes autorités morales cherchent à expier notre passé colonial en accoutrant l'immigré africain de probité candide et de lin blanc...
P.B. - C'est la version post-moderne du bon sauvage... que la méchanceté de notre passé doterait d'une créance inépuisable.
J.F. - Ah oui, cette histoire de la dette... c'est un thème sartrien. Mais c'est d'abord une victime qui doit pouvoir bénéficier de certaines immunités. En effet. De pareils privilèges, même symboliques - mais dans une société matérialiste les privilèges ne se contentent pas de demeurer symboliques - ne peuvent que renforcer les antagonismes et puis, surtout, comprenez bien ça, cela heurte l'évangile égalitaire dont les Français ont la tête farcie. En jouant simultanément l'antiracisme et Le Pen contre la droite, Mitterrand va provoquer la sécession de la plèbe. Cela paraît habile... Mitterrand le Florentin et que sais-je encore... mais c'est impolitique. Car, le politique doit toujours envisager le pire pour tenter de le prévenir. J'insiste : si l'étranger est reconnu comme un élément de désorganisation du consensus, il éveille un sentiment d'hostilité et de rejet. Un brassage de population qui juxtapose des origines aussi hétérogènes ne peut que susciter des turbulences qu'il sera difficile de maîtriser.
P.B. - Les rédempteurs de l'humanité sont indécrottables ?
J.F. - Les sentinelles de l'antifascisme sont la maladie de l'Europe décadente. Ils me font penser à cette phrase de Rousseau persiflant les cosmopolites, ces amoureux du genre humain qui ignorent ou détestent leurs voisins de palier. La passion trépidante de l'humanité et le mépris des gens sont le terreau des persécutions à venir. Votre ami Alain de Benoist a commencé d'écrire de bonnes choses là-dessus. Dites-le-lui, il faut aller dans ce sens : la contrition pathologique de nos élites brouille ce qui fut la clé du génie européen ; cette capacité à se mettre toujours en question, à décentrer le jugement. Ceux qui nous fabriquent une mémoire d'oppresseurs sont en fait des narcissiques. Ils n'ont qu'un souci : fortifier leur image de pénitents sublimes et de justiciers infaillibles en badigeonnant l'histoire de l'Europe aux couleurs de l'abjection. Regardez ce qu'écrit Bernard-Henri Lévy sur Emmanuel Mounier... C'est un analphabète malfaisant. En 1942, j'étais avec Mounier à Lyon... en prison ! En épousant l'universel, ils s'exhaussent du lot commun ; ils se constituent en aristocratie du Bien... L'universel devient la nouvelle légitimité de l'oligarchie !
P.B. - C'est Nietzsche qui écrit dans La volonté de puissance que l'Europe malade trouve un soulagement dans la calomnie. Mais il se pourrait bien que le masochisme européen ne soit qu'une ruse de l'orgueil occidental. Blâmer sa propre histoire, fustiger son identité, c'est encore affirmer sa supériorité dans le Bien. Jadis l'occidental assurait sa superbe au nom de son dieu ou au nom du progrès. Aujourd'hui il veut faire honte aux autres de leur fermeture, de leur intégrisme, de leur enracinement coupable et il exhibe sa contrition insolente comme preuve de sa bonne foi. Ce ne serait pas seulement la fatigue d'être soi que trahirait ce nihilisme contempteur mais plus certainement la volonté de demeurer le précepteur de l'humanité en payant d'abord de sa personne. Demeurer toujours exemplaire, s'affirmer comme l'unique producteur des normes, tel est son atavisme. Cette mélodie du métissage qu'il entonne incessamment, ce ne serait pas tant une complainte exténuée qu'un péan héroïque. La preuve ultime de sa supériorité quand, en effet, partout ailleurs, les autres érigent des barrières et renforcent les clôtures. L'occidental, lui, s'ouvre, se mélange, s'hybride dans l'euphorie et en tire l'argument de son règne sur ceux qui restent rivés à l'idolâtrie des origines. Ce ne serait ni par abnégation, ni même par résignation qu'il précipiterait sa propre déchéance mais pour se confondre enfin intégralement avec ce concept d'humanité qui a toujours été le motif privilégié de sa domination... Il y a beaucoup de cabotinage dans cet altruisme dévergondé et dominateur et c'est pourquoi le monde du spectacle y tient le premier rôle...(...)" source

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