Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/12/2014

Que faire?

venner.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Les « nationaux » qui utilisèrent le mot « révolution » sans en connaître la signification, croient au « sursaut national » spontané ! Ils croient également que « l’armée bougera »... Confiants dans ces deux rêves irréalisables, considérés comme des remèdes-miracles, ils ne conçoivent pas la nécessité d’éduquer des partisans au moyen d’une doctrine juste expliquant les causes de la décadence occidentale, proposant une solution et servant de gouvernail à la pensée dans l’action. C’est pourquoi, ils se complaisent dans une série de maladies politiques qui sont responsables de leurs échecs.

Confusion idéologique

Les « nationaux » s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes. Imagine-t-on les premiers chrétiens adorant les idoles païennes et les communistes chantant les louanges du capitalisme ?

(...) La révolution n’est pas l’acte de la violence qui parfois accompagne une destitution de pouvoir. Ce n’est pas non plus un simple changement d’institutions ou de clan politique. La révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Cette tâche immense ne peut être envisagée dans le désordre des esprits et des actes. Elle nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation. Le combat « national » s’enlise dans des ornières vieilles d’un demi-siècle. Avant toute chose, une nouvelle théorie révolutionnaire doit être élaborée.

IL N’Y A PAS DE REVOLUTION SPONTANEE!

Il est toujours possible d’agir, il est moins facile de réussir. Surtout dans une lutte révolutionnaire, combat à mort contre un adversaire tout-puissant, madré, expérimenté, qu’il faut combattre plus par les idées et l’astuce que par la force. Il est cependant fréquent d’entendre opposer l’action et la pensée. C’est croire à la spontanéité de l’action révolutionnaire. Et l’on cite comme exemple la révolution fasciste en Italie. On oublie qu’à la formation des « fascios » en 1915 Mussolini combattait depuis plus de douze ans comme agitateur et journaliste. On oublie surtout les conditions de la lutte en Italie après l’armistice de 1918 qui n’avaient rien à voir avec celles de la France d’aujourd’hui. En Italie comme dans d’autres Nations européennes, le pouvoir d’Etat était d’une extrême faiblesse, bien incapable d’imposer sa loi aux factions armées qui se disputaient le pays. L’Etat devait traiter tour à tour avec de véritables armées politiques. En octobre 1922, l’armée des « chemises noires » pesa un peu plus lourd et s’empara de l’Etat. Aujourd’hui, les « régimes libéraux » d’Occident sont caractérisés par une caste nombreuse de privilégiés, agents des groupes financiers, qui détiennent l’ensemble des leviers politiques, administratifs, économiques et sont unis par une étroite complicité. Ils s’appuient sur un gigantesque appareil administratif qui encadre rigoureusement la population, tout spécialement grâce aux réglementations sociales. Ils détiennent le monopole du pouvoir politique et du pouvoir économique. Ils contrôlent la presque totalité des moyens d’information et sont maîtres des transformé les citoyens en moutons dociles. Seules, les oppositions fictives sont tolérées.

A la fin de la première guerre mondiale, la révolution communiste était une menace immédiate pour toute l’Europe. Le danger détermine toujours un mouvement de défense : les mouvements fascistes en profitèrent. Seule force capable de s’opposer à la violence des rouges, le fascisme reçut de puissants appuis et l’adhésion massive de partisans. Aujourd’hui, le « Soir du Grand Soir », les soviets d’usine, les tchékas appartiennent au passé. Les communistes d’Occident se sont embourgeoisés, ils font partie du décor, ils sont les plus fermes défenseurs du régime. L’homme-au-couteau-entre-les-dents n’est plus le communiste mais l’activiste. Quant à la Russie, les capitalistes y voient un nouveau marché. Au contraire de la première moitié du XXème siècle, la satisfaction des besoins matériels élémentaires semble à portée de main de tous. Les soupes populaires, les grèves sauvages sont oubliées. Hormis quelques catégories minoritaires menacées, la grande masse des salariés est convaincus d’avoir plus à perdre qu’à gagner à vouloir arracher par la violence ce que les revendications pacifiques et le temps lui donneront inéluctablement. Le carcan des lois sociales et le chantage au crédit font le reste pour lui retirer toute combativité. Le sens de l’intérêt général, le courage civique et politique sont aujourd’hui le fait d’une très petite minorité, injuriée, dont on a limité systématiquement les moyens d’expression légaux. Cela nous éloigne fort de l’Italie des années 20. Le génie personnel de Mussolini pouvait suffire à grouper une masse passionnée, disponible, et à conquérir un Etat incapable de se défendre.

Telle n’est plus la situation en Europe et en France. Puisque la puissance appartient à l’adversaire, il faut une ruse supérieure. Puisque le « grand homme » (inexistant d’ailleurs) s’est par trop déprécié, il faut miser sur l’équipe. Qualité des combattants, combat méthodique et raisonné, direction collégiale, imposent : enseignement, doctrine. Depuis 1947, l’armée française engagée à défendre les terroristes d’outremer, est victorieuse, sur le terrain et contrainte aux capitulations successives par l’ensemble des forces politiques et économiques qui constitue le régime. Il a fallu attendre le mois d’Avril 1961, quatorze années, pour qu’un nombre infime de cadres entrevoient leur véritable ennemi. Un ennemi qui se trouvait moins sur le terrain, sous l’aspect du Viet ou du fellagha, qu’en France même, dans les conseils d’administration, les banques, les salles de rédaction, les assemblées et les bureaux ministériels. Encore ce sentiment hostile à une mythique Métropole décadente qu’à la réalité du régime. Cette prise de conscience limitée fut sans lendemain. Pour vaincre, il faut comprendre ce qu’est le régime, découvrir ses méthodes, débusquer ses complices, ceux qui se camouflent en patriotes. Il faut se déterminer les solutions positives qui permettront de construire la société de demain. Cela nécessite un total retour sur soi-même, une totale révision des vérités apprises, une conscience révolutionnaire."

Dominique Venner, Pour une critique positive, 1962

(Martin.Lothar, c'est pour vous, ami, ptite rediff pas inutile..)

20/12/2014

Anatomie du chaos n+1: egos émancipés et aliénation marchande

tumblr_kzxc6uxuNU1qzs56do1_500.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« (...) Castoriadis écrit en effet ceci : « Le capitalisme n’a pu fonctionner que parce qu’il a hérité d'une série de types anthropologiques qu’il n’a pu créer lui-même : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres et weberiens, des éducateurs qui se consacrent à leur vocation, des ouvriers qui ont un minimum de conscience professionnelle, etc. Ces types ne surgissent pas et ne peuvent pas surgir d’eux-mêmes, ils ont été crées dans des périodes historiques antérieures, par référence à des valeurs alors consacrées et incontestables : l’honnêteté, le service de l’état, la transmission du savoir, la belle ouvrage, etc. Or nous vivons dans des sociétés où ces valeurs sont, de notoriété publique, devenues dérisoires, où seuls comptent la quantité d’argent que vous avez empoché, peu importe comment,  ou le nombre de fois où vous êtes apparu à la télévision. » D’où l’analyse de Michéa qui soutient que c’est parce que les conditions de l’égoïsme libéral n’étaient pas encore réalisées que le marché a pu conserver, un temps, équilibre et efficacité. Tout comme le mécanisme de la pendule est stabilisé par l’inertie du balancier, la dynamique du libéralisme fut longtemps canalisé par le stock de valeurs et d’habitus constitué dans les sociétés « disciplinaires » antérieures et que lui-même est par nature incapable d’édifier. Ce stock une fois épuisé, l’échange marchand ne connaît plus de frein et sombre dans l’hubris.

Le raisonnement de Castoriadis montre que le libéralisme n’est historiquement viable que si les communautés où son règne est expérimenté sont, sociétalement, suffisamment solides et vivantes pour en contenir les aspects dévastateurs. Cette solidité tient autant à l’enracinement des systèmes de limitations culturelles et symboliques depuis longtemps intériorisés qu’aux régulations politiques d’un Etat qui ne s’était pas encore résolu à n’être qu’une structure d’accompagnement « facilitatrice » des « lois du marché ». C’est ce qui explique, par exemple, que dans la France des années soixante (la France du Général De Gaulle) la « croissance » connaisse un rythme soutenu et génère une augmentation réelle et générale du bien-être, alors que, entre autres données sociologiques très parlantes, le taux de délinquance demeurait à son plancher. La prégnance des anciens modèles comportementaux était encore dominante, et c’est sur cette base qu’ont pu s’accomplir les « trente glorieuses ». Dans les années suivantes, quand s’estompe la préoccupation du collectif et que triomphent les « égos émancipés », promus tant par les doctrinaires libertaires que par les slogans publicitaires, tous ces anticorps commencent à se dissoudre.

La période actuelle constitue pour Michéa l’aboutissement ultime d’une logique libérale désormais sans ailleurs et donc livrée à sa propre démonie. D’un côté l’extension indéfinie de la sphère marchande et, de l’autre la multiplication des conflits nés du relativisme moral. Autant de luttes qui se traduisent par de nouvelles contraintes et l’établissement d’une société de surveillance aux mailles sans cesse plus serrées. »

Pierre Bérard, Eléments, Printemps 2008.

podcast

(photo: fonctionnaires weberiens, music:  Praise Ye Name The Lord - Kiev Seminary Choir)

18/12/2014

boutik

 

"En 2015, sortie sur les écrans d'une nième version de La véritable histoire de Robin des Bois avec Max Boublil, Géraldine Nakache, Ary Abittan, Gérard Darmon, Patrick Timsit et Malik Benthala. A la production, Simon Istolainen, Ilan Goldman et Benjamin Drouhin. Dans son précédent film, Les gamins, Anthony Marciano avait réuni Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain, Arié Elmaleh, Elisa Sednaoui, Patrick Bruel, etc. Un film qui a été chaudement recommandé par le Coseil Représentatif des Institutions Juives de France." Faits et Documents, 15/12/2014-15/01/2015.

 

 

14/12/2014

eurocalypse

1306A2EC7.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ensuite, il y eut l'autre revanche, celle d'en-bas, celle de la rue, celle des gangs d'"immigrés de la quatrième génération", comme on disait à l'époque dans les provinces francophones de l'Union européenne. Ce fut la revanche des petits dealers de quatorze ans, des gamins qui vivaient la nuit et dormaient le jour, et qui n'avaient jamais rien connu de la vie que le béton, du shit, et le rap raciste anti-blanc qui résonnait à travers les quartiers nogo, tout le temps. Ce fut la revanche des paumés, la revanche des mecs qui n'étaient personne et qui n'étaient nés nulle part. Et cette revanche-là bien sûr, fut moins soyeuse que celle des Hindous en costards classieux. Ce fut la revanche au raz du bitume.

Ce qui se disait dans les halls, à l'époque, quand les Nordafs et les Afros parlaient des mecs de la mairie, c'était quelque chose comme:

"Connards de cocos, connards de bourgeois de gauche. Pendant un demi-siècle, vous nous avez tenus par les couilles, tas d'enflures. Vous jouez les potes avec nous, mais on est pas dupes.

"Vous n'êtes pas nos amis. Aucun enculé de Blanc n'est notre ami. Et nous allons vous le prouver. On est du côté du manche et ça va faire mal."

Et ouais, ça avait fait mal.

Le petit père Ahmed n'était pas un tendre. Pour entrer dans son crew de malade, fallait commencer par une baston avec un ancien, une explication velue à la batte de base-ball cloutée. Le principe était: le combat dure une minute, si tu es vivant à la sortie, tu rentres dans l'équipe. Pour tenir le choc, les mecs se sniffaient à la colle, juste avant. C'était ça le crew d'Ahmed, une vraie bande de fondus. Le jour où ces mecs-là se sont lâchés sur les connards de petits pédés de la mairie, fils de bourgeois un pouce dans le cul l'autre dans la bouche, qui jouaient à la gauche pour faire genre, eh bien ce jour-là ça a couiné sec. Les lopettes l'ont senti passer. Ces connards avaient organisé une manif contre l'implantation de l'usine de retraitement de déchets. Ils avaient organisé cette manif avec quelques centaines de mecs qu'ils tenaient par les couilles, des types qui devaient leur boulot ou leur logement à la mairie.

Mauvaise pioche, mauvaise pioche.

Des flics vinrent parler à Ahmed la veille du jour fatal.

"Demain, on compte sur toi pour éviter les ennuis, tous nos effectifs sont pris ailleurs."

Message reçu cinq sur cinq.

Ahmed et sa bande tombèrent sur la manif avec leurs battes de base-ball cloutées. Il y eut du connard de pédé de gauche éclaté. Ces branleurs suppliaient: "Nous frappez pas, on vous veut pas de mal, on manifeste pour le bien du quartier!"

Dans ta gueule enculé! Prends ça pour mon arrière-grand-père qui a été tué pendant la révolution contre les colons. Prends ça pour mon arrière-grand-père qui a trimé toute sa vie sur une chaine de montage pour que le tien puisse rouler dans sa caisse de bourge. Prends ça pour mon père qui n'a jamais pu trouver de boulot, qui a largué ma salope de mère, qui s'est fait flinguer il y a 10 ans pour une histoire de shit, du shit qu'il revendait aux enculés dans ton genre.

Du sang sur la chaussée. De la cervelle de petit pédé, éclatée, étalée sur le trottoir en couche épaisse.

Bienvenue en enfer, salauds de Blancs.

Après ça, on savait qui assurait l'ordre dans le quartier.

La suite? Du velours. Dés le lendemain, le maire est allé trouver les Frères du Renouveau. Ils l'ont envoyé paître, évidemment. Alors ce con de coco est allé trouver des pontes de son parti, à Paris. Ils l'ont envoyé chier idem. "Y a du pognon indien à récupérer, le quartier sera tenu, t'as fait ton temps". Voilà l'idée générale.

Exit le coco. Il est parti chanter l'Internationale dans une intrazone rurale, perdu dans ses rêves de révolution à la con. Le prolétariat immigré avait le choix entre la révolution et la revanche raciale, et le sous-prolétariat avait choisi à la place du prolétariat. Classique, tout cela. T'aurais dû t'y attendre, le coco.

Les Indiens installèrent leur usine dans la foulée. Et ainsi, depuis prés de trente ans, les affaires tournaient rond. De temps en temps, il y avait des accidents du travail, et les mecs crevaient. Y avait pas d'assurance, mais ça faisait partie du deal. En contrepartie les mecs avaient du boulot, de quoi manger et de quoi boire. Par rapport à ce qui se passait au même moment en Afrique, c'était le paradis sur terre."

Eurocalypse, Collectif Solon, Le retour aux sources/Scriptoblog, 2009.



podcast

12/12/2014

lol


Noël à l' Elysée par ina

10/12/2014

some fresh air

via E et R

(activez les sous-titres..)

09/12/2014

chaos

07/12/2014

anatomie du peuple élu

tumblr_llnw2cUKmy1qzdppzo1_500.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Qui sont les juifs? D'où viennent-ils? Comment se fait-il qu'à différentes périodes historiques ils apparaissent dans des lieux aussi différents et aussi éloignés les uns des autres?

Bien que la plupart des juifs contemporains soient absolument persuadés que leurs ancêtres sont les Israélites bibliques qui auraient été brutalement chassés par les romains, la vérité est que les juifs contemporains n'ont strictement rien a voir avec ces Israélites de l'antiquité, que ceux-ci n'ont jamais été expulsés, le soi-disant exil imposé par les Romains n'étant qu'un mythe juif de plus.

Shlomo Sand expliquait dans le journal israélien Ha'aretz:  "j'ai commencé à rechercher des études au sujet de l'exil de la terre promise, mais, à ma grande surprise, j'ai découvert qu'il n'existe pas de littérature scientifique à ce sujet. La raison en est que personne n'a jamais envoyé en exil la population de cette région. Les Romains ne chassaient pas les peuples qu'ils avaient conquis, et ils n'auraient d'ailleurs pas pu le faire même si cela avait été leur intention. Ils ne disposaient ni de trains ni de camions pour déporter des populations entières. Ce genre de logistique n'a existé qu'au XXème siècle. C'est à partir de là, en fait, que mon livre tout entier est né -de la prise de conscience que la société juive n'a été ni dispersée ni envoyée en exil."

L'idée d'une Marine Impériale Romaine travaillant 24h/24 et 7 jours sur 7 pour schlepper les judéens à Cordoue et à Tolède peut certes aider les juifs à se sentir importants, mais le sens commun suggère que l'armada romaine avait des choses bien plus importantes à faire. Bien plus intéressante encore est la conclusion logique de Sand: si le peuple d'Israël n'a pas été expulsé, alors les véritables descendants des habitants du Royaume de Judée ne peuvent être que les Palestiniens. Écoutons Sand à nouveau: "Aucune population ne demeure "pure" durant une période de plusieurs milliers d'années, mais les chances que les palestiniens soient des descendants de l'antique peuple juif sont infiniment plus grandes que celles que vous ou moi le soyons. Jusqu'à la révolte arabe de 1936-1939, les premiers sionistes savaient qu'il n'y avait pas eu d'exil et que les palestiniens étaient les descendants des habitants de la Terre Sainte. Ils savaient que des paysans ne quittent pas leur terre a moins d'en être chassés. Même Yitzhak Ben-Zvi, le deuxième président de l'état d'Israël, a écrit, en 1929 que l'origine de la plupart des fellahs (paysans palestiniens) ne remonte pas aux conquérants arabes, mais bien, avant ceux-ci, aux fellahs juifs qui étaient nombreux et avaient constitué la majorité dans l'édification du pays."

Dans son livre, Sand pousse tête idée plus loin, suggérant que jusqu'à la Révolte arabe, les dirigeants sionistes dit de gauche avaient tendance à penser que les paysans palestiniens (qui étaient vraisemblablement juifs de par leur origines) s'assimileraient à la culture hébraïque émergente et qu'ils finiraient par adhérer au mouvement sioniste. Ber borochov pensait qu'un "fellah se vêt comme un juif et se comporte comme un juif de la classe ouvrière, et qu'en fin de compte il ne sera en rien différent d'un juif." Cette notions a réapparu par la suite dans les écrits de Ben Gourion et dans ceux de Ben Zvi. Les deux dirigeant sionistes avaient compris que la culture palestinienne était profondément enracinée dans les vestiges bibliques, tant linguistiquement que géographiquement (à savoir dans les noms des villages, des villes, des rivières et des montagnes). Au moins à cette étape précoce, tous deux voyaient dans les palestiniens autochtones des parents du point de vue ethnique, et potentiellement des frères. Ils voyaient aussi dans l'islam une "religion démocratique" amicale. Après 1936, Ben Gourion et Ben Zvi mirent leur enthousiasme "multiculturel" en sourdine. En ce qui concerne le premier, l'épuration ethnique des palestiniens semblait bien plus le passionner.

On est fondé à s'interroger: si les Palestiniens sont les "vrais juifs", alors qui sont ces gens qui se disent tels? La réponse de Sand est simple et raisonnable: "Ce n'est pas un peuple qui s'est répandu, c'est la religion juive. Le judaïsme pratiquait le prosélytisme. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, dans le judaïsme primitif, i l y avait une véritable soif de conversion des non-juifs." Les religions monothéistes étant moins tolérantes que les religions polythéistes, elles ont une tendance à l'expansion. L'expansionnisme juif, dans ses premiers jours, était non seulement similaire au prosélytisme chrétien, mais c'est même en réalité lui qui a sème les graines du zèle pour la conversion d'autrui présent dans la pensée et dans la pratique chrétienne originelle.

Les juifs d'Espagne dont on considère communément qu'ils sont des parents de sang des anciens Israélites, s'avèrent avoir été des berbères convertis. Sand explique: "Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes étaient apparues en Espagne. C'est alors que j'ai réalisé que Tarik Ibn Ziyad, le commandant en chef des musulmans qui conquirent l'Espagne, était un berbère, tout comme la plupart de ses soldats. Le royaume de la reine berbère juive Dihya la-kahina avait été vaincu seulement 15 ans auparavant. Et la vérité c'est qu'un certain nombre de sources chrétiennes disent que beaucoup des conquérants de l'Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profondément enracinée de l'importante communauté juive d'Espagne était ces soldats berbères qui avaient adopté le judaïsme.

Conformément à l'attente, Sand fait sienne l'hypothèse largement admise que les Khazars judaïsés constituent la principale origine des juifs d'Europe orientale, qu'il appelle "la nation yiddish". À la question de savoir pourquoi ces juifs parlent le yiddish -une langue très largement considérée comme étant un dialecte allemand médiéval- il répond: " Les juifs constituaient une classe de gens dépendants de la bourgeoisie allemande dans l'est de l'Europe, c'est la raison pour laquelle ils avaient adoptée le vocabulaire allemand."

Sand nous laisse avec la conclusion inévitable que les juifs contemporains n'ont pas d'origine commune et que leur ascendance sémitique est un mythe. Les juifs n'ont strictement aucune origine en Palestine et, par conséquent, leur acte de soi-disant "retour" doit être appréhendé comme un prétexte à une invasion expansionniste tribale.

Bien que la judéité ne constitue aucun continuum racial, l'identité juive est racialement connotée. Beaucoup de juifs, même laïcs, continuent à voir dans les mariages mixtes une menace existentielle. De plus, en dépit de la modernisation et de la sécularisation, la grande majorité des juifs laïcs continuent à pratiquer le rituel de sang qu'est la circoncision.

Contrairement à d'autres "nouveaux historiens" israéliens qui se sont attachés à saper les présupposés de l'historiographie sioniste, Sand ne se contente pas de se référer à 1948 ou aux débuts du sionisme, il remonte plusieurs milliers d'années dans le passé. A la différence des "nouveaux historiens", qui "révèlent" une vérité que connait tout petit enfant palestinien, à savoir le fait que les Palestiniens ont été victimes d'une épuration ethnique, le corpus de travail et la pensée de Sand sont susceptibles d'ouvrir la porte à des recherches ultérieures sur la signification du nationalisme, de l'identité et de la politique juifs. La lecture critique que Sand fait de l'histoire juive pose le cadre de discussions à venir sur la conception juive de l'historicité et de la temporalité. La compréhension de ces deux notions cruciales fournira la clef intellectuelle qui nous permettra de démanteler le pouvoir politique juif et elle pourrait même aider les juifs à s'amender et à se libérer de leur discours politique extrêmement dangereux.

Si Sand est dans le vrai, alors les juifs, plutôt que constituer une race, sont un collectif de nombreux peuples qui ont été pris en otage par un mouvement nationaliste basé sur des mythes. Si les juifs ne sont pas une race et s'ils n'ont rien à voir avec le sémitisme, alors l'"antisémitisme"est, formellement, un mot vide de sens. Autrement dit, la critique du nationalisme, du lobbying et du pouvoir juifs ne peut être considéré comme autre chose qu'une critique légitime d'une idéologie, d'une politique et d'une praxis (parmi d'autres).

Les ennemis idéologiques d'Israël sont engages dans un conflit sans merci avec cet état et ses séides. Mais le problème ne se résume pas à Israël, à son armée ou à ses dirigeants. Le problème est, de fait, une guerre contre une idéologie exclusiviste, contre un fantasme que l'Occident a fait sien et qui l'a, tout au moins momentanément, détourné de ses inclinaisons humanistes et de ses aspirations athéniennes. Combattre un esprit est beaucoup plus difficile que de lutter contre des gens en chair et en os, ne serait-ce que parce qu'on doit, au préalable, se battre contre les traces que cet esprit a pu laisser en nous-mêmes. Si nous voulons combattre Jérusalem, nous aurons sans doute à nous confronter, au préalable, au Jérusalem qui est en nous."

Gilad Atzmon, La parabole d'Esther, Anatomie du peuple élu, 2012.


podcast

PS1: jusqu'à quand? http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/05/97001-20141205FILWWW00307-la-sncf-versera-60-millions-de-dollars-aux-victimes-americaines-de-la-shoah.php...

PS2: jusqu'à quand? (Mitterrand vs Elkabach)

PS3: en écoutant parler Mitterrand que je n'ai jamais aimé (trop tortueux), je comprends toute la différence qu'il peut y avoir entre un homme d'Etat (qu'il était malgré tout) et un pantin spectaculaire contemporain comme Hollande ou Sarkosy. tragique.

01/12/2014

hugworld

 tumblr_lbjgh3shiy1qagf0zo1_500.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"OUVERTURE DU PREMIER "MAGASIN À CÂLINS"

Inspirée par la mode du "Free Hug", une Américaine a ouvert la première boutique de "câlins", mais cette fois-ci payants. Et c'est un succès. Câlin classique, câlin en cuillère, caresse du cuir chevelu, session main dans la main" : Avec ses services un peu surprenants, "Cuddle Up To Me" (caline-toi à moi), la première boutique à câlins ouverte par l'Américaine Samantha Hess, serait déjà un succès. En une semaine, cette gérante aurait déjà eu plus de 10.000 demandes de rendez-vous. Des patients qui "manquent de contact humain", prêts à payer un dollar la minute pour un contact physique non sexuel. Pour éviter tout dérapage, Samantha Hess fait passer une consultation aux nouveaux clients, et sa boutique est équipée de caméras (une dans chaque chambre).  Les discussions sont "optionnelles mais possibles", et les séances durent au minimum 15 minutes. Et à ceux qui estiment que ce nouveau business s'apparente à de la prostitution, Samantha Hess répond que "les câlins professionnels sont platoniques, que l'idée est d'offrir de l'estime de soi." source

réconciliation

30/11/2014

Horror... Horror has a face... and you must make a friend of horror

Kurtz: I've seen horrors... horrors that you've seen. But you have no right to call me a murderer. You have a right to kill me. You have a right to do that... but you have no right to judge me. It's impossible for words to describe what is necessary to those who do not know what horror means. Horror... Horror has a face... and you must make a friend of horror. Horror and moral terror are your friends. If they are not, then they are enemies to be feared. They are truly enemies! I remember when I was with Special Forces... seems a thousand centuries ago. We went into a camp to inoculate some children. We left the camp after we had inoculated the children for polio, and this old man came running after us and he was crying. He couldn't see. We went back there, and they had come and hacked off every inoculated arm. There they were in a pile. A pile of little arms. And I remember... I... I... I cried, I wept like some grandmother. I wanted to tear my teeth out; I didn't know what I wanted to do! And I want to remember it. I never want to forget it... I never want to forget. And then I realized... like I was shot... like I was shot with a diamond... a diamond bullet right through my forehead. And I thought, my God... the genius of that! The genius! The will to do that! Perfect, genuine, complete, crystalline, pure. And then I realized they were stronger than we, because they could stand that these were not monsters, these were men... trained cadres. These men who fought with their hearts, who had families, who had children, who were filled with love... but they had the strength... the strength... to do that. If I had ten divisions of those men, our troubles here would be over very quickly. You have to have men who are moral... and at the same time who are able to utilize their primordial instincts to kill without feeling... without passion... without judgment... without judgment! Because it's judgment that defeats us.

28/11/2014

hoplites

Hoplite Battle.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Relu récemment l’histoire de la guerre du Péloponnèse par Thucydide, puis la même revisitée par Victor Davis Hanson, célèbre historien Américain de l’antiquité (Carnage et culture, Le modèle occidental de la guerre). Il est banal de dire que cette guerre civile de presque trente ans a détruit le monde Grec. Le récit factuel et terrifiant fait de cette guerre fratricide par Thucydide dont la rigueur tranche avec la merveilleuse épopée Homérique et le lyrisme dont fait preuve Hérodote dans sa recension des guerres médiques permet de comprendre le caractère résolument révolutionnaire de ce conflit interminable.

Jusqu’alors, la guerre obéissait à des règles précises, instituant des limites à ne pas franchir entre peuples de même sang. Longtemps provoquée par des conflits de frontières entre cités voisines, la guerre était un jeu sanglant, un combat se déroulant dans un espace clos, préalablement défini, dans lequel les hoplites, les citoyens capables de payer leur équipement, étaient disposés en rangs serrés, bouclier à main gauche, le flanc droit protégé par le combattant voisin, les derniers rangs tenus par quelques vétérans à même de contenir les mouvements de terreur des plus jeunes obligés d’avancer sur le corps de leurs amis, frères ou pères…La victoire, contrairement à nos guerres modernes et démocratiques ne revenait pas à la phalange qui avait détruit le plus grand nombre d’ennemis, mais à celle qui avait exercé la poussée la plus forte et n’avait pas perdu de terrain, conservant ainsi une maîtrise toute symbolique du territoire. Il s’agissait donc d’une guerre, certes meurtrière, mais contrôlée, dans laquelle on prenait garde à ne jamais mettre en péril l’équilibre social et démographique des cités, l’ennemi d’un jour pouvant être l’allié de demain.

Ce modèle traditionnel de la guerre entre cités grecques allait être remis profondément en cause durant cette guerre du Péloponnèse par la durée des affrontements, qui deviennent permanent pendant prés de trente ans (431-404), par la multiplication des théâtres d’opération, par le petit nombre d’affrontement de type hoplitique, par l’apparition d’une guerre mobile de pillages, d’escarmouches, par l’apparition d’armes de jets (archers) jusqu’alors méprisées par les combattants, par l’importance des batailles navales donnant un rôle important aux équipages des trières composés de citoyens de second rang, peu considérés, par l’importance croissante de l’argent, nerf de la guerre. La guerre ritualisée menée par l’élite des cités se transforme en guerre totale recourrant largement à des mercenaires, voire des esclaves, et à l’argent des Perses. Plus important est l’évolution de l’esprit de la guerre qui voit l’abandon de ces lois immémoriales communes à tous les grecs. Massacres de populations civiles, profanation de temples, morts gardés en otages pour empêcher toute sépulture décente, autant de sacrilèges, d’horreurs, jusque là réservés aux étrangers à l’oekuméné, aux barbares, ignorants des lois grecques de la guerre. Thucydide décrit ainsi une scène terrible au décours de la bataille livrée dans le port de Syracuse, où les Athéniens furent défaits. Les morts et les blessés furent abandonnés sur le champ de bataille, livrés aux pires souffrances et à une sépulture indigne…

Dans La campagne avec Thucydide (1922), Albert Thibaudet, combattant de la première guerre mondiale, consigne dans sa tranchée, jours après jours (à la manière de Jünger), toutes les similitudes que cette guerre fratricide présente avec la guerre du Péloponnèse, montrant bien le caractère novateur et suicidaire de ces guerres totales.

En passant. Bon we!

tough



27/11/2014

c'est pas gagné

progressisme arc-en-ciel..


"La scène se passe dans un Noctilien parisien en décembre 2008. Un homme de 19 ans est provoqué, volé, violemment frappé par une bande de voyous. L'agressé parvient à se diriger vers le conducteur du bus, avant d'être à nouveau tabassé. Le bus est bondé, personne n'est capable de le protéger des coups. Au passage, d'autres usagers sont frappés. Grâce à des fuites sur internet, de nombreux français prennent conscience de la réalité d'une agression. Et quand le Figaro (10/04/09) retrouve l'agressé, voilà ce qu'il déclare: "La vidéo de mon agression apparait comme trés stéréotypée car, ce soir-là, je suis habillé de façon bourgeoise et je suis face à quatre jeunes qui faisaient beaucoup de bruit. En aucun cas, je ne veux passer pour l'incarnation d'une  certaine image sociale qui aurait été prise par des étrangers. Je ne l'ai pas ressenti comme cela (...) Il y a eu un grave amalgame entre la réalité de cette scène et sa représentation. Cette vidéo a circulé sur des sites extrémistes et a été exploitée par des politiques. Or je ne veux pas être instrumentalisé."" Obertone, 2013.

**************************************************************

arriération à petite moustache..




Dans la ville de Concepción au Chili, un voleur est entré dans un bus et a essayé de voler le sac à main d'une femme assise. Mais le chauffeur a eu le bon réflexe de fermer la porte coinçant le voleur à l'intérieur. Il a ensuite sorti sa matraque pour lui donner quelques coups. Le voleur va se mettre à pleurer. Le chauffeur va ensuite s'arrêter devant un policier pour lui livrer le voleur.

24/11/2014

l'esprit coubertin..

tumblr_nf11w0F4br1s3c5q1o1_500.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Avant même le début du match, la Suisse a déjà gagné. Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon sont en effet tous les cinq des heureux résidents de ce pays. Quant à BNP Paribas, qui sponsorise tapageusement l’événement, elle détient le record absolu de la présence dans les paradis fiscaux, avec 170 filiales.

Comme le révèle l’Équipe du 17 novembre [1], « pour la première fois dans l’histoire de la Coupe Davis, une finale opposera des joueurs qui résident tous dans le même pays », qui se trouve être l’un des principaux paradis fiscaux de la planète. Si les cinq joueurs français sont des exilés fiscaux, ils ne sont pas seuls. Roger Federer s’est lui-même exilé en 2008 à l’intérieur de la Suisse : il a déménagé du canton de Bâle-Campagne vers celui de Wollerau, à la fiscalité encore plus réduite que dans le reste du pays.

Quant au principal sponsor de l’événement, BNP Paribas, qui détient actuellement le fameux saladier dans son agence centrale de Lille, elle est aussi la championne de France de l’évasion fiscale. D’après ses propres chiffres, qu’on ne peut soupçonner de surestimer le phénomène, la plus grande banque européenne réalise pas moins de 21 % de son activité dans des paradis fiscaux grâce à 170 filiales [2]." source

photo: le basket c'est bien aussi

populisme

Pour préparer le changement en 2012, on a besoin de vous.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Pour ne prendre qu’un seul exemple, il y a bien peu de chances que le mot d’ordre Volem viure al païs, qui fut, comme on l’a peut-être oublié, l’étendard des paysans du Larzac, soit désormais perçu par un jeune téléspectateur autrement que comme un appel Poujadiste à rejoindre la bête immonde.

Pour comprendre comment on a pu en arriver là, il est donc nécessaire de rappeler quelques faits.  C’est en 1983-1984 –comme on le sait- que la Gauche française dut officiellement renoncer  (car, dans la pratique, ce renoncement lui était, depuis longtemps, consubstantiel) à présenter la rupture avec le capitalisme comme l’axe fondamental de son programme politique. C’est donc à la même époque qu’elle se retrouva dans la difficile obligation intellectuelle d’inventer, à l’usage des électeurs, et tout particulièrement de la jeunesse, un idéal de substitution à la fois plausible et compatible avec la mondialisation, maintenant célébrée, du libre-échange.

Ce sera, on le sait, la célèbre lutte contre le racisme, l’intolérance et toutes les formes d’exclusion, lutte nécéssitant, bien sûr, parallèlement à la création sur ordre de diverses organisations antiracistes, la construction méthodique des conditions politiques (par exemple, l’institution, le temps d’un scrutin, du système proportionnel) destinées à permettre l’indispensable installation  d’un « Front National » dans le nouveau paysage politique.

C’est donc précisément dans cette période très trouble et très curieuse –pour tout dire très Mitterrandienne- que les médias officiels furent amenés progressivement à donner au mot de populisme- qui appartenait jusque là à une tradition révolutionnaire estimable- le sens qui est désormais le sien sous le règne de la pensée unique."

JC Michéa, L’enseignement de l’ignorance, Climats 2000.

podcast

22/11/2014

ethnomasochisme ordinaire

IMAGES-NCMB-1160x773-6.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"La relève c'est nous", un documentaire produit et réalisé par l’association Studio Pietroprod, La relève c nous est un regard positif sur les jeunes et le quartier du Banlay. 

***************************************************************

"L’ethnomasochisme s’apparente à la honte et à la haine de soi. C’est une psychopathologie collective, provoquée par un long travail de propagande en faveur d’une prétendue culpabilité fondamentale des peuples européens face aux autres, dont ils seraient les « oppresseurs ». Il faudrait donc se repentir et « payer la dette ». Ce travail de repentance, véritable imposture historique, est entamé aussi bien par les Eglises que par les Etats européens.

L’ethnomasochisme est aussi à la base des politiques anti-natalistes qui visent subrepticement à limiter la reproduction des populations européennes. Implicitement, il s’assimile donc à un « auto-racisme ». L’homme européen serait frappé par un péché originel, une tare raciale intrinsèque, il serait coupable d’être ce qu’il est.

L’ethnomasochisme provoque l’apologie systématique du métissage et du cosmopolitisme. Curieusement, il dénie aux Européens l’idée d’identité ethnique mais l’accorde aux autres. Les Européens ont le devoir de se diluer, mais pas les autres, pas les Africains, par exemple. L’ethnomasochisme est le pendant de la xénophilie (l’amour et la survalorisation de l’étranger, de « l’autre »). Il s’apparente à un ethno-suicide.

Dans l’histoire, l’ethnomasochisme n’est pas nouveau ; il fut le symptôme des peuples las de vivre et de se perpétuer ; des peuples vieillissants qui passent le relais à d’autres. Les élites européennes sont atteintes de cette maladie collective. Cette dernière explique le laxisme envers la colonisation migratoire et l’idée selon laquelle nous aurions à la fois le devoir et le besoin d’accueillir les nouveaux occupants."

Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons – manifeste de la Résistance européenne

 **********************************************************************************

"L'affiche montre des personnes de couleur noire en disant : la relève c'est nous. C'est une provocation", a réagi l’élu FN. "Si on avait mis que des Blancs sur cette affiche, on aurait dû faire machine arrière", a-t-il-poursuivi. Le maire (sans étiquette), Denis Thuriot, a aussitôt condamné ces propos :"Je ne vois pas le caractère provocateur de cette affiche. Je n'y vois pas des personnes d'une couleur ou d'une autre, simplement les jeunes qui ont fait ce film", a-t-il-rétorqué. source

En fait les deux ont raison: l'élu FN qui garde une conscience identitaire dit vrai quand il pointe le remplacement démographique et l'ethnomasochisme ordinaire -inconscient ou pas- du système. Le maire "sans étiquette" aussi (qui ne voit même plus les couleurs de peau, bel aveu), en bon libéral, qui ne voit que des êtres hors sol, désaffiliés, de bons consommateurs armés de droits mais sans la moindre verticalité ethno-culturelle. 

19/11/2014

cohérence ordinaire

!.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Deux adolescentes qui se rendaient à leur collège depuis la rentrée en portant la coiffe alsacienne sur les cheveux, ont été exclues de leur collège à Metz le 06 novembre 2014. Le conseil de discipline de l'établissement a estimé que le "port de la coiffe constituait un signe d'appartenance identitaire incompatible avec les valeurs de neutralité du service public." Faits et Documents 15-30/11/2014

"Lundi 21 octobre, Najat-Vallaud Belkacem, la ministre de l'Éducation nationale, a souhaité que les mamans accompagnant des sorties scolaires puissent, si elles le souhaitent, porter le voile. " Le plus-nouvelobs

17/11/2014

twenty five years fighting

Dekkers, un boxeur hors du commun. RIP

no miracle at all

b1b145a9c5f6c59cb36504784fc84f94.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(...) Il est amusant de voir qu'en Occident, ce sont les opposants les plus farouches à toutes ces pratiques [PMA, GPA, mariage gay, etc.] qui comptent parmi les partisans les plus acharnés de Poutine et son régime. Ils sont en fait victimes du pan de l'entreprise de subversion globale dirigée vers les milieux chrétiens conservateurs occidentaux. Poutine y est présenté comme le champion des valeurs familiales et chrétiennes, et la Russie comme étant à la tête d'un mouvement de résistance globale contre "le nouveau totalitarisme libéral anti-chrétien du politiquement correct, de l'idéologie du genre, de la censure des mass-média et des dogmes néo-marxistes". J'avais dans un billet précédent parlé de cette entreprise de subversion à l'échelle mondiale, que j'avais qualifiée de Cathomintern. On retrouve d'ailleurs le même mécanisme chez ceux qui croient voir dans la Russie un recours à l'Union Européenne, un modèle économique alternatif, alors qu'y règne en fait le plus brutal des capitalismes, et que, de l'aveu même de Poutine, son Union Eurasiatique est calqué sur le modèle de l'UE..."

symmaque