21.11.2009
tout va bien
(…) Des banques centrales qui continuent à approvisionner les marchés financiers en liquidités en espérant qu'à un moment donné, cet immense effort quantitatif provoquera un saut qualitatif vers l'économie réelle. Prétendant toujours que la crise ne reflète pas un problème d'insolvabilité généralisée des banques, des consommateurs, des organismes publics et de nombre d'entreprises, en particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ils attendent Godot en créant les conditions d'une forte inflation et d'un effondrement de leurs monnaies respectives et de leurs finances publiques.
Des Etats, assumant sans sourciller toutes les fautes des banques et suivant néanmoins encore et toujours les conseils des banquiers, qui se sont donc endettés d'abord au-delà du raisonnable, puis au-delà du supportable, et qui aujourd'hui s'apprêtent à couper drastiquement les dépenses publiques (10) tout en augmentant fortement les impôts, afin d'essayer d'éviter la banqueroute (11).
Des « zombies économiques » (12), privés ou publics, qui composent désormais une part considérable des économies occidentales et chinoises : Etats en cessation de paiement objective (comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis) mais que personne techniquement ne déclare comme tels, entreprises en faillite mais qui continuent à opérer comme si de rien n'était pour éviter un chômage encore plus massif (13), banques insolvables (14) pour lesquelles on modifie les règles comptables et qu'on fait grossir pour mieux cacher leurs actifs désormais sans valeurs, afin de repousser à plus tard leur inévitable implosion (15).
Des marchés financiers qui nourrissent leur hausse des liquidités offertes gracieusement par les banques centrales (16) soucieuses de redonner au consommateur/boursier le sentiment de richesse afin qu'il recommence à être lui-même et à consommer massivement alors que toutes les catégories d'actifs (17), comme l'or par exemple, sont également en hausse (et souvent encore plus forte), signe d'une inflation déjà bien vigoureuse.
Des chômeurs qui s'accumulent par dizaines de millions dans et hors les statistiques officielles, garantie d'une année 2010 socialement brutale et commercialement placée sous le signe du protectionnisme pour la sauvegarde de l'emploi (via des barrières tarifaires, environnementales ou sanitaires, ou via de simples dévaluations compétitives), tandis que les gouvernements se demandent combien de temps ils vont pouvoir encore assumer le coût global de l'indemnisation de ce chômage massif, sans aucune reprise à l'horizon (18).
LEAP/E2020 avait écrit en Février et Mars 2009 que sans une refonte complète du système monétaire international avant l'été 2009, le monde s'orienterait inéluctablement vers cette situation de dislocation géopolitique globale, sorte de « très grande dépression » à l'échelle planétaire, centrée sur l'effondrement du pilier américain du monde d'hier. Nous y sommes (19). Derrière les chiffres qui, même trafiqués (20), ne parviennent plus à cacher la détérioration de la situation économique et sociale mondiale, et la continuation de la descente aux enfers de l'économie et de la société américaine, c'est cette réalité qui se profile clairement maintenant et qui deviendra une évidence pour tous d'ici le début du second trimestre 2010. Dans ce GEAB N°39, notre équipe essaie, comme chaque mois, d'anticiper ces principales évolutions afin que chacun, personnellement ou dans ses fonctions, puisse au mieux se préparer au contexte très difficile de l'année 2010 : l'année où les recettes du monde d'hier montrèrent définitivement leur inefficacité pour enrayer la crise systémique globale.
11:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : leap
régénération sociale
Spectacle identitaire délocalisé...
« Le ministre de l’immigration Eric Besson vient de lancer un « grand débat » sur l’identité nationale. Pour ce faire, il a lancé un site ou tout un chacun peur théoriquement s’exprimer. Mais sur 14 000 contributions envoyées les trois premiers jours, à peine 900 ont été mises en ligne. Etrangement, c’est la société SQLI qui a crée le site et le modère. Son fondateur et PDG est Yahya El Mir qui se définit comme un « patriote marocain ». Celui-ci est spécialisé dans la délocalisation des services informatiques au Maroc et l’on peut légitimement se demander si la censure –massive- des commentaires [des contributions à ce « débat », en fait] n’est pas effectuée au Maroc, par des Marocains. (Source : Faits et documents 15-30/11/09)
Apprentis sorciers et ingénierie sociale…
« Andrew Neather, qui rédigeait les discours de Tony Blair, Jack Straw et David Blunkett, a fait une révélation de taille, dans l’émission Question Time de la BBC. Il a en effet dévoilé que l’énorme augmentation de l’immigration durant la dernière décennie était une politique délibérée et organisée par les Travaillistes afin de modifier la constitution ethnique de la Grande Bretagne : « Outre les besoins du marché du travail, il y avait également une motivation « politique » derrière la politique d’immigration. [Les ministres entendaient] mettre le nez des conservateurs dans la diversité ». Cet apparatchik de premier rang a précisé que les dirigeants travaillistes avaient opéré secrètement, craignant que cette politique ne perturbe « la classe ouvrière qui est son vivier électoral ». Les vraies raisons, qui figuraient dans les premières versions du rapport Performance and Innovation Unit, rédigé par Downing street, ont été supprimées dans la version finale du document afin de ne pas révéler cette politique délibérée et organisée. Selon lui, « l’immigration de masse était pour le gouvernement le moyen de rendre le Royaume Uni totalement multiculturel. Cette politique délibérée a duré de 200 au moins jusqu’au mois de mai 2008, date à laquelle on a mis en place le nouveau système de points.» Ce qui a entraîné l’arrivée, selon le think tank Migration Watch, de plus de trois millions de nouveaux immigrés. » (Source : Faits et documents 15-30/11/09)
Etonnant comment cette entreprise, idéologique et coercitive, de régénération de peuples entiers, à leur insu et pour leur « bien », rappelle celle des révolutionnaires Français les plus « intransigeants », comme Fouché (dit le « mitrailleur de Lyon »…): « Le peuple Français ne veut pas plus d’une demi instruction que d’une demi liberté ; il veut être régénéré tout entier, comme un nouvel être sorti des mains de la nature ». (Nature humaine et Révolution Française, Xavier Martin)
20.11.2009
miséricorde
Aperçu de la vie édifiante du beau modèle...(ma contribultion au dialogue multiculturel)
23:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mahomet, beau modèle, coran, islam
19.11.2009
une vie semblable
« Je suis souvent étonné que des hommes qui se vantent de professer la religion chrétienne, c’est-à-dire l’amour, la joie, la paix, la maîtrise de soi-même et la bonne foi envers tous, rivalisent d’iniquité et exercent quotidiennement la haine la plus violente les uns contre les autres, de sorte qu’on reconnaît la foi de chacun par cette haine et cette iniquité plutôt que par les autres sentiments. Les choses en sont maintenant venues au point que l’on ne peut reconnaître si quelqu’un est chrétien, turc, juif ou païen, si ce n’est par l’aspect extérieur du corps et par le vêtement, et en sachant quelle Eglise il fréquente, à quelle opinion il se range, dans les mains de quel maître il jure. Pour le reste, ils mènent tous une vie semblable. » Spinoza, Préface au Tractatus Théologico-politicus.
Remplaçons « religion chrétienne » par antifascisme et anti racisme, « aspect extérieur du corps et du vêtement » par nature du tatouage ou du piercing et type d’uniforme habituellement porté (roller, rappeur, raver, etc.), « quelle Eglise il fréquente » par quel tabloïd il lit (Libération, Les Inrocks, Nova magazine) ou par quelle musique il écoute (Manu chao, Zebda, Noir désir) et je pense que nous tiendrons là une assez bonne description des formes contemporaines du Problème de Spinoza.
Jean claude Michéa, Orwell éducateur, 2003.
23:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : spinoza, michéa, église, chrétien
atome et abiotique
21:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bombe atomique
18.11.2009
bourreau, fais ton office! (II)
« (…) Une écrivaine de cette envergure doit être au moins l’égale de Mme de Sévigné ou de Mme de Lafayette ou même la meuf à Dieu soi-même pour s’autoriser des jugements aussi péremptoires. Lisons ceci : «Et celui qui l'accueillit ou qui parut comme fortuitement sur le seuil de sa grande maison de béton, dans une intensité de lumière soudain si forte que son corps vêtu de clair paraissait la produire et la répandre lui-même, cet homme qui se tenait là, petit, alourdi, diffusant un éclat blanc comme une ampoule au néon, cet homme surgi au seuil de sa maison démesurée n'avait plus rien, se dit aussitôt Norah, de sa superbe, de sa stature, de sa jeunesse auparavant si mystérieusement constante qu'elle semblait impérissable». C’est la première phrase des trois nouvelles réunies en un «roman». La conjonction de coordination «et», placée au début du roman, est censée coordonner, elle ne coordonne rien. Elle est retournée ou subvertie, mise cul par-dessus tête. Cela a dû paraître aux grands vieillards et vieillardes de chez Drouant du dernier chic ou comme le comble de l’audace grammaticale. C’était moderne ou audacieux chez Flaubert ou chez Joyce ou chez Faulkner, il y a un siècle ou un siècle et demi. Aujourd’hui, répété par des centaines d’écrivains et d’écrivaines, d’auteurs et d’auteures, de scripteurs et de scripteuses, de goncoureurs et de goncoureuses, c’est du psittacisme. Le premier qui a comparé la femme à une rose ou l’amour à une flamme était un poète; le millième ou le dix-millième est un imbécile. La modernité de ces Trois Femmes puissantes, bien terne, pâle, palichonne, faiblarde, sent le moisi, le renfermé, le rance. Ce n’est pas, comme chez Balzac, de l’odeur de pension, mais du remugle de pensionnat de jeunes filles. Le vocabulaire est de la même eau stagnante. Lisons ceci (début du troisième paragraphe) : «Il était là, nimbé de brillance froide, tombé sans doute sur le seuil de sa maison arrogante depuis la branche de quelque flamboyant dont le jardin était planté». «Il», c’est le père polygame et assassin. Laissons de côté l’inévitable nimbé qui fait joli, l’hypallage convenue (maison arrogante), la métaphore par synesthésie (brillance froide) recensée comme procédé de style depuis deux siècles, l’impossibilité physique de tomber de la branche d’un arbre sur le seuil de la maison (à quelques mètres devant la maison sans doute) et attardons-nous sur brillance. Voilà un mot qui en jette, surtout dans les salons de coiffure pour dames et dans les usines de fabrication de ces saloperies chimiques que sont les laques. (…) » suite
22:16 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : goncourt, ndiaye, auteure, imposture
17.11.2009
islamophobie
Petit rappel à l'usage des idiots utiles du dialogue multiculturel à sens unique...et en avant vers l'avenir radieux de la dhimmitude. Yes we can!
16.11.2009
pour des bulots, qu'on nous prend!
La crise est finie !
Nous dit on.
L'immobilier repart, la consommation aussi, les ventes itou, la crise bancaire ? Qué crise bancaire ? hein ?
Tout baigne. A part quelques chiens écrasés : les chômeurs et ceux qui vont le devenir.
Vous l'avez compris, on est en plein ralentissement de la chute. Pas encore dans un rebond. Après avoir tellement baissé, on attend le détonnateur d'une autre phase de crise.
Le fin mot, c'est que la finance essaie de desserrer la contrainte étatique, si légère soit elle, qui s'abat sur elle.
Il faut donc pouvoir lever des capitaux et renvoyer l'état. Cela durera ce que dure les roses, mais il faut bien faire croire que les affaires repartent.
Bien sûr, on voit, là aussi l'aveuglement complet.
Croire que ramasser quelques milliards pris à des gogos (s'il en reste) suffira à rétablir une situation solide dans une contexte d'effondrement, c'est risible.
La vraie marque de la situation, c'est le déficit budgétaire US : 192.3 milliards de $ en un mois aux USA, 29.9 milliards d'euros en France en deux mois.
Amélioration, nous dit on : dernier exemple en date, les exportations chinoises chutent toujours, mais moins. Au lieu de 25 % en Février, la dégringolade n'est plus que de 17 en mars 2009.
D'après les chiffres, l'excédent commercial passe de 4.84 milliards à 18.56. Et on nous pond un + 41.2 %. Or, 18.56, ramené à 4.84, cela donne + 283 %.
La crise du voisin nippon s'avére, elle, monumentale.
L'effondrement du déficit extérieur US, doublé à une hausse de son épargne intérieure, montre que la crise, au contraire, s'accélère.
Une consolidation dans l'ambiance générale de dégringolade, sans plus. Un effet de cliquet. En attendant un nouveau trou d'air.
Tous américains ? Non, tous islandais.
source, le blog de patrick Reymond.
23:54 Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick reymond
15.11.2009
lettre au cuistre Marcelle
(D’après Pierre Marcelle, l’un des chroniqueurs de Libération, la France est un pays totalement refermé sur lui-même et peuplé d’horribles fachos)
"Cher Pierre Marcelle,
Permettez-moi de vous faire part de mon immense admiration! Comment faites-vous pour continuer à vivre dans un pays totalement fermé et majoritairement peuplé de fachos ? Votre volonté exemplaire de lutte contre la bête immonde est impressionnante…
J’ai voulu vérifier par moi-même vos douloureux témoignages et je me suis donc rendu dans votre malheureuse patrie (pardon, je voulais dire espace à vivre ultra ouvert de gauche, vous avez raison, c’est beaucoup plus progressiste et correct). Et voici : tout ce que vous dites correspond à la plus stricte vérité. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à un tel enfermement. C’est bien simple, je me suis promené à Paris, dans ses banlieues, puis dans la France entière : pas un seul noir, pas un seul arabe, pas un seul asiatique, pas un seul Röhm et encore moins de scandinaves. Rien. Strictement rien pour varier l’ordinaire paysage de cette pauvre France pâlichonne et rancie! On ne rencontre que ces horribles beaufs pétainistes à béret et baguette qui chantent la Marseillaise à tue tête dans les rues; c’est écœurant.
J’admire profondément les grands résistants de votre espèce. Il parait même que vous avez faillit renoncer à vos vacances de la Toussaint pour lutter contre le fascisme en écrivant une chronique de plus! Heureusement que Monsieur Joffrin, votre directeur, a réussit à vous persuader de renoncer à un tel sacrifice. C’est une horreur que les êtres merveilleusement bons de cette sublime gauche révolutionnaire que vous incarnez si bien soient désormais obligés de vivre dans la terreur quotidienne et la clandestinité. Le seul espoir est bien cette insurrection qui tarde à venir.
Il parait que Sarko et ses SS ont envoyé toute votre famille et tous les opposants en camps de concentration. La peine de mort a été rétablie. L’avortement, l’homosexualité et le blasphème sont interdits. Quiconque ose critiquer la religion est immédiatement trainé dans la boue et accusé de catholicophobie et de racisme. Les profs d’université signent massivement des pétitions contre leurs rares collègues qui osent parler du poids de la religion catholique sur les habitudes culturelles! Impossible d’émettre la moindre petite critique contre ces milliers de nouveaux dévots qui ne jurent que par Christ-Roi !
En banlieue, des bandes de jeunes gaulois fachos chassent l’homo et le juif en toute impunité. Ces jeunes fachoïdes se régalent de filer des torgnolles à leurs meufs afin de leur faire passer définitivement le goût du féminisme décadent et ils les obligent désormais à porter des cornettes de bonnes sœurs. Si elles refusent, ces malheureuses sont considérées comme des putes qui offensent le grand dieu des cathos. La grande mode est d’arborer des chiens-loups féroces sans muselière pour intimider le démocrate et de rouler à fond la caisse en écoutant des chants patriotiques affublés de basses assourdissantes ! Christ-Roi : ils n’ont que ce mot à la bouche et ils réclament à grand bruit des salles de prières même dans la moindre petite entreprise. Fachos, nationalistes et cathos : l’horreur est là, sous nos yeux et certains font semblant de ne rien voir !
Une seule solution s’impose à vous : l’exil. Oui mais où ? Très bonne question… Toute l’Europe est devenue facho car elle vote à droite. Même les hollandais oublient leur légendaire tolérance. L’Amérique ? C’est plein de bushistes. Le Venezuela de Chavez ? Vous ne parlez pas l’espagnol… Dommage. J’ai une idée : vous devriez demander l’asile politique en Algérie. Ce serait génial, vous pourriez enfin mettre réellement votre tiers-mondisme viscéral au service des ex-colonisés ! De plus, l’ouverture et la tolérance de ce pays sont réputées dans le monde entier. Vous verrez, il n’y a pas tant d’islamistes que çà : un peu plus d’une personne sur deux c’est tout à fait acceptable comparé au fascisme massif des français. D’ailleurs, si j’en crois vos chroniques, l’idéologie de l’intégrisme islamiste n’a pas l’air de vous inquiéter car, contrairement aux propos du Pape, vous n’en parlez strictement jamais. Cela ne vous posera donc pas de problème particulier de vivre au milieu des électeurs du FIS.
Je me permets cependant de vous prodiguer un petit conseil d’ami car vous avez déjà assez d’ennuis comme ça: je sais que votre pêché mignon consiste à siffler les hymnes nationaux (on ne se refait pas). Abstenez-vous toutefois de siffler trop bruyamment l’hymne national algérien car j’ai ouïe dire que les jeunes de votre nouveau pays d’accueil n’apprécieraient pas vraiment ce genre de petites plaisanteries. J’attends avec impatience votre appel d’Alger. Un nouvel appel du 18 juin pour sauver la France (oh pardon, je voulais dire : pour sauver l’espace ludiquo-libertaire indéterminé et ouvert à la terre entière)"
bien à vous.
15:10 Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libération, pierre marcelle
soldat de Marmara (rediff)
C’est rare que je me souvienne d’un rêve, que je m’éveille avec un visage, une voix, une situation précise. J’avais raconté celui de la barmaid de Drumheller tantôt…
Ce matin je me suis levé avec le visage d’un homme mort depuis plus de 15 ans : celui d’un vieux paysan, salopette en drap bleu, casquette, sabots, chemise à carreau et lunettes le soir pour les nouvelles, chez qui j’allais chercher le lait les soirs d’hiver. Et parfois traire dans l’étable avec son fils, au cul des vaches, dans l’odeur de foin qu’on faisait tomber de l’étage et de bouse fraîche…Un brave homme, simple, une force de la nature, avec lequel j’échangeais quelques banalités, manière de causer (le propre du citadin à la campagne: le silence des paysans est inconfortable, dérangeant). Il était marié à la femme-debout: une femme que je n'ai jamais vue assise avec les hommes. Toujours debout pour servir les hommes à table; pour l'apéro (ratafia et biscuits secs) ou pour le repas des vendanges.
J’imaginais assez bien que cet homme n’avait jamais dépassé les limites du canton et ne connaissait du monde que ce qu’il en lisait dans les journaux ou regardait à la télé. Un soir d’hiver, il y a plus de 15 ans, peu avant qu’il ne meure à l’hospice local, et alors que je partais à l’armée, cet homme m’avait raconté qu’il avait fait la guerre de 14 dans le corps expéditionnaire des Dardanelles, qu’il avait débarqué à Kumkale puis combattu à Gallipoli, avant d’être évacué devant le désastre de la campagne. Ce paysan Corrézien avait vu et vécu des choses incroyables : des centaines d'hommes mourir devant lui, atrocement mutilés, des cuirassiers coulés par les mines, des hommes mourir de dysenterie et mangés par les rats, l’horreur de la guerre, la misère de l’homme qui meurt loin des siens et sans sépulture. Puis il avait passé quelques mois prés d’Arras, dans les tranchées, avant d’être blessé et réformé. Retour à la ferme et aux travaux des champs. Une parenthèse extraordinaire et terrifiante. Ce paysan à casquette derrière ses bestiaux s’était métamorphosé définitivement dans mon esprit en soldat de Marmara. Désormais assis prés de la fenêtre, dans son fauteuil contre le radiateur et prés du feu (été comme hiver), charentaises aux pieds, la Dépèche dans les mains, se levant et enlevant sa casquette pour saluer le gamin que j’étais.
09:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marmara, paysan, soldat
14.11.2009
vivrensemble
Une femme seule frappée par trois mastards divers à capuche pas avares de coups de pieds dans la gueule, un mec divers se promenant cet aprés midi une machette à la main en plein Champ de Mars...
Va falloir à nos sociologues d'Etat des trésors de casuistique pour réhabiliter cette frange la plus visible ce le lumpen prolétariat moderne.
Plus significatif encore (si cela est possible), TF1, navire amiral des média aux ordres, ouvre son JT de 20h ce soir sur cette horde de blacks en train de bolosser une fille (cf ci contre) alors qu'il leur avait fallu une semaine pour évoquer de façon allusive les même bandes de blacks et rebeus étrillant les guignols de la technoparade...mmmh ça sent les élections, non?
Spectacle bien rodé, on peut faire rentrer les kapos dans leurs bouges.
21:29 Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vivrensemble, racailles, divers, paris, mailorama
bourreau, fais ton office!
« Va falloir que les Français arrêtent d’être raciaux ou racistes »
« On est un pays du métissage »
« Aller travailler en Afrique »
« Accueillir mieux les étudiants africains »
« Yade symbole de la France de demain : une nouvelle civilisation afro européenne »
Ad lib.
Je crois vraiment que les Français, qui sont un peuple parmi les plus accueillants et les plus généreux du monde, vont, un jour, en avoir marre d’être constamment traités de racistes ou de salauds et pourraient bien enduire de goudron et de plumes ce genre de cuistre insignifiant ou un ses épigones Woltoneux !
Une chose qui ne laisse de m’étonner dans le jargon bien pensant de ces têtes plates de pseudo experts et communicants germanopratins est la double référence constante, d’une part, à un anti racisme dogmatique, d’autre part, au culte du métissage (pas seulement des cultures mais avant tout des couleurs de peau : « café au lait » dixit Probst). Au fond, il me semble que ce genre de petit clerc sans importance est littéralement obsédé par la couleur de la peau et possédé par un ethno masochisme fanatique à l’encontre des peuples européens mais préférerais se faire écorcher vif plutôt que de l’admettre.
Enfin, en quoi Rama Yade devrait-elle être le symbole de la France de demain? Quelles sont les qualités exceptionnelles, les mérites particuliers de cette fille pour qu’elle soit donnée en exemple à tous et devienne le symbole de notre avenir collectif ? A mon avis RIEN sinon sa couleur de peau. Pathétique.
14:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : probst, chiraquie, crétin, civilisation afro européenne, métissage
12.11.2009
Dekkers/Cesar
Combat magnifique de boxe Thaï avec deux boxeurs exceptionels. Dekkers impeccable, des kicks dévastateurs et du punch à revendre. César courageux ++, incapable de sortir sa boxe efficace habituelle, intoxiqué par l'avalanche de coups du Hollandais. Tombant à terre, compté deux fois, se relevant...KO. Deux vrais boxeurs, un trés beau combat. Enjoy.
21:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ramon dekkers, joel cesars
11.11.2009
populisme
« Il faut toujours rappeler qu’il y a peu de temps encore, le terme de « populisme » était employé de façon tout à fait positive pour désigner certains mouvements révolutionnaires issus des traditions russes et américaines de la deuxième moitié du XIXème siècle. Ce n’est que depuis quelques années que Le Monde et les autres médias officiels se sont employés, avec beaucoup de cynisme, à conférer à ce terme (en lui-même irréprochable pour un démocrate) le sens infâmant qui est maintenant le sien) ; cela à seule fin, bien sûr, de pouvoir diaboliser comme « fasciste » ou « réactionnaire » toute inquiétude ou perplexité du peuple à l’endroit des décisions qui modifient sa vie, et que prend l’oligarchie régnante dans le silence de ses bureaux, après consultation de ses prétendus « experts ».
Jean Claude Michéa, Les intellectuels, le peuple et le ballon rond, Climats 1998.
22:13 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : populisme, michéa
racaille en col blanc
" Monsieur le Sénateur Maire,
“C’est la dignité, le respect des valeurs de la République que de permettre à des gens de pratiquer leur culte”, dites-vous pour justifier l’autorisation de la grande Mosquée de Marseille.
Vous n’êtes pas sans savoir, osons-nous le supposer, que la religion musulmane n’est pas seulement un culte, mais aussi une doctrine sociale et politique, et qu’en lui donnant un lieu de culte, vous donnez aussi une place forte, une citadelle à cette doctrine sociale et politique, dont l’institutionnalisation ne peut être qu’un premier pas pour les visées hégémoniques qui lui sont inhérentes.
Que proposez-vous pour éviter le passage ambitionné de l’institution d’un culte à l’activité sociale et politique en vue de cette hégémonie ? Rien probablement.
Vous n’êtes pas sans savoir que cette doctrine dénonce les libertés républicaines au nom de la loi musulmane, et que la liberté religieuse dont fait partie la liberté de culte que vous octroyez si généreusement, est proscrite et châtiée dans l’islam.
Quel est le sort du musulman apostat, seul terme pour désigner celui qui se convertit à une autre religion ? C’est souvent la mort, en tout cas l’exclusion, vous le savez Monsieur Gaudin. Quelles garanties avez-vous prises en donnant de tels gages à des adversaires acharnés de la laïcité, des libertés fondamentales, de l’égalité entre les uns et les autres ? Aucune, probablement.
Il faudrait accepter le culte au nom de nos valeurs, et refuser la doctrine sociale et politique, liée à ce culte, au nom de ces mêmes valeurs. Le faites-vous ? Non, Monsieur Gaudin. Monsieur le Sénateur-Maire, vous bradez nos valeurs, vous bradez notre histoire et nos combats."
(Yolande de Crussol, Maître de conférences, Département d’Etudes Arabes de l’Université Lille 3, Marie-Thérèse Urvoy, Professeur d’Islamologie, Institut Catholique de Toulouse, Dominique Urvoy, Professeur des Universités, Département d’Etudes Arabes de l’Université Toulouse le Mirail)A la suite de la décision de la mairie de Marseille de construire l’une des plus grandes mosquées de France (alors que la ville en compte déjà plus de 60 !), trois universitaires français, spécialistes du monde arabe et de l’islam, ont envoyé le 03 août 2007 la lettre ci-dessus à Jean-Claude Gaudin, maire de la ville et dhimmi d’or 2009.
Gaudin, cette racaille pseudo républicaine en col blanc, fait partie de cette cohorte de personnages politiques de premier plan, qui croient, dans le meilleur des cas, que l’islam puisse être soluble dans les valeurs républicaines et que puisse naître un « islam de France » respectueux des codes culturels autochtones (c'est-à-dire profondément étrangers à la doctrine sociale et politique islamique), et, dans le pire des cas, instrumentalisent l’immigration musulmane communautaire consciente de son poids électoral croissant, en sachant pertinemment que cet « islam de France » n’est qu’un hochet spectaculaire destiné à faire croire aux gogos progressistes et bien pensants que l’islam puisse devenir en quelques décades ce qu’il n’est pas depuis quatorze siècles…
Très logiquement, pour venir vivre dans nos contrées parfumées, il ne devrait y avoir que deux solutions :
1-s’intégrer à la culture autochtone dominante, c’est-à-dire devenir français/européen, c’est-à-dire encore un processus d’acculturation, forcément douloureux car consistant à se déprendre –en partie ou en totalité- de sa culture d’origine au profit de la culture indigène (qui n’est pas celle de ces pseudo « indigènes de la république » chers à nos médias et qui sont bien des allogènes),
2-s’insérer, c’est-à-dire s’engager à respecter les codes culturels autochtones de façon à ne pas choquer ceux qui sont déjà là et à ne pas troubler la paix civile. Ou encore à ne pas pourrir le paysage en se baladant torchonnée (un peu comme ces touristes occidentaux qui se baladent à poils ou presque en terre étrangère au grand dam des locaux). L’insertion comme un sas, un premier pas, respectueux, vers cette culture d’accueil, chacun étant libre de ne pas entrer dans le processus d’acculturation (rester un étranger en terre occidentale, respectueux des mœurs autochtones), ou de rester, désirant s’intégrer, c’est-à-dire devenir un occidental en terre d’occident.
Il n’y a pas de troisième voie acceptable. Celle de Gaudin et de ses épigones progressistes libéraux (de « gauche » comme de « droite ») consiste à croire (ou faire semblant de) qu’une immigration massive de personnes profondément étrangères aux codes culturels de ce pays, puisse déboucher sur autre chose qu’une communautarisation accélérée et une cascade d’ « accommodements raisonnables » (cf photo ci-dessous) conduisant à détricoter l’architecture politique, sociale, juridique et éthique de ce pays. Déculturation et balkanisation.
Mais, en fin de compte, je me demande si le sieur Gaudin, si emblématique de la modernité qu’il soit (c’est-à-dire haïssable), n’est pas très cohérent avec lui-même et en phase avec l’esprit de l’époque et du monde ; Michéa montre, à mon avis de façon crédible, combien, désormais, nos sociétés occidentales ne sont plus organisées qu’autour d’un grand marché, censé apaiser les mœurs (le doux commerce) et d’une enveloppe juridique censée garantir à chacun la maximisation de ses droits individuels. Combien dans l'esprit de nos modernes, un code culturel sociétal normatif est devenu haïssable...Combien l’Etat, axiologiquement neutre à dessein, ne devrait plus imposer aucune valeur commune normatives. Combien le monde que j'aime (un plurivers de cultures singulières et parfois antagonistes et irréductibles) se situe aux antipodes de la vision Babelienne de nos élites (par défaut). Brasilia mon amour..
Dés lors que l’on ne considère les hommes que comme des électrons/consommateurs libres de toute appartenance culturelle, religieuse, philosophique, etc., et seulement préoccupés de leurs meilleur intérêt et du respect de leurs droits individuels inaliénables, comment défendre une culture dominante séculaire (ce pays n’est pas né en 1789…), des paysages, une tradition, des usages, des modes de vie singuliers, une certaine vision de la femme, de l’éducation, etc. ? Impossible.
Bonne illustration de ceci avec l'horrible Aubry qui déclarait tout récemment: «Nous pensons que l'identité de la France n'est pas ethnique, pas religieuse, pas culturelle» mais «c'est l'appartenance à des valeurs communes». Le problème est que la cuistrissime Aubry n'a pas jugé bon de détailler ces fameuses "valeurs communes" qui, me semble-t-il doivent se résumer aux mantras ordinaires bien pensantes récupérées par le marché, c'est-à-dire: "tolérance, vivrensemble et métissage"...
Reste à savoir si ces hommes et ces femmes appartenant à des civilisations traditionnelles (comme la notre il n’y a pas très longtemps) sauront devenir de bons occidentaux, c’est-à-dire de bons consommateurs procéduriers prompts à faire valoir leurs droits, ou si ce rêve moderne libéral, consumériste et légaliste, se fracassera sur la réalité des cultures et des communautés, c’est-à-dire, souvent, leur antagonisme irréductible.
Par ailleurs, comprendre la "pensée" de nos modernes permet de mesurer le degré de sincérité de ceux-ci lorsqu'ils lancent je ne sais quel débat national sur l'identité de ce pays...
12:50 Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, gaudin, mosquée, occident, michéa
10.11.2009
called to God
00:33 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : keitel, bad lieutenant
09.11.2009
mur rouge (rediff)
Par hasard, j’ai écouté ce jour la fin d’une émission de France Culture, « Du grain à moudre », souvent intéressante d’ailleurs, et consacrée à JF Revel récemment disparu, à travers le livre hommage qu’ a écrit Pierre Boncenne (Pour JF Revel, 2006).
J’ai suivi avec plaisir la discussion entre Besançon, Sirinelli et Boncenne, malheureusement parasitée par les péroraisons de Julliard. Revel, présenté à tort par la clique progressiste médiatico politique comme anticommuniste primaire (parlerait-on d'"anti fascisme primaire"?), était un érudit et un intellectuel de premier plan dont la constance de l’engagement antitotalitaire, dans la lignée de Raymond Aron, mérite le respect.
J’ai repensé à ce petit livre indispensable retraçant la correspondance entre Furet et Nolte (Fascisme et communisme, 1997) au sujet de la proximité idéologique des deux phénomènes totalitaires. Cette proximité, défendue par Revel dans nombre de ses ouvrages, mais aussi par Alain Besançon (Le malheur du siècle) constitue toujours un tabou en France et explique sans doute en partie la haine tenace et l’ostracisme dont il fut l’objet, sa vie durant et même après sa mort.
Sans doute parce qu’il existe un négationnisme procommuniste beaucoup plus hypocrite, plus efficace et plus diffus que le négationnisme pronazi, sommaire et groupusculaire, mais dont le comité de vigilance citoyen anti fasciste nous rebat les oreilles à longueur de journée, la danger étant bien sur majeur.
L’organisation de la non repentance à l’égard du communisme aura été la principale activité politique de l’ultime décennie du siècle, comme l’organisation de sa non connaissance aura été celle des sept décennies antérieures.
Le succès périodique du négationnisme procommuniste donne à tout nouveau livre rétablissant certaines vérités, et en particulier esquissant le parallèle sacrilège entre communisme et nazisme, l’apparence de la découverte (Qu’on se rappelle le tollé de la gauche, y compris la gauche non communiste, après la sortie du « Livre noir du Communisme » et la sortie grotesque de Jospin à l’Assemblée...). Or on n’en finirait pas d’aligner les citations dés 1918 pour l’appréciation exacte du bolchevisme, et dés 1933 pour la comparaison entre les totalitarismes, ou figurent déjà des constats et des arguments sans appels, mais aussi sans grands résultats sur la reconnaissance des crimes communistes.
Dans son « Passé d’une illusion » (Robert Laffon, 1995), François Furet (ancien communiste lui même) consacre un long passage à l’historien Allemand Ernst Nolte, qui avait fait l’objet avant lui d’une condamnation sommaire en Allemagne et en Occident pour avoir théorisé cette comparaison interdite.
On se rappelle pourtant d’André Gide, écrivant dans son retentissant « Retour de l’URSS » : « Je doute qu’en aucun autre pays aujourd’hui, fut-ce l’Allemagne de Hitler, l’esprit sois moins libre, plus courbé, plus craintif, terrorisé qu ‘en URSS». Et le doyen respecté des historiens du fascisme, Renzo de Felice (plutôt de sensibilité socialiste d’ailleurs), déclarant en 1988 comparant Hitlérisme et communisme : « La vérité en conclusion est qu’il s’agit de phénomènes identiques ; Le totalitarisme caractérise et définit le Nazisme comme le communisme, sans aucune différence réelle ; peut-être l’ais-je dis avec brutalité, mais j’estime que le moment est venu de s’en tenir aux faits et de briser les mythes faux et inutiles. » (Actes du colloque « Le stalinisme dans la gauche Italienne », mars 1988)
Furet et Nolte évoquaient à la fin de leur correspondance la thèse de « l’inutilité du vrai », dont s’était déjà emparé Revel dans « La connaissance inutile » (Grasset, 1988). Alain Besançon dans son « Malheur du siècle », en s’interrogeant à son tour sur les raisons de « l’amnésie du communisme et de l’hypermnésie du nazisme », et s’il reconnaissait le caractère unique et incomparable de la Shoah, concluait que les différences entre les deux totalitarismes sont dans la nature des motivations et non dans le degré du mal.
Pour Revel, « Ce qui distingue le communisme du Nazisme, ce n’est pas le système du pouvoir, il est identique dans les deux cas. C’est que le premier est une utopie et non le second ; Lorsqu’ Hitler supprime la démocratie et crée des camps d’extermination, il réalise ses idées et tient ses promesses. Lorsque c’est Lénine qui le fait, il réalise le contraire de ses idées et trahit ses promesses. Mais il le nie au nom de l’avenir qu’il prétend radieux. L’utopie rend légitime la déconnexion entre les intentions et les actes » (Fin du siècle des ombres, Fayard)
C’est la le paradoxe de l’après communisme : pourquoi y a-t-il encore tant de « compagnons de route », alors qu’il n’y a plus de route ?
17:54 Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : communisme, totalitarisme, révisionnisme
08.11.2009
non, pas du tout!
10:14 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jorion
07.11.2009
what's up?
À Paris, un salon de la séparation et du divorce
Agnès Leclair
06/11/2009 | Mise à jour : 21:12 | Commentaires
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La tenue de cet événement est révélateur d'une nouvelle vision décomplexée du divorce .
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Drôle d'endroit pour une rupture. Programmé entre les rencontres philatéliques d'automne et une manifestation consacrée à l'art du nu et l'art du sport, le premier Salon de la séparation et du divorce ouvre ses portes aujourd'hui porte de Champerret à Paris. Son organisatrice, Brigitte Gaumet, a eu l'idée de cet événement après la médiatisation d'un salon sur le même thème à Vienne, en 2007.
La tenue de cet événement semble consacrer une nouvelle vision du divorce décomplexée. «Il y a quarante ans, le divorce était considéré comme une anomalie, un cataclysme. (…) source
Oh, oh ! A quand un salon pour « réussir son avortement » ou « faire de son suicide une fête » ?
ou la confluence -ordinaire- de la transgression "décomplexée" et du marketing festif (consommer son divorce?).
J’adore cette époque, indeed.
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« Sortant de la salle de prière, un homme nous interpelle: «Nous sommes de plus en plus nombreux et bientôt nous vous laverons le cerveau !» » source
Lord Sacks, le Grand Rabbin d’Angleterre, a déclaré mercredi soir au club de réflexion Theos: « L’Europe, du moins la population européenne de l’Europe, est en train de mourir. Cela fait partie des vérités qu’on ne peut pas dire aujourd’hui. Nous sommes en train de subir l’équivalent moral du changement climatique, et personne n’en parle. » source via FDS
Rien de neuf, quoi.
13:19 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : divorce, avortement, suicide
de la gauche moderne et de la caillera
« Dans la culture de gauche (ou encore progressiste, ou encore moderniste), toute porte fermée constitue, par définition, une provocation intolérable et un crime contre l’esprit humain. C’est donc, de ce point de vue, un impératif catégorique que d’ouvrir, et de laisser ouvertes, toutes les portes existantes (même si elles donnent sur la voie et que le train est en marche). Tel est, en dernière instance, le fondement métaphysique de cette peur panique d’interdire quoi que ce soit, qui définit un si grand nombre d’éducateurs et de parents, qui, pour leur confort intellectuel, tiennent à tout prix à « rester de gauche ». Il convient naturellement d’ajouter que, selon le circuit classique des compensations de l’inconscient, cette peur d’interdire se transforme assez vite en besoin forcené d’interdire (par la pétition, la pression de la rue, le recours au tribunal, etc.) tout ce qui n’est pas politiquement correct. On reconnaît ici la triste et contradictoire psychologie de ces nouvelles classes moyennes dont la Gauche moderne (une fois liquidé son enracinement populaire) est devenue le refuge politique de prédilection. »
« Si l’on parle, en effet, de l’intégration à une société, c’est-à-dire de la capacité pour un sujet de
s’inscrire aux différentes places que prescrit l’échange symbolique, il est clair que cette fraction modernisée du Lumpen n’est pas « intégrée », qu’elles que soient, par ailleurs, les raisons concrètes (familiales et autres) qui expliquent ce défaut d’intégration. S’il s’agit, en revanche, de l’intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci (elle a parfaitement assimilé les éloges que le Spectacle en propose quotidiennement) que ne le sont les populations indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l’exploitation à l’intérieur de ces quartiers expérimentaux que l’Etat lui a laissé en gérance. En assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet, de recycler, à l’usage des périphéries du système, la pratique et l’imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet. L’ambition de ses membres n’a, certes, jamais été d’être la négation en actes de l’Economie régnante. Ils n’aspirent, tout au contraire, qu’à devenir les golden boys des bas-fonds. »
JC Michéa, L’enseignement de l’ignorance, 1999.
00:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, michéa, progressiste, racaille, système, thune, chacal, bizness



