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04/07/2015

irénisme occidental

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"Parlons vrai:

- La vague migratoire africaine que subit actuellement l’Europe se fait par l’entonnoir libyen.

- Ce dernier fut créé par ceux qui déclenchèrent une guerre insensée contre le colonel Kadhafi qui avait fermé son littoral aux passeurs-esclavagistes.

- Face à la déferlante, les forces navales européennes recueillent les clandestins… pour les transporter jusqu’en Italie. La différence avec le prophétique Camp des Saints de Jean Raspail est que chez ce dernier, les migrants débarquaient en Europe alors qu’aujourd’hui ils y sont débarqués… pour y être installés.

- Les responsables de l’ectoplasme bruxellois ont comme seule préoccupation de répartir ces intrus dont les indigènes ne veulent pas entre les pays de l’UE, ne voyant pas qu’ils vont ainsi amplifier le phénomène en créant une pompe aspirante.

- Cette migration-peuplement est essentiellement la conséquence d’une démographie devenue folle qui tue l’Afrique à petit feu, lui interdit tout développement et exacerbe ses conflits[1].

- Or cette explosion démographique s’explique parce que les missionnaires, les religieuses soignantes, les médecins et les infirmiers coloniaux ont, hier, au nom de leur « amour des autres », délivré les Africains de la lèpre, de la rougeole, de la trypanosomiase, du choléra, de la variole, de la fièvre typhoïde ; cependant que les militaires les libéraient de l’esclavage arabo-musulman.

Résultat : en un siècle, la population du continent a presque été multipliée par 10. De 100 millions d’habitants en 1900, elle était passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à un milliard en 2014. Dans les années 2050 les Africains seront entre 2 et 3 milliards (dont 90% au sud du Sahara), puis 4,2 milliards en 2100 ; ils représenteront alors 1/3 de la population mondiale.

En 2050, 40% des naissances mondiales seront africaines[2], ce qui, ajouté à la baisse heureuse de la mortalité infantile en raison des campagnes de vaccination menées par les ONG et de l’annonce d’un prochain vaccin contre le paludisme, va conduire à un cataclysme encore plus destructeur que l’actuel.

Comment espérer alors que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d’enfants ? Un paradis où les hommes s’interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?

Désarmés par l’hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu’à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »…"

[1] Voir à ce sujet mon dernier livre Osons dire la vérité à l’Afrique. Le Rocher, 2015. [2] Unicef Afrique/Génération 2030. Août 2014, 68 pages.

B Lugan

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"Pourquoi la France ferme-t-elle sa frontière avec l'Italie, et pas la Suisse, dit le Collégien? D'abord la France ne ferme pas sa frontière, dit l'Ethnologue. Qu'est-ce que tu crois. Elle fait seulement semblant de la fermer. Elle le fait, parce qu'autrement il y aurait un risque: "l'insurrection qui vient". Ce risque est minime, pour autant il n'est pas inexistant. 1789 est dans toutes les têtes. Mais aussi 1830, 1848, 1871, 1944 (surtout). Elle le fait donc, mais sans plus. La Hongrie a voulu l'autre jour fermer sa frontière, elle a très vite été rappelée à l'ordre. En Suisse il en va différemment. Personne, en Suisse, ne s'est jamais révolté. Cela n'existe pas et n'a jamais existé. Sauf, peut-être, au tout début, au XIIIe siècle : il y a donc très longtemps. Depuis lors, les gens ont appris à se tenir tranquilles. Ils se montrent même d'une grande docilité. Régulièrement on les amuse avec des référendums, cela les rend plus dociles encore. Le risque d'insurrection n'existe donc pas, et donc aussi le gouvernement se sent moins gêné aux entournures. Il n'a pas en particulier besoin, comme en France, d'imaginer des mises en scène complexes, des dispositifs en trompe l'oeil, etc. Il lui arrive bien sûr de le faire (et même en permanence) mais plus pour montrer qu'il sait le faire (et surtout qu'il fait comme tout le monde: chose importante à notre époque), que par besoin réel ou nécessité. En l'occurrence, il ne l'a pas fait. Est-ce que j'ai répondu à ta question"

Eric Werner

27/06/2015

vivre ensemble (enfin)

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"Yassin Salhi « était un gamin calme, ce n’était pas un nerveux. C’était un plaisir de l’avoir à la mosquée, il était agréable », se souvient le président de la mosquée de Pontarlier, Nacer Benyahia, « très choqué » des faits reprochés au jeune homme. [...]" source

"Drapeaux islamistes et « Allahou Akbar » A Saint-Quentin-Fallavier, les pompiers ont bâché de noir la zone où la tête a été retrouvée pour la cacher des regards. Deux drapeaux islamistes étaient néanmoins visibles sur le grillage vert entourant le site, selon une journaliste de l’AFP, signe d’une probable mise en scène." Source

"Une équipe de pompiers, appelée en secours, a été accueillie par Yassin Salhi au cri de « Allahou Akbar » (Dieu est le plus grand), a poursuivi cette source proche du dossier." Source

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«  (…) Si l'Europe succombe, si notre civilisation disparaît, noyée par le chaos ethnique, envahie par la religion du désert, subordonnée à l'ordre imbécile et souvent criminel de la World Company américaine, nos colonisateurs n'auront pas à se réjouir. Ils nous auront colonisés et décérébrés, mais ils ne laisseront aucune trace dans l'histoire. Ils ne fonderont aucune civilisation durable, parce qu'ils n'en ont pas le talent historique. Ils ne laisseront que champs de ruines et désolation derrière eux. Ils auront scié la branche sur laquelle ils se sont assis. Sic transit gloria mundi.  Il faut que certaines choses soient dites. Pour les générations futures. Qu'au moins la postérité sache que certains savaient. Que notre génération n'était pas totalement lâche et stupide. Chaque peuple est solitaire face à son destin. Un peuple privé de ses dieux, parce qu'il les a bannis, n'a plus la force de se battre. Il n'ose plus faire couler le sang de ses ennemis, donc son propre sang ne coule plus en ses veines. Nous sommes issus d'une civilisation supérieure. Contre les censeurs et les intellectuels, il faut affirmer cette évidence.

Il faut se battre, se battre, toujours se battre - et d'abord contre soi-même - pour ne pas se laisser aller. C'est la leçon du Cid de Pierre Corneille. Il faut chasser le désespoir, l'affronter et, au final, le vaincre. L'horizon est noir, mais comme disait Hölderlin, c'est au plus profond de la nuit, c'est à la minuit du monde qu'on est sûr que le soleil se lèvera et que l'heure du matin se rapproche. L'essentiel est de garder son âme sereine Il faut puiser au fond du psychisme individuel et populaire, les gisements de forces de résistances et de reconquête. L'islam pense à long terme. Son objectif est d'écraser toute laïcité et de ne tolérer, tout en les soumettant et les opprimant, que les seules religions du Livre, les deux premières, la juive et la chrétienne totalement soumises à sa volonté.

C'est l'esprit bourgeois qu'il faut abolir. Cet esprit bourgeois qui désarme l'homme européen. Qui l'empêche de défendre ses femmes et ses enfants, qui le dévirilise. La tolérance, la commisération, la pitié pour l'Autre, le lointain ; l'indifférence pour ceux de son clan, pour ses proches : telle est la logique de l'esprit bourgeois, cette peste qu'il faut combattre selon l'ordre nietzschéen del'Umwertung, le “renversement de toutes les valeurs”. Notre poison intérieur est bel et bien l'individualisme matérialiste bourgeois, ce mélange de xénophilie abstraite et d'angoisse xénophobe et inavouée. Le bourgeois, surtout s'il se veut moderne et branché, signe des pétitions pour accueillir toujours plus de “sans-papiers” impunis, mais refuse d'inscrire ses enfants dans les écoles publiques trop denses en immigrés. Le bourgeois ne se préoccupe nullement du peuple auquel il appartient, son principal souci étant son enrichissement et sa sécurité personnels. Au cours du XXe siècle, il a même perdu le sens de la communauté familiale. Il n'a pas d'idées : ses idées ne sont que des affiches sociales, qui varient au gré des modes et de ses intérêts.

En ce sens, face à la colonisation de peuplement, à la défiguration de la civilisation européenne et de songermen, le bourgeois n'est pas concerné ; parce qu'elle ne l'atteint pas (encore) personnellement. La bourgeoisie ne pourra basculer que lorsque les désordres ethniques la toucheront directement et concrètement. En ce sens, la bourgeoisie est bien une masse molle, aisément manipulable et pusillanime, qui cède à toute force et se range toujours du côté du manche. Des minorités actives, surgies du peuple, peuvent la retourner en cas de crise. Une paupérisation économique comme une guerre civile seraient suffisantes pour disloquer l'esprit bourgeois.

Les docteurs de la foi mahométane, les élites musulmanes, prennent à juste titre les Européens pour de grands naïfs, incapables de déceler leur rouerie. Mais ils se trompent. Ils devraient se souvenir de la reconquista espagnole et du coup d'arrêt du Franc Charles Martel. Contre le sabre d'Allah, l'épée cruciforme des Croisés demeure dans son fourreau. Et la Croix du Christ se laisse desceller, tandis que les églises sont offertes et transformées en mosquées et qu'à Rome même, symbole s'il en est, on s'apprête à en construire une immense. S'abattra peut-être un jour la foudre de Zeus ou le Marteau de Thor. »

G Faye/ source


podcast

25/06/2015

des trains qui circulent

claude levi strauss,cultures,races,civilisations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quand le grand ethnologue allemand Kurt Unkel, mieux connu sous le nom de Nimuendaju que lui avaient conféré les Indiens du Brésil auxquels il a consacré sa vie, revenait dans les villages indigènes après un long séjour dans un centre civilisé, ses hôtes fondaient en larmes à la pensée des souffrances qu’il avait du encourir loin du seul endroit où, pensaient-ils, la vie valait la peine d’être vécue. Cette profonde indifférence aux cultures autres était, à sa manière, une garantie pour elles de pouvoir exister à leur guise et de leur côté. »

« En empruntant une autre image, on pourrait dire que les cultures ressemblent à des trains qui circulent plus ou moins vite, chacun sur sa voie propre et dans une direction différente. Ceux qui roulent de conserve avec le nôtre nous sont présents de la façon la plus durable ; nous pouvons à loisir observer le type des wagons, la physionomie et la mimique des voyageurs à travers les vitres de nos compartiments respectifs. Mais que, sur une autre voie oblique ou parallèle, un train passe dans l’autre sens et nous n’en apercevons qu’une image confuse et vite disparue, à peine identifiable pour ce qu’elle est, réduite le plus souvent à un brouillage momentané de notre champ visuel, qui ne nous livre aucune information sur l’évènement lui-même et nous irrite seulement parce qu’il interrompt la contemplation placide du paysage servant de toile de fond à notre rêverie. Or, tout membre d’une culture en est aussi étroitement solidaire que ce voyageur idéal l’est de son train. Dès la naissance, probablement même avant, les êtres et les choses qui nous entourent montent en chacun de nous un appareil de références complexes formant système : conduites, motivations, jugement implicites que, par la suite, l’éducation vient confirmer par la vue réflexive qu’elle nous propose du devenir historique de notre civilisation. Nous nous déplaçons littéralement avec ce système de référence, et les ensembles culturels qui se sont constitués en dehors de lui ne nous sont perceptibles qu’à travers les déformations qu’il leur imprime. Il peut même nous rendre incapable de les voir. »

« Sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité règneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. Mais si l’humanité ne se résigne pas à devenir la consommatrice stérile des seules valeurs qu’elle a su créer dans le passé, capable seulement de donner le jour à des ouvrages bâtards, à des inventions grossières et puériles, elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus sinon même à leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l’autre, s’identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création. »

Claude Lévi-Strauss, Race et culture, 1971.

pff

22/06/2015

monday

21/06/2015

bildungsroman (rediff)

tomislav sunic,ernst junger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«(...) La notion du cours du temps, surtout en cas d'urgence, est très bien ressentie dans les Balkans, une partie de l'Europe qui est constamment sous influences tectoniques majeures. La balkanisation ne signifie pas seulement la dislocation géopolitique ; elle renvoie également à une forme de la dégénérescence d’identité, où se mélangent et se confondent diverses identités politiques, religieuses et raciales qui sont constamment remplacées par de nouvelles identités venues d’ailleurs. Toutefois, compte tenu des catastrophes qui s’approchent à grands pas de l’Europe, toute balkanisation peut servir de leçon pour aiguiser le talent de survie. Ce talent exige de pratiquer la vie en solitaire, et d’être complètement détaché de tous les liens politiques avec le monde d'aujourd'hui. En cas de nécessité, on devrait, comme ce fut habituel chez les chouans vendéens pendant la Révolution française, ou chez les guérilléros espagnols pendant l’occupation napoléonienne, ou bien encore chez les  haïdouks balkaniques pendant l’occupation turque du XVIe au XIXe siècle, vivre comme des paysans mais, en cas d'urgence, être prêt à rapidement prendre les armes. Aujourd'hui, cependant, il ya deux formes opposées de la balkanisation. D'un côté, l’Europe orientale continue toujours d’être en proie à la haine interethnique entre ses peuples. D'un autre côté, on observe en Europe occidentale une guerre larvée avec les non-Européens. Or à la lumière des vagues d’immigration en provenance du Tiers-Monde, tous les Européens sont censés devenir de bons Balkaniques : pas forcément dans le sens négatif, mais dans un sens positif qui sous-entend l’esprit de la déterritorialisation locale, et qui est seulement possible dans une Europe d’Empire. Celui qui vit au milieu d'animaux sauvages devrait devenir un animal, et peu importe qu’il habite Paris, Washington ou Francfort. Comme le sociologue italien Vilfredo Pareto a justement prophétisé il y a cent ans: «Celui qui devient l'agneau va se trouver bientôt un loup qui le mangera." (2). Or le talent de vie dans la fin des temps exigera donc des loups européens d’apprendre à revêtir les habits de brebis.

On devrait se rappeler la figure de l’Anarque d’Ernst Jünger dans son roman Eumeswil. Le protagoniste, Martin Venator, vit sa double vie dans une société postmoderne et multiculturelle à coté de la casbah d’Eumeswil. Or l’Anarque n'est ni rebelle, ni dissident, ni anarchiste quoiqu’au moment donné, il puisse revêtir toutes ces trois figures à la fois.  D’ailleurs, l’Anarque semble s’être très bien inséré dans le système de la pensée unique et de l’autocensure du Système. Il attend patiemment  son moment ; il va frapper seulement quand le moment sera mûr. Ce roman de Jünger peut être considéré comme le Bildungsroman pour la génération actuelle de jeunes Européens dont le rôle didactique peut leur faciliter le choix de la figure du rebelle.

L’arrivée en masse d’immigrés d’une culture et d’une race étrangère à l'Europe exige de tous les  Européens de bien réfléchir à quelle figure de comportement choisir, c’est à dire à quelle nouvelle identité jouer. Historiquement, les figures du rebelle nationaliste en Europe centrale et orientale n'ont jamais eu d’effet convergent sur les peuples européens. Elles ont été nuisibles et doivent donc être rejetées. Toutes les formes et figures de la rébellion – que ce soit l’appartenance à sa tribu ou à son Etat aux dépens de son voisin blanc, comme en témoignent les guerres entre la Pologne et l'Allemagne, entre les Serbes et les  Croates, entre les Irlandais et les Anglais – semblent devenues dérisoires aujourd’hui. L’Europe balkanisée, avec ses figures rebelles des nationalismes exclusifs, ne fait que donner davantage de légitimité au projet multiracial du Système. Toute figure de dissident au Système, comme fut autrefois la figure de l’anarchiste ou du partisan est désormais vouée à l’échec dans un Système possédant des moyens de surveillance totale. Ce qui reste maintenant aux nouveaux rebelles, c’est le devoir de se définir comme héritiers européens, nonobstant le pays où ils vivent, que ce soit en Australie, en Croatie, au Chili, ou en Bavière. Compte tenu de l'afflux massif d’immigrés  non-européens, les Européens ne peuvent plus s’offrir le luxe de l’esprit de clocher. Le danger imminent de leur mort peut les aider à se débarrasser de leur  particularisme territorial. En effet, qu’est-ce que cela veut dire aujourd’hui être Allemand, Français, Américain, vu le fait que  plus de 10 pour cent d’Allemands et de Français et plus de 30 pour cent des Américains sont d'origine non-blanche?

(...) Suite à  la Seconde Guerre mondiale, les génocides communistes ont eu une influence catastrophique sur l'évolution culturelle et génétique de toute l’Europe orientale. La classe moyenne ainsi qu’un grand nombre de gens intelligents furent simplement supprimés, ne pouvant transmette leur patrimoine génétique, leur intelligence et leur créativité à leur progéniture.  Alors, où sont donc les parallèles avec le monde multiracial d’aujourd’hui en Europe ? Force est de constater  que tout ce que les communistes ne pouvaient pas parachever par la terreur en Europe orientale est en train de se faire maintenant d’une manière soft par l'actuelle "super classe" libérale et cela par le truchement de son idéologie de rechange, le « multiculturalisme ». L'afflux constant de non-Européens est en train d’affaiblir le fonds génétique des Européens, menant à leur mort douce où les lignes entre l’ami et l’ennemi s’effacent complètement. On s’aperçoit clairement de l'impact brutal de l'idéologie de l'égalitarisme et de sa nouvelle retombée dans le Système, qui enseigne, aujourd’hui comme autrefois, que tous les hommes doivent être égaux et par conséquent interchangeables à volonté.

Le multiculturalisme est la nouvelle forme du balkanisme, à  savoir une idéologie servant aujourd’hui d’ersatz au communisme discrédité. En effet, le multiculturalisme utilise des moyens plus subtils que le communisme quoique leurs effets soient identiques.  L’esprit communiste et l’esprit multiculturel sont très populaires auprès des gens du Tiers-Monde, mais également  auprès des intellectuels de gauche du Système, toujours à l'affût d’un nouveau romantisme politique. Le communisme a disparu en Europe orientale parce qu'en pratique, il a su beaucoup mieux réaliser ses principes égalitaires en Europe occidentale quoique sous un autre signifiant et sous un autre vocable. Le Système, soit sous son vocable communiste, soit sous son vocable multiculturel, croit que toutes les nations européennes sont remplaçables au sein du Système supra-étatique et supra-européen.

Les responsables de la balkanisation de l'Europe et de l'Amérique sont les capitalistes. Il est dans leur intérêt d'obtenir une armée de travailleurs de réserve en provenance du Tiers-Monde. Ils savent pertinemment que les travailleurs non-européens importés en Europe n'appartiennent pas forcément à l'élite intellectuelle de leurs pays d'origine, que leur conscience sociale n'est souvent qu'embryonnaire et qu'ils n'ont généralement aucun sens du destin européen. C'est pourquoi ils sont plus aisément manipulables. Leur marchand n'a pas d'identité, non plus. Un banquier allemand ou un ex-communiste croate devenu spéculateur dans l’immobilier ne se soucie guère de sa résidence ni de la leur  - tant qu'il gagne de l'argent. Même le père fondateur du capitalisme, l’infâme Adam Smith a écrit: «Le marchand n'est pas forcément citoyen d’aucun pays"  (3).  Par conséquent, le nouvel Anarque, à savoir le nouveau rebelle, ne doit pas être choqué par la nouvelle sainte alliance entre le Commissaire et le Commerçant, entre les grandes entreprises et la Gauche caviar. La Gauche est en faveur de l'immigration de masse parce que la figure de l’immigré tient lieu aujourd'hui du prolétaire d’antan.  Les capitalistes d’une part, et les « antifas », les pédérastes, les militants des droits de l’homme et les militants chrétiens de l'autre, sont désormais devenus les porte-parole de l'abolition des frontières et les haut-parleurs d’une Europe multiraciale et sans racines. Le capitaliste vise à réduire l'État-providence, car chaque État lui coûte cher. Un antifa veut abolir l'État, parce que tout État, lui rappelle « la bête immonde du fascisme. (...)

Comment façonner un nouveau type de rebelle blanc ? Le nouvel Anarque doit chercher dans sa culture et sa race ses points de départ. La notion et la réalité de la race ne peuvent être niées, même si le terme de race est aujourd’hui criminalisé à outrance par les medias. L’hérédité  est considérée par les scribes académiques du Système avec horreur et dégoût, bien qu’ils sachent tous, surtout lorsque l'état d'urgence sera proclamé, qu’ils vont aller se réfugier du côté de leur propre tribu et de  leur propre race.  Force est de constater qu’on peut changer sa religion, ses habitudes, ses opinions politiques, son terroir, sa nationalité, voire même son passeport, mais on ne peut jamais échapper à son hérédité. La récente guerre dans les Balkans nous a montré de façon limpide que lors de l’instauration de l’état d’urgence, les anciens apatrides croates et pro-yougoslaves n’avaient pas hésité à devenir des ultras Croates - par défaut. Gare à celui qui oublie ses racines. C’est l’Autre qui va vite les lui rappeler. 

(...) Pour restaurer son identité dans les temps d’urgence qui adviennent, l’Anarque doit examiner la doctrine de l'égalitarisme issue du christianisme. Les immigrés non-européens savent fort bien que l’Europe est très imprégnée d’un christianisme qui se reflète aujourd’hui dans les sentiments de culpabilité de l’homme blanc et dans le prêchi-prêcha séculièr sur la religion des droits de l’homme. En revanche, le sentiment de haine de soi n’existe guère chez les immigrés et pas plus au sein de laclasse politique de leurs pays d'origine. Les Européens qui ont vécu dans les pays du Tiers-Monde savent fort bien ce que veut dire la discrimination raciale contre sa propre population. Un métis du Mexique habitant au sud de Los Angeles ou un Turc aux traits mongoloïdes habitant à Berlin Kreuzberg savent exactement quel groupe racial et culturel ils peuvent fréquenter. Le second, par exemple, n'a rien à chercher auprès des «Turcs» européens de la classe supérieure qui n’ont aucun scrupule à arborer en permanence leurs origines albanaises ou bosniaques, et qui aiment  bien s’en vanter en public. Un hidalgo mexicain servant comme haut-diplomate à Madrid déteste un Cholo habitant le barrio de Los Angeles.  En revanche, l'Allemagne, l'Amérique, l’Espagne, la France accordent à ces peuplades du Tiers-Monde des moyens de s’épanouir dont ils ne peuvent que rêver dans leurs pays d’origine. Même s'il semble impossible de parler d’expulsion massive ou de transfert des populations, c’est une idée qu’on ne doit jamais exclure. Plus de 12 millions d'Allemands furent expulsés de leurs  foyers en Europe orientale à la fin de l'automne 1944 et au début de 1945  - dans une période de quelques mois seulement.  (6). Demain, le même scenario peut encore avoir lieu, suivi par de nouveaux génocides et par la migration massive de millions de personnes en Europe. Pour le rebelle européen reste à savoir qui sera l’architecte de ce nouveau «nettoyage ethnique» et qui en sera la victime.

Dans l’optique optimiste, même un aveugle peut s’apercevoir que le Système est mort. L’expérience avec ses dogmes abstraits de multiculturalisme et de progrès économique a échoué. Tant en Europe qu’aux États-Unis, on voit chaque jour que l'expérience libérale a touché à sa fin il y bien longtemps. Il y a suffisamment de preuves empiriques pour nous démontrer ce fait. On n’a qu’à choisir le plus visible et le plus audible. Il est caractéristique de la classe politique moribonde de vanter la « perfectibilité », « l’éternité », et la « véracité » de son Système – précisément au moment où son Système est en train de s'écrouler. Ces vœux pieux et d’auto-satisfaction, on a pu les observer tant et tant de fois dans l'histoire. Même les notions de la classe dirigeante actuelle portant sur la fin des temps et la «fin de l'Histoire» nous rappellent la mentalité de la classe politique des anciens pays communistes, en l’occurrence la Yougoslavie peu avant son effondrement. En 1990, il y avait encore de grands défilés pro-yougoslaves et procommunistes en Yougoslavie où les politiciens locaux se vantaient de l'indestructibilité du Système yougoslave. Quelques mois plus tard, la guerre commença  - et le Système mourut.

Dans l’Union européenne, la classe dirigeante d'aujourd'hui ne sait plus où elle va et ce qu'elle veut faire avec elle-même. Elle est beaucoup plus faible qu'elle ne veut le laisser voir à ses citoyens. Le nouvel Anarque vit de nouveau dans un vide historique et il dépend de sa seule volonté de remplir ce vide avec le contenu de son choix. La charrue peut facilement se muer en épée. »

Tomislav Sunic/(merci à Boréas)
podcast

17/06/2015

toutvabien

pas grave, Raffarien a la solution...

quel dommage qu'ils ne débarquent pas rive gauche, devant RADIOFRANCE.

On ferme

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PERROS-GUIRREC RASEE PAR DEXIA + PREUVE QUE LA FRANCE EST VOLEE COMME LA GRECE  15 au 19 juin 2015 : Notre lecteur Mr Cozic a vu dans l'hebdomadaire "Le Trégor" que Mr Léon, le maire de Perros-Guirrec, voit la faillite totale de sa ville arriver "au ralenti". Merci à la Dexia et à ses emprunts pires que ceux de la Mafia: "A partir de 2017, je ne sais pas comment on va faire pour maintenir nos 800.000 euros d'investissements par an ... 50 à 60 % des communes vont se retrouver en situation négative, dans le rouge. C'est une catastrophe pour les communes, une catastrophe pour les entreprises, une catastrophe pour les emplois". Grâce aux contrats rédigés en Arial 2, Dexia a vu ses intérêts augmenter de manière confortable: "le taux de l'emprunt a encore grimpé ce 1er juin... certes, il n'a pas atteint les 25 % redoutés en février dernier, mais il culmine tout de même à 22,32 %. Ce qui a contraint les élus à voter une provision de 418.385 euros qui viennent s'ajouter aux 355.893 déjà validés lors du budget primitif de février. Soit 774.278 euros déboursés pour Dexia, sur la seule année 2015". Là où c'est franchement hilarant, C'EST QUE DEPUIS 2008 LES TAUX D'INTERET DES BANQUES CENTRALES SONT PRESQUE A ZERO !!! Donc Dexia qui facture à 22%, c'est du pur vol, surtout, surtout quand vous savez que la Grèce paye 25% sur ses Bons du Trésor à 2 ans!!!!!!!!!!!! Et des milliers de communes et régions ont été ainsi roulées dans la farine.  Traduction: la France est volée de ses richesses exactement comme la Grèce, et personne n'ose le dire clairement hormis votre serviteur. Résultat, Perros-Guirrec va 1) AUGMENTER LES IMPOTS LOCAUX et 2 ) éteindre les lumières le soir pour faire des économies d'électricité !!! sans parler des autres travaux urgents qui ont été reportés aux calendes... grecques. "La municipalité va lancer un plan de réduction de l'éclairage public (..) L'hiver, du 1er octobre au changement d'heure du printemps, les lampadaires seront éteints de 23 h à 6 h 30. Une mesure qui permettrait de faire entre 50 000 et 70 000 euros d'économie ". Ca c'est juste pour 2016, car en 2017, dans toutes les configurations dit le maire, les carottes sont cuites, lire ici Le Tregor pour le croire.

PS: Notre lecteur Mr Carbogno a vu dans Loractu que les économies de bout de chandelle lancées par la mairie de Nancy "font déborder les poubelles... Les Nancéiens ne bénéficient plus que de deux ramassages hebdomadaires des ordures contre trois auparavant, et ce depuis le 1er juin". Donc: en 2016, ce sera une fois par semaine et plus jamais en 2017, vu les taux d'intérêts qu'applique la Dexia et autres voleurs de grands chemins modernes. Voilà comment se traduit le poids de la dette sur la vie quotidienne des Français.

PS2: Bercy a décidé de fermer les agences de Sécurité Sociale en Seine-Saint-Denis! "Ce nouveau "maillage territorial" (18 des 33 points d’accueil vont être fermés) décidé par la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM 93) permettra de «prendre en compte les situations les plus complexes sur rendez-vous» tout en recentrant «son offre libre-service» via Internet et des bornes automatiques ... En Seine-Saint-Denis, où travaillent 1.500 agents, les bénéficiaires (1,5 million d’assurés sociaux) sont confrontés à des files d’attente interminables et des fermetures inopinées des centres de Sécurité sociale, sans compter les problèmes de sécurité que peuvent rencontrer les agents". VOus avez apprécié leur verbiage positif pour expliquer comment les assurés auront 2 heures de files d'attente en plus!!! lire ici Les Echos AFP, merci aux lecteurs.

PS3: Mr Jankowiak a vu que la ville de Montluçon veut supprimer ses feux rouges pour réaliser des économies... Et voilà le travail de la dette. Bientôt, on supprimera tout l'éclairage public, histoire de rembourser ces p*** de banquiers. "La ville pense économiser 17.000 euros par an, sur le modèle des mesures prises par Abbeville", lire ici RTL. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2015

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L’Assemblée des départements de France (ADF) s’est alarmée de « la croissance incontrôlée » des « allocations de solidarité », comme le RSA, versées par les départements et financées en partie seulement par l’Etat, lors de la première réunion de sa nouvelle direction.

Dans un communiqué reçu jeudi, le bureau de l’association, présidée depuis le mois d’avril par Dominique Bussereau (Les Républicains) en raison du basculement à droite de la majorité des départements aux élections de mars, « a dénoncé la croissance incontrôlée des allocations individuelles de solidarité (AIS) qui conduira à l’asphyxie mortelle des départements ». « D’ores et déjà, plusieurs départements ont annoncé qu’ils n’auront pas la trésorerie nécessaire pour payer la totalité des allocations pour 2016″, ajoute l’ADF sans vouloir donner leurs noms. Le Nord, entre autres, serait dans ce cas, selon une source au fait du dossier. Dans un communiqué distinct, « le groupe de gauche insiste sur l’urgence de la situation des finances départementales », sur laquelle l’ex-président PS Claudy Lebreton avait déjà alerté ces dernières années. Les dépenses du RSA ont progressé de 9,2% en 2014, a-t-on précisé jeudi à l’ADF. Or, cette prestation représente 58% du montant total des allocations versées par les départements, rappelle-t-on de même source. Un groupe de travail avec l’Etat avait été créé en 2014 pour tenter de trouver des solutions, sans autre résultat qu’un constat commun faisant ressortir un financement insuffisant par l’Etat (il manque 5 à 6 milliards par an) des AIS. Outre le RSA, il s’agit de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH). L’ADF entend « relancer le gouvernement pour trouver ensemble des solutions structurelles à ce problème majeur pour les finances de la France », selon le communiqué. News 360

Photo: en cherchant une jolie photo d'effondrement, suis tombé sur Gabin dans Le jour se lève de Carné (1939). Je me disais pas de rapport mais en fait si: l'effondrement de sa vie dont il se remémore le film durant cette nuit sans sommeil aprés le meurtre d'un homme, mais aussi la perte des illusions et des espoirs nés du Front Populaire à la veille de la guerre et au travers du destin de ces deux prolétaires admirables (autre chose que l'image donnée aujourd’hui par les media mainstream et ANAL+ des classes populaires/ laborieuses...on est loin des Dechiens et de Dupont-Lajoie).

rente

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"Lundi  15 juin, durant quelques heures, François Hollande sera en Algérie, pays en état de pré-faillite, "dirigé" par un président moribond et gouverné par l' "alliance des baïonnettes et des coffres-forts"[1]. L'Algérie est en effet au bord du précipice économique, politique, social et moral. Elle est dévastée par des avalanches successives  de scandales comme ceux des détournements de fonds du programme de l'autoroute trans-algérienne (5 milliards de dollars de dessous de table pour un chantier de 17 milliards...), de la Sonatrach ou encore de la banque Khalifa; or, il ne s'agit là que des plus médiatisés. L’équilibre politique algérien repose sur un modus vivendi entre plusieurs clans régionaux et politiques qui se partagent les fruits du pouvoir au sein des deux piliers de l’Etat qui sont l’ANP (Armée nationale populaire) et la DRS (Département du renseignement et de la sécurité). Quant à l'ordre social national, il résulte d'un singulier consensus :
- à l'intérieur, les dirigeants  qui vivent de la corruption et des trafics en tous genres achètent le silence d'une population qui n'ignore rien de leurs agissements, par de multiples subventions,
- à l'extérieur, ils entretiennent des mercenaires, journalistes et hommes politiques stipendiés, qui font fonctionner d'efficaces réseaux de communication permettant de donner une image rassurante du pays.
 
Or, ce système qui fonctionnait grâce à la rente pétrogazière est aujourd'hui bloqué par l'effondrement des cours du pétrole. En un an, le prix du Sahara blend algérien est ainsi passé de 110 dollars le baril  à moins de 60; or, selon le FMI ( mai 2015), dans l'état actuel de l'économie de l'Algérie, le prix d'équilibre budgétaire de son pétrole devrait être de 111 dollars le baril. Résultat: au premier trimestre 2015, les recettes cumulées du budget de l'Etat  ont baissé de 13% par rapport à la même période de 2014; quant aux recettes de la fiscalité pétrolière, leur recul fut de 28%. Dans ces conditions, les 200 milliards de dollars de réserves de change dont disposait l'Algérie avant la chute des cours du pétrole fondent comme neige au soleil et  le Fonds de régulation des recettes (FRR) alimenté par les ventes des hydrocarbures et dans lequel l'Etat puise pour tenter de prolonger la paix sociale n'est plus alimenté. La situation est donc gravissime[2]. D'autant plus que les parts de marché de la Sonatrach en Europe  vont baisser en raison de la concurrence de Gazprom qui fournit le gaz russe entre 10 à 15% moins cher que celui produit par l'Algérie. Sans compter que depuis 2014, devenu autonome grâce à ses gisements non conventionnels, le client américain qui représentait  entre 30 et 35% des recettes de la Sonatrach a disparu... Autre phénomène angoissant pour les autorités algériennes, le prix du gaz naturel liquéfié lié au prix du pétrole et des produits raffinés va de plus en plus être aligné sur le prix du gaz naturel américain, ce qui, selon les experts devrait mettre le GNL algérien entre 30 et 40% de ses prix antérieurs. L'Algérie est donc bien au bord du précipice.
 
Dans ces conditions, face au double phénomène de baisse de la production et de baisse des cours, l'Etat-providence algérien est condamné à prendre des mesures impopulaires: suspension des recrutements de fonctionnaires, abandon de projets sociaux indispensables, de projets transport comme de nouvelles lignes de tramway ou la réfection de voies ferrées. Il est également condamné à  rétablir les licences d'importation afin de limiter les achats à l'étranger, ce qui va encore amplifier les trafics. Le coût des produits importés n'est en effet plus supportable; d'autant que, même les productions traditionnelles (dattes, oranges, semoule pour le couscous) étant insuffisantes, leur volume d'importation est toujours en augmentation. Pour ce qui est des seuls  biens de consommation, la facture est ainsi passée de 10 milliards de dollars en 2000 à une prévision de plus de 65 milliards de dollars pour 2015. Quant aux subventions et aux transferts sociaux, ils atteignent 70 milliards de dollars par an, soit environ 30% du PIB.
L'Algérie va donc devoir procéder à des choix économiquement vitaux mais politiquement explosifs. Le matelas de 80 milliards de dollars de son fonds de régulation (FFR) et ses réserves de change  qui étaient tombées à un peu plus de 180 milliards de dollars au mois de janvier 2015, ne lui permettront en effet de faire face que durant deux années puisque les dépenses inscrites au budget 2015 sont de 100 milliards de dollars... L'Algérie est donc dans la nasse car, elle qui ne produit rien est pourtant condamnée à continuer d'importer afin de nourrir, soigner et habiller sa population. Comme dans les années 1980, l'explosion sociale semble donc inévitable. Avec en toile de fond les incertitudes liées à la succession du président Bouteflika.
 
C'est donc dans un pays en faillite dans lequel les islamistes sont en embuscade et dont l'équilibre est vital pour notre sécurité, que se rend François Hollande, porteur d'un singulier message rédigé par des associations dont la représentativité prêterait à sourire si elles ne constituaient pas le noyau dur de l'actuel régime français. Pour l'Association des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG), pour l'Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA) et pour l'Association des réfractaires non violents (ARNV) " le moment est venu pour la France de reconnaître, du plus haut niveau politique (...) les crimes et les horreurs commis pendant les 132 ans que dura la colonisation de l'Algérie". Au mois de décembre 2012, lors de son précédent voyage à Alger, François Hollande était déjà allé à Canossa mais, comme les Bourgeois de Calais, il avait tout de même gardé sa chemise. La conservera-t-il aujourd'hui alors que, candidat aux prochaines élections présidentielles, il est prêt à tout afin de tenter de regagner les précieux suffrages des électeurs franco-algériens qui s'étaient détournés de lui avec le « mariage pour tous »?"
  
NB : Les rentiers de l'indépendance qui forment le noyau dur du régime prélèvent, à travers le ministère des anciens combattants, 6% du budget de l'Etat algérien, soit plus que ceux des ministères de l'Agriculture (5%) et de la Justice (2%)... Bernard Lugan, 14/06/2015
 
(merci hervé)

11/06/2015

coke en stock

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"En octobre dernier, 250 informaticiens ont été licenciés et remplacés par du personnel indien dans les parcs à thème Disney en Floride. Suite à cette affaire, un sénateur démocrate avait demandé au département de sécurité intérieure d’ouvrir une enquête sur les « dérives potentielles » de ces visas.

Des milliers d’informaticiens et d’ingénieurs américains pourraient perdre leurs postes cet été. Chaque année, près de 85.000 immigrés qualifiés obtiennent des visas temporaires pour travailler outre-Atlantique, et selon la loi fédérale, ces employés étrangers doivent bénéficier du même salaire qu’un Américain pour le même travail,

Cependant, selon le New York Times, les entreprises disposent de plusieurs méthodes pour contourner cette règle. L’utilisation de ces visas temporaires permet aux entreprises d’économiser entre 25% et 49% en coûts salariaux, assure Ron Hira, professeur d’administration publique. En octobre dernier, dans le célèbre parc d’attractions Disney en Floride, environ 250 informaticiens ont été licenciés et remplacés par du personnel indien envoyé par HCL America, un sous-traitant spécialisé dans ce type de contrat.

Le comble ? Pour obtenir leurs indemnités de licenciement, les salariés américains ont été obligés de former les nouveaux arrivants, souvent jeunes et peu expérimentés…. Et ces cas ne sont pas isolés: en 2014, un fournisseur d’électricité de Californie avait ainsi remplacé 540 de ses employés du service informatique, ayant recours à deux sous-traitants indiens." La Tribune

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Voilà le cœur du système, son ADN, la logique propre du mouvement de globalisation que connaissent les pays occidentaux depuis les années 90.

Mise en concurrence de tout et de tous sous la seule loi du profit maximum, concurrence évidemment déloyale puisque concernant des pays aux standards sociaux et aux coûts du travail sans rapport, dérégulation générale et disparition progressive des coûteux mais efficaces systèmes de protection sociale (retraite, maladie, accident travail, invalidité) sur le seul autel de la "compétitivité" et de "points de PIB".

Aucune véritable raison que ce mouvement global de mise à niveau brutal des standards occidentaux à celui de pays émergents s'arrête puisque les classes politiques ont validé ce processus depuis 20 ans (1994) et que les peuples ont été dépossédés de tout moyen de contrer ce mouvement historique.

Après, on peut discutailler de CDD, d'heures supplémentaires, blablabla mais jamais aucun politique d'ampleur ne mettra sur la table les réels enjeux à savoir, la question monétaire, celle de la souverainete poliitique (les deux sont liees) et celle du cout -economique, social, ecologique- exorbitant de cette globalisation économique et financière et de cette concentration acceleree du capital au seul profit de quelques uns et au detriment de tous.

Aucune raison sauf...sauf si cette revolution planetaire n'arrive plus a un moment donne a produire le sens necessaire a sa propre survie. Sauf si les masses de cosaques sociologiques qui reconduisent au pouvoir les memes mafieux depuis des generations sur les cinq continents finissent au moins en partie par ouvrir les yeux sur la realite de cette domination et leur propre sujetion. On peut rever...en face il ya la puissance de feu de mille porte avions du tittytainment de  Brzezinski et l'anomie galopante des modernes. Mais le controle total n'existe pas, suffit de peu de choses pour enverser des situations bien etablies, parfois.

 

07/06/2015

Sowet..euhh Calais

06/06/2015

land of plenty

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03/06/2015

décolonisation

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« La décolonisation a été une réaction xénophobe de peuples qui ont profité d’une conjoncture favorable pour chasser l’étranger, redevenir maître chez eux et préserver avec l’indépendance politique leur identité collective. Il est contradictoire d’être en même temps un ardent partisan de la décolonisation tous azimuts et un adversaire de toute xénophobie. » (1)

« Sachons être suspect. C’est le signe, aujourd’hui, d’un esprit libre et indépendant, surtout en milieu intellectuel. Il faut, en effet, choisir entre la flatterie de l’idéologie dominante et la suspicion dont les parangons de cette idéologie accablent ceux qui refusent de se plier à la nouvelle mode. » (2)

« Cette belle espérance [l’union européenne] fond comme neige au soleil. Sans doute parce que pour avoir un point fédérateur, il faut accepter d’avoir des frontières et un ennemi. En économie, vous avez des concurrents, en politique vous avez des adversaires. L’Europe a existé chaque fois qu’elle a identifié un ennemi. Le mot « Europe » apparaît au IX ème siècle, et l’adversaire était alors le Sarrasin. Le mot, en tant qu’identité politique et non pas géographique, refait surface au XVème siècle contres les Turcs, c’est la bataille de Lépante. Et il prend tout son essor contre Staline en 1946. Vous vous posez en vous opposant ; si vous n’avez personne à qui vous opposer, vous ne vous posez pas. Vous faites une union économique, un marché, mais vous ne faites pas une puissance. » (3)

(1)Julien Freund, Les garde-fous et le mirador, p.14

(2)Julien Freund, préface à Carl Schmitt, cité par PA Taguieff, Julien Freund, la table ronde, p. 133.

(3)Régis Debray, interview aux Echos du 07/02/08.


podcast

bannir la société

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"Un jardin extraordinaire sur les Champs"

Un coin de verdure en plein cœur de Paris. A partir de dimanche matin et jusqu'à lundi, les Champs-Elysées vont se transformer en jardin géant de trois hectares. Un happening qui s'inscrit dans le cadre "Nature Capitale" et qui vise à sensibiliser l'opinion sur la nécessaire préservation de la biodiversité. Les Champs-Elysées vont subir une étonnante transformation ce week-end. (nature Capitale)

Samedi soir, la transformation sera totale. Fini les files de voitures sur les Champs-Elysées. A leur place, un grand jardin sur trois hectares. Dimanche et lundi, de l'Etoile au Rond-Point, la plus belle avenue du monde sera recouverte de parcelles végétales. Un "happening épique et jubilatoire" baptisé "Nature Capitale", selon les mots de son concepteur, Gad Weil (avec Laurence Médioni), à l'origine il y a vingt ans de la "Grande Moisson". Le 24 juin 1990, un million de personnes étaient venues sur une journée assister au ballet des moissonneuses-batteuses. Là, l'événement durera deux jours et devrait logiquement drainer les foules.

Le jardin des Champs - en fait un puzzle géant de 8.000 pièces - doit être assemblé ce samedi soir, entre 20 heures et le petit matin. Près de 500 personnes, dont 100 caristes et des dizaines de bénévoles des Jeunes agriculteurs - partenaires de l'événement - vont poser des milliers de palettes remplies de terre, et plantées d'essences représentatives des terroirs français, tels le sarrasin, la betterave, le lin ou la lavande... Ces parcelles s'emboîteront pour dessiner des carrés végétaux. Quatre forêts avec des arbres de différentes hauteurs vont aussi s'installer sur l'avenue.

Ce paysage se veut symbole de la biodiversité, si menacée, et célébrée par une Journée mondiale le 22 mai. Une communion collective éphémère sur les Champs-Elysées, au contraire de ce grand jardin urbain qui sera replanté ensuite à Dammarie-lès-Lys (77). »

« Amener la campagne en ville » est le mot d'ordre de festivus...

Il nous aurait fallu Muray pour dire l'absurdité de ce genre de manifestation spectaculaire donc citoyenneTM donc promotrice de vivre ensembleTM et consistant à déréaliser la ville en exposant à grands coups de bulldozer trois hectares de plantes en pots élevées en serres et hors-sol à coup de d'engrais azotés et de pesticides "bios" dans une fiction végétale pour masses hébétées par l'hubris festive de nos modernes ..

Muray n'est plus. On peut le relire et rigoler doucement de ce barnum en forme d'"happening épique et jubilatoire" baptisé "Nature Capitale"... A une époque où, chaque jour, des paysans meurent en silence et dans la misère dans nos campagnes, ce spectacle a quelque chose de parfaitement cynique et misérable. Mais ce mot d'ordre « Amener la campagne en ville » rappellera à certains celui des gentils khmers qui en avril 1975 au Cambodge, vidèrent Phnom Penh et les principales villes du pays de tous leurs habitants afin de mieux les rééduquer aux vertus de la révolution prolétarienne par les travaux des champs et, si besoin, par une mort violente aux bords d'une rizière.

« A quelques variantes prés, on peut retrouver les mêmes phases dans la prise de pouvoir des autres villes de province, aussi différentes et éloignées les unes des autres que le sont Koh Song, Kompong Som, Oddar Mean Chey ou Siem Réap. Presque partout, le peuple attendait les vainqueurs dans la joie ou du moins avait l'intention de les accueillir ainsi puisqu'ils étaient les nouveaux maîtres du pays. Après avoir fait baisser le prix des denrées alimentaires, les vainqueurs rassemblaient les officiers, sous-officiers, hommes de troupe et fonctionnaires séparément. Chaque catégorie était conduite ensuite pour une destination inconnue ; pour les officiers, les haut fonctionnaires, les riches, ce devait être la mort immédiate ; pour les autres, une exécution plus tardive ou une mort lente dans des camps spéciaux. Enfin, ordre était donné à toute la population civile de quitter les villes et les villages qui, jusqu'à ce jour, demeurent complètement vides. Certains réfugiés ont traversé Kompong Thom, Pailin et d'autres villes en début de l'année 1976 et les ont trouvées envahies par la végétation.

La déportation de toutes les villes et le nettoyage radical de tous les cadres anciens ne sont pas le fruit de l'improvisation, de la vengeance ou de la cruauté des cadres locaux. Le scénario commun pour toutes les villes et villages du pays correspond à des directives précises émanant des plus hautes autorités. On peut penser que le nouveau régime comptait trop peu de cadres compétents et devait donc supprimer tous les anciens cadres qui risquaient de créer une opposition intellectuelle ou armée. Ce nettoyage par le vide correspond surtout à une vision de l'homme : l'homme vicié par un régime corrompu ne peut être changé, il doit être retranché physiquement de la communauté des purs. « Il faut détruire le régime », « écraser complètement l'ennemi », « ce qui est infecté doit être incisé », « ce qui est pourri doit être retranché », « ce qui est trop long doit être raccourci pour être à la juste mesure », « couper un mauvais plant ne suffit pas, il faut le déraciner ». Tels sont les slogans qui, tant à la radio que dans les meetings, justifient cette épuration. Les cadres de l'ancien régime ne sont pas des frères égarés mais des ennemis et, comme tels, ils n'ont pas droit de cité dans la communauté nationale. Plusieurs témoignages affirment même que dans de nombreuses localités, les femmes et les enfants des officiers ont également été supprimés : « il faut anéantir leur lignée jusqu'au dernier » est un autre leitmotiv de justification. »

François Ponchaud, Cambodge année zéro, 1980.

Photo: cliché d'Eddie Adams, 1968. En 1969, le photographe a remporté le prix Pulitzer pour cette photo d'un Viêt-cong exécuté sommairement en pleine rue par un policier sud-vietnamien.  Adams a capté l'instant de cette mort, et l'image a fait le tour du monde. Elle allait devenir un des symboles de la guerre du Vietnam, choquant l'opinion publique américaine.

podcast

"Etant anarque, ne respectant, par conséquent, ni loi ni moeurs, je suis obligé envers moi-même de prendre les choses par leur racine. J'ai alors coutume de les scruter dans leurs contradictions, comme l'image et son reflet. L'un et l'autre sont imparfaits -en tentant de les faire coïncider, comme je m'y exerce chaque matin, j'attrape au vol un coin de réalité.

Je disais qu'il ne faut pas confondre rebelles et partisans; le partisan se bat en compagnie, le rebelle tout seul. D'autre part, il faut bien distinguer le rebelle de l'anarque, bien que l'un et l'autre soient parfois très semblables et à peine différents, d'un point de vue existentiel.
La distinction réside en ce que le rebelle a été banni de la société, tandis que l'anarque a banni la société de lui-même. Il est et reste son propre maître dans toutes circonstances.

Il n'y a pas plus à espérer de la société que de l'Etat. Le salut est dans l'individu."

Ernst Jünger, Eumeswil, 1977.

28/05/2015

pantheon

22/05/2015

camelote

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"(...) On est capable en Occident, du moins certains d'entre nous, de dénoncer le totalitarisme, le colonialisme, la traite des Noirs ou l'extermination des Indiens d'Amérique. Mais je n'ai pas vu les descendants des Aztèques, les Hindous ou les Chinois, faire une autocritique analogue, et je vois encore aujourd'hui les Japonais nier les atrocités qu'ils ont commises pendant la Seconde guerre mondiale. La colonisation de certains pays arabes par les Européens a duré, dans le pire des cas, 130 ans: c'est le cas de l'Algérie, de 1830 à 1962. Mais ces mêmes Arabes ont été réduits à l'esclavage et colonisés par les Turcs pendant cinq siècles. La domination turque sur le Proche et le Moyen-Orient commence au XVe siècle et se termine en 1918. Il se trouve que les Turcs étaient musulmans - donc les Arabes n'en parlent pas. L'épanouissement de la culture arabe s'est arrêté vers le XIe, au plus le XIIe siècle, huit siècles avant qu'il soit question d'une conquête par l'Occident. Et cette même culture arabe s'était bâtie sur la conquête, l'extermination et/ou la conversion plus ou moins forcée des populations conquises. En Egypte, en 550 de notre ère, il n'y avait pas d'Arabes - pas plus qu'en Libye, en Algérie, au Maroc ou en Irak. Ils sont là comme des descendants des conquérants venus coloniser ces pays et convertir, de gré ou de force, les populations locales. Mais je ne vois aucune critique de ces faits dans le cercle civilisationnel arabe. De même, on parle de la traite des Noirs par les Européens à partir du XVIe siècle, mais on ne dit jamais que la traite et la réduction systématique des Noirs en esclavage a été introduite en Afrique par les marchands arabes à partir des XI-XIIe siècles (avec, comme toujours, la participation complice des rois et chefs de tribus noirs), que l'esclavage n'a jamais été aboli spontanément en pays islamique et qu'il subsiste toujours dans certains d'entre eux." (1)

"(...) Je ne dis pas que tout cela efface les crimes commis par les Occidentaux, je dis seulement ceci: que la spécificité de la civilisation occidentale est cette capacité de se mettre en question et de s'autocritiquer. Il y a dans l'histoire occidentale, comme dans toutes les autres, des atrocités et des horreurs, mais il n'y a que l'Occident qui a créé cette capacité de contestation interne, de mise en cause de ses propres institutions et de ses propres idées, au nom d'une discussion raisonnable entre êtres humains qui reste indéfiniment ouverte et ne connaît pas de dogme ultime."

"(...) L'écrasante majorité de la planète ne vit pas l'"égalisation des conditions", mais la misère et la tyrannie. Et, contrairement à ce que croyaient aussi bien les libéraux que les marxistes, elle n'est nullement en train de se préparer pour accueillir le modèle occidental de la république capitaliste libérale. Tout ce qu'elle cherche dans le modèle occidental, ce sont des armes et des objets de consommation - ni le habeas corpus, ni la séparation des pouvoirs. C'est éclatant pour les pays musulmans - un milliard d'habitants -, pour l'Inde - presque un autre milliard -, dans la plupart des pays du Sud-Est asiatique et d'Amérique latine. La situation mondiale, extrêmement grave, rend ridicules aussi bien l'idée d'une "fin de l'histoire" que d'un triomphe universel du "modèle démocratique" à l'occidentale. Et ce "modèle" se vide de sa substance-même dans ses pays d'origine."(2)

(1)  Cornélius Castoriadis, http://www.republique-des-lettres.fr/232-cornelius-castoriadis.php

(2)  C Castoriadis,  La montée de l'insignifiance, (Les carrefours du labyrinthe IV), Seuil.

Rappel : au premier trimestre 1979, une violente dispute médiatique opposa Cornelius Castoriadis ainsi que l'historien Pierre Vidal-Naquet à l'écrivain Bernard-Henri Lévy au sujet de nombreuses erreurs factuelles dans le livre de ce dernier, Le Testament de Dieu. Dans un article du Nouvel Observateur en date du 9 juillet 1979, Cornelius Castoriadis admettant sa perplexité devant le « phénomène BHL », écrivait : " Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un "auteur" peut-il se permettre d'écrire n'importe quoi, la "critique" le porter aux nues, le public le suivre docilement - et ceux qui dévoilent l'imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n'avoir aucun écho effectif ? " Optimiste, Castoriadis ajoutait néanmoins : " Que cette camelote doive passer de mode, c'est certain : elle est vouée, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée."


podcast

18/05/2015

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"(...) Les chercheurs en déduisent que les décisions gouvernementales rencontrent rarement les préférences de la majorité de la population et expriment par contre, et de manière très forte, les intérêts particuliers des groupes économiques : «Quand une majorité de citoyens est en désaccord avec les élites économiques ou les groupes d’intérêt, en général, ils perdent. Et même, à cause du fort statu quo qui existe dans le système politique, lorsqu’une large majorité d’américains est en faveur d’un changement de politique, elle ne l’obtient pas.»

L’ère Reagan des années 1980 fut perçue comme celle de l’âge d’or de la libre entreprise capitaliste. En réalité, cette ère dure encore. Les banques débordent de leur sphère d’activité en saisissant des biens publics pendant que le gouvernement ferme les yeux. Morgan Stanley a importé 4 millions de barils de pétrole, rien qu’en juin 2012. Goldman Sachs a entreposé de l’aluminium dans des entrepôts de Détroit, continue à posséder et à gérer des aéroports dans de nombreux pays et à faire de vastes profits sur les routes à péage aux États-Unis, à Puerto Rico, en Inde et en Australie.

L’exemple de l’autoroute du Colorado est typique. Le contrat portant sur 50 ans, couvrant 18 miles (29 km), fut approuvé par le Sénat du Colorado le 20 février 2014. Selon les termes du contrat les sénateurs et représentants du Colorado n’étaient pas autorisés à lire le contrat avant de le signer, ni à l’amender ni à le voter. Goldman Sachs ne mettra pas un rond dans cet investissement de $552 millions qui seront pris sur l’argent du contribuable alors que cette banque tirera tous les profits des droits de péage." source/saker french

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"Robert Chardon, le maire de Venelles, 8000 habitants, qui avait déclaré sur Tweeter qu'il était pour l'interdiction du culte musulman sur le territoire national, a été.. interné. Comme en Chine sous Mao, comme dans l'URSS de Staline ou de Brejnev!!!  Dingue, enfin, si j'ose dire...

Interné d'office. Avec forcément l'assentiment d'un psychiatre. Avec le nombre de dingues qui se promènent dans Paris et villes de province et qui agressent chaque jour des passants... Et qui ne sont pas internés, eux!!!

Wouaaa... Philippe Tesson a eu beaucoup de chance, mais comme il s'est couché chez Ruth Elkrief après ses déclarations, il n'a pas subi le même sort. Et lisez bien: "Cette demande d'hospitalisation a été formulée par « un tiers compte tenu de l'incohérence de ses propos »".

Notre lecteur Mr Schalk nous dit: "Lorsque j'ai lu cette information, j'ai d'abord cru à un gag, car cela m'a tellement fait penser aux pratiques de l'URSS, que j'ai eu un doute. Mais le fait est qu'un élu de l'UMP, ayant demandé l'interdiction du culte musulman a bien été interné d'office. Interné sur demande d'un tiers. Typiquement les pratiques du KGB ou de la Stasi mais en EURSS, tout est devenu possible".

Et je suis d'accord avec notre lecteur: ceci est le premier Internement d'office des opposants à la pensée unique en France... Lire ici Ouest France pour le croire...Génial comme opération, il fallait oser, et imaginez le message envoyé aux autres élus !!! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2015"

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Tout va bien...sans doute l'"esprit charlie"!! lol...

d'un côté on fait faire le sale boulot par une Najat Belkacem ou une Taubira (histoire d'exciter la haine du FDS à l'encontre de la diversité), de l'autre on pénalise à mort voire on psychiatrise toute pensée déviante à l'égard de l'Autre. Manière de faire monter la pression et d'éviter que la colère légitime du peuple se tourne vers les vrais responsables (trés peu musulmans et trés leucodermes...). Des limites de la lecture racialiste du chaos...

11/05/2015

double standard et saloperie ordinaire

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"Invité sur le plateau de Mots Croisés le 4 mai, le fondateur de Reporters sans frontières s'est laissé aller à une confession. Pendant le débat, il évoque des chiffres concernant l'origine et la religion des enfants de sa commune. Selon lui, il y aurait 64,6% d'enfants musulmans dans sa ville. Puis, interpellé par certains tweets relayés à l'écran sur l'origine de ces chiffres, Robert Ménard le concède : oui, il a fiché les enfants de Béziers même s'il n'a "pas le droit de le faire"" source

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"Montpellier : les parents bloquent les 4 écoles du Petit Bard / Pergola

Mobilisés depuis le 16 mars et las de ne pas être entendus, les parents d'élèves des deux groupes scolaires du Petit Bard / Pergola, à Montpellier, sont passés lundi 4 mai à la vitesse supérieure. Alors qu'ils s'étaient jusque là contentés d'occuper les lieux sans interrompre les cours, ils ont entamé un blocage des quatre écoles du quartier.

Ils réclament davantage de mixité dans ces deux maternelles et deux élémentaires où 99% des élèves sont d'origine maghrébine. Ce d'autant que la nouvelle carte scolaire, qui rattache ces écoles au seul collège Las Cazes, enfonce encore le clou en prolongeant au secondaire ce confinement, dont les parents estiment qu'il relève du "ghetto"." source

sans commentaire...

NB: le collège Las Cazes cité dans l'article est aujourd’hui également à quasiment 100% maghrébin or c'était mon collège dans les années 80 et à l'époque peuplé de quasiment 99% d'européens de classe moyenne.

"La mixité sociale est totalement inexistante, le public «dit» favorisé a «déserté», la  population est mono-culturelle, 90 % des élèves scolarisés sont d’origine maghrébine, certains arrivent en France sans jamais avoir été scolarisés." 2009

 

09/05/2015

mafia blues

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"Le maire de Béziers vient de sortir des statistiques sur le nombre d'élèves … dans les écoles de la ville, dit le Cuisinier. Sans surprise, on a appris qu'ils étaient maintenant majoritaires. Vous avez vu les réactions. Ce qu'a fait le maire de Béziers est indigne de sa fonction, a dit l'Invité. Il a dépassé toutes les bornes. Etc. Qu'est-ce qu'il a fait, le maire de Béziers? Simplement, dit la réalité. Rien d'autre. Vous ne pouvez plus aujourd'hui, en France, dire la réalité, simplement la dire. La seule chose que vous ayez encore le droit de faire, c'est d'en inventer une autre à sa place: tenez, par exemple, en disant que la France est une démocratie. Oui, cela vous avez encore le droit de le faire: dire que la France est une démocratie. Et le même, aujourd'hui, qui s'indigne de ce que le maire de Béziers ait dit la réalité vient de faire adopter par sa majorité une loi l'autorisant, lui, cet ennemi de toute statistique, à ficher l'ensemble de la population sans demander l'avis de personne (sinon le sien propre: c'est écrit en toutes lettres). Cela, oui, il a le droit de le faire. Le maire de Béziers n'a pas le droit de révéler le nombre d'élèves … dans les écoles de sa ville, mais lui, l'Invité, a le droit d'entrer dans les ordinateurs privés de qui bon lui semble, en même temps que de "tracer" les gens grâce aux cartes à puce qu'il met à leur disposition. Vous connaissez la parabole de la paille et de la poutre? Attention, dit le Dégéèriste. Vous citez l'Evangile. C'est contraire aux Valeurs de la République. " L'avant-blog, Eric Werner.

08/05/2015

IUSF: Idiots Utiles Sans Frontières (Maj n+1) ou la gauche du Capital

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"Les Jeunes Socialistes lancent aujourd’hui leur nouvelle campagne sur l’immigration, alors qu’un débat s’ouvrira au Parlement sur ce sujet dans les prochaines semaines. Après dix années de droite et de débats nauséabonds qui ont libéré la parole raciste et stigmatisé des milliers d’individus, et que le Front national progresse élection après élection, les Jeunes Socialistes refusent de se résigner à une société fracturée. Il est encore temps de convaincre les Français, et particulièrement les jeunes, qu’une politique migratoire de gauche est possible. A travers cette campagne, ils défendront leurs propositions, notamment la régularisation des sans-papiers ou encore le droit de vote pour les étrangers." MJS

ha ha! et le MEDEF applaudit des bétonneuses.. ces pauvres jeunes-socialistes, ils ont toujours pas compris...lo pa compris! faut dire que dévastés par la lecture des inepties de Terra Nova, ils n'ont pas toujours pas lu Marx, les mignons (encore un fasciste!):

"Si l'accumulation, le progrès de la richesse sur la base capitaliste, produit donc nécessairement une surpopulation ouvrière, celle-ci devient à son tour le levier le plus puissant de l'accumulation, une condition d'existence de la production capitaliste dans son état de développement intégral. Elle forme une armée de réserve industrielle qui appartient au capital d'une manière aussi absolue que s'il l'avait élevée et disciplinée à ses propres frais. Elle fournit à ses besoins de valorisation flottants, et, indépendamment de l'accroissement naturel de la population, la matière humaine toujours exploitable et toujours disponible." Le capital, Marx, 1867.

"Une politique migratoire de gauche"! lol! la gauche du Capital, non? et pour les "jeunes socialistes" victimes de leur connerie, on a prévu quoi?

"A la recherche d’un substitut de prolétariat, l’extrême gauche s’est fixé pour but de trouver un sujet historique qui ne soit surtout pas le peuple. Difficile ici de ne pas évoquer le problème de l’immigration. Comme hier le chômage conjoncturel, l’immigration représente en effet d’abord une armée industrielle de réserve du capital, exerçant une pression à la baisse sur les salaires et accroissant d’autant le taux de profit, la prédication « antiraciste » interdisant, parallèlement, que l’on critique les substitutions de population auxquelles procède le capital pour éteindre les traditions révolutionnaires des peuples européens, en exilant le prolétariat indigène de sa propre histoire. Il ne fait aucun doute que l’« antiracisme » contemporain, formulé à partir des années 1980 par des organisations comme SOS-Racisme, a été formulé avant tout pour remplacer l’anticapitalisme et dissimuler l’abandon par la gauche de ses anciens idéaux. Le danger, désormais, c’était « Le Pen », et non plus le capital. Mieux encore, en « combattant Le Pen », on faisait le jeu d’un capitalisme trop content de trouver dans l’immigration un nouveau gisement de main-d’oeuvre à bon marché, malléable, corvéable à merci et ignorant tout des traditions révolutionnaires du prolétariat français. Tout cela n’avait évidemment rien à voir avec la nécessaire lutte contre le racisme. Ceux qui, aujourd’hui, se consacrent à la défense inconditionnelle des clandestins et du « sans-papiérisme » continuent en réalité à « offrir à la classe capitaliste l’armée de réserve soumise à bon marché dont celle-ci a besoin à mesure qu’elle entend se débarrasser des vieilles contestations ouvrières européennes ». Les Besancenot et autres gauchistes, adeptes du néopopulisme incantatoire, qui ne parlent au nom du peuple que pour mieux le faire taire, ne constituent aujourd’hui rien d’autre que l’aile gauche de l’appareil politique du capital**.(...)" Alain de Benoist, 2009.

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Illustration ordinaire pour les cuistres..."Marseille : le trafic de main d’oeuvre étrangère explose"

"Aujourd’hui, qu’est-ce que les gens regardent ? Le prix en bas de la page et puis c’est tout. »On le sent désabusé, Marc Marcellin, le président de la Capeb (1) qui « tous les jours » reçoit, par fax, les propositions d’entreprises de prêt de main d’oeuvre étrangère. Sur Internet, elles sont nombreuses à organiser, littéralement, ce que Johan Bencivenga, le patron de la fédération BTP 13 appelle « la mise en concurrence des êtres humains ».

En France, ce phénomène permis depuis 1996 par la directive Bolkenstein, est en train d’exploser : le pays compterait quelque 300 000 travailleurs détachés issus de la communauté européenne. Dans les Bouches-du-Rhône, a révélé hier la Direccte Paca (2), ceux-ci étaient 12 133 en 2013, et 18 988 en 2014. C’est une hausse de 56 % ; l’équivalent de 2571 salariés permanents. Une lame de fond. Ces emplois concernent en majorité l’agriculture (65 %), le BTP (22 %), ou encore l’industrie (5 %). En février, la CGT dénonçait d’ailleurs les conditions d’emploi de « travailleurs low cost » sur le chantier du futur réacteur thermonucléaire Iter.

Venus d’Amérique latine (et notamment d’Equateur, via l’Espagne) dans l’agriculture, ces ouvriers sont, dans les autres secteurs, surtout Portugais, Espagnols, Polonais et Roumains. En France pour des missions ponctuelles, ils sont -en théorie- employés aux conditions du droit français ; les charges sociales, en revanche, sont payées par les employeurs dans le pays d’origine des salariés. « Le choix de cette main d’oeuvre est purement économique. Elle permet de baisser légalement les coûts de 27% environ lorsqu’il n’y a pas de fraude et les divise par un coefficient de 2,5 à 3,5 en cas de fraudes », dénonçait dans Le Moniteur Jean Bianciotto, président de la SMTP 13 et porte-parole d’une délégation des Bouches-du-Rhône reçue voici dix jours au ministère du Travail, à Paris. Ces pros y ont notamment proposé de rendre obligatoire pour toute entreprise de l’Union européenne de réaliser 2/3 des heures travaillées au minimum, avec de la main d’oeuvre locale. [...]" Source

CQFD

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Nouvelle illustration de cette dynamique mortifère ordinaire bien rodée impliquant les firmes globalisées, les élites libérales libertaires et leur relais médiatiques bien-pensants...

"Le ministre de l’Intérieur italien appelle à «faire travailler les migrants gratuitement»

Angelino Alfano a rappelé aux maires du pays qu’une directive leur permettait cette option, « plutôt que de les laisser à rien faire ». Le ministre italien de l’Intérieur Angelino Alfano a rappelé jeudi que les communes hébergeant des demandeurs d’asile pouvaient les faire travailler gratuitement, alors que l’accueil des milliers de personnes débarquant chaque semaine en Italie provoque des tensions à travers le pays.

«  Nous devons demander aux communes d’appliquer notre directive permettant de faire travailler les migrants gratuitement (…). Plutôt que de les laisser là à rien faire, qu’ils les fassent travailler  », a déclaré le ministre selon la presse italienne.

«  Il s’agit de travaux d’intérêt général, de projets environnementaux, pour lesquels la commune doit seulement fournir une assurance aux demandeurs d’asile, afin de créer un rapport plus vrai et une meilleure acceptation  », a expliqué à la télévision Mario Morcone, chef du Département des droits civils et de l’immigration au ministère.

Comme il faut compter actuellement six mois pour statuer sur une demande d’asile, puis entre 12 et 18 mois pour les éventuels recours en justice des déboutés, certains demandeurs peuvent rester jusqu’à 2 ans dans les centres d’accueil d’urgence, sans permis de travail. Des communes refusent d’accueillir les migrants. Alors que le pays héberge déjà quelque 84.000 migrants, plus de 9.000 sont arrivés en moins d’une semaine, portant le total pour cette année à 33.000, soit 15 % de plus que pendant la même période en 2014, déjà une année record, selon Mario Morcone.

Même si près des deux-tiers des migrants poursuivent clandestinement leur route vers d’autres pays européens, la question de l’accueil de ceux qui restent est devenue un enjeu de taille pour les élections prévues le 31 mai dans un millier de communes et sept des 20 régions du pays Mercredi, la petite région du Val d’Aoste (nord-ouest) – où l’on ne vote pas fin mai – est devenue la première mercredi à refuser d’accueillir plus de migrants, mais d’autres plus importantes s’apprêtent à le faire."source/le soir.be via FDS