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04/05/2015

what else?

"MATTHIEU PIGASSE, PDG DU JOURNAL LE MONDE, DEVIENT GRAND PATRON DES FUSION-ACQUISITIONS D'UN PARADIS FISCAL !!!!!!!!!
du 4 au 8 mai 2015 : Ce n'est pas par hasard s'il y a 2 mois, le Wall Street avait déroulé un tapis rouge, pardon, un article fleuve à la gloire du protégé de Mr Minc: Matthieu Pigasse (il a acheté le Monde) que vous pouvez lire ici dans le WSJ ou encore ici sur le BI. Tout est savamment orchestré, au point qu'on se croirait dans un roman de Flore Vasseur.

Bloomberg nous a appris pendant le week-end (traduction: en douceur pour passer sous les radars) que "Lazard Ltd., the largest independent merger adviser, expanded the duties of top executives Alexander F. Stern and Matthieu Pigasse following the departure of former investment-banking head Antonio Weiss. Stern, 48, will take on the new role of chief executive officer of Lazard’s financial-advisory unit, while Pigasse, 46, will oversee mergers and acquisitions and sovereign advisory, the Bermuda-based company said Thursday in a statement. Stern and Pigasse also will continue in their jobs of chief operating officer and CEO of Lazard France, respectively, the firm said".

Vous avez bien lu! "Pigasse, 46, will oversee mergers and acquisitions and sovereign advisory, the Bermuda-based company said ". Pigasse travaille pour Bercy et l'Elysée. Les deux entités contrôlées par le PS pourfendent les paradis fiscaux, tout en assommant les Français de taxes et d'impôts supplémentaires. Le même Parti Socialiste, qui affirme faire la guerre aux paradis fiscaux, a en son sein le PDG d'une entité qui se goinfre aux Bermudes.

Bien sûr, pas un journaliste financier pour faire la liaison entre les deux événements, et encore moins la filiale des Bermudes. Je rappelle juste pour le principe que Sarkozy comme Hollande se sont reposés sur Pigasse pour gérer le dossier de la Grèce au nom de la France. Le 12 février 2015, c'est Paris Match qui a fait deux pages sur Pigasse en expliquant comment ce brave homme, en travaillant à la sueur de son front, a fait des aller-retours à Athènes au nom de la France: "Matthieu Pigasse se dope. A coup de boissons énergisantes et de sucettes au coca. Il a encore passé ce week-end à Athènes avec une équipe de quinze personnes. Quarante-huit heures de travail non-stop, avec pour objectif de mettre sur pied un plan de bataille de sauvetage national. Depuis le triomphe de la gauche radicale de Syriza, le 25 janvier, le patron de la banque Lazard en France ne quitte plus le charismatique nouveau ministre grec des Finances, Yanis Varoufaki ... Les deux hommes ne dorment plus et, quand ils sont séparés, se bombardent d’e-mails et de SMS ... Huit jours après l’élection, Matthieu Pigasse s’envolait vers la capitale grecque, en Falcon privé, pour proposer ses services. «L’avenir de l’Europe se joue au 121 boulevard Haussmann, à Paris», vient d’écrire le «?Wall Street Journal?». C’est l’adresse de Lazard, la banque qui conseille aujourd’hui l’Ukraine, le ­Venezuela, l’Egypte. Le banquier ­débarque dans un ministère des ­Finances silencieux»", lire ici le reportage complet. (j'aime beaucoup le "proposer ses services" plutôt que de dire envoyé par la France)

La nomination de Pigasse est très symbolique de ce début du XXIe siècle, où tout est acquis et fusionné pour le plus grand bien des banquiers et actionnaires, sociétés nationales comme PME et même pays. Vu sous cet angle, vous comprenez mieux ce qui se passe en Grèce, Italie, Portugal, bref, les PIIGS. C'est une fusion-acquisition, et c'est pour cela que Pigasse est nommé à la tête de Lazard-Bermudes.

A vomir... Là au moins, vous avez une démonsration factuelle sur la manière dont le PS est en train de vendre la France... via les Bermudes."

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2015

03/05/2015

la couleur de la guerre

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"Achkhoi-Martan est un bourg pratiquement intact, la guerre ne l'a pratiquement pas touché, seules quelques portes d'immeubles ont été mitraillées.

Nous zigzaguons dans les rues. Des yeux brûlant de haine nous scrutent des portes, des fenêtres, des cours. On ne voit aucun homme. Seuls des femmes, des vieillards, des enfants. Tous nous haissent. A notre passage, tous s'arrêtent et nous regardent. A Dieu ne plaise que nous tombions en panne ici.

Assis, les canons de nos P-M dressés, nous sommes prêts à ouvrir le feu au moindre mouvement. Au moindre caillou, à la moindre bouteille lancée sur nous, nous réduirons le bourg en charpie.

Des gosses tchetchenes jouent dans les rues. A la vue de notre colonne, ils lèvent le poing en l'air en criant: "Allah akbar!" Les plus grands se passent le majeur sur le cou."

Arkadi Babchenko, La couleur de la guerre, 2009.

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"(...) L’un des slogans du politiquement correct est qu’il n’y aurait pas de choc des civilisations. Invention de Samuel Huntington, un penseur américain néoconservateur, autant dire : le diable en philosophie… Mais peu importe la politique ou la religion d’un philosophe quand il pense juste. Prétendre qu’il n’y a pas un choc des civilisations entre l’occident localisé et moribond et l’Islam déterritorialisé en pleine santé est une sottise qui empêche de penser ce qui est advenu, ce qui est, et ce qui va advenir.

L’Islam est une civilisation, avec ses textes sacrés, ses héros, ses grands hommes, ses soldats, ses martyrs, ses artistes, ses poètes, ses penseurs, ses architectes, ses philosophes. Il suppose un mode de vie, une façon d’être et de penser qui ignore le libre arbitre augustinien, le sujet cartésien, la séparation kantienne du nouménal et du phénoménal, la raison laïque des Lumières, la philosophie de l’histoire hégélienne, l’athéisme feuerbachien, le positivisme comtien, l’hédonisme freudo-marxiste. Il ignore également l’iconophile et l’iconodulie (goût et défense des images religieuses) pour lui préférer la mathématique et l’algèbre des formes pures (mosaïques, entrelacs, arabesques, calligraphie), ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi la figuration de Mahomet est un blasphème.

Refuser la réalité du choc des civilisations ne peut se faire que si l’on ignore ce qu’est une civilisation, si l’on méprise l’Islam en lui refusant d’en être une, si l’on déteste la nôtre par haine de soi, si l’on pense l’histoire avec les fadaises du logiciel chrétien et marxiste qui promet la parousie en ignorant les leçons de philosophie données par Hegel : les civilisations naissent, croissent, vivent, culminent, décroissent, s’effondrent, disparaissent pour laisser place à de nouvelles civilisations. Qu’on médite sur l’alignement de Stonehenge, les pyramides du Caire, le Parthénon d’Athènes ou les ruines de Rome comme on méditera plus tard sur les ruines des cathédrales !

Notre occident est en décomposition : les adultes s’achètent des albums à colorier, ils se déplacent en trottinette, ils tétouillent des cigarettes électroniques, la femme à barbe constitue l’horizon indépassable du progrès post-moderne, ils conduisent leurs animaux domestiques chez le psychanalyste, ils marchandisent l’utérus de femmes pauvres pour porter les foetus de riches, ils se ruent sur les soldes comme des bêtes assoiffées sur un point d’eau, mais aucun d’entre eux n’est prêt à mourir pour ces fariboles.

Pendant ce temps, animé par la grande santé nietzschéenne, l’Islam planétaire propose une spiritualité, un sens, une conquête, une guerre pour ses valeurs, il a des soldats, des guerriers, des martyrs qui attendent à la porte du paradis. Refuser qu’il en aille, là, d’une civilisation qui se propose « le paradis à l’ombre de épées », un propos du Prophète, c’est persister dans l’aveuglement. Mais comment pourrait-il en être autrement ? L’aveuglement qui fait dire que le réel n’a pas eu lieu (ou n’a pas lieu) est aussi un signe de nihilisme."

Michel Onfray©

02/05/2015

esprit de mai

 

"La valise ou le cercueil, pour pas mal de migrants venus des côtes libyennes, c’est devenu la valise ET le cercueil. Poussés par la misère, les illusions ou le manque de perspectives, une partie des forces vives de l’Afrique débarque chez nous, mais pas à la manière des Américains sur les côtes normandes en juin 44. Les barges de débarquement sont un peu moins élaborées ; en revanche, les envahisseurs bénéficient de l’absence de tirs de barrages côtiers. Pas de batteries européennes pour les couler. Ceci dit, ils ne sont pas vraiment attendus comme le messie, sauf par quelques Parisiens de la gauche du cœur, antiraciste et internationaliste.

Un migrant de plus, ça mange pas de pain. L’empathie, c’est sympa, mais en l’occurrence, ça sert à rien. Tout le monde sait que l’origine du problème, c’est le sous-développement économique là-bas, et le chômage de masse ici, deux purs produits de l’impérialisme capitalistique, qui se goinfre les richesses du sous-sol pas chères là-bas, et vire les gens trop chers ici. L’idéal, pour le système, serait donc une France peuplée de travailleurs africains pas chers – les Blancs étant au chômage – et une Afrique pas suffisamment forte pour se défendre contre la prédation économique. Finalement, ce bobo n’a pas tort, sauf que dans son émotion humaniste, il ne dispose peut-être pas du plan d’ensemble.

Un qui s’est bien échoué aussi, c’est ce gros cachalot de 15 mètres. L’homme ne s’occupe que de l’homme, et il a tendance à oublier, dans son égoïsme congénital, les autres créatures, avec qui il partage la Terre. Mais les animaux sont comme les Indiens au XIXe siècle : les envahisseurs européens réduisent progressivement leur espace vital. Il reste les grandes réserves africaines, qui subissent la pression du développement agricole, et les zoos européens, qui annoncent la disparition des grands mammifères du quaternaire. Et logiquement, le prochain sur la liste, c’est l’Homme.

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"(...) Justement, pour aller plus vite vers sa fin, l’homme n’a pas renoncé aux ethnocides, génocides et autres massacres interhumains. Il y a 100 ans, les Turcs, en guerre sur tous les fronts, extérieur et intérieur, déclenchaient l’élimination d’un million et demi d’Arméniens, avec l’arrière-pensée de neutraliser les soulèvements nationalistes dans l’Empire ottoman, et de récupérer les territoires arméniens en Asie mineure (Anatolie). Heureusement pour l’État turc un peu crétin, qui nie en bloc malgré les évidences, les Arméniens de la diaspora n’en ont pas rajouté dans la surmédiatisation et l’obtention d’avantages politiques ou pécuniaires.

Ce n’est pas le cas des juifs, qui ne laissent pas passer une occasion, même ridicule, de rappeler le nazisme, la souffrance juive, histoire de passer pour les gentils et faire oublier les exactions du présent. Ici, le procès grotesque d’Oskar Gröning, 93 ans, le comptable d’Auschwitz. Bientôt, on va devoir se taper le procès du boulanger de Treblinka, et du jardinier de Sobibor.

Jusqu’où vont-ils descendre, pardon, remonter ?" E et R

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sans commentaire..

quoique.

"Toute société partielle, quand elle est étroite et bien unie, s'aliène de la grande. Tout patriote est dur aux étrangers: ils ne sont qu'hommes, ils ne sont rien à ses yeux. Cet inconvénient est inévitable mais il est faible. L'essentiel est d'être bon avec les gens avec qui l'ont vit. Au dehors, le Spartiate était ambitieux, avare, inique; mais le désintéressement, l'équité, la concorde, régnaient dans ses murs. Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent d'accomplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins." JJ Rousseau, Œuvres complètes.

on est pas des bourgeois

01/05/2015

best of

Ou la toute puissance médiatique du lobby israélien en France et la stupidité ontologique de l'extrême gauche contemporaine.

rappel: qui est Cukierman?

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podcast

Everloving, Moby

30/04/2015

énergie

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"Un emploi= une machine

L’homme du 21è siècle sera-t-il un mélange croissant de biologie et de silicium, ou de muscles et d’acier ? En fait, contrairement à ce que le débat croissant sur "l’homme augmenté" laisse penser, le fait de suppléer nos faiblesses biologiques par du plastique et du métal est déjà une assez vieille histoire. Il y a un siècle et demi, le mineur a commencé à être "augmenté" par des pompes et des ascenseurs, avant que le marin ne soit "augmenté" par des machines à vapeur.

L’ouvrier du bâtiment est depuis longtemps "augmenté" par des cimenteries, aciéries, grues, camions et marteaux-piqueurs, comme l’agriculteur l’est par des tracteurs, usines d’engrais, entrepôts réfrigérés, camions, et trayeuses électriques. Notre espèce est désormais tellement "augmentée" qu’il n’y a plus un emploi qui ne dépende, directement ou indirectement, d’une machine.

Et alors qu’avec les premières poulies, faucilles ou scies, la machine était un modeste auxiliaire de l’homme, c’est désormais l’homme qui est devenu l’auxiliaire de la machine. C’est bien cette dernière qui transporte les marchandises, emboutit les tôles, polymérise le plastique, ou achemine les informations, et l’homme se contente de lui dicter sa volonté en appuyant sur des boutons, qu’il soit aux commandes d’un bulldozer, d’un porte-container, ou assis dans un bureau.

Si la production de bien et services est pour l’essentiel le fait de machines, nous avons alors besoin d’autant d’emplois qu’il y a de machines à commander. Il y a autant de chauffeurs routiers que de camions, autant d’employés de bureau ou de programmeurs que d’ordinateurs, autant de caissières que de caisses, autant de serveurs de restaurant que de fours, plaques de cuisson, et frigos, et autant de pêcheurs que de bateaux aptes à naviguer.

Mais ce qui met la machine en mouvement n’est pas juste notre volonté : il lui faut sa nourriture à elle, qui s’appelle l’énergie. Et voici pourquoi, dans les pays de l’OCDE, l’emploi répond avant tout à l’énergie disponible : cette dernière commande directement le nombre de machines qui peuvent fonctionner, et donc le nombre d’hommes qui peuvent être occupés à leur dire quoi faire. Avec cette grille de lecture, la décrue subie de l’approvisionnement énergétique supprime des machines au travail, et donc tue l’emploi. C’est exactement ce qui se passe en Europe depuis 2007, année où le continent est passé par son maximum d’approvisionnement en hydrocarbures, et du coup en énergie tout court." Jancovici

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28/04/2015

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"L'autre jour, sur France Inter*, ils présentaient leur nouvelle loi sur le renseignement, dit l'Avocate. Au nombre des intervenants, un ex-membre des services spéciaux, qui entretemps s'est reconverti dans la "magistrature". Je ne sais plus si c'est lui ou un autre, mais à un moment donné quelqu'un a dit qu'il ne fallait pas accorder trop d'importance à cette loi, car ce qu'elle autorise**, à vrai dire justifie et même encourage, existe en fait déjà: c'est déjà une réalité. Au-delà du cynisme du propos (il faudrait y revenir), cet apparatchik recadre utilement le débat. Certains, citant Orwell (1984), tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme en disant que le régime français serait en train de basculer dans le totalitarisme. En réalité, le basculement a déjà eu lieu. Il y a belle lurette que la police secrète française, à l'instar de son homologue américaine, s'est outillée pour intercepter l'ensemble des communications électroniques en France, et ensuite les stocker dans des bases de données. Tout le monde, aujourd'hui, est sur écoute, et tout le monde le sait. Le Monde lui-même, il y a quelques années, avait consacré plusieurs articles à ce sujets (non démentis)***. Bref, en la matière, les dirigeants ont toujours fait ce qu'ils voulaient. Sauf que, jusqu'ici, ils étaient dans l'illégalité, alors que, maintenant, ils peuvent se revendiquer de l'état de droit. La loi s'étant alignée sur la pratique, tout ce qui jusqu'ici était illégal devient par là même légal. Mais c'est la seule nouveauté, il n'y en a pas d'autre. L'occasion ici de rappeler, ce qu'on oublie souvent, que le totalitarisme est parfaitement compatible avec l'état de droit. Le régime stalinien en est un exemple (relisez Soljénitsyne), mais aussi le régime nazi (relisez Hannah Arendt)."

Eric Werner, l'Avant-blog

* 18 mars 2015.
** Détails dans le Figaro, 17 mars 2015 (p. 2-3).
*** 5 juillet 2013, 21 mars 2014, 22 mars 2014, etc.

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"C'est un processus à moyen terme, processus dont, pour une part au moins, l'avancée est fonction de ce qu'on estime être les capacités d'acceptation des populations, dit le Colonel. Les dirigeants partent de l'idée que les gens sont aujourd'hui prêts à tout accepter: tout. Mais en même temps qu'il faut y aller doucement, sans trop forcer le rythme. On peut tout leur faire accepter, mais pas tout à la fois. Ainsi, en 2013, nous avons eu la loi de programmation militaire, qui en son article 20 permet à la police de se livrer à des opérations d'espionnage intérieur en dehors de tout cadre juridique (ce qu'elle faisait, il est vrai, depuis longtemps déjà: mais pas ouvertement*), puis en 2014 de nouvelles lois sur le terrorisme, enfin en 2015 la loi dont le Parlement est actuellement saisi en procédure accélérée, celle sur le renseignement. C'est la tactique, aujourd'hui bien rodée, du salami. On ne sait pas encore ce qu'il y aura en 2016, mais forcément il y aura quelque chose, car il ne faut pas casser le rythme. De temps à autre, en contrepoint, il se commet un attentat. Mais ce n'est pas nécessairement  antinomique. D'une manière générale, on peut le dire, les dirigeants maîtrisent bien la situation."

Ibid


* Voir "Etat de droit", 21 mars 2015.


podcast

27/04/2015

land of plenty (the Wire saison II:))

26/04/2015

rééducation

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"Quatre jeunes Azuréens “anti-Charlie” invités à visiter le camp d’Auschwitz.

C’est la dernière initiative du conseil général des Alpes-Maritimes à l’adresse des scolaires ayant perturbé la minute de silence au lendemain des attentats de début janvier ou manifesté de la solidarité envers les tueurs des journalistes de Charlie Hebdo.

Signalés pour de telles attitudes, quatre jeunes Azuréens, une fille et trois garçons, viennent de participer au voyage de la mémoire organisé le 10 février par le département. Installés en dernière minute dans l’avion affrété pour la Pologne, ils ont visité en compagnie d’autres collégiens le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. “Ils nous ont été proposés par l’Éducation nationale”, précise Eric Ciotti, président du conseil général et la commission d’enquête parlementaire sur les filières djihadistes.

“Ils étaient bien sûr volontaires, il ne peut être question en la circonstance de punition. Il s’agissait simplement de leur faire entamer un travail pédagogique, de les aider à mesurer la gravité de leurs propos ou de leurs comportements antérieurs.” L’expérience se serait révélée profitable. “À l’origine de l’incident le plus sérieux, la jeune fille a pris la mesure de ce qu’on souhaitait lui montrer”, avance une accompagnante. “Lors de la minute de silence, cette élève de quatrième avait crié” Allah Akbar “”.

L’initiative devrait être renouvelée lors du dernier voyage 2015 de la mémoire, prévu le 12 mai.

Pourquoi ne pas l’étendre à d’autres départements ou collectivités organisant des visites d’Auschwitz ? En ce sens, Eric Ciotti a écrit hier à la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud Belkacem. “Ce pourrait être”, lui suggère-t-il, “une alternative à des sanctions disciplinaires”. “Pour ces perturbateurs, parfois en danger dans leur milieu familial, ce serait dans tous les cas l’occasion de toucher du doigt l’absurdité des résultats d’un génocide, de voir où mène l’embrigadement massif des consciences.”"

Source : Nice Matin

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Euh..le rapport entre la tuerie de Charlie-hebdo et Auschwitz?

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« Nous nous mêlâmes aussi au milieu milanais en nous faisant passer pour des voleurs qui avaient besoin d’armes pour leurs travaux. Nous achetions toujours par petits lots deux, trois pistolets, une paire de mitraillettes. Si nous avions cherché à nous procurer une grande quantité en Italie, nous aurions risqué de nous faire repérer et de tomber dans les filets d’un service secret quelconque ou de grands trafiquants liés à eux. C’est un danger que nous avons couru réellement quand nous avons été approchés par les Israéliens. Un camarade de Contro-informazione est venu nous dire avec un certain embarras que des services de Tel-Aviv étaient entrés en contact avec lui en lui disant qu’ils avaient une proposition à faire aux Brigades Rouges. Comme preuve de leur fiabilité, ils nous avaient donné l’adresse à Fribourg où s’était caché Piceta (un “traître”,) depuis qu’il était passé à table, et les noms de quelques ouvriers de Fiat qui tentaient de nous infiltrer pour le compte des services italiens. Ils voulaient nous fournir des armes et des munitions modernes sans nous demander une lire en échange : nous devions seulement continuer à faire ce que nous étions en train de faire. Ils étaient intéressés à ce que les pays méditerranéens comme l’Italie qui n’étaient pas en mauvais rapports avec les Palestiniens continuent à vivre dans une situation d’instabilité interne. » source

nouvelles du bas-empire

""La République gouverne mal mais se défend bien. " disait Charles Maurras… Vous me permettrez de reprendre sa célèbre phrase afin d’illustrer mes propos, et ce, même si le contexte où je vais l’utiliser diffère quelque peu de celui d’origine.

Qui protège-t-on en France ? Vous allez me répondre : « Pas les Français ». Evidemment, forts de tout ce que vous avez pu entendre ces dernières années ici et là, vous savez bien que le Français de base, méprisé par le système et ses rouages, n’est pas protégé dans son pays. Il en a peut-être l’illusion mais il ne l’est pas vraiment... Il peut toutefois se référer à sa bonne étoile pour espérer qu’il ne lui arrivera rien dans cette époque étrange de couardise, de laxisme et de médiocrité, dans cette époque où l’on protège les agresseurs et où plus personne ne bronche face au danger (tout relatif soit-il le plus souvent…). Et encore faudrait-il le pouvoir se défendre seul ! La légitime défense ? Oui, dans les faits, ça a existé un jour, ce n’est plus cas. Notez le nombre de cas où la « justice » donne raison aux agresseurs et non aux victimes… Et puis, à quoi bon autoriser une population déjà complètement désarmée ou presque (les chasseurs avec nous !) à se défendre ?

Mettez-vous dans la peau de ceux qui nous gouvernent et considérez que:  

1) Si la populace ne peut se défendre elle-même, seul l’Etat peut assurer sa protection. Il pourra donc mieux la contrôler par ce biais. On la tient en laisse, c’est simple comme bonjour à comprendre.

2) Le système n’en a rien à branler de votre bien-être ou de votre sécurité. Il n’agit pas dans l’intérêt commun …  Il utilise même votre peur à ce niveau pour « gouverner par le chaos » et donc renforcer insidieusement son emprise sur vous.

Vous, le Français de base, vous êtes un plouc, une marionnette qu’on utilise et dont la vie ne vaut rien. On ne vous protège pas, point. Vous souvenez-vous de Marie-Neige Sardin, symbole à elle seule de tout le désintérêt et de  toute la haine des « pouvoirs publics » à l’égard des gens « normaux » (c'est-à-dire blancs non criminels) ? Cette courageuse femme fut agressée plus de trente fois par des individus « bien connus des forces de police », et fut même violée sans que cela n’émeuve vraiment qui que ce soit –justice ou politiciens- . Vous, ce serait la même chose. Ne comptez pas sur l’Etat, il est votre ennemi. Loin est le temps où la fonction de protection était un devoir pour les puissants du pays qui devaient leurs privilèges à ce devoir qu’ils avaient à l’égard des populations. Rappelez-vous que la noblesse se devait de protéger les gens et que quand elle ne remplissait pas ce rôle, elle s’exposait à de sérieuses révoltes… Les temps ont bien changé…

Cependant, aujourd’hui, en ces temps d’égalité totale où certains sont toutefois plus égaux que d’autres, on constate qu’il est des individus dont il faut prendre soin et protéger quoi qu’il arrive ! Ils ressemblent plutôt peu voire même pas du tout à Marie-Neige Sardin ou à vous… Où les trouve-t-on ? Dans les cénacles phares du système pardi ! Politiciens, people et journalistes en priorité.

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Ils sont protégés par le système... mais pas elle!

Certains cas récents sont ainsi significatifs.

Comme un pied de nez à Marie-Neige Sardin et aux milliers d’autres qu’on a laissé dans la merde, vous avez tout d’abord le député franco-israëlien Meyer Habib. Cet individu exceptionnel, dont la vie est si précieuse pour tous, dispose de quatre (4) policiers du SPLP (Service pour la protection) pour sa protection car, voyez-vous, il a eu des « prises de position favorables à Israël », en fait un certain nombre de déclarations tapageuses louant par exemple "la valeur juive de la vengeance" ou décrivant le terrible antisémitisme qui sévirait en France... Normal quand on est juif, non ? Ou faut-il protéger avec quatre policiers français chaque membre de la communauté actif en politique et tout dévoué à l’Eretz ? Bref, notre Meyer Habib est bien en sécurité (pour une menace certainement égale à 0…) et a même tenté de bénéficier de cette largesse de la ripoublique  pour convoyer 20.000 euros de pierres précieuses… Car, en plus d’être député, Meyer Habib est effectivement diamantaire ! Il symbolise bien la classe politique « française » affairiste qui considère que tout est bon à prendre, non ?

Et il n’est pas le seul à être ainsi mis en sécurité par le gouvernement pour des prétextes futiles ! Un bon nombre d’individus nuisibles, membres d’un système qui ne protège que les siens, sont ainsi affublés de policiers payés par nos impôts dans leur vie de tous les jours… Cela entraîne une grogne réelle chez les agents du Service de la protection (SDLP, ex-SPHP) qui est rattaché au ministère de l'Intérieur et est chargé des célébrités. En effet, les policiers déplorent « une surenchère de missions de plus en plus «people», où le gouvernement accorde à des personnalités de la presse ou du show-business une protection coûteuse en effectifs qui, selon certains professionnels place Beauvau, ne se justifierait pas. D'autant que le service est déjà très sollicité pour jouer les anges gardiens d'anciens premiers ministres, dont nul n'ignore que leur vie n'est guère exposée. ». On peut lire plus loin qu’il existe « quelques grincements chez les policiers, au lendemain de l'annonce par le ministère de l'Intérieur de placer Aymeric Caron, chroniqueur télé au ton délibérément provocateur, sous protection policière […] d'autres cas surprennent. Bien que l'Unité de coordination et de lutte antiterroriste (Uclat) ait estimé que les risques qu'ils encouraient ne justifiaient pas une protection 24 heures sur 24, un journaliste de France 24, deux journalistes du Monde et un député des Français de l'étranger se sont vus accorder une protection payée par l'État. »

Tout n’est-il pas clair et fluide ? Le parallèle entre privilégiés et non-privilégiés ne se passe-t-il pas de commentaires ? Ne comptez pas sur le système, il ne protège et ne protégera que les siens…"

Rüdiger / Cercle Non Conforme

Sources: 1; 2.

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Et si l'Etat ne vous/nous protège pas, qui le fera?

24/04/2015

IUSF: Idiots Utiles Sans Frontières (Maj)

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"Les Jeunes Socialistes lancent aujourd’hui leur nouvelle campagne sur l’immigration, alors qu’un débat s’ouvrira au Parlement sur ce sujet dans les prochaines semaines. Après dix années de droite et de débats nauséabonds qui ont libéré la parole raciste et stigmatisé des milliers d’individus, et que le Front national progresse élection après élection, les Jeunes Socialistes refusent de se résigner à une société fracturée. Il est encore temps de convaincre les Français, et particulièrement les jeunes, qu’une politique migratoire de gauche est possible. A travers cette campagne, ils défendront leurs propositions, notamment la régularisation des sans-papiers ou encore le droit de vote pour les étrangers." MJS

ha ha!

et le MEDEF applaudit des bétonneuses..

ces pauvres jeunes-socialistes, ils ont toujours pas compris...lo pa compris!

faut dire que dévastés par la lecture des inepties de Terra Nova, ils n'ont pas toujours pas lu Marx, les mignons (encore un fasciste!):

"Si l'accumulation, le progrès de la richesse sur la base capitaliste, produit donc nécessairement une surpopulation ouvrière, celle-ci devient à son tour le levier le plus puissant de l'accumulation, une condition d'existence de la production capitaliste dans son état de développement intégral. Elle forme une armée de réserve industrielle qui appartient au capital d'une manière aussi absolue que s'il l'avait élevée et disciplinée à ses propres frais. Elle fournit à ses besoins de valorisation flottants, et, indépendamment de l'accroissement naturel de la population, la matière humaine toujours exploitable et toujours disponible."

Le capital, Marx, 1867.

"Une politique migratoire de gauche"! lol! la gauche du Capital, non?

et pour les "jeunes socialistes" victimes de leur connerie, on a prévu quoi?

"A la recherche d’un substitut de prolétariat, l’extrême gauche s’est fixé pour but de trouver un sujet historique qui ne soit surtout pas le peuple. Difficile ici de ne pas évoquer le problème de l’immigration. Comme hier le chômage conjoncturel, l’immigration représente en effet d’abord une armée industrielle de réserve du capital, exerçant une pression à la baisse sur les salaires et accroissant d’autant le taux de profit, la prédication « antiraciste » interdisant, parallèlement, que l’on critique les substitutions de population auxquelles procède le capital pour éteindre les traditions révolutionnaires des peuples européens, en exilant le prolétariat indigène de sa propre histoire. Il ne fait aucun doute que l’« antiracisme » contemporain, formulé à partir des années 1980 par des organisations comme SOS-Racisme, a été formulé avant tout pour remplacer l’anticapitalisme et dissimuler l’abandon par la gauche de ses anciens idéaux. Le danger, désormais, c’était « Le Pen », et non plus le capital. Mieux encore, en « combattant Le Pen », on faisait le jeu d’un capitalisme trop content de trouver dans l’immigration un nouveau gisement de main-d’oeuvre à bon marché, malléable, corvéable à merci et ignorant tout des traditions révolutionnaires du prolétariat français. Tout cela n’avait évidemment rien à voir avec la nécessaire lutte contre le racisme. Ceux qui, aujourd’hui, se consacrent à la défense inconditionnelle des clandestins et du « sans-papiérisme » continuent en réalité à « offrir à la classe capitaliste l’armée de réserve soumise à bon marché dont celle-ci a besoin à mesure qu’elle entend se débarrasser des vieilles contestations ouvrières européennes ». Les Besancenot et autres gauchistes, adeptes du néopopulisme incantatoire, qui ne parlent au nom du peuple que pour mieux le faire taire, ne constituent aujourd’hui rien d’autre que l’aile gauche de l’appareil politique du capital**.(...)" Alain de Benoist, 2009.

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Illustration ordinaire pour les cuistres..."Marseille : le trafic de main d’oeuvre étrangère explose"

"Aujourd’hui, qu’est-ce que les gens regardent ? Le prix en bas de la page et puis c’est tout. »On le sent désabusé, Marc Marcellin, le président de la Capeb (1) qui « tous les jours » reçoit, par fax, les propositions d’entreprises de prêt de main d’oeuvre étrangère. Sur Internet, elles sont nombreuses à organiser, littéralement, ce que Johan Bencivenga, le patron de la fédération BTP 13 appelle « la mise en concurrence des êtres humains ».

En France, ce phénomène permis depuis 1996 par la directive Bolkenstein, est en train d’exploser : le pays compterait quelque 300 000 travailleurs détachés issus de la communauté européenne. Dans les Bouches-du-Rhône, a révélé hier la Direccte Paca (2), ceux-ci étaient 12 133 en 2013, et 18 988 en 2014. C’est une hausse de 56 % ; l’équivalent de 2571 salariés permanents. Une lame de fond. Ces emplois concernent en majorité l’agriculture (65 %), le BTP (22 %), ou encore l’industrie (5 %). En février, la CGT dénonçait d’ailleurs les conditions d’emploi de « travailleurs low cost » sur le chantier du futur réacteur thermonucléaire Iter.

Venus d’Amérique latine (et notamment d’Equateur, via l’Espagne) dans l’agriculture, ces ouvriers sont, dans les autres secteurs, surtout Portugais, Espagnols, Polonais et Roumains. En France pour des missions ponctuelles, ils sont -en théorie- employés aux conditions du droit français ; les charges sociales, en revanche, sont payées par les employeurs dans le pays d’origine des salariés. « Le choix de cette main d’oeuvre est purement économique. Elle permet de baisser légalement les coûts de 27% environ lorsqu’il n’y a pas de fraude et les divise par un coefficient de 2,5 à 3,5 en cas de fraudes », dénonçait dans Le Moniteur Jean Bianciotto, président de la SMTP 13 et porte-parole d’une délégation des Bouches-du-Rhône reçue voici dix jours au ministère du Travail, à Paris. Ces pros y ont notamment proposé de rendre obligatoire pour toute entreprise de l’Union européenne de réaliser 2/3 des heures travaillées au minimum, avec de la main d’oeuvre locale. [...]" Source

CQFD

22/04/2015

business as usual

 

Extrait de l'entretien de Laurant Ozon passée hier sur TV Libertés (à partir de 30’42’’) :

« …Si malheureusement l’État n’assume pas ses responsabilités – peut-être que c’est un calcul ? D’ailleurs je pose la question ; je la pose très sincèrement à tous aujourd’hui, ce soir, est-ce que, aujourd’hui, nous avons affaire à des idiots, c’est-à-dire à des personnes qui ne voient pas la réalité, qui choisissent de ne pas prendre de décisions ? Ou est-ce que, et je crains malheureusement cette vision un peu paranoïaque (évidemment on ne peut ne pas se poser cette question), ou est-ce qu’il s’agit d’une méthode mise en place très clairement pour provoquer de la violence, pour provoquer des comportements de passion, de désespoir sur une partie de la population européenne qui,  voyant qu’elle n’est plus protégée, que ses droits qui ne sont plus respectés sur ses terres, demain produira des réactions de violence qui justifieront peut-être, éventuellement, une perturbation des échéances électorales, des lois d’exception, que sais-je encore. On a vu, il n’y a pas longtemps, le gouvernement socialiste mettre en place des lois liberticides pour contrôler la population, les échanges sur internet, etc. On peut parfaitement imaginer, à la faveur demain d’une montée, je dirais de désespoir d’une partie de la population européenne, des phénomènes de violence qui justifieront, peut-être encore demain, de nouvelles atteintes à nos libertés… » 

nouvelles du bas-empire*


 

"Le gouvernement a lancé un appel d'offres pour détruire une partie des équipements et en recycler une autre. La note de l'écotaxe se creusera ainsi encore de plusieurs millions d'euros. La note déjà salée de l'écotaxe va encore s'alourdir. Alors que la facture s'élève à plus de 800 millions pour l'État, ce dernier a lancé il y a deux mois un appel d'offres pour retirer les 170 portiques de l'ex-taxe poids lourd, a repéré Europe 1. La note de la destruction de ces concentrés de technologie se chiffre en millions d'euros. Cet appel à projet qui se termine dans 8 jours porte sur la «la dépose (...) d'équipements déployés dans le cadre de la mise en place du dispositif écotaxe» dont «les structures porteuses du type portique». En plus du démontage, la société sélectionnée devra réaliser des «travaux de remise en état» des sites, le transport et le stockage du matériel. Parallèlement, les 230 bornes écotaxes, situées sur le bord des routes et les 718.000 boîtiers électroniques qui devaient être installés dans les camions de marchandise devront également être recyclés.

De fait, la question de la réutilisation de certains composants se pose. Les systèmes de hautes technologies installés sur les portiques comme les systèmes vidéo ou les systèmes lasers pourraient avoir une autre utilité. Mais l'appel d'offres mentionne également clairement que des systèmes devront être détruits. Selon les estimations du Figaro la facture varierait de 40.000 euros par portique, soit un total de 7 millions, à 75.000 € par portique et un total de 13 millions d'euros. Ces sommes importantes s'expliquent par le déploiement de matériel très lourd à l'aide d'engins spécifiques acheminés par convois exceptionnels et effectuer en travail de nuit pour moins perturber la circulation … Europe 1 fait état d'un coût de 10.000 euros par portique, soit un minimum de 1,6 million d'euros pour les 170 portiques.

Une dépense supplémentaire dans ce dossier où l'État a déjà gaspillé beaucoup d'argent public. Par ailleurs, l'abandon de l'écotaxe générera un manque à gagner de 450 millions d'euros par an. A l'heure où le gouvernement n'entend pas dévier de son plan de 50 milliards d'euros d'économies prévu pour 2015-2017, ce fiasco financier fait particulièrement grincer des dents." Figaro

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pas de dépense supplémentaire, les bonnets rouges feront ça pour rien...rien dans la tête ces technocrates!

*comme dit Onfray
 

 

21/04/2015

nation arc en ciel

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"En Afrique du Sud, les dernières violences "xénophobes" ont pris une telle ampleur que le Malawi a décidé d'évacuer ses ressortissants et que le Mozambique a demandé fermement aux autorités sud-africaines d'assurer la protection de ses nationaux. Quant au président Zuma, il vient d'annuler une visite officielle à l'étranger afin de suivre l'évolution de la situation. Un peu partout dans le pays, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les immigrés africains qu'ils soient  Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou encore Nigérians sont en effet pris pour cible, lynchés ou forcés à se réfugier dans les camps militaires cependant que leurs biens sont systématiquement pillés. Au Natal, les pogroms ont été encouragés par le roi des Zulu et ailleurs dans le pays par le propre fils du président Zuma... Dans la "nation arc-en-ciel-", au pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent donc d'autres Noirs, et qui plus est, des Noirs immigrés... Voilà de quoi déstabiliser les bonnes âmes qui pensaient, la main sur le coeur et abreuvées de certitudes morales, qu'une fois le régime blanc d'apartheid balayé, les fontaines sud africaines allaient laisser couler le lait et le miel de la société post-raciale...
 
Un peu plus d'un an après la mort de Nelson Mandela, le culte planétaire quasi religieux rendu à sa personne apparaît donc en total décalage avec les évènements. Le réel est en effet de retour -une fois de plus et comme toujours-, balayant au passage le mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel » fraternelle et ouverte au monde. Dans un pays où le chômage touche environ 40% des actifs et où le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994, dans un pays où 18 millions de Noirs sur une population de 53 millions d’habitants, ne survivent que grâce aux aides sociales, le Social Grant, quoi d'étonnant à ce qu'éclatent des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres? L’échec économique sud-africain est en effet total -je développe ce point dans le chapitre IV de mon dernier livre Osons dire la vérité à l'Afrique-. Selon le Rapport Economique sur l’Afrique pour l’année 2013, rédigé par la Commission économique de l’Afrique (ONU) et l’Union africaine (en ligne) l’Afrique du Sud s’est en effet classée parmi les 5 pays « les moins performants » du continent sur la base de la croissance moyenne annuelle, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland.
 
Pris dans la nasse de ses propres mensonges, de ses prévarications, de ses insuffisances, le parti gouvernemental, l'ANC - le parti de Nelson Mandela -, ne pourra pas éternellement mettre en accusation le "régime d'apartheid" afin de tenter de dégager ses responsabilités dans la faillite de ce qui fut un pays prospère. D'autant plus qu'en Afrique du Sud, une presse libre existe. Et elle ne se prive pas d'écrire qu'en deux décennies, l'ANC a dilapidé le colossal héritage laissé par le régime blanc et a transformé le pays en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité encore en partie masquée par quelques secteurs ultraperformants, mais de plus en plus réduits. En France, faire un tel constat est considéré comme une insulte à la Nation arc-en-ciel et à la mémoire de Nelson Mandela."
 
 Bernard Lugan, 18/04/2015

podcast

19/04/2015

combattere

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Quelques jours de répit au bord de l'océan. Passé par  Hossegor qui a du être un endroit sympa avant d'être bétonné et envahi par des hordes de bobos friqués roulant Cayenne et lisant l'immonde (pas de contradiction, pour les plus jeunes). Un peu plus loin, petit village estival quasi-déserté, des dunes, quelques blockhaus du mur, largement taggés, l'air du large, quelques maisons gentilles, des vieux qui taillent leur haies et qui lisent Ouest-France. La France d'Audiard. Ca fait du bien.

Je finis les mémoires de Laurent Boucher, quinze ans de légion étrangère un peu partout sur le globe. Voilà un truc qui m'aurait plu. L'impression d'être passé à côté. Il aurait pas fallu me pousser beaucoup. C'est comme ça, je ne regrette rien, j'adore mon métier et je ne vois pas trop ce que j'aurais pu faire d'autre en fait. Je me revois parfois dans les années 80 visiter l''école de commerce locale, cornaqué par un pitre encravaté genre Tapie...c'aurait pu être bien pire, en fait.

Au milieu du livre de Boucher (après 5 ans de légion, il raccroche et semble vouloir regagner la vie civile), je me suis fait la réflexion que c'était simplement pas possible. Causer ou bosser avec des bureaucrates sautillants après 5 ans de légion et ce qui va avec? no way. De fait, après avoir tenu quelques bars dans le pays Basque, ce gars-là reprend du service à Aubagne et refait 10 ans de Légion Etrangère sur tous les continents. Il semble qu'il assure aujourd'hui la sécurité de cargos sur des voies maritimes exposées:) le naturel..

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"Le 8 mai 45, à Bad Reichenhall, douze waffen SS de la Division Charlemagne furent fusillés par d'autres soldats français appartenant à la 2eme DB du général Leclerc. Quand Leclerc leur demande s'ils n'ont pas honte de porter l'uniforme allemand, l'un des prisonniers fait remarquer au libérateur de Paris qu'il porte bien, lui, l'uniforme américain. C'en est trop. Dans l'après-midi, ils seront fusillés dans une clairière proche de Bad Reichenhall, les corps sont abandonnés là et ne seront inhumés que trois jours plus tard par l'armée américaine. Les combats ont cessé la veille, la guerre était finie..." Gabriele Adinolfi , Années de plomb et semelles de vent", 2015.

OK, Adinolfi est fasciste. Mais, tonton Hoplite, c'était quoi le fascisme?

Emilio Gentile, universitaire italien considéré comme un des meilleurs spécialiste de la question répond ainsi :" Le fascisme est un phénomène politique moderne, nationaliste et révolutionnaire, antilibéral et antimarxiste, organisé en un parti milice, avec une conception totalitaire de la politique et de l’Etat, avec une idéologie à fondement mythique, viril et anti-hédoniste, sacralisée comme religion laïque, qui affirme la primauté absolue de la nation, entendue comme communauté organique, ethniquement homogène, hiérarchiquement organisée dans un état corporatif, avec une vocation belliqueuse, une politique de grandeur, de puissance et de conquête, visant à la création d’un ordre nouveau et d’une nouvelle civilisation. " (E Gentile, Fascisme, histoire et interprétation. Gallimard 2002)

Gentile définit ensuite l’idéologie fasciste comme une « idéologie anti idéologique » , en raison de son activisme et de son aversion pour les élaborations intellectuelles et idéologiques. Le mouvement fasciste est propre à l’Italie des années 20 comme le mouvement national-socialiste à l’Allemagne des années 30 ou le mouvement phalangiste espagnol à la même époque. Pourquoi dater ainsi ce mouvement intellectuel ? Parce qu’il est né au point de rencontre d’événements sans précédents et qui ne se retrouverons plus : le fascisme est né des traumatismes de la première guerre mondiale au sein de la jeune génération du front, qui connut l’horreur, mais aussi la camaraderie et la solidarité dans l’action. Il est né de la situation de détresse subie par des nations comme l’Italie ou l’Allemagne. Il est né aussi d’une réaction contre la menace bolchevique en Europe (bien réelle, il est de bon ton de l’oublier ou de la sous-estimer). Pourtant, comme le regretté F. Furet l’avait noté, « le fascisme n’est pas né seulement pour vaincre le bolchevisme, mais pour briser à jamais la division du monde bourgeois » (Furet, Le passé d’une illusion, Laffont, 1996).

Cette société libérale bourgeoise en crise au sortir des années 20 semble si obsolète face aux défis multiples de la modernité et des crises économiques, que les régimes autoritaires se répandent comme une épidémie en Europe : la Hongrie bascule des 1919, l’Espagne une première fois en 1923, la Pologne en 1926, , la Yougoslavie en 1929, le Portugal en 1932, l’Allemagne en 33, la Grèce et l’Espagne-une nouvelle fois- en 36, la Roumanie en 38, la France en 1940.

Tous sont établis sur le modèle classique des dictatures militaires conservatrices, mais sont distincts du fascisme Italien.

Le fascisme, alors n’est il qu’Italien ? Non répond encore E. Gentile, bien qu’il soit hostile à l’usage générique et aveugle du concept de fascisme en dehors de tout contexte temporel ou géographique. Le fascisme Italien a un fondement idéologique plus clair que le national-socialisme Allemand, reposant sur le mythe de la race supérieure. Il aurait-toujours d'après E. Gentile-une  structure idéologique plus complexe: celle de l'état totalitaire, solution unique pour toutes les nations civilisées d'Occident, contrairement au mythe de la race qui ne s'adresse qu'aux Allemands. Il est par ailleurs possible de considérer le fascisme, le nazisme et le bolchevisme comme trois arbres différents ayant des similitudes et non pas comme trois branches d'un même arbre.

Plus largement, le fascisme peut sans doute s’intégrer dans l’idéologie totalitaire, entendue au sens de mouvement révolutionnaire extrémiste aspirant au monopole du pouvoir. Le qualificatif "totalitaire" est original et apparait en Italie dans les années 1923-1925 pour désigner l'imposition du monopole du pouvoir politique par le parti fasciste qui se mettait alors en place. Le concept et le mot "totalitaire" s'appliquent donc historiquement seulement au fascisme Italien, alors qu'il recouvre actuellement des réalités différentes:  fascisme, bolchevisme ou nazisme, faisant disparaitre les spécificités de chacun de ces phénomènes et pouvant par extension représenter tout ce qui s'oppose à la démocratie libérale (théocraties musulmanes, tyrannies exotiques, etc.).

 Le point commun entre les trois phénomènes étant peut-être la négation de l'individu, avec des distinctions: pour le marxisme, héritier de la table rase des Lumières, l'individu est sans racines autres que sociales (homo oeconomicus, semblable à celui du libéralisme), pour le fascisme, l'individu est porteur d'un héritage complexe qui se confond avec celui de la nation. Deux conceptions antagonistes donc, qui fondent des projets politiques et sociaux radicalement différents.

Voilà.

Et là, on est en principe saisi par la similitude entre les idéaux de ce mouvement historique fasciste et  ceux de... Florian Philippot du FuN. lol! non, c'était pour rire.


podcast

18/04/2015

zeitgeist

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"En Afrique du Sud, on lynche sans désemparer les étrangers. Que serait il arrivé, là-bas, à un récidiviste, en situation irrégulière qui aurait violé et tué une enfant de 9 ans ? Toute la famille et le quartier l'aurait découpé en morceau. Ils sont, à la limite, plus civilisés que des bureaucrates qui pensent "indemniser", pour un peu d'argent. Le barbare, c'est celui qui ne raisonne qu'en termes d'argent." Patrick Reymond, La chute.

photo: rooo max, tu nous manques!


podcast

16/04/2015

Whatsap?

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" (...) Cette deuxième guerre mondiale  fit 50 millions de morts dont 17 millions de soviétiques et 9 millions d'allemands. la Pologne, les autres pays occupés d'Europe, et aussi les millions de soldats d'Afrique ou d'Asie mobilisés pour cette guerre qui, comme la première, était née de rivalités occidentales, payèrent un lourd tribut de morts. (...)

L'assassinat d'un seul innocent, qu'il soit juif ou qu'il ne le soit pas, constitue déjà un crime contre l'humanité. Mais si le nombre de victimes n'a, à cet égard, aucune importance, pourquoi s'accrocher depuis plus d'un demi-siècle, au chiffre fatidique de six millions, alors qu'on ne considère pas comme intouchable le nombre des victimes non-juives de Katyn, de Dresde, ou Hiroshima et de Nagasaki, pour lesquelles il n'a jamais existé de nombre d'or, alors que le chiffre de six millions a été sacralisé, bien qu'il ait constamment fallu réviser à la baisse ce nombre d'une seule catégorie de victimes dont les injustes souffrances ne sont pas contestables:

Pour le seul camp d'Auschwitz-Birkenau:

-9 millions, disait en 1955, le film d'Alain Resnais "Nuit et Brouillard" par ailleurs fort beau et profondément émouvant,

-8 millions selon les Documents pour servir à l'histoire de la guerre. Camps de concentration Offices français d'édition, 1945, p.7,

-4 millions d’après le rapport soviétique auquel le tribunal de Nuremberg a donné valeur de preuve authentique en vertu de l'article 21 de ses statuts qui stipulaient: "les documents et rapports officiels d'enquête des gouvernements allés ont valeur de preuve authentique". Ce même article 21 proclamait: "Ce tribunal n'exigera pas que la preuve de faits de notoriété publique soit rapportée. Il les tiendra pour acquis."

-2 millions selon l'historien Léon Poliakov dans son Bréviaire de la haine, Calman levy, p. 498,

-1 million deux cent cinquante mille, selon l'historien Raul Hillberg, La destruction des juifs d'Europe, Ed Holmes and Mayer, 1985, p.895,

-950000 à 1.2 million selon François Bedarida, directeur de l'Institut de temps présent au CNRS (source Le Monde 23/07/1990).

L'on en continue pas moins, après avoir officiellement réduit le nombre des victimes à Auschwitz-Birkenau de 4 à 1 million de répéter le chiffre global: 6 millions de juifs exterminés selon l'étrange arithmétique: 6-3=6."

Roger Garaudy, Les mythes fondateurs de la politique israélienne, 1998.

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"Ce livre est à la fois une anatomie et une mise en accusation de l'industrie de l'holocauste. Dans les pages qui suivent, je vais soutenir que "l'holocauste" est une représentation idéologique de l'holocauste nazi. Comme beaucoup d'idéologies, elle a un rapport, si étroit fût-il, avec la réalité. "L'holocauste" est une construction non pas arbitraire mais dotée d'une cohésion interne. Ses dogmes principaux soutiennent des intérêts politiques et sociaux significatifs. En fait, "l'holocauste" s'est avéré une arme idéologique indispensable. Grâce à son déploiement, l'une des puissances militaires les plus formidables du monde, dont les manquements aux droits de l'homme sont considérables, s'est posé en état-"victime" et le groupe ethnique le plus florissant des Etats-Unis a, lui aussi, acquis le statut de victime. Des bénéfices considérables découlent de ce statut injustifié de victime, en particulier, une immunité face à la critique, même la plus justifiée. Ceux qui jouissent de cette immunité, ajouterai-je, n'ont pas échappé à la corruption morale qui va de pair avec elle. De ce point de vue, le rôle d'Élie Wiesel, interprète officiel de l'holocauste, n'est pas un hasard. Il est évident qu'il n'est pas parvenu à cette position par son action humanitaire ou ses talents littéraires. Il joue le premier rôle plutôt parce qu'il articule sans la moindre fausse note les dogmes de l'holocauste, défendant par là même les intérêts qui le sous-tendent."

Norman Finkelstein, L'industrie de l'holocauste, 2000.


15/04/2015

Welcome™

 L'immigration clandestine pour les bobos lecteurs de Télérama et autres activistes clandestinophiles:

et pour les européens en prise avec le réel..