17/06/2013
l'effondrement pour tous!
"(...) En janvier 2008, j'ai publié un article sur Les cinq stades de l'effondrement, dans lequel je définissais les cinq stades, et puis j'affirmais courageusement que nous étions au beau milieu d'un effondrement financier. Et dix mois plus tard il semble que je ne me sois pas trop avancé cette fois. Si le gouvernement américain doit prêter aux banques plus de deux cent milliards de dollars par jour juste pour empêcher l'ensemble du système d'imploser, alors le terme
crisene rend probablement pas justice à la situation. Pour continuer ce jeu, le gouvernement américain doit être capable de vendre la dette qu'il engage, et quelles chances y a-t-il, pensez-vous, pour que l'ensemble du monde s'arrache des milliers de milliards de dollars de dette nouvelle, sachant qu'ils sont utilisés pour consolider une économie en train de se contracter ? Et si la dette ne peut être vendue, alors elle doit être monétisée, en imprimant de l'argent. Et cela déclenchera l'hyperinflation. Alors, n'ergotons pas, et appelons ce qui est en train de se produire comme ce à quoi cela ressemble :un effondrement financier.Alors voici les cinq stades tels que je les ai définis il y a presque un an. La petite coche à côté de
l'effondrement financierest là pour nous rappeler que nous ne sommes pas ici pour ergoter ou être ambigus, car le stade 1 est très engagé. Les stades 2 et 3 — les effondrements commercial et politique — sont entraînés par l'effondrement financier, et se chevaucheront l'un l'autre. Pour l'instant, il n'est pas clair lequel est le plus engagé. D'un côté, il y a des signes que le trafic mondial ralentit, et que les grandes surfaces sont bonnes pour une très mauvaise période, avec de nombreux magasins susceptibles de fermer après une saison de Noël désastreuse. D'un autre côté, les États subissent déjà des déficits budgétaires massifs, licencient des employés d'État, réduisent les programmes, et commencent à supplier le gouvernement fédéral pour être renfloués financièrement.Même si les différents stades de l'effondrement s'entraînent les uns les autres de façons variées, je pense que cela a un sens de les maintenir conceptuellement séparés. Ceci parce que leurs effets sur notre vie quotidienne sont tout à fait différents. N'importe quels moyens constructifs que nous pourrons trouver pour esquiver ces effets seront aussi différents. Enfin, certain stades de l'effondrement semblent inévitables, tandis que d'autres peuvent être évités si nous nous battons assez.
L'effondrement financier semble particulièrement douloureux si vous vous trouvez avoir beaucoup d'argent. D'un autre côté, je rencontre tout le temps des gens qui ont le sentiment que
rien n'est encore arrivé. Ce sont surtout des gens jeunes, qui ont relativement réussi, qui n'ont pas ou peu d'économies, et ont encore des boulots bien payés, ou une assurance chômage qui n'est pas encore épuisée. Leur vie quotidienne n'est pas très affectée par la tourmente sur les marchés financiers, et ils ne croient pas que quoi que ce soit de différent soit en train de se produire en dehors des hauts et des bas économiques habituels.L'effondrement commercial est bien plus évident, et l'observer ne nécessite pas d'ouvrir des enveloppes et d'examiner des colonnes de chiffres. C'est douloureux pour la plupart des gens, et mortellement dangereux pour certains. Quand les rayonnages des magasins sont vidés du nécessaire et restent ainsi pendant des semaines de suite, la panique s'installe. Dans la plupart des lieux, cela requiert une sorte de réaction d'urgence, pour s'assurer que les gens ne soient pas privés de nourriture, d'abris, de médicaments, et que certaines mesures de sécurité et d'ordre public soient maintenues. Les gens qui savent ce qui vient peuvent se préparer à en éviter le pire.
L'effondrement politique est encore plus douloureux, parce qu'il est mortellement dangereux pour beaucoup de gens. La rupture de l'ordre public serait particulièrement dangereuse aux États-Unis, à cause du grand nombre de problèmes sociaux qui ont été balayés sous le tapis au cours des années. Les Américains, plus que la plupart des autres peuples, ont besoin d'être défendus les uns des autres à tout moment. Je pense que je préférerais la loi martiale à l'anarchie et au chaos complet et absolu, bien que j'admette que l'un et l'autre soient de très pauvres choix.
L'effondrement social et culturel semble avoir déjà eu lieu dans plusieurs parties du pays dans une large mesure. Ce qui reste d'activité sociale semble ancrée dans des activités transitoires telles que le travail, les courses et les sports. La religion est peut-être la plus grande exception, et beaucoup de communautés sont organisées autour des églises. Mais dans les endroits ou la société et la culture demeurent intactes, je croit que l'effondrement social et culturel est évitable, et que c'est là que nous devons vraiment résister. Aussi, je pense qu'il est très important que nous apprenions à voir notre environnement pour ce qu'il est devenu. Dans beaucoup d'endroits, on a l'impression qu'il ne reste simplement pas beaucoup de choses qui vaillent d'être sauvées. Si toute la culture que nous voyons est de la culture commerciale, et si toute la société que nous voyons est la société de consommation, alors le mieux que nous ayons à faire est de nous en éloigner, et de chercher d'autres gens prêts à faire de même. (...)" suite/Dmitry Orlov
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Quoique, finalement, certains résistent encore:
"Sous l'influence du lobby maçonnique militaire (coordonné par l'"homme de l'ombre" Cédric Lewandowski, actuel directeur de cabinet du ministre de la Défense, Alain Simon, contrôleur financier de l'ECPAD, François Roussely, ancien directeur de cabinet d'Alain Richard et Philippe Guglielmi, ancien maître du GODF) et en liaison avec les ex-RG de la Direction centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD), ex-sécurité militaire) s'est vue ordonner par Jean-Yves Le Drian de ficher les officiers considérés comme hostiles au "mariage" homosexuel. Considérant l'essentiel de l'encadrement militaire, déjà fortement ébranlé par la liquidation financière des Armées, comme composé de "factieux", le ministre de la Défense avait été horrifié, fin avril, de la réflexion d'un officier supérieur: "Rassurez-nous, Monsieur le ministre, le mariage pour tous ça ne s'appliquera pas aux Armées? Vous imaginez si, à la soirée du régiment, le colonel déboule avec son copain?" Sur le terrain, la DPSD n'a pratiquement rencontré aucun soutien des chefs de corps, l'encadrement étant à plus de 90% hostile à la dénaturation du mariage. Ce qui, évidemment, accentue la paranoïa de Le Drian." Faits et Document, 15-30/06/2013
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crisis is over
"LA FRANCE A L'AGONIE
du 17 au 21 juin 2013 : Depuis l'effondrement de Wall Street le 29 septembre 2008, il suffit d'observer la hausse permanente des impôts, des cotisations, des licenciements et des prix pour comprendre que les politiques, payés par les banquiers ruinés, ne vivent plus que par la saignée de la classe moyenne. Pour la faire taire, ils contrôlent les médias et quand ça chauffe trop, divisent la population avec (par exemple) le mariage homosexuel. Une fois la Ne poussière médiatique retombée, inévitablement les vrais problèmes de la crise reviennent à la surface, plus vivaces que jamais. Seul problème: plus la classe politique cherche à les cacher, plus elles deviennent violentes. La violence des agressions qui s'est répandue à tout le pays ne vous a pas échappée, sans parler du fait que les Français continuent à s'immoler de plus belle.Cela s'appelle l'Agonie d'un pays, en d'autres termes, vous assistez à l'Agonie de la France avant sa mort (guerre civile ou désordres civils, peu importe) en direct, chaque jour. La prochaine étape pour tenter de faire disparaître la grande escroquerie des banquiers tout en hypnotisant le peuple sera celle de la guerre, en Syrie. Destination idéale pour effacer des écrans la crise économique pour un temps. Mais elle sera toujours là. Leur message est toujours le même: "Regardez: votre voisin n'est pas touché par la crise. Est ce que les métros ont cessé de rouler? Non... Alors taisez-vous". Sous entendu c'est de votre faute si vous êtes au chômage ou si vous n'arrivez plus à payer vos factures. Mais Mr Hollande n'a certainement pas vu que la ville de Detroit vient de faire un defaut de paiement majeur sur sa dette municipale... lire ici le Monde.
IBM a annoncé le licenciement de 6000 personnes de plus. "IBM layoffs: Shareholders are more important than the employees", lire ici le Examiner. Et croyez ma bonne expérience de journaliste depuis 25 ans, quand IBM vire, tous les autres vont virer encore plus, simplement parce que IBM a dix longueurs d'avance dans l'analyse économique mondiale. Cela veut dire aussi que IBM voit 2014 comme une année encore plus exangue que les précédentes. En clair, le chômage va exploser encore plus en France en 2014 pour arriver à 4 ou 5 millions de chômeurs officiels, soit 10 à 12 millions officieux. Mettez cela en corrélation avec la déclaration de Mr Hollande à Tokyo, "la crise est terminée", et vous comprenez que les politiques ne sont là que pour nous endormir et pour mieux vendre le pays aux Etats-Unis. En attendant ce moment historique (2015 ou 2017 ?), le pays agonisera chaque jour un peu plus, jusqu'à ce que la France ne soit plus qu'un immense cri de douleur et/ou de rage.
PS: Notre lecteur Mr Cartigny nous a écrit: "J'entends parler depuis quelques temps de cambriolages de boucher, charcutier et autre magasin de commerce mais je n'ai jamais pu trouver l'information dans un journal : à chaque fois c'était du bouche à oreille. Ici il s'agit de trois articles trouvés dans "Le journal de Vitré" (Ille et Vilaine, 35), le canard local. Le premier article concerne le vol à trois reprises d'une même famille. Ce qui m'a interpellé le fait que les voleurs se sont servis dans le congélateur tout en laissant des objets de valeur. Dans un autre article, les voleurs ont pris les bijoux et laissé tout le reste (tablette numérique, appareil photo). Il me semble que vous aviez raison: on revient aux valeurs fondamentales (et ce, même pour les voleurs): Nourriture, Or. Mais cela n'empêche pas certains de savoir (encore) profiter de la vie: dans le dernier article, les cambrioleurs ont descendu un petit remontant avant de repartir du bar qu'ils venaient de visiter! C'est consternant... "
PS2: Notre lectrice Grace constate la même chose: "La France qui se brade, et le Qatar qui se frotte les mains, regardez ici le Comité Valmy, et l'Europe qui se tranforme en jeu de Monopoly ... Qui tient la banque dans la partie? article de Rue89 et ici la liste du vide-grenier de l'Etat sur le site du ministère de l'Economie et des Finances sur les cessions, lien, en cours et à venir (sans info sur les acquéreurs évidemment)...".
PS3: Raccoon, un autre lecteur en rajoute une liste: "Le premier investisseur dans l'UE27 a été de loin les États-Unis (99 milliards), lien sur le site UE. Chiffres à l'appui, voici une confirmation de ce que vous nous dites depuis des mois (voir des années): Les USA rachètent (avec la planche à billet) nos économies. La seule solution pour éviter cela serait de reprendre la souveraineté de nos pays afin de contrôler (et non supprimer complètement) ce "leveraged buy-out" (il n'y a pas d'autres mots). Pour cela, il faudrait épurer notre classe politique radicalement. Mais ce ne sera pas possible tant que la plèbe restera sous contrôles de nos presstitués. Comme le dit Alex Jones, la première guerre est bien celle de l'information".
PS4: Après le maire communiste d'Ivry saucisonné, c'est au tour de la fille d'un représentant de l'UMP de se faire agresser.... "La fille de Jacques Lebigre, ancien directeur de cabinet de Serge Dassault à Corbeil-Essonnes, a été violemment agressée au domicile familial, mardi matin, lors d'un cambriolage." Ou: quand les politiques commencent à toucher la réalité du doigt, lire ici LCI merci à Mr Mallia.." Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©
09:40 | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15/06/2013
aventure
"L'aventue syrienne dans laquelle le gouvernement Hollande-Fabius s'est embarqué risque de lui exploser en pleine figure...Elle peut se transformer en une troisième guerre mondiale à cause d'une erreur d'appréciation. Depuis 37 ans d'analyse politique, c'est la situation la plus dangereuse que je vis." William Engdahl, 2013/source LIESI 15/06/2013
"En augmentant constamment le danger dans la région, les puissances occidentales jouent avec le feu. Elles espèrent finalement que la Russie et la Chine céderont et accpeteront un changement de régime en Syrie, en Iran, etc. Toutefois, l'accumulation des capacités militaires est déjà si forte que la moindre erreur de calcul pourrait déclencher un conflit majeur." Source/service renseigement E.I.R./US/LIESI 15/06/2013
"L'invasion de la Syrie, si elle devait avoir lieu, serait comparable à celle de la Pologne qui déclencha la seconde guerre mondiale." V Poutine/source LIESI 15/06/2013"Ce que les commentaires des agences de renseignement concluent est que les Etats-Unis comme l'Angleterre effectuent un virage à 180° en ce qui concerne la Syrie. Ils veulent "empêcher que l'opposition syrienne, sous sa forme actuelle, parvienne au pouvoir". Depuis un an, le gouvernement syrien a tenu bon et il semble même, selon certains experts, que nous assistions à un renversement au profit d'Assad.
Des personnages que LIESI nommera des "éminences grises", conseillant les gouvernements (c'est-à-dire les marionnettes), font valoir que la politique du type de celle consistant à renverser le "dictateur Kadhafi" s'est soldée par l'assassinat de l'ambassadeur US Chris Stevens à Benghazi. Or les républicains commencent à géner Obama sur le sujet. On fait donc aujourdhui un parrallèle entre la Lybie et la Syrie. Dans le même temps, le Washington Post explique que les combattants d'Al-Qaïda du Jabhat Al Nosra*, soutenus par les Etats-Unis et les européns posent "désormais" des exigences inquiétantes. La France et le Royaume-Uni préparent même une requète pour la commission des sanctions de l'ONU, afin qu'elle reconnaisse le mouvement Jabhat al-Nosra (front de la victoire), le plus opérationnel dans les rangs de l'opposition syrienne, comme un groupe terroriste. D'aucuns, dans les chancelleries européennes, commencent à évoquer une différence entre les "islamistes radicaux" et des "forces modérées". Quel changement! On explique qu'il faut désormais ne plus aider les djihadistes à s'emparer d'un pays arabe aprés l'autre. Il est temps de créer sa "propre" opposition syrienne sinon le scenarion de Benghazi se répètera. On fait aussi valoir le risque d'expansion du conflit en dehors des frontières syriennes. Finalement, l'idée du groupe US/Russie/UK serait de constituer une "opposition" sur laquelle tout le monde s'accorderait. Les russes ont même promis de soutenir une telle "opposition"." LIESI 31/05/2013
*Les dirigeants du Jabhat al-Nosra cachent de moins en moins leur radicalisme. Ils l'affichent par tous les moyens. Il y a un mois, le chef du mouvement Abou Mohamed al-Joulani reconnaissait publiquement faire partie d'Al Qaïda et avoir prété serment d'allégeance à Ayman al-Zawahiri -le successeur d'Oussama Ben laden. Cela ne gènait alors NULLEMENT l'occident...Les troupes du Jabhat al-Nosra sont considérées commes les plus opérationnelles et les plus disciplinées de l'opposition syrienne. Elles combattent activement sur plusieurs fronts mais se sont surtout établies à Alep -ville portuaire clef où les combats violents n'ont pas cessé depuis des mois. Les islamsites contrôlent des quartiers entiers de la ville, établissant leurs organismes gouvernementaux sur les "territoires libérés" et instaurant même, par endroits, des tribunaux de la charia.NB1: une no fly zone pour écarter Israel? Excellent! (via P Reymond)
15:34 | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liesi
14/06/2013
c'est moche (3)
pour y voir + clair, la nature du lobby juif US selon Walt et Mearsheimer...
19:31 | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chuck hagel, lobby juif
13/06/2013
Argentine 2001, histoire d'une trahison
via Volwest
22:48 | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12/06/2013
propagande ordinaire
"Le reality building, la science de la construction de la réalité, n'a aucune existence officielle comme théorie ou pratique constituée. Mais, un peu à l'image de ces singularités cosmiques que sont les trous noirs, il est possible d'en inférer l'existence à partir des effets qu'il produit. Les analyse que Christian Salmon rassemble dans Storyrelling nous mettent sur la piste. En effet, le politique, en management et en marketing, assume déjà pleinement que le leadership et la direction de groupe soient fondés sur le fait de "raconter des histoires". Ces histoires que l'on raconte peuvent être indexées sur le réel, s'appuyer sur des faits objectifs, mais pas forcément.. Ici, la vérité et les faits réels sont secondaires. Le storytelling repose essentiellement sur l'élaboration d'une bonne fiction, une fiction enthousiasmante, qui parle au cœur et à l'émotion et qui applique des schémas narratifs et des structures scénaristiques ayant déjà fait leurs preuves dans la littérature ou le cinéma. L'imagerie et les mises en scène spectaculaires visent à faire rêver et à produire à la demande de tel ou tel type d'émotion dans le public, de manière à s'assurer la prévisibilité de son comportement et à garder le contrôle du système. Non pas répondre aux réactions du peuple, mais les créer carrément, afin d'avoir toujours un coup d'avance sur lui.
(...) Sans doute conforté par les progrès des technologies audiovisuelles et informatiques, il semble que le marketing politique fasse un usage toujours croissant de la fiction. En ce sens, le reality-building, qui vise à prendre la plus grande liberté possible à l'égard du réel, n'est que le concept radicalisé, désinhibé, poussé à son terme de la propagande et du storytelling: on ne se contente plus de raconter une histoire, on projette de faire entrer complètement autrui dans une réalité virtuelle que l'on aura construite de A à Z. Le journaliste politique Ron Suskind rapportait en 2004 la conversation qu'il avait eu un jour avec un conseiller de Georges W Bush: "Pendant l'été 2002, après que j'eus écrit un article dans Esquire que la Maison Blanche n'aima pas au sujet de l'ancienne directrice de la communication de Bush, Karen Hugues, j'ai eu une discussion avec un conseiller senior de Bush. Il m'exprima le déplaisir de la Maison Blanche, puis il me dit quelque chose que je n'ai pas entièrement compris à ce moment-là -mais qui, je le crois maintenant, concerne le cœur même de la présidence de Bush". Le conseiller me déclara que les types comme moi étaient "dans ce que nous appelons la communauté fondée sur le réel", qu'il définissait comme les personnes qui "croient que les solutions émergent de l'étude judicieuse de la réalité discernable". J'acquiesçais et murmurais quelque chose sur les principes de la raison et de l'empirisme. Il me coupa net. "Ce n'est plus la façon dont fonctionne le monde désormais", continua-t-il. "Nous sommes désormais un empire, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudierez cette réalité -de manière judicieuse, sans aucun doute- nous agirons de nouveau, créant d'autres nouvelles réalités, que vous pouvez étudier également, et c'est comme ça que les choses se règleront. Nous sommes les acteurs de l'Histoire...et vous, vous tous, il ne vous restera qu'a tout simplement étudier ce que nous faisons".
Gouverner par le chaos, Kontre Kulture 2013.
Video: le comique tribal et troupier Fabius dans son célèbre numéro: "les troupes de Bachar"
22:43 | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fabius, storytelling, reality building
09/06/2013
c'est moche! (2)
"Dans un article daté d’aujourd’hui vendredi 7 juin 2013, le quotidien Le Monde, sous la signature de Nathalie Guibert et de Caroline Monnerod, a décidé, comme une centaine de médias depuis cinq jours, de commenter les fantasmes du Lys Noir auquel c’est la première fois que cela arrive, lui qui aime bien les blondes un peu bourgeoises et salopes en même temps... Maintenant que la planète entière va ainsi s’intéresser à ce que les militants Lys Noir ont dans la tête en se couchant... Il est de notre responsabilité d’avertir nos lecteurs que nous voyons dans cet emballement inespéré une manœuvre du lobby maçonnique de l’armée avec lequel Jean-Dominique Merchet, du journal l’Opinion à l’origine des premiers articles, entretient les meilleures relations de confiance. Pire encore, l’article de l’organe socialiste initié Le Monde s’appuie sur le contenu de notre revue Arsenal pour inventer littéralement, au passage, et après avoir insisté encore sur nos fantasmes, un soi-disant projet de comité de salut public qui aurait été prévu autour des généraux intégristes Puga et Dary. Ce faisant, le quotidien place évidemment ces deux généraux un peu «planplans» dans une situation délicate et surtout injuste au regarde de leur soumission républicaine jamais prise en défaut auparavant.. Pourquoi le Monde a-t-il monté ce bobar en s’appuyant sur l’émotion suscitée par nos articles ? Evidemment parce qu’il a quelque chose en tête et que ce quelque chose s’appelle une épuration en préparation dans la haute hiérarchie militaire où les franc-maçons ne veulent plus entendre parler de généraux qui vont dimanche à une messe intégristes et commandent lundi à des milliers de parachutistes, légionnaires, tankistes ou marsouins...
Pour y parvenir, le lobby maçonnique qui nous a déclaré une guerre civile inutile ne récoltera qu’une seule chose : la victimisation de centaines d’officiers catholiques qui, poussés à bout, se vengeront alors à la première occasion d’honneur. Nous en faisons le pari ! Le coup d’Etat viendra des erreurs sensées l’empêcher préventivement... C’est trop drôle..." Lys noir
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"(...) Un magazine largement diffusé sur Internet par un groupe maurrassien baptisé « Lys Noir » cite le nom de généraux de premier rang, connus pour leur position « catho-tradis ». Leur appel intervient alors que les esprits s’échauffent dans les milieux militaires sur fond de rumeurs faisant état d’un fichage par les franc-maçons des officiers et de leurs familles engagés dans la Manif pour tous.
C’est le retour de « l’Appel au soldat », façon Maurice Barrès. Dans le sillage du Printemps français, ce mouvement informel apparu avec la Manif pour tous, des militants d’extrême-droite s’adressent aujourd’hui aux militaires en des termes inquiétants. « Ceux qui évacuent d’un revers de main toute possibilité de coup d’Etat militaire en France feraient bien de réviser leurs classiques », lit-on dans un journal diffusé sur Internet. Selon les animateurs du groupe Lys Noir, qui viennent de publier le premier numéro du magazine
Arsenal, « un coup de force est à nouveau imaginable ». Fantasme ? Assurément. Mais un fantasme nourri d’un malaise palpable dans une partie minoritaire de l’institution militaire. Le coeur de cible de cette extrême-droite, ce sont les officiers « cathos-tradis », choqués à la fois par la « rupture anthropologique » que constituerait le mariage gay et par le poids des francs-maçons dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Béatrice Bourges, l’animatrice du Printemps français, affirme « ne pas connaître » le Lys Noir, qui se situe explicitement dans sa « mouvance ». « Nous ne sommes pas une organisation structurée. C’est un peu désagréable de voir certaines personnes se revendiquer de notre esprit de résistance non-violent. Certains Identitaires le font déjà… », dit-elle.
Arsenal ne prend pas de gants pour désigner ses héros : les généraux Benoît Puga, Pierre de Villiers et Bruno Dary. Ils forment le casting de leur « junte » Ce n’est pas n’importe qui : le premier est le chef d’état-major particulier du président de la République, le deuxième est le numéro deux des Armées, le troisième l’ancien Gouverneur militaire de Paris. Le top de la hiérachie militaire. Pourquoi eux ? Benoit Puga est le frère de l’abbé Denis Puga, un prêtre intégriste qui officie à Saint-Nicolas-du Chardonnay. Pierre de Villiers est le frère cadet du vendéen Philippe de Villiers. Quant à Bruno Dary, qui n’est plus en activité depuis 2012, il s’est engagé avec la Manif pour tous, pour « donner un coup de main » en matière d’organisation. Représentant de la sensibilité « catho-tradi », ces trois officiers n’ont évidemment rien à voir avec le groupuscule du Lys Noir et n’ont pas encore réagi à cette feuille.
Au ministère de la Défense, on prend très au sérieux cette publication bien informée et dont l'appel au coup d'Etat est une première : «la libération de la parole peut entrainer des comportements déviants» met-on en garde."
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Effectivement, ça sent bon l'épuration...c'est moche!
22:39 | Lien permanent | Commentaires (43) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : merchet, lys noir
05/06/2013
c'est moche
"(...) J’espère simplement que vous avez compris que le financement des retraites actuelles allait peser sur une toute petite minorité qui a encore un travail, et plus pour longtemps puisque beaucoup d’entre nous allons être sortis du marché de l’emploi pour être remplacés par des robots humanoïdes. Le paiement des retraites ne sera pas possible. Le paiement des soins médicaux pour nos seniors ne sera plus possible. Ce paiement ne pourra pas reposer sur une génération des 35/45 ans qui n’en ont juste pas les moyens. C’est mathématiquement impossible. Tout le reste, c’est de la littérature et de l’enfumage politique à visée électorale. C’est du flan, du mensonge…
Le rapport commence à fuiter ! Comme il faut préparer le bon peuple à la rééééforme des retraites, on fait savamment fuiter quelques pistes sur lesquelles travaille le gouvernement afin de sonder et voir les réactions et l’opposition. On fera passer la loi cet été, pendant que vous êtes tous en vacances avec enfants et petits-enfants ! Les régimes spéciaux seront sans doute attaqués car politiquement ce serait injustifiable. On demandera encore plus au privé pour que les fonctionnaires aient l’impression de moins perdre que les zautres. On reculera encore l’âge de la retraite à taux plein, on taxera vraisemblablement les retraités actuels à coup de CSG et de suppression d’abattement, ce qui reviendra à baisser les retraites… En augmentant les zimpôts. Le gouvernement dira que sa réforme est JUSTE car les femmes atteintes de maladies orphelines, mères de 3 enfants ou plus, ayant travaillé au moins 25 ans de nuit, atteintes d’un cancer et bénéficiant du régime des affections de longue durée… pourront partir à 60 ans ! Ouf, j’ai eu peur que ce soit pas JUSTE, mais ce sera forcément JUSTE… puisque c’est la gôche. On vous promettra qu’avec cette réforme ce sera la bonne !
Et on vous mentira en toute connaissance de cause. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a personne capable de payer ces pensions, et que si on prend en compte les engagements de retraites des fonctionnaires… c’est 4 300 milliards de dettes pour notre pays. Merci, au revoir les finances publiques. System Failure. Game Over. Fini, terminé, wallou… Y a plus de pognon. Réforme ou pas. Y a plus d’argent. Vous n’aurez pas vos retraites. Elles vont baisser, diminuer, être taxées, réduites, coupées en morceaux, laminées. Il faut donc vous y préparer… Bon je sais, dit comme ça ce n’est pas très vendeur.
Mais n’oubliez pas qu’en plus vous allez perdre votre épargne quand les États feront faillite. Vous serez vieux, ruinés, sans épargne, et ne touchant plus qu’une pension de misère alors qu’on vous avait promis la lune. Raté ! Donc il n’y a pas 36 solutions (non, non, louer des appartements très cher à vos enfants insolvables ne va pas fonctionner très longtemps). Un lopin de terre avec un potager, un poulailler et un plan épargne boîtes de conserve (PEBC), éventuellement une maison suffisamment grande pour abriter le reste de la famille du genre vos enfants et petits-enfants. La misère est plus supportable au soleil, loin des villes et du froid, dans la dignité et à plusieurs. Et puis vos enfants seront sans doute ravis de profiter de leurs parents. Bref, nous avons simplement oublié que la première solidarité est la solidarité de la cellule familiale. Une valeur que nous allons retrouver par la force des choses. Et regardez comme nos zamis socialistes sont avance sur leur temps. Avec le mariage pour tous, en fait, ils ont voulu que tous puissent avoir une famille… parce qu’au rythme où vont les choses… c’est bien l’union des familles qui permettra de faire face au tsunami des retraites qui arrive sur nous. D’ailleurs, s’il n’arrivait pas, on ne se fatiguerait pas à faire une réforme.
Mais il est temps pour chacun de nos amis retraités, jeunes ou moins jeunes, de faire un véritable stress test personnel. Comment gérez-vous une situation où votre pension a baissée de 50 % ? C’est ce qui va se passer. Personne ne vous le dira. Vous le découvrirez petit à petit, comme à chaque fois. Bon courage à tous nos aînés car c’est au moment où ils seront fragilisés et vulnérables que l’État les abandonnera en rase campagne et c’est aussi aux enfants à se préparer à aider les parents, car je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne il est hors de question de voir mes parents dans une situation de dénuement importante. Allez, je vous laisse, j’ai quelques piécettes à mettre de côté au cas où… pour ma maman !"
Charles SANNAT
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Faut que je vous raconte un truc drôle. Quoique. Il y a quelques mois, j'ai vu en consultation une femme dune soixantaine d'années, mère de famille, récemment retraitée du CHU local où elle officiait comme "guérisseuse" dans le service des grands brûlés...guérisseuse et salariée, oui, c'est pas une blague. Vingt ans. En plus d'accélérer la guérison des malades et la cicatrisation des plaies, cette femme est médium. Elle m'a expliqué en effet (avec réticence au moins au début de l'entretien) que depuis toute petite, elle voit et entend des personnes connues ou pas, vivantes ou pas. Des personnes de sa famille, des gens décédés, de parfaits inconnus, bref, toute une foule de personnages lambdas mais aussi d'autres personnages qu'elle désigne comme des anges gardiens car ils n'apparaissent que pour prévenir d'un danger imminent ou d'un évènement particulier à venir. En passant et alors qu'elle voyait que je prétais attention à son discours elle m'a confié que son ange gardien lui avait conseillé de quitter la plaine pour se réfugier sur les hauteurs aveyronnaises, sans doute plus à l'abri de l'effondrement (et de ses répliques vivrensembloides) promis par l'ami Drac. A bon entendeur..
Rassurez-vous, je ne suis pas médium mais il m'arrive de voir assez clairement le genre de destin promis à certains de mes contemporains, notamment ceux les plus fragiles dont la survie ne tient souvent qu'à un fil (une infirmière à l'heure ou pas, une aide-ménagère compliante ou pas, des repas livrés à domicile ou pas, des médicaments vitaux apportés par le pharmacien du coin ou pas, un entourage familial prévenant ou pas, des voisins attentionnés ou pas, une chimiothérapie couteuse ou pas, une assistance en oxygène à domicile aléatoire ou pas, etc.), toute une foule de gens souvent agés mais pas que, fragiles toujours, plus ou moins dépendants, habitués pour beaucoup à être entourés, soignés, à bénéficier de supports complexes -santé, énergie, alimentation, chauffage/climatisation, environnement humain- et qui sont bien souvent à mille milles d'imaginer, comme l'explique bien le sieur Sannat et d'autres (Orlov), la fragilité tragique de leur situation et la transformation rapide et inquiètante de celle-ci. Tous ces gens vont certainement mourir de façon prématurée. Certains l'ont compris, d'autres pas (ceux qui s'énervent d'un retard de quelques minutes, qui exigent un RDV sous huitaine ou un bon de transport en bonnet difforme, ceux-là me font rire).
Des gens qui meurent prématurément en Grèce actuellement faute de chimiothérapie ou faute de médicaments indispensables, c'est banal, des hommes et des femmes qui s'inoculent le SIDA pour bénéficier de minima sociaux, ça devient monnaie courante également. Bref, on continue à mourir en bermuda en Occident (Muray) mais de façon prématurée au regard des standards sociaux et médicaux qui étaient les nôtres jusqu'alors...ouais, c'est moche!*
(allez Trincamp! ahh Dewaere)
*une amie, S., sort un "c'est moche!" à tout propos, genre: "une nouvelle secrétaire? c'est moche!", "ta femme est enceinte? c'est moche! je sais, un rien m'amuse..
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Drac: effondrement, cerveau global et dictature..
17:01 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : drac
02/06/2013
sunday
23:09 | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kate upton, cat power
forfaiture ordinaire (2)
"Bonsoir,Je me permets de vous contacter suite aux différents sujets abordés sur vos blogs. Faisant parti des forces de l'ordre, je ne peux malheureusement pas trop m'épancher publiquement sur vos sites. Chez nous il y a régulièrement des chasses aux sorcières, notamment en ce momment avec le mouvement du printemps français, auquel de nombreux collègues adhèrent, ou du moins partagent l'essentiel des idées.Je vous confirme la plupart des témoignages qui sont mis en exergue sur vos blogs concernant la répression des manifestants, ou simple sympathisants. Avec mon unité nous avons régulièrement participé aux services d'ordre mis en place sur Paris pour les manifestations. Outre la minimisation systématique du nombre de participants, j'ai assisté à de nombreuses aberrations, la liste serait trop longue à écrire. Récemment, à plusieurs reprises, il nous a été demandé de "provoquer" les manifestants afin de procéder à leurs interpellations... Première fois en quelques années de CRS que j'entends un tel ordre, inique, sur nos fréquences radio. Mais le plus inquiétant est la panique totale qui touchent nos "chefs", commissaires et autres directeurs, qui sont dépassés et débordés par un mouvement d'une telle ampleur. Les unités spécialisées dans le maintien de l'ordre sont tenues à l'écart des situations chaudes, les unités locales (jeunes et inexpérimentées) sont quant à elles systématiquement utlisées pour "casser" du manifestant. Une anecdote particulièrement parlante : un soir de semaine, il y a peu, alors que nous avions reçu l'ordre en fin de soirée, d'évacuer des membres du printemps français qui manifestaient devant un palais de la république: alors que nous procédions à la dite évacuation de façon calme et pacifique, un très haut gradé fou furieux nous a tancé, estimant que nous étions trop mous, et conciliants avec les "fauteurs de troubles", finalement nous avons été relevés sur la mission par une compagnie d'intervention parisienne qui n'a pas hésité à gazer et tabasser les manifestants dans le métro... pendant que nous étions cantonnés (punis) à garder une rue perpendiculaire à l'assemblée en pleine nuit...Nous nous posons de nombreuses questions entre nous, la plupart de mes collègues (ce qui m'a d'ailleurs fortement étonné je vous l'accorde) sont conscients que cela ne pourra pas durer bien longtemps, nous serons amenés à faire des choix dans les années, voir les mois à venir. J'ose espérer que nous ferons les bons, j'en suis de plus en plus persuadé. Enfin merci pour votre blog, dont j'ai partagé depuis l'adresse avec des éléments de confiance de mon unité, en espérant que cela continue à leur ouvrir les yeux ! "X******************************************************************************NB: le témoignage ci-dessus nous a été directement communiqué, à Boréas et à moi, par un lecteur anonyme de nos blogs, se disant CRS. Nous ne pouvons, vu le contexte, vérifier l'identité, qui nous est inconnue, de cette source ni la véracité de ses dires. De surcroît, nous ne sommes pas journalistes, c'est-à-dire protégés par une carte de presse et le secret professionnel contre d'éventuelles poursuites en diffamation et autres, susceptibles d'être diligentées contre nous par le régime. Par conséquent, nous déclinons toute responsabilité dans l'hypothèse où les dires de notre source, dont nous ne pouvons garantir la crédibilité, seraient contestés par qui que ce soit. A chacun de se faire son opinion.
Toutefois, pour notre part, nous n'avons aucune raison de douter de ce témoignage, qui correspond à de nombreux éléments concordants (vidéos, récits de personnes abusivement interpellées et/ou placées en garde à vue voire brutalisées et même carrément tabassées) sur le fait que des consignes ont été données aux forces de l'ordre pour provoquer, arrêter abusivement et terroriser quantité de participants au mouvement La Manif Pour Tous.
16:44 | Lien permanent | Commentaires (54) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dissidence?
"Le pouvoir juif, c’est la capacité unique de nous empêcher de discuter ou même de contempler sa puissance. C’est la capacité de déterminer les limites du discours politique et de la critique en particulier.
Dans son nouveau livre, Comment la terre d’Isräel fut inventée, l’universitaire israélien Shlomo Sand réussit à présenter une preuve convaincante de la nature fantaisiste du récit historique sioniste – l’exil juif est un mythe comme l’est le peuple juif ainsi que la terre d’Israël. Pourtant Shlomo Sand, comme de nombreux autres, ne parvient pas à répondre à la question la plus importante : si le sionisme est basé sur un mythe, comment les sionistes parviennent-ils à s’en sortir avec leurs mensonges depuis si longtemps ? Si le « retour au foyer juif » et la demande d’un foyer national juif ne peut pas être historiquement démontré, pourquoi celui-ci a-t-il été soutenu à la fois par les juifs et l’Occident pendant si longtemps ? Comment l’État juif a-t-il depuis si longtemps réussi à célébrer son idéologie raciste et expansionniste aux dépens des peuples palestiniens et arabes ?
Le pouvoir juif est évidemment une réponse, mais, qu’est ce que le pouvoir juif ? Peut-on poser cette question sans être accusé d’être un antisémite ? Pouvons-nous discuter de sa signification et examiner minutieusement sa politique ? Est-ce que la puissance juive est une force obscure, gérée et manœuvrée par une puissance conspiratrice ? Est-ce quelque chose qui intimide les Juifs eux-mêmes ? Bien au contraire – le pouvoir juif, dans la plupart des cas, est célébré juste en face de nos yeux. Comme nous le savons, l’AIPAC est loin d’être discret à propos de son programme, de ses pratiques ou de ses prouesses. L’AIPAC, le FCI au Royaume-Uni ainsi que le CRIF en France fonctionnent de la manière la plus ouverte et se vantent souvent ouvertement de leurs succès.
De plus, nous sommes maintenant habitués à voir nos dirigeants élus démocratiquement impudemment faire la queue pour s’agenouiller devant leurs trésoriers. Les néoconservateurs ne ressentent certainement pas le besoin de cacher leurs proches affiliations sionistes. Abe Foxman, de la Ligue antidiffamation (ADL), travaille ouvertement à la judaïsation du discours de l’Occident, poursuivant et harcelant toute personne qui ose exprimer une critique d’Israël ou même de la « notion d’élection » juive. Et bien sûr, la même chose s’applique aux médias, aux banques et à Hollywood. Nous connaissons de nombreux juifs puissants qui ne sont pas le moins du monde discrets au sujet de leur lien avec Israël et de leur engagement envers la sécurité d’Israël, de l’idéologie sioniste, de la primauté de la souffrance juive, de l’expansionnisme israélien et même carrément de l’exception juive.
Mais aussi omniprésent que peuvent être l’AIPAC, le CFI, l’ADL, Bernie Madoff, le « libérateur » Bernard-Henri Lévy, le prêcheur de guerre David Aaronovitch, le prophète du marché libre Milton Friedman, Steven Spielberg, Haim Saban, lord Levy et beaucoup d’autres passionnés sionistes et défenseurs de la hasbara, ils ne sont pas nécessairement l’âme ou la force motrice de la puissance juive, mais simplement des symptômes. Le pouvoir juif est en réalité beaucoup plus complexe qu’une simple liste de lobbies juifs ou de personnes exerçant des compétences hautement développées de manipulation. Le pouvoir juif c’est la capacité unique de nous empêcher de discuter ou même de contempler la puissance juive. C’est la capacité de déterminer les limites du discours politique et de la critique en particulier.
Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas les sionistes de droite qui facilitent la puissance juive, c’est en fait le « bon », « l’éclairé » et le « progressiste » qui fait de la puissance juive la puissance la plus efficace et la plus énergique du pays. Ce sont les « progressistes » qui contrecarrent notre capacité à identifier la politique judéocentrique tribale au cœur du néo-conservatisme, de l’impérialisme américain contemporain et de la politique étrangère. Ce sont les soi-disant « antisionistes » qui font tout leur possible pour détourner notre attention du fait qu’Israël se définit comme un État juif et qui nous empêchent de voir que ses tanks sont décorés avec des symboles juifs. Ce sont les intellectuels juifs de gauche qui se sont précipités pour dénoncer les professeurs Mearsheimer et Walt, Jeff Blankfort ainsi que le travail de James Petras sur le lobby juif. Et ce n’est pas un secret qu’Occupy AIPAC, la campagne contre le lobby politique le plus dangereux en Amérique, est dominée par quelques membres de la tribu des élus. Nous devons faire face au fait que notre voix dissidente est loin d’être libre. Bien au contraire, nous avons affaire ici à un cas d’opposition institutionnelle contrôlée.
Dans le roman 1984 de George Orwell, c’est probablement Emmanuel Goldstein qui est le personnage central. Goldstein d’Orwell est un révolutionnaire juif, un Léon Trotski fictif. Il est dépeint comme étant le chef d’une mystérieuse organisation appelée « La Fraternité » et est également l’auteur de la plupart des textes subversifs révolutionnaires (Théorie et pratique du collectivisme oligarchique). Goldstein est la « voix dissidente », celui qui dit réellement la vérité. Pourtant, au fur et à mesure que nous nous plongeons dans le texte d’Orwell, nous découvrons par O’Brien, un proche du parti, que Goldstein a été inventé par Big Brother dans une tentative évidente de contrôler l’opposition et les limites possibles de la dissidence.
L’avis personnel d’Orwell sur la guerre civile espagnole, Hommage à la Catalogne, laisse clairement présager la création d’Emmanuel Goldstein. C’était ce qu’Orwell avait vu en Espagne qui, une décennie plus tard, allait devenir une compréhension profonde de la dissidence comme une forme d’opposition contrôlée. Je pense que vers la fin des années 1940, Orwell avait compris la profondeur de l’intolérance et des tendances tyranniques et conspiratrices qui sont au cœur de la politique et de la praxis de la gauche « Big Brother ».
De façon assez surprenante, une tentative d’examiner notre opposition contrôlée contemporaine au sein de la gauche et du Parti progressiste révèle qu’elle est loin d’être une conspiration. Comme dans le cas du lobby juif, la soi-disant « opposition » tente à peine de dissimuler ses intérêts tribaux ethnocentriques, son orientation spirituelle et idéologique et son affiliation.
Un bref examen de la liste des organisations fondées par l’Institut Open Society (OSI) de George Soros présente un tableau sombre – à peu près tout l’ensemble du réseau américain progressiste est financé, en partie ou entièrement, par un sioniste libéral, milliardaire philanthrope, qui prend en charge un très grand nombre de causes importantes qui sont aussi très bonnes pour les Juifs. Et pourtant, tout comme le fervent sioniste Haïm Saban, Soros n’agit pas dans la clandestinité. Son « Open Society Institute » offre fièrement toutes les informations nécessaires concernant la grande quantité de shekels qu’elle répand sur ses bonnes et importantes causes.
Donc, on ne peut pas accuser Soros ou l’Open Society Institute d’examiner le discours politique, d’entraver la liberté d’expression, voire de « contrôler l’opposition ». Tout ce que Soros fait c’est de soutenir une grande variété de « causes humanitaires » : droits de l’homme, droits des femmes, droits des homosexuels, l’égalité, la démocratie, les « Printemps arabes », l’hiver arabe, les opprimés, les oppresseurs, la tolérance, l’intolérance, la Palestine, Israël, les antiguerres, les pro-guerres (seulement lorsque c’est vraiment nécessaire), et ainsi de suite. Comme avec le Big Brother d’Orwell qui délimite les frontières de la dissidence par des moyens de contrôle de l’opposition, l’Open Society de Soros détermine également, que ce soit consciemment ou inconsciemment, les limites de la pensée critique. Pourtant, contrairement à 1984, où c’est le Parti qui invente sa propre opposition et écrit ses propres textes, au sein de notre discours « progressiste », ce sont nos propres voix de la dissidence, volontairement et consciemment, qui compromettent leurs principes.
Soros a surement lu Orwell – il croit manifestement son message – parce que de temps en temps, il soutient même des forces opposées. Par exemple, il finance le sioniste allégé J Street mais aussi des ONG palestiniennes. Et devinez quoi ? Ça ne prend jamais beaucoup de temps aux bénéficiaires palestiniens avant de compromettre leurs propres principes les plus précieux, afin de s’adapter à la vision du monde de leur trésorier. (...)
10:09 | Lien permanent | Commentaires (38) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gilad atzmon, dissidence, frigide barjot
30/05/2013
Chutzpah
" (...) Si l'on résume donc la position d'un homme comme Meyer Habib, nous sommes obligés de dire qu'en France, en tant que vice-président du CRIF, il défend une société multiculturelle (où les Juifs de la Diaspora sont comme des poissons dans l'eau), tandis qu'en Israël, il fait campagne pour Netanyahou sur une ligne "dure" (Israël, état unitaire juif, dans une vision compatible avec celle de Lieberman).
Derrière ce paradoxe, on discerne deux caractéristiques qui suffisent au fond à circonscrire le paradigme à l'intérieur duquel le CRIF évolue :
a) Total soutien à Israël, droit pour l'Etat juif de défendre bec et ongle une identité cohérente, donc une véritable doctrine identitaire juive,
b) Refus absolu d'accorder aux peuples non-juifs un droit similaire à revendiquer la cohérence de leur identité propre, afin de maintenir la possibilité, pour les Juifs de la Diaspora, de se réclamer de deux identités simultanément.
On constatera donc en premier lieu que le CRIF, tiraillé entre les intérêts de la Diaspora en France et ceux de l'Etat d'Israël, tient deux discours parce qu'il y est contraint. Ceci implique d'une part que les membres du CRIF parlent du seul point de vue de leurs intérêts (ils ne sont pas les seuls, évidemment), d'autre part que leurs intérêts les rattachent en partie à une puissance étrangère (ce qui pose clairement le problème de la double allégeance). Cependant, au-delà de ces constats somme toute universellement admis désormais, la capacité des membres du CRIF à assumer leurs contradictions dit quelque chose sur leur formule de pensée.
Ce paradigme contradictoire ne l'est en effet que si l'on admet, comme la plupart des gens, que toutes les identités ont le droit d'être, séparément mais au même niveau, parce qu'on admet qu'elles sont toutes de même nature. La contradiction interne est cependant résolue si l'on admet que l'identité juive est vue par les membres du CRIF comme supérieure par essence aux autres identités. Et puisqu'il est évident que ces gens ne peuvent assumer leur pensée qu'en dépassant les contradictions internes, il faut forcément conclure qu'à leurs yeux, l'identité juive est bel et bien d'ordre supérieur. C'est pourquoi, à leurs yeux, il est normal qu'un droit accordé aux Juifs ne le soit pas aux non-juifs. Une inégalité des droits qui fonde bel et bien une vision raciste, ou en tout cas (si l'on considère que la judéité n'est pas un fait racial), un différencialisme de domination.
Dans ces conditions, on comprendra que les "leçons de morale" prodiguées chaque année par les membres du CRIF aux dirigeants du peuple français (et à travers eux à tous les Français) n'ont qu'une portée limitée. Ou pour le dire plus brutalement : nous devons considérer que la relation avec les milieux pro-israéliens incarnés dans le CRIF est un pur rapport de forces, qui doit être géré comme tel, sans considération aucune pour des valeurs d'égalité, de fraternité, d'universalité, qui sont totalement étrangères à l'univers mental de notre vis-à-vis. Souhaitons que cette conclusion débouche sur une voie de négociation raisonnable, et pas sur la généralisation aux "Juifs de France" des jurisprudence qu'ils établissent eux-mêmes, en Israël/Palestine."
source/ Scriptoblog/ Maurice Deschamps
puis jetez un coup d'oreille au roi du logos (sur la question juive)
21:48 | Lien permanent | Commentaires (103) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crif, meyer habib
greed is good
"Depuis 2007, la crise ne fait que s’accentuer. La récession s’impose et les États étouffent sous le poids de l’endettement. Cependant, il existe un monde parallèle qui agit comme une sève pour irriguer la gouvernance mondiale en formation : les paradis fiscaux. Ils sont définis par le journaliste économique Nicholas Shaxson comme un « lieu qui se propose d’attirer des activités économiques en offrant à des particuliers ou à des entités un cadre politiquement stable permettant de contourner les règles, les lois et les réglementations édictées dans les autres pays ». Appelés aussi « juridictions du secret », ces paradis fiscaux s’emploient à manipuler les mouvements d’argent internationaux.
On dénombre environ une soixantaine de ces « juridictions du secret » au cœur de la globalisation, qui se subdivisent en trois groupes :
1) Les paradis fiscaux européens comme le Luxembourg, le Liechtenstein ou Monaco ;
2) Les États-Unis, ses États fédérés (en particulier le Delaware) et les dépendances sous influence américaine (les îles Vierges, Panama, …) ;
3) la City de Londres organisée en 3 cercles concentriques : les dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey et l’île de Man), les quatorze territoires britanniques d’outre-mer (les îles Caïmans, les Bermudes, Gibraltar…) et des États entretenant des relations étroites avec l’ancien colonisateur : Hong Kong, Singapour, Dubaï…). Ces centres offshore combinent le secret bancaire et la non-imposition.La capitale britannique est constituée de deux villes. La première est un vaste centre urbain de plusieurs millions d’habitants dirigé par un maire disposant de peu de pouvoirs. La deuxième est un espace de 3,16 km², appelé « City of London Corporation » ou « Square Mile », subdivisé en 25 quartiers appelés « wards » dont seuls quatre sont réellement habités, tandis que les autres regroupent les bureaux. Dirigée par un Lord-maire, véritable ambassadeur de tous les services financiers, la City est dotée d’un gouvernement (le « Guildhall »). Outre les 9.000 résidents de la City à voter, les représentants d’entreprises (23.000 personnes) ont aussi le droit de vote. Ainsi, Goldman Sachs, la banque Narodny de Moscou ou encore la Bank of China participent à la vie « démocratique » de la City. Ajoutons que des citoyens d’honneur anglais et étrangers appartiennent à ce corps électoral très particulier. Nous pouvons relever les noms de George Bush, Jr. et de Vladimir Poutine. La famille mondialiste est très variée.
La City est un véritable État dans l’État disposant d’un pouvoir total sans avoir de compte à rendre au Parlement de Westminster. Cette politique est rendue possible entre autres grâce au rôle du remembrancer (« remémoreur »), véritable lobbyiste et non-élu, qui est un relais entre la City de Londres et le Parlement anglais. Il est chargé de vérifier que les représentants du gouvernement ainsi que les différents ministères n’élaborent pas de mesures pouvant contrer la toute-puissance et l’indépendance de la City. Il est vrai que celle-ci concentre des intérêts jalousement gardés. Sur ce petit territoire, on trouve près de 550 banques, la moitié des assureurs de la planète — plus que ceux de New York, Paris et Francfort réunis — un volume d’affaires journalier cinq fois supérieur au PNB anglais, la moitié des entrées en bourse dans le monde et près de 80 % des hedge funds (fonds spéculatifs) européens. Comme l’a résumé joliment le député anglais Tony Benn, la City « est une île offshore amarrée sur la Tamise ».
Sachant que la quasi-totalité des investissements internationaux se fait via les centres offshore, en profitant au passage d’avantages fiscaux et de contraintes juridiques bien allégées, les multinationales s’en donnent à cœur joie. Pareille à une araignée au milieu de sa toile, la City de Londres régente tous ces flux financiers. La dérégulation des marchés qui s’est accélérée à partir des années 1980 a conduit à des volumes financiers colossaux transitant dans les paradis fiscaux. Selon l’économiste John Christensen, ils sont évalués à plus de 20.000 milliards de dollars (3). Une telle situation montre clairement que les politiques n’ont plus le pouvoir et que la finance a en main des atouts majeurs pour imposer un monde se rapprochant de l’idéal orwellien."
13:24 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28/05/2013
forfaiture ordinaire
"La France a su une nouvelle fois prouver sa détermination, son opposition et son dégout d’un projet inique, tuant la Famille Française et ses valeurs chéries depuis toujours. Le rassemblement du 26 Mai fut une réussite indéniable, n’en déplaise à Valls et ses sbires qui ont tout fait pour achever ce mouvement et ses milliers de sympathisants.Il était donc évident que face à l’ambiance et la motivation de la foule, quelques milliers de jeunes décident de rester sur l’esplanades des Invalides, après la dissolution de La Manif Pour Tous .L’ambiance était belle, les jeunes heureux et motivés, tous unis pour la même cause. Alors pourquoi quitter les lieux ? Pourquoi fuir ? Pourquoi s’abaisser et se taire face cette dictature qui efface ses opposants à coups de gaz et d’arrestations ?
C’est mal connaître cette foule de jeunes française qui se sont levés pour ne plus jamais s’assoir. On vous dira qu’ils n’y avaient que des fachos d’extrême droite, venus pour « casser du CRS ». Par pitié, ne les croyez pas, vous devriez le savoir depuis longtemps, nous sommes entourés de menteurs effrontés. Nous étions près de 3 milles, animés de cette force belle et tranquille mais déterminée pour faire tomber ce gouvernement qui détruit le pays. Les CRS n’ont pas mis longtemps à répondre aux provocations, c’est à ce moment là que la soirée a dégénérée.
Les flics en civil, chauds comme tout, courraient dans tous les sens, pour énerver d’un coté, taper de l’autre… Je me sentais forte au début, entourée de jeunes garçons pour me sauver, je savais que je ne risquais rien. C’était sans compter sur la capacité des forces de l’ordre à tout faire dégénérer. Coups de gaz en pleine figure, coups de matraques, flash-balls pour les plus violents ont eu raison de ma petite organisation.
C’est ainsi que nous nous retrouvons à trois filles, perdues au milieu des français révoltés et des forces de l’ordre, rarement aussi violentes. Les personnes ayant eu la folle idée de jeter des bouteilles sur les CRS se sont rapidement fait attraper et passé à tabac par les civils. A cinq sur un jeune homme âgé d’une vingtaine d’année, ils n’ont pas non plus hésité à dégager un journaliste et sa caméra à coups de pieds, tout en passant à tabac le manifestant : hors de question que cette scène soit dévoilée au grand jour C’est alors que j’ai compris que nous pouvions dire adieu à la Démocratie, adieu à notre si belle Patrie de liberté et de fraternité. Et croyez moi, cela fait froid dans le dos.C’est un mauvais remake des irréductibles gaulois face aux romains de Jules César. Des centaines et des centaines de CRS arrivaient au trot, tout autour de l’esplanade, de manière à boucher toutes les issues possibles et de nous prendre en étaux, en nous poussant au milieu des Invalides.
Le problème de ces situations c’est que plus on est nombreux et proches plus on se sent fort. Les gens étaient tous plus révoltés les uns que les autres, ne se sentant pas en danger, puisque beaucoup trop nombreux et unis. Il a fallu que les policiers en civil viennent trainer sur le pavé de nombreux manifestants pour que notre sang ne fasse qu’un tour. Nous n’étions plus que 3 filles, face à cette violence d’un jeune homme au visage en sang , nous avons couru vers le premier CRS, le suppliant de nous laisser sortir. Pensant qu’il avait lu dans nos yeux la peur de finir comme les plus malchanceux, il nous rassure et nous demande de nous mettre sur le coté, avec d’autres jeunes. C’est par ici que nous serons libérés, mais nous devons patienter et surtout rester calmes. Qu’a cela en tienne, je n’ai jamais été aussi calme extérieurement mais révoltée intérieurement. A cette heure-ci, je sais qu’un seul mot ou geste de travers peut m’envoyer en garde à vue, j’obéis donc aux sommations de silence et de calme. Des rumeurs commencent à circuler : « ils vont nous embraquer ». Toute naïve que je suis je refuse de les croire, j’ai confiance en eux, ils nous ont montré le lieu pour sortir, nous ne craignons rien. Une demie heure, et toutes mes tentatives d’évasion échouées, on nous apprend que nous attendons les camions pour nous embarquer. Toujours aussi confiante je rassure mes amies, leur assurant que nous ne craignons rien, c’est ici qu’ils vont nous libérer et que 3 pauvres nanas ne seront jamais embarquées…
Forcée de me rendre à l’évidence, dans la queue pour monter dans leur panier à salade, je me sens ridiculisée, réduite à une débutante qui a encore beaucoup à apprendre. Vous ne serez pas étonné si je vous dis que les jeunes personnes qui ont bien chauffés les forces de l’ordre au début du rassemblement avaient réussi à s’échapper… C’est encore une fois les mauvaises personnes que l’on embarque. 170 personnes pour mon groupe, 293 interpellations cette nuit la dans Paris. Etat totalitaire vous dites-vous? Nous y sommes ! Transportés jusqu’au commissariat du 18ème nous attendons deux heures dans le froid ,que les quelques policiers mobilisés pour prendre nos identités et nous coller un procès verbal , fassent passer tout ce petit monde. 3 heures du matin, on m’appelle et me sépare de mes amies. On me présente 3 flics qui vont m’emmener dans leur cachot de Maisons Alfort. Une autre fille est avec moi. Les circonstances rapprochent et unissent les citoyens, nous sommes donc plus fortes à deux, même si nous ne nous connaissons pas.
Les policiers qui nous emmènent dans leur forteresse sont désolés de nous faire subir cela. Je ne compte plus les forces de l’ordre honteux de faire leur travail dans pareilles circonstances. Ils nous rassurent comme ils peuvent, nous assurant que leurs cellules sont assez propres par rapport à d’autres… Nous avons peur de ce qui nous attends. Arrivées sur place, l’équipe de garde tombe des nues voyant le vrai visage des « casseurs de la manif ». C’est une honte pour eux mais aussi un soulagement : ce ne sont pas ces gardées à vue qui vont leur pourrir leur soirée. Ma camarade de garde à vue doit partir, les ordres sont de placer une personne par commissariat, histoire d’éviter un rassemblement et de nous emmerder jusqu’au bout. Je perds mon compagnon d’infortune et je prends conscience de la situation. Je suis placée en garde vue pour « rassemblement illégal après sommation de dispersion ». Les policiers font tout pour me faire sourire face à cette situation des plus ubuesque et incongrue! C’est incroyable que ce soit des personnes comme moi qui se retrouvent embarqués en GAV pour ce que j’ai fais : ne pas fuir des invalides quant ils faisaient preuve de force et me retrouver prise dans leur étaux. L’équipe de nuit me prévient, je ne rejoindrais mon cachot que lorsque la relève sera là, pour l’instant, ils me gardent avec eux, me voir dans ma cellule leur fera mal au cœur me disent ils.
Nous échangeons une partie de la nuit sur l’état actuel de notre pays, sur la politique menée par un gouvernement totalitaire, sur les ordres toujours plus honteux les uns que les autres. Ils finissent pas m’avouer qu’ils doivent faire « des chiffres » : ils ont des quotas d’arrestations à remplir. Suite à l’échec de la police face aux casseurs du Troca, ils ont eu obligation d’embarquer un maximum pour faire gonfler les chiffres à présenter au préfet de police et à Manu le Collabo’. Je ne peux donc pas échapper à la fouille, véritable fouille dont je vous passerais les détails tant on ne se sent plus soi-même dans ces moments la. Je me sépare de mes effets personnels, bijoux et tout objet. Je dois même enlever mes lacets (de mes merveilleuses chaussures achetés la veille et que j’ai mis 15 min à remettre une fois libre !!!)Fouille finie, je retrouve peu à peu le sourire, les policiers font tout pour et cela fonctionne, d’autant plus que le soleil se lève, il est 5h30, j’espère être dehors à 10h du matin. La relève arrive, je dois donc rejoindre mon cachot de malheur.
Mon souffle se coupe a la vue de cette « pièce » : trois murs de bétons, un mur de vitre pour être aux vues de tous, une porte sans poignée, deux énormes verrous, un banc de bois de 50 cm, une couverture (certainement porteuse de toutes les maladies de la terre entière), une camera à droite, une à gauche. L’inquiétude me gagne : je ne vais jamais tenir dans cette prison de béton … Les murs sont pleins de traces de sang et d’autres saletés dont je tairais le nom pour ne pas vous retourner l’estomac. Je ne sais quand je sortirais, mais il est hors de question que je dorme, de peur qu’un seul bout de peau rentre en contact avec un centimètre de cette pièce. S’engage alors un combat entre ma fatigue et moi même. Je tiendrais, je ne lâche rien moi!! On me propose quelques heures plus tard un « petit déjeuner » : 2 gâteaux secs et une brique de jus d’orange… C’est toujours cela !
Aux alentours de 10h, on vient me chercher pour aller faire les formalités de toute GAV. Je me serais cru dans un film tant cela m’a parut bien trop gros au regard de la situation. J’obéis donc aux ordres de relevé d’empreintes et de tout ce qui suit. Je suis officiellement un vrai malfrat qui dérange la société française. Encore un coup dans mon amour propre, pas facile de poser en photo avec son nom sur l’ardoise, passant après n’importe quel caïd qui aura la même peine que moi, pour une faute beaucoup plus grave.Retour au cachot, c’est reparti pour 2 heures d’attente, on n’a toujours pas prit ma déposition. L’Officier de Police Judiciaire vient me chercher peu après midi. La déposition me permet d’évacuer ma haine et mon désarroi face à cette situation honteuse. L’OPJ a l’air de me comprendre et de compatir, cela me fait du bien de pouvoir parler sans être coupée. Je mets un point d’honneur à bien lui faire écrire que les CRS se sont moqués de nous jusqu’au bout.
Ma déposition ne peut pas s’éterniser, je reviens une demie heure plus tard dans mon cachot, et là je n’ai plus qu’a attendre que le magistrat du parquet en charge de l’affaire accepte de me relâcher après avoir pris connaissance de ma déposition.On m’avait promis d’être libre à 10h, puis à 12h, puis maximum pour 14h. C’est a 16h10 que j’accueille l’officier qui m’ouvre la porte de la liberté comme le Sauveur. J’écope donc d’un rappel à la loi, pour faire clair, carton jaune, le prochain sera rouge !
Je suis libre, je n’y croyais plus. Ca fait du bien d’être dehors et de savoir que mes proches m’ont soutenu toute la nuit et toute cette noire journée.
Je me sens misérable, honteuse, salie par cette « expérience ». Durant ces 17h de GAV j’ai été mise au même niveau que tous les délinquants de France. Mon pays m’a arrêté et mit un rappel à la loi pour avoir refusé de quitter les Invalides, la France que je défends m’a fait passer les pires 17h de ma vie. J’ai été gardée dans une cellule honteusement indécente sans aucune considération. Aujourd’hui, la France que j’aimais est morte, celle que je haïe a prit la relève, mais pour combien de temps encore ? Cela fait déjà trop longtemps.Le point positif de cette sale histoire est que les 293 personnes dans mon cas en ressortent révoltés, et ne s’arrêteront pas là. Si il faut recommencer, je serais là. Là pour défendre mes valeurs, mes idées, la Famille et l’idée que j’ai de la France.
Ne vous arrêtez pas, continuez à vous battre pour vous faire entendre. Les forces de l’ordre avouent qu’ils ne supportent plus la place qu’ils doivent tenir. C’est maintenant que le combat s’amplifie. Rejoignez nous, battez vous, n’ayez pas peur des répercussions de vos actes. Jamais le courage et la force de mes convictions ne m’ont été aussi utiles. Prouvez moi que mon arrestation et mon premier contact avec le quotidien d’un délinquant ne sont pas vains, que cela ne s’arrêtera pas là !"
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d'autres témoignages (merci Boréas):
"Des mères de familles ont été embarquées alors qu’elles venaient chercher leurs enfants… qui resteront abandonnés à la sorties des classes ! Bilan : 93 interpellations, dont 1 prêtre, 1 femme enceinte, 1 aveugle et 8 mineurs ! Ils sont au commissariat du 18e à Paris : 01 53 09 24 70." Le Salon Beige
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/un-polici...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/voyous-pr...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/manuel-va...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/les-voyou...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/jai-vu-de...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/parmi-les...
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22:14 | Lien permanent | Commentaires (45) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27/05/2013
la forêt de Bondy
14:30 | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rougeyron
26/05/2013
FEU!
"Chaque jour qui passe voit l’opposition se radicaliser. L’abcès de fixation que constitue le mariage pour tous ne doit pas faire oublier que, désormais, nous assistons à une véritable radicalisation du « peuple de droite ». Responsables politiques, journalistes, chroniqueurs agressés verbalement ou physiquement, débordements en tous genres, déclarations provocatrices et péremptoires des animateurs de la « Manifestation pour tous », chaque jour apporte son lot d’éléments permettant de prendre conscience de la dangerosité de la situation.
Evidemment, on repère aisément le travail des activistes d’extrême droite jusqu’ici marginalisé et qui trouvent, grâce à ce débat, une occasion de faire jonction avec une parti de la base électorale de la droite « modérée » pour déstabiliser le pouvoir. C’est cette jonction qui pose un problème politique grave. La « Manif pour tous » a essaimé à travers le pays. Micro-manifestations devant les mairies, activisme basiste hostile au projet de loi et au gouvernement, pression sur les élus de droite, les masses de droite marchent un pas en avant de leurs élus.
Désormais, leurs mots d’ordre dépassent la seule opposition au « mariage pour tous ». Un mouvement de masse de droite est en train de voir le jour sous nos yeux. Il n’est ni modéré ni paisible. Oserai-je avancer qu’il n’est pas pacifique non plus?"
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ha, ha, ha! FEU!
13:33 | Lien permanent | Commentaires (105) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'ordure dray
25/05/2013
CQFD
Invité sur la BBC, le prédicateur Anjem Choudary, ex-mentor du meurtrier, a refusé de condamner le massacre du soldat anglais.
- Choudary : « Je ne pense pas que beaucoup de musulmans soient en désaccord avec ce qu’a dit Michael Adebolajo dans le clip vidéo. »
- Journaliste : « Un instant… car c’est une affirmation énorme… et je dois préciser que je ne pense pas que beaucoup de musulmans soient d’accord avec ce qu’il a dit… »
- Choudary : « Oh que si ! les musulmans du monde entier… »
- Journaliste : « Si vous n’aimez pas l’Angleterre, pourquoi restez-vous ici ? »
- Choudary : « Je suis né ici, je n’ai rien fait d’illégal. Et vous, si vous n’êtes pas d’accord avec mes idées, pourquoi ne quittez-vous pas le pays ? »
imparable. le multiculturalisme en action...sa praxis intime en quelque sorte.
21:39 | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24/05/2013
what else?
Photo: de gche à dte: Hashim Thaci, B. Kouchner, lt gl M. Jackson, bg gl Agim Ceku, gl Wesley Clark
"Le Canard Enchaîné affirme dans son édition du 22 mai 2013, que deux enquêtes sont actuellement en cours au sein des armées, qui visent essentiellement ceux qui voient d’un œil favorable le mouvement de la “Manif pour tous”. “Troublé par le nombre d’enfants d’officiers parmi les jeunes interpellés”, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, “a demandé à la DCRI de s’informer sur ce que ces ‘agités’ (sic) manigançaient”, écrit le Canard Enchaîné. L’autre enquête a été confiée à la DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense) afin de “repérer les meneurs au sein de l’Institution” militaire. "L’activisme des militaires antigays a été jugé assez sérieux pour que le gouvernement ordonne deux enquêtes", affirme le journal satirique. L’objectif serait de surveiller les militaires ayant des liens avec l’Institut Civitas, une organisation catholique proche de l’extrême-droite et qui se veut aussi être un mouvement politique (4 officiers généraux en 2e section siègent à son conseil d’administration) ou encore avec le Bloc Identitaire." source/journal du siècle
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"Réflexion désabusée du président socialiste du Sénat, Jean Pierre Bel, lors de différents déjeuners et dîners privés: "On maitrise jusqu'à l'été. Après, je ne sais pas. A la rentrée, ce sera le début du grand bazar. Ayrault démissionera et après, personne ne sait ce qu'il va se passer." Faits et Documents 15/05-15/06/13
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"Vincent Feltesse. Véritable dhimmi tout en assurant être "profondément laïc", le député socialiste de Gironde, est sans doute le premier élu au Palais Bourbon à verser, au titre de la réserve parlementaire, 50.000 euros pour la construction de la grande mosquée de Bordeaux. Le reste de sa réserve va au planning familial (avortement) et au consistoire juif." Ibid
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"Jean-françois Copé a acquis un grand appartement dans le meilleur XVème arrondissement de Paris, rue du Ranelagh, ce qui lui permet de dîner plus aisément, chaque dimanche soir, avec son meilleur ami, le banquier d'affaires de Rotschild Grégoire Chertok, qui habite Villa Montmorency." Ibid
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"Alors que la production d'opium avait été totalement éradiquée par les Talibans, l'Afghanistan, aprés 10 années d'occupation américaine, produit aujourdhui 90% de l'opium mondial. Selon le nouveau rapport des nations unies, les cultures s'étalent sur plus de 155.000 hactares. Selon le responsable de la lutte antidrogue russe, Viktor Ivanov, ces cultures ont entrainé la mort de plus d'un million d'héroinomanes en dix ans." Ibid
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"Dans les affaires de trafics d'organes dans les Balkans, les premières condamnations viennent de tomber. Cinq hommes, cinq médecins, ont été condamnés par un tribunal de l'Eulex (mais pas un tribunal Kosovar), à des peines d'un an avec sursis à huit ans ferme (plusieurs mandats internationaux ont été délivrés contre plusieurs membres en fuite dont le cerveau, le médecin israélien, Mosche Harel. Un haut responsable du ministère kosovar de la santé, Ilir Rrecaj, a été inexplicablement acquitté) pour leur implication dans un réseau de traffici d'organes humains dont la plaque tournante était une clinique de la banlieue de Pristina (Kosovo), la clinique Médicus. Les receveurs d'organes étaient, pour la plupart, de trés fortunés israéliens qui versaient entre 80.000 et 100.000 euros pour des foies, des reins, etc. L'affaire n'est pas terminée puisque s'y trouvent impliqués plusieurs responsables de l'ALK, l'Armée de Libération du Kosovo (musulman), qui sont accusés depuis plus de 10 ans, par des anciens combattants serbes, d'avoir prélevés des organes sur des prisonniers orthodoxes vivants. Le procureur américain Clint Williamson, assisté d'une équipe d'enquèteurs américains et européens doit rendre un rapport sur cette affaire connexe en 2014, lancée à l'origine par le rapporteur pour les droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dick Marty (rapport accablant de 2010, qui mettait directement en cause, Hashim Thaçi, ancien chef de la guerilla et actuel premier ministre du Kosovo)." Ibid.
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"Le témoin de la Serbie dans un trafic présumé d'organes durant le conflit au Kosovo, dont est accusée la guérilla kosovare, a livré un récit terrifiant du prélèvement du coeur d'un prisonnier qui n'était pas sous anesthésie, dans une interview diffusée par la télévision serbe RTS. "On m'a donné un scalpel. J'ai mis ma main gauche sur sa poitrine et commencé à couper (...). Le sang a giclé", déclare cet homme, dont le visage était flouté et dont la voix modifiée était à peine audible. "Dès que j'ai commencé à couper il a commencé à hurler, nous exhortant de ne pas le massacrer, de ne pas le tuer et puis il a perdu connaissance. Je ne sais pas s'il s'était évanoui ou s'il était mort puisque je n'étais plus moi-même", ajoute l'homme qui semblait s'exprimer en albanais et dont les propos étaient sous-titrés en serbe. Il précise que l'opération s'est déroulée dans la salle de classe d'une école, et que la victime âgée d'une vingtaine d'années était immobilisée sur trois bancs posés en guise de table d'opération par quatre maquisards.
A la RTS, le témoin ne précise pas la nationalité de la victime, mais selon M. Vukcevic il s'agissait d'un Serbe. Vêtu d'un polo noir à manches longues, le témoin poursuit la description de l'opération, à laquelle participaient également deux médecins, dont un l'avait quelque temps auparavant formé avec d'autres maquisards au prélèvement d'organes. "On m'avait dit de faire une autre incision horizontale en bas (...). La troisième incision, il fallait la faire en haut, mais c'est le médecin qui l'a faite car il voyait que ma main tremblait et que j'étais affolé". Selon le récit, une dispute intervient entre les deux médecins car l'un avait oublié "des ciseaux pour couper les côtes". L'homme raconte qu'il a alors proposé d'utiliser sa baïonnette en guise de sécateur et avoir, guidé par un médecin, coupé les côtes de la victime. A ce moment, un des médecins "a mis ses deux mains dans le corps, a tiré et a ouvert" la cage thoracique. Le témoin décrit en détail comment "nous avons sectionné les artères, et lorsque j'ai pris le coeur, il battait encore". Le coeur a été mis dans un coffre pour le transport d'organes qui a été ensuite acheminé en voiture à l'aéroport de Tirana. Là, les maquisards ont été accueillis par des militaires de l'armée albanaise. Le coffre avec le coeur a été remis à un "étranger" qui est ensuite monté à bord d'un "petit avion privé" frappé du drapeau de la Turquie, selon la même source. Les allégations du trafic d'organes au Kosovo remontent à 2008. Elles ont ensuite été reprises dans un rapport du parlementaire suisse Dick Marty, adopté en janvier 2011 par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le rapport évoque les noms d'anciens dirigeants de la guérilla kosovare, dont celui d'Hashim Thaçi, l'actuel Premier ministre du Kosovo. M. Thaçi et les autorités albanaises ont démenti ces accusations. Selon le "rapport Marty", le trafic d'organes du temps de la guerre pourrait être lié à une autre affaire récente de trafic international d'organes dans une clinique de Pristina, qui fait l'objet d'un procès dans la capitale du Kosovo."
21:42 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21/05/2013
Rebelle
« Quand j’étais gamin, petit Parisien élevé au gaz d’éclairage et au temps des restrictions, mon père m’avait envoyé prendre l’air à la campagne, aux soins d’un vieux couple. Lui était jardinier, il bricolait çà et là, entre les plants de carottes et les rangs de bégonias. Le bonhomme était doux et tendre, même avec ses ennemies les limaces. Devant sa femme, jamais il n’ouvrait la bouche, à croire qu’elle lui avait coupé la langue et peut-être autre chose. Il n’avait même pas droit aux copains c’est-à-dire au bistrot. J’étais son confident, le seul, je crois, qui eut jamais ouvert le cœur à sa chanson. Il me racontait le temps lointain quand il avait été un homme. Cela avait duré quatre années terribles et prodigieuses, de 1914 à 1918. Il était peut-être un peu simple d’esprit mais son œil était affûté et son bras ne tremblait pas. Un officier avait repéré les aptitudes du bougre et fait de lui un tireur d’élite, un privilégié. Armé de son Lebel, li cartonnait ceux d’en face avec ardeur et précision, sans haine ni remords. Libre de sa cible et de son temps, exempté de la plupart des corvées, il était devenu un personnage ; Il tirait les porteurs d’épaulettes et de galons en feldgrau. Il me cita des chiffres incroyables qui avaient sans doute gonflé dans sa petite tête radoteuse en trente ans de remachouillis solitaires. Avec lui j’ai découvert cette vérité énorme que la vie d’un homme, ce ne sont pas les années misérables qui se traînent du berceau à la tombe, mais quelques rares éclairs fulgurants ; Les seuls qui méritent le nom de vie. Ceux que l’on doit à la guerre, l’amour, l’aventure, l’extase mystique ou la création. A lui, la guerre, généreusement, avait accordé quatre ans de vie ; Privilège exorbitant au regard de tous les bipèdes mis au tombeau sans jamais avoir vécu. »
« Mes choix profonds n’étaient pas d’ordre intellectuel mais esthétiques. L’important pour moi n’était pas la forme de l’Etat –une apparence- mais le type d’homme dominant dans la société. Je préférais une république ou l’on cultivait le souvenir de Sparte à une monarchie vautrée dans le culte de l’argent. Il y avait dans ces simplifications un grand fond de vérité. Je crois toujours aujourd’hui que ce n’est pas la Loi qui est garante de l’homme mais la qualité de l’homme qui garantit la Loi. »
« J’ai rompu avec l’agitation du monde par nécessité intérieure, par besoin de préserver ma liberté, par crainte d’altérer ce que je possédais en propre. Mais il existe plus de traverses qu’on ne l’imagine entre l’action et la contemplation. Tout homme qui entreprend de se donner une forme intérieure suivant sa propre norme est un créateur de monde, un veilleur solitaire posté aux frontières de l’espérance et du temps. »
Dominique Venner, Le cœur rebelle. 1994.
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22:04 | Lien permanent | Commentaires (109) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : dominique venner
















