09/08/2019
pas mieux..
""Le travail de l’économiste Gabriel Zucman a montré également que les 0,1% les plus riches possédaient autant que les 80% les plus pauvres."
Les 50 % les moins nantis, eux; sont dans le rouge. De - 200 milliards de $, contre + 700 en 1989.
Voilà pour le bas de l'échelle. Pour le haut, c'est un peu différent.
"L’une des raisons de la rupture prévisible de ce régime qui transfère de manière incessante l’Avoir vers une frange de plus en plus étroite du 1% et plus vraisemblablement du 0,1% de la population est constituée par le déclassement des 9% qui font tampon avec la masse des possédants en négatif. Ce troupeau où se recrutent les clercs qui produisent la justification idéologique du nécessaire appauvrissement de la majorité, écrivaillons, journalopes, universitaires et enseignants portant sébile, artisans de la publicité, administratifs de la grande distribution et des firmes, tout ce personnel subalterne utilisé comme gladiateurs, amuseurs et machinistes en cale, se rétrécit et s’appauvrit."
Le régime n'a plus d'autre choix que d'attaquer les suppôts de son activisme. C'était le transfert de la richesse vers le 1 %.
Comme je l'ai indiqué, il restait un halo plus important, de gens qui trouvaient sympa le système : fonctionnaires, retraités, qui arrivaient à surnager, disons, entre le 1 % et les 50 % les plus pauvres. Maintenant, c'est l'heure de leur glas, comme l'indiquent toutes les "réformes", voulues.
Bien sûr, l'os n'est pas atteint, mais il est clair aussi que les attentes des populations n'ont rien à voir avec celles des années 1920, qui étaient beaucoup plus restreintes."
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Petite critique: Badia Benjelloun ne pipe mot du triple crunch énergétique alimentaire et démographique qui guette l'humanité à court terme et qui pourrait constituer un "accident" de premier plan mettant rapidement fin à la situation de prédation totale urbi et orbi décrite plus haut aux USA et ailleurs. Un point aveugle maybe, comme avec Emmanuel Todd qui dit lui même que ces questions "écologiques" l'emmerdent. Un produit de son époque (trente glorieuses), ça n'invalide bien sur pas tout son discours mais il passe à côté du fait que ce monde économique/culturel/sociologique qu'il analyse livre aprés livre est totalement asservi/piloté par l'énergie et le fait que chaque français contemporain (même mes potes gilets jaunes) a à sa disposition l'équivalent énergétique de 500 esclaves tous les jours (pour se nourrir, s'habiller, se déplacer, se loger, se chauffer, se refroidir, écrire des post sur Hautetfort, etc).
Comme dit Jancovici, "le seul truc qui marche, c'est d'apauvrir les riches"!
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