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30/04/2010

la reprise, enfin!

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« les pays européens y vont quand même, aident massivement Athènes, mais sans savoir jusqu'où cette aide va les entraîner. Surtout si d'autres pays ont besoin d'aide dans la foulée. C'est un engrenage dangereux. Or il faut savoir que la Grèce a besoin non pas de 30 milliards (le montant du plan européen) mais au minimum de dix fois plus : 150 milliards d'euros d'ici 2015 au titre du principal de sa dette actuelle, et 90 milliards au titre des intérêts. Ceci sans compter la dette supplémentaire qu'elle va devoir souscrire d'ici là du fait de ses déficits. Le soutien à la Grèce est un enjeu à plusieurs centaines de milliards d'euros. En a-t-on encore les moyens ? »

Conclusion : les Etats européens ne pourront pas sauver la Grèce pour plusieurs raisons :

1- Les Etats européens sont eux-mêmes surendettés. Des Etats surendettés ne vont pas se surendetter encore plus, pour ensuite prêter à la Grèce des dizaines de milliards d'euros à fonds perdus. Nous sommes dans la situation suivante : chacun des Etats membres de l'Union Européenne cherche avant tout à éviter le défaut de paiement pour lui-même. Chacun des Etats membres assiste impuissant à l'emballement de sa propre dette publique. Chacun des Etats membres se demande : « Après la Grèce, est-ce moi qui vais faire faillite ? »

2- Pour sauver la Grèce, il faudrait lui prêter 300 milliards d'euros.

3- Cela mettrait les Etats européens dans l'obligation de prêter ENSUITE des milliers de milliards d'euros au Portugal, à l'Irlande, à l'Italie, à l'Espagne, etc.

Des perspectives?

1/monétiser la dette, la BCE fait marcher la planche à billet comme le fait la FED depuis quarante ans avec le dollar,

2/l'éclatement de la zone euro, chacun reprenant sa route avec des scénarios à l'Argentine en 2001 pour les états plus faibles...puis pour les autres...

3/ou bien, une stabilisation improbable de la zone euro avec une récéssion longue et douloureuse (à la Japonaise) marquée par une paupérisation globale et drastique des classes moyennes, un déclassement social sans précédent depuis l'aprés-guerre, une décadence culturelle déjà bien engagée, une dénatalité chronique en plus d'une immigration/invasion croissante, une sorte de chaos festif avec des Paris-plage et des festiprides comme il faut. hummm... Nous européens allons déguster dans les 20/30 prochaines années.

et encore, je suis optimiste.

allez, on révise!