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27/11/2008

Sunday morning

           Sunday morning
brings the dawn in
It's just a restless feeling
by my side

Early dawning
Sunday morning
It's just the wasted years
so close behind

Watch out, the world's behind you
there's always someone around you
Who will call
it's nothing at all

Sunday morning
and I'm falling
I've got a feeling
I don't want to know

Early dawning
Sunday morning
It's all the streets you crossed
not so long ago

Watch out, the world's behind you
there's always someone around you
Who will call
it's nothing at all

(The velvet underground 1967, Lou reed, John Cale)

 

Commentaires

morning

N'eus-je pas une fois une jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d'or, - trop de chance ! Par quel crime, par quelle erreur, ai-je mérité ma faiblesse actuelle ? Vous qui prétendez que des bêtes poussent des sanglots de chagrin, que des malades désespèrent, que des morts rêvent mal, tâchez de raconter ma chute et mon sommeil. Moi, je ne puis pas plus m'expliquer que le mendiant avec ses continuels Pater et Ave Maria. Je ne sais plus parler !

Pourtant, aujourd'hui, je crois avoir fini la relation de mon enfer. C'était bien l'enfer ; l'ancien, celui dont le fils de l'homme ouvrit les portes.

Du même désert, à la même nuit, toujours mes yeux las se réveillent à l'étoile d'argent, toujours, sans que s'émeuvent les Rois de la vie, les trois mages, le coeur l'âme, l'esprit. Quand irons-nous, par delà les grèves et les monts, saluer la naissance du travail nouveau, la sagesse nouvelle, la fuite des tyrans et des démons, la fin de la superstition, adorer - les premiers ! - Noël sur la terre !

Le chant des cieux, la marche des peuples ! Esclaves, ne maudissons pas la vie.

Arthur Rimbaud une saison en enfer, ou dyonisos et l'eternel retour

Écrit par : syd | 29/11/2008

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