12/12/2008
Mort de Pierre
Piccoli la clope au bec, costard noir et voix envoutante, évocation des femmes de sa vie (léa massari, romy schneider..), les cigarettes qui volent dans l'alpha, derniers instants d'une vie ordinaire et tragique...toute une époque insouciante et belle. Et merde!
21:21 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : les choses de la vie, sautet, piccoli
Commentaires
Il a été là quand un important se tournait. Un incontournable.
Pourtant, et c'est terrible ce que je vais dire, Piccoli ne me donnait pas de grands frissons. Acteur terriblement cérébral, très procédurier (contrairement à Michel Serrault qui, lui, était un acteur plastique, capable de rejouer une scène selon toutes sortes de variations), Piccoli a fait dans le très classique.
Il reste que cette séquence, celle que tu as choisi, est très forte. Décomposé un accident d'auto selon plusieurs angles, c'est montrer la vie qui s'échappe d'un corps en suivant un parcours surprenant.
Salutations,
Inukshuk
Écrit par : Inukshuk | 12/12/2008
elle est tragique bien sur. le spectateur sait ce qu'il va se passer. tous les épisodes de la vie de pierre défilent, il y a une tension dramatique exceptionnelle. le film de l'accident est extraordinaire pour l'époque. le jeu de piccoli est exceptionnel, du grand art.
au fond, je crois que ce qui me touche le plus c'est ce qu'incarne piccoli: cette époque, pourtant tragique sur le plan international à bien des égards, mais qui baigne dans une espèce d'insouciance, de formidable optimisme. des hommes séduisants la clope au bec, des femmes magnifiques (massari, schneider ou maria schell), des copains, des repas de familles, des cigarettes partout, des histoires de cul, la vie quoi. mais je ne sasi pourquoi j'ai l'impression que tout cela a disparu. mostalgie encore maybe. mais je n'étais qu'un bambin à cette époque...et pourtant la notre me parait glaciale et sans horizon à côté.
salut à toi, quebecois!
Écrit par : hoplite | 13/12/2008
Et cette séquence, pour toi, au-delà des réelles qualités cinématographiques (indiscutables), représente sans doute ce genre de cristallisation. Comme si, pour toi, l'époque de Piccoli, représente un peu le paradis perdu.
N'oublie que tu as eu une très belle enfance, hoplite.
Une idée comme ça.
Écrit par : Inukshuk | 13/12/2008
Écrit par : Didier Goux | 13/12/2008
inukhuk: c'est probable, ce type d'acteur et d'époque cristallise un âge d'or, tel que je le conçois tout au moins
et d'ailleurs tel q'il ressemble à mes vertes années...serait-ce un hasard???
Écrit par : hoplite | 13/12/2008
Écrit par : dom | 16/12/2008
Mais de ce film il reste tout ce qui a si vite disparu: les cigarettes, la voiture sans ceinture, ce ne sont que des détails mais qui nous frappent maintenant.
Mais ce qui alimente le plus ma nostalgie, c'est l'éblouissante beauté de Romy Schneider!
Écrit par : Orage | 11/01/2009
Écrit par : Orage | 11/01/2009
quant aux cigarettes et à l'absence de ceinture...cela illustre bien une époque révolue qui me parait bien lumineuse au regard de notre monde désenchanté et froid.
bienvenue, orage!
Écrit par : hoplite | 11/01/2009
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