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21/01/2010

caillera à capuche

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"La distinction entre une société - qui, quelle que soit la variété de ses formes, ne peut abolir le moment du don - et un système capitaliste - hypothèse métaphysique devenue la base d'un projet politique partiellement réalisable - permet de déplacer la position habituelle de nombreux problèmes dits « de société ».

Soit à déterminer, par exemple, la signification politique réelle des comportements de la Caillera . Doit-on y voir, conformément aux présentations médiatiques et sociologiques habituelles, un signe normal des difficultés liées au « problème de l'intégration » ? Formulée en ces termes, la question est, de toute évidence, mal posée, c'est-à-dire posée de façon ambiguë. Si l'on parle en, effet, de l'intégration à une société, c'est-à-dire de la capacité pour un sujet de s'inscrire aux différentes places que prescrit l'échange symbolique, il est clair que cette fraction modernisée du Lumpen n'est pas, « intégrée », quelles que soient, par ailleurs, les raisons concrètes (familiales et autres) qui expliquent ce défaut d'intégration.

S'il s'agit, en revanche, de l'intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci (elle a parfaitement assimilé les éloges que le Spectacle en propose quotidiennement) que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l'exploitation à l'intérieur de ces quartiers expérimentaux que l'État lui a laissés en gérance.

En assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet de recycler, à l'usage des périphéries du système, la pratique et l'imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet. L'ambition de ses membres n'a, certes, jamais été d'être la négation en acte de l'Économie régnante. Ils n'aspirent, tout au contraire, qu'à devenir les golden boys des bas-fonds. Calcul qui est tout sauf utopique. Comme l'observe J. de Maillard, « sous nos yeux, l'économie du crime est en train d'accomplir la dernière étape du processus : rendre enfin rentable la délinquance des pauvres et des laissés pour compte, qui jadis était la part d'ombre des sociétés modernes, qu'elles conservaient à leurs marges. La délinquance des pauvres, qu'on croyait improductive, est désormais reliée aux réseaux qui produisent le profit. Du dealer de banlieue jusqu'aux banques de Luxembourg, la boucle est bouclée. L'économie criminelle est devenue un sous-produit de l'économie globale, qui intègre à ses circuits la marginalité sociale. »

À la question posée, il convient donc de répondre clairement que si la Caillera est, visiblement, très peu disposée à s'intégrer à la société, c'est dans la mesure exacte où elle est déjà parfaitement intégrée au système qui détruit cette société. C'est évidemment à ce titre qu'elle ne manque pas de fasciner les intellectuels et les cinéastes de la classe dominante, dont la mauvaise conscience constitutive les dispose toujours à espérer qu'il existe une façon romantique d'extorquer la plus-value. Une telle fascination intellectuelle pour la « fièvre généreuse du délinquant » (Foucault) serait, cependant, difficile à légitimer sans le concours bienveillant de la sociologie d'Etat. Cette étrange sociologie, en effet, afin de conférer aux pratiques, légales et illégales, du système qui l'emploie cette couleur « rebelle » qui les rend à la fois politiquement correctes et économiquement rentables, recourt à deux procédés principaux qui, quand on y réfléchit, sont assez peu compatibles.

Tout d'abord, elle s'efforce d'inscrire ce qu'Orwell nommait « le crime moderne » dans la continuité des délits et des crimes d'autrefois. Or ce sont là deux univers très différents. Le bandit d'honneur des sociétés traditionnelles (le cas des pirates est plus complexe) puisait sa force et sa légitimité historique dans son appartenance à une communauté locale déterminée ; et, en général, il s'en prenait d'abord à l'État et aux divers possédants. Le délinquant moderne, au contraire, revendique avec cohérence la froide logique de l'économie pour « dépouiller » et achever de détruire les communautés et les quartiers dont il est issu . Définir sa pratique comme « rebelle », ou encore comme une « révolte morale » (Harlem Désir) voire, pour les plus imaginatifs, comme « un réveil, un appel, une réinvention de l'histoire » (Félix Guattari), revient, par conséquent, à parer du prestige de Robin des Bois les exactions commises par les hommes du Sheriff de Nottingham. Cette activité peu honorable définit, en somme, assez bien le champ d'opérations de la sociologie politiquement correcte.

Quand au second procédé, il consiste à présenter l'apparition du paradigme délinquant moderne - et notamment son rapport très spécifique à la violence et au plaisir qu'elle procure - comme l'effet mécanique de la misère et du chômage et donc, à ce titre, comme une réponse légitime des exclus à leur situation. Or s'il est évident que la misère et le chômage ne peuvent qu'accélérer en retour la généralisation du modèle délinquant moderne, aucun observateur sérieux - ou simplement honnête - ne peut ignorer que ce modèle a d'abord été célébré dans l'ordre culturel, en même temps qu'il trouvait ses bases pratiques dans la prospérité économique des « trente Glorieuses ». En France, par exemple, toutes les statistiques établissent que le décollage des pratiques délinquantes modernes (de même que la constitution des mythologies de la drogue) a lieu vers 1970, tandis qu'en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas il est perceptible dès 1964-1965. Expliquer le développement de la délinquance moderne (développement qui, dans un premier temps - on s'en souvient - avait été tenu par la sociologie officielle pour un pur « fantasme » des classes populaires) comme un effet conjoncturel du chômage est évidemment une procédure gagnante pour le système capitaliste. D'une part, elle conduit à présenter la « reprise économique » - c'est-à-dire l'aide accrue de l'État aux grandes firmes - comme la clé principale du problème ; de l'autre, elle dispense d'interroger ce qui, dans la logique même du capitalisme de consommation, et la culture libérale-libertaire qui lui correspond, détermine les conditions symboliques et imaginaires d'un nouveau rapport des sujets à la Loi."

L'Enseignement de l'ignorance de Jean-Claude Michéa, Éditions Climats

arnaque, crime et titanic: caillera à cols blancs

GOLDMAN_SACHS_SHAKEUP.jpg"Goldman Sachs multiplie son bénéfice par 6 en 2009

La banque va distribuer plus de 16 milliards de dollars de rémunération et avantages.La banque fait état d'un bénéfice net de 13,3 milliards de dollars contre 2,32 milliards en 2008. Le groupe se dit confiant pour la suite.

Goldman Sachs explose tous les compteurs. La banque américaine, qui publie ce jeudi ses très attendus résultats, annonce un bénéfice net annuel en 2009 de 13,385 milliards de dollars contre 2,322 en 2008. Ramené en action, cela équivaut à un bénéfice par action (BPA) de 22,13 dollars contre 4,47 dollars un an auparavant. Sur l'année, le produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires), s'établit à 45,17 milliards de dollars contre 22,22 en 2008.

L'activité au quatrième trimestre a été particulièrement soutenue. Sur cette période, le bénéfice net est de 4,78 milliards de dollars (à comparer aux 2,28 milliards de perte en 2008) et le produit net bancaire passe d'une perte de 1,57 milliard de dollars à un bénéfice de 9,61 milliards. Le BPA est donc de 8,20 dollars par action, largement au dessus des prévisions des analystes qui comptaient sur un BPA de 5,20 dollars. C'est toutefois moins bien qu'au troisième trimestre 2009 ou le produit net bancaire était de 12,37 milliards. Goldman Sachs impute cette contre performance au remboursement du programme d'aide gouvernemental TARP."

La première chose qu'il faut que vous sachiez sur Goldman Sachs, c'est qu'elle est partout. La banque d'investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre vampire enroulée autour de l'humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l'argent. En fait, l'histoire de la récente crise financière, qui est aussi l'histoire de la chute de l'Empire américain ruiné par des escrocs, se lit comme le Who's Who des diplômés de Goldman Sachs.

A lire absolument +++ fascinant et obscène à la fois, comprendre comment et par qui vous vous faites tondre...

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contre toute attente

"Remise au Premier ministre du rapport « lutter contre le racisme sur internet"

À l'issue du Comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme du 17 janvier 2009, le Premier ministre, François FILLON, a décidé de confier une mission à Isabelle FALQUE-PIERROTIN, Conseillère d'État - Présidente du Forum des droits sur l'internet, pour apprécier les moyens de lutte contre la propagation des contenus racistes et antisémites sur internet.

Le rapport « lutter contre le racisme sur internet », remis le 21 janvier 2010 au Premier ministre, dresse un constat de la situation de l'expression raciste sur internet et préconise un plan d'action au niveau national et international, mobilisant les pouvoirs publics, les opérateurs de l'internet et les associations. Quatre constatations contrastées ressortent du rapport :

-l'existence de contenus racistes sur internet et une difficulté réelle de les quantifier ;

-l'existence d'un risque de voir se banaliser l'expression d'un racisme ordinaire en ligne ;

-un arsenal répressif français complet mais insuffisamment mobilisé sur l'internet ;

-une vigilance des acteurs et une hétérogénéité de leurs actions.

Sur la base de ces constats, le rapport préconise la mise en place d'un plan d'action collectif.

Afin d'être en mesure de quantifier le phénomène de l'expression raciste sur internet, le rapport préconise un réajustement à la hausse des moyens d'actions (notamment humains) de l'Office central de lutte contre la criminalité aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), qui assure le recueil des signalements des contenus illicites sur internet, une amélioration des systèmes d'information existants au niveau des pouvoirs publics et une systématisation du partage d'information entre les différents acteurs. (...)

 

"L'Italie censure la diffusion de vidéos sur Internet"

Un décret impose désormais une autorisation pour pouvoir diffuser des vidéos sur le net. L'opposition critique une atteinte à la liberté d'expression.

Google, propriétaire de YouTube, s'est dit "un peu inquiet" par la nouvelle loi italienne (Sipa)

Les vidéos sur Internet connaissent leurs dernières heures en Italie. D'après un décret adopté par le Parlement italien et qui entrera en vigueur le 27 janvier prochain, une autorisation auprès du ministère italien des communications est désormais obligatoire pour "diffuser et distribuer sur Internet des images animées, accompagnées ou non de son".
"La loi assujettie la retransmission d'images sur le web aux mêmes règles caractéristiques que la télévision, qui requièrent une autorisation préalable à toute diffusion par le ministère de la Communication, c'est une limitation incroyable de la façon dont l'Internet fonctionne", a rappelé l'ancien ministre des Communications et membre de l'opposition Paolo Gentiloni sur son blog. "Ce décret est un véritable scandale", a-t-il ajouté.
Des sites de partage de vidéo, comme YouTube, seront ainsi soumis aux mêmes obligations que la RAI. (...)

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Je vois que nos vigies citoyennes ont compris tout le potentiel subversif du web, au travers de son pouvoir de réinformation hors des media officiels bien-pensants, et sont en train de fourbir leurs armes pour y mettre un terme. Sous couvert d'"anti-racisme" bien sûr. Censure, novlangue, terrorisme intellectuel, etc., tout l'attirail des appareils totalitaires se met peu à peu en place. Pas vraiment une surprise, en fait.

Bientôt le choix entre un article de l'Immonde commenté par les seuls abonnés et un article de Libé ou du Figaro fermés aux commentaires...Le futur ne manque pas d'avenir à l'évidence.

"Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent." G Orwell.