14/01/2013
déconstruction du juif
"Qui sont les juifs? D'où viennent-ils? Comment se fait-il qu'à différentes périodes historiques ils apparaissent dans des lieux aussi différents et aussi éloignés les uns des autres?
Bien que la plupart des juifs contemporains soient absolument persuadés que leurs ancêtres sont les Israélites bibliques qui auraient été brutalement chassés par les romains, la vérité est que les juifs contemporains n'ont strictement rien a voir avec ces Israélites de l'antiquité, que ceux-ci n'ont jamais été expulsés, le soi-disant exil imposé par les Romains n'étant qu'un mythe juif de plus.
Shlomo Sand expliquait dans le journal israélien Ha'aretz: "j'ai commencé à rechercher des études au sujet de l'exil de la terre promise, mais, à ma grande surprise, j'ai découvert qu'il n'existe pas de littérature scientifique à ce sujet. La raison en est que personne n'a jamais envoyé en exil la population de cette région. Les Romains ne chassaient pas les peuples qu'ils avaient conquis, et ils n'auraient d'ailleurs pas pu le faire même si cela avait été leur intention. Ils ne disposaient ni de trains ni de camions pour déporter des populations entières. Ce genre de logistique n'a existé qu'au XXème siècle. C'est à partir de là, en fait, que mon livre tout entier est né -de la prise de conscience que la société juive n'a été ni dispersée ni envoyée en exil."
L'idée d'une Marine Impériale Romaine travaillant 24h/24 et 7 jours sur 7 pour schlepper les judéens à Cordoue et à Tolède peut certes aider les juifs à se sentir importants, mais le sens commun suggère que l'armada romaine avait des choses bien plus importantes à faire. Bien plus intéressante encore est la conclusion logique de Sand: si le peuple d'Israël n'a pas été expulsé, alors les véritables descendants des habitants du Royaume de Judée ne peuvent être que les Palestiniens. Écoutons Sand à nouveau: "Aucune population ne demeure "pure" durant une période de plusieurs milliers d'années, mais les chances que le palestiniens soient des descendants de l'antique peuple juif sont infiniment plus grandes que celles que vous ou moi le soyons. Jusqu'à la révolte arabe de 1936-1939, les premiers sionistes savaient qu'il n'y avait pas eu d'exil et que les palestiniens étaient les descendants des habitants de la Terre Sainte. Ils savaient que des paysans ne quittent pas leur terre a moins d'en être chassés. Même Yitzhak Ben-Zvi, le deuxième président de l'état d'Israël, a écrit, en 1929 que l'origine de la plupart des fellahs (paysans palestiniens) ne remonte pas aux conquérants arabes, mais bien, avant ceux-ci, aux fellahs juifs qui étaient nombreux et avaient constitué la majorité dans l'édification du pays."
Dans son livre, Sand pousse tête idée plus loin, suggérant que jusqu'à la Révolte arabe, les dirigeants sionistes dit de gauche avaient tendance à penser que les paysans palestiniens ( qui étaient vraisemblablement juifs de par leur origines) s'assimileraient à la culture hébraïque émergente et qu'ils finiraient par adhérer au mouvement sioniste. Ber borochov pensait qu'un "fellah se vêt comme un juif et se comporte comme un juif de la classe ouvrière, et qu'en fin de compte il ne sera en rien différent d'un juif." Cette notions a réapparu par la suite dans les écrits de Ben Gourion et dans ceux de Ben Zvi. Les deux dirigeant sionistes avaient compris que la culture palestinienne était profondément enracinée dans les vestiges bibliques, tant linguistiquement que géographiquement (à savoir dans les noms des villages, des villes, des rivières et des montagnes). Au moins à cette étape précoce, tous deux voyaient dans les palestiniens autochtones des parents du point de vue ethnique, et potentiellement des frères. Ils voyaient aussi dans l'islam une "religion démocratique" amicale. Après 1936, Ben Gourion et Ben Zvi mirent leur enthousiasme "multiculturel" en sourdine. En ce qui concerne le premier, l'épuration ethnique des palestiniens semblait bien plus le passionner.
On est fondé à s'interroger: si les Palestiniens sont les "vrais juifs", alors qui sont ces gens qui se disent tels? La réponse de Sand est simple et raisonnable: "Ce n'est pas un peuple qui s'est répandu, c'est la religion juive. Le judaïsme pratiquait le prosélytisme. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, dans le judaïsme primitif, i l y avait une véritable soif de conversion des non-juifs." Les religions monothéistes étant moins tolérantes que les religions polythéistes, elles ont une tendance à l'expansion. L'expansionnisme juif, dans ses premiers jours, était non seulement similaire au prosélytisme chrétien, mais c'est même en réalité lui qui a sème les graines du zèle pour la conversion d'autrui présent dans la pensée et dans la pratique chrétienne originelle.
Les juifs d'Espagne dont on considère communément qu'ils sont des parents de sang des anciens Israélites, s'avèrent avoir été des berbères convertis. Sans explique: "Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes étaient apparues en Espagne. C'est alors que j'ai réalisé que Tarik Ibn Ziyad, le commandant en chef des musulmans qui conquirent l'Espagne, était un berbère, tout comme la plupart de ses soldats. Le royaume de la reine berbère juive Dihya la-kahina avait été vaincu seulement 15 ans auparavant. Et la vérité c'est qu'un crainte nombre de sources chrétiennes que beaucoup des conquérants de l'Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profondément enracinée de l'importante communauté juive d'Espagne était ces soldats berbères qui avaient adopté le judaïsme.
Conformément à l'attente, Sand fait sienne l'hypothèse largement admise que les Khazars judaïsés constituent la principale origine des juifs d'Europe orientale, qu'il appelle "la nation yiddish". À la question de savoir pourquoi ces juifs parlent le yiddish -une langue très largement considérée comme étant un dialecte allemand médiéval- il répond: " Les juifs constituaient une classe de gens dépendants de la bourgeoisie allemande dans l'est de l'Europe, c'est la raison pour laquelle ils avaient adoptée le vocabulaire allemand."
Sand nous laisse avec la conclusion inévitable que les juifs contemporains n'ont pas d'origine commune et que leur ascendance sémitique est un mythe. Les juifs n'ont strictement aucune origine en Palestine et, par conséquent, leur acte de soi-disant "retour" doit être appréhendé comme un prétexte à une invasion expansionniste tribale.
Bien que la judéité ne constitue aucun continuum racial, l'identité juive est racialement connotée. Beaucoup de juifs, même laïcs, continuent à voir dans les mariages mixtes une menace existentielle. De plus, en dépit de la modernisation et de la sécularisation, la grande majorité des juifs laïcs continuent à pratiquer le rituel de sang qu'est la circoncision.
Contrairement à d'autres "nouveaux historiens" israéliens qui se sont attachés à saper les présupposés de l'historiographie sioniste, Sand ne se contente pas de se référer à 1948 ou aux débuts du sionisme, il remonte plusieurs milliers d'années dans le passé. A la différence des "nouveaux historiens", qui "révèlent" une vérité que connait tout petit enfant palestinien, à savoir le fait que les Palestiniens ont été victimes d'une épuration ethnique, le corpus de travail et la pensée de Sand sont susceptibles d'ouvrir la porte à des recherches ultérieures sur la signification du nationalisme, de l'identité et de la politique juifs. La lecture critique que Sand fait de l'histoire juive pose le cadre de discussions à venir sur la conception juive de l'historicité et de la temporalité. La compréhension de ces deux notions cruciales fournira la clef intellectuelle qui nous permettra de démanteler le pouvoir politique juif et elle pourrait même aider les juifs à s'amender et à se libérer de leur discours politique extrêmement dangereux.
Si Sand est dans le vrai, alors les juifs, plutôt que constituer une race, sont un collectif de nombreux peuples qui ont été pris en otage par un mouvement nationaliste basé sur des mythes. Si les juifs ne sont pas une race et s'ils n'ont rien à voir avec le sémitisme, alors l'"antisémitisme"est, formellement, un mot vide de sens. Autrement dit, la critique du nationalisme, du lobbying et du pouvoir juifs ne peut être considéré comme autre chose qu'une critique légitime d'une idéologie, d'une politique et d'une praxis (parmi d'autres).
Les ennemis idéologiques d'Israël sont engages dans un conflit sans merci avec cet état et ses séides. Mais le problème ne se résume pas à Israël, à son armée ou à ses dirigeants. Le problème est, de fait, une guerre contre une idéologie exclusiviste, contre un fantasme que l'Occident a fait sien et qui l'a, tout au moins momentanément, détourné de ses inclinaisons humanistes et de ses aspirations athéniennes. Combattre un esprit est beaucoup plus difficile que de lutter contre des gens en chair et en os, ne serait-ce que parce qu'on doit, au préalable, se battre contre les traces que cet esprit a pu laisser en nous-mêmes. Si nous voulons combattre Jérusalem, nous aurons sans doute à nous confronter, au préalable, au Jérusalem qui est en nous."
Gilad Atzmon, La parabole d'Esther, Anatomie du peuple élu, 2012.
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Commentaires
Tout ça, pour en arriver ici :
"....détourné de ses inclinaisons humanistes ..."
Et là :
"...nous aurons sans doute à nous confronter, au préalable, au Jérusalem qui est en nous."
En clair, abattre tout type de fonctionnement identitaire : pour Atzmon l'identitarisme dont il est issu, mais sur une mécanique qui rend également impossible le bon fonctionnement de nos identités.
Comme déjà dit 20'000 fois, il ne faut pas combattre le lobby parce qu'il aurait tort, parce qu'il a raison, il faut le combattre parce qu'il nous empêche d'agir à l'identique.
En une phrase, il faut réveiller "la Jérusalem" en nous !
Écrit par : UnOurs | 14/01/2013
Hé hé, je vous attendais bien la, Un Ours..c'est le travail d'Atzmon sur l'identité juive qui m'intéresse d'abord. Après tout depend de ce qu'Atzmon place dans l'inclinaison athénienne ou humaniste.
Écrit par : hoplite | 15/01/2013
UnOurs !
Écrit par : Cotuatos | 15/01/2013
"En clair, abattre tout type de fonctionnement identitaire"
mais sur le fond, ya-t-il un milieu entre tribalisme et universalisme. je pense que oui: que l'on peut avoir une vision identitaire marquée (c'est mon cas) sans tomber dans le tribalisme.
Je ne sais pas comment se considère Atzmon, ce serait intéressant de savoir comment ce sabra sorti du nationalisme juif tribal a finalement évolué.
Écrit par : hoplite | 15/01/2013
Très intéressant le travail d’Atzmon ; ça rejoint plein d’autres selon lesquels : La source centrale pour nombreuses générations d’historiens – le livre de Flavius Joseph – c’est un peu arrangé ; une bonne dose de make-up ; Flavius était le fils du grand prêtre, et quand il s’est mis à organiser la rébellion contre les Romains… bah les candidats résistants ne se bousculaient pas aux portails ; il fallait soudoyer, manipuler etc. ; car comme dans tout autre peuple, l’appartenance à une classe sociale donné détermine votre degré de patriotisme ; la leur était déjà particulièrement inégalitaire ; si les gens de Jérusalem voulaient bien se castagner contre les Romains, en dehors… et particulièrement en Galilée, la motivation était quasi-inexistante.
Vespasien avait déjà de grandes ambitions politiques et Flavius Josèphe tombait pile pour les étayer par une histoire de glorieuse résistance – donc encore plus glorieuse victoire de Vespasien.
C’est un peu comme les grands téléfilms que diffuse TF1, ou d’autres chaines : le but est avant tout en rapport avec l’actualité politique.
Les fondateurs d'Israël, dont le but était d’établir le lien historique entre le nouvel État et les Juifs de l'Antiquité - avec les relais médiatiques etc. – ont fait le reste.
En ce moment nous sommes dans une période de décrue ; des gens comme Atzmon auront de plus en plus de crédit aux yeux du public, et c’est tant mieux ; et pour les Juifs et pour nous.
Écrit par : Sclavus | 15/01/2013
Bon, utiliser les arguments d'un Atzmon pour ennuyer le lobby, c'est de bonne guerre.
Mais reprendre intégralement sa mécanique de déconstruction identitaire, c'est un peu comme essayer de tuer un ennemi avec une grenade, quand on est au corps-à-corps.
Franchement, moi quand je lis ça...
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....de fait, une guerre contre une idéologie exclusiviste, contre un fantasme que l'Occident...
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j'y vois avant tout une sorte de "juivisme" terminal, un planétarisme qui aurait même corrompu lesdits planétaristes.
Écrit par : UnOurs | 15/01/2013
Et sur le fait que toute identité est basée également sur le mythe, mélange de vrai et de faux, de réel et d'arrangé, mazette, quelle découverte! Le problème se creuse vraiment, lorsque l'on ne comprend pas que le mythe est également capital comme une nécessité opérative pour qu'un ensemble agisse avec efficacité et perdure. Ou alors, c'est qu'on veut mourir, en occidental terminal.
En fait, cet Atzmon, ce qu'il n'aime pas dans son identité juive, c'est que cette identité est, pléonasme, identitaire et ethnocentrée. Que des "identitaires" comme nous (faisons simple) se marrent bien quand on met le long nez du lobby dans le vilain caca de ses hypocrisies, je comprends et je partage. Ce que je ne comprends pas du tout, c'est quand, de notre côté, on applaudit quand quelqu'un énonce comme principe général la non-pertinence de l'identité et de l'ethnocentrisme.
Trois hypothèses sur cette attitude:
1: soit on ne pige pas le truc.
2: soit on est tellement antisémite, qu'on préfère crever avec eux, pourvu qu'ils crevent; genre je suis une barque avec mon ennemi, je préfère couler avec lui, même si je ne sais pas nager. Le niveau stratégique d'un scorpion.
3: soit je suis soralien, donc un "juiviste" terminal, une sorte de "nègre blanc", dieudonnesque, outil indirect du planétarisme.
Écrit par : UnOurs | 15/01/2013
mais sur le fond, ya-t-il un milieu entre tribalisme et universalisme. je pense que oui: que l'on peut avoir une vision identitaire marquée (c'est mon cas) sans tomber dans le tribalisme.
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A mon avis, il faut distinguer les masses de l'élite.
Les âmes d'élite savent qu'au fond tout se ressemble ou que tout tend à l'indistinct, à l'indifférentiation, quasiment un principe entropique.
Donc, nécessité de construire, d'entretenir des barrières, des buttes, des embacles, des trucs qui maintiennent, peu importe que cela soit assemblé avec un mélange de réel et de fantasmé, pourvu que cela retienne.
Que cela retienne les masses, femelles par nature, dans une forme.
Et ces masses n'ont pas à comprendre, elles doivent seulement croire.
C'est en ce sens que la destruction du mythe, comme élément fédérateur, relève soit de la connerie, soit de la fatigue existentielle collective, soit, si c'est un acte volontaire, de la collaboration aux forces du néant, dont le planétarisme est effectivement une dépendance.
Écrit par : UnOurs | 15/01/2013
plus loin dans son livre, Atzmon parle de la Shoah comme nouvelle religion des Juifs..au fond, Atzmon règle ses comptes avec lui-même: il fut un sabra nationaliste, il est devenu autre chose.
je pense qu'il sait comme beaucoup l'importance fondamentale des mythes dans toutes culture/civilisation mais qu'il en a besoin pour déconstruire méthodoliquement la judéité (avec succés) et l'emprise planétaire de cette idéologie qu'il juge dangereuse (avec d'autres..)
"Que des "identitaires" comme nous (faisons simple) se marrent bien quand on met le long nez du lobby dans le vilain caca de ses hypocrisies, je comprends et je partage."
une réponse à tous les sayans français et autres qui ne cessent de détruire les cultures autochtones pour des raisons diverses. renvoi d'ascenseur..
" Ce que je ne comprends pas du tout, c'est quand, de notre côté, on applaudit quand quelqu'un énonce comme principe général la non-pertinence de l'identité et de l'ethnocentrisme."
d'accord là-dessus.
Écrit par : hoplite | 15/01/2013
...plus loin dans son livre, Atzmon parle de la Shoah comme nouvelle religion des Juifs...
+++++++++++++++++++++++++++++++++
Là, il a parfaitement raison.
Avec la "choa", les Juifs se sont fait eux-même le propre objet de leur adoration, "le peuple-dieu", ce qui pourrait friser le sacrilège, de se "veau-d'or-diser", Dieu devenant par là-même un élément accessoire.
Écrit par : UnOurs | 15/01/2013
http://www.mondialisme.org/spip.php?article1705
Atzmon, Gilad, musicien de jazz, juif « antisioniste » soutenu par les trotskystes anglo-saxons du SWP et invité en France par la librairie Résistances dont les propriétaires sont aussi des responsables de la CAPJPO. Atzmon défend le négationniste Israël Shamir qu’il considère comme un « penseur unique ».
Quelques exemples de sa prose suffiront : « l’antisionisme juif est en soi encore une autre forme de sionisme » parce que, d’abord, la gauche juive « s’efforce de présenter, et de renforcer, une image positive des juifs en général. Deuxièmement, elle est là pour réduire au silence et brouiller toute tentative faite par un outsider pour appréhender la signification de l’identité juive et des politiques juives au travers des machinations de l’État juif. Sa fonction est également d’empêcher des éléments de ce mouvement de mettre en évidence le rôle crucial du lobbying juif. La gauche juive est donc là pour étouffer toute critique éventuelle des politiques juives au sein des mouvements de gauche. Elle est là pour empêcher les goys de mettre le nez dans les affaires juives ».
Tout en disant ne pas pouvoir prendre position, ne pas être historien, etc., cet « antisioniste » se permet d’écrire quand même : « Les marches de la mort sont un élément de narration historique légèrement confus. Si les nazis avaient été intéressés à annihiler la totalité de la population juive européenne, comme le suggère la narration sioniste holocaustique orthodoxe, la question de savoir ce qui les a amenés à convoyer ce qui restait des juifs européens vers leur patrie nazie en ruines, au moment précis où il était évident qu’ils étaient en train de perdre la guerre, est embarrassante. Les deux narrations, à savoir celle de l’“anéantissement” et celle des “marches de la mort” semblent se contredire entre elles. Cette question mériterait d’être développée plus au fond. Je suggérerai simplement que les réponses raisonnables que j’ai pu lire, çà ou là, sont de nature à nuire gravement à la narration sioniste de l’Holocauste. »
M. Atzmon n’a pas craint décrire un article intitulé « The Protocols Of The Elders Of Zion (Verse 2) » [« Les Protocoles des sages de Sion (2e strophe) »] en 2002 (http://www.gilad. co.uk/ writings/). Et dans ce texte notre musicien nous joue un air qu’affectionnent tous les antisémites, les néonazis et les néofascistes à la Soral ou à la Dieudonné : « Pour la première fois, il semble que c’est l’Amérique, la superpuissance mondiale suprême, qui devrait s’inquiéter. Cette fois, c’est l’Amérique qui est en train de perdre sa souveraineté. Désormais il semble que les lobbies sionistes contrôlent la politique étrangère américaine. Après tant d’années d’ indépendance, les Etats-Unis d’Amérique sont en train de devenir une colonie à distance d’un Etat apparemment beaucoup plus grand : l’Etat juif. (...) L’idée que les sionistes se sont emparé de l’Amérique peut paraître bizarre (…), mais nous devons nous rappeler que ce genre de scénario étrange se met parfois en place. Le mois dernier, j’ai entendu une observation d’Israël Shamir sur cette question. (...) Comment se fait-il que la grande nation américaine, cette superpuissance mondiale, soit désormais dominée par un très petit lobby au service d’un Etat étranger miniature ? » On remarquera que, tout comme les deux universitaires de Harvard (John Mearsheimer et Stephen M. Walt) dont le livre fut publié chez La Découverte (éditeur de gauche), cet « antisioniste » se pose en défenseur des intérêts bien compris de la « grande nation américaine »…
Écrit par : Grunchard | 15/01/2013
Grunchard,
Et alors ? C'est vrai ou pas ? C'est la seule chose qui compte normalement.
Ce que votre journaliste ne supporte pas n'est pas que ce que dit Atzmon est éventuellement faux, ce qui l'inquiète c'est qu'il dise des chose qu'il n'est pas permis de dire. D'ailleurs nulle part il ne conteste ce qui est dit, il ne fait que le citer de bout en bout.
Plus personne aujourd'hui ne se pose la question de savoir ce qui est vrai ou pas. On se demande juste si on peut le dire ou pas.
Mentalité d'esclave.
Écrit par : Jean-Pierre | 16/01/2013
Grunchard ;
La question qui manipule qui n’est pas une question d’ordre démographique, économique ou balistique mais une question d’intelligence et d’ambition ; il suffit d’observer la politique étrangère des USA depuis les années 80 pour comprendre que le phénomène néoconservateur est avant tout lié à la communauté juive.
Edgar Morin a écrit un livre magnifique là-dessus : Le monde moderne et la question juive.
Bien évidemment, il s’est pris un déluge d’insultes et de menaces de la part des nouveaux philosophes ; c’était – feux à volonté.
Écrit par : Sclavus | 16/01/2013
@grunchard, Sclavus m'a devancé...ce qu'écrit Atzmon vous parait-il correct?
en ce qui me concerne, largement oui avec les réserves concernant la nécessité de garder un certain ethno-centrisme (sans tomber dans le tribalisme que dénonce précisément Atzmon).
Écrit par : hoplite | 16/01/2013
"Edgar Morin a écrit un livre magnifique"
C'est possible ?
Écrit par : Jean-Pierre | 17/01/2013
Un mec bien, assurément ;-) Selon wikipedia :
"Edgar Nahoum, dit Edgar Morin, né à Paris le 8 juillet 1921, est un sociologue et philosophe français.
Il définit sa façon de penser comme « co-constructiviste » en précisant : « c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ».
D'origine juive séfarade, descendant d'un père commerçant juif de Salonique mais se déclarant athée (il se décrit lui-même comme d'identité néo-marrane), et fils unique, sa mère décède alors qu'il a dix ans.
Il obtient une licence en histoire et géographie et une licence en droit (1942).
Attaché à l'état-major de la 1re Armée française en Allemagne (1945), puis chef du bureau « Propagande » au Gouvernement militaire français (1946). À la Libération, il écrit L’An zéro de l’Allemagne où il décrit la situation du peuple allemand de cette époque. Ce livre a été apprécié en particulier par Maurice Thorez qui l'invite à écrire dans la revue Les Lettres françaises.
En 1955, il anime un comité contre la guerre d'Algérie. Il défend, en particulier, Messali Hadj, puis intègre l'Union de la gauche socialiste (UGS), qui participa en 1960 à la création du Parti socialiste unifié (PSU).
Sur les conseils de Georges Friedmann, qu'il a rencontré pendant l'Occupation, et avec l'appui de Maurice Merleau-Ponty, de Vladimir Jankélévitch et de Pierre George, il entre au CNRS (1950).
Aujourd'hui directeur de recherche émérite au CNRS, président du conseil scientifique de l'Institut des sciences de la communication du CNRS, président de l'Agence européenne pour la culture (Unesco), commandeur de la Légion d'honneur (France)
commandeur des Arts et des Lettres (France), médaille d'or (Aristote d'or) de l'Unesco, membre du comité de parrainage de l'association Marianne de la diversité.
Il a également participé, durant l'entre-deux tours des élections, à un débat sur le thème de la non-violence au Comité 748 - Désirs d'avenir sur Second Life.
Avec Terre-Patrie, écrit en 1993, (avec Anne-Brigitte Kern), Edgar Morin en appelle à une « prise de conscience de la communauté du destin terrestre »."
Etc, etc...
Écrit par : S10 | 17/01/2013
JP, il est bon celui-là ; excellent ; courageux
Écrit par : Sclavus | 17/01/2013
S10
Je n'ignore aucun détail de ce que tu cites ; pro-gvt mondial il est et je m'en tape ; sur ce point je le vois utopiste ; le texte que je cite plus-haut est à lire ; il est excellent ; qqs détails où je considère qu'il a tort (page 22 si ma mémoire ne me joue pas des tours) ne me dérangent pas.
Écrit par : Sclavus | 17/01/2013
N'y vois pas de pique de ma part, Sclavus ;-)
Je ne connais pas le texte que tu cites mais le nom de cet "individu" m'a fait tiqué par contre. Lui, je le "connais", heureusement pas personnellement. Peut-être qu'un de ses textes est intéressant, mais là je fais un blocage.
C'est un peu comme si on me conseillait de lire un texte intéressant de botul-henri-lévi :-)
Écrit par : S10 | 17/01/2013
Botul est un vrai criminel ; et justement dans le texte que je cite Morin dénonce ce genre de comportement et de personnes.
La position idéologique de E. Morin est compréhensible ; mais il est sérieux ; crédible ; jamais hystérique ni méprisant envers les gens qui ne pensent pas comme lui.
Écrit par : Sclavus | 21/01/2013
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