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15/08/2015

« l'état-major en premier, le kapo en second »

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"Nous sommes prisonniers. Pourquoi une telle affirmation, si définitive, si ferme, si cruelle ? Parce qu’elle part d'un constat lui-même définitif, ferme et cruel. En tout cas pour qui daigne constater la réalité des chaînes qui l’entravent. Pour que le prisonnier prenne conscience de son état, je vous propose d'explorer sa cellule, son camp, son gardien et, last but not least, le bénéficiaire de son travail forcé.

Nous vivons dans un camp sans murs ni barbelés. N'importe quel lecteur m'objectera que nous sommes dans une société libre, que dis-je, dans LE monde libre, rien que ça.

Un monde libre qui, naissepa, se bat continuellement contre l'intolérance et les discriminations – sauf celles qu'induisent mécaniquement l'argent, naissepa encore. Un monde libre qui possède une histoire officielle et légale, comme dans l’ex-Urss. Une monde libre tellement libre que le pouvoir y garantit la liberté d'expression et de pensée, mais sévèrement encadrée par des lois dites « antiracistes », naissepanaissepa. Un monde où l'homme est libre de fermer sa gueule, un monde où la famille est obligatoirement libre de mettre ses enfants à l'école dés l'âge de 2 ans, certainement pour y recevoir une éducation « citoyenne », naissepa, tout comme il existait une éducation « socialiste » chez qui vous savez, un monde où vous avez d’autant plus la liberté de voter NON à un référendum que de toute façon le OUI passera tout de même, un monde où le débat, démocratique donc libre naissepa, concernant l'entrée dans l'Otan, se déroule après la mesure effective, un monde où l'on affirme que la solidarité nationale déborde des frontières qui ne doivent plus exister, qui n’existent d’ailleurs déjà presque plus au fond, un monde libre où le métissage comme projet constitue une donne politique et obligatoire, puisqu’il est beau d’être libre de se métisser obligatoirement, naissepa ! toujours. Un monde libre où la liberté de circuler est entière, à condition de ne jamais foutre les pieds dans une des centaines de zones de « non-droits » qui léopardisent peu à peu les territoires jadis continus et ordonnés. Un monde où la femme aussi est libre, surtout d'être payée 1.000 euros par mois pour être caissière, conquête du féminisme

Il paraît que ce monde est menacé par on ne sait quels méchants, sans doute des ignorants qui n’ont pas remarqué que le monde libre était libre. Des méchants venus de l'extérieur parfois, plus souvent de l'intérieur. Eh bien, quitte à me retrouver dans le camp des bad guys, j’enfonce le clou : la vérité est que nous sommes dans un camp. Le monde libre est un immense camp de concentration.

Le travailleur, ce type qui est, depuis au moins 83, accusé de fascisme, de pétainisme, de « racisme », est le prisonnier de ce camp concentrationnaire sans barbelés. Un prisonnier possède inévitablement un gardien, bien sûr, et quoi de mieux que de recruter les gardiens parmi les prisonniers, en leur octroyant quelques privilèges ou impunités ? Parmi la populace, il se trouvera toujours des kapos.

Qui pourrait rentrer dans le costume du kapo aujourd'hui ? Allons, cherchons un peu.

Des mecs à qui l'on trouve toutes les excuses possibles et inimaginables dans les médias dominants par exemple ? Des mecs qui sont l'objet d'une véritable industrie sociologique d'Etat ?

Bingo. Le kapo, c’est le sous-prolétariat immigré.

Ce que le prolétaire, le vrai, appelle « la racaille », et qui n'a pour fonction que de jouer les auxiliaires des vrais bénéficiaires de ce système concentrationnaire. Oppression soft et festive, en général, mais bien réelle. Oppression d’ailleurs de moins en moins soft et de moins en moins festive, surtout pour les populations directement confrontées au phénomène.

Les vrais bénéficiaires, pendant ce temps, trustent les postes-clefs à l'état-major systémique, celui qui organise le camp-monde. Ils donnent son rôle à chacun, allouent les ressources aux sous-prolétariats, garantissent son impunité tout en ne pardonnant rien aux travailleurs. Ça ne vous rappelle rien ? Bah oui. Parcourez les récits des survivants des systèmes concentrationnaires du XX° siècle. Toujours le vrai patron paraît vachement plus sympa que la racaille, que le kapo. Primo Lévy, dans « Si c’est un homme », raconte son séjour forcé à Auschwitz. Force est de constater qu’il rencontre finalement peu les SS. Pour l’essentiel, son problème, c’est le kapo, c'est-à-dire un autre déporté. Soljenitsyne raconte, dans la première partie de l’« Archipel du Goulag », comment l’administration des camps soviétiques, dans une politique très consciente, utilisait les « droits communs » pour rendre la vie dure aux déportés politiques. Rencontrer un officier SS doté d’un vrai pouvoir décisionnel ? Jamais cela n’arriva à Primo Lévy. Rencontrer un officier du NKVD pourvu d’un pouvoir réel ? Fort rare dans la vie du zek ordinaire, si l’on en croit Soljenitsyne.

Et nous alors, les rencontrons-nous, les membres de l'état-major, ceux qui tirent une rente de notre situation ? Politiques, bureaucrates-fonctionnaires de haut rang, industriels des multinationales, artistes grassement sponsorisés, financiers pourris ou délirants, associatifs professionnels subventionnés, travailleurs sociaux grand luxe tendance sociologues d’Etat, à la rigueur aussi les classes moyennes supérieures, qui s'achètent une bonne conscience avec la sécurité des autres. Les rencontrons-nous ? Jamais. Et plus ils sont haut placés, plus leurs responsabilités sont réelles dans notre malheur, moins nous les rencontrons.

Ce camp-marchand possède donc 3 catégories :

1) l'état-major, que nous venons de voir. C’est la classe sociale qui paraît la plus propre sur elle, la plus innocente, et pourtant elle organise notre malheur pour en tirer bénéfice.

2) le sous-prolétariat, la racaille, vivant d'une rente criminelle ou, parfois, de situation sociale, via l'impôt collecté sur le travail du laborieux – une rente criminelle qui reste impunie par l'état-major, une rente sociale qu’il finance allègrement avec nos ressources. Ce sous-prolétariat bénéficie d'une impunité accordée par l'état-major, il peut voler, violer, agresser, vendre de la drogue, se comporter comme un animal à l'école, poignarder, tuer, tout cela lui sera pardonné, il sera même encouragé par l'état-major.

3) Le travailleur, celui qui se fait déposséder du fruit de son travail, soit par l'actionnariat, soit par l'imposition confiscatoire, quand ce n'est pas directement par le kapo-sous-prolétaire. C'est le vrai perdant de camp, celui que l'on peut impunément écraser et humilier, le vrai dominé c’est lui. C'est lui qu'on accuse de tous les maux quand il réclame une amélioration de son environnement. L'inversion des valeurs et des accusations est totale avec le kapo, et cette inversion est la clef de notre oppression.

Quelle stratégie pour libérer le prisonnier-travailleur ?

Commençons par dire qu’il n’y a rien à attendre du prisonnier lui-même, il ne comprend rien, le pauvre.

Ce prisonnier voit rarement l'état-major, peut-être à la télévision, mais c'est tout. Et quand le prisonnier pense aux membres de l'état-major, ils paraissent tellement plus sympathiques que le kapo… C’est pourquoi le prisonnier se laisse berner, il fait confiance au membre de l’état-major, régulièrement, lors de la mascarade « démocratique » par exemple.

Le travailleur croit que son premier problème, du moins celui qu'il vit le plus directement, est le kapo issu du sous prolétariat. Ce qui n'est d'ailleurs par totalement faux si par « premier », on entend « qui vient en premier dans l’ordre de l’expérience ». C’est pourquoi le travailleur prisonnier croit qu'il suffit « d'un coup de karcher » pour que son environnement s'améliore. Comme si l'état-major allait soudain se priver de son allié de revers, pour libérer enfin le prisonnier-travailleur.

Alors que faire ?

Il faut agir contre l’état-major, jusqu’au point où celui-ci sera obligé d’agir directement. C'est-à-dire qu’il faut obliger les SS à faire une descente dans le camp, il faut harceler l’adversaire jusqu’à ce que les kapos ne puissent plus faire tout seuls le sale boulot. Nous devons obliger le système à dévoiler sa nature, nous devons obliger l’état-major à matérialiser les barbelés. Cela ne nous libèrera pas, évidemment. Mais cela permettra aux prisonniers, aux millions de travailleurs-prisonniers, de développer la conscience politique nécessaire pour que, le jour venu, lorsque loin de nous, sur d’autres champs de bataille, l’état-major aura été défait, ces prisonniers trouvent la force et la capacité d’organisation de se révolter enfin, de la manière qu’il faut.

Que le travailleur prenne conscience qu'une racaille-kapo n'est que le produit de cet état-major qui mène la danse ! Que le travailleur commence donc à réclamer des comptes à qui peut en rendre ! Il est inutile de s’attaquer à la racaille tête baissée. L'auto-défense est légitime, évidemment. Mais il est naïf de croire qu’on pourra passer le karcher tant que l'état-major n’aura pas été défait et mis à terre.

Il faut attaquer, harceler, impitoyablement, infatigablement, l’état-major lorsqu’il passe à notre portée. Pas pour le détruire directement, nous en sommes incapables. Mais pour l’obliger à réagir, pour l’amener à se dévoiler, pour que le travailleur-prisonnier développe la conscience politique dont nous aurons besoin, le jour venu. Alors, si ce travail préparatoire est effectué, une fois que l’état-major aura trébuché sur un accident de l'histoire, le kapo ne représentera qu'un fétu de paille, qu'il suffira de balayer pour s'en débarrasser.

C’est la seule chose à faire. La différence notable d'avec les camps précédents, c’est qu'il n'est pas possible de s'évader, le camp recouvrant l'ensemble du monde. Les barbelés sont mentaux même si les kapos restent physique et le travail toujours aussi harassant.

Tant que l'état-major restera en place, le kapo sera là. Le travailleur doit en prendre conscience et réclamer des comptes à chaque élu, chaque bureaucrate, chaque artiste, chaque sociologue, chaque industriel qui défend corps et âme le kapo-sous-prolétariat.

Bien sûr, le processus démocratique tendance médiacratie n'est pas efficace dans ce genre de situation. On ne vote pas, dans le camp, pour la libération ou pour l'enfermement, mais pour la couleur des murs. La liberté sera conquise par le conflit direct, comme toujours. Sur ce point, nous avons une chance. Les conflits qui viennent seront métalocaux, il n’y aura nulle part de fronts continus. Les occasions d’aller demander des comptes ne manqueront pas, et la distance entre l’état-major et les prisonniers sera beaucoup plus faible que celle qui séparait la place d’arme d’Auschwitz de la Porte de Brandebourg. Le travailleur peut demander des comptes directement. On appellera cela « la démocratie directe », celle qui ne passe pas par les urnes. Utilisons l’expression sans vergogne, banalisons-la.

Un slogan résume ma pensée : « l'état-major en premier, le kapo en second ».

Tant qu'on en restera à la vision inverse, dans nos milieux, nous serons prisonniers, et nous n’irons nulle part."

 Scriptoblog

12/08/2015

OSS

11/08/2015

confins

+ le point de vue de Symmaque sur le conflit actuel

+ celui de Sapir

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"Il n'y a de Russie véritable que barrant l’isthme en son entier, de la Baltique aux mers du Sud, en contrôlant les liaisons. Pour cette raison et d'autres, il n'y a de Russie qu'à partir de la principauté kievienne (IX-XIIIeme siècle) (...)

"Cette première Russie (Kievienne), mélange de peuples venus d'Europe et d'Asie, est celle des Petits Russiens. Ce mélange, la prospérité des villes, toute cette poussée de vie entre Novgorod la Grande au nord et Kiev au sud, ne s'expliquerait pas sans le rôle décisif d'une voie de commerce prospère de la Baltique à la Mer Noire et, au delà,  poursuivant soit jusqu'à Bysance, la ville richissime dont les lumières éblouissent les Kiéviens et leu inspirent de folles expéditions, soit jusqu'à Bagdad dont les grandes heures commencent. Par ces routes, circulent du nord vers le sud, l'ambre, les fourrures, les esclaves, la cire; du sud au nord, les étoffes, les soies précieuses, les pièces d'or. Celles-ci ont été retrouvées par les archéologues tout au long de ces itinéraires; ce pointillé d'or en signale rétrospectivement la prospérité. Tout, en fait, aura dépendu de cette dernière. Elle soutient les villes trop lourdes pour les campagnes, encore "inexistantes", qui les entourent, ces villes qui se donnent la main, et de Novgorod à Kiev, échangent leurs marchandises, leurs querelles et leurs princes.

La Russie kiévienne a eu à se défendre sans fin, surtout du côté du Sud. Mais le haut Nord scandinave lui fournit à volonté les mercenaires utiles, serviteurs un jour, maîtres le lendemain, batailleurs toujours. Ces "Normands", ou mieux, ces "Varègues", issus d'une Suède paysanne et primitive encore, parfois du Danemark, se laissent attirer volontiers par la route du Dniepr qui lie les villes russes et mène "vers les Grecs" , par tout ce pays brillant auquel ils ont donné le nom caractéristique de Gardarikki, le "royaume des villes". (...)

La splendeur de cette première Russie s'explique dans un contexte d'histoire générale. La Méditerranée occidentale a été longtemps fermée par la conquête islamique des VII et VIIIème siècles; la route continentale de Novgorod à Kiev fut alors un chemin de remplacement entre pays du Nord et riches contrées du Sud. Le jour ou la Méditerranée occidentale s'ouvrira de nouveau, avec les XIème et XIIème siècles et la fin de la suprématie musulmane sur mer, l'intérêt de ce chemin interminable de routes fluviales et de portages diminuera. Il se rompt définitivement avec l'occupation de Constantinople, en 1204, par les Latins: le chemin maritime a tué la route continentale.

(...) Villes russes, villes d'Occident, la Russie kiévienne, des siècles durant, aura compté, par sa réussite matérielle, par l'éclat de ses villes, : alors nulle trace d'un retard, ni d'un décalage entre l'est et l'ouest de l'Europe.

(...) Par sa conversion au christianisme orthodoxe, la Russie kiévienne a engagé l'avenir russe pour des siècles; en effet, par les routes kiéviennes n'auront pas seulement circulé des marchandises, mais aussi la bonne parole des évangélisateurs: la généralisation du christianisme dans la principauté kiévienne est due à la politique du prince Vladimir le Saint, ou comme on l'appelle encore, Vladimir Beau Soleil. Il avait songé un instant à se convertir, lui et ses sujets, au judaïsme, puis s'est laissé éblouir par la beauté des rituels byzantins. Il procéda, vers 988, à la conversion officielle de tous ses sujets (le peuple de Kiev fut baptisé en bloc dans les eaux du Dniepr). (...) Il faudra donc un certain temps pour que la Petite Russie, puis la Grande, soient pénétrées par le christianisme: les succès éclatants tardent un peu: la cathédrale Sainte Sophie de Kiev sera construite entre 1025 à 1037; Sainte Sophie de Novgorod de 1045 à 1052; un des premiers monastères, celui des Cryptes, fondé à Kiev en 1051.

(...) La seconde Russie, celle des forêts, la Grande Russie, n'atteint sa majorité que le jour oû, à son tour, elle barre l'ishtme russe quand Ivan le Terrible réussit à s'emparer de Kazan (1551) puis d'Astrakan (1556) et contrôle désormais l'énorme Volga, de ses sources à la Caspienne.

(...) La formation territoriale de la Russie: Au début du XIème siècle, Kiev, sur le Dniepr domine le sud de l'actuelle Russie -une soixantaine de principautés). Ses princes se convertissent à l'orthodoxie. Kiev est un relais important entre les pays slaves et Byzance, entre l'Occident et l'Extrême-Orient. A la fin du XIIeme siècle, Kiev perd son importance puis est ravagée par les Mongols. Au XIVème siècle, Moscou, à l'abri des forêts, échappe pendant un temps à l'invasion. Daniel, un fils d'Alexandre Newski (lequel était prince de Novgorod la Grande, ) guide les premiers pas de l'état moscovite. Ivan le Grand (1462-1505) est le plus grand rassembleur de la terre russe. Avec lui, les guerriers moscovites passent l'Oural et prennent pied en Sibérie. Pierre le Grand (1672-1725) est le légendaire fondateur de la puissance russe, vainqueur des Suédois, vainqueur des Turcs, grand réformateur et fondateur, en 1703, de Saint Petersbourg.

(...) Ainsi s'affirmait, triomphait une nouvelle Russie, lentement formée sous une autre latitude et dans des conditions difficiles, bien différentes de celles qui avaient présidé à la naissance, heureuse, somme toute, de la Russie Kievienne. Son premier lot fut l'indigence, la servitude, le morcellement féodal.

(..) C'est là (le Nord forestier) qu'avait grandi, au milieu d'un morcellement féodal très poussé et de luttes obscures, la principauté de Moscou, fondée au XIIIème siècle, et qui va, peu à peu, ramasser la terre russe  (comme les rois capétiens la terre française à partir de l’Île de France), puis s'affranchir de la tutelle Tatare [mongole] (1480). Au terme de cette émancipation, , le "tsar" de Moscou se substituera au khan de la Horde d'Or; les reste de celle-ci, avant tout les Tatars de Crimée, entre Volga et mer Noire, , subsisteront jusqu'au XVIIIèeme siècle, grâce à l'appui des Turcs Osmanlis dont ils furent les vassaux plus ou moins dociles.

Fernand Braudel, Grammaire des civilisations, 1963.

PS1: finalement j'ai relu tout le chapitre de cette Grammaire des civilisations consacré à cette "Autre Europe" et j'en ai extrait ce qui se rapporte à la formation de la Russie. Mon impression est plutôt que Braudel (à tort ou à raison) voit un continuum historique, géographique, religieux, ethnique, bref civilisationnel entre cette Russie Kiévienne et la Grande Russie moscovite.

PS2: sur cette question clivante (oh combien), j'essaie de ne pas avoir d'a priori...je n'ai pas de famille hors de la Tarentaise (!), je ne vois pas la nécessité de passer d'un impérialisme à l'autre sous couvert du graal multipolaire et la vassalité Otanienne de la plupart de nos élites actuelles me parait aussi foireuse que la vassalité russe d'une bonne partie de l'ED française et européenne. Bref, à chacun de se faire son idée.

l'europe meurt en burkini

La ville d'Oslo autorise le «burkini» dans ses piscines

La ville d'Oslo a décidé d'autoriser le port dans les piscines municipales du «burkini», maillot de bain islamique interdit ou critiqué dans plusieurs autres pays européens, a rapporté vendredi la radio NRK. «Certains expriment le besoin de se couvrir. Nous estimons qu'il est important que la majorité des gens qui vivent dans cette ville puissent se baigner et utiliser les piscines», a déclaré le responsable des questions sportives de la municipalité, Jan Zander, à NRK. Selon un nouveau règlement municipal cité par la radio, «les nageurs qui se couvrent le corps, pour des raisons religieuses ou culturelles, doivent se laver et utiliser des vêtements de bain propres avant d'utiliser saunas et piscines». (source)

Des piscines suédoises introduisent des horaires de baignade différents pour les hommes et les femmes.

La semaine dernière, dans la ville suédoise d’Östersund, une piscine municipale a commencé à mettre en vente des « burkinis » tandis que certaines piscines du pays ont instauré des horaires de baignades différents pour les hommes et les femmes. Sur le site internet de la télévision suédoise SVT, l’activiste irakienne des droits des femmes, Sara Mohammad, s’interroge sur la raison pour laquelle le gouvernement suédois cède face aux islamistes : « Nous sommes nombreuses (du Moyen-Orient) à avoir fui la répression culturelle et religieuse, le contrôle de la sexualité des femmes et le déni d’égalité entre hommes et femmes. Nous sommes arrivées ici en Suède avec des attentes élevées d’une société libre. Nous voulions faire partie d’un pays libre. Mais aujourd’hui, nous observons, inquiètes, la manière avec laquelle les forces religieuses accroissent leur influence en Suède. Nous en avons fait l’expérience auparavant, nous le reconnaissons et nous ne voulons pas le vivre à nouveau. La séparation entre hommes et femmes, en introduisant des horaires de baignades différents, est la preuve de la puissance des islamistes et de leur capacité à imposer d’anciennes règles dans un pays moderne. (…) Les femmes musulmanes n’ont pas toujours vécu comme aujourd’hui. Au contraire. Celui qui a vu les photos d’Iran, d’Afghanistan et d’Egypte dans les années 70 peut se rendre compte qu’il s’agit plutôt d’une tendance en sens inverse et d’un retour au Moyen-Age ». Source

Exemple même de l’accommodement raisonnable promu par nos élites progressistes continentales …

Comment dire?

-il est assez curieux de s’étonner de ce genre de revendications communautaires après plusieurs décennies d’immigration massive de groupes communautaires entiers pour l’essentiel africains ou asiatiques et massivement de confession et/ou de tradition musulmane. Ces communautés aux cultures étrangères et, bien souvent, antagonistes aux cultures autochtones européennes ont naturellement vocation à faire sécession et, démographies propres et flux migratoires aidant, à devenir hégémoniques sur ce continent. En ce sens, tous les pseudo débats sur l’identité nationale ou sur le port de la burka ne sont que l’arbre spectaculaire cachant la forêt de la substitution démographique organisée froidement par ces quelques « global leaders » occidentaux qui nous gouvernent, aidés de nombreux idiots utiles libéraux/libertaires, c’est-à-dire progressistes, pour lesquels le sens de l’histoire commande d’abolir toute frontières et toutes distinctions anthropologiques, sorte de Babel métissée et festive peuplée de lemmings décérébrés et se jetant en masse de la falaise (ou de la porte donnant sur la voie),

-sachant que nos sociétés occidentales libérales modernes ne s’organisent désormais plus qu’autour du marché et de droits individuels extensifs à l’infini, à l’exclusion de tout idéal philosophique ou moral partagé, on voit mal au nom de quelle weltanschauung (hormis celle du doux commerce), il pourrait être fait obstacle à la revendication dés lors évidement légitime de pratiques individuelles communautaires : de quel droit pourrait-on s’opposer au port du burkini et pas au port du béret ? Sachant que, multiculturalisme aidant, il n’est évidemment plus question d’imposer aux « nouveaux européens » une culture autochtone encore dominante (pas pour longtemps). En passant, il est étonnant de voir à quel point nos clercs progressistes (les pitres Marcelle et Joffrin, les rebelles en carton de Télérama ou les mutins de Panurge des Inrocks et autres sociologues d’Etat et doctorants en Sciences sociales, peoples aux lèvres gonflées, acteurs de merde en mal de médiatisation et Cali-noïdes, etc.) semblent aveugles et muets devant la convergence évidente (et nullement fortuite) entre les exigences du marché globalisé et la moindre des revendications citoyennes des partis dits « de gauche » appelant à la régularisation immédiate de tous les sans-papiers™ (ce nouveau prolétariat) et à la libre circulation des marchandises et des hommes au nom de la lutte contre toutes les formes de discrimination ™ (donc largement sponsorisée par Vivendi et Anal +). Sans doute un constat inconfortable.

-dés lors que nos états axiologiquement neutres ignorent toute structure morale ou philosophique (le Bien) partagée, seuls la pression démographique, le jeu des lobbys et le Droit sont désormais à même de dire le Juste. Et donc nécessairement à même d’entériner toute avancée, toute conquête –forcément louable car transgressive- de droits individuels, dont le port du burkini est un excellent exemple. De ce point de vue, il ne fait aucun doute que lorsque Amsterdam ou Bruxelles disposeront d’une majorité de citoyens de confession / de tradition musulmane, le port du burkini et la ségrégations des sexes dans les piscines seront une évidence, comme dans tout pays musulman.

« A partir du moment où les individus sont assez nombreux pour constituer — ou pour reconstituer — un peuple, pour se constituer en fragment d’un vaste peuple qui ailleurs a son propre héritage, sa propre civilisation, sa propre langue, sa foi, il n’y a aucune raison pour ces individus, ou pour la majorité d’entre eux, de s’intégrer à la culture d’accueil et de s’assimiler en elle. » (Renaud Camus)

Or l’économie, le marché, ne fondent pas des sociétés (tout juste des malls climatisés cauchemardesques comme le notait déjà Miller lors de son périple US en 1940 –Le cauchemar climatisé). Nos modernes ilotes progressistes saisis d’effroi devant la moindre cassure des courbes de croissances (nouvel Être Suprême) ont oublié –ou n’ont jamais su, les pauvres- qu’une communauté humaine ne peut espérer survivre que lorsque ses membres partagent les mêmes valeurs et la même vision du monde (et, accessoirement, assurent le renouvellement des générations et disposent d’une xénophobie minimale lorsque l’Autre est perçu comme une menace et -éventuellement- de quelques manches de pioche…).

Comme chacun le sait depuis la nuit des temps à l'exception des lecteurs de Libération aisément reconnaissables à leurs yeux ronds de poissons des Alpes et leur jovialité festive de ballots du Danube:

« L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre. » (Aristote, Politique, Livre V)

Tous les discours creux de nos élites progressistes (de droite comme de gauche), tous ces appels foireux et dérisoires au vivre ensemble™, au métissage™, à je ne sais quelle fraternité™ n’y changeront rien, l’avenir proche c’est la guerre civile, la révolte.

Celle des peuples, non pas celle des élites (qui ont déjà fait sécession).

NB1: le titre fait référence à un article de Philippe Muray paru dans ses Exorcismes spirituels intitulé: "L'occident meurt en bermuda"...

NB2: Claudia et Charles sont à l'Ouest et n'aiment pas les burkinis:) "et si quelqu'un te mets une tape sur les fesses , dis toi que ce n'est finalement pas bien grave ... ", une époque aimable..

NB3: cas pratique


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