07/04/2017
Combien de morts encore?
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04/04/2017
régime change?
" On s'interrogeait il y a deux mois (https://stratediplo.blogspot.com/2017/01/utilite-de-12000...) sur l'utilité possible des 12000 armes saisies par la police espagnole le 12 janvier.De par l'estimation de leur valeur économique donnée par la presse espagnole, en l'absence de communiqué clair d'une police discrète même après la fuite d'information, on en avait conclu qu'il s'agissait vraisemblablement de fusils d'assaut pour l'essentiel, même s'il était mentionné la présence (aussi) d'armes de poing, et sachant que les armes collectives et antiaériennes n'étaient pas nombreuses. De toute évidence, les deux images de rateliers sorties d'on ne sait où (peut-être d'une armurerie de chasse et de collection) par un journaliste incompétent en armes souhaitant illustrer un article aveugle, et reprises par le peu de presse qui ait mentionné la saisie, étaient sans rapport avec les premières évocations du type d'armes concernées. Prenant pour hypothèse la présence de 10000 fusils d'assaut parmi ces 12000 armes, on avait expliqué que cela permettrait d'équiper l'équivalent de la moitié de l'infanterie française ou de la moitié de l'infanterie espagnole.Cela confirme donc ce qu'on avait subodoré, à savoir que ce qui a été saisi par la police espagnole n'est qu'une prise partielle. Un fournisseur aussi bien organisé n'aurait pas acheté, et conditionné pour la livraison, plusieurs centaines d'obus de mortiers, sans avoir prévu également les mortiers correspondants. D'autres livraisons sont donc déjà passées ou en chemin. Un fournisseur aussi bien organisé n'aurait pas non plus avancé de tels fonds sans avoir déjà empoché un marché. Seul un journaliste peut croire, ou espérer faire accroire, que cet arsenal allait être proposé au détail, dans la clandestinité et sur plusieurs années, à des milliers de clients individuels.C'était pour un gros client. Pour avoir commandé 10000 fusils d'assaut (s'il n'y avait qu'une tranche de livraison), il fallait qu'il ait l'assurance de pouvoir lever 10000 fantassins, donc de l'ordre de 13000 hommes en comptant l'encadrement officier et sous-officier. C'est vingt fois le bataillon indépendantiste corse qui, au plus fort de la lutte et à l'apogée de son recrutement, a paradé devant la presse le 11 janvier 1996. On l'a déjà relevé, c'est la moitié de l'infanterie espagnole, pour l'essentiel en garnison en Espagne, ou de l'infanterie française, pour l'essentiel déployée hors de France. Planifier la création puis l'instruction d'une telle force n'est pas une mince affaire. Le maître d'œuvre de ce projet est un acteur politique important, déjà organisé. Une ville ne saurait fournir un tel effort de mobilisation, à moins de paralyser totalement son activité économique. Il s'agit donc d'un pays, au sens de la taille d'une grosse province, et pas d'une île comme la Corse ou l'Irlande car les armes n'auraient pas été débarquées et conditionnées sur le continent, ni d'une région périphérique car les armes seraient entrées par des frontières orientales poreuses ou corruptibles. Cette entité détient une certaine légitimité historique, nationale ou morale, nécessaire pour motiver un ou deux milliers d'officiers déjà formés sous un autre uniforme. Elle dispose d'une capacité décisionnelle et organisationnelle (et budgétaire), donc proto-étatique, soit sous la forme du gouvernement actuel d'une province autonome, soit sous la forme d'une organisation clandestine visant la prise de pouvoir dans une province aujourd'hui administrée par un préfet ou légat détaché localement par un gouvernement central. Cette province appartient à un pays sans forces territoriales de recrutement local, sinon il suffirait de les mobiliser, avec leur armement déjà existant, comme le firent la Slovénie et la Croatie au moment de leur sécession. Pour lever une armée de l'ordre de 10000 à 20000 hommes avant même d'être menacée (il est plus facile de mobiliser sous les bombes comme en Novorussie), cette province est certainement peuplée non pas de quelques centaines de milliers d'habitants mais de plusieurs millions. En effet on ne peut pas justifier, en temps de paix, la mobilisation de 5% d'une population, soit 10% de la population mâle ou 20% de la population active masculine, ce qui serait le moyen le plus sûr d'aliéner à la cause tout soutien populaire. Cette province appartient à un grand pays disposant d'une véritable armée, sinon il suffirait de deux ou trois régiments pour affirmer une souveraineté sans combat. Et s'il ne s'agit pas d'une province territoriale homogène mais d'une communauté minoritaire ou majoritaire susceptible de saisir un territoire déterminé, assez rapidement pour pouvoir y constituer une armée régulière, il faut considérer que le territoire visé par cette communauté de plusieurs millions de personnes est peuplé aujourd'hui d'une dizaine de millions d'habitants voire plus. (...)" source
Oui, que se passe-t-il? On prépare les élections?
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sans commentaire
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