24/05/2012

Salut à la guerre, donc!*

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  "Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, a estimé, à Nantes, que l'accroissement du nombre de musulmans en France posait problème." Claude Guéant (source)

Le pauvre Guéant avait évidemment raison mais aura oeuvré méthodiquement depuis des années pour limiter toute réduction de ces populations allogènes: c’est une ordure. L’afflux continu, non contrôlé, massif de populations musulmanes en Europe, en France notamment, est une menace pour la paix civile et sans doute l’existence même des nations européennes, chacun, même les lecteurs de Télérama ou du pitre Fassin peut le comprendre. Mais Guéant était évidemment en service commandé pour tenter de sauver la Sarkosie du naufrage électoral... tentative sans doute désespérée, en tout cas dérisoire et piteuse, de récupérer une fraction de l’électorat « de droite » qui votât pour ce pitre en 2007 et qui a compris depuis son erreur et l’impuissance ontologique de la classe « politique » française (et européenne), notamment concernant les flux migratoires d’origine extra-européenne (et l'afflux de maghrébins tunisiens ou libyens en Italie actuellement en est une illustration).

Le cynisme de ce genre de personnage est donc total : il sait parfaitement la réalité du remplacement démographique à l’œuvre et les perspectives démographiques à court terme (une ou deux générations au plus) qui montrent sans doute dés 2050 un basculement démographique (volontairement occulté par toute une bureaucratie -genre INED, Patrick Weil, etc.) et des populations d’origine européenne minoritaires par rapport aux populations extra-européennes, notamment d’origine africaine ou asiatique. Guéant, comme JF Kahn par exemple ou ses épigones progressistes, le sait, l’a intériorisé mais ne juge pas nécessaire, sauf grand danger électoral, d’en informer ses compatriotes. Ce genre d’assertion –fondée- est extraordinaire dans la bouche d’un cacique du fameux « cercle de raison » du pitre Minc. Extraordinaire car c’est une vérité et qu’elle touche à un domaine tabou et soigneusement démonisé par la classe médiatico-politique régnante afin que le peuple ne puisse s’en saisir.

Sur le fond, pourquoi une menace pour la paix civile ? Parce que les musulmans appartiennent à une civilisation dont les valeurs sont essentiellement étrangères à celles de notre civilisation, « helléno-occidentale » comme dit Castoriadis. Parce que notre civilisation européenne est singulière par sa mise en question d’elle-même et par sa quête de l’autonomie. Par son code génétique original et son histoire (héritage grec, christianisme médiéval, Réforme, Lumières) qui ont produit cette défiance, cette interrogation permanente à l’égard de toute hétéronomie. Notamment religieuse. Parce qu’accepter la venue, sur un temps historique aussi court et à si grande échelle, de peuples aussi étrangers à nous-mêmes, c’est-à-dire à nos valeurs civilisationnelles, c’est, dans le meilleur des cas, faire le pari (?) que ces populations sauront effectuer cette transformation anthropologique singulière en un délai très court (alors que cela n’a pu se faire en 14 siècles partout ailleurs en terre d’islam), dans le pire des cas accepter la possibilité de nouvelles « guerres de religion » sur le sol européen. A court terme, comme une fatalité.

"Les Français de souche européenne qui naissent aujourd’hui mourront dans une France au profil majoritairement africain et asiatique. La perspective pour l’Europe apparaît désormais de manière claire : à la fin du siècle [XXIème], les européens seront devenus minoritaires sur la partie européenne du continent eurasiatique. Comme ils ne sont pas les Etats-Unis, une nation fondée sur une idéologie puissante capable de fabriquer des américains à partir d’origines ethniques différentes, ils seront incapables d’assimiler les populations extra-européennes à leur civilisation. Les Européens n’ont donc qu’un seul choix pour éviter à leurs enfants un avenir de minorité, semblable à celui des blancs d’Afrique du Sud, repliés sur leurs bantoustans blancs : repasser le film de l’immigration à l’envers et relancer la natalité européenne." (Aymeric Chauprade)

L’étrangeté de la situation contemporaine réside dans le fait que tous les Guéant de ce monde, ces dépositaires de cette civilisation unique, ces héritiers d’Hérodote visitant la méditerranée Orientale et admiratifs des cultures « barbares », ou de ces mémorialistes qui accompagnèrent Alexandre en Asie, ou de Marco Polo parcourant la Chine, se font les pires contempteurs de ce que nous sommes et participent, nolens volens, à l’épuisement de cette culture européenne. Au lieu de simplement la transmettre et la protéger. Mais peut-être cet épuisement nous est-il consubstantiel? Le paradoxe est que ces libéraux-libertaires, ces pygmées « néo-libéraux » (si bien représentés par le vibrion Sarkosi ou le gros DSK), héritiers malgré eux de cette quête d’autonomie et d’émancipation des occidentaux, sont ceux qui travaillent activement à réintroduire dans les sociétés européennes les conditions de nouvelles guerres de religion, de nouveaux massacres, via l’irruption soudaine d’étrangers en grand nombre.

Non pas que d’autres hommes appartenant à d’autres civilisations n’aient jamais eu cette préoccupation anthropologique ou émancipatrice (je pense à Ibn Batouta, grand voyageur, et Ibn Khaldoun, historien et philosophe du XVIème siècle, pour le monde arabo-musulman, ou plusieurs siècles plutôt ces moines bouddhistes chinois dont parle Levy-Strauss qui se rendirent en Inde pour se documenter sur leur religion) ; mais ils firent contre l'essence conservatrice et hétéronome de leur civilisation, alors que les occidentaux sont les produits de cette curiosité de soi et des autres. De ce décentrement unique du regard.

La distinction ami/ennemi est un des présupposé fondamentaux du politique (avec la distinction commandement/obéissance et privé/public, nous rappellent Freund et Schmitt). Nos modernes festivistes anti-racistes, héritiers des pacifistes d’avant-guerre, qui communient servilement dans la parousie d’un monde « métissé », « pluriel » ou « arc-en-ciel » où la paix règnerait entre des hommes de bonne volonté pourvu qu’ils consomment et jouissent de droits identiques, et refusent de penser le monde autrement qu’en termes économiques ou moraux/compassionnels, se condamnent –et nous avec- à voir resurgir de façon violente des conflits entres des cultures irréductibles. Nos champions de la « diversité » ont oublié ou refusent de voir que la véritable diversité, combien précieuse, réside dans la coexistence, pacifique ou non, de cultures étrangères, parfois proches, parfois irréductibles et que cette irréductibilité potentielle est une menace sans pareille lorsque l’on refuse de la nommer. Avec Freund, il faut comprendre que « la conflictualité est inhérente, consubstantielle à toute société, au même titre que la violence ou la bienveillance. » (Freund, Sociologie du conflit)

« Est nihiliste en politique celui qui croit en une sécurité et en une prospérité absolues, qui nie l’ennemi et, par faiblesse ou imprévoyance, livre une collectivité politique à la discrétion de ses rivales, parce qu’il s’est laissé tromper par le mirage de ses fins dernières. » (Freund, L’essence du politique)

Dans le meilleur des cas. Beaucoup plus souvent de nos jours par lâcheté et soumission à la tyrannie du politiquement correct. 

« Et le paradoxe veut que le projet anthropologique du néo-libéralisme conduise les individus sans repères sans combat ni projet, interdits d’être un peuple ou une nation,  à réveiller les plus anciennes déterminations de leurs origines, que sont la race, la religion ou la terre ! » (Hervé Juvin, Le renversement du monde)

A bon entendeur…

NB: exemple de nihilistes

* comme disait Proudhon

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Salut à la guerre, donc! ( hoplite )

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  "Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, a estimé, à Nantes, que l'accroissement du nombre de musulmans en France posait problème." Claude Guéant (source)

Le pauvre Guéant avait évidemment raison&nb...

Trackback par : Anatomie du chaos | 25/05/2012

Commentaires

Avant de parler de la guerre civile ethnique, il faut parler de la guerre de classe qui nous est menée.
Dans cette guerre, nous retrouvons les rentiers, petits et grands, l'hyperclasse, le haut de la pyramide des âges en France, une large partie des fonctionnaires, les retraités, c'est à dire un paquet de monde qui n'a vraiment, mais vraiment pas envie que la rente de situation induite par l'immigration change.
Le totalitarisme et ses chefs charismatiques nous ont faits oubliés que chaque système de domination ne tient que par le soutien actif de classes sociales entières, contre d'autres.
Le systéme Stalinien n'y fait pas exception, et le notre non plus.
Et dans ce systéme de domination, l'immigré ad vitam eternam musulman n'est qu'une composante, pas un moteur.
Aujourd'hui, le combat a mener est celui contre la privatisation des choix politiques collectifs, c'est à dire leur libéralisation.

Écrit par : Three piglets | 25/05/2012

Three piglets,

J'aime beaucoup la plupart de vos interventions. Il ne vous est jamais venu à l'idée de mettre tout ça dans un blog ?

Écrit par : Jean-Pierre | 25/05/2012

Dans le même esprit, un article est paru ces derniers jours dans lequel il était fait mention que le seuil fatidique des 50 % de naissances blanches aux USA avait été dépassé.

Moins d'une naissance sur 2 aux USA est désormais blanche.

Les blancs en tant que minorité aux USA, c'est maintenant une réalité établie, concrète pour les futures générations.

Écrit par : Jean-Pierre | 25/05/2012

La référence :

http://www.nytimes.com/2012/05/17/us/whites-account-for-under-half-of-births-in-us.html?_r=1

(piqué chez le Pélicastre grâce à un commentaire de Meng Hu)

Écrit par : Jean-Pierre | 25/05/2012

Tenir un blog, dans son coin, n'a plus vraiment d'intérêt aujourd'hui.
C'était bien dans les années 2000, lorsqu'il fallait se retrouver entre dissidents.
Internet a permis cela, mais, si nous restons à ce stade, c'est une impasse.
Nous aurons 10 000 blogs dissidents et aucune action concrète collective.
Nous resterons donc à l'état primitif du commentateur du dimanche, avec nos petites théories persos, or, nous devons passer la vitesse supérieure, reprendre contrôle de notre réel, et pour cela, il faut dépasser le stade du blog individuel.
Vous pouvez retrouver une partie de l'esprit de mes commentaires sur scriptoblog.

Je répète la chronologie des évènements:
C'est parce que nous avons perdus la souveraineté politique, que nous subissons une immigration massive.
Ce n'est pas l'inverse.
Donc, c'est en retrouvant la souveraineté politique que nous pourrons nous libérer de l'immigration (bien que je trouve d'autres points négatifs bien plus écœurant que les mouvements de populations).
Et cette immigration, pour désamorcer le conflit ethnique voulu par l'hyperclasse, peut être neutraliser, au moins au niveau menace immédiate (physique), par la reprise collective des moyens de défense.
A ce moment là, l'immigration-kapo ne pourra être utilisée par l'hyper-classe.

Écrit par : Three piglets | 25/05/2012

Autre chose:

Depuis 2008, et encore plus ces jours ci avec les pertes de JP Morgan et de Dexia, il est difficile de croire que l'immigration adossée au mondialisme soit encore une réalité en 2050.
En Espagne, le reflux a commencé. Et aux Usa, cela se stabilise.

Écrit par : Three piglets | 25/05/2012

"il est difficile de croire que l'immigration adossée au mondialisme soit encore une réalité en 2050."

Disons que les raisons de l'immigrations etant ce qu'elles sont...

Mais en effet ca va peut etre s'arrter le plus simplement du monde, sans "reconquista" fanstasmée...

Écrit par : JÖ | 25/05/2012

Warren Buffet avait dit crument il y a quelques années la réalité d'une certaine lutte des classes (et le fait que c'était les "riches" qui étaient en train de la gagner...). une certaine hyperclasse globalisée richissime endogamique faite de firmes globalisées, de financiers et de banques, de relais politiques (chassé-croisé) et culturels (presse massivement tenue par quelques-uns seulement) a pu atteindre une degré tout à fait inédit de concentration du capital por être capable d'infléchir des politiques globales mettant en jeu le destin de millions -de milliards- d'hommes, le plus souvent pour leur malheur. et pour délégitimer toute autre logique que celle de la globalisation marchande et du profit à court terme.

dans cette perspective, l'ennemi principal reste effectivement cette nébuleuse et cette logique, pas les immigrés qui sont déplacés au gré des investissements et des délocalisations. et de fait le levier principal reste le levier politique (et l'on comprend bien pourquoi tous les partis critiques à l'égard de cette logique de domination sont écartés du champ politique et démonisés (reductio ad hitlerum)

il n'en reste pas moins que la présence sur le sol européen de communautés allogènes importantes, organisées, encore largement tribales et solidaires, et le plus souvent en rupture avec les cultures autochtones, constitue une sorte de second front pour certains européens conséquents.

comprendre la logique de domination par "le choc des civilisations" et l’intérêt (pour certains) éventuel de conflits inter ethniques en europe pour masquer la réalité des enjeux ne doit pas conduire (comme l'a compris soral) à sous estimer la nuisance et le risque allogène.

reprendre le pouvoir politique si possible sinon s'organiser en marge du système pour se défendre et reconstruire ce qui peut l'être.

concernant l’intérêt du format blog, je suis d’accord avec tripi: utilité à mon avis limitée (touche très peu de monde et notamment ceux qui sont déjà dans cette démarche)
pour moi c'est avant tout un carnet virtuel avec l'obligation de réfléchir et de structurer un minimum mes idées...et l'avantage d'être confronté immédiatement à des opinions différentes.

Écrit par : hoplite | 25/05/2012

Je ne soutiens pas l'idée que la présence des immigrés est quelque chose que nous devons traiter par dessus la jambe.
J'ai déjà fais la distinction entre ennemi objectif et ennemi immédiat.
Notre capacité d'organisation et de travail en réseau (le mot clé est travail...C'est le verrou psychologique du dissident virtuel ou intérieur) peut permettre de répondre à ces deux fronts.
L'une stratégie offensive pour l'ennemi objective, une défense pour l'ennemi immédiat.
Il y a tout un travail d'organisation au sein d'un réseau de BAD (qui permet de gagner l'autonomie sécuritaire vis à vis de l'hyperclasse représenté par les fonctionnaires internationaux ou non, et de se prémunir contre les Cpf qui auront la mauvaise idée de venir glaner chez les Fds) et ce réseau peut répondre à plusieurs urgences.
Cela dit, tout comme dans chaque guerre, le travail (décidemment) le plus important est le travail préparatoire. Une guerre, qu'elle soit sociale, politique, ethnique, de basse intensité ou de haute intensité, se gagne en amont de l'acte martial lui même.
Or aujourd'hui, nous manquons de volonté concrete.
Alors, la question d'un enieme blog ne se pose plus.

Écrit par : Three piglets | 25/05/2012

"Je ne soutiens pas l'idée que la présence des immigrés est quelque chose que nous devons traiter par dessus la jambe."

J'aurai du mal a dire le contraire...

"Or aujourd'hui, nous manquons de volonté concrete."

Il faut que la situation se degrade davantage sans doute...

Écrit par : JÖ | 25/05/2012

Three Piglets:

Je vous rejoins sur la nécessité d'action concrète et de regroupement (du moins de rencontres), seulement voyons les choses en face: il y a 10 000 blogs dissidents et autant de points de vue différents.

Entre ceux qui crachent sur Le Pen parce qu'elle se "systémise", ceux qui crachent sur Soral parce que c'est un "muzz-lover", ceux qui crachent sur Zemmour parce que c'est un "idiot utile du sionisme", etc... J'en passe! Il faut prendre en compte que dans ce tas de boue qu'est la blogoshère, un bon nombre sont là pour se sentir à part, avoir la sensation d'avoir compris ce que la masse ne saisit pas. Si la dissidence se popularise, il n'aura plus de raison pour eux d'en faire partie.

Mon seul point d'optimisme est sur le "phénomène" de survivalisme, qui me semble prendre de l'ampleur. Mais c'est peut-être parce que j'y suis plus sensible depuis récemment...

Écrit par : M. Nice Guy | 25/05/2012

Mon point de vue n'est plus politico-théorique.Nous ne sommes pas des partisans de Pierre ou Michel.
Mon point de vue est pratique: que fait on pour récupérer notre souveraineté politique et assurer notre défense collective face à l'hyper-classe et les cpf?
A partir de là, la BAD me parait la solution la plus adéquate, car sauver la France, c'est se sauver nous même.
Et donc, à partir de là, la dissidence ne peut qu'avoir que deux attitudes: ou l'action concrête pour reconstruire son petit coin de France à soi , ou le commentaire stérile.

Écrit par : Three piglets | 25/05/2012

tiens , à propos de cpf...
savez vous quel est le nouveau nom du modem?
centre pour la france
en acronyme ; cpf

troublant, non ?

Écrit par : kobus van cleef | 25/05/2012

"Et donc, à partir de là, la dissidence ne peut qu'avoir que deux attitudes: ou l'action concrête pour reconstruire son petit coin de France à soi"

intéressant. faudrait en causer à Drac. Scriptoblog pourrait initier un réseau, une plate-forme de résistance, un apprentissage de l'autonomie tous azimuts (idéologique d'abord, pratique ensuite dans l'optique de BAD: le survivalisme prend de l'ampleur car le modèle dominant convainc de moins en moins de monde...

Kobus: je pense que le pauvre Bayrou ne doit pas connaitre le sens de cet acronyme..

Écrit par : hoplite | 25/05/2012

Je sais que je suis toujours un peu à l'ouest (trop de boulot pour eduquer mon petit monde...français...), mais c'est quoi le réseau BAD?
Sinon, ça fait plaisir de lire enfin des gens qui pensent que les immigrés ne sont pas l'ennemi numéro 1 et qu'il faut aller voir au-delà.
La question des blogs, T.P., n'est pas de faire son petit truc dans son coin, mais d'exprimer ce qui nous turlupine, cela n'empêche pas d'aller chez les autres et d'essayer de trouver un espoir de cohésion sociale. Mais, bon, c'est pas si simple et c'est aussi à chacun de reconquérir son petit bout de terre de France, pas forcement besoin de faire une réseau pour cela, sinon on ne fait jamais rien, et alors tout continue de s'écrouler.

Écrit par : sonia | 25/05/2012

"il y a 10 000 blogs dissidents"

Franchement, les blogs "dissidents" ou pas, ca reste des blogs.

Une coupure d'internet ou de courant et c'est vite reglé.

Écrit par : JÖ | 26/05/2012

"Une coupure d'internet ou de courant et c'est vite reglé."

voilà. mais d'ici là, cela garde sans doute une certaine utilité. la preuve..

sonia: BAD = Base Autonome Durable, concept développé, je crois, mar Michel Drac sur Sciptoblog (sorte de sanctuaire pensé autour de la notion d'autonomie alimentaire, énergétique, familiale, défense, transports, etc. en vue d'un effondrement prochain, brutal ou progressif, de tous les réseaux d'alimentation de notre monde moderne; cela peut être un simple appartement ou une ferme à la campagne ou un bateau, etc.)

Écrit par : hoplite | 26/05/2012

Sonia: oui, cela n'empêche pas , en théorie.
En pratique, dans les faits, les dissidents se camouflent derriére leur petit blog en pensant que cela suffit.
Avoir un blog, c'est rester chez soi confortablement. C'est la révolte virtuelle à la petite semaine (les médias systémiques aiment promouvoir les "bloggeurs militants", c'est un signe), cela n'est pas suffisant.

Écrit par : Three piglets | 26/05/2012

"Avoir un blog, c'est rester chez soi confortablement. C'est la révolte virtuelle à la petite semaine (les médias systémiques aiment promouvoir les "bloggeurs militants", c'est un signe), cela n'est pas suffisant."

tu penses à quoi?

Écrit par : hoplite | 26/05/2012

Sur quel sujet?

Écrit par : Three piglets | 26/05/2012

A quel sujet?

Écrit par : Three piglets | 26/05/2012

sur le survivalisme qui revient à la mode : http://www.nbc.com/revolution/

Écrit par : daredevil | 26/05/2012

"Et donc, à partir de là, la dissidence ne peut qu'avoir que deux attitudes: ou l'action concrète pour reconstruire son petit coin de France à soi , ou le commentaire stérile." 3P

en termes d'action concrète, tu imagines quoi?

Écrit par : hoplite | 26/05/2012

C'est le terrain qui décide.
Si nous entendons la survie sur le terrain "France", alors il faut identifier les facteurs dangereux et ennemis. Un gentil survivaliste un peu gauchiste qui ne prend pas en compte la menace Cpf fait une faute grave par exemple.
Si bien que le survivalisme, en France, n'a de sens qu'avec une donne sociale et politique.
Si on rentre dans cette prise en main, que je trouve absolument nécessaire afin de gagner en autonomie vis à vis du marché et des oligarques, il faut bien prendre en compte qu'il faut développer un réseau de solidarité survivaliste, le facteur collectif aidant en cas de gros temps ethnique.
C'est à ce niveau que le survivaliste rentre en perspective avec la pensée révolutionnaire : rentrer en rupture avec le systéme marchand en autonomisant; retrouver sa liberté en se défendant soi même. Aujourd'hui, lorsque j'entend "défendre la France" ou la sauver, il faut entendre "se défendre soi même", car nous sommes la France.Défense de valeurs incarnées.
Or pour se "défendre soi même", ce n'est pas en tenant un blog à raconter des états d'âmes. Le danger n'est pas virtuel, il est réel, et se préparer demande un engagement physique et du travail, deux choses qui manquent au dissident-raleur-théoricien.
Combien de dissidents savent organiser une maison pour sa défense? Savent ils qu'il faut un chemin de repli? Savent ils transmettre une alerte d'urgence aux BAD voisines? Savent ils monter une garde? Savent ils travailler au niveau équipe et groupe? entretenir une arme? Tirer avec précision? Quel matos pour quelle défense? etc etc...

Il n'y a pas de droit divin à être protéger par un tiers, la liberté individuelle et collective a un prix et pour l'instant, le dissident ne paie pas le prix, car il a le choix entre l'engagement physique et des vacances au camping de la Grande Motte.
J'attends que l'option "vacances" disparaisse.
Visiblement, il faut que le gaulois ait froid et faim pour qu'il se bouge le cul.

Écrit par : Three piglets | 26/05/2012

"Visiblement, il faut que le gaulois ait froid et faim pour qu'il se bouge le cul."

sûr. je pense que nombre de gaulois se bougent déjà le cul depuis pas mal de temps. c'est la structuration en réseau et l'organisation à une échelle supérieure qui pourrait être intéressante. pourquoi pas utiliser un site comme scriptoblog pour structurer cette réflexion et organiser un réseau?

le gaulois que je suis a une bad familiale perdue au milieu des champs, entourée de fermiers amis (tous en semi-autarcie) avec lesquels je tue le cochon l'hiver et qui me connaissent depuis mon premier jour, entourée de bois, avec plusieurs points d'eau sûrs, et disposant d'un arsenal certain avec le personnel rodé au tir et au maniement des armes qui va avec. pensée en termes de logement (famille+ amis), d'autonomie alimentaire, de défense et de transport. derrière la façade blog, il peut y avoir du concret aussi..

Écrit par : hoplite | 26/05/2012

Vous êtes une exception Hoplite.

Écrit par : Three piglets | 26/05/2012

"Vous êtes une exception Hoplite."

sais pas

Écrit par : hoplite | 26/05/2012

Nous nous sommes pied-noirisés Hoplite: Grandes gueules, brouillon, sans organisation.

Écrit par : Three piglets | 26/05/2012

Vous évoquez la "culture européenne" qu'il faudrait protéger et transmettre. Je ne vois pas précisément de quoi vous parlez. Par exemple, dans l'Europe, on comprend communément la Germanie. Or, comme on sait, les Germains n'ont pas plus de culture qu'une choucroute.
Alors : transmettre quoi exactement ?

Écrit par : Porteur | 26/05/2012

"comme on sait, les Germains n'ont pas plus de culture qu'une choucroute"
???!!!
les Gaulois n'ont pas plus de culture qu'un pot au feu
Les Ibères n'ont pas plus de culture qu'une paella

Pour vous la culture, c'est l'état actuel de nos peuples, abrutis par le marché et la consommation ?
Dans ce cas, effectivement, il n'y a rien à transmettre... Tirons la chasse et laissons la place au couscous.

Écrit par : Aramis | 27/05/2012

3P,

En quoi la réalisation d'un blog s'oppose à des réalisations concrètes ? L'un n'empêche pas l'autre.

Vous parlez sans cesse de créer des réseaux de BAD, pourquoi ne pas faire un blog sur le sujet ?

Un blog peut au contraire être un tremplin pour de l'action concrète.

Écrit par : Jean-Pierre | 27/05/2012

L'un n'empêche pas l'autre, en théorie.
Dans la pratique, combien de bloggueurs dissidents ont une BAD?
Poser la question c'est y répondre.

Perso, j'ai déjà une BAD.
Si vous voulez un manuel pour en construire une, vous allez sur Scripto, et vous commandez le livre de Piéro.

Écrit par : Three piglets | 27/05/2012

3P,

Je ne parlais pas de BAD, mais du réseau de BAD.

Piero San Giorgio (ou "lesurvivaliste" je ne sais plus) avait parlé quelque part de créer une sorte de forum sur la question de la création de BAD, forum sur lequel se rejoindraient tout un tas de personnes qui échangeraient leurs expériences en ce domaine, en fonction de leur localisation géographique, de leur compétences, de leur revenus etc.

Un tel forum serait un bon point de départ pour initier la charpente d'un futur réseau de BAD.

Écrit par : Jean-Pierre | 27/05/2012

@Aramis
En lisant le Siegried de Giraudoux (j'étais jeune), j'ai cru naïvement qu'il y avait peut-être quelque chose à faire. Maintenant, je n'y crois plus du tout. Je continue à lire Giraudoux de temps en temps, pas à cause de ses idées, mais de sa plume.
Sur l'Allemagne, pour tout dire, je suis assez d'accord avec Claudel.
Donc je maintiens.
Bon évidemment, il y a Ernst Jünger, Günter Ramin, Heine, à la rigueur Schiller, Goethe, etc. Ce que j'ai dit est très général : vous avez compris je pense.

Écrit par : Porteur | 27/05/2012

Pour construire un réseau Bad, encore faudrait-il qu'il y ait un sens commun du combat à mener...et là, je crois qu'on est très divisé.
Concrètement, qui voulons-nous combattre? qui est notre premier ennemi, le deuxième? avec qui faut-il faire des compromis, voire des alliances?
Contrairement à ce que pense Three Piglets, certains ont commencé le combat par leur blog (très peu certes), comme celui-ci, comme le mien, car les idées sont bien plus importantes aujourd'hui que savoir manier une arme, c'est le nerf de notre guerre moderne, des armes silencieuses!
On constate alors que les stratégies de combat sont parfois même totalement divergentes alors qu'au final on voudrait à peu près la même chose: une France en paix et souveraine. Et ces divergences sont aussi si profondes qu'elles poussent parfois au rejet catégorique d'un eventuel compagnon d'armes. Ils se pourraient alors qu'on soit obliger de se battre entre nous, et les lignes ennemies risquent d'être fort troubles.
C'est pourquoi, il est si important de discerner notre véritable ennemi.

Écrit par : sonia | 28/05/2012

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