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25/10/2014

minor threat

et ça aussi c'est bien

24/10/2014

plugpride

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"Le président François Hollande s'est dit lundi soir "aux côtés" de l'artiste américain Paul McCarthy, dont l'oeuvre intitulée "The Tree" a été vandalisée place Vendôme à Paris.

"La France sera toujours aux côtés des artistes comme je le suis aux côtés de Paul McCarthy, qui a été finalement souillé dans son oeuvre, quel que soit le regard que l'on pouvait porter sur elle", a déclaré le chef de l'Etat, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration de la Fondation Louis Vuitton aux portes de Paris. "Nous devons toujours respecter le travail des artistes", a-t-il exhorté. "La France est toujours prête à accueillir les artistes et les créateurs venant de tous les pays du monde", a encore souligné le chef de l'Etat, insistant: "La France n'est plus elle-même quand elle est recroquevillée, quand elle est tourmentée par l'ignorance, par l'intolérance."

L'artiste giflé par un inconnu alors qu"il installait son oeuvre! Pour François Hollande, "le pays tomberait dans un déclin s'il renonçait à être lui-même, s'il avait peur de l'avenir, peur du monde", a-t-il encore souligné. Paul McCarthy a renoncé samedi à réinstaller son oeuvre polémique, vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi par des inconnus qui ont débranché l'alimentation de la soufflerie servant à la gonfler. Un inconnu avait giflé l'artiste jeudi pendant qu'il installait l'oeuvre sur la prestigieuse place parisienne, avant de réussir à prendre la fuite. De l'aveu même de Paul McCarthy, 69 ans, elle pouvait autant faire penser à un "plug anal" qu'à un arbre de Noël.

Son installation, provisoire, était prévue dans le cadre de la Fiac, qui s'ouvre mercredi à Paris." source/ RTL

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Rappel (for fun):

"Une femme de ménage confond une oeuvre d’art avec une baignoire encrassée!

"Une femme de ménage trop zélée a détruit à jamais une oeuvre d’art. Elle a retiré la patine d’une baignoire en caoutchouc placée sous des planches en bois empilées, a indiqué jeudi le musée de Dortmund, dans l’ouest de l’Allemagne.

“Il n’est plus possible de remettre dans son état initial cette installation de l’artiste allemand Martin Kippenberger, aujourd’hui décédé”, a indiqué une porte-parole de la ville de Dortmund. Baptisée “Quand des gouttes d’eau commencent à tomber du plafond”, l’oeuvre était assurée pour 800.000 euros. L’incident est survenu le 21 octobre. Dans ce musée, les femmes de ménage sont censées respecter une distance d’au moins 20 centimètres entre elles et les oeuvres d’art, a indiqué la porte-parole de la ville. Elle a toutefois précisé que dans ce cas précis, il n’avait pas été encore établi si la technicienne de surface, employée par une société indépendante du musée, avait été informée de cette règle. Ce n’est pas la première fois qu’une oeuvre d’art est sacrifiée sur l’autel de la propreté en Allemagne: en 1986, “Fettecke” (littéralement “coin gras”), une motte de beurre suintante de l’artiste allemand Joseph Beuys installée dans un musée de Düsseldorf (ouest), avait été elle aussi été “nettoyée”." source

 Comme quoi, il ne faut pas désespérer de la providence...

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« Il n’est pratiquement plus nécessaire, au stade ou nous en sommes arrivés, d’attaquer l’art dit contemporain et les prétendus artistes qui, par leur désoeuvrement leur nombre et leur aigreur, lui fournissent encore ce qu’ils croient être un semblant d’existence. Ceux-ci, désormais, se détruisent d’eux-mêmes en avouant leur soumission à l’ordre du néomonde, comme activité supérieure à celle d’artiste (sans doute aussi celle-là est-elle plus rentable que celle-ci) ; et ils pourraient tous, à quelque « discipline » qu’ils appartiennent, proclamer comme ce musicien d’un groupe breton : « Avant d’être des musiciens, on est des citoyens » ; Il suffit d’imaginer une phrase pareille dans la bouche de Mozart, de Rodin, de Giotto, de Haydn ou de Cézanne pour avoir de quoi rire jusqu’à l’an 3000 ; on peut très bien imaginer son équivalent, en revanche, dans la bouche d’un artiste réaliste socialiste de l’époque stalinienne. » Philippe Muray, Après l’Histoire, 2000.

merci Philippe..

 

23/10/2014

saluons l'étrangeté du matin

badiou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Que les étrangers nous apprennent au moins à devenir étranger à nous-mêmes, à nous projeter hors de nous-mêmes, assez pour ne plus être captifs de cette longue histoire occidentale et blanche qui s'achève, et dont nous n'avons plus rien à attendre que la stérilité et la guerre. Contre cette attente catastrophique, sécuritaire et nihiliste, saluons l'étrangeté du matin.(...)" Alain Badiou, De quoi Sarkosy est-il le nom ? Lignes, 2007.

"Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins" JJ Rousseau.

"Que faire, puisque nul ne saurait renoncer à sa dignité d'homme au prix d'un acquiescement au racisme? Que faire, puisque dans le même temps, tout homme - et toute nation - a le droit sacré de préserver ses différences et son identité au nom de son avenir et au nom de son passé?" jean raspail

« En empruntant une autre image, on pourrait dire que les cultures ressemblent à des trains qui circulent plus ou moins vite, chacun sur sa voie propre et dans une direction différente. Ceux qui roulent de conserve avec le nôtre nous sont présents de la façon la plus durable ; nous pouvons à loisir observer le type des wagons, la physionomie et la mimique des voyageurs à travers les vitres de nos compartiments respectifs. Mais que, sur une autre voie oblique ou parallèle, un train passe dans l’autre sens et nous n’en apercevons qu’une image confuse et vite disparue, à peine identifiable pour ce qu’elle est, réduite le plus souvent à un brouillage momentané de notre champ visuel, qui ne nous livre aucune information sur l’évènement lui-même et nous irrite seulement parce qu’il interrompt la contemplation placide du paysage servant de toile de fond à notre rêverie. Or, tout membre d’une culture en est aussi étroitement solidaire que ce voyageur idéal l’est de son train. Dès la naissance, probablement même avant, les êtres et les choses qui nous entourent montent en chacun de nous un appareil de références complexes formant système : conduites, motivations, jugement implicites que, par la suite, l’éducation vient confirmer par la vue réflexive qu’elle nous propose du devenir historique de notre civilisation. Nous nous déplaçons littéralement avec ce système de référence, et les ensembles culturels qui se sont constitués en dehors de lui ne nous sont perceptibles qu’à travers les déformations qu’il leur imprime. Il peut même nous rendre incapable de les voir. » Claude Lévi-Strauss, Race et culture, 1971,

« Sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité règneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. Mais si l’humanité ne se résigne pas à devenir la consommatrice stérile des seules valeurs qu’elle a su créer dans le passé, capable seulement de donner le jour à des ouvrages bâtards, à des inventions grossières et puériles, elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus sinon même à leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l’autre, s’identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création. » Ibid,

« Quand le grand ethnologue allemand Kurt Unkel, mieux connu sous le nom de Nimuendaju que lui avaient conféré les Indiens du Brésil auxquels il a consacré sa vie, revenait dans les villages indigènes après un long séjour dans un centre civilisé, ses hôtes fondaient en larmes à la pensée des souffrances qu’il avait du encourir loin du seul endroit où, pensaient-ils, la vie valait la peine d’être vécue. Cette profonde indifférence aux cultures autres était, à sa manière, une garantie pour elles de pouvoir exister à leur guise et de leur côté. » Ibid,

« L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre. » (Aristote, Politique, Livre V).

 

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photo: chaos