06/09/2015
double standard

FIGARO. - La photo tragique d'Aylan Kurdi a ému l'Europe entière. Est-ce une prise de conscience de la tragédie migratoire à laquelle nous assistons?
Jean-Pierre LE GOFF. - Cette photo n'est pas seulement tragique, elle est insoutenable. En montrant le cadavre d'un enfant, elle fait surgir un flux d'émotions difficilement maîtrisables qui, une nouvelle fois, risque de tout emporter sur son passage. Quand certains journalistes osent poser la question: «Comment auriez-vous réagi si c'était votre enfant?», que pouvez-vous répondre? Cette question me paraît monstrueuse car elle paralyse d'emblée l'interlocuteur et le condamne à se sentir coupable. Je trouve indécent et immoral le fait de se servir de la photo d'un cadavre d'un enfant pour prétendre faire prendre conscience de la gravité du mal et de la situation tragique de ces populations. S'exerce une forme de chantage émotionnel qui suscite moins une prise de conscience - qui suppose précisément la capacité d'un recul réflexif - qu'un sentiment d'impuissance et de culpabilité malsaine. L'expression débridée de l'indignation donne lieu à une sorte de surenchère qui s'étale dans les médias et les réseaux sociaux. Nous sommes dans une société non seulement bavarde, qui a tendance à considérer qu'on a agi sur le monde quand on a beaucoup parlé à son propos, mais dans une société «communicationnelle» où les images chocs et les réactions émotionnelles l'emportent de plus en plus sur la raison. (...)
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"Clôture anti-clandestins : la classe politico-médiatique fustigera-t-elle autant Israël que la Hongrie ?
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu dimanche que son pays ne se laisserait pas « submerger » par des réfugiés syriens et africains et annoncé le lancement de la construction d’une clôture à la frontière avec la Jordanie.
« Nous le laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d’activistes terroristes », a affirmé M. Netanyahu lors du conseil hebdomadaire des ministres, au lendemain d’un appel du chef de l’opposition, Isaac Herzog, à accueillir des Syriens fuyant la guerre civile." source
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certaines vies et certains pays n'en valent pas d'autres, dirait-on.
21:05 | Lien permanent | Commentaires (47)
04/09/2015
tick of the clock
"J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des saints », j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.
TOUTE L’EUROPE MARCHE À LA MORT
La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.
LA PREMIÈRE HYPOTHÈSE : LES ISOLATS RÉSISTANTS
Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile. Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore. Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ? Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.
LA SECONDE HYPOTHÈSE : LA « RECONQUISTA »
Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de « Reconquista » sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr. Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’«éternelle» qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’État (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.
LES RENÉGATS DE LA FRANCE
Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot « renégat », mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République. » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »
Jean Raspail, Le Figaro du 17 juin 2004
photo: Titanic
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"Après avoir suscité de fortes oppositions locales au départ, l'installation de certains migrants dans des zones rurales, décidée pour désengorger Calais, se passe mieux que prévu." source
"Confronté à un afflux de réfugiés, l’État français ouvre des centres d’accueil dédiés aux demandeurs d’asile dans des petites communes, comme celle de Loudun, dans la Vienne. Partis de pays en guerre, passés très souvent par la Jungle de Calais, ils y trouvent un répit de quelques mois." source
"Depuis la diffusion de la photo du corps sans vie d'un petit garçon syrien, les associations proposant aux particuliers d'héberger pour quelques temps des demandeurs d'asile et des réfugiés ont reçu beaucoup de demandes de renseignements et de propositions d'aide. " source
"Migrants : le Cardinal Vingt-Trois fustige ceux qui brandissent «l'épouvantail d'une invasion»" source
« Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme » source/ guy Sorman MJS @JeunesSocialist 3 sept. Accueil des réfugiés : pour tous les socialistes, c'est OUI !
"Les associations caritatives françaises veulent accueillir davantage de clandestins" source
"Il aura fallu 24 heures au premier ministre David Cameron pour tourner casaque et affirmer que son pays était prêt à «accueillir des milliers de réfugiés syriens supplémentaires», face à l'émoi suscité par les images d'un petit garçon noyé sur une plage." source
"L’ONU demande des quotas pour répartir 200.000 migrants en Europe" source
"La France n'accueille pas assez de migrants" : le cri d'alarme de Bernard Kouchner/ source
"Le Québec prêt à accueillir « des milliers de réfugiés » syriens" source
"Douste-Blazy / migrants : « il faut remonter aux wagons plombés pour voir pareille atrocité »" source
etc., etc., etc.,
21:27 | Lien permanent | Commentaires (6)
31/08/2015
casapound
"Alors que le déferlement migratoire continue dans une Italie de plusen plus exsangue économiquement, le préfet de la région de Rome et ses merdes de flicards n'ont pas d'autre priorité que d'investir "Area 19" afin de mettre un terme à l'occupation réalisée depuis plusieurs années par Casapound et ayant transformée cette ancienne station de métro totalement abandonnée de a banlieue de Rome en un lieu d'activités culturelles, politiques et sportives.
Aujourd'hui Il convient donc d'expulser des italiens qui squattent illégalement des bâtiments abandonnés par l'administration et y organisent, sans subsides ni subventions, diverses activités sociales, et parallèlement il faut réquisitionner des bâtiments publics pour y loger et y entretenir légalement, avec l'argent public, des immigrés clandestins. Bon courage à l'historien du futur qui se penchera sur cette époque de cinglés ethnomasochistes..."
Pour soutenir Casapound: http://www.casapounditalia.org/
via amoyquechault
21:53 | Lien permanent | Commentaires (10)
perfect day
Avant de me poser la question récurrente du "Que faire?", j'aurais du commencer par essayer de synthétiser l'état des lieux et ce qui risque d'advenir à court et moyen terme dans ce pays...certes l'anatomie du chaos ambiant que j'essaie de comprendre sur ce blog depuis 9 ans se veut comme une longue tentative de faire cet état des lieux mais peut être pas de façon suffisamment synthétique.
Par ou commencer?
Par le nombre. Vous avez tous vu cet extrait du Déclin de l'empire américain de Denis Arcand ou ce professeur universitaire dit simplement à ses étudiants que c'est le nombre qui fait l'histoire. Le nombre. Pas les bons sentiments, pas les lois, pas le marché, pas la géographie. Le nombre. Chaque individu, qu'il le veuille ou non, qu'il le sache ou non, véhicule avec lui une sorte de verticalité civilisationnelle qui fait qu'un européen de souche voit le monde d'un façon bien différente d'un asiatique ou d'un maghrébin. Ou d'un européen.
Les marxistes et les libéraux ont cette chose en commun qu'ils nient cette dimension verticale/ culturelle/ civilisationnelle pour ne voir en l'homme qu'un individu pourvu de droits naturels ou positifs et acteur économique sans autre structure de sens intime que le Droit et le Marché. Conception moderne évidemment absurde et occidentale (historiquement centrée géographiquement en Europe et datée à partir des Lumières et l'hégémonie de la pensée libérale) au regard de la longue durée historique et du simple paysage civilisationnel planétaire contemporain.
Le nombre c'est l'ethnique. Depuis les années 70 et le début du regroupement familial en France, l'essentiel de l'immigration dans ce pays est d'origine africaine, maghrébine et sub-saharienne. Par le jeu de cette immigration extra-européenne et des natalités comparées européenne et extra-européenne, il est fortement probable qu'à court-terme les immigrés extra-européens et leurs descendants constituent d'ici quelques générations seulement une forte minorité voire la majorité, pas seulement dans certaines villes ou agglomérations mais sur l'ensemble du territoire national.
L'ethnie ne résume pas l'identité civilisationnelle (et vice versa) mais force est de constater que la plupart de ces néo-français issus de communautés maghrébines ou sub-sahariennes, voire d'Europe centrale ou du proche-orient sont des musulmans (au sens large civilisationnel). En tant que tels, ils véhiculent une vision du monde, des valeurs civilisationnelles respectables mais aux antipodes des valeurs civilisationnelles des autochtones européens, chrétiens et surtout post-chrétiens, désormais. Ce gap culturel naturellement difficile à franchir pour des individus étrangers sincèrement désireux de devenir des européens est simplement impossible pour des communautés entières allogènes au moment même ou tous les outils d'assimilation ont été méthodiquement détruits (consciemment ou pas) et ou, surtout, le paradigme dominant parmi les décideurs nationaux et européens n'est même plus l'intégration (version dégradée de l'assimilation, vécue comme oppressive et discriminatoire envers l'Autre) mais le multiculturalisme ou la "société inclusive" dans laquelle toutes les cultures se valent et ou celle des autochtones européens n'a pas plus de valeur que celle d'étrangers venant de débarquer en Europe, voire moins.
Il va de soi que ces flux migratoires majeurs sur le court terme et les politiques d'intégration (ou de non-intégration) des migrants extra-européens sont la résultante de choix politiques et non une quelconque fatalité. D'ou les discussions sur ce blog depuis des années sur la notion d'ennemi premier (les décideurs, trés peu musulmans) et secondaire (populations allogènes, massivement musulmanes). Sans doute pourra -t-on s'entendre sur le fait que nous sommes confrontés à des fronts distincts et que les priorités peuvent être variables en fonction de sa vision des choses et de son environnement immédiat...
La transformation ethnique donc civilisationnelle de ce pays (et de l'Europe entière à de rares exceptions) sur une courte durée a déjà et aura des conséquences potentielles majeures et sans doute irréversibles. Chacun sait intuitivement et même sans avoir ouvert un livre d'histoire (c'est mieux quand même) que des peuples trop différents ne peuvent vivre sur le même territoire sans se combattre pour le contrôle du territoire, des ressources et des femmes:) L'avenir de ce pays comme de toutes les autres nations dont les décideurs ont fait le choix du multiculturalisme et de l'immigration de masse est donc naturellement l'éclatement ethnique, social, politique, géographique, la sécession violente et la guerre civile.
« L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre. » (Aristote, Politique, Livre V)
L'affaire récente du blocage pendant 12 heures de l'autoroute A1 par un camp de gitans et la soumission de l'Etat illustre par ailleurs et s'il en était besoin la déliquescence de l'Etat et de la puissance publique dont le renoncement à faire appliquer la Loi dans l’intérêt du plus grand nombre devant la violence communautaire est chaque jour et depuis des années plus manifeste et lourd de menaces:
"(...) Julien Freund: "Comme je l'ai souligné dans ma Sociologie du conflit, il y a deux conditions pour qu'une crise dégénère en conflit. D'abord que s'affirme une bipolarisation radicale ; enfin, que le tiers s'efface. Tant que le tiers subsiste et parvient à affirmer son autorité, il n'y a guère de risque que la crise ne débouche sur un affrontement. Dans la société, la crise est une occurrence banale tant qu'il y a inclusion du tiers ; le conflit n'intervient qu'avec son exclusion. C'est cette exclusion qui est polémogène. Dans la situation présente du pays, le tiers est constitué par l'Etat et les différentes institutions qu'il patronne, comme l'école par exemple dont nous avons parlé, or non seulement l'Etat est frappé par la déshérence du politique, ce qui signifie qu'il se déleste de sa fonction cardinale qui est de pourvoir à la sûreté de chacun, mais les institutions subissent une sorte de pourrissement qui les rend de plus en plus inaptes à manifester leur vocation spécifique... Une distance culturelle qu'on ne parvient pas à combler entre l'immigration musulmane et le milieu d'accueil avec un danger de surchauffe violente, et un tiers en voie de dissolution ; cela, voyez-vous, me fait craindre le pire pour les années à venir."
Résumons: des flux migratoires massifs, une puissance publique défaillante et en retrait systématique (dans la logique libérale du moindre état, l'"Etat veilleur de nuit") bien souvent hostile aux autochtones mais encourageant l'installation sur notre sol de populations allogènes inassimilables au mieux indifférentes aux européens de souche au pire et bien souvent sourdement hostiles et convaincues d'être démographiquement donc politiquement majoritaire sur le territoire à court terme, une situation économique et sociale dégradée avivant les antagonismes...
Qu'en est-il des "français de souche"?
"C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !" Conversation entre de Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie
Voici ce qu'était la France il y a 55 ans, deux générations...Colombey-les-deux-mosquées, nous y sommes. Il est probable qu’aujourd’hui cet homme serait traîne devant les tribunaux par les lobbies communautaires, les ligues de vertu et même l'Etat pour dire ce genre de banalité. Voici ce que nous étions il y a si peu de temps: "un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne".
Combien de mes contemporains se reconnaîtraient encore dans ces quelques phrases de De Gaulle? Une minorité sans doute. Deux générations de déculturation, de lavage de cerveau, de lâcheté, de renoncement individuel et collectif, de couardise générale, d'accommodements raisonnables consentis, de peur, ont fait de ces fds un peuple de bourgeois hédonistes dépolitisés incultes et amorphes, souvent conscients de la situation désastreuse de leur pays mais capables de toutes les bassesses pour le dernier I-phone ou quelques billets d'entrée à Disneyland.
On en est là. Une minorité de mes contemporains ne se résignent pas à ce qui vient mais ils sont une armée mexicaine sans relais politique dans une arène politique verrouillée qui leur est hostile et si, par miracle, le pouvoir tombait dans les mains de français patriotes décidés à sortir de la dormition et reprendre en main leur destin, ils comprendraient vite que leur meilleur ennemi est le fds lui-même...et qu'il devait se battre sur plusieurs fronts dont un front intérieur autochtone en plus d'un front allogène et d'un front politique national et supra-national européen...
"D'ailleurs, j'ai bluffé, mais la première armée, c'étaient des nègres et des Africains [soldats de l'Armée d'Afrique]. La division Leclerc a eu deux mille cinq cents engagés volontaires à Paris. En réalité, j'ai sauvé la face, mais la France ne suivait pas... Je ne serai pas au pouvoir... Qu'ils crèvent ! C'est le fond de mon âme que je vous livre : tout est perdu. La France est finie, j'aurai écrit la dernière page." Conversation entre de Gaulle et Pompidou le 11 juillet 1950 sur la 1re armée française de 1944–45
Le constat n'est pas neuf, De Gaulle, Céline, d'autres l'ont fait: il faudrait un sacré électrochoc pour que ça change. Il y a un espoir que le français ne soit pas complètement mort et que la situation sur le front migratoire et économique entraîne un réveil collectif à même d'infléchir le cours des choses.
Mais il y a de fortes probabilités, à mon sens, que ces tendances lourdes ne s'inversent pas, qu'il n'y ait pas de sursaut, que ce soit encore plus de chaos, d'ensauvagement, de barbarie (non gérée:)), d'anomie chez les céfrans et que notre horizon soit celui de la guerre civile, bref qu'il n'y ait pas de solution politique nationale ou continentale et qu'il faille envisager un avenir communautaire minoritaire sur notre propre territoire. Voir la logique fractionnaire d'un Michel Drac.: "Mon message général est simple : il n’y a rien à espérer à l’intérieur du système, donc s’il reste un espoir, c’est en dehors. Je suggère aux dissidents de s’organiser entre eux, pour incuber la matrice d’une contre-société libératrice."
"(...) C'est une personnalité des barreaux du Sud-Est, avocat depuis des décennies, il a consacré sa vie à la défense des plus défavorisés. D'une grande générosité, son engagement a parfois dépassé le strict cadre professionnel. Il me téléphone un soir de l'automne 2014, après une des émissions télévisées au cours desquelles j'évoquais l'imminence du risque de terrorisme intérieur, inéluctable conséquence des dérives liées au développement galopant d'un islam radical dans notre pays. Il souhait me raconter un incident effarant survenu à Lunel (qui n'avait pas encore acquis sa triste célébrité relative à sa contribution au djihad); alors qu'il venait de bousculer involontairement une femme en fin de grossesse à la sortie d'un commerce, celle-ci lui a éructé au visage derrière son voile et en lui montrant son ventre arrondi: "Dans vingt ans, tu t'agenouilleras devant lui!" T de Montbrial, Le sursaut ou le chaos, 2015.
"Autre anecdote racontée par un membre de la rédaction d'un grand quotidien national: le matin suivant l'une des deux victoires de l'Algérie pendant la coupe du monde 2014, il avait préparé un article relatif aux violences et aux exactions commises notamment à Paris et en proche banlieue après la rencontre. cet article était abondamment sourcé par ses nombreux contacts dans la police et au Parquet. Or sa rédaction lui a donné l'ordre de ne pas publier l'article en l'état, au prétexte que "l'AFP n'a pas décrit de telles scènes"! Après un vif échange de vues, l'article finit par être publié, mais significativement édulcoré: "Tu comprends, s'entendit dire ce jeune journaliste, il ne faut ni effrayer les gens ni faire le jeu de l'extrême droite." Ibid.
J'ai lu le livre de Montbrial, "Le sursaut ou la chaos", je crois qu'il est trop optimiste, il n'y aura pas de sursaut général, juste un glissement chaotique progressif et des frigos vides et rien d'autre.
"Il faut toujours dire ce que l'on voit. Surtout, il faut toujours, ce qui est le plus difficile, voir ce que l'on voit." Charles Péguy, Pensées.
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PS1 : "(...) Vous, vous allez sur le marché, vous choisissez 2 légumes, vous faites la queue et on vous sert. Moi non. On prend toutes les femmes voilées qui se présentent, ma mère s'est vue attendre plus de 20minutes pour ne pas être servie du tout, elle est partie, au final. Même chose pour une dame que je connais, 80 ans passés, pas de voile sur ses cheveux blancs, pas de service sur le marché.
J'ai 36 ans. Moi, qu'une femme revendique clairement son appartenance à l'Islam, très franchement, je m'en contre fiche. Par contre, que du fait que cette femme porte un voile on me méprise dangereusement parce que je n'en porte pas, je ne suis pas d'accord. Je croyais naïvement qu'en France, on était tous libre d'avoir ou non une religion. J'ai voulu m'adapter à mon quartier, j'ai mis des djellabas. Le voile, non, je suis chrétienne. un homme d'une trentaine d'années m'a hurlé dessus "ouai c'est pas parce que tu portes une djellaba qu'on va te prendre pour une soeur" , à quoi j'ai répondu "quand tu vois une magrehbine en tailleur, tu lui craches qu'on va pas la prendre pour une européenne?!" . J'ai fait quelque chose de mal ? J'ai mérité ça, en France, au 21e siècle ?
Du coup, vu que ça fait 12 ans que je ne vis pas tranquille, je vois, moi aussi, avec apréhension des milliers de femmes voilées qui m'agresseront sur le marché où je ne vais plus, et d'hommes tous près à me lancer des regards noirs quand l'Etat les logera dans ma ville-dortoire. Oui parce que bon, on ne les relogera pas dans Paris 16e, on les casera chez moi. Et donc, si vous vous engagez sur le fait qu'ils viennent vivre chez nous comme chez nous, et pas chez nous comme chez eux, et que donc, ils vivent leur religion en me laisse avec respect vivre la mienne, je suis bien d'accord, il faut les héberger, il faut les sauver. Je suis toute prète à leur coiffer moi-même les cheveux.
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PS2: et le travail de sape ordinaire de notre nomenklatura, as usual.
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