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02/08/2016

de la guerre

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"François Hollande a admis publiquement que des armes françaises étaient fournies aux «rebelles » syriens depuis 2012, en violation d’un embargo de l’Union européenne sur la Syrie. Les rapports des médias occidentaux ont également, occasionnellement et pudiquement, reconnu que les armes étrangères ont fini dans les mains de réseaux terroristes officiellement proscrits. La notion d’une distinction entre les modérés et les extrémistes est une mascarade cynique afin d’absoudre les gouvernements occidentaux de l’accusation légitime qu’ils sont les complices des terroristes.

La vidéo de la décapitation d’un garçon palestinien de dix ans, près de la ville d’Alep au nord de la Syrie, la semaine dernière, par des « rebelles » de la brigade Nour al-Din al-Zenki, soutenus par les États-Unis, est la preuve de cette mascarade. Le département d’État américain a reconnu son lien avec le groupe, en disant que le meurtre horrible du garçon entraînerait une « pause » dans la poursuite du soutien à la brigade." Sakerfrench

«La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad», annonce d’emblée Hillary Clinton dans le document, révélé par l’ONG de Julian Assange, WikiLeaks, sur son site internet. RT (oui, je sais..)

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Pierre Verluise : Comment définissez-vous la finance et la guerre financière ? Quelles sont les représentations fausses à ce propos ?

Jean-François Gayraud : Depuis les années 1980, la finance occupe une place centrale dans le fonctionnement des sociétés contemporaines. Sa position de surplomb par rapport aux échanges économiques et aux classes politiques font que cette matière ne peut plus être analysée simplement avec la focale de la « science économique », surtout orthodoxe. Derrière la technicité se dissimulent des enjeux politiques et des luttes de pouvoir majeurs. Le diagnostic demeure incomplet et biaisé tant que la perspective « économiste », positiviste et néoclassique, est privilégiée. Car ce qui se trame, au sens de la dramaturgie, relève de la Politique. Ainsi, fondamentalement, il n’y a jamais de crises financières, mais des choix politiques ayant des conséquences financières. Rechercher les seules explications techniques et ignorer les racines politiques, consiste à privilégier des causes immédiates et à s’aveugler sur les causes premières. Depuis la mise en œuvre des politiques de dérégulation, d’abord aux États-Unis puis en Europe, la finance est devenue un phénomène de pouvoir, avec de véritables puissances, en partie autonomes poursuivant des objectifs propres. La dérégulation a sorti le génie de la lampe : depuis, la haute finance s’est émancipée au détriment des États et des peuples. De là, le concept de guerre ne relève pas de la métaphore facile mais d’une claire prise en compte des véritables enjeux imposés par la domination inédite de la finance depuis les années 1980. Comprenons bien ce qui se joue : des puissances financières développent des formes d’hostilité en direction des États et des peuples ; telle est la signification exacte du concept de guerre. Il faut avoir une conception réductrice de la guerre, donc de l’hostilité, pour ne l’envisager que sous le seul angle des affrontements militaires. Ce serait oublier que l’hostilité a toujours revêtu dans l’histoire des formes diverses : certes militaire mais aussi politique, culturelle, économique ou finalement financière. Par ailleurs, cette hostilité est en partie criminelle quand on prend en compte deux dimensions. D’abord, les fraudes gigantesques, souvent systématiques et parfois à effet systémique, dont la finance se rend coupable. Ensuite les conséquences destructrices sur les populations de ses actions.

L’idéologie néolibérale est évidement rétive à toute analyse en termes d’hostilité puisque son projet tente de faire accroire que le « doux commerce » cher à Montesquieu (1689-1755) est le pacificateur ultime. Les libéraux veulent imposer l’idée que la concurrence, et non l’hostilité, est la solution ultime. Ainsi que le montrent Julien Freund et auparavant Carl Schmitt, la doxa libérale tente de dépolitiser les rapports sociaux et internationaux afin de conférer au dieu Marché la fonction d’arbitre suprême. Ce point acquis, la question de l’hostilité conduit ensuite vers le véritable questionnement, sous-jacent : qui est l’ennemi ? Car les vraies guerres – et non ces guerres métaphysiques telles « la guerre à la drogue, à la pauvreté ou au terrorisme », toutes celles déclenchées à partir d’une idée vague –, impliquent des ennemis réels, donc situés géographiquement et historiquement. La désignation de l’ennemi relève d’un choix politique permettant de discerner ce qui est dangereux voire mortel. Ce nominalisme n’est pas neutre, bien au contraire : c’est fondamentalement un acte de souveraineté. E et R

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"On voit qu’Erdogan en ce moment se rapproche de Poutine, se rendant compte sans doute que sa soumission à l’empire otanesque risque de lui valoir les mêmes désillusions et la même fin que Saddam Hussein. On voit aussi que Trump émerge aux États-Unis, alors qu’il n’était pas le candidat républicain souhaité, car c’est un isolationniste dans la tradition de Lindbergh. Gageons d’ailleurs qu’il sera bientôt traité d’antisémite comme le fut le célèbre aviateur américain. On vit également le rebond de la crise financière et bancaire de 2008 dont on n’est jamais sorti, un effondrement du système monétaire et financier piloté et causé par Wall Street.

Face à cela, mon analyse a toujours été la même : l’oligarchie mondialiste a tout intérêt à ethniciser une crise économique et sociale, à s’appuyer sur des phénomènes qui existent certes : des civilisations qui ont été longtemps en concurrence voire en conflit par le passé, mais dont l’affrontement actuel n’est en rien une fatalité quand on regarde l’histoire. L’histoire de la décolonisation notamment procédait plutôt d’un processus laïc, voire marxisant : panarabisme, nationalisme arabe... Il n’était pas fatal que l’islam radical émerge, pas plus que le Hamas ne prenne le dessus sur l’OLP. C’était même contre le sens de l’histoire si la volonté impériale américano-sioniste ne s’en était pas mêlé après l’effondrement de l’URSS et la disparition de l’utile ennemi communiste. Tout ça est artificiel, instrumentalisé, voulu. Mais face à cette volonté oligarchique impériale et ses moyens, il va être très difficile d’éviter le piège. Le piège de la guerre totale : civile et mondiale.

Par les media, tout est fait en effet pour attiser les haines et les antagonismes entre communautés : quand on montre les poupées des petits enfants morts sur la Promenade des Anglais avec tout un pathos compassionnel, sans aucune analyse de fond, le Français de base, qui subit déjà 30 ans de régression économique, auquel on a imposé une immigration dont il ne voulait pas et qui ne lui a rien apporté, hormis une perte de repères culturels, le dumping social et de la délinquance (il suffit de voir de quoi sont remplies les prisons), le Français, dis-je, arrive au bout de son acceptation de l’antiracisme et du politiquement correct. Et quand on lui parle aujourd’hui d’islam radical, il ne pense pas aux manipulations impériales de Daech, maintes fois démontrées depuis Al Qaida, mais aux jeunes des banlieues issus du Maghreb – dont l’islam n’est pas plus une pratique que le catholicisme chez nous – et sa colère légitime lui fait oublier le travailleur immigré prolétaire, le bon père de famille pieux élevé dans la droite des valeurs avec qui nous pourrions être en convergence, pour ne plus souhaiter que casser du bougnoule comme à Gaza.

Or, le Système et ceux qui le contrôlent en France ont totalement fabriqué ces voyous de banlieue par l’idéologie libérale-libertaire et l’antiracisme institutionnel. Leur modèle identitaire, c’est le ghetto américain. On a incité ces jeunes paumés à partir se battre en Syrie, on les a formés à la violence guerrière, on les a armés. Tout cela est vérifiable. On a même fait en sorte de les faire revenir alors qu’on aurait pu laisser l’armée d’Assad se charger de nous en débarrasser. Ce qui nous arrive était donc plus que prévisible, je dirais même que c’était prévu. Et il est temps d’avoir le courage de le dire : il y a des gens qui ont intérêt à ce chaos en France, et ces gens ne sont ni le peuple de souche ni les musulmans du quotidien. Un chaos qui n’est non plus ni dans l’intérêt des minorités chrétiennes d’Orient, ni dans celui des pays arabo-musulmans aujourd’hui à feu et à sang. Qui a intérêt à cela ? L’oligarchie financière qui cache une crise économique derrière la violence ethnique, afin de détourner la colère populaire et Israël dont le projet est le Grand Israël, ces deux acteurs étant d’ailleurs très imbriqués." Alain Soral

Commentaires

Les Israéliens ont une peur panique, avec raison, de l'enlèvement de leurs soldats.
Il se trouve cependant que l'armée israélienne envoie des commandos en territoire syrien, avec les risques que l'on peut imaginer, pour y sauver des combattants islamistes et les ramener en Israël, pour les y soigner.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3315347/Watch-heart-pounding-moment-Israeli-commandos-save-Islamic-militants-Syrian-warzone-risking-lives-sworn-enemies.html

Je ne sais pas pour vous, mais moi cela me fait réfléchir...

Écrit par : UnOurs | 01/08/2016

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armer et instrumentaliser (voire soigner donc) des sunnites à détruire un axe chiite. ça rejoint la diplomatie selon HC. et c'est bon pour l'AIPAC

Écrit par : hoplite | 01/08/2016

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Pendant la guerre du Liban, (1976...) les prisonniers Kataëb (phalangistes chrétiens) étaient découpés à la scie égoïne par les chers palestiniens "islamo-progressistes" ... 40 ans après qui s' en souvient ?

Écrit par : EQUALIZER | 02/08/2016

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"Je ne sais pas pour vous, mais moi cela me fait réfléchir..."

En quoi cela devrait te faire réfléchir alors que tu piétines des pieds pour virer les allogènes sans prendre, ou en refusant de prendre en compte, la troisième partie agissante?

Tu commenceras à lever le petit doigt contre le moindre crépu, et Israel sera en appuie pour te niquer la gueule.

Si l'on admet pas cela, nous sommes foutus.

Écrit par : Three piglets | 07/08/2016

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Il est bien ton lien Hoplite.
C'est le capital confiance, c'est à dire le capital social créé , soit par le lien ethnique, soit par l'expérience vécue, qui permet de mettre la main sur le capital financier.

Écrit par : Three piglets | 07/08/2016

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"Tu commenceras à lever le petit doigt contre le moindre crépu, et Israel sera en appuie pour te niquer la gueule."

Ca a un peu changé avec le discours de Finkielkraut et Goldnadel.

"nous sommes tous catholiques".

Il va y avoir une zone trouble.

Écrit par : JÖ | 07/08/2016

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"Ca a un peu changé avec le discours de Finkielkraut et Goldnadel."

C'est juste un phénomène lié à une étape supplémentaire de la domination.

Un exemple tout bête: Comment une ONG israelienne peut elle venir en aide aux cafards qui violent nos frontiéres alors que, dans le même temps, ils gardent jalousement le caractére ethnique de ce pays?

Écrit par : Three piglets | 07/08/2016

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"Un exemple tout bête: Comment une ONG israelienne peut elle venir en aide aux cafards qui violent nos frontiéres alors que, dans le même temps, ils gardent jalousement le caractére ethnique de ce pays?"

double standard as usual. mais comme ils sont maîtres du jeu..

Écrit par : hoplite | 07/08/2016

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Il n'y a rien à espérer de ce côté de l'humanité.

Écrit par : Three piglets | 07/08/2016

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Oui mais ca fini par se voir, la preuve vous le voyez.

L'etape de la domination par le chaos donc.
Jusqu'ou se controle le chaos ?

Écrit par : JÖ | 07/08/2016

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"Jusqu'ou se controle le chaos ?"

malheureusement, je pense qu'il s'alimente mais ne se contrôle que peu ou pas..

Écrit par : hoplite | 08/08/2016

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Ca veut donc dire qu'il ne beneficiera pas obligatoirement a ses promoteurs.

C'est ce qu'il faut se dire, je pense.

Écrit par : JÖ | 08/08/2016

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