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26/11/2011

multikultiland

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"Nous avons perdu la ville", dit la police d'Oslo

Sturla Nøstvik, 36 ans, ne se doutait pas qu'un danger le guettait quand il a été frappé au front avec le canon d’un pistolet. Ce coup a été le début des cinquante minutes d’enfer qu'il a vécues en tant qu'otage d'un groupe de voleurs. La nuit à Oslo, les femmes sont violées et les hommes sont volés plus fréquemment que jamais.
Dans les dix dernières années, plus de 4.000 personnes ont été victimes de vol dans le centre ville et le secteur de la station de police de Grønland [un ghetto d’immigrés]. La plupart des victimes sont des jeunes hommes. Sturla Nøstvik est la 351e victime de l’année à  Grønland ; durant la même période, une cinquantaine de viols ont été signalés à Oslo. Les voleurs jouent sur ​​la peur, la violence et de graves menaces afin de marquer les victimes. Le surintendant de police de Grønland, Inge Sundeng, les décrit comme «les victimes plus ou moins oubliées».
La police a rendu visite à Sturla Nøstvik aux urgences après le vol. Ils lui ont dit qu’une bande de voleurs avait commis de nombreux vols semblables à Grünerløkka et dans les environs au cours des trois dernières semaines. Ils ont ajouté que tout le monde devrait avoir le droit de se sentir en sécurité, mais qu’ils n’avaient aucun moyen de mettre fin aux vols. «Nous avons perdu la ville», ont-ils déclaré.
Source :  Aftenposten (norvégien) via Gates of Vienna (anglais). Extraits traduits par Poste de veille

Cet article du journal Aftenposten porte sur l'incroyable niveau de violence qui règne à Grønland, un quartier d'Oslo qui ressemble à un mélange de Karachi, de Bassora et de Mogadiscio. Les gens vendent ouvertement de la drogue juste à côté de la station de métro. Ce n'est plus la Norvège, ni l'Europe. En 2010, l'Aftenposten rapportait qu'il y a des patrouilles de la charia dans ce quartier et que les couples gays sont agressés et chassés. Fatima Tetaouni, une immigrante, affirmait que «Grønland est plus islamisé que le Maroc.» L'Aftenposten est le plus important quotidien de la région d'Oslo. Il est généralement favorable à l'islam et au multiculturalisme.

Finalement, il n'ya plus que quelques élites culturelles et politiques occidentales à croire en cette utopie multiculturelle absurde et à stigmatiser le "populisme" européen à petite moustache. J'entendais ce matin sur radio-france (église profane multikulti) l'inénarable pascale Clark disserter sur la montée des populismes (bien à l'abri dans son studio sécurisé et son loft de happyfew festive) et sur la possible "conversion" du pitre Sarkosy au mariage homosexuel ou à l'homoparentalité, enjeux planétaires s'il en est. Je crois qu'en dehors des nervis roses d'Act Up, tout le monde s'en tape de ces pseudo-problématiques progressistes, personne n'en a rien à foutre de l'homoparentalité hormis quelques-uns directement concernés (et que je peux comprendre mais qui ne représentent rien mais sont omniprésents dans le débat). Clark, comme la plupart de ses coreligionnaires (Progrès, Diversité, Tolérance à sens unique, ethno-masochisme, etc.) est remarquable par son autisme absolu et sa faculté de disserter sans fin sur des problématiques ineptes et sur la supposée montée des fascismes en Europe alors même qu'elle vit la fin d'un monde, le sien, la dislocation du consensus civilisationnel dont elle est issue (petite fille occidentale blanche, juive et athée croyant qu'en ne se désignant point d'ennemis, on n'en a pas). Remarquable également par son entrain à saper, jours aprés jours, les conditions de la paix civile et même de sa propre survie (cf le sort des minorités juives en terre d'islam). Lâcheté pour les uns, aveuglement pour les autres.

Et tout ça en affectant dene pas voir que les millions d'européens (qui ne croient plus une seconde au discours et à l'imaginaire progressiste et multiculturel élaborés dans les madrassas du "vivre-ensemble") qui votent désormais "populiste" ne sont nullement d'"extrême droite", "dangereux" ou "fascistes" mais simplement des hommes et des femmes informés (c'est-à-dire sans oeillères et sans trop de barrières mentales), conscients et inquiets du monde tel qu'il va (plutôt tel qu'il ne va pas). Ces quartiers d'Oslo, de Bruxelles, de Paris, de Londres ou d'ailleurs sont pourtant remarquables en tant que prémisses des futures sociétés multiculturelles (et des guerres civiles inter-ethniques à venir) qui s'érigent partout en Europe contre la volonté des peuples européens et en rupture avec l'histoire de ce continent.

La botte souveraine de la réalité est notre amie (pour dessiller les yeux des abrutis):

- Béziers : les habitants parlent de milice privée

- Danemark : tensions entre musulmans somaliens et Danois de souche après le viol d’une enfant de 10 ans

- Toulouse : Homme abattu, des extraits du coran diffusés dans la rue pour calmer les esprits

- “Vous les Français n’en avez plus pour longtemps ! Le pouvoir va bientôt appartenir aux musulmans!”

24/11/2011

nothing

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podcast

22/11/2011

début d'explication

philippe muray

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’irrésistible envie moderne de retrouver l’état indifférencié d’avant la « Chute » biblique entraîne, pour commencer, le désir de liquider le fond culturel juif de l’Occident, qui interdisait jusque là, par principe, toute velléité de retour à cet état indifférencié. D’une façon générale, et même si elle ne se l’avoue pas, toute notre époque avec ses idéaux harmoniques, incestueux et androgyniques, est en guerre contre ce qui avait donné si longtemps son sens à l’Histoire, et jamais l’origine de ce sens n’avait pu être trouvée ailleurs que dans les grands épisodes de la Genèse ou de l’Exode, ainsi que dans la litanie des interdits du Lévitique. Les meurtres abondent, en effet, dans la Bible, et aussi les sacrifices, les expulsions, les châtiments. Ils composent cet univers concret en proie au Mal qui a été la réalité adulte de l’humanité tans qu’elle ne s’est pas mis en tête d’instaurer le Bien unilatéral sur la terre, mais contre lequel se rebelle l’orthodoxie contemporaine, qui en a fini avec la dialectique du Bien et du Mal, qui ne veut plus rien savoir des séparations cruelles et structurantes ouvrant au monde adulte et qui ne se connaît plus de vérité que dans le glissement vers un nouvel onirisme puéril, virtuel et téléchargé.

Déluge, malédictions, commandements, culpabilité, menaces et vengeances de Yahvé sonnent désagréablement aux oreilles des bons apôtres du temps présent, lesquels ne veulent plus entendre parler que de justes causes. La fin de l’âge des conflits et des contradictions s’accompagne d’une prise de pouvoir du principe de plaisir,  et celui-ci ouvre le règne d’une nouvelle indifférenciation dans laquelle le sous culte communautariste des « différences » n’est là que pour empêcher l’expression des véritables et anciennes différences. Il est possible de dire nettement que la Bible n’a cessé de lutter contre cette tyrannie du Même dans laquelle nous entrons, et que la longue période où cette tyrannie fut tenue en respect porte le nom de civilisation. Il n’est nul besoin d’être croyant  pour discerner dans les proscriptions apparemment bizarres du Lévitique, qu’elles soient alimentaires ou autres, l’horreur de toute indifférenciation et, par la bouche de l’Eternel, la volonté d’en proscrire la réapparition. « Tu ne feras pas cuire le chevreau dans le lait de sa mère », « Tu ne portera spas sur toi de vêtements composés de lin et de laine », « Tu ne découvriras point la nudité de ton père ni la nudité de ta mère », « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme », « La femme ne s’approchera point d’une bête pour se prostituer à elle, c’est une confusion », « Si un homme prend pour femmes la mère et la fille, c’est un crime : on les brûlera au feu, lui et elles ».

De fait, la Bible ne prône nulle part l’épanouissement du vivant, le body-building, la relaxation, les loisirs, le télé-travail, l’internet citoyen, lé réduction du temps de travail, les trente-cinq heures, les trente-deux heures, les vingt-sept heures,  les dix-huit heures, les deux heures, la disparition des heures, les vides greniers, les pique-niques citoyens, la gymnaquatique, les randonnées en tenues fluo,  les félicités électroniques, la movida hilare et les Gay-prides.

On n’y trouve aucune contribution à l’accroissement des droits des malades, du droit au logement et de celui des handicapés, des sans fenêtres, des sans portes ou des sans-papiers. L’épisode de Babel est une insulte à notre idéal de culture interculturelle et trans-frontalière. La différence des sexes marquée à jamais dans la Genèse, comme condition de possibilité de toute humanité (avec l’énoncé des maux différents, ou plutôt différenciés avec une extrême précision, que Dieu promet à l’homme et à la femme après l’épisode du péché : multiplication des peines de grossesse pour elle, souffrance du travail quotidien pour lui et retour à la terre  par la mort), justifie la haine de tous les transgenristes, de tous les partisans du « l’un et l’autre » ou du « ni l’un ni l’autre », de tous les déligitimeurs de l’ »ordre symbolique » et de tous les apologistes du « contre-pouvoir féminin » menacé par le front réactionnaire de l’Internationale machiste.

(…) En tous ces domaines et bien d’autres, la Bible n’a cessé de se rendre antipathique, elle n’est pas du tout glamrock. Elel ne cultive pas le maximum respect. Les démocraties terminales d’Occident, dans leur frénésie de chasser tout ce qui a pu être différent, à un degré ou à un autre, de ce qu’elles considèrent maintenant comme le devenir enviable de l’humanité, ne peuvent donc qu’être conduites à mettre en accusation ces « passages sanglants » et « contraires aux droits de l’homme ». La nouvelle existence sans contradictions que le turbo-droitdelhommisme, dans sa course en avant calquée sur celle du turbo-capitalisme, entreprend d’imposer partout, ne peut que se heurter à l’Ecriture qui est la Contradiction de toutes les contradictions. La part d’ombre, le flou, le louche, le tortueux, l’ambivalent, la négativité, caractéristiques il n’ya pas encore si longtemps de ce qu’il y avait de plus humain et de plus libre dans la condition humaine, ne sont plus que des crimes ou des infirmités. »

Philippe Muray, Parc d’abstractions, 2000.

21/11/2011

shoah picnic

 

Dans la mise en scène, le "Crucifié" (une femme qui à l'occasion porte un casque de moto blanc avec le dessin d'une couronne d'épines en noir) a une liasse de billets dans la plaie de son côté. Jésus est appelé "el puto diablo", le tout servi par un langage et des images obscènes et lascives. L' "oeuvre" se joue sur une scène jonchée de hamburgers - allusion à la multiplication des pains - où l'un des personnages broie de la viande en direct dans un hachoir de boucherie. Un acteur sur le devant de la scène ingurgite des hamburgers (censés représenter l'Eucharistie) avant de les régurgiter et de les  vomir en direct. Un personnage recouvre un autre de peinture rouge, l'enveloppe dans un drap, puis déploie ce dernier qui porte l'impression du corps, pour se moquer du linceul de Turin. Les acteurs paraissent fréquemment - et frontalement - nus; avec de gros plans sur leur sexe projetés sur un écran géant sur scène. Un acteur se fabrique des cornes avec des poils pubiens, avant de chevaucher une femme à genoux. Une femme simule une masturbation avec le pied d'un autre acteur. On "crucifie" une femme avec de faux stigmates et une couronne d'épines sur son casque...ad lib.

La pièce "Golgota Picnic" de l'Argentin Rodrigo Garcia, jugée "blasphématoire" par des associations de catholiques intégristes, est "légitime même si elle choque beaucoup", mais la contestation est "également légitime", a déclaré sur LCI le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Mercredi les partisans toulousains de "la liberté d'expression" avaient pris les devants à l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme, et d'organisations de gauche et d'extrême gauche (Parti de gauche, CGT, NPA, PCF, Europe-Ecologie, Attac). Rassemblés derrière une banderole "Non aux intégristes, liberté d'expression!", ils se sont installés toute la soirée à une cinquantaine de mètres du théâtre. "Nous soutenons le théâtre victime d'une campagne d'insultes et d'intimidation de Civitas qui essaie d'empêcher la représentation", a déclaré à un journaliste de l'AFP le président de la section de Toulouse de la LDH, Pascal Nakache. Peu avant le début du spectacle, le directeur du théâtre, Jacques Ohayon, se déclarait "très attristé devant une telle réalité, déplorable et injustifiée".

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On imagine très bien que les réactions seraient les mêmes (c'est-à-dire aussi empreintes d'ouverture d'esprit et de tolérance magnanime) si quelque autre religion de notre temps était bousculée avec la même rudesse.

Avec si peu d’imagination je peux entrevoir le succès que remporterait Tréblinka picnic (mettant en scène des déportés juifs marchant sur des petits pains ou célébrant quelque bacchanale festive) ou Gorée Grouik grouik (une pyramide de géants MOUSSA en pastiche de GO du clubmed accueillant les nouveaux venus -chaînes aux pieds-  avec des colliers de fleurs au cou et des guitares de merde) et le devoir que se ferait les pitres ci-dessus et autres innombrables ligues bien-pensantes qui nous veulent du bien de combattre les fondamentalistes talmudiques ou CRANoïdes qui ne manqueraient pas de surgir pour tenter d'étouffer la libre-pensée…La réaction ne passerait pas! on jetterait les rabbins et autres shoahmaniaques en cellule de dégrisement! on briserait les lunettes (non correctives) du pitre Thuram! (phare moderne de la négritude) on verrait Wolton s’immoler (symboliquement) sur l’autel de la liberté d’expression ou Delanoé déployer une affiche géante (NON A L'INTEGRISME TALMUDIQUE! ou PARIS-PLAGE CONTRE LA TYRANNIE CORANIQUE!) sur le fronton de l'hotel de ville! etc.

Ha, Ha, mais non, z'auraient trop peur ces minables tapins.

Qu’on me comprenne bien, je n’ai pas rejoint l’AGRIF ou CARITAS, je rigole simplement de la tartuferie stratosphérique de ces enculés, donneurs de leçons et consciences morales universelles à géométrie variable et de leur veulerie sans limites. Hoplite est agnostique mais sait ce qu’il doit à 1500 ans de christianisme, notamment en termes de sortie du religieux. Il sait aussi que notre histoire (celle des européens) ne commence ni en 1789 ni en 337.

J’ai coutume (ou la faiblesse) de penser et d’écrire, que la modernité occidentale (redondance) se caractérise par l’avènement de l’autonomie et l’auto-institution des sociétés sorties de l’hétéronomie religieuse/traditionnelle (la détermination par l’avenir remplace la détermination par le passé) et que le triptyque contemporain/progressiste de nos « démocraties libérales » (l’individu, ses droits et le marché) ont remplacé les religions (païennes et chrétiennes) en Europe.

Il n’en est rien ou plutôt, ça n'est qu'une apparence. Ces dernières ont été remplacées par d'autres, séculières,  celle des Droits de l’homme (que l’on peut lier au triptyque libéral) et celle de la Shoah. Ce genre de non –événement spectaculaire est simplement symptomatique de la disparition de la religion catholique du paysage normatif (croyances, valeurs et comportements) européen au profit d’autre chose. Instituant également d'autres normes. Une architecture de sens chasse l’autre. Orthodoxie et orthopraxie ont changé de références. Rien de neuf.

Sauf que vis-à-vis de la religion chrétienne et depuis le XIXième siècle, la puissance publique se devait de rester "neutre" en ce domaine, c’est-à-dire qu’elle n’avait pas à proposer un modèle particulier de "vie bonne" (Aristote), un modèle particulier de bien, mais plutôt à respecter ou à garantir le pluralisme des convictions et des valeurs dont la société civile est le lieu.

Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui ou l’Etat, la puissance publique, ne manque pas une occasion de reprendre à son compte, en terme de valeurs normatives, ces deux religions profanes de substitution, à coups de "devoirs de mémoire", de "célébration citoyenne", d'"actualisation des programmes scoalires" et autres commémorations à jet continu de la traite triangulaire ou de l’extermination des juifs d’Europe lors de la seconde guerre mondiale. Ni de poursuivre les hérétiques qui font remarquer, par exemple, que ces fameux « droits de l’homme » sont assez franchement occidentalo-centrés (comme l’illustre cette déclaration des droits de l’homme islamique) et sans doute si peu universels, que d’autres traites esclavagistes plus anciennes et plus dures que la traite triangulaire existèrent bien avant et que l’hypermnésie de la Shoah (Alain Besançon) devient fatigante, même pour les lecteurs de Primo Levi ou d'Hanna Arendt.

En passant.

NB: reste que Sonia pose une bonne question: pourquoi seul le catholicisme -et seulement lui- cristallise-t-il autant de haine sur lui?