18.09.2009
un âge d'or?
L’Islam original est arabe car né en Arabie après la révélation faite au prophète Mahomet, simple bédouin chassé de la Mecque par ses pairs pour la ville de Yathrib- qui deviendra Médine. Ce premier islam, arabe par les hommes et la langue, va déferler sur toute la péninsule arabique puis l’ensemble du pourtour méditerranéen -non arabe- en moins d’un siècle, et jusqu’en Asie centrale, sur les bords de l’Indus qu’Alexandre avait atteint également.
Or bon nombre d’auteurs prompts à célébrer le miracle arabe, l’âge d’or islamique font la confusion -volontaire ou non- entre la langue, arabe qui s’est imposée à tous les peuples colonisés, et la civilisation arabo-musulmane : or la très grande majorité des auteurs musulmans qui ont fait cet « age d’or » par leurs écrits, leurs recherches, leurs traductions, n’étaient pas arabes, mais persans ou byzantins, chrétiens ou juifs…
Le mythe de la civilisation arabo-musulmane consiste à croire que ce sont les Arabes qui ont inventé les sciences et que c’est grâce à l’Islam qu’une brillante civilisation a pu voir le jour. Or ce mythe ne résiste pas à la réalité.
Depuis la sortie des Arabes hors de l’Arabie, apparaît en effet une civilisation flamboyante…mais qui flamboie de ses composantes étrangères : byzantine d’abord, puis persane. L’âge d’or de l’islam, c’est Byzance, dans un premier temps, et l’or de la Perse ensuite. L’islam civilisation désigne en réalité l’ensemble des emprunts faits aux convertis étrangers, voire aux dhimmis, c’est-à-dire aux juifs et aux chrétiens refusant la conversion à l’islam et "protégés"/ rançonnés par les musulmans. La grande habileté des califes, Omeyyades, Abbassides et Sassanides puis enfin des thuriféraires de cet âge d’or de l’Islam –notamment en Occident, fut d’avoir attribué ces emprunts à l’islam.
Mais si l’on a la curiosité de s’enquérir de l’origine des savants à qui l’on doit cette civilisation, on constate que la plupart d’entre eux ne sont pas arabes ni même musulmans, même s’ils écrivent en arabe…Tous les lettrés de l’empire arabo-musulman écrivent alors en effet en arabe, quelle que soit leur confession et leur origine.
En fait cet humanisme arabe, cet âge d’or arabo-musulman n’a rien à voir avec l’ethnie concentrée dans la péninsule Arabique, pas plus d’ailleurs qu’avec le strict message de l’islam. Le mot arabe se réfère uniquement à la langue. Pour être honnête, il aurait fallu parler d’« humanisme en langue arabe », pour ne pas engendrer d’équivoque.
Durant cette brillante parenthèse, du IVème au Xème siècle, de Bagdad à Cordoue, en passant par Ispahan, Damas, le Caire et Fès, tous les intellectuels, les écrivains, les hommes de science utilisent la langue arabe pour parler de savoirs qui sont considérés comme étrangers, intrus, comme la philosophie Grecque, la médecine. Tout savoir écrit est d’expression arabe, qu’il émane de chrétiens, de juifs ou de musulmans.
Avicenne, effigie, à son corps défendant de cet âge d’or arabe mythique, en arabe Ibn Sinâ, né prés de Boukhara, serait aujourd’hui Ouzbek. Il fut toute sa vie persécuté par le pouvoir Turc sunnite car c’était un chiite, et traité en hérétique dans le monde musulman. C’est parce que ses œuvres furent traduites en latin à Tolède au XIIème siècle que l’Occident chrétien connut celui qui fut appelé Avicenna en français. La traduction latine des œuvres d’Avicenne a exercé une influence sur la pensée médiévale de l’Occident qui découvrait Aristote à travers les commentaires Avicenniens. Mais sans l’Occident, Avicenne serait resté un hérétique musulman sans gloire posthume, car considéré comme un « diable » par les juristes traditionnels de l’islam…
Parmi ces sciences dont la création est attribuée par beaucoup à l’islam, les mathématiques sont emblématiques. Elles furent en fait héritées de traditions antiques, principalement grecques et indiennes. « Au départ la branche des mathématiques, constituée par l’arithmétique, la science du calcul ou ‘ilm al hisab, fut tirée des textes grecs qui avaient été conservés par des chrétiens nestoriens irakiens ; Puis cela fut transformé considérablement par l’adoption de méthode de calcul et de notation numérique indiennes- y compris l’usage du zéro et de la numération décimale de position- qui furent combinées à des habitudes d’origine babyloniennes. » (1) La géométrie, autre branche des mathématiques se fonda sur la traduction, dés le IXème siècle, d’ouvrages grecs parmi lesquels les Eléments d’Euclide. Le terme arabe al-jabr pour désigner l’algèbre laisse croire que les arabes auraient inventé l’algèbre alors que les procédés algébriques proviennent de sources plus anciennes babyloniennes et d’ouvrages grecs, hébreux et indiens. L’algèbre atteint son apogée grâce aux travaux réalisés en Iran, entre la fin du XIème et le début du XIIème siècle, par le fameux Omar Khayyam.
La médecine est également une science largement héritée de l’antiquité, pratiquée par des savants non musulmans ou récemment convertis, la plupart du temps extérieurs à la société islamique traditionnelle. Sachant que la plupart des écrits de grecs furent traduits en arabe par des chrétiens orientaux, syriaques en particulier (le syriaque constituant la langue intermédiaire par excellence entre le grec et l’arabe). C’est grâce aux traductions d’Hippocrate et Gallien que les médecins en terre d’islam purent devenir les dignes successeurs des grecs. Et à cet héritage hellénique il faut ajouter l’héritage de l’Inde et de la Perse.
De façon générale, beaucoup d’intellectuels musulmans rédigèrent leurs œuvres en arabe mais ils n’étaient pas arabes, mais perses ou byzantins…Dans leurs écrits, on retrouve les idées de Platon, d’Aristote, de Gallien, de Porphyre, mais aussi la sagesse iranienne ancienne, la sagesse de l’inde, l’éthique arabe d’avant l’islam.
C’est effectivement l’émergence d’une civilisation prestigieuse -par ses avancées propres, son génie propre mais aussi par sa capacité à transmettre une partie de l’héritage culturel antique- mais qui a peu à voir avec les arabes et rien à voir avec l’islam ! Parce qu’elle est le fait, pour l’essentiel, de non arabes, qui étaient devenus la majorité au sein de l'empire arabo-musulman. L’ennui , c’est que cette civilisation brillante, née à l’ombre de l’islam mais d’origine étrangère comme on vient de le voir, fut toujours en concurrence avec l’islam religion, l’islam arabe des origines, car elle n’avait rien de musulman ni d’arabe.
« Par un curieux acharnement à travestir le vrai, nos livres pour l’enseignement, des petites classes au lycées, s’appliquent à faire croire que les auteurs de l’antiquité ont tous sombré dans un noir oubli dés la chute de Rome et ne furent à nouveau connus en Occident que par les Arabes qui, eux, prenaient soin de les traduire. Ce n’est qu’au temps de la Renaissance, au réveil d’un sommeil de plus de mille années, que les humanistes, en Italie puis en France puis en Angleterre auraient pris le relais et étudié les textes grecs et romains. Vérité sans appel que toute sorte de romanciers, de polygraphes et de journalistes pour revues d’histoire ou de culture acceptent encore sans chercher à y voir d’un peu plus prés. Pourtant, tout est à revoir. On nous dit : « Sans les arabes, vous n’auriez pas connu Aristote!» C’est inexact, archi faux. Les leçons et les principaux ouvrages des savants, philosophes, poètes, dramaturges de l’Antiquité ne furent jamais, à aucun moment, ignorés des lettrés en Occident. Parler d’ « arabes » n’est pas seulement une facilité de langage mais une grave impropriété qui cache sans doute une mauvaise action, à savoir la volonté de taire la véritable identité des auteurs musulmans les plus féconds et les mieux connus, ceux qui ont le plus écrit en toutes sortes de domaines. C’étaient pour la plupart des Syriens, des Egyptiens ou des Espagnols qui, soumis par la conquête, avaient adopté la langue et l’écriture des maîtres. Les Perses, eux, avaient gardé leur langue.
En tout état de cause, les clercs d’Occident n’ont pas attendu les musulmans. Aristote était connu et étudié à Ravenne au temps du roi des Goths Théodoric et du philosophe Boèce, dans les années 510-520, soit plus d’un siècle avant l’Hégire. Cet enseignement, celui de la logique notamment, n’a jamais cessé dans les écoles cathédrales puis dans les toutes premières universités et l’on se servait alors de traductions latines des textes grecs d’origine que les érudits, les philosophes et les hommes d’Eglise de Constantinople avaient pieusement gardés et largement diffusés. Les traductions du grec en langue arabe et de l’arabe en latin, que l’on attribue généralement à Avicenne, Averroès et à Avicébron, sont apparues relativement tard, pas avant les années 1200, alors que tous les enseignement étaient déjà en place en Occident et que cela faisait plus d’un siècle que la logique, directement inspirée d’Aristote, était reconnue comme l’un des sept arts libéraux du cursus universitaire. (…) Ces traducteurs auxquels nous devrions tant, n’étaient certainement pas des Arabes et, pour la plupart, pas même des musulmans. Les conquérants d’après l’hégire ne portèrent que peu d’intérêt à la philosophie des grecs de l’antiquité dont les populations soumises, en Mésopotamie, en Syrie ou en Chaldée, gardaient pieusement les textes et les enseignements. (…) Pendant plusieurs centaines d’années, les grands centres intellectuels de l’Orient, Ninive, Damas et Edesse, sont restés ceux d’avant la conquête musulmane. La transmission du savoir y était assurée de génération en génération et les nouveaux maîtres n’y pouvaient apporter quoi que ce soit de leur propre. En Espagne, la ville de Tolède et plusieurs autres cités épiscopales ainsi que les grands monastères étaient des centres intellectuels très actifs, tout particulièrement pour les traductions de l’antique, bien avant l’invasion musulmane et la chute des rois Wisigoths. L’école des traducteurs arabes de Tolède est une légende, rien de plus.
En réalité, ces travaux des Chrétiens sous occupation musulmane n’étaient, en aucune façon, l’essentiel. Ils ne présentaient que peu d’intérêt. Les Chrétiens d’Occident allaient aux sources mêmes, là ou ils étaient assurés de trouver des textes authentiques beaucoup plus variés, plus sincères et en bien plus grand nombre. Chacun savait que l’empire Romain vivait toujours, intact, vigoureux sur le plan intellectuel, en Orient. Métropole religieuse, siège du patriarche, Constantinople est demeurée jusqu’à sa chute et sa mort sous les coups des Ottomans de Mehmet II, en 1453, un centre de savoir inégalé partout ailleurs. On n’avait nul besoin d’aller chercher l’héritage grec et latin à Bagdad ou à Cordoue : il survivait, impérieux et impérissable dans cette ville chrétienne, dans ses écoles, ses académies et ses communautés monastiques. Les peintures murales et les sculptures des palais impériaux contaient les exploits d’Achille et d’Alexandre. Les hommes d’église et de pouvoir, les marchands même, fréquentaient régulièrement Constantinople et avaient tout à y apprendre. Nos livres de classe disent qu’ils ont attendu les années 1450 et la chute de Constantinople pour découvrir les savants et les lettrés grecs ! Mais c’est là encore pécher par ignorance ou par volonté de tromper. C’est écrire comme si l’on pouvait tout ignorer des innombrables séjours dans l’Orient, mais dans un Orient chrétien de ces Latins curieux d’un héritage qu’ils ne pouvaient oublier. En comparaison, les pays d’islam n’apportaient rien d’équivalent. » (2)
(1)Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, p. 551.
(2)Jacques Heers, L’histoire assassinée, p. 170, 171. Ed de Paris 2006.
Et aussi, pour ceux que cela intéresse, deux livres passionnants : Islam de Bernard Lewis et La schizophrénie de l’Islam de Delcambre.
19:38 Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, jacques heers
17.09.2009
europe frivole: suite
Bon. Aymeric Chauprade et Steyn situe le "basculement" vers 2040 ou 50: i e le moment ou les européens/ caucasiens/blancs deviendront une minorité par rapport aux immigrés extra européens ou à leurs descendants directs. La même chose est en train d'arriver aux WASP nord américains.
"Les Français de souche européenne qui naissent aujourd’hui mourront dans une France au profil majoritairement africain et asiatique. La perspective pour l’Europe apparaît désormais de manière claire : à la fin du siècle [XXIème], les européens seront devenus minoritaires sur la partie européenne du continent eurasiatique. Comme ils ne sont pas les Etats-Unis, une nation fondée sur une idéologie puissante capable de fabriquer des américains à partir d’origines ethniques différentes, ils seront incapables d’assimiler les populations extra-européennes à leur civilisation. Les Européens n’ont donc qu’un seul choix pour éviter à leurs enfants un avenir de minorité, semblable à celui des blancs d’Afrique du Sud, repliés sur leurs bantoustans blancs : repasser le film de l’immigration à l’envers et relancer la natalité européenne." (Chauprade)
Repasser le film à l'envers me parait aussi illusoire et vain que regretter les temps anciens et souhaiter leur retour. Mais le constat de Chauprade reste valide.
Comme dit Criticus, c'est un fait brut. La question est: quelle influence cette évolution inédite des populations européennes aura-t-elle sur la vie des européens, la culture européenne.
Je pense, comme Hank et marcel Meyer que, par essence, les africains et orientaux, majoritairement musulmans ou animistes qui débarquent en Europe, restent des orientaux et des africains en Europe et que toute acculturation, dans la mesure ou elle est souhaitée, reste une gageure.
Ciriticus à raison de pointer le fait qu'il se produit inévitablement une acculturation réciproque. Je me rappelle d'une interview de Marcel Gauchet gaussant les émirs Saoudiens se baladant dans quelque berline allemande, concentré de technologie occidentale, au motif, qu'à leur corps défendant ou pas, ils subissaient une acculturation occidentale. Tout cela ne dépend de nous qu'à la marge, voire pas du tout. Bien malin qui peut prédire ce qu'il adviendra des européens et de leur culture millénaire...Les grands invasions Asiatiques, Normandes, Sarrasines, Magyares, etc, n'empêchèrent pas la réforme papale/ grégorienne, l'essor du capitalisme des villes de l'Italie du Nord ou des Pays bas, la réforme protestante, la Renaissance, la révolution industrielle et la sortie du religieux de nos modernes... Pour autant, l'Islam fut toujours une altérité, plus ou moins hostile, en regard du quel les européens se construisirent et forgèrent un sentiment identitaire et une culture propre, singulière.
Ciriticus pointe (encore) avec justesse la crispation identitaire de civilisations traditionnelles comme l'islam, notamment arabe, devant la mondialisation de la modernité occidentale. Le danger que représente l'islam en Europe, nous renvoie, avant tout, à l'affaiblissement du sentiment communautaire et culturel européen. Philippe Muray, quand il écrivit "Chers djihadistes" au lendemain du 11/09, ne sous entendait pas autre chose: "pourquoi cherchez-vous à détruire des ruines? " (n'est-ce pas, didier?)
Festivus ne revendique rien, ne défend plus rien, si ce n'est un package frelaté de "tolérance", de "vivre ensemble", de "droitdlom", qui ne sont que le résidus sécularisé et mortifère d'un christianisme moribond en Europe. En ce sens, comme le dit alain de Benoist, les crédules qui s'accrochent à des églises qui depuis longtemps ont tourné la page occidentale et européenne pour l'universalisme égalitaire et l'accueil inconditionnel de l'Autre au mépris des peuples et des cultures autochtones, se mettent le doigt dans l'oeil grav! (si je puis dire..).
Contrairement au Japon, une ile peuplée de personnages fiers de leur culture, nous sommes à l'articulation de deux mondes: la modernité occidentale, sorte de grand mall marchand mâtiné de christianisme sécularisé, versus quelques cultures archaïques (au sens propre), à la fois fascinées par l'occident (ou ce qu'elles percoivent de cette réalité) et haineuses du chaos planétaire que ce dernier engendre par la mondialisation marchande. Le gros avantage des musulmans en Europe est qu'ils disposent d'une identité structurante forte (l'islam) dont ne disposent plus -en apparence- les européens (la gay pride et la fête du "vivre ensemble" ne faisant pas encore le poids...).
Le camp des saints n'est pas loin. Chaque année des millions de "barbares" (ceux qui ne parlent pas grec..) viennent en Europe pour y vivre définitivement et transforment ce continent. Comme toujours depuis des millénaires.
A mon avis le point clef est la disparition du sentiment d'une identité et d'une appartenance européenne. Peut-être est-ce seulement une apparence, soigneusement entretenue par des média hostiles à toute question identitaire -qui implique une nécessaire xénophobie (comme le démontre trés bien Levi-strauss, souvent mis en avant par nos modernes qui ne l'ont pas lu..et comme le rappelle Julien Freund, disciple de Carl Schmitt). Mais peut-être n'avons nous pas simplement atteint le point de frustration, d'exaspération, nécessaire au réveil de peuples européens, d'une Europe en dormition.
Une chose est sûre, le monde de demain ne ressemblera en rien à celui que nous connaissons et encore moins à celui de nos parents, et est en train de se réorganiser, comme l'a montré Huntington, suivant un paradigme civilisationnel (sachant que la religion reste un élément clef de toute civilisation), non pas idéologique ou politique; bref l'histoire n'est pas écrite et des tendances lourdes qui nous paraissent irréductibles peuvent disparaitre en peu de temps.
vision optimiste:
« Et le lecteur méditatif songera que la tentation est forte, pour l’Européen lucide de se réfugier dans la posture de l’anarque. Ayant été privé de son rôle d’acteur historique, il s’est replié sur la position du spectateur froid et distancié. L’allégorie est limpide. L’immense catastrophe des deux guerres mondiales a rejeté les Européens hors de l’histoire pour plusieurs générations. Les excès de la brutalité les ont brisés pour longtemps. Comme les Achéens après la guerre de Troie, un certain nihilisme de la volonté, grandeur et malédiction des Européens, les a fait entrer en dormition. A la façon d’Ulysse, il leur faudra longtemps naviguer, souffrir et beaucoup apprendre avant de reconquérir leur patrie perdue, celle de leur âme et de leur tradition. » (Dominique Venner, Ernst Jünger, Un autre destin européen, 2009).
vision moins optimiste:
"Que peut-il se passer après la victoire de la contre-colonisation ? Peut-être bien quelque chose de semblable à ce qui s'est s'est passé dans la partie méridionale du monde méditerranéen après la conquête arabe. Dans un premier temps, les conquérants laissent les chrétiens et accessoirement les Juifs s'occuper des tâches créatives ; il en résulte, à l'époque, une apogée civilisationnelle qui ne doit pas grand-chose à l'islam mais qui n'a été possible que grâce à la paix et à l'unité que les conquérants ont restaurées. Puis le réservoir de ces populations actives et créatrices se tarit progressivement à cause des persécutions occasionnelles et surtout des conversions à l'islam permettant d'échapper à la dhimmitude et à la fiscalité qui l'accompagne. La civilisation islamique se fige assez vite et une lente et inexorable décadence commence. L'histoire s'est répétée à partir du XVe siècle dans l'Empire ottoman.
Dans les deux cas, ce sont les populations autochtones conquises qui ont été le plus transformées, et de très loin, et ce malgré leur nombre resté longtemps important : Constantinople-Istamboul était encore majoritairement peuplée de chrétiens en 1914. " (marcel Meyer)
22:09 Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, immigration, islam
22.08.2009
phase terminale
Excuses de Hans-Rudolf Merz à la Libye: la presse suisse indignée.
La Suisse à genoux devant Kadhafi; la Suisse capitule; reddition; humiliation: tels sont les commentaires quasi unanimes de la presse romande, au lendemain des excuses présentées par le président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, à la Libye pour l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.
"Dans cette crise, la Suisse perd plus que son honneur. Elle est sèchement renvoyée à son spectaculaire isolement. Aucun pays ami n'a volé à son secours", note "Le Temps". Un avis partagé par "Le Matin": "La Suisse semble si faible sur la scène internationale que, même quand il a raison, ce tout petit pays doit courber l'échine".
"Le bilan de l'opération Hannibal est désastreux", complète "24 Heures". De nombreux quotidiens relèvent d'ailleurs que la Suisse n'a même pas la garantie par écrit que ses deux citoyens toujours retenus à Tripoli pourront quitter la Lybie prochainement.
M. Merz a indiqué que les autorités libyennes lui avaient promis que les deux hommes d'affaires suisses retenus sur territoire libyen pourraient rentrer chez eux.
Toutes les activités consulaires et commerciales entre les deux pays vont reprendre, liaisons aériennes comprises, a indiqué le Département fédéral des finances.
Le Département précise encore que Berne et Tripoli ont décidé de mettre en place "un tribunal arbitral indépendant" pour enquêter sur les circonstances de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève.
Le premier ministre libyen a de son côté affirmé que les excuses "officielles et solennelles" de la Confédération constituaient un "premier pas" pour régler le contentieux entre les deux pays.
Le fils de Mouammar Kadhafi et sa femme Aline, alors enceinte, avaient été arrêtés en juillet 2008 dans l'hôtel où ils logeaient après avoir fait l'objet d'une plainte pour maltraitance de deux de leurs domestiques. (...) (source)
Megrahi sème le trouble entre Londres et Tripoli
(Megrahi, reçu en héros par le colonel Khadafi)
Accueilli en héros en Libye et reçu par Khadafi, Megrahi aurait été libéré en échange de contrats comerciaux avec la Grande-Bretagne, selon le fils du leader lybien, Seif al-Islam. Londres dément.
La libération d'Abdelaset al-Megrahi a-t-elle eu lieu en échange de plusieurs contrats commerciaux entre la Grande-Bretagne et la Lybie ? C'est ce qu'affirme Seïf al-Islam, le fils du colonel Khadafi, dans une interview diffusée vendredi sur sa chaîne Al-Motawassit (»La Méditerranée»).
Selon lui, le seul condamné des attentats de Lockerbie, libéré jeudi officiellement pour raisons de santé, aurait été au coeur des tractations avec Londres. «Dans tous les contrats commerciaux, de pétrole et de gaz avec la Grande-Bretagne, (M. al-Megrahi) était toujours sur la table des négociations», explique le fils du leader lybien. (...) (source)
« Une approche frappante de l’approche contemporaine de cette guerre de quatorze siècles a été donnée le 8 octobre 2002, par le premier ministre français de l’époque, Jean-pierre Raffarin, dans son discours sur l’Irak à l’assemblée nationale. Evoquant devant les députés la figure de Saddam Hussein, il releva qu’un des personnages historiques favoris de Saddam Hussein était son compatriote Saladin, lui aussi originaire de la ville de Tikrit. Au cas ou les députés auraient ignoré qui était Saladin, Jean-pierre Raffarin tînt à préciser qu’il fut celui « qui défit les croisés et libéra Jérusalem ». Qu’un premier ministre catholique présente la prise de Jérusalem par Saladin comme une libération de la domination des croisés, français de surcroît pour la plupart, témoigne d’un cas extrême de nouvel alignement, sinon des loyautés, du moins des perceptions des choses. » (Bernard Lewis, L’Europe et l’Islam, Le débat, mai 2008)
Bon, de bonnes vacances, globalement! De l'air frais (comme dirait Orwell), quelques sommets et névés, mon pélerinage à l'Iseran, quelques beaux visages et belles rencontres. Un berger d'Ecole, dans les Bauges, qui lisait Marc-aurèle au milieu de ses bestiaux! on va encore dire que j'affabule, mais non. Silènes et saponaires...
Finalement, rien d'étonnant à ce que les occidentaux se comportent comme des marchands de bestiaux, c'en sont. Ce ne fut pas toujours le cas. C'est toujours un peu décevant, c'est tout. Le prix de la modernité, sans doute.
"Quelle malédiction a frappé l'Occident pour qu'au terme de son essor il ne produise que ces hommes d'affaires, ces épiciers, ces combinards aux regards nuls et aux sourires atrophiés, que l'on rencontre partout, en Italie comme en France, en Angleterre de même qu'en Allemagne ? Est-ce à cette vermine que devait aboutir une civilisation aussi délicate, aussi complexe ? Peut-être fallait-il en passer par là, par l'abjection, pour pouvoir imaginer un autre genre d'hommes. " (Cioran, Histoire et utopie)
Que les Libyens recoivent leur congénère en grande pompe est réconfortant, finalement. Eux savent encore que le concept occidental irénique d'une fraternité universelle n'est qu'une chimère. Qu'un libyen arraché à la justice occidentale, quel qu'en soit le prix, reste une victoire. Sans doute est-ce une survivance, les derniers feux d'une weltanschauung identitaire appellée à disparaître dans un monde globalisé qui ne prône que le Même. Nul doute que dans quelques générations, ces bèrbères islamisés aprés moult autres colonisations, ne succombent aussi aux sirènes du consumérisme festif, version hallal.
Purple haze et Cioran, c'est ça le métissage coco! beware of fuzz face! hu hu!
"Peut-être fallait-il en passer par là, par l'abjection, pour pouvoir imaginer un autre genre d'hommes." dit Cioran...
Surement.
J' imagine bien le désespoir d'hommes -ou de femmes- lettrés de civilisations brillantes et raffinées, Assyriens, Babyloniens, Grecs, Romains ou Vandales devant le ressac de toute déculturation, de toute décivilisation...On ne lutte pas contre ce genre de choses, tout au plus peut-on en avoir vaguement conscience et le déplorer. Depuis ma rencontre avec ce berger stoïcien, je lis aussi Marc-aurèle:
"On se cherche des retraites à la campagne. Et toi-même, tu as coutume de désirer ardemment ces lieux d'isolement. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion puisque tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part en effet, l'homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son âme, surtout s'il possède, dans son for intérieur, ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude absolue, et par quiétude, je n'entends rien autre qu'un ordre parfait.
(...) Il reste donc à te souvenir de la retraite que tu peux trouver dans ce petit champ de ton âme. Et, avant tout, ne te tourmente pas, ne te raidis pas; mais soit libre et regarde les choses en être viril, en homme, en citoyen, en mortel. Au nombre des plus proches maximes sur lesquelles tu te pencheras, compte ces deux: l'une, que les choses n'atteignent point l'âme, mais qu'elles restent confinées au dehors, et que les troubles ne naissent que de la seule opinion qu'elle s'en fait. L'autre, que toutes ces choses que tu vois seront, dans la mesure où elles ne le sont point encore, transformées et ne seront plus. Et de combien de choses les transformations t'ont déjà eu pour témoin! Songes-y constamment: le monde est changement, la vie remplacement." (Marc-aurèle (121-180 ap JC), Pensées pour moi-même)
Et Jünger depuis bien longtemps maintenant:
"Le libéral est mécontent de tout régime; l'anarque en traverse la série, si possible sans jamais se cogner, comme il ferait d'une colonnade. C'est la bonne recette pour qui s'intéresse à l'essence du monde plutôt qu'à ses apparences - le philosophe, l'artiste, le croyant.
(...) Le trait propre qui fait de moi un anarque, c'est que je vis dans un monde que, "en dernière analyse", je ne prends pas au sérieux."
(Ernst JÜNGER, Eumeswill (1977))
14:54 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : occident, islam, libye, cioran, orwell
02.06.2009
idiotes utiles ou l'ennemi intérieur
Italie : toutes voilées…par solidarité : une manifestation de solidarité féministe et syndicale.
Venaria Reale -Turin-Italie. Toutes les préposées au guichet et à l’accueil des visiteurs ainsi que toutes les guides touristiques du château de Venaria Reale, près de Turin dans le nord de l’Italie, porteront le voile islamique pour marquer leur solidarité avec Amellal Yafna, 35 ans , une de leur collègue marocaine, venue vivre en Italie en 2004. Un bel exemple d’action concertée en faveur du multi-culturalisme et de l’inter-ethnicité que l’on risque de voir se répéter ailleurs dans un futur rapproché.
Tout a commencé quand une lectrice du journal turinois “La Stampa” a eu l’audace et l’outrecuidance de se plaindre, dans une lettre au “Courrier des Lecteurs”, que deux femmes portant le hijab soient préposées à l’accueil du public et travaillent aux guichets d’entrée du château, exactement là où les touristes achètent les billets pour visiter cette ancienne résidence des princes de la maison de Savoie, récemment réouverte au public après 8 années de travaux de rénovation.
«Ne serait-il pas plus correct d’employer ces deux femmes dans une activité de bureau ? Ne serait-il pas mieux d’avoir des employées en costumes d’époque ? Cette présence islamique, absolument déplacée dans un environnement historico-touristique, était complètement “décontextualisante” » pouvait-on lire dans la lettre adressée au journal par cette présumée islamophobe d’extrême-droite. Et sans attendre les polémiques se sont déchaînées pour aboutir à cette forme de manifestation en faveur du voile musulman.
«Nous sommes solidaires avec Amellal et par conséquent nous avons décidé de toutes porter le voile. Nous estimons que la présence parmi nous de notre collègue marocaine est un bon exemple d’intégration .» a été la réponse des employées d’origine italienne.
20:45 Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, dhimmitude
04.05.2009
on ne sert pas deux maîtres
« Le triomphe du christianisme fut l’anéantissement de la vie civile pour mille ans. L’islamisme ne fit qu’appliquer le même principe. La mosquée, comme la synagogue et l’église, est le centre de toute vie. Le Moyen Age, règne du christianisme, de l’islamisme et du bouddhisme, est bien l’ère de la théocratie. Le coup de génie de la Renaissance a été de revenir au droit romain, qui est essentiellement le droit laïc, de revenir à la philosophie, à la science, à l’art vrai, à la raison, en dehors de toute révélation.
Ainsi, à mesure que l’Empire baisse, le christianisme s’élève. Durant le IIIème siècle, le christianisme suce comme un vampire la société antique, soutire toutes ses forces et amène cet énervement général contre lequel luttent vainement les empereurs patriotes. Le christianisme n’a pas besoin d’attaquer de vive force, il n’a qu’à se refermer dans ses églises. Il se venge en ne servant pas l’Etat, car il détient presque à lui seul, des principes sans lesquels l’Etat ne saurait prospérer. La cité et l’Etat ne s’accommoderont plus tard avec le christianisme qu’en faisant subir à celui-ci les plus profondes modifications.
Le chrétien des origines est embarrassé, incapable quant aux affaires du monde ; l’Evangile forme des fidèles, non des citoyens. Il en fut de même pour l’islamisme et le bouddhisme. L’avènement de ces grandes religions universelles mit fin à la vieille idée de patrie ; on ne fut plus Romain, Athénien ; on fut chrétien, musulman, bouddhiste ; Les hommes, désormais, vont être rangés d’après leur culte, non d’après leur patrie, ils se diviseront sur des hérésies, non sur des questions de nationalité.
Voila ce que vit parfaitement Marc Aurèle, et ce qui le rendit si peu favorable au christianisme. L’Eglise lui parut un état dans l’état. « Le camp de la piété », ce nouveau « système de patrie fondée sur le Logos divin », n’a rien à voir avec le camp romain, lequel ne prétend nullement former des sujets pour le ciel. L’Eglise, en effet, s’avoue une société complète, bien supérieure à la société civile ; le pasteur vaut mieux que le magistrat. L’Eglise est la patrie du chrétien, comme la synagogue est la patrie du juif ; le chrétien et le juif vivent dans le pays où ils se trouvent comme des étrangers. A peine, même, le chrétien a-t-il un père et une mère. Il ne doit rien à l’empire et l’empire lui doit tout.
Le plus important des devoirs civiques, le service militaire, les chrétiens ne pouvaient le remplir. Ce service impliquait, outre la nécessité de verser le sang, qui paraissait criminelle aux exaltés, des actes que les consciences timorées trouvaient idolâtriques. Il y eut sans doute plusieurs soldats chrétiens au IIème siècle ; mais bien vite l’incompatibilité des deux professions se révélait, et le soldat quittait le ceinturon ou devenait martyr. L’antipathie était absolue ; en se faisant chrétien, on quittait l’armée. « On ne sert pas deux maîtres », était le principe sans cesse répété. La représentation d’une épée ou d’un arc sur une bague était défendue. «C’est assez combattre pour l’empereur que de prier pour lui. » Le grand affaiblissement qui se remarque dans l’armée romaine à la fin du IIème siècle, et qui éclate surtout au IIIème siècle, a sa cause dans le christianisme. Celse aperçut ici le vrai avec une merveilleuse sagacité. Le courage militaire qui, selon le Germain, ouvre seul le Walhalla, n’est point par lui-même une vertu aux yeux du chrétien. S’il est employé pour une bonne cause, à la bonne heure ; sinon, il n’est que barbarie. Certes, un homme très brave à la guerre peut être un homme de médiocre moralité ; mais une société de parfaits serait si faible !
Pour avoir été trop conséquent, l’Orient chrétien a perdu toute valeur militaire. L’islam en a profité, et a donné au monde le triste spectacle de cet éternel chrétien d’Orient, partout le même malgré la différence des races, toujours battu, toujours massacré, incapable de regarder en face un homme de guerre, offrant perpétuellement son cou au sabre, victime peu intéressante car elle ne se révolte pas et ne sait pas tenir une arme, même quand on la lui met dans les mains. »
Ernest Renan, Histoire des origines du christianisme.
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26.04.2009
des sucettes et des hommes (hommage à san A)
les femmes sont des sucettes et les hommes sont des mouches.
09:44 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, voile, chadhortt djavann
03.04.2009
l'islam ou la mort programmée de l'Europe
On remarquera la veulerie du maire -socialiste- de Mollenbeck: mon biquet, déjà bien rodé à la dhimmitude, tu l'auras la guerre civile! elle est déjà là!
Sur le fond, je crois que l'immigration musulmane de masse (ou de peuplement) c'est à la fois la mort de la civilisation européenne (déjà bien entamée par la mondialisation libérale et capitaliste) et une promesse de guerre "civile" à l'échelle européenne. 
21:02 Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, europe
27.03.2009
La Cour pénale internationale doit-elle accuser Benoit XVI?
ah, ah! pas de panique, il s'agit du titre volontairement provocateur d'un débat du politiclub. Et l'objet de quelques réflexions en passant.
b16 et la religion catholique me semblent anachroniques dans ce monde occidental pour plusieurs raisons:
-la religion comme toute hétéronomie est devenue incompréhensible voire haïssable pour l'essentiel de nos contemporains acquis au culte de l'autonomie et de l'individualisme libéral.
-cette tradition d'hétéronomie est obsolète en occident, contrairement à la plupart des sociétés traditionnelles qui survivent hors l'occident moderne avec un besoin de transcendance que les occidentaux ont perdu de vue dans leur monde consumériste horizontal.
-ce qui ne signifie nullement que nous autres occidentaux ne ressentions point le besoin d'un au-delà pour vivre, quel qu'il soit.
-la relation des occidentaux déchristianisés avec la religion catholique est étrange: chacun proclame son indifférence à l'égard de cette religion, désormais moribonde en Europe de l'ouest, mais le moindre propos du pape est épié et discuté voire condamné avec sévérité, comme si l'église catholique représentait encore un danger dans nos contrées sécularisées. Comme si l'église catholique tenait encore la société...Par ailleurs personne ne s'enquiert jamais de la position de la deuxième religion de France, l'islam, sur ces questions d'actualité; de même concernant le culte protestant ou juif. Comme si l'église catholique cristallisait l'ensemble du ressentiment anti religieux.
-s'il est une religion universaliste, prosélyte et en plein essor en Europe en ce début de XXIème siècle, c'est l'islam, du fait notamment d'une immigration massivement musulmane, africaine ou ottomane. Or les mêmes contempteurs haineux de la religion catholique mourante en France semble sans voix ou pour le moins extrêmement timorés devant les atteintes régulières de l'islam à l'égard du contrat social laïque républicain. Pourquoi? Ceci me parait aller à l'encontre de ceux qui considère l'animosité à l'égard de l'église catholique comme une lutte contre le recours à une hétéronomie, qu'elle qu'elle soit.
-la religion dans nos contrées laïques s'est vue confinée à la sphère privée, au for intérieur (à la "vie simple" comme disaient les Grecs, contrairement à la "vie bonne" qui désigne la vie publique, la politique, la gestion de la cité), contrairement aux sociétés antiques, donc, ou les Dieux étaient omniprésents, et aux sociétés contemporaines traditionnelles dans les quelles la religion reste déterminante dans la structure de la société. Dés lors qu'il s'agit d'une question personnelle (le sida, le sexe, la fidélité, etc), où est la pertinence de porter dans le débat public une question, des prises de position, qui ne relèvent que de l'intime?
-clercs laïques et catholiques ne vivent pas dans le même monde: les premiers en bons zeks de ce monde post moderne soumis à la tyrannie du présent sont incapables de saisir le message pré moderne de cette croyance religieuse impliquant une autorité venant du passé. Dés lors que les sociétés post modernes ont évacué cette tradition, il n'est pas étonnant que l'irruption de règles de vie traditionnelles choquent.
-ainsi la croyance religieuse est devenue dans nos sociétés une opinion parmi d'autres; et je crois que c'est le fait que cette opinion soit politiquement incorrecte qui crée le buzz. L'intolérance absolue de nos modernes apôtres du bien trouve ici de quoi s'exercer sans retenue. Refuser d'adouber les totems du jour (sexualité débridée, homosexualité, homoparentalité, métissage, diversité, etc) c'est une garantie d'opprobre généralisée. Le décalage entre l'évolution sociétale inouïe de nos sociétés et le discours religieux -quel qu'il soi- condamne les églises à paraître toujours plus "réactionnaire"...
lors même que l'église catholique a fait -depuis longtemps- le deuil de son ancienne hégémonie normative.
étrange, étrange.
21:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catholique, église, benoit 16, islam, europe
30.01.2009
Panzer cardinal
Etonnant ces réactions outragées et en boucle de petits clercs, journalistes, éditorialistes et autres cloportes du politiquement correct, au sujet de cette affaire de levée d’excommunication de la fraternité saint Pie X par le pape Benoît XVI.
L’europe occidentale est aujourd’hui massivement sécularisée, les catholiques pratiquants sont devenus une minorité, je ne parle même pas des fidèles de la FSSPX qui doivent être aussi nombreux que les premiers chrétiens…
Et pourtant cette affaire, somme toute intérieure à l’église catholique, déchaîne les passions et la haine de la part de personnages habituellement au moins indifférents sinon hostiles au christianisme, plus particulièrement au catholicisme.
La personnalité du pape est en cause, bien sûr. Et toute les abjections amalgameuses sont permises au clercs du camp du Bien : embrigadement dans les jeunesses Hitlériennes (obligatoire à l’époque en 1938), simple origine germanique (c’est vrai on aurait du avoir un pape métissé, que s’est-il passé ?), théologien émérite et critique à l’égard de la théologie de la libération (horresco referens), etc…
Le catholicisme lui-même est en cause. Au moment même ou celui-ci est moribond en Europe, il est encore de bon ton de tirer sur l’ambulance, dirait-on. Sorte de réflexe anti-clérical encore largement prégnant dans l’intelligentsia grégaire de nos mutins de Panurge…
La cerise sur le gâteau, c’est bien sûr les récents propos « négationnistes » de l’évêque Anglais Williamson, sur une chaîne suédoise : « Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz », a-t-il dit.
Je ne sais pas l’usage en vigueur aux Moluques ou au Yémen du Nord mais en 2009 en Europe, on peut nier sans coup férir les cent millions de morts du totalitarisme communiste au nom de la lutte des classes, on peut nier le massacre de quarante millions d’amérindiens durant la colonisation des Amériques par l’Occident, on peut rire du massacre de Katyn ou furent massacrés plusieurs miliers de soldats Polonais en 1940 par les Soviétiques (et heureusement qu’il reste quelques historiens révisionnistes –c’est-à-dire des historiens tout court- sinon ce crime de guerre serait encore mis au passif des Allemands), on peut sourire de l’holodomor, le génocide de 7 millions d’Ukrainiens au début des années 30 au nom de l’extermination des ennemis de classe : ici le révisionnisme, voire le négationnisme, sont naturels, ne choquent personne, et paraissent naturel à tous.
Mais curieusement on ne peut qu’acquiescer au dogme de la Shoah, gravé dans le marbre. Une fois pour toute. Pas de discussion concernant le génocide Juif, pas de révision, pas d’interprétation. Faut montrer patte blanche. Un permis de recherche ou de discussion. Toute interprétation est suspecte. Curieux, non ? Pourquoi ? « Hier ist kein warum », répond un gardien du camp à Primo Levi…Kein Warum ! c’est précisément ce qui m’emmerde. Cette asymétrie : il y a des millions de morts qui sont contestables et d’autres non. (et non, Hoplite n’est pas "négationniste" ni "clérical"…juste critique et rebelle au mainstream, biquet !)
Le plus drôle ou le plus tragique la dedans, c’est que les mêmes talibans anti papistes, pourfendeurs de la réaction cléricale toujours renaissante, sont les mêmes qui se prostituent chaque jour devant les injonctions sucrées –ou violentes- de l’islam (dans lequel prés de 100% des imams et oulémas de tous poils doivent être viscéralement négationnistes...), autre monothéisme -par essence dangereux donc-en grand développement en europe aujourd’hui. Sorte de regard hémiplégique. L’ethno masochisme de nos élites et d’une partie des peuples embrigadée par la propagande progressiste métissophile et ouverturalotrophile est un ressort supplémentaire de la détestation du catholicisme, même moribond, au travers de sa survivance sécularisée dans la culture européenne.
Confusion, tartuferie, mauvaise foi, ignorance crasse, haine de soi…que du bon chez nos modernes !
21:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benoit xvi, anti cléricalisme, progressistes, islam
10.01.2009
Harem
« Un juge écossais a récemment interprété la loi au bénéfice d'un foyer polygame. L'affaire impliquait un homme musulman qui conduisait à 110 kilomètre heures dans une zone où la vitesse était limitée à 50. Ce qui conduit en général à la perte automatique de son permis de conduire. L'avocat a expliqué pourquoi son client devait aller vite : « Il a une femme à Motherwell et une autre à Glasgow. Il dort avec l'une une nuit et reste avec l'autre la nuit suivante, en alternance. Sans son permis de conduire, il ne pourrait plus faire cela sur une base régulière ». Par sympathie envers le sort de l'accusé, le juge lui a permis de conserver son permis de conduire.
Ce jugement laisse penser que la monogamie, si longtemps l'un des fondements de la civilisation occidentale, subit une érosion graduelle et cède sous le poids du défi que constitue la loi islamique. Si les tendances actuelles persistent, la polygamie pourrait bientôt devenir une réalité banale.
Depuis les années 1950, les populations musulmanes ont, par le biais de l'immigration et de la conversion, connu une croissance nette en Europe occidentale et en Amérique du Nord. La forme musulmane de polygamie (un homme marié à plus d'une femme) a connu une croissance parallèle. On estime qu'il y a au minimum 2000 hommes polygames en Grande-Bretagne, de 14 000-15 000 à 20 000 harems en Italie, 30 000 harems en France, et 50 à 100 000 polygames aux Etats-Unis.
Certains imams reconnaissent ouvertement célébrer des cérémonies de mariage polygame. Khalil Chami déclare qu'il se voit demander presque chaque semaine de célébrer ce type de cérémonies à Sydney. Aly Hindy rapporte qu'il a accordé sa bénédiction a plus de 30 cérémonies nuptiales de ce genre à Toronto.
L'acceptation sociale est, elle aussi, allée croissant. Des universitaires justifient la polygamie, des politiques rencontrent des polygames sans se cacher ou déclarent que les Occidentaux devraient trouver un moyen de « vivre avec cette réalité », et des journalistes décrivent la polygamie avec empathie, sympathie, et compassion. Des islamistes affirment les vertus de la polygamie et appellent à sa reconnaissance officielle.
La polygamie a connu des avancées décisives en 2008. Au moins six juridictions occidentales autorisent aujourd'hui les harems, à condition que ceux-ci soient constitués dans les pays où la polygamie est légale. Ainsi l'Inde, et des pays à majorité musulmane, qui vont de l'Indonésie à l'Arabie Saoudite et au Maroc.
· Royaume-Uni. La polygamie est punissable de sept ans de prison, mais la loi reconnaît les harems déjà formés dans les pays qui tolèrent la polygamie. Le Ministère du travail et des pensions paie aux coupes jusqu'à 92.80 £ par semaine en allocations sociales, et chaque « épouse supplémentaire », selon l'appellation multiculturelle en vigueur, reçoit 33.65£ supplémentaires. Le Ministère des finances déclare : « Lorsqu'un homme et une femme sont mariés selon des lois qui reconnaissent la polygamie, et que l'un d'eux est marié à une personne supplémentaire, les Réglementations fiscales (sur les mariages polygames) de 2003 leur permettent de demander des crédits d'impôts au titre d'unité polygame ». En supplément, les harems peuvent demander des aides au logement supplémentaires correspondant à leurs besoins de logements plus grands.
· Pays-Bas. Le Ministre nééerlandais de la justice, Ernst Hirsch Ballin, a annoncé que les mariages musulmans polygames devaient être pris en compte non par le système juridique, mais par le dialogue.
· Belgique. La Cour constitutionnelle a pris des mesures pour faciliter la réunification des harems formés à l'extérieur du pays.
· Italie. Un tribunal de Bologne a permis à un homme musulman de faire venir dans le pays les mères de ses deux enfants, sous le motif que les mariages polygames ont été contractés légalement.
· Australie. Le journal l'Australian rapporte : « il est illégal de contracter un mariage polygame, mais le gouvernement fédéral australien, comme la Grande Bretagne, reconnaît les relations qui sont légalement reconnues outre mer, y compris les mariages polygames. Cela permet à des secondes épouses et à leurs enfants de demander des avantages et allocations sociales ».
· Ontario, Canada. La loi canadienne stipule que la polygamie est punie d'une peine de prison, mais la Loi sur la famille d'Ontario accepte un « mariage qui est effectivement ou potentiellement polygame s'il a été célébré dans une juridiction dont le système juridique reconnaît ce type de mariage comme valide ».
Ainsi, pour le prix de deux billets d'avion, les Musulmans peuvent potentiellement échapper aux lois occidentales (On se demande quand les Mormons vont eux-mêmes utiliser ce genre de tactique). De rares pays (dont l'Irlande) rejettent encore les harems, David Rusin d'Islamist Watch note « les gouvernements tendent à détourner le regard quand les mœurs conjugales de l'Arabie du septième siècle… prennent racine dans notre arrière-cour ».
En un temps où les normes du mariage occidental sont déjà contestées, les Musulmans utilisent les failles qu'ils trouvent, et cherchent même le soutien des contribuables pour de multiples épouses. Ce processus a une signification profonde : tout comme le concept du mariage entre un homme et une femme a donné forme au développement économique, politique et culturel de l'Occident, l'avancée de la loi islamique (charia) changera profondément la vie telle que nous la connaissons. »
19:19 Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : harem, daniel pipes, islam, occident, europe
