02.12.2009
la vie révée des cuistres
Dany le cuistre, suite et fin.
Un fait intéressant est l’unanimité parfaite de la classe politique européenne (hormis les quelques partis nationalistes/identitaires) pour condamner le vote souverain des Suisses. Aucun responsable politique conséquent n’aura eu le courage élémentaire de reconnaître la légitimité du peuple Suisse à décider de la forme des lieux de culte musulmans. Aucun !
Même constat pour la quasi-totalité des médias (presse écrite, télés, radios au sein desquels le seul réel travail a consisté à occulter l’avalanche d’appels d’approbation de cette consultation Helvétique et à fermer aux commentaires les articles traitant de cette question…).
« Cette uniformité idéologique atteint son degré d’intensité maximal chaque fois que les institutions capitalistes sont confrontées à une menace réelle (par exemple lors des référendums sur le traité de Maastricht et sur le projet de constitution européenne), ou même simplement fantasmée (par exemple lors des élections présidentielles d’avril 2002). Le synchronisme absolu des commentaires politiques, l’ampleur des mensonges diffusés et l’inévitable mobilisation des artistes officiels peuvent alors être comparés, sans la moindre exagération, à la propagande normale des Etats totalitaires. C’est d’ailleurs dans ces moments privilégiés –quand chacun est tenu de hurler avec les loups et que les derniers masques tombent- qu’on peut se faire une idée précise du courage personnel, de la probité intellectuelle et de la valeur morale des professionnels des médias et du spectacle. » (JC Michéa, La double pensée, 2008)
Excellente illustration, d’une part, du terrorisme intellectuel qui interdit à tout personnage politique ou médiatique d’importance –sous peine de mort sociale- de déroger à la pensée unique (refus des frontières, multiculturalisme, islam religion de paix, l’Europe ne saurait avoir une identité culturelle ou, si cela est, celle-ci doit autant à l’islam qu’au christianisme ou qu’aux cultures autochtones pré chrétiennes, etc.), d’autre part, comme le dit Michéa, de la complicité féroce des élites européennes, au-delà du Spectacle politique, à disqualifier toute prétention des peuples européens à prendre en main leur destin, quitte à renier quelques principes démocratiques de base.
Ce dernier point est typique de la double pensée, le plus souvent inconsciente, de cette classe politico médiatique qui les autorise à répudier la démocratie alors que l’on se réclame de la démocratie…Le cuistre Dany étant un cas d’école tant la double pensée est, chez lui, une seconde nature et lui permet de concilier (sans dommage apparent) un libéralisme culturel/politique (abolition, par principe de toutes les normes de vie traditionnelles, transgression de tous les « tabous » sociétaux, lutte contre l’« oppression patriarcale, cléricale et militaire » et contre toutes les formes –imaginaires- de réaction) et un libéralisme économique (capitalisme globalisé) plus discret l’amenant à se déclarer « pour le capitalisme et l’économie de marché ». Bref les mêmes bourgeois progressistes alternant un discours économiquement correct (qui a plutôt les faveurs de la bourgeoisie de droite et des lecteurs des pages saumons du Figaro ou de l’Express) et un discours politiquement correct (qui a plutôt les faveurs de la bourgeoisie de gauche et des lecteurs de Télérama, des pages Rebonds de Libé ou des Inrocks). Les deux discours constituant, en réalité, les deux versions parallèles et complémentaires d’une même logique intellectuelle et historique.
L’essentiel étant de s’entendre sur la meilleure façon de museler des peuples encore empreints de traditions et prompts à saisir toute occasion de manifester leur peu d’empressement à adouber la tyrannie festive et marchande promue à jet continu par leurs élites progressistes…Oui, les masques tombent et chacun peut constater que nos sociétés modernes n’ont plus grand-chose de réellement démocratique, chaque vote déviant, c’est-à-dire culturellement ou économiquement incorrect, étant systématiquement subverti par la garde janissaire du système, aidée de ses artistes, journalistes et sociologues officiels stipendiés.
« Capituler devant cette angoisse populaire serait une défaite pour tous les démocrates…»
Ah ! Ah ! Ah ! Que du bonheur, vraiment ! Merci Danny.
Ce cuistre rendu aux idéaux matérialistes les plus vils (ho ho) me rappelle ces philosophes des Lumières qui ne cachaient pas leur mépris du vulgum pecus et se considéraient, en êtres éclairés, chargés d'établir les meilleures règles sociales et politiques pour l'ensemble du genre humain, qui lui, doit rester dans l'ignorance : « Le vulgaire ne mérite pas qu'on songe à l'éclairer » écrit Voltaire dans ses Correspondances. Ou bien « La vérité, dit-il encore, n'est pas faite pour tout le monde. Le gros du genre humain en est indigne »…Peu d’historiens ont insisté sur l’immense mépris des classes populaires que professaient ces érudits pour lesquels, en définitive, le peuple idéal, c’est le peuple sans le peuple. Un peu comme la démocratie : une démocratie virtuelle, formelle, que l’on célèbre partout mais qui n’existe nulle part.
Il y a plus que ça chez nos modernes : le projet de régénérer les peuples européens. Pour leur faire admettre l’impérieuse nécessité d’adhérer de façon festive et massive à ce projet de croissance infinie dans un monde sans frontières, festif et métissé, il est indispensable que ces derniers se déprennent d’une vision du monde archaïque faite de décence ordinaire, de traditions, de générosité et de verticalité, obstacles s’il en est à l’aliénation marchande de tous.
La rhétorique absurde de ce rouquin ridicule, ami de notre conducator à talonnettes, me rappelle le grand Fouché : « Le peuple Français ne veut pas plus d’une demi instruction que d’une demi liberté ; il veut être régénéré tout entier, comme un nouvel être sorti des mains de la nature » ou le conventionnel Rabaut Saint-Etienne, tout aussi explicite : « Il faut faire des Français un peuple nouveau, lui donner des mœurs en harmonie avec ses lois et nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière» ou enfin JJ Rousseau : « S’il est bon de savoir employer les hommes tels qu’ils sont, il vaut mieux encore les rendre tels qu’on a besoin qu’ils soient, l’autorité la plus absolue est celle qui pénètre jusqu’à l’intérieur de l’homme, et ne s’exerce pas moins sur la volonté que sur les actions. »
Les peuples européens, dans l'esprit dérangé de nos modernes festivistes sont ainsi devenus les nouveaux Vendéens, cet ennemi intérieur rétif à la marche radieuse du nouvel ordre festif et multiculturel qu’il convient de régénérer, voire de dissoudre, grâce à une ingénierie sociale de tous les instants (immigration massive de substitution, propagande "anti raciste" permanente, promotion de l'ethno masochisme, etc.).
Quant à ces votations et autres consultations populaires libres, prétextes à toutes les « bouffées de populisme » et mettant à mal la légitimité populaire de ce nouvel ordre continental, il est bien clair que leurs jours sont désormais comptés.
« Si donc lors du contrat social il s’y trouve des opposants, leur opposition n’invalide pas le contrat, elle empêche seulement qu’ils y soient compris ; ce sont des étrangers parmi les citoyens.» dit JJ Rousseau.
J'exagère à peine.
16:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dany le rouge, modernes, islam, regenerer
01.12.2009
la vraie nature des cuistres
Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, a demandé que "les plus riches des pays musulmans retirent leur argent des banques suisses" en représailles à l'interdiction des minarets, dans une interview à paraître mercredi dans le quotidien suisse Le Temps.
"La plus formidable des ripostes (...) serait que les plus riches des pays musulmans retirent leur argent des banques suisses. Vider les caisses de la Confédération: voilà ce qu'il faudrait !", a déclaré l'euro-député allemand au quotidien genevois.
"Si cette votation a des conséquences économiques, alors les Suisses comprendront", selon M. Cohn-Bendit, qui voudrait que les Suisses revotent pour annuler leur décision.
"Le problème helvétique, c'est cet égoïsme des riches", a jugé l'euro-député. "La Suisse nous a habitué à ce genre d'attitude. Je pense évidemment à la Seconde guerre mondiale. La Suisse n'a alors eu aucun problème à sacrifier ceux qui butaient contre ses frontières et demandaient l'asile", a-t-il asséné.
Pour l'euro-député Vert, "la priorité de l'élite politique suisse hostile à cette votation doit être de remobiliser la population en vue d'un nouveau référendum (...). Pour revoter et effacer cette tache". "Saisir la Cour européenne des droits de l'homme est une bonne idée, mais cela prendra du temps", a-t-il estimé.
Enfin, pour le co-président des Verts au Parlement européen, l'Union européenne "ne peut pas continuer les relations bilatérales (avec la Suisse) comme si de rien n'était": "il faudra poser la question"
Et aussi: "Capituler devant cette angoisse populaire serait une défaite pour tous les démocrates.."source
J’aime beaucoup Cohn Bendit parce qu’il est l’archétype de cette génération pitoyable de soixante huitards pseudo contestataires, pseudo révolutionnaires, pseudo gauchistes qui, en quelques années se sont massivement convertis au libéralisme économique et culturel qu’ils vomissaient dans leurs vertes années, sur leurs barricades de pacotilles.
Rappelons, en effet, ce que disait Jean-françois Revel à Enzo Bettiza en mai 1968 dans son bureau éditorial surplombant la rue révolutionnaire : « A Budapest en 1956, on a vu de jeunes prolétaires, souvent fils de communistes, affronter dans une lutte à mort l’épouvantable pouvoir communiste de la deuxième superpuissance mondiale, réclamant des droits civiques, la liberté d’expression, l’indépendance nationale. Alors qu’ici, sous cette fenêtre, que voit-on ? Une masse de jeunes bourgeois aisés et pleins d’imagination qui, mettant en scène un combat théâtral avec un pouvoir paternaliste indulgent, réclament en substance l’annulation de ces droits et libertés civils qui cependant leur permettent de fracasser des vitrines et de dresser des barricades au nom d’une révolution impossible. La démocratie libérale est en soi vulnérable, elle invite presque à l’anarchie ludique et au chaos estudiantin : un luxe que seuls les enfants de sociétés riches et permissives peuvent se permettre. »
Bref, un rebelle en carton devenu chantre d’une classe politique libérale libertaire arrogante et parfaitement intolérante, obsédée par le fric et la représentation sociale, dont le seul projet est désormais celui de la totalité de l’establishment européen : « Une croissance infinie dans un monde sans frontières. »
Ainsi son amour inconditionnel du doux commerce et sa détestation de toute contrainte morale ou philosophique, qui tient lieu de colonne vertébrale à tout bon progressiste rallié au capitalisme globalisé, lui permet-il de se vautrer dans une détestation incroyable (de la part d’un responsable politique de ce « niveau ») de ce principe démocratique premier qui est le respect d’un vote démocratique d’un peuple souverain.
Toute la rhétorique de ce pantin calamiteux transpire la haine de la démocratie et des peuples ; le peuple Suisse a voté, en grande majorité, contre l’édification de nouveaux minarets, manière d’afficher sa défiance à l’égard de l’islam et des communautés musulmanes présentes sur son sol ; ceci n’est pas admissible pour notre cuistre du jour et TOUT doit être fait pour subvertir ce choix souverain d’un peuple libre. Je passe sur la référence à la seconde guerre mondiale, proprement hallucinante, à moins de considérer que les Suisses d’aujourd’hui soient collectivement responsables de la conduite de leurs grands-pères et grands-mères…délire de juif allemand ?
Que faire ? Simple: les "élites suisses" doivent "remobiliser" le peuple Suisse afin que lors d’un second scrutin, il vote mieux…les bras m’en tombent ! Et, pour faire bonne mesure, ce grand démocrate européen n’hésite pas à demander que « les plus riches des pays musulmans retirent leur argent des banques suisses en représailles. » En représailles de ne pas avoir voté correctement…bien, bien: le peuple se trompe, changeons de peuple!
Cohn Bendit est également très représentatif du gap abyssal existant entre les peuples européens (qui demandent massivement dans tous les sondages organisés par les grands journaux des référendums sur l’islam, au travers du problème secondaire de minarets) et leurs élites politiques (parmi lesquelles, aucun responsable de premier plan n’a su acter simplement du choix démocratique d’un peuple libre ! c’est proprement hallucinant quand on y réfléchit deux secondes).
J’ai cité hier Christopher Lasch, penseur marxiste de formation et visionnaire qui avait su anticiper avec une grande acuité la trahison de ces élites, comme Benda avait parlé de trahison des clercs.
Au fond je crois que, loin de porter ces jolis messieurs à la moindre auto critique (pourtant pour un ancien mao, ça s’imposait !), cette votation et la réaction quasi unanime des peuples européens va être l’occasion d’une nouvelle déferlante de propagande « anti raciste », « vivrensemblesque », « métissophile » et « multiculturelle » propre à rééduquer convenablement les millions d’européens xénophobes bottés et marchant au pas de l’oie.
Deux points positifs, toutefois:
-ce type d'affaire rend chaque jour un peu plus difficile à nos gouvernants la prétention de se faire passer pour des démocrates et fait que leur nature foncièrement intolérante, quasi totalitaire, devient évidente à beaucoup de monde. Et on ne peut que s’en réjouir.
-une majorité d'européens semble consciente de cette déconnection des élites, d'une part, et, d'autre part, du danger que représente l'existence sur le sol européen de communautés musulmanes massives dont le repli identaire et l'intolérance à l'égard des européens et de leurs cultures (tout ce qui n'est pas l'islam en gros) n'est plus à démontrer.
Penser à affûter les piques, donc.
«La ridiculisation du monde tel qu'il va est une discipline encore dans les limbes. Faire rire de cet univers lamentable, dont le chaos s'équilibre entre carnavalisation enragée et criminalisation hargneuse, entre festivisation et persécution, est la seule manière, aujourd'hui, d'être rigoureusement réaliste.» disait Philipe Muray
Souhaitons donc que ce chaos devienne évident au plus grand nombre, comme le disait Saint Paul dans son deuxième Épître à Timothée : «Mais ils ne continueront pas toujours, car leur folie devient évidente à tous.»
21:32 Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cohn bendit, suisse, minaret, islam
20.11.2009
miséricorde
Aperçu de la vie édifiante du beau modèle...(ma contribultion au dialogue multiculturel)
23:56 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mahomet, beau modèle, coran, islam
11.11.2009
racaille en col blanc
" Monsieur le Sénateur Maire,
“C’est la dignité, le respect des valeurs de la République que de permettre à des gens de pratiquer leur culte”, dites-vous pour justifier l’autorisation de la grande Mosquée de Marseille.
Vous n’êtes pas sans savoir, osons-nous le supposer, que la religion musulmane n’est pas seulement un culte, mais aussi une doctrine sociale et politique, et qu’en lui donnant un lieu de culte, vous donnez aussi une place forte, une citadelle à cette doctrine sociale et politique, dont l’institutionnalisation ne peut être qu’un premier pas pour les visées hégémoniques qui lui sont inhérentes.
Que proposez-vous pour éviter le passage ambitionné de l’institution d’un culte à l’activité sociale et politique en vue de cette hégémonie ? Rien probablement.
Vous n’êtes pas sans savoir que cette doctrine dénonce les libertés républicaines au nom de la loi musulmane, et que la liberté religieuse dont fait partie la liberté de culte que vous octroyez si généreusement, est proscrite et châtiée dans l’islam.
Quel est le sort du musulman apostat, seul terme pour désigner celui qui se convertit à une autre religion ? C’est souvent la mort, en tout cas l’exclusion, vous le savez Monsieur Gaudin. Quelles garanties avez-vous prises en donnant de tels gages à des adversaires acharnés de la laïcité, des libertés fondamentales, de l’égalité entre les uns et les autres ? Aucune, probablement.
Il faudrait accepter le culte au nom de nos valeurs, et refuser la doctrine sociale et politique, liée à ce culte, au nom de ces mêmes valeurs. Le faites-vous ? Non, Monsieur Gaudin. Monsieur le Sénateur-Maire, vous bradez nos valeurs, vous bradez notre histoire et nos combats."
(Yolande de Crussol, Maître de conférences, Département d’Etudes Arabes de l’Université Lille 3, Marie-Thérèse Urvoy, Professeur d’Islamologie, Institut Catholique de Toulouse, Dominique Urvoy, Professeur des Universités, Département d’Etudes Arabes de l’Université Toulouse le Mirail)A la suite de la décision de la mairie de Marseille de construire l’une des plus grandes mosquées de France (alors que la ville en compte déjà plus de 60 !), trois universitaires français, spécialistes du monde arabe et de l’islam, ont envoyé le 03 août 2007 la lettre ci-dessus à Jean-Claude Gaudin, maire de la ville et dhimmi d’or 2009.
Gaudin, cette racaille pseudo républicaine en col blanc, fait partie de cette cohorte de personnages politiques de premier plan, qui croient, dans le meilleur des cas, que l’islam puisse être soluble dans les valeurs républicaines et que puisse naître un « islam de France » respectueux des codes culturels autochtones (c'est-à-dire profondément étrangers à la doctrine sociale et politique islamique), et, dans le pire des cas, instrumentalisent l’immigration musulmane communautaire consciente de son poids électoral croissant, en sachant pertinemment que cet « islam de France » n’est qu’un hochet spectaculaire destiné à faire croire aux gogos progressistes et bien pensants que l’islam puisse devenir en quelques décades ce qu’il n’est pas depuis quatorze siècles…
Très logiquement, pour venir vivre dans nos contrées parfumées, il ne devrait y avoir que deux solutions :
1-s’intégrer à la culture autochtone dominante, c’est-à-dire devenir français/européen, c’est-à-dire encore un processus d’acculturation, forcément douloureux car consistant à se déprendre –en partie ou en totalité- de sa culture d’origine au profit de la culture indigène (qui n’est pas celle de ces pseudo « indigènes de la république » chers à nos médias et qui sont bien des allogènes),
2-s’insérer, c’est-à-dire s’engager à respecter les codes culturels autochtones de façon à ne pas choquer ceux qui sont déjà là et à ne pas troubler la paix civile. Ou encore à ne pas pourrir le paysage en se baladant torchonnée (un peu comme ces touristes occidentaux qui se baladent à poils ou presque en terre étrangère au grand dam des locaux). L’insertion comme un sas, un premier pas, respectueux, vers cette culture d’accueil, chacun étant libre de ne pas entrer dans le processus d’acculturation (rester un étranger en terre occidentale, respectueux des mœurs autochtones), ou de rester, désirant s’intégrer, c’est-à-dire devenir un occidental en terre d’occident.
Il n’y a pas de troisième voie acceptable. Celle de Gaudin et de ses épigones progressistes libéraux (de « gauche » comme de « droite ») consiste à croire (ou faire semblant de) qu’une immigration massive de personnes profondément étrangères aux codes culturels de ce pays, puisse déboucher sur autre chose qu’une communautarisation accélérée et une cascade d’ « accommodements raisonnables » (cf photo ci-dessous) conduisant à détricoter l’architecture politique, sociale, juridique et éthique de ce pays. Déculturation et balkanisation.
Mais, en fin de compte, je me demande si le sieur Gaudin, si emblématique de la modernité qu’il soit (c’est-à-dire haïssable), n’est pas très cohérent avec lui-même et en phase avec l’esprit de l’époque et du monde ; Michéa montre, à mon avis de façon crédible, combien, désormais, nos sociétés occidentales ne sont plus organisées qu’autour d’un grand marché, censé apaiser les mœurs (le doux commerce) et d’une enveloppe juridique censée garantir à chacun la maximisation de ses droits individuels. Combien dans l'esprit de nos modernes, un code culturel sociétal normatif est devenu haïssable...Combien l’Etat, axiologiquement neutre à dessein, ne devrait plus imposer aucune valeur commune normatives. Combien le monde que j'aime (un plurivers de cultures singulières et parfois antagonistes et irréductibles) se situe aux antipodes de la vision Babelienne de nos élites (par défaut). Brasilia mon amour..
Dés lors que l’on ne considère les hommes que comme des électrons/consommateurs libres de toute appartenance culturelle, religieuse, philosophique, etc., et seulement préoccupés de leurs meilleur intérêt et du respect de leurs droits individuels inaliénables, comment défendre une culture dominante séculaire (ce pays n’est pas né en 1789…), des paysages, une tradition, des usages, des modes de vie singuliers, une certaine vision de la femme, de l’éducation, etc. ? Impossible.
Bonne illustration de ceci avec l'horrible Aubry qui déclarait tout récemment: «Nous pensons que l'identité de la France n'est pas ethnique, pas religieuse, pas culturelle» mais «c'est l'appartenance à des valeurs communes». Le problème est que la cuistrissime Aubry n'a pas jugé bon de détailler ces fameuses "valeurs communes" qui, me semble-t-il doivent se résumer aux mantras ordinaires bien pensantes récupérées par le marché, c'est-à-dire: "tolérance, vivrensemble et métissage"...
Reste à savoir si ces hommes et ces femmes appartenant à des civilisations traditionnelles (comme la notre il n’y a pas très longtemps) sauront devenir de bons occidentaux, c’est-à-dire de bons consommateurs procéduriers prompts à faire valoir leurs droits, ou si ce rêve moderne libéral, consumériste et légaliste, se fracassera sur la réalité des cultures et des communautés, c’est-à-dire, souvent, leur antagonisme irréductible.
Par ailleurs, comprendre la "pensée" de nos modernes permet de mesurer le degré de sincérité de ceux-ci lorsqu'ils lancent je ne sais quel débat national sur l'identité de ce pays...
12:50 Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, gaudin, mosquée, occident, michéa
18.09.2009
un âge d'or?
L’Islam original est arabe car né en Arabie après la révélation faite au prophète Mahomet, simple bédouin chassé de la Mecque par ses pairs pour la ville de Yathrib- qui deviendra Médine. Ce premier islam, arabe par les hommes et la langue, va déferler sur toute la péninsule arabique puis l’ensemble du pourtour méditerranéen -non arabe- en moins d’un siècle, et jusqu’en Asie centrale, sur les bords de l’Indus qu’Alexandre avait atteint également.
Or bon nombre d’auteurs prompts à célébrer le miracle arabe, l’âge d’or islamique font la confusion -volontaire ou non- entre la langue, arabe qui s’est imposée à tous les peuples colonisés, et la civilisation arabo-musulmane : or la très grande majorité des auteurs musulmans qui ont fait cet « age d’or » par leurs écrits, leurs recherches, leurs traductions, n’étaient pas arabes, mais persans ou byzantins, chrétiens ou juifs…
Le mythe de la civilisation arabo-musulmane consiste à croire que ce sont les Arabes qui ont inventé les sciences et que c’est grâce à l’Islam qu’une brillante civilisation a pu voir le jour. Or ce mythe ne résiste pas à la réalité.
Depuis la sortie des Arabes hors de l’Arabie, apparaît en effet une civilisation flamboyante…mais qui flamboie de ses composantes étrangères : byzantine d’abord, puis persane. L’âge d’or de l’islam, c’est Byzance, dans un premier temps, et l’or de la Perse ensuite. L’islam civilisation désigne en réalité l’ensemble des emprunts faits aux convertis étrangers, voire aux dhimmis, c’est-à-dire aux juifs et aux chrétiens refusant la conversion à l’islam et "protégés"/ rançonnés par les musulmans. La grande habileté des califes, Omeyyades, Abbassides et Sassanides puis enfin des thuriféraires de cet âge d’or de l’Islam –notamment en Occident, fut d’avoir attribué ces emprunts à l’islam.
Mais si l’on a la curiosité de s’enquérir de l’origine des savants à qui l’on doit cette civilisation, on constate que la plupart d’entre eux ne sont pas arabes ni même musulmans, même s’ils écrivent en arabe…Tous les lettrés de l’empire arabo-musulman écrivent alors en effet en arabe, quelle que soit leur confession et leur origine.
En fait cet humanisme arabe, cet âge d’or arabo-musulman n’a rien à voir avec l’ethnie concentrée dans la péninsule Arabique, pas plus d’ailleurs qu’avec le strict message de l’islam. Le mot arabe se réfère uniquement à la langue. Pour être honnête, il aurait fallu parler d’« humanisme en langue arabe », pour ne pas engendrer d’équivoque.
Durant cette brillante parenthèse, du IVème au Xème siècle, de Bagdad à Cordoue, en passant par Ispahan, Damas, le Caire et Fès, tous les intellectuels, les écrivains, les hommes de science utilisent la langue arabe pour parler de savoirs qui sont considérés comme étrangers, intrus, comme la philosophie Grecque, la médecine. Tout savoir écrit est d’expression arabe, qu’il émane de chrétiens, de juifs ou de musulmans.
Avicenne, effigie, à son corps défendant de cet âge d’or arabe mythique, en arabe Ibn Sinâ, né prés de Boukhara, serait aujourd’hui Ouzbek. Il fut toute sa vie persécuté par le pouvoir Turc sunnite car c’était un chiite, et traité en hérétique dans le monde musulman. C’est parce que ses œuvres furent traduites en latin à Tolède au XIIème siècle que l’Occident chrétien connut celui qui fut appelé Avicenna en français. La traduction latine des œuvres d’Avicenne a exercé une influence sur la pensée médiévale de l’Occident qui découvrait Aristote à travers les commentaires Avicenniens. Mais sans l’Occident, Avicenne serait resté un hérétique musulman sans gloire posthume, car considéré comme un « diable » par les juristes traditionnels de l’islam…
Parmi ces sciences dont la création est attribuée par beaucoup à l’islam, les mathématiques sont emblématiques. Elles furent en fait héritées de traditions antiques, principalement grecques et indiennes. « Au départ la branche des mathématiques, constituée par l’arithmétique, la science du calcul ou ‘ilm al hisab, fut tirée des textes grecs qui avaient été conservés par des chrétiens nestoriens irakiens ; Puis cela fut transformé considérablement par l’adoption de méthode de calcul et de notation numérique indiennes- y compris l’usage du zéro et de la numération décimale de position- qui furent combinées à des habitudes d’origine babyloniennes. » (1) La géométrie, autre branche des mathématiques se fonda sur la traduction, dés le IXème siècle, d’ouvrages grecs parmi lesquels les Eléments d’Euclide. Le terme arabe al-jabr pour désigner l’algèbre laisse croire que les arabes auraient inventé l’algèbre alors que les procédés algébriques proviennent de sources plus anciennes babyloniennes et d’ouvrages grecs, hébreux et indiens. L’algèbre atteint son apogée grâce aux travaux réalisés en Iran, entre la fin du XIème et le début du XIIème siècle, par le fameux Omar Khayyam.
La médecine est également une science largement héritée de l’antiquité, pratiquée par des savants non musulmans ou récemment convertis, la plupart du temps extérieurs à la société islamique traditionnelle. Sachant que la plupart des écrits de grecs furent traduits en arabe par des chrétiens orientaux, syriaques en particulier (le syriaque constituant la langue intermédiaire par excellence entre le grec et l’arabe). C’est grâce aux traductions d’Hippocrate et Gallien que les médecins en terre d’islam purent devenir les dignes successeurs des grecs. Et à cet héritage hellénique il faut ajouter l’héritage de l’Inde et de la Perse.
De façon générale, beaucoup d’intellectuels musulmans rédigèrent leurs œuvres en arabe mais ils n’étaient pas arabes, mais perses ou byzantins…Dans leurs écrits, on retrouve les idées de Platon, d’Aristote, de Gallien, de Porphyre, mais aussi la sagesse iranienne ancienne, la sagesse de l’inde, l’éthique arabe d’avant l’islam.
C’est effectivement l’émergence d’une civilisation prestigieuse -par ses avancées propres, son génie propre mais aussi par sa capacité à transmettre une partie de l’héritage culturel antique- mais qui a peu à voir avec les arabes et rien à voir avec l’islam ! Parce qu’elle est le fait, pour l’essentiel, de non arabes, qui étaient devenus la majorité au sein de l'empire arabo-musulman. L’ennui , c’est que cette civilisation brillante, née à l’ombre de l’islam mais d’origine étrangère comme on vient de le voir, fut toujours en concurrence avec l’islam religion, l’islam arabe des origines, car elle n’avait rien de musulman ni d’arabe.
« Par un curieux acharnement à travestir le vrai, nos livres pour l’enseignement, des petites classes au lycées, s’appliquent à faire croire que les auteurs de l’antiquité ont tous sombré dans un noir oubli dés la chute de Rome et ne furent à nouveau connus en Occident que par les Arabes qui, eux, prenaient soin de les traduire. Ce n’est qu’au temps de la Renaissance, au réveil d’un sommeil de plus de mille années, que les humanistes, en Italie puis en France puis en Angleterre auraient pris le relais et étudié les textes grecs et romains. Vérité sans appel que toute sorte de romanciers, de polygraphes et de journalistes pour revues d’histoire ou de culture acceptent encore sans chercher à y voir d’un peu plus prés. Pourtant, tout est à revoir. On nous dit : « Sans les arabes, vous n’auriez pas connu Aristote!» C’est inexact, archi faux. Les leçons et les principaux ouvrages des savants, philosophes, poètes, dramaturges de l’Antiquité ne furent jamais, à aucun moment, ignorés des lettrés en Occident. Parler d’ « arabes » n’est pas seulement une facilité de langage mais une grave impropriété qui cache sans doute une mauvaise action, à savoir la volonté de taire la véritable identité des auteurs musulmans les plus féconds et les mieux connus, ceux qui ont le plus écrit en toutes sortes de domaines. C’étaient pour la plupart des Syriens, des Egyptiens ou des Espagnols qui, soumis par la conquête, avaient adopté la langue et l’écriture des maîtres. Les Perses, eux, avaient gardé leur langue.
En tout état de cause, les clercs d’Occident n’ont pas attendu les musulmans. Aristote était connu et étudié à Ravenne au temps du roi des Goths Théodoric et du philosophe Boèce, dans les années 510-520, soit plus d’un siècle avant l’Hégire. Cet enseignement, celui de la logique notamment, n’a jamais cessé dans les écoles cathédrales puis dans les toutes premières universités et l’on se servait alors de traductions latines des textes grecs d’origine que les érudits, les philosophes et les hommes d’Eglise de Constantinople avaient pieusement gardés et largement diffusés. Les traductions du grec en langue arabe et de l’arabe en latin, que l’on attribue généralement à Avicenne, Averroès et à Avicébron, sont apparues relativement tard, pas avant les années 1200, alors que tous les enseignement étaient déjà en place en Occident et que cela faisait plus d’un siècle que la logique, directement inspirée d’Aristote, était reconnue comme l’un des sept arts libéraux du cursus universitaire. (…) Ces traducteurs auxquels nous devrions tant, n’étaient certainement pas des Arabes et, pour la plupart, pas même des musulmans. Les conquérants d’après l’hégire ne portèrent que peu d’intérêt à la philosophie des grecs de l’antiquité dont les populations soumises, en Mésopotamie, en Syrie ou en Chaldée, gardaient pieusement les textes et les enseignements. (…) Pendant plusieurs centaines d’années, les grands centres intellectuels de l’Orient, Ninive, Damas et Edesse, sont restés ceux d’avant la conquête musulmane. La transmission du savoir y était assurée de génération en génération et les nouveaux maîtres n’y pouvaient apporter quoi que ce soit de leur propre. En Espagne, la ville de Tolède et plusieurs autres cités épiscopales ainsi que les grands monastères étaient des centres intellectuels très actifs, tout particulièrement pour les traductions de l’antique, bien avant l’invasion musulmane et la chute des rois Wisigoths. L’école des traducteurs arabes de Tolède est une légende, rien de plus.
En réalité, ces travaux des Chrétiens sous occupation musulmane n’étaient, en aucune façon, l’essentiel. Ils ne présentaient que peu d’intérêt. Les Chrétiens d’Occident allaient aux sources mêmes, là ou ils étaient assurés de trouver des textes authentiques beaucoup plus variés, plus sincères et en bien plus grand nombre. Chacun savait que l’empire Romain vivait toujours, intact, vigoureux sur le plan intellectuel, en Orient. Métropole religieuse, siège du patriarche, Constantinople est demeurée jusqu’à sa chute et sa mort sous les coups des Ottomans de Mehmet II, en 1453, un centre de savoir inégalé partout ailleurs. On n’avait nul besoin d’aller chercher l’héritage grec et latin à Bagdad ou à Cordoue : il survivait, impérieux et impérissable dans cette ville chrétienne, dans ses écoles, ses académies et ses communautés monastiques. Les peintures murales et les sculptures des palais impériaux contaient les exploits d’Achille et d’Alexandre. Les hommes d’église et de pouvoir, les marchands même, fréquentaient régulièrement Constantinople et avaient tout à y apprendre. Nos livres de classe disent qu’ils ont attendu les années 1450 et la chute de Constantinople pour découvrir les savants et les lettrés grecs ! Mais c’est là encore pécher par ignorance ou par volonté de tromper. C’est écrire comme si l’on pouvait tout ignorer des innombrables séjours dans l’Orient, mais dans un Orient chrétien de ces Latins curieux d’un héritage qu’ils ne pouvaient oublier. En comparaison, les pays d’islam n’apportaient rien d’équivalent. » (2)
(1)Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, p. 551.
(2)Jacques Heers, L’histoire assassinée, p. 170, 171. Ed de Paris 2006.
Et aussi, pour ceux que cela intéresse, deux livres passionnants : Islam de Bernard Lewis et La schizophrénie de l’Islam de Delcambre.
19:38 Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, jacques heers
17.09.2009
europe frivole: suite
Bon. Aymeric Chauprade et Steyn situe le "basculement" vers 2040 ou 50: i e le moment ou les européens/ caucasiens/blancs deviendront une minorité par rapport aux immigrés extra européens ou à leurs descendants directs. La même chose est en train d'arriver aux WASP nord américains.
"Les Français de souche européenne qui naissent aujourd’hui mourront dans une France au profil majoritairement africain et asiatique. La perspective pour l’Europe apparaît désormais de manière claire : à la fin du siècle [XXIème], les européens seront devenus minoritaires sur la partie européenne du continent eurasiatique. Comme ils ne sont pas les Etats-Unis, une nation fondée sur une idéologie puissante capable de fabriquer des américains à partir d’origines ethniques différentes, ils seront incapables d’assimiler les populations extra-européennes à leur civilisation. Les Européens n’ont donc qu’un seul choix pour éviter à leurs enfants un avenir de minorité, semblable à celui des blancs d’Afrique du Sud, repliés sur leurs bantoustans blancs : repasser le film de l’immigration à l’envers et relancer la natalité européenne." (Chauprade)
Repasser le film à l'envers me parait aussi illusoire et vain que regretter les temps anciens et souhaiter leur retour. Mais le constat de Chauprade reste valide.
Comme dit Criticus, c'est un fait brut. La question est: quelle influence cette évolution inédite des populations européennes aura-t-elle sur la vie des européens, la culture européenne.
Je pense, comme Hank et marcel Meyer que, par essence, les africains et orientaux, majoritairement musulmans ou animistes qui débarquent en Europe, restent des orientaux et des africains en Europe et que toute acculturation, dans la mesure ou elle est souhaitée, reste une gageure.
Ciriticus à raison de pointer le fait qu'il se produit inévitablement une acculturation réciproque. Je me rappelle d'une interview de Marcel Gauchet gaussant les émirs Saoudiens se baladant dans quelque berline allemande, concentré de technologie occidentale, au motif, qu'à leur corps défendant ou pas, ils subissaient une acculturation occidentale. Tout cela ne dépend de nous qu'à la marge, voire pas du tout. Bien malin qui peut prédire ce qu'il adviendra des européens et de leur culture millénaire...Les grands invasions Asiatiques, Normandes, Sarrasines, Magyares, etc, n'empêchèrent pas la réforme papale/ grégorienne, l'essor du capitalisme des villes de l'Italie du Nord ou des Pays bas, la réforme protestante, la Renaissance, la révolution industrielle et la sortie du religieux de nos modernes... Pour autant, l'Islam fut toujours une altérité, plus ou moins hostile, en regard du quel les européens se construisirent et forgèrent un sentiment identitaire et une culture propre, singulière.
Ciriticus pointe (encore) avec justesse la crispation identitaire de civilisations traditionnelles comme l'islam, notamment arabe, devant la mondialisation de la modernité occidentale. Le danger que représente l'islam en Europe, nous renvoie, avant tout, à l'affaiblissement du sentiment communautaire et culturel européen. Philippe Muray, quand il écrivit "Chers djihadistes" au lendemain du 11/09, ne sous entendait pas autre chose: "pourquoi cherchez-vous à détruire des ruines? " (n'est-ce pas, didier?)
Festivus ne revendique rien, ne défend plus rien, si ce n'est un package frelaté de "tolérance", de "vivre ensemble", de "droitdlom", qui ne sont que le résidus sécularisé et mortifère d'un christianisme moribond en Europe. En ce sens, comme le dit alain de Benoist, les crédules qui s'accrochent à des églises qui depuis longtemps ont tourné la page occidentale et européenne pour l'universalisme égalitaire et l'accueil inconditionnel de l'Autre au mépris des peuples et des cultures autochtones, se mettent le doigt dans l'oeil grav! (si je puis dire..).
Contrairement au Japon, une ile peuplée de personnages fiers de leur culture, nous sommes à l'articulation de deux mondes: la modernité occidentale, sorte de grand mall marchand mâtiné de christianisme sécularisé, versus quelques cultures archaïques (au sens propre), à la fois fascinées par l'occident (ou ce qu'elles percoivent de cette réalité) et haineuses du chaos planétaire que ce dernier engendre par la mondialisation marchande. Le gros avantage des musulmans en Europe est qu'ils disposent d'une identité structurante forte (l'islam) dont ne disposent plus -en apparence- les européens (la gay pride et la fête du "vivre ensemble" ne faisant pas encore le poids...).
Le camp des saints n'est pas loin. Chaque année des millions de "barbares" (ceux qui ne parlent pas grec..) viennent en Europe pour y vivre définitivement et transforment ce continent. Comme toujours depuis des millénaires.
A mon avis le point clef est la disparition du sentiment d'une identité et d'une appartenance européenne. Peut-être est-ce seulement une apparence, soigneusement entretenue par des média hostiles à toute question identitaire -qui implique une nécessaire xénophobie (comme le démontre trés bien Levi-strauss, souvent mis en avant par nos modernes qui ne l'ont pas lu..et comme le rappelle Julien Freund, disciple de Carl Schmitt). Mais peut-être n'avons nous pas simplement atteint le point de frustration, d'exaspération, nécessaire au réveil de peuples européens, d'une Europe en dormition.
Une chose est sûre, le monde de demain ne ressemblera en rien à celui que nous connaissons et encore moins à celui de nos parents, et est en train de se réorganiser, comme l'a montré Huntington, suivant un paradigme civilisationnel (sachant que la religion reste un élément clef de toute civilisation), non pas idéologique ou politique; bref l'histoire n'est pas écrite et des tendances lourdes qui nous paraissent irréductibles peuvent disparaitre en peu de temps.
vision optimiste:
« Et le lecteur méditatif songera que la tentation est forte, pour l’Européen lucide de se réfugier dans la posture de l’anarque. Ayant été privé de son rôle d’acteur historique, il s’est replié sur la position du spectateur froid et distancié. L’allégorie est limpide. L’immense catastrophe des deux guerres mondiales a rejeté les Européens hors de l’histoire pour plusieurs générations. Les excès de la brutalité les ont brisés pour longtemps. Comme les Achéens après la guerre de Troie, un certain nihilisme de la volonté, grandeur et malédiction des Européens, les a fait entrer en dormition. A la façon d’Ulysse, il leur faudra longtemps naviguer, souffrir et beaucoup apprendre avant de reconquérir leur patrie perdue, celle de leur âme et de leur tradition. » (Dominique Venner, Ernst Jünger, Un autre destin européen, 2009).
vision moins optimiste:
"Que peut-il se passer après la victoire de la contre-colonisation ? Peut-être bien quelque chose de semblable à ce qui s'est s'est passé dans la partie méridionale du monde méditerranéen après la conquête arabe. Dans un premier temps, les conquérants laissent les chrétiens et accessoirement les Juifs s'occuper des tâches créatives ; il en résulte, à l'époque, une apogée civilisationnelle qui ne doit pas grand-chose à l'islam mais qui n'a été possible que grâce à la paix et à l'unité que les conquérants ont restaurées. Puis le réservoir de ces populations actives et créatrices se tarit progressivement à cause des persécutions occasionnelles et surtout des conversions à l'islam permettant d'échapper à la dhimmitude et à la fiscalité qui l'accompagne. La civilisation islamique se fige assez vite et une lente et inexorable décadence commence. L'histoire s'est répétée à partir du XVe siècle dans l'Empire ottoman.
Dans les deux cas, ce sont les populations autochtones conquises qui ont été le plus transformées, et de très loin, et ce malgré leur nombre resté longtemps important : Constantinople-Istamboul était encore majoritairement peuplée de chrétiens en 1914. " (marcel Meyer)
22:09 Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, immigration, islam
22.08.2009
phase terminale
Excuses de Hans-Rudolf Merz à la Libye: la presse suisse indignée.
La Suisse à genoux devant Kadhafi; la Suisse capitule; reddition; humiliation: tels sont les commentaires quasi unanimes de la presse romande, au lendemain des excuses présentées par le président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, à la Libye pour l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.
"Dans cette crise, la Suisse perd plus que son honneur. Elle est sèchement renvoyée à son spectaculaire isolement. Aucun pays ami n'a volé à son secours", note "Le Temps". Un avis partagé par "Le Matin": "La Suisse semble si faible sur la scène internationale que, même quand il a raison, ce tout petit pays doit courber l'échine".
"Le bilan de l'opération Hannibal est désastreux", complète "24 Heures". De nombreux quotidiens relèvent d'ailleurs que la Suisse n'a même pas la garantie par écrit que ses deux citoyens toujours retenus à Tripoli pourront quitter la Lybie prochainement.
M. Merz a indiqué que les autorités libyennes lui avaient promis que les deux hommes d'affaires suisses retenus sur territoire libyen pourraient rentrer chez eux.
Toutes les activités consulaires et commerciales entre les deux pays vont reprendre, liaisons aériennes comprises, a indiqué le Département fédéral des finances.
Le Département précise encore que Berne et Tripoli ont décidé de mettre en place "un tribunal arbitral indépendant" pour enquêter sur les circonstances de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève.
Le premier ministre libyen a de son côté affirmé que les excuses "officielles et solennelles" de la Confédération constituaient un "premier pas" pour régler le contentieux entre les deux pays.
Le fils de Mouammar Kadhafi et sa femme Aline, alors enceinte, avaient été arrêtés en juillet 2008 dans l'hôtel où ils logeaient après avoir fait l'objet d'une plainte pour maltraitance de deux de leurs domestiques. (...) (source)
Megrahi sème le trouble entre Londres et Tripoli
(Megrahi, reçu en héros par le colonel Khadafi)
Accueilli en héros en Libye et reçu par Khadafi, Megrahi aurait été libéré en échange de contrats comerciaux avec la Grande-Bretagne, selon le fils du leader lybien, Seif al-Islam. Londres dément.
La libération d'Abdelaset al-Megrahi a-t-elle eu lieu en échange de plusieurs contrats commerciaux entre la Grande-Bretagne et la Lybie ? C'est ce qu'affirme Seïf al-Islam, le fils du colonel Khadafi, dans une interview diffusée vendredi sur sa chaîne Al-Motawassit (»La Méditerranée»).
Selon lui, le seul condamné des attentats de Lockerbie, libéré jeudi officiellement pour raisons de santé, aurait été au coeur des tractations avec Londres. «Dans tous les contrats commerciaux, de pétrole et de gaz avec la Grande-Bretagne, (M. al-Megrahi) était toujours sur la table des négociations», explique le fils du leader lybien. (...) (source)
« Une approche frappante de l’approche contemporaine de cette guerre de quatorze siècles a été donnée le 8 octobre 2002, par le premier ministre français de l’époque, Jean-pierre Raffarin, dans son discours sur l’Irak à l’assemblée nationale. Evoquant devant les députés la figure de Saddam Hussein, il releva qu’un des personnages historiques favoris de Saddam Hussein était son compatriote Saladin, lui aussi originaire de la ville de Tikrit. Au cas ou les députés auraient ignoré qui était Saladin, Jean-pierre Raffarin tînt à préciser qu’il fut celui « qui défit les croisés et libéra Jérusalem ». Qu’un premier ministre catholique présente la prise de Jérusalem par Saladin comme une libération de la domination des croisés, français de surcroît pour la plupart, témoigne d’un cas extrême de nouvel alignement, sinon des loyautés, du moins des perceptions des choses. » (Bernard Lewis, L’Europe et l’Islam, Le débat, mai 2008)
Bon, de bonnes vacances, globalement! De l'air frais (comme dirait Orwell), quelques sommets et névés, mon pélerinage à l'Iseran, quelques beaux visages et belles rencontres. Un berger d'Ecole, dans les Bauges, qui lisait Marc-aurèle au milieu de ses bestiaux! on va encore dire que j'affabule, mais non. Silènes et saponaires...
Finalement, rien d'étonnant à ce que les occidentaux se comportent comme des marchands de bestiaux, c'en sont. Ce ne fut pas toujours le cas. C'est toujours un peu décevant, c'est tout. Le prix de la modernité, sans doute.
"Quelle malédiction a frappé l'Occident pour qu'au terme de son essor il ne produise que ces hommes d'affaires, ces épiciers, ces combinards aux regards nuls et aux sourires atrophiés, que l'on rencontre partout, en Italie comme en France, en Angleterre de même qu'en Allemagne ? Est-ce à cette vermine que devait aboutir une civilisation aussi délicate, aussi complexe ? Peut-être fallait-il en passer par là, par l'abjection, pour pouvoir imaginer un autre genre d'hommes. " (Cioran, Histoire et utopie)
Que les Libyens recoivent leur congénère en grande pompe est réconfortant, finalement. Eux savent encore que le concept occidental irénique d'une fraternité universelle n'est qu'une chimère. Qu'un libyen arraché à la justice occidentale, quel qu'en soit le prix, reste une victoire. Sans doute est-ce une survivance, les derniers feux d'une weltanschauung identitaire appellée à disparaître dans un monde globalisé qui ne prône que le Même. Nul doute que dans quelques générations, ces bèrbères islamisés aprés moult autres colonisations, ne succombent aussi aux sirènes du consumérisme festif, version hallal.
Purple haze et Cioran, c'est ça le métissage coco! beware of fuzz face! hu hu!
"Peut-être fallait-il en passer par là, par l'abjection, pour pouvoir imaginer un autre genre d'hommes." dit Cioran...
Surement.
J' imagine bien le désespoir d'hommes -ou de femmes- lettrés de civilisations brillantes et raffinées, Assyriens, Babyloniens, Grecs, Romains ou Vandales devant le ressac de toute déculturation, de toute décivilisation...On ne lutte pas contre ce genre de choses, tout au plus peut-on en avoir vaguement conscience et le déplorer. Depuis ma rencontre avec ce berger stoïcien, je lis aussi Marc-aurèle:
"On se cherche des retraites à la campagne. Et toi-même, tu as coutume de désirer ardemment ces lieux d'isolement. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion puisque tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part en effet, l'homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son âme, surtout s'il possède, dans son for intérieur, ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude absolue, et par quiétude, je n'entends rien autre qu'un ordre parfait.
(...) Il reste donc à te souvenir de la retraite que tu peux trouver dans ce petit champ de ton âme. Et, avant tout, ne te tourmente pas, ne te raidis pas; mais soit libre et regarde les choses en être viril, en homme, en citoyen, en mortel. Au nombre des plus proches maximes sur lesquelles tu te pencheras, compte ces deux: l'une, que les choses n'atteignent point l'âme, mais qu'elles restent confinées au dehors, et que les troubles ne naissent que de la seule opinion qu'elle s'en fait. L'autre, que toutes ces choses que tu vois seront, dans la mesure où elles ne le sont point encore, transformées et ne seront plus. Et de combien de choses les transformations t'ont déjà eu pour témoin! Songes-y constamment: le monde est changement, la vie remplacement." (Marc-aurèle (121-180 ap JC), Pensées pour moi-même)
Et Jünger depuis bien longtemps maintenant:
"Le libéral est mécontent de tout régime; l'anarque en traverse la série, si possible sans jamais se cogner, comme il ferait d'une colonnade. C'est la bonne recette pour qui s'intéresse à l'essence du monde plutôt qu'à ses apparences - le philosophe, l'artiste, le croyant.
(...) Le trait propre qui fait de moi un anarque, c'est que je vis dans un monde que, "en dernière analyse", je ne prends pas au sérieux."
(Ernst JÜNGER, Eumeswill (1977))
14:54 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : occident, islam, libye, cioran, orwell
02.06.2009
idiotes utiles ou l'ennemi intérieur
Italie : toutes voilées…par solidarité : une manifestation de solidarité féministe et syndicale.
Venaria Reale -Turin-Italie. Toutes les préposées au guichet et à l’accueil des visiteurs ainsi que toutes les guides touristiques du château de Venaria Reale, près de Turin dans le nord de l’Italie, porteront le voile islamique pour marquer leur solidarité avec Amellal Yafna, 35 ans , une de leur collègue marocaine, venue vivre en Italie en 2004. Un bel exemple d’action concertée en faveur du multi-culturalisme et de l’inter-ethnicité que l’on risque de voir se répéter ailleurs dans un futur rapproché.
Tout a commencé quand une lectrice du journal turinois “La Stampa” a eu l’audace et l’outrecuidance de se plaindre, dans une lettre au “Courrier des Lecteurs”, que deux femmes portant le hijab soient préposées à l’accueil du public et travaillent aux guichets d’entrée du château, exactement là où les touristes achètent les billets pour visiter cette ancienne résidence des princes de la maison de Savoie, récemment réouverte au public après 8 années de travaux de rénovation.
«Ne serait-il pas plus correct d’employer ces deux femmes dans une activité de bureau ? Ne serait-il pas mieux d’avoir des employées en costumes d’époque ? Cette présence islamique, absolument déplacée dans un environnement historico-touristique, était complètement “décontextualisante” » pouvait-on lire dans la lettre adressée au journal par cette présumée islamophobe d’extrême-droite. Et sans attendre les polémiques se sont déchaînées pour aboutir à cette forme de manifestation en faveur du voile musulman.
«Nous sommes solidaires avec Amellal et par conséquent nous avons décidé de toutes porter le voile. Nous estimons que la présence parmi nous de notre collègue marocaine est un bon exemple d’intégration .» a été la réponse des employées d’origine italienne.
20:45 Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, dhimmitude
04.05.2009
on ne sert pas deux maîtres
« Le triomphe du christianisme fut l’anéantissement de la vie civile pour mille ans. L’islamisme ne fit qu’appliquer le même principe. La mosquée, comme la synagogue et l’église, est le centre de toute vie. Le Moyen Age, règne du christianisme, de l’islamisme et du bouddhisme, est bien l’ère de la théocratie. Le coup de génie de la Renaissance a été de revenir au droit romain, qui est essentiellement le droit laïc, de revenir à la philosophie, à la science, à l’art vrai, à la raison, en dehors de toute révélation.
Ainsi, à mesure que l’Empire baisse, le christianisme s’élève. Durant le IIIème siècle, le christianisme suce comme un vampire la société antique, soutire toutes ses forces et amène cet énervement général contre lequel luttent vainement les empereurs patriotes. Le christianisme n’a pas besoin d’attaquer de vive force, il n’a qu’à se refermer dans ses églises. Il se venge en ne servant pas l’Etat, car il détient presque à lui seul, des principes sans lesquels l’Etat ne saurait prospérer. La cité et l’Etat ne s’accommoderont plus tard avec le christianisme qu’en faisant subir à celui-ci les plus profondes modifications.
Le chrétien des origines est embarrassé, incapable quant aux affaires du monde ; l’Evangile forme des fidèles, non des citoyens. Il en fut de même pour l’islamisme et le bouddhisme. L’avènement de ces grandes religions universelles mit fin à la vieille idée de patrie ; on ne fut plus Romain, Athénien ; on fut chrétien, musulman, bouddhiste ; Les hommes, désormais, vont être rangés d’après leur culte, non d’après leur patrie, ils se diviseront sur des hérésies, non sur des questions de nationalité.
Voila ce que vit parfaitement Marc Aurèle, et ce qui le rendit si peu favorable au christianisme. L’Eglise lui parut un état dans l’état. « Le camp de la piété », ce nouveau « système de patrie fondée sur le Logos divin », n’a rien à voir avec le camp romain, lequel ne prétend nullement former des sujets pour le ciel. L’Eglise, en effet, s’avoue une société complète, bien supérieure à la société civile ; le pasteur vaut mieux que le magistrat. L’Eglise est la patrie du chrétien, comme la synagogue est la patrie du juif ; le chrétien et le juif vivent dans le pays où ils se trouvent comme des étrangers. A peine, même, le chrétien a-t-il un père et une mère. Il ne doit rien à l’empire et l’empire lui doit tout.
Le plus important des devoirs civiques, le service militaire, les chrétiens ne pouvaient le remplir. Ce service impliquait, outre la nécessité de verser le sang, qui paraissait criminelle aux exaltés, des actes que les consciences timorées trouvaient idolâtriques. Il y eut sans doute plusieurs soldats chrétiens au IIème siècle ; mais bien vite l’incompatibilité des deux professions se révélait, et le soldat quittait le ceinturon ou devenait martyr. L’antipathie était absolue ; en se faisant chrétien, on quittait l’armée. « On ne sert pas deux maîtres », était le principe sans cesse répété. La représentation d’une épée ou d’un arc sur une bague était défendue. «C’est assez combattre pour l’empereur que de prier pour lui. » Le grand affaiblissement qui se remarque dans l’armée romaine à la fin du IIème siècle, et qui éclate surtout au IIIème siècle, a sa cause dans le christianisme. Celse aperçut ici le vrai avec une merveilleuse sagacité. Le courage militaire qui, selon le Germain, ouvre seul le Walhalla, n’est point par lui-même une vertu aux yeux du chrétien. S’il est employé pour une bonne cause, à la bonne heure ; sinon, il n’est que barbarie. Certes, un homme très brave à la guerre peut être un homme de médiocre moralité ; mais une société de parfaits serait si faible !
Pour avoir été trop conséquent, l’Orient chrétien a perdu toute valeur militaire. L’islam en a profité, et a donné au monde le triste spectacle de cet éternel chrétien d’Orient, partout le même malgré la différence des races, toujours battu, toujours massacré, incapable de regarder en face un homme de guerre, offrant perpétuellement son cou au sabre, victime peu intéressante car elle ne se révolte pas et ne sait pas tenir une arme, même quand on la lui met dans les mains. »
Ernest Renan, Histoire des origines du christianisme.
21:34 Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : renan, christianisme, islam, evangile
26.04.2009
des sucettes et des hommes (hommage à san A)
les femmes sont des sucettes et les hommes sont des mouches.
09:44 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, voile, chadhortt djavann

