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13/05/2012

types anthropologiques

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« On vient juste de heurter l'iceberg. Il n'y a pas assez de canots pour tout le monde...la musique va continuer à jouer...alors autant que vous repreniez du caviar et du champagne. » Confession de Jaime Dimon, président de la JP Morgan lors d'un dîner, le 13 septembre 2008 à New-York, la veille de la faillite officielle de Lehman Brothers. (Cité par Jovanovic, Blythe Masters, 2010)

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« La corruption généralisée que l'on observe dans le système politico-économique contemporain n'est pas périphérique ou anecdotique, elle est devenue un trait structurel, systémique de la société où nous vivons. En vérité, nous touchons là un facteur fondamental, que les grands penseurs politiques du passé connaissaient et que les prétendus « philosophes politiques » d'aujourd'hui, mauvais sociologues et piètres théoriciens, ignorent splendidement : l'intime solidarité entre un régime social et le type anthropologique (ou l'éventail de tels types) nécessaire pour le faire fonctionner. Ces types anthropologiques, pour la plupart, le capitalisme les a hérités des périodes historiques antérieures : le juge incorruptible, le fonctionnaire wébérien, l'enseignant dévoué à sa tâche, l'ouvrier pour qui son travail, malgré tout, était une source de fierté. De tels personnages deviennent inconcevables dans la période contemporaine : on ne voit pas pourquoi ils seraient reproduits, qui les reproduirait, au nom de quoi ils fonctionneraient.

Même le type anthropologique qui est une création propre du capitalisme, l'entrepreneur schumpétérien, combinant une inventivité technique, la capacité de réunir des capitaux, d'organiser une entreprise, d'explorer, de pénétrer, de créer des marchés, est en train de disparaître. Il est remplacé par des bureaucraties managériales et par des spéculateurs. Ici encore, tous les facteurs conspirent. Pourquoi s'escrimer pour faire produire et vendre, au moment où un coup réussi sur les taux de change à la bourse de New York ou d'ailleurs, peut vous rapporter en quelques minutes 500 millions de dollar ? Les sommes en jeu dans la spéculation de chaque semaine sont de l'ordre du PNB des Etats-Unis en un an. Il en résulte un « drainage » des éléments les plus entreprenants vers ce type d'activités qui sont tout à fait parasitaires du point de vue du système capitaliste lui-même. » (Cornélius Castoriadis, La montée de l'insignifiance, 1993)

pragmatisme

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Les Verts projettent l'ouverture de salles d'injection d'ici fin 2011. Pour faire bouger les lignes, ils entendent pousser à la mise en place d'au moins deux salles à Paris, à titre expérimental.

Un cas d'école pour notre nouveau pouvoir..

Pour nos libéraux de gauche (ceux qui lisent les pages rebonds de Libé ou les éditos du pitre Marcelle), l'Etat et/ou la société se doivent d'être axiologiquement neutres, c'est-à-dire de nier toute dimension morale ou philosophique à l’ordre des choses. A partir de là, la doxa d’un Cohn-bandit ou d’un Hollande se résume au droit d’avoir toujours plus de droits, tant que ces derniers n’empiètent pas sur la liberté de l’autre (et en premier, le droit de ne pas être "stigmatisé" ou "discriminé"). Concept séduisant mais impossible car ces nouveaux droits merveilleux que produisent nos modernes pragmatiques à jet continu (le droit d’avoir accès à une salle de shoot équipée dans le respect de la déclaration des droits de l’homme ou celui de pouvoir réclamer un repas hallal à la cantine de ses enfants ou celui de se baigner à l'écart des hommes -ou des femmes) n’étant encadrés par aucune vision morale/ philosophique structurante et partagée de la société, ne sont plus que le produit des rapports de forces au sein de la société, c’est-à-dire du poids démographique des communautés, des lobbys/ minorités agissantes, des campagnes d’opinion appellant à toujours plus de pragmatisme, d’ouverture, de décloisonnement, d’émancipation, bref de déconstruction de tous les codes moraux hérités et transmis jusqu’alors, que l’on peut qualifier de common decency (Orwell), de décence ordinaire, et qui permettaient une vie en société relativement apaisée.

Mais nos libéraux de droite (ceux qui lisent les pages saumon du Figaro et Challenges), dont le credo réside dans le marché auto-régulé (ou la main invisible du marché d’Adam Smith), en charge d’une bonne partie d’un électorat encore massivement hostile au projet radieux Attalinoïde et Strausskhanien d’un monde fluide et sans frontières –hors-sol- où chaque monade humaine devrait pouvoir changer de place à chaque instant dans un mouvement brownien permanent pour satisfaire aux exigences du Capital globalisé, car encore enracinés dans une tradition, un territoire, une culture, ne peuvent opposer aux premiers que la même vision d’unification juridico-marchande de la planète et se voient naturellement qualifiés de « réactionnaires », « néo-conservateurs », « crispés », « frileux », « islamophobes », « homophobes », « modernophobes », dés lors qu’ils manifestent le désir de réintroduire une dimension morale ou philosophique –aussi minime soit-elle- dans le débat sociétal.

Jean-claude Michéa explique très bien comment cette double pensée libérale (économique/ « de droite » et culturelle/ « de gauche ») fonde l’essentiel de toute réflexion politique contemporaine et nous condamne à subir tantôt la face culturelle (une palanquée de droits nouveaux étiquetés avancées sociales versus la terrible réaction patriarcale cléricale et militaire), tantôt la face économique (turbo-capitalisme sans frontières sponsorisé par Bouygues et RESF) de la même vision du monde dans un Spectacle permanent de pseudo-alternance politique savamment verrouillée par une hyperclasse nomade et cool, prompte à évoquer la résurgence de « populismes » ou de « fascismes » (ce « ventre encore fécond, d'où a surgi la bête immonde» dont parlait Brecht mais pour stigmatiser la social-démocratie et non les fascismes comme le pense le pauvre Marcelle) à la moindre velléité de rebellion populaire (TCE, immigration, islamisation, destruction de l'environnement, etc).

Voilà.

pour aller plus loin, une conférence bien éclairante du sieur Michéa (merci Boreas)

10/05/2012

dissidons!


Étienne Chouard : la dette et la fin de... par cinequaprod

NB: bémol sur les gestes fasciste et nazie...(anti-libérales par essence)

NB: pas de confusion, rien à voir avec Branluchon et son FDG (qui a déjà choisi ses maîtres dans diverses loges nationales et internationales)

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"L’U.S. Army prête à “rééduquer” le dissident US en citoyen-Système

Le site Infowars.com a publié depuis trois jours plusieurs textes concernant un manuel de l’U.S. Army dont il vient d’obtenir une copie. Il s’agit d’un très copieux document de 300 pages, intitulé FM 3-39.40 Internment and Resettlement Operations datant du 12 février 2010 et dont il donne le lien d’accès.

Plusieurs textes sur ce document ont été publiés par Infowars.com, le 3 mai 2012, le 4 mai 2012 (vers une émission de Alex Jones, éditeur du site) et enfin, celui que nous citons ci-dessous, le 4 mai 2012.

Il s’agit d’un manuel décrivant la façon dont doivent être organisés des camps d’internement de personnes arrêtées pour activités politiques suspectes, pour soi-disant terrorisme, opposition à la “légalité”, résistance, etc. Le fait important est que ce programme implique essentiellement une “rééducation” des prisonniers, notamment à l’image de ce qui se faisait dans les camps soviétiques, chinois, nord-coréens, nord-vietnamiens puis vietnamiens, etc., c’est-à-dire tout l’appareil de concentration et d’endoctrinement forcé du système pénitentiaire idéologique communiste. Pour les Américains, la référence la plus fameuse concerne les camps nord-coréens pendant la guerre de Corée, pour les Français ce sont les camps vietminh ; dans les deux cas, des militaires US et français furent soumis à ces procédures de rééducation et d’endoctrinement.

Voici un long extrait du texte du 4 mai 2012, qui insiste surtout sur l’aspect de la détention de citoyens US sur le territoire national, aspect qui avait fait l’objet de polémique chez les lecteurs du premier texte. (Les soulignés en gras sont dans le texte publié par Infowars.com.) (...) source/DE DEFENSA


07/05/2012

kill the poor

je sais: ça n'est pas "kill the poor" des DK (ni l'original de Bobby Fuller, JÖ) mais je trouve que ça correspond bien à l'air du temps...(et à lafin du clip, on dirait sarko au Fouquet's! toute une époque..)

avant guerre

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Il y a des soirs comme hier où j'ai (encore plus que d'habitude) l'impression de vivre dans un autre monde que mes contemporains. Une fois n'est pas coutume, j'ai regardé la télé (Itélé) hier soir pour rire...et en fait j'ai pas ri: ces foules hilares hérissées de drapeaux maghrébins et de festivus ravis rejouant le 10 mai 81, toutes ces figures de fion de la nomenklatura progressiste pavoisant (Désir, Noah, ad lib), l'ogresse Aubry sur le toit de la termitière rose (j'ai caressé quelques secondes l'espoir qu'elle perde pied et s'écrase la gueule devant les cameras de Canal +) éructant sa joie mauvaise, Mamadou, premier (sur Itélé), après l'annonce des résultats, à jacter sur la "France généreuse", un symbole. J'ai regretté l'absence du couple DSK-Shwartz, ça aurait eu de la gueule. Sans parler de Mimolette 1er, pérorant sur une estrade Corrézienne de comice agricole (un édile de la 3ème république pour tenir le titanic, ça promet). petit réconfort dans ce barnum spectaculaire, la gueule ravagée de l'oligarchie sarkophile et des petites mains des colleurs d'affiche du conducator à talonnettes chialant leur détresse de pacotille. ça réconforte un peu quand même.

Vu la totale soumission du pauvre Hollande à Mammon et la situation économique et financière du pays, en fait de changement, c'est un chaos de première grandeur qu'ils vont se prendre dans la gueule, les pauvres. Allez jeter un coup d'oeil à la revue de presse du sieur Jovanovic et notamment à la déclaration de guerre du nouveau leader nationaliste grec de l'Aube Dorée qui dispose désormais de quelques dizaines de députés au parlement grec et a détruit toute possibilité de gouvernement de colaition ("the bail-out junta", joli) et ouvert la voie à un scenario islandais, voire à une agravation du chaos. Le visage de cet homme est impressionant de colère rentrée et de détermination; ça donne une petite idée de la somme de violence qui ne s'exprime pas encore. pour combien de temps?