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02/05/2010

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Burqa: Kouchner s'attend à des critiques

AFP
02/05/2010 | Mise à jour : 12:33 Réactions (36)

Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, a déclaré ce matin s'attendre à des critiques dans le monde à propos d'un projet de loi en France interdisant le port de la burqa, et a reconnu en avoir parlé au Conseil des ministres.

"C'est ce que j'ai dit au Conseil des ministres: les Etats-Unis tiennent à la liberté religieuse et il y aura beaucoup d'ONG et de fondations américaines qui voudront démontrer notre erreur", a-t-il précisé à Europe 1 et au journal Le Parisien/Aujourd'hui en France.

"Il y aura aussi bien sûr des pays d'Europe qui vont protester, le Danemark, les Pays-Bas, etc", comme "un certain nombre de pays musulmans, par exemple au Pakistan, en Turquie, (où) nous serons critiqués", a-t-il ajouté.

Enfin "il y aura un dernier pays, l'Arabie Saoudite, qui dira 'chez vous vous avez le droit de faire ce que vous voulez, mais chez moi j'ai également le droit de faire ce que je veux, comme par exemple de ne pas faire conduire les femmes'", a fait valoir le ministre. "Le Maroc comprendra, comprend déjà, c'est un pays où l'islam n'est pas oppressif".

Interrogé pour savoir s'il était pour l'interdiction totale de la burqa, il a répondu: "Faire la différence entre lieux publics et pas publics est finalement un peu démagogique et pas possible". "Nous avons peut-être besoin d'une loi, j'ai compris que pour la dignité de la femme, il fallait le faire". "Il ne s'agit pas d'une affaire religieuse, il s'agit d'une affaire de dignité, de solidarité, de compréhension de la marche du monde", a-t-il dit.

Le gouvernement projette d'interdire le port de la burqa. Un projet de loi doit être présenté au Conseil des ministres le 19 mai avant un examen à l'Assemblée nationale en juillet.

 

De l'inconvénient de faire d'un acteur raté de série B cordicolâtre le chef de notre diplomatie...

 

(photo: que penserait Max de ce clown à talonettes?)

 

civilisations

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(...) Dans le Mississipi, prés des rives du grand fleuve, j'ai vu les ruines de Windsor. Il ne reste plus rien maintenant de cette grande demeure que les hautes colonnes grecques couvertes de vigne vierge. On voit tant de ruines élégantes et mystérieuses dans le Sud, tant d'images de mort et de désolation, tant de spectacles fantomatiques. Et toujours dans les coins les plus beaux, comme si l'envahisseur, visant les centres vitaux, avait voulu frapper aussi l'orgueil et l'espoir de sa victime. On ne peut s'empêcher de rêver à ce qu'aurait pu être cette terre bénie si les ravages de la guerre lui avaient été épargnés, car dans nos Etats du Sud, ce qu'on appelle la « culture esclavagiste » n'avait donné encore que ses toutes premières fleurs. Nous savons ce que les cultures esclavagistes de l'Inde, de Rome, de l'Egypte et de la Grèce ont légué au monde. Nous leurs sommes reconnaissants de cet héritage ; nous ne le repoussons pas sous prétexte qu'il a été bâti sur l'injustice. Qui donc a le courage devant ces merveilles du passé, de s'écrier : « Il aurait mieux valu que rien de tout cela n'eut été si pour créer ces chefs-d'œuvre il a fallu priver un seul être humain de sa liberté ! » Qui sait quelles splendeurs auraient pu s'épanouir dans des foyers de culture comme Charleston, Savannah, New Orléans !

(...) Il est des milliers de lieux de rêve dans le vieux Sud. On peut s'asseoir sur un banc dans un minuscule jardin confédéré, ou s'allonger sur les rives d'un canal ou se poster sur un remblai dominant une réserve Indienne : l'air est doux, lourd encore de parfums, le monde semble endormi, mais l'atmosphère est chargée de noms magiques, d'événements historiques, d'inventions, d'explorations, de découvertes. Riz, tabac, coton : à partir de ces trois éléments, seul le Sud a composé une grande symphonie d'activité humaine. Tout cela est fini maintenant. Un nouveau Sud est né. On a retourné le sol du vieux Sud. Mais les cendres en sont encore tièdes. »

Henry Miller, Le cauchemar climatisé, 1945.

« Parce que Kipling s'identifie à la classe des officiels, il possède une chose qui fait presque toujours défaut aux esprits « éclairés »- et c'est le sens de la responsabilité. Les bourgeois de gauche le détestent presque autant pour cela que pour sa cruauté et sa vulgarité. Tous les partis de gauche dans les pays industrialisés reposent fondamentalement sur une hypocrisie, car ils affichent de combattre quelque chose dont, en profondeur, ils ne souhaitent pas la destruction. Ils ont des objectifs internationalistes, et en même temps ils sont bien décidés à maintenir un niveau de vie qui est incompatible avec ces objectifs. Nous vivons tous de l'exploitation des coolies asiatiques, et ceux d'entre nous qui sont « éclairés » soutiennent que ces coolies devraient être libérés ; mais notre niveau de vie et donc aussi notre capacité de développer des opinions « éclairées » exigent que le pillage continue. L'attitude humanitaire est donc nécessairement le fait d'un hypocrite, et c'est parce qu'il comprenait cette vérité que Kipling possédait ce pouvoir unique de créer des expressions qui frappent. Il serait difficile de river le clou au pacifisme niais des Anglais en moins de mots que dans la phrase : « Vous vous moquez des uniformes qui veillent sur votre sommeil ! » Kipling, il est vrai, ne comprenait pas les aspects économiques des relations entre l'élite intellectuelle et les vieilles culottes de peau ; il ne voyait pas que si le planisphère est peint en rose, c'est essentiellement afin de pouvoir exploiter le coolie. Au lieu de considérer le coolie, il ne voyait que le fonctionnaire du gouvernement indien, mais même sur ce plan là, il saisissait exactement le mécanisme des relations : qui protège qui. Il percevait clairement que, si certains peuvent être hautement civilisés, c'est seulement parce que d'autres, qui sont inévitablement moins civilisés, sont là pour les défendre et les nourrir. »

Georges Orwell, Œuvres complètes, p186-187, cité par Simon Leys, Orwell ou l'horreur de la politique, p.48.

30/04/2010

la reprise, enfin!

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« les pays européens y vont quand même, aident massivement Athènes, mais sans savoir jusqu'où cette aide va les entraîner. Surtout si d'autres pays ont besoin d'aide dans la foulée. C'est un engrenage dangereux. Or il faut savoir que la Grèce a besoin non pas de 30 milliards (le montant du plan européen) mais au minimum de dix fois plus : 150 milliards d'euros d'ici 2015 au titre du principal de sa dette actuelle, et 90 milliards au titre des intérêts. Ceci sans compter la dette supplémentaire qu'elle va devoir souscrire d'ici là du fait de ses déficits. Le soutien à la Grèce est un enjeu à plusieurs centaines de milliards d'euros. En a-t-on encore les moyens ? »

Conclusion : les Etats européens ne pourront pas sauver la Grèce pour plusieurs raisons :

1- Les Etats européens sont eux-mêmes surendettés. Des Etats surendettés ne vont pas se surendetter encore plus, pour ensuite prêter à la Grèce des dizaines de milliards d'euros à fonds perdus. Nous sommes dans la situation suivante : chacun des Etats membres de l'Union Européenne cherche avant tout à éviter le défaut de paiement pour lui-même. Chacun des Etats membres assiste impuissant à l'emballement de sa propre dette publique. Chacun des Etats membres se demande : « Après la Grèce, est-ce moi qui vais faire faillite ? »

2- Pour sauver la Grèce, il faudrait lui prêter 300 milliards d'euros.

3- Cela mettrait les Etats européens dans l'obligation de prêter ENSUITE des milliers de milliards d'euros au Portugal, à l'Irlande, à l'Italie, à l'Espagne, etc.

Des perspectives?

1/monétiser la dette, la BCE fait marcher la planche à billet comme le fait la FED depuis quarante ans avec le dollar,

2/l'éclatement de la zone euro, chacun reprenant sa route avec des scénarios à l'Argentine en 2001 pour les états plus faibles...puis pour les autres...

3/ou bien, une stabilisation improbable de la zone euro avec une récéssion longue et douloureuse (à la Japonaise) marquée par une paupérisation globale et drastique des classes moyennes, un déclassement social sans précédent depuis l'aprés-guerre, une décadence culturelle déjà bien engagée, une dénatalité chronique en plus d'une immigration/invasion croissante, une sorte de chaos festif avec des Paris-plage et des festiprides comme il faut. hummm... Nous européens allons déguster dans les 20/30 prochaines années.

et encore, je suis optimiste.

allez, on révise!

27/04/2010

effondrement

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"Comme l'avait anticipé LEAP/E2020 il y a déjà plusieurs mois, et contrairement à ce qu'ont raconté la plupart des médias et des « experts » au cours des dernières semaines, la Grèce a bien l'Eurozone pour lui apporter soutien et crédibilité (notamment en matière de future bonne gestion, seule garante d'une sortie du cycle infernal des déficits publics croissants ). Il n'y aura donc pas de cessation de paiement grecque même si l'agitation autour de la situation grecque est bien l'indicateur d'une prise de conscience croissante que l'argent est de plus en plus difficile à trouver pour financer l'immense endettement public occidental : un processus désormais « insoutenable » comme le souligne un récent rapport de la Banque des Règlements Internationaux.

Le bruit fait autour de la Grèce par les médias, anglais et américains en particulier, aura tenté de cacher à la plupart des acteurs économiques, financiers et politiques le fait que le problème grec n'était pas le signe d'une prochaine crise de la zone Euro, mais en fait un indice avancé du prochain grand choc de la crise systémique globale, à savoir la collision entre, d'une part, la virtualité des économies britannique et américaine fondées sur un endettement public et privé insoutenable et, d'autre part, le double mur de la maturité des emprunts venant à échéance à partir de 2011 cumulée à la pénurie globale de fonds disponibles pour se refinancer à bon marché.

Comme nous l'avons expliqué dès Février 2006 lors de notre anticipation sur son imminence, il ne faut pas oublier que la crise actuelle trouve son origine dans l'effondrement de l'ordre mondial créé après 1945, dont les Etats-Unis ont été le pilier, secondé par le Royaume-Uni. Aussi, pour comprendre la portée réelle des évènements générés par la crise (comme le cas grec par exemple), il convient de rapporter leur signification aux faiblesses structurelles qui caractérisent le cœur du système mondial en pleine déliquescence : ainsi, pour notre équipe, le « doigt grec » ne montre pas tant l'Eurozone que les dangers explosifs des besoins exponentiels de financement du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

Rappelons-nous qu'au cours d'une période où la demande de financements dépasse l'offre disponible, comme c'est le cas aujourd'hui, les montants d'émission de dettes souveraines en valeur absolue jouent un rôle plus important que les ratios (montants en valeur relative). Un exemple très simple peut le démontrer : si vous disposez de 100 euros et que vous avez deux amis, l'un « pauvre », A, qui a besoin de 30 Euros et l'autre « riche », B, de 200 Euros ; même si B peut vous donner en gage sa montre de luxe qui vaut 1.000 Euros alors que A n'a qu'une montre à 20 euros, vous ne pourrez pas aider B car vous ne disposez pas des moyens suffisants pour satisfaire son besoin de financement ; alors qu'en discutant gage et intérêt, vous pouvez décider de le faire pour A. Cette mise en perspective invalide ainsi tout les raisonnements qui fleurissent dans la plupart des médias spécialisés et qui se fondent sur le ratio d'endettement : en fait, selon leur raisonnement, il est évident que vous allez aider B, puisque son taux d'endettement est nettement plus favorable (20%) que celui de A (150%) ; mais dans le monde de la crise, où l'argent n'est pas disponible en quantités illimitées, la théorie se heurte au mur de réalité : vouloir est une chose, pouvoir en est une autre.

Ainsi, LEAP/E2020 pose deux questions très simples :

1-qui pourra/voudra soutenir le Royaume-Uni après le 6 Mai prochain quand son désordre politique exposera inéluctablement la déliquescence avancée de tous ses paramètres budgétaires, économiques et financiers ?

La situation financière du pays est tellement dangereuse que les technocrates en charge de l'Etat ont élaboré un plan, soumis aux partis en lice pour les prochaines élections législatives, afin d'éviter tout risque de vacance du pouvoir qui pourrait entraîner un effondrement de la Livre sterling (déjà très affaiblie) et des bons du trésor (Gilts) britanniques (dont la Banque d'Angleterre a racheté 70% des émissions de ces derniers mois) : Gordon Brown resterait Premier Ministre même s'il perd les élections (sauf si les Conservateurs peuvent se targuer d'une majorité suffisante pour gouverner seuls). En effet, sur fond de crise économique et politique, les sondages laissent penser que le pays s'oriente vers un « Hung Parliament », sans majorité claire. La dernière fois où cela est arrivé, c'était en 1974, sorte de préalable politique à l'intervention du FMI dix-huit mois plus tard.

Pour le reste, le gouvernement manipule les indicateurs dans un sens positif afin de créer les conditions d'une victoire (ou d'une défaite maîtrisée). Pourtant, la réalité reste déprimante. Ainsi, l'immobilier britannique est piégé dans une dépression qui empêchera les prix de retrouver leurs niveaux de 2007 avant plusieurs générations (autant dire jamais) selon Lombard Street Research. Et les trois partis se préparent à affronter une situation post-électorale catastrophique. Selon LEAP/E2020, le Royaume-Uni pourrait connaître une situation « à la grecque », avec la déclaration par les dirigeants britanniques qu'en fait la situation du pays est infiniment pire qu'annoncée avant les élections. Les rencontres multiples, fin 2009, du ministre britannique des finances, Alistair Darling, avec Goldman Sachs constituent un indice très fiable de manipulation en matière de dette souveraine. En effet, comme nous l'écrivions dans le dernier GEAB, il suffit de suivre Goldman Sachs pour connaître le prochain risque de cessation de paiement d'un Etat.

2- qui pourra/voudra soutenir les Etats-Unis une fois que le détonateur britannique) aura été mis à feu, déclenchant la panique sur le marché des dettes souveraines dont les Etats-Unis sont de très loin le premier émetteur ?

D'autant plus que l'ampleur des besoins en matière de dette souveraine se conjugue à l'arrivée à échéance à partir de cette année d'une montagne de dettes privées américaines (immobilier commercial et LBO à refinancer, pour un total de 4.200 milliards USD de dettes privées arrivant à échéance aux Etats-Unis d'ici 2014 (avec une moyenne d'environ 1.000 milliards USD/an). Par hasard, c'est le même montant que l'émission globale de nouvelles dettes souveraines pour la seule année 2010, dont près de la moitié par le gouvernement fédéral américain. En y ajoutant les besoins de financement des autres acteurs économiques (ménages, entreprises, collectivités locales), c'est donc près de 5.000 milliards USD que les Etats-Unis vont devoir trouver en 2010 pour éviter la « panne sèche ».

Et notre équipe anticipe deux réponses tout aussi simples :

1- pour le Royaume-Uni, le FMI et l'UE peut-être ; et nous allons assister à partir de l'été 2010 à la « bataille de la Banque d'Angleterre » pour tenter d'éviter un effondrement simultané de la Livre sterling et des finances publiques britanniques. Dans tous les cas, la Livre n'en sortira pas indemne et la crise des finances publiques va générer un plan d'austérité d'une ampleur sans précédent.

2- pour les Etats-Unis, personne ; car l'ampleur des besoins de financement dépassera les capacités des autres opérateurs (FMI compris), et cet épisode entraînera directement, à l'hiver 2010/2011, l'explosion de la bulle des bons du Trésor US sur fond de remontée massive des taux d'intérêts pour financer les dettes souveraines et les besoins de refinancement des dettes privées, entraînant une nouvelle vague de faillites d'établissements financiers. Mais il n'y a pas que les Etats qui peuvent entrer en cessation de paiement. Une Banque centrale peut aussi faire faillite quand son bilan est composé d' « actifs-fantômes » et la Fed va devoir faire face à un risque réel de faillite comme nous l'analysons dans ce numéro du GEAB. L'hiver 2010 va également être le théâtre d'un autre phénomène déstabilisateur aux Etats-Unis : le premier grand test électoral depuis le début de la crise où des millions d'Américains vont probablement exprimer leur « ras-le-bol » d'une crise qui dure, qui n'affecte pas Washington et Wall Street et qui génère un endettement public américain désormais contre-productif : un Dollar emprunté génère désormais une moins-value de 40.

On peut ne pas être d'accord avec les réponses que fournit notre équipe aux deux questions posées ci-dessus. Cependant, nous sommes convaincus que ces questions sont incontournables : aucune analyse, aucune théorie sur l'évolution mondiale des prochains trimestres n'est crédible si elle n'apporte pas de réponses claires à ces deux interrogations : « qui pourra/voudra ? ». De notre côté, nous pensons comme Zhu Min, le gouverneur adjoint de la banque centrale chinoise, que « le monde n'a pas assez d'argent pour acheter encore plus de bons du Trésor américains »."

source

lire aussi le dernier billet de françois Leclerc...ça va déménager sévère! (mais non c'est la reprise! ah ah!)

l'euro est mort. rip.

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petit résumé pour les néophytes (dont je suis, écrire me permet de clarifier mes idées..)

La crise née de l'hyper endettement des USA pour qui la croissance est liée à la consommation des ménages. Parce que les revenus ne suffisent plus, on y fabrique des véhicules financiers à haut risque (basés sur l'immobilier: CDO/CDS) qui finissent par éclater (éclatement de la bulle immobilière). Ne connaissant pas le degré d'implication des banques, la panique se propage dans le monde entier. Les banques ne se prêtent plus, l'argent ne circule plus. N'ayant pas dans leur coffre l'argent qu'elles sont supposées avoir (l'argent des déposants) elles se trouvent menacées de faillite.
Les états s'endettent immédiatement pour renflouer leurs banques et éviter la panique. Celles-ci utilisent l'essentiel des fonds pour se refaire une santé en bourse. Se faisant, elles alimentent un rebond technique défiant toutes les mauvaises nouvelles (chômages, baisse de la consommation etc...). Les agences de notations (anglo-saxonne) qui ont été mises en défaut sur les subprimes, se rattrapent sur l'état d'endettement des nations. Elles ne pointent réellement que sur les nations européennes péri méditerranéennes, les PIGS (non sur les USA, le Royaume-Uni ou le Japon qui sont les pays les plus endettés au monde). Leurs actions déchaînent les doutes sur la solvabilité de ces nations. La Grèce est la première visée (c'est la plus visible) ; le Portugal semble être la prochaine sur la liste.

Le risque de défaut de paiement de ces nations se répercute immédiatement sur une crise politique européenne. Les banques européenneS semblent être en première ligne à nouveau, puisqu'elles possèdent l'essentiel des obligations des ces nations. La valeur euros est dépréciée face au dollar.Chacun sait que la Grèce ne pourra JAMAIS rembourser ses dettes, ni le Portugal, ni l'Espagne, etc. La solution habituelle de pareille situations était la dévaluation, désormais impossible à cause de la monnaie unique, l'euro. Chacun sait que les défaillances successives d'etats européens demanderont des sommes folles qu'aucun état n'est en mesure d'avancer actuellement, même l'Allemagne ou le FMI!

so what?

Qui tire les ficelles?

Ca sent le sauve-qui-peut, non?


podcast

changement

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« (...) Je suis chaque jour plus convaincu qu'en ce moment nous assistons à un changement dans l'histoire dont l'ampleur égale celle de la chute de Rome, l'avènement de l'Islam ou la découverte des Amériques. Quand les peuples d'Asie et d'Afrique envahirent l'Europe, ce n'était pas de l'impérialisme ; lorsque l'Europe attaqua l'Asie et l'Afrique, ce fut de l'impérialisme. Cette notion nouvelle eut un double usage -pour nourrir le ressentiment d'un côté, la culpabilité de l'autre. L'Occident, certainement à cause de son héritage judéo-chrétien, a une longue tradition de culpabilité et d'auto flagellation. Impérialisme, sexisme, racisme sont autant de termes forgés par l'Occident, non pas du fait que l'Occident aurait inventé ce que nous avons en commun d'héritage humain, et peut-être animal, mais parce que, le premier, il les a identifiés, nommés, condamnés et combattus avec un succès relatif.

Une approche frappante de l'approche contemporaine de cette guerre de quatorze siècles a été donnée le 8 octobre 2002, par le premier ministre français de l'époque, Jean-pierre Raffarin, dans son discours sur l'Irak à l'assemblée nationale. Evoquant devant les députés la figure de Saddam Hussein, il releva qu'un des personnages historiques favoris de Saddam Hussein était son compatriote Saladin, lui aussi originaire de la ville de Tikrit. Au cas ou les députés auraient ignoré qui était Saladin, Jean-pierre Raffarin tînt à préciser qu'il fut celui « qui défit les croisés et libéra Jérusalem ». Qu'un premier ministre catholique présente la prise de Jérusalem par Saladin comme une libération de la domination des croisés, français de surcroît pour la plupart, témoigne d'un cas extrême de nouvel alignement, sinon des loyautés, du moins des perceptions des choses.

Où en est l'Europe ? Aura-t-elle de la chance une troisième fois ? Les musulmans ont en apparence des avantages : ferveur, conviction, ce qui, dans la plupart des pays occidentaux, soit manque, soit est de faible intensité. Ils sont assurés de la certitude de leur cause, là ou les Occidentaux, la plupart du temps, se dénigrent ou s'abaissent. Les musulmans déploient loyauté et discipline, mais l'élément qui joue le plus en leur faveur est la démographie. L'accroissement naturel et les mouvements migratoires entraînent de profondes modifications des populations : il se pourrait que dans un avenir envisageable des musulmans soient majoritaires dans quelques villes européennes, du moins sinon dans quelques pays. Sadiq al-Azm, philosophe syrien, fait remarquer que la question pendante est celle de savoir si c'est l'Europe qui sera islamisée ou l'islam qui s'européanisera. La formulation est pertinente, et grandes sont les conséquences de la réponse qui sera apportée. »

Bernard Lewis, L'Europe et l'Islam, Le débat, mai 2008.

 

26/04/2010

c'est ton tour

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"Le retraité de 67 ans est tombé dans le coma quelques jours après l'agression. Depuis hier matin, Guy Trilles, 67 ans, est dans le coma. Victime d'un arrêt cardiaque, le paisible retraité narbonnais est soigné au service réanimation de l'hôpital de la ville. Les médecins à son chevet ont engagé le pronostic vital.

Le sexagénaire a été victime d'une agression particulièrement choquante. C'était le soir du dimanche 18 avril. Guy Trilles, qui a été peintre employé aux services techniques de la mairie de Narbonne, aujourd'hui à la retraite, décide d'aller promener son petit caniche. Mais, juste au bas de son immeuble situé rue Émile-Eudes, non loin du quartier "sensible" de Saint-Jean Saint-Pierre, il est violemment pris à partie par une bande de jeunes.

Son fils Frédéric raconte : « L'un des jeunes lui a crié : "Aujourd'hui c'est ton tour !" Ils lui ont jeté des pierres. Mon père s'est retourné et leur a demandé : "Mais qu'est-ce que je vous ai fait ?" Il a alors pris une pierre en pleine figure. Il a saigné durant trois heures. Son œil gauche était atteint. » Le malheureux a été conduit dans une clinique pour être soigné, avant de regagner son domicile. Mais plus rien n'était pareil pour Guy Trilles. « Il était vraiment en état de choc, explique son fils. Il ne comprenait pas cette agression complètement gratuite. Il s'est senti mal. Mon père ne mangeait plus et ne dormait plus. Il vomissait tout le temps. »

Quelques jours plus tard, le sexagénaire, dont l'état de santé s'était sérieusement dégradé, est allé consulter son médecin traitant. Qui, vu son état, a immédiatement décidé d'appeler les sapeurs-pompiers. A son arrivée aux urgences de l'hôpital, Guy Trilles a fait un arrêt cardiaque. « Pendant 48 minutes, ils ont essayé de le réanimer, indique son fils. En vain. Mon père avait attrapé un staphylocoque. Plusieurs organes étaient touchés. Le foie, les reins. Il a dû être placé sous respirateur artificiel et un appareil remplace ses reins. Aujourd'hui, il dépend des machines. »


S'il est difficile de faire un lien direct entre l'état de santé très dégradé de la victime et les jets de pierre, Frédéric Trilles, son fils, est révolté : « Il a une petite chance de s'en sortir. On nous a dit qu'il pouvait vivre deux ou trois jours, et avoir des séquelles énormes. Je perds mon père pour une connerie ! J'espère que la police va les attraper et qu'ils vont payer pour ça ! »


La famille de la victime a déposé une plainte au commissariat de Narbonne. On ne savait pas, hier soir, si les agresseurs avaient été identifiés. Si l'on s'en tient à ce qu'a crié la bande (« Aujourd'hui, c'est ton tour ! »), cette lapidation en pleine rue ne serait pas la première."

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