31/08/2011
pecho
Passe d'armes entre Noah et les impôts
Lefigaro.fr Mis à jour le 30/08/2011 à 21:53 | publié le 30/08/2011 à 21:53 Réactions (291)
Le Conseil constitutionnel va étudier le 13 septembre un recours déposé par l'ancien tennisman Yannick Noah, qui conteste depuis quinze ans un redressement fiscal d'un million d'euros, révèle Le Canard enchaîné. source
L'imputrescible Yannick Noah, (père Camerounais, résident américain) intérimaire du tennis expatrié en Suisse depuis 1993 (l'amour des référendums civiques sans doute), chanteur sinistré et porte-drapeau d'une génération de lemmings cools et festifs, « anti-racistes » et apôtres du nouvel ordre Babélien (le fameux Nouvel Ordre Mondial du sinistre Bush). Le genre qui collectionne les trophées de la bien-pensance, les postures « citoyennes » avantageuses (WWF, restos du cœur, Téléthon, enfants de la terre, enfoirés, Bisounours, etc) et les engagements politiques à haut risque (anti-sarkosysme, pseudo-anti-racisme, apologie d'un multiculturalisme bien confortable lorsqu'on habite un loft new-yorkais ou Berne et pas Clichy, etc.). Auteur célèbre (malheureusement encore de ce monde), après l'accession au pouvoir du pitre à talonnettes, de la phrase : « Déçu pour moi, pour tous les travailleurs immigrés et pour tous les gens qui sont obligés au quotidien de prouver qu'ils sont français même pour ceux qui, comme moi, sont nés en France. Je ne pars pas. Il faut résister. J'opte pour la résistance ». Une résistance donc essentiellement centrée sur une rétention fiscale bien mal venue pour un chantre du vivre-ensemble...
Voilà. Ca situe assez bien le personnage. Flaubert, au travers du personnage misérable de monsieur Homais fit un portrait mémorable de la bonne conscience sotte, bornée, médiocre et arrogante de la petite bourgeoisie du milieu du XIXème siècle. Noah est sans doute, à son corps défendant, l'incarnation de cette classe haïssable de bourgeois bohèmes contemporains, friqués et nomades, multipliant appartenances et allégeances pour finir par n'en avoir aucune. Attali et sa tablette l'ont révé, Noah et ses clones utiles l'ont fait.
Noah ferait partie -depuis des temps immémoriaux- des personnalités préférées de mes compatriotes...Je n'en crois rien, je pense que ces sondages de merde affectionnés par la presse de chiotte (JDD) sont un des outils de rééducation qu'utilise le système pour dresser les peuples européens à ce nouvel ordre festif peuplé de gredins multicolores du genre de ce pitre. Ou de Turam. Encore un cas d'école. Le Spectacle circonscrit et promeut certains et certains seulement (ceux qui ont spontanément la capacité de réciter les mantras bien-pensantes sans même avoir besoin de passer par les laogaï du NOM). Et légitime, par ce genre de sondage rituel, ses clowns stipendiés, kapos efficaces et intouchables du parc multiculturel et repressif qui est devenu notre seul horizon.
Quelle différence entre Sarkozy ou DSK et Noah ? Aucune: culte du fric et du pouvoir, de la représentation sociale, instinct de transgression, cosmopolitisme, anti-racisme dogmatique, détestation de tout enracinement, anomie culturelle, haine de la démocratie, repli communautaire, exonération de toute appartenance populaire et de toute obligation sociale (ghettos leucodermes, écoles privées, protection privée, institutionalisation du copinage), etc. Cohorte vomitive de « bien-pensants », traîtres à la démocratie, traîtres à la société, alors même qu'ils s'en réclament, détournant tous pouvoirs à leur seuls profits, sous couvert d'une posture rebelle factice vs l'horrible réaction patriarcale et cléricale dissoute depuis bien longtemps dans les malls festifs et violents de nos cités mais dont il est rentable de secouer le cadavre à chaque contestation un peu sérieuse de l'avenir rose qui nous est promis.
Quel point commun à tous ces pitres ? L'exposition médiatique et une pensée unique, libérale-libertaire (l'axe Bouygues-Bennetton). Les français plébiscitent ces quelques zeks en vogue (Noah, Zidane, Boon et cie)! Bien. Zemmour se demandait récemment si cet amour était réciproque...si ces oligarques avaient quelque sentiment à l'égard de ce peuple, supposé raciste, mais singulièrement ouvert ...Rien n'est moins sûr, à mon avis. Rien n'illustre mieux la thèse de Lasch sur la Révolte des élites que cette brochette de parvenus blindés cosmopolites aux postures avantageuses et prompts à stigmatiser le « populisme » de leurs concitoyens. Qui le leur rendent bien mal. Les cons. Feraient mieux d'aiguiser leurs pelles.
Noah, et ses clones, ces nouvelles vigies citoyennes hybrides de Tartufe et de Homais, « vivent leur enfermement dans le monde humainement rétréci de l'économie comme une noble aventure, 'cosmopolite', alors que chaque jour devient plus manifeste leur incapacité dramatique à comprendre ceux qui ne leur ressemblent pas : en premier lieu, les gens ordinaires de leur propre pays ». (Lasch)
D'ailleurs, ils n'ont pas de pays.
C'est aussi une tradition familiale (certaines traditions -horresco referens- ont parfois du bon...)
« Dans ce nouveau cadre psychologique et culturel, le cynisme tend alors à devenir la stratégie humaine la plus rationnelle ; et « pas vu, pas pris », la maxime la plus sûre du libéralisme triomphant (comme le sport en administre la preuve quotidienne à mesure qu’il se professionnalise et qu’il est médiatisé). Comme souvent, c’est le sympathique Yannick Noah qui a su formuler, avec sa rigueur philosophique habituelle, les nouveaux aspects de cette question morale. Son fils, Joakim, ayant récemment commis, selon les mots de Yannick lui-même, « une petite boulette » (alcool et drogue au volant d’un véhicule sans permis avec, en prime, excès de vitesse), notre héros national a aussitôt tenu à lui rappeler publiquement que l’essentiel, en l’occurrence, aurait été « de ne pas se faire pécho » ; ajoutant au passage, que « ça fait vingt ans que je fais le con et je suis encore populaire parce que les gens pensent que je suis un mec bien. Alors Joakim peut faire la même chose. » En hommage à cette belle leçon de pédagogie paternelle, je propose donc d’appeler principe de Noah la loi qui tend à gouverner une partie croissante des échanges économiques contemporains (on sait par exemple que la contrefaçon est effectivement devenue l’une des industries les plus florissantes du capitalisme moderne). »
JC Michéa, La double pensée, 2008.
12:15 | Lien permanent | Commentaires (20)
30/08/2011
thin ice
« Elue par la mondialisation, une Nouvelle Classe politique médiatique s'est mise en place, qui associe dans un même élitisme de la richesse et du paraître, dirigeants politiques, hommes d'affaires et représentants des médias, tous intimement liés les uns aux autres (hors caméra, ils se tutoient et s'appellent par leurs prénoms) tous convaincus de la « dangerosité » des aspirations populaires. Alexandre Zinoviev, pour désigner cette Nouvelle Classe parlait de « supra-société ». Confrontée à un peuple qu'elle redoute et qu'elle méprise à la fois, elle constitue une autorité oligarchique qui s'emploie avant tout à préserver ses privilèges et à réserver l'accès du pouvoir à ceux qui émanent de ses rangs. Ce mépris du peuple s'alimente bien entendu de la critique d'un « populisme » assimilé désormais à n'importe quelle forme de démagogie ou d' « irrationalisme » de masse. Qui parle aujourd'hui du peuple s'expose par là même au reproche de « populisme ». Devenu une injure politique, le populisme est présenté comme une sorte de perpétuelle « maladie infantile » de la démocratie, dans une perspective à la fois péjorative et disqualifiante. Le recours au « populisme » fournit ainsi à la mise à l'écart du peuple une justification théorique, sinon savante. » (Alain de Benoist, Krisis 2008)
« Il faut toujours rappeler qu'il y a peu de temps encore, le terme de « populisme » était employé de façon tout à fait positive pour désigner certains mouvements révolutionnaires issus des traditions russes et américaines de la deuxième moitié du XIXème siècle. Ce n'est que depuis quelques années que Le Monde et les autres médias officiels se sont employés, avec beaucoup de cynisme, à conférer à ce terme (en lui-même irréprochable pour un démocrate) le sens infâmant qui est maintenant le sien) ; cela à seule fin, bien sûr, de pouvoir diaboliser comme « fasciste » ou « réactionnaire » toute inquiétude ou perplexité du peuple à l'endroit des décisions qui modifient sa vie, et que prend l'oligarchie régnante dans le silence de ses bureaux, après consultation de ses prétendus « experts ». (Jean Claude Michéa, Les intellectuels, le peuple et le ballon rond, Climats 1998)
ohh i need a dirthy w
23:11 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : alain de benoist, michéa, pink floyd


