28/02/2010
CQFD
21:52 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : chauprade, realpolitik
des nouvelles du Limes
Montpellier. Les pompiers agressés au moment du sauvetage
« En vingt-cinq ans, je n'ai jamais vu ça. Je ne comprends pas cette réaction d'abruti », réagit le capitaine Nicolas, qui a coordonné les secours. Quand les pompiers sont arrivés, ils ont reçu des canettes, des insultes. Pire : lorsqu'un soldat du feu s'est retrouvé en difficulté alors qu'il était en train de sauver l'une des victimes, l'un de ses collègues a volé à son secours en allant chercher une échelle. Et quand il est arrivé, l'invraisemblable s'est produit : « J'ai pris deux coups de poing derrière la tête alors que j'avais l'échelle en main, les insultes pleuvaient. Si j'étais tombé au sol, la victime y restait et mon collègue aussi », peste-t-il. Il a néanmoins réussi son opération de sauvetage. Et a déposé plainte, hier.
Dans ce climat tendu, une quinzaine de policiers ont été appelés en renfort. En fait, des individus ont reproché la lenteur des secours : « Ils ont mis trop longtemps à arriver et pendant qu'on essayait de sauver les victimes, ils restaient les bras croisés en attendant l'échelle. C'est normal qu'ils prennent des bouteilles », s'énerve un jeune. « On a eu l'appel à 0 h 18, on y était à 0 h 30. Les gens disent n'importe quoi », corrige le capitaine Nicolas. (source)
21:33 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : barbares
25/02/2010
la vie
romy je...ohhrrrrhhhh my god, ne me regarde pas comme ça, bordel!
21:56 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : les choses de la vie, romy schneider, piccoli
le niveau monte
Xavier, instituteur dans le 9-3 : "On rackette pour un goûter"
"Dans mon école, on rackette pour un goûter, une trousse ou un stylo à plume. J'ai déjà retrouvé un poing américain dans un cartable, un pistolet à plombs dans un pupitre. Nous avons des enfants qui font l'objet de 25 ou 30 fiches de signalement pour violences. Un jour, c'est un élève qui tente d'étrangler son voisin, une autre fois un enfant qui balance son ardoise sur l'institutrice ou lui crache dessus. Il est souvent arrivé, après une bagarre dans la cour, que l'on doive appeler les pompiers en urgence.
Il y a quelques années, il a fallu quatre enseignants pour maîtriser un élève qui était en train de cogner la tête d'un autre contre le sol. Nous savons que certains d'entre eux sont sous calmants. J'ai des enfants de onze ans qui sont plus grands et plus costauds que moi. Nous gérons cette violence tant bien que mal, mais à quel prix ! Certains collègues sont en dépression, d'autres se sont mis en disponibilité. Heureusement, on se serre les coudes. Lorsque l'un de nous rencontre un problème dans sa classe, nous venons tous à la rescousse. Dès que les familles en ont la possibilité, elles déménagent ou mettent leurs enfants dans le privé. Du coup, nous concentrons les cas lourds. Nos écoles sont devenues des ghettos."
Pourquoi?
d'aprés Milner:
« Sait-on qu'il y a deux querelles scolaires et que la plus célèbre -séparant l'école publique de l'école privée- n'est ni la plus vraie ni la plus acharnée ? Sait-on qu'une autre querelle, traversant l'école publique elle-même, y oppose les amis du savoir à ceux qui, sous couvert de gestion, de pédagogie ou de dévouement, en réalité les haïssent ? Sait-on qu'il n'y a depuis 1945, qu'une seule et même Réforme et que les gouvernements, qu'ils se réclament de la droite ou de la gauche, ont tous la même politique : mettre en place cette Réforme unique et tentaculaire ? Sait-on que cette dernière est radicalement hostile à toute école et à tout savoir ? » (JC Milner, De l'école, 1984)
Une constante quand je discute avec des profs, quel que soit leur âge, c'est leur conscience du désastre scolaire. Je répète, leur conscience du désastre scolaire. Hormis quelques crétins enthousiastes ou incapables de déroger au politiquement correct, l'écrasante majorité des enseignants que je vois (et j'en vois beaucoup, qui se livrent à moi -je ne dois pas être un mauvais recorder) sont effarés par la dégradation de l'institution scolaire, l'ensauvagement des élèves et la déculturation de leurs collègues. Finalement, j'ai l'impression que ce constat est partagé par la quasi-totalité de mes contemporains hormis ques pitres du genre Bégaudeau ou Lang (les premiers à mettre leurs gamins à l'abri à l'école Alsacienne ou ailleurs).
Un exemple qui vaut ce qu'il vaut: le collège ou j'étudiais dans les années 80 et qui était alors relativement sélectif (la quasi-totalité des gars qui étaient avec moi ont fait des grandes écoles) dans un quartier de petite et moyenne bourgeoisie (fils d'enseignants, artisans, etc.) est aujourdhui à 99% marocain et s'est distingué il y a 3 ans en figurant parmi les collèges les plus violents du Languedoc-Roussillon.
Un autre exemple qui nous a bien fait marrer: j'ai fais refaire une plaque professionnelle récemment chez un gars qui a repris récemment l'activité de graveur d'un vieux que je connaissais, extrêmemnt pointilleux, professionnel jusqu'au bout des ongles qui fignolait son travail. La boutique de ce crétin moderne est une merveille décorée de plaques pro, annonces diverses comportant quasiment à chaque ligne au moins une faute d'orthographe; par exemple "aréoport" ou "cardiolodgie" ou "deuvis sans frais", etc...Je me rappelle avoir pensé au roman de SF écrit par Wells (C'était demain) ou un explorateur du temps écrase malencontreusement un papillon dans les temps préhistoriques et découvre à son retour que l'orthographe a changé radicalement; j'avais l'impression de débarquer d'un autre monde. (d'ailleurs c'est un sentiment assez fréquent pour le conservateur que je suis...).
"Les dirigeants réunis à San Francisco (Mikael Gorbachev, George H W Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc.) sont arrivés à la conclusion que l'arrivée de la dénommée Société 20/80 (basée sur le principe de la Loi de Pareto) est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l'appareil économique de la planète. La population restante (80 %) s'avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d'aucune forme d'occupation, nourrira une frustration croissante.
Brzeziński proposât alors le tittytainment, un mélange d'aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzeziński définit le tittytainment, comme une combinaison des mots anglais "tits" ("seins" en jargon américain) et "entertainment". Ce mot ne doit pas être appréhendé avec sa connotation sexuelle, il fait allusion à l'effet calmant, anesthésiant de l'allaitement maternel sur le bébé." (source)
Alors quoi?
La fin d'un cycle, assurément, le début d'autre chose. Autant le savoir.
21:19 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : en, école, milner, brzezinzki, tittytainment
nigel, je t'aime!
"Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d'une serpillière humide et l'aspect d'un petit guichetier de banque!"
"La question que je veux poser... Qui êtes-vous ? Je n'avais jamais entendu parler de vous!"
"On n'a jamais entendu parler de vous!"
"Personne en Europe n'avait jamais entendu parler de vous"
"Je veux vous poser une question Président, qui a voté pour vous ?"
"Et quel mécanisme (vous a fait élire ?)"
"la démocratie n'est pas populaire avec vous.."
"Les peuples d'Europe doivent vous démettre de votre poste"
"Est-ce que c'est ça la démocratie européenne ?"
"Je sens que vous êtes compétent, capable et dangereux"
"Je n'ai aucun doute sur le fait que votre intention est d'être l'assassin de la démocratie européenne et de toutes les nations européennes"
"Vous ne savez pas ce qu'est un pays uni car vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays"
"Mais depuis que vous êtes là, on a vu la Grèce réduite à devenir rien de plus qu'un protectorat
"Monsieur, vous n'êtes pas légitime à ce poste"
"Je peux dire avec confiance que je parle au nom de la majorité du peuple anglais: On ne vous connaît pas, On ne vous veut pas, Plus tôt vous partirez mieux cela sera"
clap! clap! clap!
(source JOVANOVIC)
NB: pour prolonger votre réflexion:
Le 11 novembre 2009, Mario Borghezio, membre italien (MEP Ligue du Nord) du parlement européen évoque la possibilité que les candidats aux postes de président et ministre des Affaires étrangères, comme Jan Peter Balkenende, David Miliband, Herman Van Rompuy parmi d'autres, pourraient être ceux des « groupes occultes » Bilderberg et Trilatérale et non simplement ceux des forces politiques des pays. Le lendemain, Herman Van Rompuy se rend au Château de Val Duchesse pour une réunion du Groupe Bilderberg où il donne, dans un discours, sa vision quant à la gouvernance de l'Europe. Il y exprime l'idée selon laquelle l'Europe devrait être fédéraliste à l'image des États-Unis, et devrait pouvoir prélever un impôt au niveau européen. (source wikip)
et
"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions [groupe Bildeberg]et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés." David Rockefeller, Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations). Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991.
14:53 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : nigel farage
24/02/2010
iguane
22:07 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : iggy pop
nous parlions du libéralisme
Julien Freund - Nous parlions du libéralisme.
Pierre Bérard - Pour ce qui concerne la critique du libéralisme, il y a des rapprochements terriblement éloquents. Au nom de la concurrence et de la rentabilité du capital, on exige une flexibilité toujours plus grande des acteurs économiques. La mobilité, le nomadisme sont devenus des facteurs déterminants de la réussite et du même coup des signes de la distinction dans les élites. Si je reprends l'exemple de la famille devenue cette institution fragile et mouvante dont nous parlions tout à l'heure, il est évident que sa forme classique marquée par la stabilité est aujourd'hui perçue comme une rigidité incompatible avec les nouvelles contraintes du salariat. La loi du capital mondialisé et de la compétition sans frontière, c'est l'entière disponibilité des agents aux exigences de l'entreprise. Il faut accepter la logique des flux ou périr. Le schéma idéologique qui justifie l'adaptabilité dans les relations de travail donne également raison à la mobilité affective qui déstructure la cellule familiale et sacrifie l'éducation des enfants. Plus s'affirme l'hégémonie libérale, plus ses valeurs tendent à instrumenter les individus et à irriguer le tissu social, et plus l'on voit les bases les plus élémentaires de " la vie bonne " se déliter.
J.F. - Il y a une confusion fallacieuse entre capitalisme et libéralisme. Une confusion récente, puisque à la fin du XIXème siècle encore, Leroy-Beaulieu s'élevait contre cet amalgame. Je réfléchis à cela pour mon prochain livre sur l'essence de l'économique.Je vous ai souvent cité ces passages de Marx dans lesquels il glorifie les capacités révolutionnaires du développement capitaliste...la profanation du vieux monde à laquelle il se livre. La logique du capitalisme est en effet destructrice et créatrice. Comme Marx le souligne toujours, il bouscule les structures sociales et les mentalités qui font obstacle à son déploiement. Marx se réjouissait de ce maelström continuel, car il y voyait les prémisses de la révolution à venir, mais il ne soupçonnait pas l'aptitude du système à triompher de ses contradictions en se renouvelant au gré des oppositions rencontrées. Cette aptitude à la régénération plaide d'ailleurs pour lui ; mieux que les systèmes rivaux, il a su capter certaines constantes de la nature humaine afin de s'en fortifier. Ceci étant dit, on voit bien que l'économie, aujourd'hui, excède sa vocation et tend à annexer ou à dissoudre des activités dont l'existence et l'autonomie sont nécessaires à l'équilibre de la cité. De toute évidence, les soubassements de la vie collective, à commencer par l'identité culturelle, sont mis en péril par les tourbillons que provoque son déchaînement contemporain. Il y a là une violence économique qui infirme le préjugé de Montesquieu et de sa descendance libérale sur les vertus pacifiantes du doux commerce.
P.B. - Les libéraux répondent à cela que l'abondance et la paix surviendront effectivement lorsque le marché aura triomphé des pesanteurs - traduire : les vestiges encore agissant de l'ancien monde - et des trop tenaces préjugés de ses adversaires. En clair, lorsqu'il sera venu à bout de la nature humaine. Ce plaidoyer est une théodicée. Comment en effet se persuader de l'excellence du système compte tenu des maux qui semblent la démentir ? En interprétant ces maux comme autant d'épreuves à surmonter avant la rédemption promise. C'est un discours comparable à celui des marxistes pur sucre selon lesquels le socialisme réellement existant n'est qu'une caricature de leur mirifique utopie. Jamais la vérité du dogme n'est mise en cause. En revanche, on invoque la figure perturbatrice du mal - par exemple, les structures agraires de la Russie de 1917, l'empreinte orthodoxe dans les mentalités, la paranoïa de Staline... Autant d'accidents historiques passibles d'une remédiation. N'oublions pas que pour les trotskistes, l'U.R.S.S. demeure, malgré tout, un Etat prolétarien. Ces modes de raisonnement sont caractéristiques d'une dérive magique de l'entendement. Une pensée close qui entend contraindre le réel par des formules rituelles. Le sorcier qui ne parvient pas à faire tomber la pluie a toujours une explication. Une formule, une incantation, une puissance, supérieures et contraires aux siennes, se sont interposées entre son savoir-faire et les phénomènes qu'il prétend régenter. Grâce au mauvais génie, la raison magique n'est jamais prise au dépourvu. Au contraire même, ses échecs la renforcent. L'implosion annoncée du communisme et le déclin, sinon la ruine, des espérances sécularisées, qui sont en soi une excellente nouvelle, livrent l'espace planétaire à un libéralisme de plus en plus débridé. Par défaut d'adversaire, le voilà abandonné à sa propre ivresse. Le monopole n'incite pas à la prudence. Face à son empire ne demeurent plus que des ethno-résistances désarticulées et qui, par définition, ne peuvent pas constituer un front commun.
J.F. - La France et l'Europe ne semblent pas devoir subir ce monopole impérieux. Les régimes mixtes qui combinent aspirations libérales et aspirations social-démocrates y sont solidement enracinés et le libéralisme, dont l'influence s'accroît effectivement, y paraît très édulcoré.
P.B. - Deux aspirations qui ont ceci en commun d'être issues de la matrice des Lumières et de surestimer le rôle de l'économie au point de toujours privilégier la croissance comme un sésame en dépit des ravages qu'elle exerce aussi bien sur la biosphère que dans la sociosphère. Il s'agit de deux inflexions d'un même système, comme vous l'avez d'ailleurs écrit à plusieurs reprises. A tour de rôle, chacun de ces deux sous-systèmes est mis en avant pour corriger les excès de l'autre, mais on ne met jamais en question la matrice commune et ses paradigmes. C'est pourquoi les frères ennemis jouissent d'un ail emphytéotique sur ce qui nous reste de vie politique. (source)
19:33 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : julien freund, pierre bérard
23/02/2010
éloge du lumpen
Il y a plusieurs choses dans ce fait divers « Ali Soumaré »...
-d'abord la veulerie sans nom de nos modernes, prêts à n'importe quoi pour « diversifier » leurs listes régionales ; la course au candidats d'origine maghrébine ou noire est désormais un impératif pour de basses raisons électoralistes et par soumission au politiquement correct,
-l'amour de la transgression propre à tout progressiste qui fait considérer ce genre de canaille multirécidiviste comme une figure tutélaire, une icône moderne,
-la soumission, la prime à la violence et à la délinquance (rejoint le postulat précédent) : à non-compétence égale et faciès divers semblable, on prendra naturellement celui dont le passif est le plus lourd, histoire de montrer au bourgeois qu'on a des couilles (faire tomber les derniers tabous) et qu'on emmerde la France moisie, celle qui a un permis, celle qui n'est pas reprise par la justice ; cf. le post précédent sur les autorités de Gouda qui subventionnent la racaille au lieu de la mettre à l'ombre,
-un fond d'ethno-masochisme désormais fil conducteur de toute réflexion progressiste ; n'importe quel non-européen vaut mieux qu'un européen. Comme disait Sartre dans sa préface à l'ouvrage fameux de Fanon : « Tuer un européen, c'est faire d'une pierre deux coups : supprimer un oppresseur et libérer un opprimé. »
-le PS prend les Français pour des cons (l'UMP n'aurait pas fait mieux, à mon avis) et construit tranquillement un électorat de substitution d'origine immigrée, ayant intégré la fuite de son électorat populaire traditionnel passé au FN ou dans l'abstention.
-il doit exister dans ce pays des milliers de français d'origine sub-saharienne ou maghrébine parfaitement intégrés, cultivés, et respecteux des codes culturels autochtones. Et qui le PS (parti du Progrés et de la Justice vertueuse...) va-t-il mettre en avant? Un barbare violent et repris de justice! Finalement que ce gars ait fait de la tôle (qu'il ait "payé" ou pas pour ses forfaits) ne change aucunement le fait que l'on promeut un repris de justice en édile. Ou comment instituer les droits communs en kapos à l'usage du commun. (Chalamov et Soljénitsyne ont largement démonté cette mécanique totalitaire à l'usage des zeks que nous sommes devenus).
à gerber, tout ça. Sinon ça va?
08:23 | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : ali soumaré

