17/04/2011
avril 40, épuration
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16/04/2011
suspect
Renaud Camus est un homme courageux. C’est-à-dire suspect.
J’ai suivi ce matin l’émission de Finkielkraut, Répliques, discussion courtoise entre le propret Manuel Valls et Camus. Valls est sans doute un des liberaux-libertaires les moins bornés, les plus lucides, sur le monde tel qu’il va et, qui plus est, candidat à la présidence de la république (c'est dire...). On se souvient de ce court extrait vidéo le montrant traversant un marché dans sa circonscription (en banlieue parisienne), quasi-exclusivement peuplé d’africains, et disant à un adjoint de « mettre quelques blancs, quelques whites, quelques blancos ! » Histoire sans doute de montrer que la diversité chère à nos modernes ne se résume pas au marché de Bamako ou de Ouarzazate. Ce croyant en la religion du Progrès™, publie un livre parlant de « sécurité » semble-t-il. Et de fait, dans ce camp du Bien peuplé d’autruches progressistes et de blattes gestapistes, reconnaissons lui le mérite de sortir –parfois- la tête du sable.
Renaud Camus, président du Parti de l’In-nocence, également candidat à la magistrature suprême a pu développer –a minima- quelques convictions sur la décivilisation moderne faite de faillite scolaire, de contre-colonisation du continent européen par des peuples extra-européens, fait longtemps nié par la clique des vigilants de l’Immonde (comme disait le Général), de l’INED ou de Télérama (parmi d’autres) et aujourd’hui reconnue à demi-mot mais pour dire ipso facto qu’il est trop tard et qu’il n’ya pas, de toutes façons, d’alternatives sérieuses, hormis la crispation chafouine à petite moustache et pas de l’oie. Mais aussi de violence ordinaire, de déculturation des élites et de barbarie ambiante, bref d’oubli de toute civilité, de toute common decency, au profit du règne sans partage de la vulgarité marchande et de la transgression ordinaire et citoyenne étiquetée rebelle et vendue par les cuistres des Inrocks (persuadés d’incarner la nouvelle résistance à brassard FFI versus la terrible réaction cléricale, militariste et patriarcale en feldgrau…ha ha ! ils n’ont pas lu Marx et Murray, les poulets, zont pas compris –ou affectent de ne pas voir- que l’hubris marchande du Même/OneWorld est consubstantielle à l’hégémonie bourgeoise et qu’il n’ya de débat aujourd’hui qu’entre modernes anti-racistes en carton et modernes résistants en peau de lapin).
Un moment révélateur, vers la fin de l’émission lorsque le pauvre Valls (pauvre car empêtré dans ses contradictions irréductibles de progressiste qui ouvre un œil, on a presque de la peine pour lui à le voir réciter son credo métisseur) s’emporte sur cette idée de nocence et de civilité caractéristique de notre civilisation telle que vue par RC. Concept évidement suspect voire négationniste voire Faurissonien car conservateur et donc hérétique aux yeux des lemmings festifs échassés qui nous entourent. Et de déblatérer sur cette pitrerie de « vivre-ensemble », qu’il serait urgent de promouvoir afin d’«éviter la guerre civile » ! (comme pompier pyromane, on fait difficilement mieux) ha ha ha! mdr. Comme si ce genre de machin pouvait se décréter d’en haut et s’imposer partout. Comme si on parlait de taux d’imposition marginalou de verbalisation du port de bâche ! Comme si payer des baby-foot à des mecs qui te crachent à la gueule, ou recruter des médiateurs de kartché (en général des repris de justice, la logique même des kapos dans les camps) allait transformer des enculés en brebis! Valls, en pacifiste anti-raciste exemplaire aux fesses propres qu’il se veut, oublie que nombre de peuples qui colonisent, années après années, ce continent n’ont peut-être simplement pas le désir de vivre-ensemble avec des européens à face de Valls si étrangers à eux-mêmes et si matraqués d’ethno-masochisme ! Que, peut-être, ils lui pissent à la raie au vivre-ensemble! Comme disait Freund, Valls et ses pareils pourront dire ce qu’ils veulent et faire montre des meilleurs sentiments à l’égard des néo-européens, rien ne dit que ceux-ci ne le considèreront pas un jour comme un ennemi. Et ne viendront pas un soir chez lui lui faire la peau à coup de machettes citoyennes et festives!
« C’est l’ennemi qui vous désigne ! », bordel, combien de fois faudra-t-il le répéter! Combien d’ennemis parmi les 350 000 migrants annuels qui s’installent dans ce pays depuis plusieurs décennies ? Et parmi les 300 000, 400 000 ou 500 000 clandestins ? Toujours la même impolitique compassionnelle de nains confits dans des valeurs pseudo-universelles et qui font rire le reste du monde qui, lui, ne méconnaît pas ce présupposé simple et fondateur du politique : l’antagonisme ami-ennemi.
« Freund rapporte ailleurs le commentaire critique fait par Raymond Aron (son directeur de thèse), lors de la réception qui suivit la soutenance, à propos de la réaction de Jean Hyppolite (un des maîtres de Freund qui avait refusé de diriger sa thèse au motif précisément que Freund faisait de cette relation ami-ennemi un des trois fondements du politique et qui avait ajouté que, si Freund avait raison, il ne lui restait plus qu’à se suicider…), auquel il avait déclaré : « Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales ! » (Taguieff, Julien Freund)
Autre point-clef mentionné par RC mais non relevé par Valls, le fait que les sociétés multi-culturelles et/ou multi-ethniques soit, contrairement au logos progressiste arc-en-ciel/oneworld/unitedcolors, les plus violentes qui soient ! Tout simplement parce que les hommes ne partageant pas les mêmes valeurs civilisationnelles ne peuvent vivrent en paix sur le même territoire, comme le rappelle Aristote-le-crispé dans son Livre Politique, à propos des tyrans de Syracuse…Mais le petit Valls, dans son for intérieur et son marché de merde colonisé par les blacks et les maghrébins et que les européens de souche ont fui, le sait au fond très bien. Pourquoi, alors, soutient-il précisément l’inverse de ce qu’il voit ? La double-pensée totalitaire… ie reconnaître la réalité est trop risqué politiquement pour sa petite carrière de bureaucrate du politiquement correct ou coûteux socialement (on passe de 843 amis sur FB à 2 en 4 jours)…mieux vaut adouber le discours politiquement correct et jouer du djembé, même s’il constitue la négation de ce que l’on pense. A rapprocher du double bind d’Asimov ou de Michéa : deux propositions contradictoires mais soutenues dans le même discours : « Je veux plus de diversité à paillettes et plus de sécurité à tonfa» ou bien « plus d’immigration et plus de vivre-ensemble ! » ouais, ok...
Enfin, il y a en filigrane dans le discours de Valls, la même antienne des modernes qui est : il faut que ça change, on ne peut pas ne pas changer ! (pourquoi? passque!) La même hubris progressiste parfaitement saisie par le jeune Marx :
« La bourgeoisie...partout ou elle a conquis le pouvoir, a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissaient l'homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant. Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité naïve dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange ; elle a substituée aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce. La bourgeoisie a dépouillée de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque là pour vénérables et qu'on considérait avec un sain respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages. La bourgeoisie a déchiré un voile de sentimentalité qui recouvrait les situations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent...[...] La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les conditions de la production, c'est-à-dire tous les rapports sociaux ; Tous les rapports sociaux, traditionnels et figés, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables, se dissolvent ; ceux qui les remplacent vieillissent avant d'avoir pu s'ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés, enfin, d'envisager leurs conditions d'existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés. Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations ; Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l'industrie sa base nationale, Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore tous les jours.» (Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du parti communiste, 1848)
Marx s’en réjouissait car cela était susceptible d’accélérer l’avènement de sa dictature du prolétariat (et en ce sens, sous-estimait-il la capacité remarquable, la résilience, du Capital à surmonter tous les obstacles que dressent sur sa route hommes et cultures différenciés) mais sa critique de l’ordre marchand planétaire reste valide.
Kolakowski, lorsque il évoquait cette « puissante internationale qui n’existera jamais » (Comment être socialiste- conservateur- libéral), montrait l’impossibilité de toute posture conservatrice car hérétique au bougisme ambiant. Orwell, tout socialiste authentique qu’il fut (rien à voir avec nos Dray (juju la tocante) et le réjoui Hollande –je n’évoque pas le milliardaire DSK et sa grosse pouffe enfouraillée par charité chrétienne) avait compris que toute critique sociale doit comporter le souci d’une certaine conservation de conditions d’existence, de travail, de bien-être, de socialité, de civilité ordinaire, ce qu’il appelait common decency.
« Un jour, dans un tramway de Varsovie, Leszek Kolakowski entendit l'injonction suivante : « Avancez vers l'arrière, s'il vous plait ! » Quelque temps plus tard, en 1978 exactement, il proposa d'en faire « le mot d'ordre d'une puissante internationale qui n'existera jamais », dans un credo publié sous le titre : Comment être socialiste- conservateur- libéral. Il fallait un certain toupet pour retourner ainsi la disjonction en conjonction et mettre un trait d'union entre les trois grandes doctrines politiques de l'âge moderne. Et ce qui inspira à Kolakowski cet audacieux accouplement, c'est l'expérience du XXième siècle. Le conservateur, c'est l'homme qui accueille le donné comme une grâce et non comme un poids, qui a peur pour ce qui existe et qu'émeut toujours la patine du temps sur les êtres, les objets ou les paysages. Or, en exacerbant la passion révolutionnaire, le XXième siècle a fait du changement le mode privilégié de l'action politique au point d'oublier que toute innovation n'était pas nécessairement un bond en avant et que, quand bien même elle bondirait, « Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais dans la vie des hommes, d'améliorations qui ne soient payées de détériorations et de maux ». Sensibles à ces maux, incapable de tourner la page, le conservateur voit des mondes finir là où d'autres voient s'accomplir la fin de l'histoire. A l'optimisme démocratique de la révolution, il oppose son amour mélancolique du déjà-là et des vieilles traditions chancelantes. Il vit sous le regard des morts, il plaide pour la fidélité, il est celui qui regrette la lenteur quand tout s'accélère et qui trouve constamment trop cher le prix à payer pour ce qu'on appelle le progrès. Le conservateur refuse, en second lieu, d'accorder à la raison une confiance sans réserve. Les Lumières terrassant la superstition : cette intrigue lui parait trop sommaire pour rendre compte des phénomènes humains. Tout ce qui n'est pas rationnellement explicable ne relève pas nécessairement de la bêtise ou de l'obscurantisme. Le conservateur, autrement dit, perçoit comme une menace l'approche technicienne du monde symbolique. « Il croit fermement, écrit Kolakowski, que nous ne savons pas si diverses formes traditionnelles de la vie sociale -comme les rituels familiaux, la nation, les communautés religieuses- sont nécessaires pour rendre la vie ne société tolérable ou même possible. Cependant, il n'y a pas de raison de croire que, en détruisant ces formes, nous augmentons nos chances de bonheur, de paix, de sécurité et de liberté. Nous ne pouvons pas savoir de manière certaine ce qui se passerait si, par exemple, la famille monogamique était supprimée, ou bien si la coutume consacrée par le temps qui nous fait enterrer les morts était remplacée par un recyclage rationnel des cadavres à des fins industrielles. Nous serions bien avisés pourtant d'en attendre le pire ». La disposition d'âme du conservateur, sa tonalité affective dominante, c'est le pessimisme. Ce n'est pas que, pour lui, l'homme soit plutôt méchant que bon, c'est qu'il se refuse à voir dans le bien et le mal un pur problème social.. A ses yeux, l'imperfection de la vie n'st pas contingente. On peut remédier à certains aspects de la vie humaine, mais une part de notre misère est incurable. La encore, le XXième siècle lui a donné raison en poussant l'immodestie jusqu'à ses plus tragiques conséquences : « Le conservateur croit fermement que l'idée fixe de la philosophie des Lumières- à savoir que l'envie, la vanité, la cupidité et l'instinct d'agression ont toujours pour cause des institutions sociales défectueuses et disparaîtrons lorsque ces institutions auront été réformées- n'est pas seulement tout à fait invraisemblable et contraire à l'expérience mais extrêmement dangereuse. Comment toutes ces institutions ont-elles pu voir le jour si elles étaient totalement contraires à la nature profonde de l'homme ? Nourrir l'espoir que l'on pourra institutionnaliser la fraternité, l'amour, l'altruisme, c'est préparer, à coup sûr, l'avènement du despotisme. » Bref, l'épreuve totalitaire ratifie l'hostilité foncière du conservateur à la tentative de transformer l'approche de la réalité humaine en recherche prometteuse d'une solution définitive du problème humain. » (Alain Finkielkraut, Nous autres, modernes, 2005)
Bref, Renaud Camus ne sera pas au second tour. Ni même, peut être, au premier. Pas un hasard que de retrouver des minables comme Sarko, Hollande, Ségo, DSK, Morin, Lefevre et cie à ce niveau de responsabilité. Des affairistes foireux et sans envergure. des nuls. Comme dit Cioran.
(photo: vivre-ensemble et pyromanie)
addendum: des nouvelles des bisounours!
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13/04/2011
arrachement
« Nous ne sommes rien ; en effet, aux horreurs du XXième siècle, nos démocraties ont répondu par la religion de l'humanité, c'est-à-dire par l'universalisation de l'idée du semblable et la condamnation de tout ce qui divise ou sépare les hommes. (...) Cela signifiait que, pour ne plus exclure qui que ce soit, l'Europe devait se défaire d'elle-même, se « désoriginer », ne garder de son héritage que l'universalisme des droits de l'homme. Tel est le secret de l'Europe. Nous ne sommes rien. »
Alain Finkielkraut, entretien au Monde des 11 et 12/11/2007, cité par D Venner dans la NRH de février 2008.
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En septembre 1966, Martin Heidegger accorda un long entretien au Spiegel. Il fut publié dix ans plus tard au lendemain de la mort du philosophe. Alors qu'Heidegger évoquait les rapports entre les hommes et l'« être de la technique », ses interlocuteurs lui demandèrent :
Spiegel : « On pourrait vous opposer tout à fait naïvement ceci : qu'est-ce qu'il s'agit de maîtriser ici ? Car enfin tout fonctionne. On construit toujours davantage de centrales électriques. La production va son train ; Les hommes, dans la partie du monde ou la technique connaît un haut développement, ont leurs besoins bien pourvus. Nous vivons dans l'aisance. Qu'est-ce qu'il manque ici finalement ? »
Martin Heidegger : « Tout fonctionne, c'est bien cela l'inquiétant, que ça fonctionne, et que le fonctionnement entraîne toujours un nouveau fonctionnement, et que la technique arrache toujours davantage d'hommes à la Terre, l'en déracine ; Je ne sais pas si cela vous effraye ; moi, en tous cas, je suis effrayé de voir maintenant les photos envoyées de la lune sur la Terre. Nous n'avons plus besoin de bombe atomique ; Le déracinement de l'homme est déjà là. Nous ne vivons plus que des conditions purement techniques, ce n'est plus une Terre sur laquelle l'homme vit aujourd'hui... »
Spiegel : « Qui sait si c'est la destination de l'homme d'être sur cette Terre ? »
MH : « D'après notre expérience et notre histoire humaines, pour autant que je sois au courant, je sais que toute chose essentielle et grande a pu seulement naître du fait que l'homme avait une patrie et qu'il était enraciné dans une tradition... »
Martin Heidegger, Réponses et questions sur l'histoire et la politique, Mercure de France, 1988.
bonus: décryptage de cette quète d'indifférenciation par le sieur Juvin+++ (merci jean-pierre)
21:34 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : juvin, finkielkraut, martin heidegger
12/04/2011
no mercy
22:23 | Lien permanent | Commentaires (7)
11/04/2011
zon
Spectacle.
Il est vrai que l’ascension du vote MLP est très significative. Comme l’est le même type de vote de défiance à l’égard de la classe politique conventionnelle partout en Europe. Il est de bon ton dans le torrent de désinformation du mainstream médiatique de discutailler du caractère « protestataire » ou « d’adhésion » du vote MLP ; à mon humble avis, le repositionnement politique du FN dans une perspective nationale, populaire, républicaine, volontiers étatiste ou Colbertiste, souverainiste, c’est-à-dire hostile à la mondialisation néo-libérale (je ne parle pas là de l’œuvre de Mill ou Constant mais de capitalisme globalisé) à rebours de la quasi-totalité du corps politique français et européen et du positionnement conventionnel du FN incarné par son père, est un élément clef de compréhension du caractère « adhésif » des votes FN au programme politique du même parti.
La mine déconfite des vigies « citoyennes » médiatiques du genre Duhamel, Cairol ou autres pitres stipendiés depuis 40 ans par le système pour encadrer la réflexion politique et le politiquement correct m’est un baume quotidien. Ces cuistres se rendent compte que des décennies de mensonges et de propagande grossière tombent comme tous les villages Potemkine. Sous la fameuse botte souveraine de la réalité. Tous les français ne vivant pas rive gauche ou dans les palais de la république...
Pour autant, s’il y a des raisons de penser que MLP puisse figurer au second tour des présidentielles, et pour de bonnes raisons, il est plus que probable que le second tour verra le corps politique français valider la candidature de n’importe quel candidat progressiste UMPSPCVERTS: si les élections présentaient un risque –même minime- de changer l’ordre des choses et de ne pas avaliser des décisions prises en amont, il y a belle lurette que le suffrage censitaire (sous une forme compatible avec le spectacle hyperdémocratique et droitdelhommiste joué quotidiennement) aurait été rétabli…Ne peuvent en effet espérer accéder au pouvoir QUE ceux qui sont programmés pour ne point changer l’ordre des choses. Par exemple, j’imagine mal un candidat accéder au second tour des mêmes présidentielles sans avoir, au préalable, donné suffisamment de gages aux lobbys en cour (une participation au repas annuel du CRIF, par exemple).
Le spectacle fascisme/antifascisme que nous jouent les pitres liberaux-libertaires du Cercle de raison, avec la complicité pavlovienne de l'orchestre médiatique, constitue le brouillage idéologique médiatique ordinaire et suffisant propre à empêcher l’électeur moyen de saisir d’une part la profonde connivence de cette nouvelle classe politique, économique et médiatique, et, d’autre part, la nature des vrais enjeux.
Les vrais enjeux.
Il y a peu, j’entendais le pitre Gascio, incarnation de l’électron libéral-libertaire attalinoide ou « gauche kérozène » comme dirait Michéa, arrogant et insignifiant à la fois, dire tranquillement que la question de l’hostilité d’une partie des français à cet avenir en forme de parousie festive et métissée, de tous ceux qui se refusent à adouber toute la série des catastrophes produites par l’hubris du Capital globalisé sous couvert de « black-blanc-beur », de moralisme pour chaisière, se résoudrait d’elle-même après la disparition de ces quelques générations ayant conservé un minimum de sens critique et de common decency.
Finalement, les gens simples finissent par se rendre compte qu’ils sont seuls. Seuls car trahis.
Trahis par des « élites » politiques et des partis massivement ralliés à l’axiome de TINA (There Is No Alternative) et communiant dans la même weltanschauung d'une BABEL planétaire et métissée livrée aux oukases de JPMORGAN et dans une compassion débile (sens propre) envers les clandestins afin de masquer l’abandon de toute critique sociale, de toute critique politique du monde tel qu’il va. L’impolitique compassionnelle érigé en politique. Trahis par des syndicats simplement achetés (scandale de l’UIMM en 2009) pour jouer sans fin une fiction de lutte sociale alors même que les « négociations » sont bouclées dés le premier jour de grève. Trahis par leurs églises communiant (pour de bon, cette fois) dans l’accueil inconditionnel de l’Autre et une islamophilie délirante. Trahis par leurs clercs, leurs lettrés (c’est une tradition, me direz-vous), volant de palaces en festivals, d’églises occupées en squats menacés : souvenez-vous de V Cassel (un de mes acteurs préférés, en passant), maître de cérémonie du festival de Cannes en 2006 et saluant successivement les hôtes du festival en anglais, arabe, chinois et bambara, terminant son discours par : « Bienvenue à toi et à tous les tiens ! ». Souvenez-vous de JF Kahn, l’homme à la pensée tiède, pourfendeur du fascisme à petite moustache devant les caméras mais disant off quelques bonnes vérités inaudibles sur le remplacement démographique à l’œuvre dans nos pays. Souvenez-vous de ces votes NON au TCE qui devinrent des OUI massifs par le truchement d’une « représentation » qui ne représente plus rien.
Trahis en haut par leurs élites nationales et supranationales méprisantes et arrogantes et concurrencés en bas, sur leur territoire, par des communautés étrangères voire antagonistes n’hésitant plus à revendiquer des privilèges (des lois privées/ lex privata) en rupture avec la loi commune à un moment historique où il devient évident à tous que cette vision multiculturelle sinon multiethnique de la société ne mène qu’au désastre…
Chaque année, depuis le milieu des années 70 (et les lois sur le regroupement familial), dans ce pays, arrivent au minimum et légalement entre 250 000 et 300 000 étrangers, l’équivalent d’une ville comme Bordeaux. Ceci avec l'assentiment constant des mêmes qui viennent déplorer les effets de ces flux migratoires insensés ou qui prétendent lutter contre...Spectacle encore. Qui peut croire que des mouvements de populations aussi massifs pourraient s’exercer sans profondes conséquences sur un temps aussi court ? Avec en face des pitres du genre Rachid Nekkaz appellant ouvertement à la transgression de la loi et à la sécession et qui, à d’autres époques, auraient connu une fin rapide au coin d’un bois.
Obama, en mars 2009, avait dit aux banksters US : « mon administration est la seule chose entre vous et les fourches ». Très bien vu de la part de Supermétis. Je me demande, vu la déliquescence de l’Etat français et des structures bureaucratiques européennes, vu l'hostilité déclarée et assumée des décideurs à l'audit civil, ce qui pourra encore faire tampon, dans quelques années, entre des communautés hostiles et radicalisées et les peuples européens?
« Le 8 mars 2005, une manifestation lycéenne contre la loi Fillon est attaquée par un millier de jeunes venus de Seine-Saint-Denis. A un journaliste, l’un deux avoue crânement être venu « pour taper des bouffons, des petits français avec des têtes de victimes ». Un prof d’histoire-géo, militant anti-raciste et de SUD-Education, syndicat d’extrême gauche, confessera « ne pas avoir dormi pendant plusieurs jours » après le spectacle auquel il a assisté : « Des lycéens traînés par les cheveux, d’autres massacrés à coups de poings et de pieds. « C’était un jeu, commente-il. De la haine et de l’amusement. Il s’agissait d’agressions de type racial : je n’ai vu que des Noirs agresser des Blancs ». Scènes identiques, le 23 mars 2006, lors de la dispersion, sur l’esplanade des Invalides, d’une manifestation anti-CPE : deux mille jeunes des banlieues parisiennes se défoulent sur les lycéens et les étudiants. Le Monde ne peut que constater leur violence inouïe ».
Le Monde, 25/03/2006, In Jean Sévillia, Moralement correct.
Ca n'est que le début.
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US MINORITY ENGAGEMENT STRATEGY
1) Cable 10PARIS58, EMBASSY PARIS - MINORITY ENGAGEMENT STRATEGY
Created 2010-01-19 09:09 / Released 2010-12-01
Classification CONFIDENTIAL - Origin Embassy Paris
"Notre objectif est d’intervenir dans la population française à tout niveau […] faisant ainsi avancer les intérêts des Etats-Unis"
"Notre stratégie vise trois larges publics : (1) la majorité, en particulier les élites ; (2) les 'minorités' (3) et la population dans son ensemble"
"nous allons continuer et intensifier notre travail avec des musées français et des pédagogues afin de reformer les programmes d’histoire enseignés dans les écoles françaises"
"Nous allons continuer et augmenter nos efforts pour amener des 'minority leaders' en France depuis les Etats-Unis"
"nous allons nous appuyer sur le programme 'Public Diplomacy' déjà mis en place sur les lieux et développer des moyens supplémentaires et créatifs pour influencer les jeunes français, en utilisant de nouveaux médias, des partenariats avec des entreprises, des compétitions à l’échelle nationale, des évènements ciblés et des invitations aux Etats-Unis."
"En nous appuyant sur notre travail avec deux sites d’envergure à destinations des jeunes musulmans francophones – oumma.fr et saphirnews.com – nous allons aider, entrainer et mettre en place des activistes politiques et médiatiques"
"Nous allons créer et supporter des programmes d’entraînement et d’échange qui transmettent nos valeurs dans les écoles, la société civile, parmi les bloggeurs, les conseillers politiques, les politiciens locaux."
Source: http://213.251.145.96/cable/2010/01/10PARIS58.html
2) Visite en France du 19-22 octobre du "Pacific Council on lntemational Policy" invité par l'ambassade américaine
Extrait du compte-rendu officiel:
"La délégation s’est en outre concentrée sur trois thèmes principaux. Premièrement, le groupe a examiné les questions franco-musulmanes en France à travers des échanges avec le Dr Bassma Kodmani, directeur de l'Institut Arabe pour la Réforme, et de Mme Rachida Dati, le premier membre féminin du cabinet français d'origine nord-africaine et actuel maire du 7ème arrondissement de Paris. Un voyage à la Grande Mosquée de Paris et une réunion avec le directeur de la théologie et le Recteur a permis une meilleure compréhension."
Source: http://www.pacificcouncil.org/page.aspx?pid=583
Extraits du planning de la visite:
- Petit Déjeuner et réunion sur les questions franco-musulmanes
Avec le Dr. Bassma Kodmani, directeur exécutif, Initiative Arabe pour la Réforme
- Dîner à l’Institut du Monde Arabe
- Visite et discussion à la grande mosquée de Paris
Entrevue avec le recteur de la mosquée, Dalil Boubakeur
- Repas à la grande mosquée
- Visite et discussion sur les banlieues parisiennes à Saint-Ouen Visite du quartier à pieds, entrevue avec l’imam de la mosquée Salam
On remarque aussi que les médias sont particulièrement visés (France 24...).
Source : http://www.pacificcouncil.org/document.doc?id=193
Ha, Ha, avec des "alliés" pareil, pas besoin d'ennemis.
11:49 | Lien permanent | Commentaires (1)




