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15/06/2013

aventure

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"L'aventue syrienne dans laquelle le gouvernement Hollande-Fabius s'est embarqué risque de lui exploser en pleine figure...Elle peut se transformer en une troisième guerre mondiale à cause d'une erreur d'appréciation. Depuis 37 ans d'analyse politique, c'est la situation la plus dangereuse que je vis." William Engdahl, 2013/source LIESI 15/06/2013

"En augmentant constamment le danger dans la région, les puissances occidentales jouent avec le feu. Elles espèrent finalement que la Russie et la Chine céderont et accpeteront un changement de régime en Syrie, en Iran, etc. Toutefois, l'accumulation des capacités militaires est déjà si forte que la moindre erreur de calcul pourrait déclencher un conflit majeur." Source/service renseigement E.I.R./US/LIESI 15/06/2013

"L'invasion de la Syrie, si elle devait avoir lieu, serait comparable à celle de la Pologne qui déclencha la seconde guerre mondiale." V Poutine/source LIESI 15/06/2013

"Ce que les commentaires des agences de renseignement concluent est que les Etats-Unis comme l'Angleterre effectuent un virage à 180° en ce qui concerne la Syrie. Ils veulent "empêcher que l'opposition syrienne, sous sa forme actuelle, parvienne au pouvoir". Depuis un an, le gouvernement syrien a tenu bon et il semble même, selon certains experts, que nous assistions à un renversement au profit d'Assad.
Des personnages que LIESI nommera des "éminences grises", conseillant les gouvernements (c'est-à-dire les marionnettes), font valoir que la politique du type de celle consistant à renverser le "dictateur Kadhafi" s'est soldée par l'assassinat de l'ambassadeur US Chris Stevens à Benghazi. Or les républicains commencent à géner Obama sur le sujet. On fait donc aujourdhui un parrallèle entre la Lybie et la Syrie. Dans le même temps, le Washington Post explique que les combattants d'Al-Qaïda du Jabhat Al Nosra*, soutenus par les Etats-Unis et les européns posent "désormais" des exigences inquiétantes. La France et le Royaume-Uni préparent même une requète pour la commission des sanctions de l'ONU, afin qu'elle reconnaisse le mouvement Jabhat al-Nosra (front de la victoire), le plus opérationnel dans les rangs de l'opposition syrienne, comme un groupe terroriste. D'aucuns, dans les chancelleries européennes, commencent à évoquer une différence entre les "islamistes radicaux" et des "forces modérées". Quel changement! On explique qu'il faut désormais ne plus aider les djihadistes à s'emparer d'un pays arabe aprés l'autre. Il est temps de créer sa "propre" opposition syrienne sinon le scenarion de Benghazi se répètera. On fait aussi valoir le risque d'expansion du conflit en dehors des frontières syriennes. Finalement, l'idée du groupe US/Russie/UK serait de constituer une "opposition" sur laquelle tout le monde s'accorderait. Les russes ont même promis de soutenir une telle "opposition"." LIESI 31/05/2013

*Les dirigeants du Jabhat al-Nosra cachent de moins en moins leur radicalisme. Ils l'affichent par tous les moyens. Il y a un mois, le chef du mouvement Abou Mohamed al-Joulani reconnaissait publiquement faire partie d'Al Qaïda et avoir prété serment d'allégeance à Ayman al-Zawahiri -le successeur d'Oussama Ben laden. Cela ne gènait alors NULLEMENT l'occident...Les troupes du Jabhat al-Nosra sont considérées commes les plus opérationnelles et les plus disciplinées de l'opposition syrienne. Elles combattent activement sur plusieurs fronts mais se sont surtout établies à Alep -ville portuaire clef où les combats violents n'ont pas cessé depuis des mois. Les islamsites contrôlent des quartiers entiers de la ville, établissant leurs organismes gouvernementaux sur les "territoires libérés" et instaurant même, par endroits, des tribunaux de la charia.

NB1: une no fly zone pour écarter Israel? Excellent! (via P Reymond)

NB2: l'appel de Moscou de Chauprade!


podcast

14/06/2013

c'est moche (3)

pour y voir + clair, la nature du lobby juif US selon Walt et Mearsheimer...

13/06/2013

Argentine 2001, histoire d'une trahison

via Volwest

12/06/2013

propagande ordinaire

 

"Le reality building, la science de la construction de la réalité, n'a aucune existence officielle comme théorie ou pratique constituée. Mais, un peu à l'image de ces singularités cosmiques que sont les trous noirs, il est possible d'en inférer l'existence à partir des effets qu'il produit. Les analyse que Christian Salmon rassemble dans Storyrelling nous mettent sur la piste. En effet, le politique, en management et en marketing, assume déjà pleinement que le leadership et la direction de groupe soient fondés sur le fait de "raconter des histoires". Ces histoires que l'on raconte peuvent être indexées sur le réel, s'appuyer sur des faits objectifs, mais pas forcément.. Ici, la vérité et les faits réels sont secondaires. Le storytelling repose essentiellement  sur l'élaboration d'une bonne fiction, une fiction enthousiasmante, qui parle au cœur et à l'émotion et qui applique des schémas narratifs et des structures scénaristiques ayant déjà fait leurs preuves dans la littérature ou le cinéma. L'imagerie et les mises en scène spectaculaires visent à faire rêver et à produire à la demande de tel ou tel type d'émotion dans le public, de manière à s'assurer la prévisibilité de son comportement et à garder le contrôle du système. Non pas répondre aux réactions du peuple, mais les créer carrément, afin d'avoir toujours un coup d'avance sur lui.

(...) Sans doute conforté par les progrès des technologies audiovisuelles et informatiques, il semble que le marketing politique fasse un usage toujours croissant de la fiction. En ce sens, le reality-building, qui vise à prendre la plus grande liberté possible à l'égard du réel, n'est que le concept radicalisé, désinhibé, poussé à son terme de la propagande et du storytelling: on ne se contente plus de raconter une histoire, on projette de faire entrer complètement autrui dans une réalité virtuelle que l'on aura construite de A à Z. Le journaliste politique Ron Suskind rapportait en 2004 la conversation qu'il avait eu un jour avec un conseiller de Georges W Bush: "Pendant l'été 2002, après que j'eus écrit un article dans Esquire que la Maison Blanche n'aima pas au sujet de l'ancienne directrice de la communication de Bush, Karen Hugues, j'ai eu une discussion avec un conseiller senior de Bush. Il m'exprima le déplaisir de la Maison Blanche, puis il me dit quelque chose que je n'ai pas entièrement compris à ce moment-là -mais qui, je le crois maintenant, concerne le cœur même de la présidence de Bush". Le conseiller me déclara que les types comme moi étaient "dans ce que nous appelons la communauté fondée sur le réel", qu'il définissait comme les personnes qui "croient que les solutions émergent de l'étude judicieuse de la réalité discernable". J'acquiesçais et murmurais quelque chose sur les principes de la raison et de l'empirisme. Il me coupa net. "Ce n'est plus la façon dont fonctionne le monde désormais", continua-t-il. "Nous sommes désormais un empire, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudierez cette réalité -de manière judicieuse, sans aucun doute- nous agirons de nouveau, créant d'autres nouvelles réalités, que vous pouvez étudier également, et c'est comme ça que les choses se règleront. Nous sommes les acteurs de l'Histoire...et vous, vous tous, il ne vous restera qu'a tout simplement étudier ce que nous faisons".

Gouverner par le chaos, Kontre Kulture 2013.

Video: le comique tribal et troupier Fabius dans son célèbre numéro: "les troupes de Bachar"