02/05/2014
fog of war
"En écoutant Lavrov aujourd’hui, je suis venu à la conclusion que le régime à Kiev était en effet sur le point d’essayer d’attaquer l’Ukraine orientale. Ce n’est pas seulement Lavrov, l’Internet russe est en « alerte rouge » et regorge de rumeurs et de spéculations sur une attaque imminente. Cela pose un certain nombre de questions:
- Pourquoi la junte à Kiev reviendrait-elle si ouvertement sur l’accord de Genève ?
- Pourquoi attaquer alors que les chances de succès sont très faibles ?
- Pourquoi attaquer quand elle sait que la Russie interviendrait presque certainement ?
- Pourquoi les Etats-Unis sont clairement derrière cette stratégie ?
J’ai une hypothèse que je voudrais soumettre à votre attention.
Tout d’abord, la junte à Kiev est en train de renier l’accord de Genève tout simplement parce qu’elle ne peut pas se conformer à ses conditions. Rappelez-vous, la junte est composée de quelques hommes politiques soigneusement choisis par les États-Unis et quelques oligarques ukrainiens. Ils ont de l’argent, mais pas de pouvoir. Comment pourraient-ils imposer quoi que ce soit aux fanatiques bien armés et déterminés du secteur droit ?
Deuxièmement, l’Ukraine orientale est perdue, de toute façon. Aussi, la junte à Kiev a à choisir parmi les options suivantes :
- Soit l’Ukraine orientale s’en va par voie de référendum, et elle ne fait rien pour l’en empêcher.
- Soit l’Ukraine orientale s’en va, mais seulement après une certaine violence.
- Soit l’Ukraine orientale s’en va à la suite d’une intervention militaire russe.
De toute évidence, l’option «a» est de loin la pire. L’intérêt pour l’option «b» est mitigé, tandis que l’option ‘c’ est la plus intéressante. Si on y réfléchit, cette option donnera l’impression que la Russie a envahi l’est de l’Ukraine et que les gens là-bas n’ont eu aucun mot à dire à ce sujet. Cela ralliera également le reste de l’Ukraine autour de son drapeau. La catastrophe économique sera attribuée à la Russie et l’élection présidentielle du 25 mai pourra être annulée en raison de la «menace» russe. En plus de cela, une guerre, quelle que soit son absurdité, est le * parfait * prétexte pour introduire la loi martiale qui peut être utilisée pour réprimer le Secteur Droit ou toute personne exprimant des vues que la junte n’aime pas. C’est un vieux truc : déclenchez une guerre et les gens vont se rallier autour du régime au pouvoir. Créez la panique, et les gens vont oublier les vrais problèmes.
En ce qui concerne les Etats-Unis – ils savent aussi que l’Ukraine orientale est perdue. Avec la Crimée et l’Ukraine orientale disparues, pourquoi ne pas simplement utiliser le reste de l’Ukraine, qui a exactement * zéro * valeur pour l’Empire, comme un moyen de créer une nouvelle guerre froide, ce qui serait beaucoup plus sexy que la guerre mondiale contre le terrorisme ou la vieille guerre contre la drogue. Après tout, si la Russie est obligée d’intervenir militairement, l’OTAN devra envoyer des renforts pour « protéger » des pays comme la Pologne ou la Lettonie, juste au cas où Poutine déciderait d’envahir l’ensemble de l’UE.
Au bout du compte, les voyous au pouvoir à Kiev et les Etats-Unis * sachant * que l’Ukraine orientale est perdue pour eux, le but de l’attaque imminente n’est pas de «gagner» contre les rebelles russophones ou, encore moins, de «gagner» contre l’armée russe, elle doit juste enclencher assez de violence pour forcer la Russie à intervenir. En d’autres termes, puisque l’Est est perdu de toute façon, il vaut mieux le perdre à cause de la « horde des envahisseurs russes» que de le perdre à cause de la population civile locale.
Donc, le but de la prochaine attaque ne sera pas de gagner, mais de perdre.Ca, l’armée ukrainienne peut encore faire.
Deux choses peuvent arriver à déjouer ce plan:
- L’armée ukrainienne pourrait refuser d’obéir à ces ordres manifestement criminels (le fait de devenir une cible de l’armée russe pourrait aider certains officiers à faire le bon choix « purement moral »).
- La résistance locale pourrait être assez forte pour se tirer d’une telle opération et arriver à la paralyser.
L’idéal serait une combinaison des deux.
Du point de vue de la Russie, les choses sont assez simples: il est infiniment mieux pour la Russie d’avoir la séparation de l’Est sans aucune intervention de sa part. Si la force d’attaque est assez folle pour utiliser des blindés, l’artillerie ou la puissance aérienne, la Russie pourrait décider de faire des frappes aériennes sans réellement envoyer des forces terrestres. Ils pourraient également utiliser les capacités de guerre électronique pour créer plus de chaos dans la force d’attaque. Des attaques ponctuelles limitées pourraient aussi servir à démoraliser les forces attaquantes. Ce que la Russie doit éviter à tout prix c’est de se trouver contrainte à s’engager dans des opérations offensives urbaines qui sont toujours dangereuses et sanglantes. Il est donc absolument essentiel que les gens du pays prennent le contrôle de leurs propres rues, villages et villes.
Lavrov a prononcé aujourd’hui un avertissement très direct : si les choses dérapent dans l’est de l’Ukraine la Russie interviendra. Espérons que quelqu’un en Occident réalisera enfin que les Russes ne bluffent jamais et que le message aura vraiment été compris. Je ne suis pas très optimiste cependant. Si Lavrov a éprouvé le besoin de faire une interview de 30 minutes entièrement en anglais dans laquelle il a clairement comparé la situation en Ukraine aujourd’hui à celle de l’Ossétie le 08.08.08, c’est probablement parce que les Russes ont des renseignements indiquant qu’une attaque est imminente.
Nous le saurons très bientôt."
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NB: lire aussi De Defensa sur l'Ukraine
22:20 | Lien permanent | Commentaires (172) | Tags : ukraine, de defensa, the saker
30/04/2014
Que faire?
"Je remercie Hoplite de m’ouvrir cette courte tribune. C’est chez lui notamment que j’ai trouvé les articles, les commentateurs et les commentaires qui ont éveillé chez moi le besoin d’aller au-delà du simple entre-soi virtuel.
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Que faire ? C’est la question que nous nous posons tous.
L’heure n’est plus à se contenter de formuler des diagnostics. Ils ont tous été posés, sur à peu près tous les sujets, et souvent brillamment. Après tout, il suffit d’avoir des yeux pour lire et pour voir.
Le mal du siècle, c’est la dépossession, l’isolement fruit d’un individualisme sournois, la souveraineté disparue, des libertés rognées chaque jour un peu plus, des conflits à l’intérieur même de nos frontières, un État et des institutions lieux et objets de luttes stériles et partisanes, la vassalisation de la nation.
La solution est néanmoins politique. L’apparente contradiction provient de ce que trop peu d’entre nous envisagent la politique en dehors de l’Etat, des élections et de la sphère publique. Ils ne peuvent concevoir de vie politique sur la base d’institutions de caractère privé, en préalable à toute conquête de la sphère publique.
Cette idée est assez neuve dans notre camp. Je ne l’ai pas, sauf erreur de ma part, vue développée sérieusement. A tout le moins, pas de projet d’ensemble, ni massif, encore moins pérenne. Et pour cause, ce bord politique s’en remet systématiquement aux institutions existantes et à l’Etat. Alors même qu’y triomphent à leur tête des forces parfois franchement hostiles.
L’idée la plus générale est donc :
- d’utiliser les institutions existantes à notre profit
- de créer celles qui nous font défaut
« Les institutions existantes jouent contre nous ! », me direz-vous. Dans une certaine mesure, c’est vrai, mais seulement parce nous sommes encore trop ignorants des libertés, droits et facultés à notre disposition. Nous ne vivons pas en dictature. Nous vivons dans un état de droit, pour le meilleur comme le pire. Nous n’usons pas de nos droits, faute d’en connaître suffisamment l’étendue ; et tout dispositif liberticide peut être retourné contre ceux qui l’ont mis en place.
Créer les institutions qui nous font défaut, ensuite, c’est là l’essentiel. Tout est possible, car tous les outils permettant de créer ces institutions existent en droit positif. Ils permettent de mettre au point des structures aussi solides que souples, et efficaces pour peu que des hommes motivés se donnent un peu de peine.
J’insiste sur le caractère légaliste de la démarche. Il n’est pas question que quiconque prenne le moindre risque de caractère personnel ou professionnel. Il ne sera jamais rien fait d’illicite.
Nous avons besoin d’hommes, d’argent et d’une culture commune :
- « des » hommes, parce que l’homme providentiel est un conte pour enfants. Personne n’a jamais réussi seul, et les soi-disant contre-exemples que nous offre l’Histoire sont précisément ceux ayant atteint leurs objectifs grâce à des réseaux. Au surplus, l’esprit de communauté crée cette chaleur qui manque au monde contemporain. Savoir que l’on peut compter sur un groupe rassure, et favorise l’émulation. Le courage, également, cela s’apprend.
- de l’argent, au sens le plus large de ce terme. D’abord, parce qu’exiger quoi que ce soit à son strict profit est très malvenu : pour recevoir, il faut d’abord donner. Ensuite, parce que l’histoire du monde est aussi l’histoire de rapports de forces économiques. Ici, il ne s’agit rien de moins que de devenir la plus grande puissance patrimoniale privée possible : c’est le pendant du développement ci-dessus. Là où un individu seul, même le plus riche, ne pèse rien, une institution peut développer une masse critique de nature à rétablir l’équilibre des forces.
- une culture commune : la culture est à mon sens une affaire de réflexes, il faut pouvoir développer dans certaines situations des attitudes tellement intégrées qu’elles apparaissent comme « organiques ». Il ne s’agit pas de se dépouiller de son individualité et tout sacrifier à une communauté, mais commencer à apprendre le calme, le sang-froid, la prudence, le silence aussi parfois, afin de ne pas mettre en porte-à-faux ceux qui nous sont chers, et ceux qui ont l’amabilité de nous laisser la parole.
Très concrètement, maintenant.
Ces institutions vont être créées, sous peu.
Leurs formes juridiques, mêmes si elles sont d’ores et déjà arrêtées, n’ont en soi que peu d’importance, elles ne visent qu’à une efficacité maximale. Elles seront de nature à reprendre en main une partie de ce qu’il est convenu d’appeler « l’intérêt général », qui est en fait notre intérêt, que nous avons laissé trop longtemps à ceux qui nous nuisent. Elles auront besoin de militants. Elles trouveront à développer leurs activités dans des domaines assez divers, parfaitement identifiés, et qui auront pour point commun de reconquérir pied à pied notre souveraineté.
Il est plus que temps de se recentrer sur nos affaires, plutôt que s’occuper de celles des autres.
Je ne peux pas en dire plus pour l’heure, et je vous présente mes excuses pour ce style encore une fois très elliptique. J’aurais aimé approfondir et donner des détails. Mais je n’aime pas parler au futur, préférant toujours dire « j’ai fait », plutôt que « je vais faire ».
Si Hoplite m’en laisse la possibilité, je répondrai à certaines de vos questions dans les commentaires."
Calliclès
NB: je remets en ligne ce texte de notre ami Calliclès (en laissant les commentaires de septembre 2013) car ce projet avance et les bonnes volontés restent bienvenues. Le moment de sortir des fourrés:)...
20:07 | Lien permanent | Commentaires (415)
29/04/2014
quelque chose de pourri
"Les républicains vont-ils perdre leur Godfather ?
Il nous est déjà arrivé (voir le 12 avril 2012) de parler de Sheldon Adelson, milliardaire de double nationalité, israélienne et américaine, fervent partisan de tout ce qu’il y a d’extrémisme sioniste en Israël et soutien sonnant et trébuchant des républicains à condition qu’ils soutiennent inconditionnellement ce qu’il y a de plus extrémiste sioniste en Israël. Adelson soutient de plus en plus ouvertement et impunément le parti républicain à ses conditions, et il a été jusqu’à transformer la Republican Jewish Coalition qui s’est réuni les 27-29 mars à Las Vegas, en une sorte de “primaires“ où il aurait désigné son ou ses candidats républicains aux présidentielles, après avoir entendu leur serment d’allégeance. (Pour l’atmosphère de la chose, voir le Washington Post du 31 mars 2014.) Les caciques et apprentis-candidats républicains se sont précipités à Vegas, sauf quelques rares oiseaux rares, tel Rand Paul.... Vegas, bien entendu, parce que c’est le fief d’Adelson. Le milliardaire bienfaiteur des bonnes causes ultra-sionistes et républicaines est aussi le propriétaire de divers casinos, à Vegas et à Macao, et réputé comme étant un des godfathers du crime organisé dans le domaine des jeux, aussi bien aux USA que dans ses extensions internationales (vers la Chine, notamment). C’est là que l’histoire devient, espérons-le, piquante. Dans PressTV.ir, Gordon Duff, un vétéran du Corps des Marines et l’un des principaux collaborateurs du site Veterans Today représentant une association des vétérans des forces armées, développe une longue analyse sur la situation juridique actuelle d’Adelson, qui fait l’objet d’une enquête particulièrement attentive du FBI. (Adelson a eu plusieurs fois déjà affaire à la justice, et dans son cas qui implique le parti républicain, l'administration démocrate ne lui fait aucun cadeau parce qu'il est du côté républicain, même si cet acharnement porte sur une affaire qui, au bout du compte, discrédite tout le Système, – habituel dérive antiSystème d'un membre du Système, par intérêt propre.) Duff écrit dans un article du 26 avril 2014 sur PressTV.ir, qu’Adelson serait sur le point d’être inculpé par un grand jury, selon le témoignage d’un de des collaborateurs actuellement sous un régime de garde à vue qui s’apparenterait plutôt à une “protection” jusqu’au témoignage sous serment.
(...)Ces problèmes juridiques et judiciaires d’Adelson sont en général soigneusement passés sous silence par la presse-Système, qui évite comme la peste tout ce qui peut laisser penser que l’establishment politique washingtonien puisse être un tant soit peu soupçonné de corruption ; avec Adelson, la chose prend une telle allure gargantuesque que tout doit être fait pour dissimuler ses problèmes, alors que ses connections corruptrices avec Washington sont elles-mêmes bien connues. Le 31 mars 2014, dans MediaMatters.org, Hannah Groch-Begley observait à ce propos, – alors que les problèmes judiciaires d’Adelson, pour la phase actuelle, étaient déjà en cours :
«The Republican Jewish Coalition met March 27-29 in Las Vegas, and the event was dubbed the “Adelson Primary” as GOP presidential hopefuls used the meeting to fawn over magnate Sheldon Adelson. Adelson is the chairman and CEO of Las Vegas Sands Corp., a casino and resort operating firm, who reportedly spent nearly $150 million attempting to buy the 2012 election with donations to a super PAC aligned with Mitt Romney and other outside groups (including Karl Rove's American Crossroads). Before switching allegiance to Romney, Adelson had donated millions to Newt Gingrich. He has also given generously in the past to super PACs associated with a variety of Republican politicians, including Scott Walker, John McCain, Rudy Giuliani, George W. Bush, and Eric Cantor. [...] »While Republicans’ efforts to court Adelson made big news in print media over the past week, none of the articles mentioning Adelson in The New York Times, Washington Post, Politico, or The Wall Street Journal mentioned that he has come under investigation for illegal business practices, including bribery, or his history of extreme remarks. A search of the Nexis and Factiva databases from March 24 to March 31 turned up several articles in the papers mentioning the billionaire, none of which mentioned Adelson's checkered past. The New York Times called Adelson “one of the Republican Party's most coveted and fearsome moneymen” and detailed his current fight against online gambling, while The Washington Post's March 25 preview of the event simply reported that Adelson was “driven by what he has said he sees as Obama's socialist agenda. He is a fierce opponent of organized labor and is currently embroiled in a fight to ban online gambling.”»
Cette affaire avec ses diverses ramifications, cela sans préjuger d’une éventuelle inculpation d’Adelson, met en lumière les extraordinaires ramifications existantes entre le crime organisé aussi bien que quelques milliardaires des milieux extrémistes, et la direction politique washingtonienne. (Certes, la même situation existe du côté démocrate, selon d’autres filières, notamment Wall Street, qui entretient dans certaines de ses filiales des organisations qu’on peut effectivement qualifier de “crime organisé”.) Les habituels sceptiques diront “tout le monde le sait”, et ils auront tort, comme d’habitude. Une telle possible exposition, avec de possibles inculpations ou la fuite de l’un ou l’autre (Adelson) des USA, de ce que “tout le monde sait” dépasse d’une façon décisive en impact psychologique et intellectuel le “savoir” non substantivé de la chose. Le spectacle qui se forme peu à peu est bien, dans ce cas mais sans oublier que le parti démocrate recèle d’autres cas du même type, la situation d’un parti politique, et de l’une des deux branches du “parti unique”, complètement à la solde d’un homme, d’une fortune, d’une orientation politique, – mais surtout, finalement, complètement à la solde du crime organisé en tant que tel et sans réel intermédiaire pour atténuer l’infamie. Il s’agit du degré absolu, non seulement de la corruption, mais en plus de l’inversion totale de toutes les “valeurs” dont ce monde politique est comptable. Gordon Duff fait cette hypothèse, dans le cas où effectivement Adelson arriverait à concrétiser son “achat” du parti républicain et de ses candidats pour les présidentielles ; il s’agit d’une hypothèse déstructurante fondamentale des USA, qui fait l’hypothèse que certaines entités régionales US, au niveau des États ou groupes d’États de l’Union, ne pourraient accepter une telle corruption affichée, revenant à l’acquisition pure et simple par le crime organisé et l’extrémisme de l’appareil politique US, et s'orienterait vers un état de sécession :
«Critical is Adelson’s virtual control of America’s pro-Israel Republican Party. The GOP had hopes of using Adelson cash to gain control of the United States Senate. Analysts predict that were this to happen, America would not only move toward domestic collapse but there is a real possibility that regions of the US would seek to withdraw from the union, seeking an “autonomous zone.”»
D’autre part, si les sources de Duff sont bonnes et si, effectivement, Adelson est inculpé ou qu’il doit fuir, par conséquent si le parti républicain devait rembourser les sommes importantes qu’il a reçues (plusieurs centaines de $millions), ce parti se trouverait dans un état de banqueroute qui bouleverserait complètement la situation électorale. Dans ce cas, on se trouverait dans une situation politique complètement inédite, avec la porte ouverte à des mouvements et des candidats populistes. On peut même avancer que la remarque de Duff sur la cohésion interne US vaudrait également dans ce cas... Les révélations et les mises à jour des aspects divers, coutumiers et structurels, de la situation de la politique aux USA, – particulièrement aux USA où aucune règle régalienne ne prévaut, – contribuent à sans cesse fragiliser le Système exactement comme les poussées successives d’une marée en progression minent un château de sable. Avec des révélations et des mises à jour d’une telle puissance, la poussée de la marée est proche d’être irrésistible. Il est impossible de ne pas conclure qu’à un moment ou l’autre, le château cédera."
16:09 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : israel


