01/02/2015
hier ist das volk
"Nous parlions l'autre jour du temps démographique, dit l'Ethnologue. Le temps démographique est celui des tendances lourdes, des évolutions à moyen ou long terme, s'étendant sur plusieurs générations. L'avenir se lit d'ores et déjà dans le présent, un avenir, donc, pré-formaté. Il n'y a qu'à prolonger les lignes. Il en va différemment du temps de la guerre. "La guerre, dit Clausewitz, est le domaine de l'incertitude"*. Autant dire que dans une guerre, les lignes sont cassées. N'importe quoi peut arriver n'importe quand. On vient d'en voir un exemple. En plus, les retournements de situation sont fréquents. L'observateur est souvent pris à contre-pied. Etc. Bref, quand une guerre éclate, tous les compteurs sont remis à zéro. Qu'importent ici les tendances à moyen ou long terme. Chacun a sa chance, à lui de savoir la saisir. Une simple chance, on est bien d'accord. Qui se concrétise ou ne se concrétise pas. Mais une chance quand même. Jusqu'ici, il ne semblait pas qu'il pût y avoir d'alternative à la soumission. La soumission était notre destin, nous n'y échapperions pas. C'est ce que nous susurraient les dirigeants. Il en va différemment maintenant. Nous savons aujourd'hui qu'il existe une alternative au moins à la soumission: la guerre. Il n'y a plus ici de destin: le destin s'interrompt. C'est la guerre elle-même, en l'espèce, qui nous l'enseigne." Eric Werner, 2015.
* De la Guerre, 1, 3.
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"C'est toujours une erreur que de vouloir brûler les étapes, dit l'Ethnologue. S'ils étaient raisonnables, ils laisseraient les choses se faire, elles se font très bien toutes seules. Ils n'ont qu'à attendre: attendre que la caille leur tombe toute rôtie dans le bec. Car le temps travaille pour eux: le temps démographique en particulier. En plus, les dirigeants les chouchoutent, tout ce qu'ils exigent d'eux ils l'obtiennent sans peine. Oui, mais voilà, il y a la haine. Et cette haine est sans limite. Ils s'impatientent donc, résistent mal à la tentation d'accélérer encore le rythme. Ce faisant, ils se compliquent à eux-mêmes la tâche. Pour Carl Schmitt, le critère du politique est la distinction de l'ami et de l'ennemi*. On pourrait dire, en ce sens, que les populations européennes redécouvrent aujourd'hui la politique. Une prise de conscience s'est opérée, elle ne devrait pas rester sans suite. C'est bien ce qui inquiète les dirigeants. Ils essayent maintenant de rattraper ça (à coup, notamment, de nouvelles lois liberticides), mais ils auront du mal. Une prise de conscience, c'est irrattrapable. On ne revient jamais en arrière. Les pauvres." Eric Werner, 2015.
* Carl Schmitt, La notion de politique, Calmann-Lévy, 1972.
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"(...) La guerre ethnique est commencée. En sourdine. Et, année après année, elle prend de l'ampleur. Pour l'instant, elle prend la forme d'une guérilla urbaine larvée : incendies de voitures ou de commerces, agressions &répétées d'Européens, caillassages, attaques des transports en commun, guet-apens tendus aux policiers ou aux pompiers, razzias dans les centre-ville etc. Comme une étude sociologique attentive du phénomène le démontre, la délinquance des jeunes Afro-maghrébins est aussi un moyen de conquête de territoires et d'expulsion des Européens à l'intérieur de l'espace étatique français . Elle n'est pas uniquement motivée par des raisons de simple criminalité économique. A partir des cités, se créent des enclaves ou “zones de non-droit”, qui s'étendent en tache d'huile à l'extérieur. Dès que la population allogène atteint une certaine proportion, la délinquance fait déménager les “petits Blancs”, harcelés par les bandes ethniques. La police - que la justice ne soutient pas - répugne à intervenir dans ces zones conquises, qui échappent alors à l'État de droit. On en dénombre déjà près de1 000 en France. Ce phénomène de parcellarisation du territoire peut suggérer que nous entrons dans un nouveau Moyen-Age. Mais il recouvre aussi un processus de colonisation territoriale qui met en pièces l'utopie de gauche de la “mixité ethnique”. Les élites intellectuelles françaises - qui ont toujours vécu depuis deux cents ans dans les beaux quartiers bourgeois et blancs - ont toujours prôné la mixité sociale dans les zones urbaines. Elle fonctionnait très bien (comme par exemple dans le XV e arrondissement de Paris) tant que les différentes classes sociales étaient d'origine européenne. Mais les élites intellectuelles, qui nient les différences ethniques, n'ont aucune explication pour rendre compte du départ des Européens des zones à majorité immigrée. Ils parlent de “fracture sociale”, alors qu'il s'agit d'une fracture raciale et ethno-culturelle. Les politiciens invoquent de vagues causes économiques, alors qu'il s'agit de causes ethniques très transparentes. Pire : élites intellectuelles et politiciens culpabilisent les “petits Blancs” des classes populaires, qui partiraient des zones à forte proportion immigrée par “peur exagérée”, par “fantasme”, donc par racisme, évidemment. Ce seraient eux (ainsi que le “chômage”, la “misère” et l’“exclusion”) les responsables de la formation des “ghettos”. Trois remarques à ce propos :
1) Il ne s'agit pas de ghettos mais de territoires conquis et colonisés. Un ghetto est une zone où l'on relègue une population, qui subit un ostracisme, comme les juifs au Moyen-Age. Aujourd'hui en France, ce sont les populations allogènes qui se taillent, par la force, des espaces territoriaux. Parler de ghetto, c'est présenter les immigrés comme des victimes, alors qu'ils sont au contraire les acteurs volontaires de la création de leurs espaces autonomes.
2) On laisse entendre que ce serait la misère, le paupérisme qui expliquerait la ghettoisation de zones de non-droit de plus en plus nombreuses. Au contraire, l'économie criminelle, centrée sur la drogue et la revente de biens volés, ainsi que le recours légal ou frauduleux aux allocations assure aux populations de ces zones un niveau de vie confortable , bien supérieur à celui des Français de souche au chômage. La situation française n'a rien à voir avec celle des favellas brésiliens ou des bandes d'adolescents miséreux de Casablanca. Les clandestins sont inexpulsables de France, mais les Français de souche (et tous les autres résidents européens) sont expulsés des zones d'implantation afro-maghrébine majoritaires. Personne dans les médias n'a su (ou osé) expliquer la raison des innombrables incendies de voitures. C'est pourtant simple : la quasi-totalité des véhicules incendiés appartiennent à des Européens, selon un rapport confidentiel des Renseignements généraux du 2 juillet 1999 – 91% exactement. C'est une bonne incitation au départ.
3) Une autre technique est l'agression systématique. Un cas parmi des centaines d'autres : dans la ville d'Angoulême, les autorités avaient décidé d'installer un foyer étudiant dans une “cité”. Afin de répondre au dogme angélique du “brassage”. Très vite, ce fut, début 1999, le harcèlement par les bandes afro-maghrébines. La vie devint vite infernale pour les jeunes Européens : agressions, cambriolages, harcèlement des étudiantes, incendie des véhicules, etc. Jusqu'au jour où plusieurs d'entre eux se firent grièvement poignarder. Les autorités universitaires durent les déménager en urgence sous la protection de la police. Force était restée aux Beurs-Blacks - dont aucun ne fut inquiété - et non pas à la loi. Ce qui s'est produit au Kosovo risque fort de se produire à l'échelle de la France. La leçon du destin de ce bout de Serbie progressivement occupé par les Albanais musulmans n'a pas été retenue. On s'imagine que les colonisations sont des invasions armées. C'est faux ; ce sont des invasions lentes et silencieuses, et le colonisé se réveille trop tard, quand sa maison est occupée, plus exactement squattée."
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Das volk se réveillerait-il en Europe? il a au moins identifié un ennemi. sans doute pas le plus dangereux. mais un ennemi quand-même, sans avoir lu Karl Schmitt ou Julien Freund... bon nombre de mes contemporains continuent à croire assez stupidement que notre classe politique veut notre bien ou en tous cas, ne nous veut pas de mal! quand j'y pense..non seulement ils ne nous veulent pas du bien et ne sont pas raisonnables mais ils ne maîtrisent in fine pas grand-chose. et c'est notre chance. Salut à la guerre, alors, comme disait Proudhon.
21:48 | Lien permanent | Commentaires (27)
Projet Balkan
"En 2003, Mourad, déjà condamné à de multiples reprises pour des faits de violences aggravées, a été condamné à 7 ans de prison pour viols et agressions sexuelles. En 2005, soit 2 ans plus tard, alors qu'il est en semi-liberté, il commet à Orly son 3eme viol avec arme et séquestration (Le Parisien, 07/12/09). Ca ne rassurera pas grand monde de savoir qu'à cette occasion, Mourad s'est généreusement livré aux autorités.
En 2010 à Marcq-en-Barœul, Natacha est repérée par un prédateur. Elle est attaquée pendant son jogging, puis violée, étranglée puis frappée à coups de tournevis jusqu'à sa mort. L'assassin avait déjà été condamné en 2006 à dix ans de prison pour viol sous la menace d'une arme. Il avait été placé en liberté conditionnelle après cinq ans d'incarcération. Deux experts psychiatres ont validé cette décision. Comme le précise le magistrat Philippe Bilger, l'un d'entre eux l'a même jugée "excellente". L'individu voyait un psychiatre régulièrement et "remplissait les obligations" de son suivi socio-judicaire. Sa précédente victime (viol sous la menace d'un tournevis) se disait persuadé qu'il recommencerait (Figaro 04/09/2010). Mais les juges n'écoutent que les psychiatres et les psychiatres que les détenus.
En 2011, une fillette de cinq ans est violée à Toulouse. Un homme est rapidement mis en examen et écroué. Il reconnait les faits et raconte d'autres "terrifiants projets" concernant des enfants. Le procureur de Toulouse nous dresse son CV: l'homme a été condamné en 1996 sur viol sur enfant de moins de quinze ans et séquestration. En 2009, il a été condamné pour agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans à une peine de deux ans de prison avec obligation de suivi médical pendant cinq ans. Bien entendu, il suivait régulièrement des consultations psychologiques et psychiatriques dont la dernière remontait...au jour de l'enlèvement de sa dernière victime (La Parisien 18/04/2011).
Dans un communiqué publié en mars 2012, la préfecture de police de Paris nous apprend qu'un cambrioleur a été trahi par son ADN. Cela concerne "une série de cambriolages et tentatives perpétrées entre avril 2008 et aout 2011 dans le Val de Marne et à Paris". Toujours d'après la préfecture, l'homme, âgé de 42 ans, "avait déjà été impliqué dans 55 procédures" et "31 faits pouvaient lui être imputés". Il a été retrouvé à la prison de Fleury-Mérogis ou il purgeait une peine depuis aout 2011 pour de faits similaires. "Entendu le 6 décembre dernier, il reconnaissait avoir commis des vols dans la capitale et dans le Val de Marne et à Paris avec un complice. Les investigations se poursuivaient et grâce à la collaboration de la cellule anti-cambriolage de la sûreté départementale 94, 35 victimes étaient recensées. Le 6 mars, le complice, 45 ans, était arrêté et son comparse, de nouveau extrait de prison. Tous deux ont reconnu 66 cambriolages." Un joli palmarès! On se dit que la justice va cette fois se montrer exemplaire..."Jugé en comparution immédiate, l'homme déjà incarcéré a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et mise à l'épreuve, son complice a été relaxé et remis en liberté." Nous disions donc: 66 cambriolages commis par un multirécidiviste déjà responsable de 55 délites, ne valent qu'un an de prison ferme, c'est-à-dire rien, puisque les peines de moins de deux ans sont rarement exécutées. Quant à se rendre complice de 66 cambriolages? Voilà qui mérite une relaxe."
La France orange mécanique, Obertone, 2013.
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Finalement, même au fond de ma Tarentaise, je ne résiste pas au plaisir de citer ces quelques lignes du livre d'Obertone. Pour aller vite, je pensais avoir une bonne idée (par la lecture des journaux, la fréquentation de beaucoup de gens ordinaires concernés par cette hyperviolence ordinaire) du chaos ambiant dans ce pays, j'étais loin loin du compte! Obertone fait la démonstration avec des chiffres officiels de l'explosion exponentielle de la criminalité tous azimuts depuis les années 60 et du laxisme stratosphérique des autorités (droite-gauche confondues) et, contrairement à la doxa progressiste, du découplement complet des courbes de la criminalité et des peines d'emprisonnement...(illustration ci-dessus). Coincidence qui n'en est pas une, cet ensauvagement sans égal dans l'histoire de ce pays (rien à voir avec les "apaches" ou les "blousons noirs" que nous ressort toute la sociologie institutionnelle, bien en peine de maquiller le réel dés qu'une nème fait divers bien sordide passe le filtre médiatique) est évidemment corrélé avec les premières vagues migratoires africaines et maghrébines (Obertone fait le distingo avec la communauté asiatique, largement pacifique, qui se manifesta il y a peu pour dire sa colère à l'encontre de ce lumpen afro-maghrébin hyperviolent).
Une fois le constat fait (et bien fait), on peut lire ce que dit Eric Werner dans le dernier numéro de la NRH:
"Longtemps professeur de philosophie politique à l’université de Genève, Éric Werner s’est fait connaître du grand public par un essai retentissant, L’Avant-guerre civile, publié en 1998. Il faisait entendre une voix d’une lucidité inhabituelle. Il développait la thèse d’une stratégie délibérée par laquelle la nouvelle classe dirigeante européenne, structurée autour du triptyque : libéralisme, américanisation, mondialisme, a établi son pouvoir en favorisant la dislocation des anciens cadres sociaux et en suscitant des antagonismes internes à la limite de la guerre civile. Antagonismes d’âge de sexe, de statut social, de culture, de religion, d’ethnie… Parmi ces antagonismes, l’immigration de masse extra-européenne jouait un rôle décisif.
Éric Werner posait la question : pourquoi cette immigration de masse a-t-elle été voulue et encouragée par les gouvernements et classes dirigeantes européennes alors que ses conséquences nuisibles sont évidentes ? Réponse : s’ils favorisent cette immigration c’est qu’elle leur profite. En attisant les antagonismes et la défiance mutuelle, elle paralyse les réactions et défenses de la population. Pour une classe dirigeante corrompue, une société balkanisée est plus facile à contrôler qu’une société homogène. L’insécurité née de l’immigration devient même une arme formidable de gouvernement.
« En laissant les délinquants agir à sa place, le pouvoir fait d’une pierre deux coups. L’ordre se défait, mais le désarroi même qui en résulte débouche paradoxalement dans une relégitimisation du pouvoir, car le pouvoir apparaît comme l’ultime rempart contre le désordre triomphant ». Le pouvoir tire ainsi argument de l’insécurité pour que les citoyens se résignent à l’abandon de leurs droits, comme la légitime défense."
CQFD.
photo: Obertone à droite avec la casquette. Et la corde au cou:)
20:56 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : la france orange mécanique, obertone, werner, nrh
hip hop
17:33 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : dikkenek
30/01/2015
what else?
" (...) Ma conclusion est donc radicale ou sombre. Ou bien l’Union européenne lance dans les prochaines années à venir une sorte de « Plan Marshall » de relance de la natalité et de réduction de l’immigration extra-européenne (politique d’immigration sélective, abolition du regroupement familial, encouragement au retour par limitation drastique des prestations sociales...) ou bien la civilisation européenne aura disparu à la sortie de ce siècle."
21:15 | Lien permanent | Commentaires (36)
29/01/2015
deborah
21:25 | Lien permanent | Commentaires (10)
28/01/2015
psy op (rappel)
13:30 | Lien permanent | Commentaires (31)
psy ops

(...) Les USA tentent un coup de poker désespéré contre un état producteur ou deux, ou trois, avant que leur pétrole de schiste ne soit à sec, avec les Canadiens, dont les sables bitumineux ne peuvent plus rien leur rapporter, attachés à leurs basques. Pour peu que ce coup ne réussisse pas, c’est l’extinction des feux pour l’Empire. Or, aucun de ses gambits récents n’a marché. « Donc, voici l’hiver de notre (impérial) déplaisir », et l’Empire en est réduit à se livrer à quelques pathétiques acrobaties, qui seraient très drôles si elles n’étaient sinistres. Prenez par exemple la récente déclaration, à Berlin, de la marionnette téléguidée depuis Washington qui sert de Premier ministre à l’Ukraine, Iatseniouk. Il résulte de ses propos que c’est l’URSS qui a envahi l’Allemagne nazie et non l’inverse. Nous arrivons au 70e anniversaire de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie. Il n’y a donc pas de meilleur moment pour faire… quoi exactement ? Les Russes en sont restés abasourdis. Mais les Allemands ont approuvé l’énormité sans battre un cil. Un point pour l’Empire.
Ou prenez la psy-ops de Charlie Hebdo à Paris, qui, pour quiconque est un peu attentif, rappelle sinistrement l’attentat à la bombe du marathon de Boston, il y a presque deux ans. Boston ne s’est pas encore débarrassée de tous ses grotesques stickers « Boston est forte » (non, Boston n’a pas été détruite par quelques pétards et quelques poches de faux sang pressées par des amputés de comédie jouant à avoir perdu une jambe). Et maintenant, voilà Paris festonnée de stickers « Je suis Charlie ». Tuer une poignée d’innocents fait évidemment partie du processus standard : un peu d’atrocités réelles aident à rendre la version « théorie du complot » impensable aux yeux de quiconque a le cerveau sous contrôle impérial, parce que, voyez-vous, « ce sont les bons » et « les bons » ne font pas ce genre de choses.
Mais ce contrôle des cerveaux est en train de leur glisser entre les doigts, et il s’est même trouvé des chefs d’État – le Turc Erdogan, par exemple – pour déclarer publiquement que l’affaire était un coup monté. De façon similaire encore, les supposés auteurs de l’attentat ont été sommairement exécutés par la police, avant que quiconque ait pu savoir d’eux la moindre chose. Il est désormais tout à fait clair que les événements de ce genre sont concoctés par la même bande de troisièmes couteaux pas-si-créatifs-que-ça, dont on dirait qu’ils recyclent des Power-Points : delete Boston – insert Paris. Mais les Français ont défendu leur droit d’insulter les musulmans (et les chrétiens) avec impunité – avec la certitude cependant que ces droits leur seront ravis sous peu avec pas mal d’autres quand personne ne regardera – cependant, curieusement, pas les juifs ni les homosexuels qui comptent, parce que, là, c’est puni de peines de prison ferme. Encore un point pour l’Empire.
Prenez, tiens, l’avion malaisien MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine orientale il y a quelques mois. Les officiels occidentaux et leur presse lige on aussitôt accusé « les rebelles soutenus par Poutine ». Quand les résultats de l’enquête ont pointé dans une tout autre direction, on en a fait des top-secrets d’État. Mais voilà maintenant que les Russes ont un déserteur ukrainien qui, témoignant sous protection, a révélé l’identité du pilote ukrainien qui a abattu l’avion de ligne avec un missile air-air tiré d’un jet de combat.
Comme les rebelles n’ont pas d’aviation, un missile air-air était un projectile inhabituel pour l’aviation ukrainienne et n’a donc pu être chargé à bord du jet que pour cette unique mission. Ainsi, nous savons donc qui, comment et pourquoi, la seule question qui reste étant : pour qui. Les paris vont dans le sens d’un coup ordonné par Washington. Cette nouvelle a fait les gros titres en Russie, mais les médias occidentaux l’ont purement et simplement passée à l’as : pas un mot. Et quand l’histoire est évoquée, ils continuent à répéter leur mantra : « Poutine l’a fait ». Troisième point pour l’Empire.
Cependant, une poignée d’auto-aveuglés qui se grommellent des choses dans un coin sombre, pendant que le reste du monde les montre du doigt et se moque d’eux, ne font pas un empire. À ce niveau de prestation, je m’aventurerais à parier que rien de ce que l’empire va faire, désormais, ne lui donnera satisfaction.
L’Arabie Saoudite est, d’une manière générale, mécontente des USA, parce que les USA ont manqué à leur tâche d’assurer la police dans la région et de maintenir un couvercle solide sur la marmite. L’Afghanistan est devenu un Talibanistan ; l’Irak a cédé du territoire à l’ISIS et ne contrôle plus que les anciens royaumes de l’âge du bronze, Akkad et Sumer. La Libye est en état de guerre civile et l’Égypte a été « démocratisée » en dictature militaire. La Turquie (membre de l’OTAN et candidate à l’Union Européenne) commerce maintenant principalement avec la Russie ; la tentative de renversement d’Assad est en miettes ; les « partenaires » des USA au Yemen viennent juste d’être renversés par les milices chi’ites, et maintenant, il y a l’ISIS, initialement organisée et entraînée par les USA, qui menace de détruire la maison des Saoud.
Ajoutez à cela que l’entreprise conjointe US-Saoudienne, qui visait à déstabiliser la Russie en fomentant le terrorisme dans le Caucase, a fait long feu. Elle n’a même pas été capable d’organiser le moindre attentat aux Jeux olympiques de Sotchi (le prince Bandar ben Sultan a perdu son poste, à la suite de ce fiasco). Et, donc, les Saoudiens sont en train de pomper à plein régime et pas tant pour aider les USA que pour d’autres raisons évidentes : pour éliminer les producteurs de pétrole à haut prix (dont les USA) et conserver leur part de marché. Ils sont aussi, bien sûr, assis sur une imposante réserve de dollars, dont ils veulent faire bon usage tant qu’ils valent encore quelque chose. (...)
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