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16/10/2016

ho ho ho!

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" (...) Faites vos réserves en eau potable et en bouts de chandelles !

Cet été le gouvernement allemand révisait son plan de défense civile en cas d’attentats ou d’autres catastrophes, et parmi d’autres mesures il recommandait aux citoyens allemands de faire des réserves en eau potable et nourriture. Une recommandation prise au lendemain de l’attentat de Nice, la fusillade à Munich et les différentes attaques au couteau, à la hache etc., qui a soulevé un vent de panique en Allemagne mais aussi dans les autres pays européens et fait couler beaucoup d’encre. Que cachait une telle information ? Contre quelle menace le gouvernement allemand voulait-il prévenir ses concitoyens : menace terroriste d’envergure ? bio-terrorisme ? risque d’armes chimiques, comme sur l’eau, les récoltes ? une attaque de la Russie ? une guerre nucléaire ? les théories les plus catastrophistes (y compris celle de la chute d’une météorite géante sur la terre que la NASA nous aurait cachée) courraient sur le net, même si pour les premières les états ont déjà mis en place des mesures de surveillance…

Et si, outre le fait qu’il peut aussi s’agir de se préserver contre des catastrophes naturelles (l’Allemagne n’a pas été épargnée au cours de 2016), ce n’était que pour se préserver des menaces d’un « blackout », oui mais alors un blackout géant qui durerait plusieurs jours ? Pas forcément une menace terroriste, mais bien celle d’une défaillance de nos systèmes robotisés hyper sophistiqués. Il suffit aujourd’hui dans notre univers hyper-connecté d’un petit grain de sable avec effet domino et de réaction à la chaîne pour paralyser non seulement une région, un pays, mais toute l’Europe. Alors oui, faites vos réserves en eau, en riz, en farine… mais aussi en bout de chandelles (et d’allumettes)… Ce à quoi, tant qu’à faire, nous nous permettons d’ajouter les conseils suivants : réserves d’eau, d’alimentation, de cash aussi ; une voiture pleine de carburant à disposition avec une carte papier ; un point de rendez-vous sur un lieu de repli pré-établi avec vos proches. (...) source

Quand le GEAB fait du San Giogio..

15/10/2016

Souvenirs de guerre

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- Mostar 1992 : / Souvenirs de guerre -


" J'avais un Kamarade "
- Qu'est-ce qui se passe dans votre tête quand vous roulez dans un vieux bus bringuebalant, au milieu des tirs, le cul pose sur une boite mal fermée dans laquelle se décompose votre meilleur pote ? C'était un seigneur. Il voulait arrêter de faire la guerre et il était inquiet de ce qu'il allait trouver après.

Nous parlions beaucoup, il avait quand même quelques projets, il était fatigué de ce qu'il avait vu en Bosnie et de ce qu’il y avait fait. Il voulait partir en Afrique, et s'installer dans une réserve pour soigner les animaux et lutter contre les braconniers.

Il avait été généreux, toujours là à réconforter un copain malheureux, a offrir une cigarette ou la moitié de son verre de vin, toujours à sortir le premier d'une tranchée pour ne pas exposer ses hommes inutilement. Il avait un charisme extraordinaire. Ses soldats l'auraient suivi n'importe ou, il le savait, alors il modérait ses ardeurs et les leurs.

Quarante fois il avait voulu déposer les armes avant cette putain d'opération sur Mostar. Mais nous n'étions pas parvenus à détruire les chars, et il ne voulait pas partir sur un échec. Nous y étions donc retournés une troisième fois, moins pour les chars que pour les blessés et les morts que nous avaient coûtés nos deux tentatives précédentes. . Il m’avait dit : << Moi, c'est ma dernière opération. Je n'ai plus de chance avec moi. J'ai épuise mon capital. >> Il n’avait jamais dit un tel truc auparavant.

La dernière opération, c'est toujours la poisse. Combien de types j'ai vu mourir lors de leur dernière opération... C’EST un truc qu'on porte en nous...

Un jour, il s'était dit putain qu’il était arrivé au bout de sa baraka. C'était un mauvais jour. Beaucoup d'autres sont tombés avec lui.

Les Serbes avaient décidé de nous rentrer dedans. Ils cherchaient à franchir la Neretva. On avait reçu une préparation d'artillerie intense. Puis on les a vus, baionnette au canon, mettre à l’eau des barques. On a riposte avec des canons sans recul qu'on venait de recevoir et qui n’avaient encore jamais servi; les types ont été surpris et ont rebroussé chemin.
Nous pensions être enfin tranquilles, mais ça n'a pas duré. Ils ont envoyé tout ce qu'ils avaient sous la main, du 20 millimètre, du 82 mm, du On avait à peine le temps de lever le nez pour lâcher une rafale. Thomas et moi, nous nous sommes redressés au même moment, il y a eu une explosion juste derrière, et je l'ai cherché des yeux, je ne le voyais plus. Puis j'ai entendu une plainte très faible, comme un animal blessé. Il était à mes pieds. Il m’appelait par mon prénom : <<Gaston, Gaston. >>

Il avait une blessure épouvantable à la tête. Une véritable tranchée dans le crâne. Je n'avais jamais vu ça de ma vie, un gros sillon, il avait été labouré sur six centimètres de long et trois de large. Sans doute un éclat d'au moins trois cents grammes... On voyait le cerveau avec des bulles roses dégoûtantes, ça dégoulinait de partout et il m'appelait toujours : << Gaston, Gaston... >> J'étais paralyse. Je me suis assis par terre, les mains devant les yeux, je ne voulais plus le voir, j'aurais aime ne plus l'entendre. C'était incroyable, il continuait à parler avec la tête ouverte comme une boite de conserve. Des camarades sont venus en rampant parce que ça tombait toujours autour de nous. Ils lui ont mis des compresses mais ça ne servait vraiment a rien, il continuait a pisser le sang.

Nous avions besoin d'une voiture. Il fallait l'évacuer immédiatement. Mais des voitures, en temps de guerre, dans une ville en ruines, c'est tout un problème... La plupart des civils qui en possédaient encore les cachaient, ou alors ils cachaient l'essence, ou encore ils cherchaient à monnayer leur aide.

Thomas expirait. L'un de nous a défoncé la porte de la maison d'un civil et l'a braque pour lui prendre les clés de sa Yugo. On pouvait toujours continuer affichant un optimisme débordant pour le rassurer plus personne n'y croyait. Cette fois-la, l'optimisme n'allait pas nous permettre de traverser le carnage en chantant. Les bombardements avaient redoublé d’intensité et nous ne pouvions pas bouger le petit doigt. Nous étions coincés dans la Yugo à nous faire engueuler par son propriétaire, recroquevillé à quatre pattes devant sa porte fracturée, qui hurlait que notre pote était mort et qu' on allait lui tacher ses sièges avec tout ce sang qui giclait...

Quelqu'un a demandé: << Je le bute ?>> et on a entendu murmuré << C'est une bonne idée, mais c'est moi que vous allez buter...>> Il voulait qu'on l'achève. On était assis comme des cons dans cette putain de voiture, bloqués par les explosions, et moi avec sa tête sur la poitrine; on ne pouvait pas fermer les portières parce qu'il était trop long et qu'il dépassait. J'ai regardé vers l'extérieur, les obus continuaient de s'abattre dans un fracas assourdissant et je me suis demandé dans quel film je m'étais fait piéger, Le Jour le plus long ou Les Oies sauvages...

Il a mis encore un quart d'heure pour mourir. On ne s'en est pas rendu compte tout de suite, Lukatic avait fait démarrer la Yugo et attendait le moment pour la lancer. Son voisin a dit : << Il ne parle plus. >> On a regardé, il avait cessé de vivre. Personne n'a rien dit, nous étions figés, attendant peut-être qu'un obus fauche la voiture...

" Ainsi Va l'homme " , Gaston Besson

13/10/2016

pipes and whores

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" (...) Dans une interview au journal allemand Die Zeit, s’opposant à l’idée que l’Europe puisse s’isoler de l’afflux de réfugiés en provenance d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient arabe, Schäuble a déclaré : «Cet isolement est en fait ce qui va nous briser, nous conduire à la dégénérescence due à la consanguinité. Pour nous, les musulmans en Allemagne enrichissent notre ouverture, notre diversité.» Puis il a ajouté l’étrange commentaire suivant : «Il suffit de regarder la troisième génération de Turcs, précisément les femmes ! C’est en effet un potentiel d’innovation énorme !»

(...) En 2009, Ronald Dumas, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, a révélé que l’armée britannique se préparait à envahir la Syrie d’Assad. C’était deux bonnes années avant les allégations de massacres par l’armée d’Assad qui ont fourni l’alibi à la guerre, soutenue par les Américains, contre Assad. Dumas a dit la télévision française : «J’étais en Angleterre deux ans avant la violence en Syrie, pour d’autres affaires. J’ai rencontré des hauts fonctionnaires britanniques, qui m’ont avoué qu’ils préparaient quelque chose en Syrie. C’était en Grande-Bretagne, pas aux États-Unis. La Grande-Bretagne préparait des hommes armés àenvahir la Syrie.»

Des fuites de courriels envoyés par l’entreprise privée américaine de renseignement Stratfor ont révélé des notes d’une réunion avec des responsables du Pentagone qui confirmaient qu’à partir de 2011, la formation des forces de l’opposition syrienne par des forces spéciales  américaines et britanniques était en bonne voie. L’objectif était alors de provoquer l’«effondrement» du régime d’Assad «de l’intérieur».

En août 2009, l’émir du Qatar a rendu visite à Assad à Damas. Le Qatar détient le North Field, le plus grand champ de gaz au monde, au milieu du golfe Persique. L’émir a proposé qu’Assad donne son accord pour installer un gazoduc qatari à travers la Syrie, puis vers la Turquie pour envoyer le gaz qatari vers le marché européen du gaz. Peu de temps avant cette réunion à Damas, le cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, le souverain du Qatar, a déclaré aux médias turcs, à la suite d’entretiens avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan : «Nous sommes impatients d’avoir un pipeline de gaz du Qatar vers la Turquie (via la Syrie). Nous avons discuté de cette question dans le cadre de la coopération dans le domaine de l’énergie. À cet égard, un groupe de travail sera mis en place pour obtenir des résultats concrets dans les plus brefs délais.»

Assad a décliné l’offre du Qatar, affirmant que la raison en était «de protéger les intérêts de [son] allié russe, qui est le principal fournisseur de gaz naturel de l’Europe». Ce fut le début de la décision de l’OTAN de détruire militairement le régime d’Assad, début 2011, suivant le modèle libyen.

(...) De façon spectaculaire, le nettoyage ethnique soutenu par les Américains en Syrie qui a poussé des millions de personnes à chercher refuge, d’abord en Turquie, et, depuis le printemps de 2015, dans l’UE, notamment en Allemagne et en Suède, a déchiré le tissu de stabilité sociale de l’UE, allant même jusqu’à menacer son avenir.

Ceci dans le silence assourdissant de tous les dirigeants de l’UE, tout particulièrement de la chancelière allemande Angela Merkel ou de Wolfgang Schäuble. Ils savent tous que c’est ce nettoyage ethnique en Syrie et en Irak qui crée le flux de réfugiés. Tout cela pour faire place à des gazoducs sous contrôle américain qui forceront les Européens à ne pas s’approvisionner aux  sources de gaz russe. Ceci est la véritable histoire, cachée par les politiciens de l’UE comme Merkel ou Schäuble.

Le silence des agneaux, un roman de Thomas Harris, décrit le son lorsque le dernier agneau est conduit à l’abattoir et qu’il n’y a plus de bêlements. Le silence devant la vérité est une forme de communication aussi destructrice que les mensonges utilisés pour couvrir ce silence, comme ces dernières remarques stupides de Wolfgang Schäuble au sujet des dangers de la consanguinité et de la troisième génération de femmes turques. Ce dont on a besoin est un dirigeant sincère avec un courage moral, le genre montré par le président français Charles de Gaulle, quand il a refusé de diaboliser l’Union soviétique et a sorti la France de l’OTAN en 1966, plutôt que de s’incliner devant Washington et de jeter le destin de la France aux mains d’imprévisibles politiciens étasuniens."

Engdahl/Saker

10/10/2016

euh

« J’ajoute qu’on fera reculer l’antisémitisme quand par exemple on s’abstiendra comme l’a fait le président Hollande il y a trois ans d’aller chanter avec Netanyahou et sa femme “La Vie en rose”, ça a à la fois des répercussions locales et des répercussions ici nationales parce qu’on considère que finalement la présidence est le jouet du CRIF ! Regardez, enfin, le dîner du CRIF, le dîner annuel du CRIF où la quasi-totalité du gouvernement comparait devant un tribunal en étant sommé de justifier ses choix sur l’Iran, sur le Proche-Orient, c’est un manifeste antirépublicain et une fabrique à antisémites. Et quand vous avez d’un côté un Premier ministre qui ne cesse de vous vanter la république et la laïcité et de l’autre qui ne cesse de donner des gages d’allégeance d’une certaine manière ou en tout cas des privilèges accordés à une communauté en particulier, eh bien vous fabriquez de l’aigreur, vous fabriquez du ressentiment, et donc de la haine. » Rony Brauman.