02/06/2013
sunday
23:09 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : kate upton, cat power
forfaiture ordinaire (2)
"Bonsoir,Je me permets de vous contacter suite aux différents sujets abordés sur vos blogs. Faisant parti des forces de l'ordre, je ne peux malheureusement pas trop m'épancher publiquement sur vos sites. Chez nous il y a régulièrement des chasses aux sorcières, notamment en ce momment avec le mouvement du printemps français, auquel de nombreux collègues adhèrent, ou du moins partagent l'essentiel des idées.Je vous confirme la plupart des témoignages qui sont mis en exergue sur vos blogs concernant la répression des manifestants, ou simple sympathisants. Avec mon unité nous avons régulièrement participé aux services d'ordre mis en place sur Paris pour les manifestations. Outre la minimisation systématique du nombre de participants, j'ai assisté à de nombreuses aberrations, la liste serait trop longue à écrire. Récemment, à plusieurs reprises, il nous a été demandé de "provoquer" les manifestants afin de procéder à leurs interpellations... Première fois en quelques années de CRS que j'entends un tel ordre, inique, sur nos fréquences radio. Mais le plus inquiétant est la panique totale qui touchent nos "chefs", commissaires et autres directeurs, qui sont dépassés et débordés par un mouvement d'une telle ampleur. Les unités spécialisées dans le maintien de l'ordre sont tenues à l'écart des situations chaudes, les unités locales (jeunes et inexpérimentées) sont quant à elles systématiquement utlisées pour "casser" du manifestant. Une anecdote particulièrement parlante : un soir de semaine, il y a peu, alors que nous avions reçu l'ordre en fin de soirée, d'évacuer des membres du printemps français qui manifestaient devant un palais de la république: alors que nous procédions à la dite évacuation de façon calme et pacifique, un très haut gradé fou furieux nous a tancé, estimant que nous étions trop mous, et conciliants avec les "fauteurs de troubles", finalement nous avons été relevés sur la mission par une compagnie d'intervention parisienne qui n'a pas hésité à gazer et tabasser les manifestants dans le métro... pendant que nous étions cantonnés (punis) à garder une rue perpendiculaire à l'assemblée en pleine nuit...Nous nous posons de nombreuses questions entre nous, la plupart de mes collègues (ce qui m'a d'ailleurs fortement étonné je vous l'accorde) sont conscients que cela ne pourra pas durer bien longtemps, nous serons amenés à faire des choix dans les années, voir les mois à venir. J'ose espérer que nous ferons les bons, j'en suis de plus en plus persuadé. Enfin merci pour votre blog, dont j'ai partagé depuis l'adresse avec des éléments de confiance de mon unité, en espérant que cela continue à leur ouvrir les yeux ! "X******************************************************************************NB: le témoignage ci-dessus nous a été directement communiqué, à Boréas et à moi, par un lecteur anonyme de nos blogs, se disant CRS. Nous ne pouvons, vu le contexte, vérifier l'identité, qui nous est inconnue, de cette source ni la véracité de ses dires. De surcroît, nous ne sommes pas journalistes, c'est-à-dire protégés par une carte de presse et le secret professionnel contre d'éventuelles poursuites en diffamation et autres, susceptibles d'être diligentées contre nous par le régime. Par conséquent, nous déclinons toute responsabilité dans l'hypothèse où les dires de notre source, dont nous ne pouvons garantir la crédibilité, seraient contestés par qui que ce soit. A chacun de se faire son opinion.
Toutefois, pour notre part, nous n'avons aucune raison de douter de ce témoignage, qui correspond à de nombreux éléments concordants (vidéos, récits de personnes abusivement interpellées et/ou placées en garde à vue voire brutalisées et même carrément tabassées) sur le fait que des consignes ont été données aux forces de l'ordre pour provoquer, arrêter abusivement et terroriser quantité de participants au mouvement La Manif Pour Tous.
16:44 | Lien permanent | Commentaires (54)
dissidence?
"Le pouvoir juif, c’est la capacité unique de nous empêcher de discuter ou même de contempler sa puissance. C’est la capacité de déterminer les limites du discours politique et de la critique en particulier.
Dans son nouveau livre, Comment la terre d’Isräel fut inventée, l’universitaire israélien Shlomo Sand réussit à présenter une preuve convaincante de la nature fantaisiste du récit historique sioniste – l’exil juif est un mythe comme l’est le peuple juif ainsi que la terre d’Israël. Pourtant Shlomo Sand, comme de nombreux autres, ne parvient pas à répondre à la question la plus importante : si le sionisme est basé sur un mythe, comment les sionistes parviennent-ils à s’en sortir avec leurs mensonges depuis si longtemps ? Si le « retour au foyer juif » et la demande d’un foyer national juif ne peut pas être historiquement démontré, pourquoi celui-ci a-t-il été soutenu à la fois par les juifs et l’Occident pendant si longtemps ? Comment l’État juif a-t-il depuis si longtemps réussi à célébrer son idéologie raciste et expansionniste aux dépens des peuples palestiniens et arabes ?
Le pouvoir juif est évidemment une réponse, mais, qu’est ce que le pouvoir juif ? Peut-on poser cette question sans être accusé d’être un antisémite ? Pouvons-nous discuter de sa signification et examiner minutieusement sa politique ? Est-ce que la puissance juive est une force obscure, gérée et manœuvrée par une puissance conspiratrice ? Est-ce quelque chose qui intimide les Juifs eux-mêmes ? Bien au contraire – le pouvoir juif, dans la plupart des cas, est célébré juste en face de nos yeux. Comme nous le savons, l’AIPAC est loin d’être discret à propos de son programme, de ses pratiques ou de ses prouesses. L’AIPAC, le FCI au Royaume-Uni ainsi que le CRIF en France fonctionnent de la manière la plus ouverte et se vantent souvent ouvertement de leurs succès.
De plus, nous sommes maintenant habitués à voir nos dirigeants élus démocratiquement impudemment faire la queue pour s’agenouiller devant leurs trésoriers. Les néoconservateurs ne ressentent certainement pas le besoin de cacher leurs proches affiliations sionistes. Abe Foxman, de la Ligue antidiffamation (ADL), travaille ouvertement à la judaïsation du discours de l’Occident, poursuivant et harcelant toute personne qui ose exprimer une critique d’Israël ou même de la « notion d’élection » juive. Et bien sûr, la même chose s’applique aux médias, aux banques et à Hollywood. Nous connaissons de nombreux juifs puissants qui ne sont pas le moins du monde discrets au sujet de leur lien avec Israël et de leur engagement envers la sécurité d’Israël, de l’idéologie sioniste, de la primauté de la souffrance juive, de l’expansionnisme israélien et même carrément de l’exception juive.
Mais aussi omniprésent que peuvent être l’AIPAC, le CFI, l’ADL, Bernie Madoff, le « libérateur » Bernard-Henri Lévy, le prêcheur de guerre David Aaronovitch, le prophète du marché libre Milton Friedman, Steven Spielberg, Haim Saban, lord Levy et beaucoup d’autres passionnés sionistes et défenseurs de la hasbara, ils ne sont pas nécessairement l’âme ou la force motrice de la puissance juive, mais simplement des symptômes. Le pouvoir juif est en réalité beaucoup plus complexe qu’une simple liste de lobbies juifs ou de personnes exerçant des compétences hautement développées de manipulation. Le pouvoir juif c’est la capacité unique de nous empêcher de discuter ou même de contempler la puissance juive. C’est la capacité de déterminer les limites du discours politique et de la critique en particulier.
Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas les sionistes de droite qui facilitent la puissance juive, c’est en fait le « bon », « l’éclairé » et le « progressiste » qui fait de la puissance juive la puissance la plus efficace et la plus énergique du pays. Ce sont les « progressistes » qui contrecarrent notre capacité à identifier la politique judéocentrique tribale au cœur du néo-conservatisme, de l’impérialisme américain contemporain et de la politique étrangère. Ce sont les soi-disant « antisionistes » qui font tout leur possible pour détourner notre attention du fait qu’Israël se définit comme un État juif et qui nous empêchent de voir que ses tanks sont décorés avec des symboles juifs. Ce sont les intellectuels juifs de gauche qui se sont précipités pour dénoncer les professeurs Mearsheimer et Walt, Jeff Blankfort ainsi que le travail de James Petras sur le lobby juif. Et ce n’est pas un secret qu’Occupy AIPAC, la campagne contre le lobby politique le plus dangereux en Amérique, est dominée par quelques membres de la tribu des élus. Nous devons faire face au fait que notre voix dissidente est loin d’être libre. Bien au contraire, nous avons affaire ici à un cas d’opposition institutionnelle contrôlée.
Dans le roman 1984 de George Orwell, c’est probablement Emmanuel Goldstein qui est le personnage central. Goldstein d’Orwell est un révolutionnaire juif, un Léon Trotski fictif. Il est dépeint comme étant le chef d’une mystérieuse organisation appelée « La Fraternité » et est également l’auteur de la plupart des textes subversifs révolutionnaires (Théorie et pratique du collectivisme oligarchique). Goldstein est la « voix dissidente », celui qui dit réellement la vérité. Pourtant, au fur et à mesure que nous nous plongeons dans le texte d’Orwell, nous découvrons par O’Brien, un proche du parti, que Goldstein a été inventé par Big Brother dans une tentative évidente de contrôler l’opposition et les limites possibles de la dissidence.
L’avis personnel d’Orwell sur la guerre civile espagnole, Hommage à la Catalogne, laisse clairement présager la création d’Emmanuel Goldstein. C’était ce qu’Orwell avait vu en Espagne qui, une décennie plus tard, allait devenir une compréhension profonde de la dissidence comme une forme d’opposition contrôlée. Je pense que vers la fin des années 1940, Orwell avait compris la profondeur de l’intolérance et des tendances tyranniques et conspiratrices qui sont au cœur de la politique et de la praxis de la gauche « Big Brother ».
De façon assez surprenante, une tentative d’examiner notre opposition contrôlée contemporaine au sein de la gauche et du Parti progressiste révèle qu’elle est loin d’être une conspiration. Comme dans le cas du lobby juif, la soi-disant « opposition » tente à peine de dissimuler ses intérêts tribaux ethnocentriques, son orientation spirituelle et idéologique et son affiliation.
Un bref examen de la liste des organisations fondées par l’Institut Open Society (OSI) de George Soros présente un tableau sombre – à peu près tout l’ensemble du réseau américain progressiste est financé, en partie ou entièrement, par un sioniste libéral, milliardaire philanthrope, qui prend en charge un très grand nombre de causes importantes qui sont aussi très bonnes pour les Juifs. Et pourtant, tout comme le fervent sioniste Haïm Saban, Soros n’agit pas dans la clandestinité. Son « Open Society Institute » offre fièrement toutes les informations nécessaires concernant la grande quantité de shekels qu’elle répand sur ses bonnes et importantes causes.
Donc, on ne peut pas accuser Soros ou l’Open Society Institute d’examiner le discours politique, d’entraver la liberté d’expression, voire de « contrôler l’opposition ». Tout ce que Soros fait c’est de soutenir une grande variété de « causes humanitaires » : droits de l’homme, droits des femmes, droits des homosexuels, l’égalité, la démocratie, les « Printemps arabes », l’hiver arabe, les opprimés, les oppresseurs, la tolérance, l’intolérance, la Palestine, Israël, les antiguerres, les pro-guerres (seulement lorsque c’est vraiment nécessaire), et ainsi de suite. Comme avec le Big Brother d’Orwell qui délimite les frontières de la dissidence par des moyens de contrôle de l’opposition, l’Open Society de Soros détermine également, que ce soit consciemment ou inconsciemment, les limites de la pensée critique. Pourtant, contrairement à 1984, où c’est le Parti qui invente sa propre opposition et écrit ses propres textes, au sein de notre discours « progressiste », ce sont nos propres voix de la dissidence, volontairement et consciemment, qui compromettent leurs principes.
Soros a surement lu Orwell – il croit manifestement son message – parce que de temps en temps, il soutient même des forces opposées. Par exemple, il finance le sioniste allégé J Street mais aussi des ONG palestiniennes. Et devinez quoi ? Ça ne prend jamais beaucoup de temps aux bénéficiaires palestiniens avant de compromettre leurs propres principes les plus précieux, afin de s’adapter à la vision du monde de leur trésorier. (...)
10:09 | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : gilad atzmon, dissidence, frigide barjot
30/05/2013
Chutzpah
" (...) Si l'on résume donc la position d'un homme comme Meyer Habib, nous sommes obligés de dire qu'en France, en tant que vice-président du CRIF, il défend une société multiculturelle (où les Juifs de la Diaspora sont comme des poissons dans l'eau), tandis qu'en Israël, il fait campagne pour Netanyahou sur une ligne "dure" (Israël, état unitaire juif, dans une vision compatible avec celle de Lieberman).
Derrière ce paradoxe, on discerne deux caractéristiques qui suffisent au fond à circonscrire le paradigme à l'intérieur duquel le CRIF évolue :
a) Total soutien à Israël, droit pour l'Etat juif de défendre bec et ongle une identité cohérente, donc une véritable doctrine identitaire juive,
b) Refus absolu d'accorder aux peuples non-juifs un droit similaire à revendiquer la cohérence de leur identité propre, afin de maintenir la possibilité, pour les Juifs de la Diaspora, de se réclamer de deux identités simultanément.
On constatera donc en premier lieu que le CRIF, tiraillé entre les intérêts de la Diaspora en France et ceux de l'Etat d'Israël, tient deux discours parce qu'il y est contraint. Ceci implique d'une part que les membres du CRIF parlent du seul point de vue de leurs intérêts (ils ne sont pas les seuls, évidemment), d'autre part que leurs intérêts les rattachent en partie à une puissance étrangère (ce qui pose clairement le problème de la double allégeance). Cependant, au-delà de ces constats somme toute universellement admis désormais, la capacité des membres du CRIF à assumer leurs contradictions dit quelque chose sur leur formule de pensée.
Ce paradigme contradictoire ne l'est en effet que si l'on admet, comme la plupart des gens, que toutes les identités ont le droit d'être, séparément mais au même niveau, parce qu'on admet qu'elles sont toutes de même nature. La contradiction interne est cependant résolue si l'on admet que l'identité juive est vue par les membres du CRIF comme supérieure par essence aux autres identités. Et puisqu'il est évident que ces gens ne peuvent assumer leur pensée qu'en dépassant les contradictions internes, il faut forcément conclure qu'à leurs yeux, l'identité juive est bel et bien d'ordre supérieur. C'est pourquoi, à leurs yeux, il est normal qu'un droit accordé aux Juifs ne le soit pas aux non-juifs. Une inégalité des droits qui fonde bel et bien une vision raciste, ou en tout cas (si l'on considère que la judéité n'est pas un fait racial), un différencialisme de domination.
Dans ces conditions, on comprendra que les "leçons de morale" prodiguées chaque année par les membres du CRIF aux dirigeants du peuple français (et à travers eux à tous les Français) n'ont qu'une portée limitée. Ou pour le dire plus brutalement : nous devons considérer que la relation avec les milieux pro-israéliens incarnés dans le CRIF est un pur rapport de forces, qui doit être géré comme tel, sans considération aucune pour des valeurs d'égalité, de fraternité, d'universalité, qui sont totalement étrangères à l'univers mental de notre vis-à-vis. Souhaitons que cette conclusion débouche sur une voie de négociation raisonnable, et pas sur la généralisation aux "Juifs de France" des jurisprudence qu'ils établissent eux-mêmes, en Israël/Palestine."
source/ Scriptoblog/ Maurice Deschamps
puis jetez un coup d'oreille au roi du logos (sur la question juive)
21:48 | Lien permanent | Commentaires (103) | Tags : crif, meyer habib
greed is good
"Depuis 2007, la crise ne fait que s’accentuer. La récession s’impose et les États étouffent sous le poids de l’endettement. Cependant, il existe un monde parallèle qui agit comme une sève pour irriguer la gouvernance mondiale en formation : les paradis fiscaux. Ils sont définis par le journaliste économique Nicholas Shaxson comme un « lieu qui se propose d’attirer des activités économiques en offrant à des particuliers ou à des entités un cadre politiquement stable permettant de contourner les règles, les lois et les réglementations édictées dans les autres pays ». Appelés aussi « juridictions du secret », ces paradis fiscaux s’emploient à manipuler les mouvements d’argent internationaux.
On dénombre environ une soixantaine de ces « juridictions du secret » au cœur de la globalisation, qui se subdivisent en trois groupes :
1) Les paradis fiscaux européens comme le Luxembourg, le Liechtenstein ou Monaco ;
2) Les États-Unis, ses États fédérés (en particulier le Delaware) et les dépendances sous influence américaine (les îles Vierges, Panama, …) ;
3) la City de Londres organisée en 3 cercles concentriques : les dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey et l’île de Man), les quatorze territoires britanniques d’outre-mer (les îles Caïmans, les Bermudes, Gibraltar…) et des États entretenant des relations étroites avec l’ancien colonisateur : Hong Kong, Singapour, Dubaï…). Ces centres offshore combinent le secret bancaire et la non-imposition.La capitale britannique est constituée de deux villes. La première est un vaste centre urbain de plusieurs millions d’habitants dirigé par un maire disposant de peu de pouvoirs. La deuxième est un espace de 3,16 km², appelé « City of London Corporation » ou « Square Mile », subdivisé en 25 quartiers appelés « wards » dont seuls quatre sont réellement habités, tandis que les autres regroupent les bureaux. Dirigée par un Lord-maire, véritable ambassadeur de tous les services financiers, la City est dotée d’un gouvernement (le « Guildhall »). Outre les 9.000 résidents de la City à voter, les représentants d’entreprises (23.000 personnes) ont aussi le droit de vote. Ainsi, Goldman Sachs, la banque Narodny de Moscou ou encore la Bank of China participent à la vie « démocratique » de la City. Ajoutons que des citoyens d’honneur anglais et étrangers appartiennent à ce corps électoral très particulier. Nous pouvons relever les noms de George Bush, Jr. et de Vladimir Poutine. La famille mondialiste est très variée.
La City est un véritable État dans l’État disposant d’un pouvoir total sans avoir de compte à rendre au Parlement de Westminster. Cette politique est rendue possible entre autres grâce au rôle du remembrancer (« remémoreur »), véritable lobbyiste et non-élu, qui est un relais entre la City de Londres et le Parlement anglais. Il est chargé de vérifier que les représentants du gouvernement ainsi que les différents ministères n’élaborent pas de mesures pouvant contrer la toute-puissance et l’indépendance de la City. Il est vrai que celle-ci concentre des intérêts jalousement gardés. Sur ce petit territoire, on trouve près de 550 banques, la moitié des assureurs de la planète — plus que ceux de New York, Paris et Francfort réunis — un volume d’affaires journalier cinq fois supérieur au PNB anglais, la moitié des entrées en bourse dans le monde et près de 80 % des hedge funds (fonds spéculatifs) européens. Comme l’a résumé joliment le député anglais Tony Benn, la City « est une île offshore amarrée sur la Tamise ».
Sachant que la quasi-totalité des investissements internationaux se fait via les centres offshore, en profitant au passage d’avantages fiscaux et de contraintes juridiques bien allégées, les multinationales s’en donnent à cœur joie. Pareille à une araignée au milieu de sa toile, la City de Londres régente tous ces flux financiers. La dérégulation des marchés qui s’est accélérée à partir des années 1980 a conduit à des volumes financiers colossaux transitant dans les paradis fiscaux. Selon l’économiste John Christensen, ils sont évalués à plus de 20.000 milliards de dollars (3). Une telle situation montre clairement que les politiques n’ont plus le pouvoir et que la finance a en main des atouts majeurs pour imposer un monde se rapprochant de l’idéal orwellien."
13:24 | Lien permanent | Commentaires (4)
28/05/2013
forfaiture ordinaire
"La France a su une nouvelle fois prouver sa détermination, son opposition et son dégout d’un projet inique, tuant la Famille Française et ses valeurs chéries depuis toujours. Le rassemblement du 26 Mai fut une réussite indéniable, n’en déplaise à Valls et ses sbires qui ont tout fait pour achever ce mouvement et ses milliers de sympathisants.Il était donc évident que face à l’ambiance et la motivation de la foule, quelques milliers de jeunes décident de rester sur l’esplanades des Invalides, après la dissolution de La Manif Pour Tous .L’ambiance était belle, les jeunes heureux et motivés, tous unis pour la même cause. Alors pourquoi quitter les lieux ? Pourquoi fuir ? Pourquoi s’abaisser et se taire face cette dictature qui efface ses opposants à coups de gaz et d’arrestations ?
C’est mal connaître cette foule de jeunes française qui se sont levés pour ne plus jamais s’assoir. On vous dira qu’ils n’y avaient que des fachos d’extrême droite, venus pour « casser du CRS ». Par pitié, ne les croyez pas, vous devriez le savoir depuis longtemps, nous sommes entourés de menteurs effrontés. Nous étions près de 3 milles, animés de cette force belle et tranquille mais déterminée pour faire tomber ce gouvernement qui détruit le pays. Les CRS n’ont pas mis longtemps à répondre aux provocations, c’est à ce moment là que la soirée a dégénérée.
Les flics en civil, chauds comme tout, courraient dans tous les sens, pour énerver d’un coté, taper de l’autre… Je me sentais forte au début, entourée de jeunes garçons pour me sauver, je savais que je ne risquais rien. C’était sans compter sur la capacité des forces de l’ordre à tout faire dégénérer. Coups de gaz en pleine figure, coups de matraques, flash-balls pour les plus violents ont eu raison de ma petite organisation.
C’est ainsi que nous nous retrouvons à trois filles, perdues au milieu des français révoltés et des forces de l’ordre, rarement aussi violentes. Les personnes ayant eu la folle idée de jeter des bouteilles sur les CRS se sont rapidement fait attraper et passé à tabac par les civils. A cinq sur un jeune homme âgé d’une vingtaine d’année, ils n’ont pas non plus hésité à dégager un journaliste et sa caméra à coups de pieds, tout en passant à tabac le manifestant : hors de question que cette scène soit dévoilée au grand jour C’est alors que j’ai compris que nous pouvions dire adieu à la Démocratie, adieu à notre si belle Patrie de liberté et de fraternité. Et croyez moi, cela fait froid dans le dos.C’est un mauvais remake des irréductibles gaulois face aux romains de Jules César. Des centaines et des centaines de CRS arrivaient au trot, tout autour de l’esplanade, de manière à boucher toutes les issues possibles et de nous prendre en étaux, en nous poussant au milieu des Invalides.
Le problème de ces situations c’est que plus on est nombreux et proches plus on se sent fort. Les gens étaient tous plus révoltés les uns que les autres, ne se sentant pas en danger, puisque beaucoup trop nombreux et unis. Il a fallu que les policiers en civil viennent trainer sur le pavé de nombreux manifestants pour que notre sang ne fasse qu’un tour. Nous n’étions plus que 3 filles, face à cette violence d’un jeune homme au visage en sang , nous avons couru vers le premier CRS, le suppliant de nous laisser sortir. Pensant qu’il avait lu dans nos yeux la peur de finir comme les plus malchanceux, il nous rassure et nous demande de nous mettre sur le coté, avec d’autres jeunes. C’est par ici que nous serons libérés, mais nous devons patienter et surtout rester calmes. Qu’a cela en tienne, je n’ai jamais été aussi calme extérieurement mais révoltée intérieurement. A cette heure-ci, je sais qu’un seul mot ou geste de travers peut m’envoyer en garde à vue, j’obéis donc aux sommations de silence et de calme. Des rumeurs commencent à circuler : « ils vont nous embraquer ». Toute naïve que je suis je refuse de les croire, j’ai confiance en eux, ils nous ont montré le lieu pour sortir, nous ne craignons rien. Une demie heure, et toutes mes tentatives d’évasion échouées, on nous apprend que nous attendons les camions pour nous embarquer. Toujours aussi confiante je rassure mes amies, leur assurant que nous ne craignons rien, c’est ici qu’ils vont nous libérer et que 3 pauvres nanas ne seront jamais embarquées…
Forcée de me rendre à l’évidence, dans la queue pour monter dans leur panier à salade, je me sens ridiculisée, réduite à une débutante qui a encore beaucoup à apprendre. Vous ne serez pas étonné si je vous dis que les jeunes personnes qui ont bien chauffés les forces de l’ordre au début du rassemblement avaient réussi à s’échapper… C’est encore une fois les mauvaises personnes que l’on embarque. 170 personnes pour mon groupe, 293 interpellations cette nuit la dans Paris. Etat totalitaire vous dites-vous? Nous y sommes ! Transportés jusqu’au commissariat du 18ème nous attendons deux heures dans le froid ,que les quelques policiers mobilisés pour prendre nos identités et nous coller un procès verbal , fassent passer tout ce petit monde. 3 heures du matin, on m’appelle et me sépare de mes amies. On me présente 3 flics qui vont m’emmener dans leur cachot de Maisons Alfort. Une autre fille est avec moi. Les circonstances rapprochent et unissent les citoyens, nous sommes donc plus fortes à deux, même si nous ne nous connaissons pas.
Les policiers qui nous emmènent dans leur forteresse sont désolés de nous faire subir cela. Je ne compte plus les forces de l’ordre honteux de faire leur travail dans pareilles circonstances. Ils nous rassurent comme ils peuvent, nous assurant que leurs cellules sont assez propres par rapport à d’autres… Nous avons peur de ce qui nous attends. Arrivées sur place, l’équipe de garde tombe des nues voyant le vrai visage des « casseurs de la manif ». C’est une honte pour eux mais aussi un soulagement : ce ne sont pas ces gardées à vue qui vont leur pourrir leur soirée. Ma camarade de garde à vue doit partir, les ordres sont de placer une personne par commissariat, histoire d’éviter un rassemblement et de nous emmerder jusqu’au bout. Je perds mon compagnon d’infortune et je prends conscience de la situation. Je suis placée en garde vue pour « rassemblement illégal après sommation de dispersion ». Les policiers font tout pour me faire sourire face à cette situation des plus ubuesque et incongrue! C’est incroyable que ce soit des personnes comme moi qui se retrouvent embarqués en GAV pour ce que j’ai fais : ne pas fuir des invalides quant ils faisaient preuve de force et me retrouver prise dans leur étaux. L’équipe de nuit me prévient, je ne rejoindrais mon cachot que lorsque la relève sera là, pour l’instant, ils me gardent avec eux, me voir dans ma cellule leur fera mal au cœur me disent ils.
Nous échangeons une partie de la nuit sur l’état actuel de notre pays, sur la politique menée par un gouvernement totalitaire, sur les ordres toujours plus honteux les uns que les autres. Ils finissent pas m’avouer qu’ils doivent faire « des chiffres » : ils ont des quotas d’arrestations à remplir. Suite à l’échec de la police face aux casseurs du Troca, ils ont eu obligation d’embarquer un maximum pour faire gonfler les chiffres à présenter au préfet de police et à Manu le Collabo’. Je ne peux donc pas échapper à la fouille, véritable fouille dont je vous passerais les détails tant on ne se sent plus soi-même dans ces moments la. Je me sépare de mes effets personnels, bijoux et tout objet. Je dois même enlever mes lacets (de mes merveilleuses chaussures achetés la veille et que j’ai mis 15 min à remettre une fois libre !!!)Fouille finie, je retrouve peu à peu le sourire, les policiers font tout pour et cela fonctionne, d’autant plus que le soleil se lève, il est 5h30, j’espère être dehors à 10h du matin. La relève arrive, je dois donc rejoindre mon cachot de malheur.
Mon souffle se coupe a la vue de cette « pièce » : trois murs de bétons, un mur de vitre pour être aux vues de tous, une porte sans poignée, deux énormes verrous, un banc de bois de 50 cm, une couverture (certainement porteuse de toutes les maladies de la terre entière), une camera à droite, une à gauche. L’inquiétude me gagne : je ne vais jamais tenir dans cette prison de béton … Les murs sont pleins de traces de sang et d’autres saletés dont je tairais le nom pour ne pas vous retourner l’estomac. Je ne sais quand je sortirais, mais il est hors de question que je dorme, de peur qu’un seul bout de peau rentre en contact avec un centimètre de cette pièce. S’engage alors un combat entre ma fatigue et moi même. Je tiendrais, je ne lâche rien moi!! On me propose quelques heures plus tard un « petit déjeuner » : 2 gâteaux secs et une brique de jus d’orange… C’est toujours cela !
Aux alentours de 10h, on vient me chercher pour aller faire les formalités de toute GAV. Je me serais cru dans un film tant cela m’a parut bien trop gros au regard de la situation. J’obéis donc aux ordres de relevé d’empreintes et de tout ce qui suit. Je suis officiellement un vrai malfrat qui dérange la société française. Encore un coup dans mon amour propre, pas facile de poser en photo avec son nom sur l’ardoise, passant après n’importe quel caïd qui aura la même peine que moi, pour une faute beaucoup plus grave.Retour au cachot, c’est reparti pour 2 heures d’attente, on n’a toujours pas prit ma déposition. L’Officier de Police Judiciaire vient me chercher peu après midi. La déposition me permet d’évacuer ma haine et mon désarroi face à cette situation honteuse. L’OPJ a l’air de me comprendre et de compatir, cela me fait du bien de pouvoir parler sans être coupée. Je mets un point d’honneur à bien lui faire écrire que les CRS se sont moqués de nous jusqu’au bout.
Ma déposition ne peut pas s’éterniser, je reviens une demie heure plus tard dans mon cachot, et là je n’ai plus qu’a attendre que le magistrat du parquet en charge de l’affaire accepte de me relâcher après avoir pris connaissance de ma déposition.On m’avait promis d’être libre à 10h, puis à 12h, puis maximum pour 14h. C’est a 16h10 que j’accueille l’officier qui m’ouvre la porte de la liberté comme le Sauveur. J’écope donc d’un rappel à la loi, pour faire clair, carton jaune, le prochain sera rouge !
Je suis libre, je n’y croyais plus. Ca fait du bien d’être dehors et de savoir que mes proches m’ont soutenu toute la nuit et toute cette noire journée.
Je me sens misérable, honteuse, salie par cette « expérience ». Durant ces 17h de GAV j’ai été mise au même niveau que tous les délinquants de France. Mon pays m’a arrêté et mit un rappel à la loi pour avoir refusé de quitter les Invalides, la France que je défends m’a fait passer les pires 17h de ma vie. J’ai été gardée dans une cellule honteusement indécente sans aucune considération. Aujourd’hui, la France que j’aimais est morte, celle que je haïe a prit la relève, mais pour combien de temps encore ? Cela fait déjà trop longtemps.Le point positif de cette sale histoire est que les 293 personnes dans mon cas en ressortent révoltés, et ne s’arrêteront pas là. Si il faut recommencer, je serais là. Là pour défendre mes valeurs, mes idées, la Famille et l’idée que j’ai de la France.
Ne vous arrêtez pas, continuez à vous battre pour vous faire entendre. Les forces de l’ordre avouent qu’ils ne supportent plus la place qu’ils doivent tenir. C’est maintenant que le combat s’amplifie. Rejoignez nous, battez vous, n’ayez pas peur des répercussions de vos actes. Jamais le courage et la force de mes convictions ne m’ont été aussi utiles. Prouvez moi que mon arrestation et mon premier contact avec le quotidien d’un délinquant ne sont pas vains, que cela ne s’arrêtera pas là !"
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d'autres témoignages (merci Boréas):
"Des mères de familles ont été embarquées alors qu’elles venaient chercher leurs enfants… qui resteront abandonnés à la sorties des classes ! Bilan : 93 interpellations, dont 1 prêtre, 1 femme enceinte, 1 aveugle et 8 mineurs ! Ils sont au commissariat du 18e à Paris : 01 53 09 24 70." Le Salon Beige
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/un-polici...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/voyous-pr...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/manuel-va...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/les-voyou...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/jai-vu-de...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/parmi-les...
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27/05/2013
la forêt de Bondy
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