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15/08/2013

Michéa

mouvance O'Brien

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"Vous êtes un étudiant lent d’esprit, Winston, dit O’Brien gentiment. – Comment puis-je l’empêcher ? dit-il en pleurnichant. Comment puis-je m’empêcher de voir ce qui est devant mes yeux ? Deux et deux font quatre. – Parfois, Winston. Parfois ils font cinq. Parfois ils font trois. Parfois ils font tout à la fois. Il faut essayer plus fort. Il n’est pas facile de devenir sensé." 1984, George Orwell

Beaucoup de patriotes fondent un espoir dans le jeu démocratique et l'existence d'une mouvance patriote. Ce fut aussi mon cas longtemps.

Mon postulat est le suivant:

1/ nous ne vivons pas en démocratie (1),

2/ le système (ce conglomérat informel et stratifié d'hommes, de lobbies, de puissances médiatiques et financières promouvant une vision du monde, plutôt une reconstruction du monde directement hostile aux intérêts premiers des peuples européens) est quasiment omnipotent (2).

Si donc aujourd'hui existe en France une mouvance patriote (le Front national), c'est qu'elle représente une opportunité pour le système de renforcer encore son pouvoir! D'une manière ou d'une autre:

-soit le FN ne représente aucun danger pour le système et constitue au mieux un dérivatif électoral, une voie de garage, destiné à recueillir la colère légitime de masses impuissantes à manifester une quelconque souveraineté, une opportunité pour le système de canaliser le mécontentement et la violence à son encontre, d'une part, d'autre part, un partenaire indispensable dans tout spectacle démocratique (une opposition, simplement, en l'occurrence hors de l'"arc républicain" (Alain Minc) mais idéalement construite pour légitimer toute la comique propagande antifasciste aidée en cela par la chiée d'organisations gauchistes, véritables kapos du nouvel ordre par leur action objectivement antipatriote et antisubversive, véritables useful idiots de Lénine),

-soit le FN représente un danger potentiel et dans ce cas est-il déjà logiquement infiltré et manipulé dans la logique des counter-gangs de Franck Kitson (3), en vue de constituer une éventuelle alternative politique en cas d'effondrement du système UMPS...

La façon dont MLP fut promue par le système au sommet du FN, via notamment une exposition médiatique tout à fait inhabituelle voire suspecte pour un rejeton du clan Le Pen, au détriment par exemple d'un Bruno Gollnisch me conduit à penser que le système souhaitait une opposition Goldstein conséquente et crédible (la personnalité charismatique de MLP, son inflexion idéologique sociale et souverainiste à l'opposé de l'inclinaison libérale de son père) et non pas le retour du FN (sous la férule du trés libéral Gollnisch) à un groupuscule incohérent, sorte de conglomérat de nationalistes catholiques maurassiens réactionnaires, d'anciens de l'OAS et d'autres fractions identitaires éparpillées de la mouvance nationaliste française. Ceci n'est d'ailleurs pas sans rappeler la façon dont l'ascension politique du personnage LePen père fut aidée par Mitterrand au mitan des années 80 (sa fameuse invitation à l'émission politique phare du moment, "L'heure de vérité" qui lui permit d'assoir son influence et son ancrage politique au moment même ou la "gauche" était conduite à abandonner toute critique radicale du capitalisme globalisé et toute référence à une lutte des classes dans un virage libéral sous couvert d'"antiracisme" et de lutte "antifasciste"...voir aussi l'instauration du scrutin à la proportionnelle en 1986)

Il est donc possible d'imaginer que le système ait simplement besoin d'une pseudo-alternative de gouvernement en prévision de l'incendie social des années à venir et de la décrédibilisation du parti libéral unique avec ses deux branches sœurs (UMP+PS)...Imaginons, après l'échec prévisible du pauvre Hollande et de son "hollandisme révolutionnaire" (Emmanuel Todd) l'instauration d'un gouvernement d'union nationale: impossible ne pas y faire participer un parti patriote qui fait régulièrement entre 20 et 40% des votes en fonction des scrutins locaux ou nationaux...

Logique donc, dans cette perspective (de "normalisation"):

1/de le vider de tout ce qu'il peut contenir d'authentiquement subversif notamment:

-sa critique du tribalisme juif (une constante de la mouvance nationale) en tant que figure -parmi d'autres- de la domination -MLP et sa soumission au même lobby face à Chabot à propos des "saillies" "révisionnistes" de son père qui, lui n'avait jamais fait allégeance au tribalisme juif en est un bon exemple- quitte à laisser le FN porter une critique cohérente du lobby capitaliste globalisé et de la toute-puissance du lobby bancaire (critique la plus convaincante et la plus cohérente de tout le paysage politique français, le pauvre Todd l'a même reconnu chez Taddei), dans la même perspective le surprenant voyage du pauvre Alliot dans quelques colonies juives en terre de Palestine..

-la présence au sein de son appareil politique de patriotes authentiques (cf. le curieux remplacement de Laurent Ozon dans l'appareil FN par deux plumes néo-cons (?)). tout cela pourrait bien s'inscrire dans la même logique de normalisation,

2/de valider quelques unes des mantras du NOM (stigmatisation de l'islam alors que celui-ci n'est QUE la conséquence de l'immigration de masse organisée par le système depuis les années 70, refus du multiculturalisme mais acceptation d'une assimilation de masse désormais impossible au plus grand nombre, choc des civilisations, etc.)

Par ailleurs, de la même façon que le positionnement libéral du FN servait son positionnement anti-système dans les années 80 et 90 (versus la social-démocratie à la Mitterrand ou à la Chirac), il est possible d'imaginer que son positionnement actuel anti-libéral (quoique..) se situe dans la même logique de fournir une alternative systémique en cas de gros temps rendant la navigation du rafiot UMPS impossible...

Imaginons maintenant que le couter-gang FN, même émasculé et rendu système-compatible, ce golem systèmique, échappe à son maitre et devienne -via le chaos financier, économique, social et politique auquel nous assistons depuis 2008- la première force politique du pays qui plus est incontrôlable...combien de temps faudrait-il, à votre avis, pour vivre la liquidation pure et simple de ce parti ou des hommes qui le dirigent? (via un massacre ou un attentat d'ampleur genre une nouvelle rue des Rosiers?, un nouveau Carpentras? un 11/09 français?, un nouveau Merah, une synagogue taggée "FN" puis brûlée?, etc. conduisant à la dissolution du parti ou tout au moins à sa délégitimation radicale). Aymeric Chauprade a bien expliqué comment le terrorisme était AVANT TOUT une émanation des états-profonds (Bologne/Gladio, Aldo Moro, 11/09, la frégate du Tonkin, opération Northwood, etc.) via des groupuscules pseudo-révolutionnaires infiltrés et manipulés pour légitimer des politiques étatiques ou impériales ou bien délégitimer des mouvances patriotes authentiquement et potentiellement insurrectionnelles...

Voilà pourquoi je ne crois plus à une solution électorale. Voilà pourquoi je ne mets plus aucun espoir dans ce jeu a-démocratique vérolé de A à Z. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait pas d'espoir ailleurs, bien sûr. L'offensive?

(1) un seul exemple, le TCE: rejeté par 54.68% des suffrages exprimés le 29 mai 2005 puis ratifié par le Congrès réuni à Versailles (sous l'appellation "Traité de Lisbonne") le 04 février 2008 par 560 voix pour vs 181 voix contre...

(2) La façon dont le pouvoir en place à dissous tout récemment les JNR (jeunesses nationalistes révolutionnaires) aprés la récente pseudo-agression contre un jeune militant "antifa" est éloquente (affaire Méric)...

(3) sorte de guerre contre-insurrectionnelle menée par le pouvoir en place contre toute subversion potentielle via des oppositions factices et manipulées (recueillir des informations sur toute activité subversive potentielle via l'infiltration d'organisations déjà existantes ou bien la création pure et simple de mouvements pseudo-insurrectionnels en peau de lapin, annihiler toute menace sérieuse de subversion via le mensonge, la désinformation, l'attentat sous faux drapeau, etc.).

17:49 | Lien permanent | Commentaires (83) | Tags : fn

13/08/2013

les deux oreilles et la queue?


Daniel Cohn-Bendit Gate - Dany rattrapé par son... par Ali-Fredo

PS: j'emprunte le titre au regretté commisaire San-Antonio dont les aventures -et le petit monde rassurant- ont bercé mon adolescence...Sinon, il y avait "La tombola des voyous" ou bien 'Deuil express" ou bien encore "Réglez-lui son compte"! le premier de la série.

tartufobie

"Allons droit au but sans tourner autour du pot : s'il y a aujourd'hui en France des millions de musulmans, c'est parce que l'UMP et socialistes ont tout fait pour faire venir des millions d'africains sur notre sol. Le phénomène de conversion des français de souche à l'Islam existe, mais il est marginal.

Contrairement à ce qu'a toujours cru notre intelligentsia stupide, un africain n'est pas aussi lobotomisé et déraciné qu'un bobo. Un africain a une religion, des racines, une histoire. On ne voit pas pourquoi le fait de fouler le sol de France devrait les lui faire abandonner. Ceci n'est pas une critique : si l'auteur de ses lignes devait aller vivre dans un pays étranger, lui aussi voudrait conserver la culture, la langue et la religion qui le structure.

L'interdiction du port du voile à l'Université, au collège, ainsi que l'interdiction de la burka n'ont qu'un but : masquer aux français les conséquences inéluctables de l'immigration, soit le choc entre les codes sociaux français et les codes sociaux immigrés.

Les immigrationistes veulent l'immigration sans les conséquences de l'immigration, pensant encore que les français peuvent être dupes. Vivant entre bourgeois blancs, ils ignorent qu'il suffit de prendre n'importe quelle ligne de métro pour que la réalité nous saisisse à la gorge. Ils ignorent que de nombreuses villes d'Ile-de-France sont désertées par les français de souche. Ils ignorent qu'il est trop tard pour tricher, que l'évidence ne peut plus être étouffée.

En ce qui le concerne, votre serviteur se réjouirait que toutes les musulmanes de France portent le voile et pourquoi pas la burka. La frange du peuple français acquise à l'immigrationisme, essentiellement classée à gauche, ne pourrait ainsi plus s'auto-illusionner sur l'immigration.

L'interdiction du port du voile n'est qu'un grigri temporaire. Elle ne calmera pas les français dont le quotidien est dégradé par l'immigration et n'aveuglera pas longtemps l'électorat de gogôche.

Le vrai problème est le suivant : de fait, l'UMP et PS ont organisé des décennies durant la contrecolonisation de la France. Cette contrecolonisation sous pilotage mondialiste a engendré, pour des raisons historiques, sociologiques, géographiques et anthropologiques, une implosion de la société française : subversion culturelle (nos livres d'histoire en attestent), explosion de la délinquance et de la criminalité, baisse du niveau scolaire, accroissement du déracinement de la jeunesse française, féodalisation du territoire.

Face à cette situation, un homme politique digne de ce nom, soucieux des intérêts de la France, de son avenir, et désireux d'éviter la guerre civile ne chercherait pas à interdire le port du voile. Il arrêterait immédiatement l'immigration et organiserait pacifiquement et méthodiquement le retour des populations qui n'ont pas vocation à s'enraciner dans la civilisation française. Voilà ce que serait une politique française. Mais nous le savons bien : cette ligne fait horreur à l'UMPS, qui est viscéralement mondialiste et immigrationniste.

Faut-il en conclure que la reconduction de l'UMP et Socialistes aux manettes de la France conduira cette dernière à sa disparition ? Hélas, oui."

source/Adrien Abauzit/Scriptoblog

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Abauzit parle d'or et dit à peu prés tout: la grande cohérence du parti unique, la tartuferie innommable des élites de ce même parti unique qui communient sur l'essentiel (le logiciel libéral id est la Marché et le Droit procédural censés faire société à l'exception de tout autre considération politique avec pour conséquence première la libre circulation des capitaux, des marchandises et des hommes) et nous rejouent sans relâche la même comédie de la "droite" (et ses célèbres marqueurs comme l'"ordre", les "valeurs", la "sécurité", etc. )  et de la "gauche" (et ses célèbres marqueurs comme la "république", la "justice sociale", la "laïcité", l'"égalité", etc.). Mais bon, lisez Michéa, ça ira plus vite.

Entendre l'émétique Copé et son "pain au chocolat" affecter de nous avertir sur les dangers de l'Islam alors même que lui et sa famille politique -et ses coreligionnaires- valident depuis 40 ans (au nom de la "nécessaire adaptation" ou de la "compétitivité" de l'appareil économique) toutes les politiques d'immigration de masse dans ce pays et donc la déferlante de maghrébins musulmans ou bien encore les cuistres laïcards et sionistes de Riposte laïque nous entonner le chant des Partisans devant la République assiégée par la barbarie islamique pourrait nous faire sourire si tous ces pitres n'avaient pas AUSSI validé les mêmes politiques depuis 40 ans (au nom d'un tiers-mondisme dévoyé et d'un antiracisme de lopette)...le bal des enculés et des cons. Le malheur est que toute cette valetaille politicarde largement corrompue par le capitalisme globalisé et sa courroie de transmission bruxelloise est interchangeable ad libitum et que le vrai pouvoir est autrement plus difficile à atteindre (l'état-profond continental pour faire un parallèle avec les US et sa marionnette de couleur à dents blanches) que les guignols ordinaires que le Spectacle promeut.

Alors? la "vague bleue marine"? Oubliez. Je rejoins là-dessus mon camarade Boréas sur les conditions révolutionnaires et ce populisme révolutionnaire qui est notre meilleur espoir. de survie.

Haziza, le rabbin du PAF

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"(...) Mais qui est Frédéric Haziza ? Est-il vraiment la « bête noire de la Fachosphère » victime d’un « délire antisémite » ?

Frédéric Haziza, un journaliste communautaire

Frédéric Haziza est né le 6 décembre 1960 à Marnia (Algérie française, aujourd’hui Maghnia), où son père, Isaac Haziza, était instituteur. En décembre 2012, la visite de François Hollande en Algérie sera pour Frédéric Haziza l’occasion d’un pèlerinage. En effet, avec l’aide du conseiller à l’Élysée Faouzi Lamdaoui, et des autorités algériennes (Le Journal du dimanche du 23/12/2012), il retournera dans son village natal et se verra remettre, par le directeur de l’école du Matemore, le registre d’appel de l’année 1960-1961 signé de la main de son père, qui y officia pendant trois ans, avant le départ contraint de sa famille pour la métropole. Après des études d’ingénieur, vraisemblablement à l’ESI-SUPINFO, Frédéric Haziza s’oriente vers le journalisme communautaire et entre à Radio J (1986). Il y gravira rapidement les échelons pour devenir un incontournable de la station présidée par Serge Hajdenberg (frère de l’ancien président du CRIF Henri Hajdenberg). Il a créé et anime l’émission politique Le Forum Radio J (depuis 1988), et est devenu chef du service politique de l’antenne (2001). Wikipédia explique que Radio J « est la plus matinale des 4 [radios de la fréquence NDR], ses programmes débutent très tôt. C’est la plus traditionnelle, et l’on peut encore y entendre parler yiddish, ainsi que de la musique klezmer, de vieilles ballades et des chansons folkloriques traditionnelles. Elle diffuse également des informations communautaires et israéliennes, et des chroniques religieuses et culturelles. Elle est plutôt à droite et religieuse. »

Radio J et le Front national

C’est en tant que journaliste à Radio J que Frédéric Haziza est présent, par exemple, en 1992, à la conférence « Assumer le passé pour porter l’avenir » organisée par le B’nai B’rith en l’Hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale de l’époque, Henri Emmanuelli (Emmanuel Ratier, Mystères et secrets du B’nai B’rith). Toujours en tant que journaliste à Radio J, il est accrédité pour une conférence de presse de Jean-Marie Le Pen en mai 1997. Pressant, il questionne le président du FN sur ses propos tenus sur RTL le 13 septembre 1987. Un garde du corps de Le Pen aurait alors mimé un sourire kabyle en le regardant. Haziza s’explique dans France Soir du 21 mai 1997. Il raconte la réaction de ses confrères journalistes : « Certains m’ont dit : “Il ne faut pas être arrogant comme cela” […] Un autre a lancé : “Vous nous empêchez de travailler.” » À la question « Mais est-ce que d’autres vous ont soutenu ? », Haziza reconnaît : « Bof, bof… pas vraiment, non. Ils s’en sont pris à nous, pas à eux », précisant : « On se dit que Le Pen est un homme politique comme un autre. Mais nous, à Radio J, nous pensons qu’il ne faut pas agir avec lui comme avec les autres. […] Il ne faut pas faire comme en 1933, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, ne pas laisser faire. »

Pourtant, le 13 mars 2011, Marine Le Pen est programmée sur le forum politique Radio J, avant d’être désinvitée suite à un véritable imbroglio. En effet Serge Hajdenberg explique sur Radio J le 9 mars :

« J’ai entendu les protestations des auditeurs. […] J’ai aussi appris via Facebook qu’un appel à manifester devant l’immeuble de notre radio avait été lancé pour dimanche. […] J’ai donc estimé qu’il valait mieux tout annuler. »
(Rapporté par Actualité juive du 17/03/2011.)

Ce même Serge Hajdenberg qui expliquera à Guysen.com :

« Nous n’avons pas lancé d’invitation à Marine Le Pen. C’est elle qui, dans le cadre de la loi sur l’audiovisuel, dans le contrat signé avec le CSA, a demandé à participer. Nous sommes dans une période électorale qui impose un temps de parole égal aux candidats. Ce n’est pas notre initiative, en aucun cas. »

Or Radio J n’était pas à l’époque dans la liste des médias soumis à la surveillance du CSA, comme le fit remarquer fort justement Guysen.com. Finalement il s’avérera que Frédéric Haziza était à l’initiative de l’invitation, selon à la fois Alain Vizier, directeur de la communication de Marine Le Pen, et Michel Zerbib, directeur de l’information sur Radio J : « Au niveau interne, une seule personne seulement tenait à ce que l’on reçoive Marine Le Pen, les autres étaient contre » (Actualité juive du 17 mars 2011), Haziza en l’occurrence, qui expliquera :

« Je comprends le tollé et l’émoi de la communauté juive. Je rappelle toutefois que je souhaitais juste faire mon travail de journaliste et mon intention n’était absolument pas de lui servir la soupe. En outre, je me demande aussi si cette intolérance que nous reprochons à Marine Le Pen et à son parti, nous n’en faisons pas preuve nous-mêmes. »
(Idem.)

Sur les raisons de l’annulation, il expliquera en balbutiant au micro de Pascale Clark : « C’est les auditeurs qui ont téléphoné […] Les auditeurs de Radio J ont eu un réflexe républicain », précisant avoir reçu des « pressions très fortes d’organisation juives » (France Inter, le 10/03/2011). En effet, Richard Prasquier (alors président du CRIF) avait jugé cette invitation « irresponsable », mais la raison profonde et véritable de ce revirement ne sera connue que plus tard, quand Frédéric Haziza racontera :

« À une heure du matin, je reçois un coup de fil de Bernard-Henri Lévy qui me dit : “À votre place je ne le ferais pas, c’est une faute politique.” »
(« La face cachée du nouveau Front », diffusé le 18 décembre 2011 sur Canal+)

Frédéric Haziza, un militant sioniste actif…

Actif au sein de la communauté juive, Frédéric Haziza est, en novembre 2007, avec l’Union des patrons juifs de France (présidée par Claude Barouch), à l’initiative du voyage en Israël de dix députés du groupe d’amitié France-Israël du parlement (présidé par Claude Goasguen), accompagné par Raoul Gozhlan (CRIF) et Joël Mergui (président du consistoire de Paris). Au programme du déplacement : de nombreux entretiens, notamment avec Shimon Peres et Ehoud Olmert. Pour clôturer l’opération, un film sur ce voyage sera diffusé devant plus de 240 invités, le 30 janvier 2008 à la soirée de l’Union des patrons juifs de France qui se déroule à la mairie du XVIème arrondissement. Mais ses relations avec certaines franges de la communauté juive n’ont apparemment pas toujours été de tout repos. En avril 2008, il a déposé une plainte après avoir reçu des menaces par mail suite à une tribune parue dans Libération du 3 avril 2008 dans laquelle il demandait la dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ) « comme c’est le cas pour toutes les organisations dangereuses d’extrême droite ». Il s’indignait en fait qu’une dizaine de militants aient accueilli Shimon Peres aux cris de « traître » le 13 mars 2008 à Paris, lors d’une soirée offerte par le CRIF en l’honneur du président israélien. Haziza critiquait également « l’illusion » du « Grand Israël », mais enjoignait surtout les Français juifs à soutenir Israël : « Quand le Premier ministre israélien s’apprête à prendre des décisions difficiles pour l’avenir de son pays, le rôle de la communauté juive de France n’est-il pas de le soutenir, de faire bloc derrière lui ? », assumant à l’antenne de Radio J : « Dans ma carrière de journaliste, j’ai toujours défendu Israël, je me suis toujours attaqué aux islamistes (...) On ne peut pas me reprocher d’être anti-israélien, d’être antisioniste ou je ne sais quoi. Je me suis toujours attaqué aux organisations extrémistes palestiniennes ou organisations d’extrême droite françaises. »

… journaliste au Canard enchaîné

Dans les médias grand public, outre quelques ouvrages inoubliables tel que Le Roman de la présidentielle (Plon, 2001), Chirac ou La victoire en pleurant (Ramsay, 2002), et un livre d’entretiens avec la sénatrice socialiste de Paris Marie-Noëlle Lienemann, Ma part d’inventaire (Le Grand livre du mois, 2002), Frédéric Haziza est journaliste au Canard enchaîné. Dans Le Vrai Canard (2008) Karl Laske et Laurent Valdiguié racontent :

« Si son nom est prononcé, c’est que Brice Hortefeux est effectivement une “source” de première importance pour le Canard enchaîné. Le copain d’enfance du président, devenu ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, s’est rapproché du journaliste Frédéric Haziza, l’un des pigistes de “La Mare aux Canards”. Ces contacts sont devenus notoires parmi les journalistes après qu’Hortefeux a fait un bon mot au sujet d’Haziza lors d’un déplacement en province : “J’ai décidé de demander un pourcentage à Haziza pour tous les échos que je lui file.” […] Mais Frédéric Haziza est l’un des très discrets chasseurs de la page 2. Et il est assez proche d’Hortefeux. “Une fois sur deux, quand mon portable sonne, c’est Haziza”, a confié le ministre à un journaliste politique. […] C’est le “loup blanc” assure un pigiste. À telle enseigne qu’on lui a attribué, en interne, la paternité de l’affaire Gaymard, mais par un autre canal sarkozyste, celui d’un ancien conseiller de Patrick Devedjian. »

Les caprices de Frédéric Haziza

Frédéric Haziza est également membre de l’Association de la presse présidentielle. En mars 1996, il fait un scandale après que sa demande d’accompagnement de la visite présidentielle au Liban fut refusée. Le Canard enchaîné du 27 mars 1996 explique :

« Un des assistants le rappelle et justifie ainsi la position de l’Élysée : “Il a été convenu dès le départ avec l’ambassade du Liban que les journalistes accompagnant le président ne devaient pas avoir de visa israélien sur leur passeport […] Vous n’avez qu’à produire un passeport sans visa israélien et vous pourrez accompagner le président.” »

Ce que Haziza refusera, précisant à Actualité juive du 25 mars 1996 qu’en aucun cas il ne se ferait « établir un nouveau passeport pour pouvoir suivre Jacques Chirac dans son déplacement », Actualité juive interprétant ce refus de se plier à une norme administrative comme « une interdiction par l’Élysée d’exercer son métier », précisant que Frédéric Haziza avait pu accompagner François Mitterrand en Jordanie en 1992 alors que son passeport comportait déjà des visas israéliens. Depuis 2003, il est animateur dans les émissions Questions d’info (partenariat avec France-Info, Le Monde et l’AFP) et Parlons-en (partenariat avec Le JDD) sur La Chaîne parlementaire (LCP). Lors de la réception de Jacques Cheminade dans Questions d’info en mars 2012 dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle, il se montrera particulièrement odieux avec ce « petit candidat » :

« Vous ne représentez pas grand-chose […].

Est-ce qu’il n’aurait pas acheté des parrainages, M. Cheminade ? […]

La tradition des Rothschild, je vois pas ce que vous voulez dire […].

Avec le nez crochu, c’est ça ? […]

Les banquiers juifs ? »

Suite aux protestations de téléspectateurs, LCP porte plainte contre le caractère injurieux de certains commentaires, Frédéric Haziza espérant que les auteurs des messages insultants soient identifiés grâce à leurs adresses IP (lefigaro.fr, 24/03/2012). À l’occasion d’un déplacement du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Lyon le 21 juin 2013, il adresse un doigt d’honneur à des manifestants rassemblés pour protester contre le projet de loi sur le mariage homosexuel, tout en les filmant avec son téléphone portable.

Très présent sur le réseau social Twitter, il poste, à l’annonce de la mort d’Hugo Chavez :

 

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Sur Twitter toujours, il se joint à Patrick Cohen suite à la polémique déclenchée sur le plateau de l’émission C’est à vous, où ce dernier avait reproché à Frédéric Taddeï de recevoir des « cerveaux malades » (Alain Soral, Tarik Ramadan, Dieudonné et Marc-Édouard Nabe) (France 5, 12/03/2013) :

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Dans la foulée, il sera qualifié de « rabbin du PAF » par Riposte laïque (Alain Charrier, 17/03/2013)." source/faits et documents via E et R


podcast

redressement national

Moi qui pensais que notre ami Zéro travaillait dans son bureau à un nouveau système (pendant que l'autre essaye la Lanterne, histoire de ne pas être trop surpris..): ben non, Zéro joue du Djembé devant les caméras du Spectacle...

"Ce nouveau système, en quoi devrait-il consister ?

Michel Drac a parfaitement résumé le modèle alternatif idéal : « Je crois que le « modèle », c’est le bon sens. En gros : l’Etat à sa place, le marché à sa place, une régulation raisonnable et un protectionnisme raisonné. Inutile de vous dire que ce modèle qui n’est pas un modèle est justement ce dont nos « élites » ne veulent pas entendre parler. Leur stratégie : utiliser l’ultra-libéralisme comme repoussoir de l’étatisme forcené, et réciproquement. Et ça dure depuis 100 ans…  »

Ajoutons qu'un des artifices du système consiste à s'abriter derrière la prétendue "science" économique.

Ni les libéraux, ni les collectivistes n’ont rien à faire avec la défense des identités et souverainetés françaises et européennes. Leurs dogmes, pour la plupart utopiques et irréalisables, quant ils ont pu être appliqués, s'en sont révélés, consciemment ou non, les ennemis. Les libéraux, de « droite » ou de « gauche » défendent en général, avant tout, les intérêts de leur classe sociale (la bourgeoisie, plus ou moins « bobo  », et sa mentalité d’épicier et/ou de rentier).

Croire sincèrement à un Grand Matin du « vrai » libéralisme aujourd’hui, après que l’histoire économique ait démontré que l’égalité des chances au départ est une fable bisounours, c’est aussi naïf que de succomber au mythe du Grand Soir, chez les voisins d’en face, après avoir lu « Le livre noir du communisme ». Les collectivistes, dont l’influence a beaucoup baissé compte tenu de l’échec des pays communistes, sont essentiellement représentés, curieusement, non parmi le petit peuple que défendait jadis la gauche, mais parmi les « avantagés » de l’étatisme social-libéral ou libéral-social, parmi les assistés et certains fonctionnaires, parmi les étudiants-poil-aux-dents et les gosses de riches en mal de rébellion boutonneuse.

Et qui représente encore, justement, le peuple, le « pays réel » ? Les « petits » : artisans, commerçants, ouvriers, « prolos » divers et variés, employés, agriculteurs sur petites exploitations, petits retraités, etc. Que veulent tous ces gens (aux alentours de 80 % de la population, probablement) ? Que le politique reprenne le dessus sur l’économique et sur les idéologies. Qu’on arrête toutes les conneries soviéto-libérales et qu’on mène une politique équilibrée entre :

- la libre entreprise raisonnable (celle qui n’a pas le droit de fabriquer et de vendre n’importe quoi, sous le seul prétexte théorique libéral de la liberté absolue d’entreprendre),

- la juste rémunération du travail et du mérite,

- la solidarité et la justice entre les différentes catégories sociales,

- la protection contre les abus du libéralisme (libre-échange déséquilibré détruisant notre économie par l’exposition à une concurrence avec les pays à bas coût de main-d’oeuvre, encouragements à l’immigration pour pousser à la déflation salariale « compétitive », excès délirants de la finance et de la rente…),

- comme de l’étatisme et du fiscalisme (assistanat hyperbolique et ouvert au monde entier, excès du « maternage » moralisateur en matière de santé et de sécurité, hypertrophie de la Fonction Publique et gabegie népotique…),

- et l’intervention de l’Etat, qui ne peut être limitée aux fonctions régaliennes, dans la mesure où les grandes stratégies industrielles, énergétiques, d’infrastructures, etc., si elles doivent être conduites en concertation avec le secteur privé, ne peuvent lui être abandonnées purement et simplement.

Pour cela, sont préalablement nécessaires :

- le retour aux frontières politiques, économiques et financières, aux Etats-nations, à la souveraineté nationale pleine et entière, notamment en matière de création monétaire,

- l'annulation des dettes publiques, que leur ampleur rend irremboursables, sans parler de leur illégitimité (forfaiture de la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973) et la renégociation des dettes privées (« euthanasie du rentier » sans états d’âme, si son capital n’est pas investi dans des entreprises nationales, productives de richesses réelles), la nationalisation des banques sans reprise des dettes spéculatives,

- la dissolution ou la réorientation en profondeur de tous les organismes supranationaux vecteurs des effets négatifs du libre-échange mondialisé : UE, FMI, Banque Mondiale, OMC, etc.,

- la poursuite des échanges internationaux avec une monnaie non indexée sur les métaux précieux (l'étalon-or, notamment, fondé sur un métal trop rare et inégalement réparti dans le monde, est connu pour avoir favorisé la thésaurisation et la rente et donc, l'exploitation des pauvres par les riches ; voir les révolutions industrielles) et ne présentant malgré tout aucun des inconvénients de « l’étalon-dette » que nous connaissons (c'est-à-dire, les monnaies fiduciaires et scripturales obéissant au mécanisme des changes flottants, créées à partir de rien et pourtant vendues fort cher par la finance privée) : Silvio Gesell, le premier, avait imaginé une telle monnaie alternative, baptisée IVA, « International Valuta Association » (voir pages 287 et suivantes – pages 83 et suivantes du fichier PDF où mène ce dernier lien),

- la réindustrialisation nationale à but d’autosuffisance, sinon d’autarcie, tant civile que militaire,

- la suppression des syndicats et la re-création des corporations professionnelles, adaptées de celles qui existaient sous l’Ancien Régime,

- la réémigration pacifique, négociée et aidée, d’au moins 90 % des allogènes installés ou nés en Europe, vers leurs pays d’origine,

- et d’abord, fondamentalement, le préalable à tout : l'éjection de la clique de profiteurs, de boutiquiers, de technocrates, de médiocres arrivistes, de sans-imagination, de sans-couilles qui prétend, comme Christine L’Hagarde, nous imposer toujours plus de grisaille, toujours plus d’idéologie « TINA » (« There Is No Alternative » : il n’y a pas d’alternative - à la mondialisation libérale -, expression prêtée à Margaret Thatcher), toujours plus de soumission à ses intérêts et à ses profits.

Bref, une politique économique mesurée, faisant appel tant à l’initiative privée qu’à l’intervention étatique. Il paraît que cela a fonctionné, pendant des milliers d’années, un peu partout, avant que des intellectuels aux perruques poudrées et aux idées farfelues ne viennent expliquer au paysan aux mains calleuses comment tenir sa bêche, et au maître artisan héritier de l’efficacité de ses aïeux comment rationaliser sa production. Le tout, pour qu'en réalité, l'absence de corps intermédiaires imposée par la loi Le Chapelier permette aux libéraux, instigateurs et grands bénéficiaires de la Révolution Française, d'atomiser l’homme et de libéraliser le marché du travail ; c’est-à-dire, d'abaisser les coûts salariaux dans les relations de riche à pauvre.

D’où les révolutions ultérieures.

Mais les syndicats, le droit de grève et les conventions collectives ne remplaceront jamais les corporations de l’Ancien Régime, parce qu’ils ne reflètent plus les anciennes communautés socio-professionnelles organiques. Ils ne font qu’organiser en lobbies idéologiques et en garanties contractuelles anonymes, l’opposition à la toute-puissance du sacro-saint Marché. Autant dire qu’ils participent de la déliquescence, plutôt que de la combattre.

On le voit bien, à l’heure où manifestent en masse des pseudo-protestataires, pour le maintien des avantages attendus du système et non contre ce système qui, pourtant, crée les inconvénients dont ils se plaignent. Pseudo-protestataires qui, en réalité, ont été avalés depuis plusieurs générations par le consumérisme ambiant, voire l’exaltent.

Comme l’écrivait Nietzsche, le prolétaire n’est qu’un bourgeois en devenir.

Nous y sommes. Libéralo-soviétisme.

Il ne s’agit plus que de se partager un gâteau devenu trop petit pour l’avidité de tous.

Bref."

source/Boréas


12/08/2013

boréens

joke!