15/12/2013
histoire d'une trahison
21:51 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rougeyron jovanovic
Vers la guerre civile
"Les sondages indiquent un effondrement de la popularité du Président, mais aussi du Premier Ministre et des ministres du gouvernement. Moins d’un an après l’élection présidentielle, et les élections législatives, c’est un phénomène très rare de désaffection massive1, qui conduit certains commentateurs à parler d’« enfer ». François Hollande se retrouve avec seulement 33% de réponses lui accordant leur confiance pour résoudre les problèmes du pays. Il est au plus bas d’un Président dans l’année suivant l’élection2. Jean-Marc Ayrault, avec pou r sa part 30% d’opinions favorables, enregistre un record absolu. De manière significative, la chute des opinions favorables est la plus forte chez les ouvriers et les employés ainsi que chez les jeunes (avec 30%), et la plus faible chez les cadres. Notons enfin le faible nombre de réponses « ne se prononce pas » avec 5% de l’échantillon. Les résultats du sondage sont donc représentatifs de l’opinion des Français. Des résultats à peu près similaires avaient été obtenus dans un sondage IFOP-Paris Match réalisés quelques jours auparavant3. On dira que ce gouvernement et ce Président l’ont bien cherché. Rarement a-t-on vu en aussi peu de temps autant de promesses se transformer en leurs contraires. Rarement aussi aura-t-on vu s’établir, dans le cadre d’une supposée alternance politique, une telle continuité avec la politique du précédent gouvernement, politique qui avait été rejetée tant aux élections présidentielle que législatives du printemps dernier. Ceci explique sans doute la chute de François Hollande dans les sondages, chute à la hauteur des espérances qui s’étaient portées sur sa personne. À cela ajoutons un style de gouvernement quelque peu déroutant. Et l’on sait bien que « le style c’est l’homme » (ou la femme).
L’effondrement de la popularité du pouvoir et ses conséquences
Le problème posé par cet effondrement de la cote de popularité tant du Président que du gouvernement est qu’a priori ceci ne devrait pas avoir de conséquences. Les prochaines échéances électorales sont en 2014. Et c’est l’un des raisons pour lesquelles le pouvoir fait actuellement le dos rond, espérant qu’une amélioration de la situation économique se produira entre la fin de cette année et le début de l’année prochaine. On a déjà, et à plusieurs reprises, expliqué pourquoi une telle hypothèse avait très peu de chance de se réaliser. La France s’enfoncera progressivement dans la récession, à moins qu’un effondrement de la consommation des ménages ne provoque un basculement de la récession vers la dépression, et une accélération brutale de la progression du chômage (Chômage, la marée noire qui nous menace). Les implications politiques de la trajectoire économique doivent donc être étudiées avec attention.
Au mieux, les élections prévues en 2014 se transformeront en un vote sanction qui sera d’autant plus massif que les enjeux électoraux sont limités. Car en matière d’élections, nous serons servis pour 2014. Tout d’abord n ous aurons en mars 2014 des élections municipales, les élections cantonales et régionales devant être repoussées à 2015. Dans des élections municipales, le facteur « local » a traditionnellement une grande importance. C’est ce qui explique qu’à l’heure actuelle on ne prévoit pas de grands déplacements de voix4. Mais, ceci pourrait changer d’ici aux élections. Dans le contexte probable qui dominera en France, il n’est pas impossible qu’elles puissent prendre l’allure d’un test national. Puis, en juin 2014, se tiendront les élections européennes. Ces élections prendront, elles, naturellement la dimension d’un test national. Mais elles auront aussi des enjeux limités, compte tenu des faibles pouvoirs du Parlement européen. Il est donc probable que le message envoyé par les électeurs soit très clair, mais qu’il soit ignoré par le pouvoir et les états-majors politiques. On voit très bien qu’il n’est pas impossible que le Front National, ou l’un de ses avatars, se hisse à plus de 30% des suffrages dans une élection marquée par ailleurs par une faible participation. Ce serait un coup de tonnerre dans la vie politique française, mais un coup de tonnerre que les médias n’auraient de cesse de transformer en coup de cymbales. Tout sera mis en œuvre pour que les leçons d’un tel scrutin ne soient pas entendues, et nous continuerons, en brinquebalant, à aller jusqu’à l’élection présidentielle de 2017. Tel est, fondamentalement, le scénario dans lequel François Hollande met ses espérances, comptant bien être réélu, en dépit de tout ce qu’il a fait et n’a pas fait, s’il devait affronter au deuxième tour Marine Le Pen. Ce pari est risqué ; bien des choses peuvent changer d’ici 2017. Cependant, convenons qu’il est tentable. Il est en tout cas dans la logique « mitterrandienne » qui inspire aujourd’hui François Hollande. Mais une autre hypothèse, tout aussi et même plus probable, est aujourd’hui parfaitement possible. Elle représente le pire, du point de vue du pouvoir actuel, et ne doit pas être écartée à la légère. Si l’économie française connaît une chute brutale d’activité dans le cours de 2013, la perte de crédibilité du gouvernement et du Président se transformera en une perte de légitimité. Cette crise de légitimité pourrait survenir de la conjonction de trois mouvements dont on sent dès aujourd’hui la montée dans la société : une colère politique, une colère sociale, une colère issue d’un sentiment de la perte d’identité. C’est là l’hypothèse la plus sérieuse sur laquelle il convient de réfléchir, car la crise de légitimité implique une crise de régime.
Les trois colères
La colère politique est facile à prévoir. Elle s’enracine sur un mécontentement allant s’approfondissant et sur le fait que ce dernier ne peut, en théorie, trouver de solution d’ici 2017. Ce mécontentement est redoublé du fait qu’une partie des électeurs qui font partie du socle traditionnel de la gauche s’estime flouée par la politique actuelle du Président et du gouvernement. Ceci est visible dans les sondages récents où le recul de François Hollande est le plus important dans les catégories qui l’ont le plus soutenu : les ouvriers, les employés, les professions intermédiaires et les jeunes. Une partie des responsables du Parti Socialiste s’en inquiète d’ailleurs. Cette déception pourrait, si elle s’enracinait d’ici les prochains mois, se transformer en un mouvement d’abstention massif lors des élections de mars 2014, modifiant ainsi brutalement les rapports de force. Mais, il convient immédiatement de dire que la droite traditionnelle n’est pas une alternative, et qu’elle est encore très peu audible sur les préoccupations de cet électorat. Voilà qui incite à penser que cette colère politique pourrait s’exprimer hors du cadre électoral, ou s’incarner dans tout mouvement rejetant d’emblée les partis traditionnels.
La colère sociale est elle aussi facilement prévisible. Elle s’exprime à la fois dans la montée de la violence sur des sites qui sont devenus emblématiques de la crise (PSA-Aulnay, Continental-Amiens) et dans une désespérance très sensible dans des milliers de petits sites où, à une échelle plus réduite, se rejoue le même drame. L’échec relatif de la mobilisation syndicale contre le projet d’accord ANI entre le MEDEF et quelques syndicats minoritaires ne doit pas faire illusion. Il n’y a eu échec que parce que l’on a proposé à des gens en colère et désespérés des formes bien trop traditionnelles d’expression de leur colère et de leur désespérance. Cet échec est avant tout celui des formes classiques de mobilisation syndicale. Notons déjà que la conjonction de la colère politique et de la colère sociale est redoutable. Le potentiel d’une explosion massive ne fait donc que se renforcer, mais cette explosion suivra des voies différentes de celles qui ont été tracées par les syndicats. Seuls ceux qui sauront s’y adapter y survivront. Cette explosion sera, selon toute vraisemblance, violente. Elle confrontera directement les organes du maintien de l’ordre (Police et Gendarmerie) au choc frontal avec cette colère. Comme ces organismes sont eux aussi travaillés, pour des raisons générales mais aussi des raisons particulières, par un fort mécontentement, nul ne peut dire quelle sera l’issue de ce choc. Si le gouvernement met en œuvre une politique directement répressive, il risque d’aggraver dans des proportions considérables la fracture politique qui se dessine. S’il tergiverse, il peut être emporté par une succession de mouvements se renforçant l’un l’autre.
La colère issue du sentiment de perte de l’identité est un phénomène encore plus complexe à décrypter. Elle a, bien entendu, une dimension politique, qui s’enracine dans le déni de démocratie auquel on a assisté en 2005 lors du référendum sur le projet de constitution européenne. Les partisans du « non », largement victorieux, ont été dépossédés de leur victoire, une manœuvre à laquelle François Hollande a été connivent. Les Français ont eu, à ce moment, le sentiment d’être dépossédés de la démocratie, de leur démocratie. Les gouvernants et une partie de l’opposition ont cru que ce sentiment serait passager. C’était oublier le lien très profond, enraciné dans l’histoire, qui unit en France le peuple avec le principe de la démocratie (et non nécessairement ses formes). De là date une fracture symbolique5. Cette fracture s’est transformée en une facture qu’il faudra bien solder. Il n’est pas sans une certaine ironie que cette facture retombe sur François Hollande qui, en tant que dirigeant du Parti Socialiste, a beaucoup fait pour l’existence de cette fracture et de cette facture. Cette colère a aussi une dimension sociale, en ceci que le mouvement de désindustrialisation qui s’accélère aujourd’hui nous confronte à l’image d’une France qui n’est plus celle que nous connaissions, ou que nous pensions connaître : un pays fier de ses réalisations industrielles. Une partie importante de la population, qui excède de loin le nombre des simples ouvriers d’industrie, est très profondément attachée à cette image de la France. C’est ce qui explique le succès initial du Ministère du « Redressement productif ». Mais la maîtrise du verbe ne masque qu’un instant les réalités. L’importance de ce sentiment de perte de l’identité, qui peut s’incarner passagèrement dans un rejet de l’« autre », tient en ce que s’articulant avec la colère politique et la colère sociale, il va provoquer provoquer une délégitimation massive du pouvoir.
Vers la guerre civile ?
La crise qui s’annonce va faire voler en éclats l’idée d’une « démocratie apaisée ». D’une part, cette expression est une contradiction dans les termes. Les intérêts qui divisent une société ne sont pas de ceux qui peuvent se régler dans le calme feutré des cénacles privés. Leur exposition au grand jour, qui est l’une des conditions nécessaires à l’existence d’une véritable démocratie, implique un degré d’affrontement qui rend illusoire toute idée d’apaisement. D’autre part, quand les conditions d’exercice de la démocratie sont à ce point fautives que des colères convergentes ne trouveront pas de formes institutionnelles d’expression, il est illusoire de chercher à s’abriter derrière l’idée d’une « démocratie apaisée ». Il faut d’ailleurs remarquer que, de ce point de vue, la France n’est nullement une exception. C’est à un phénomène du même ordre que l’on a assisté lors des récentes élections italiennes.
Dès lors, le pouvoir actuel a devant lui trois options. Il peut rester « droit dans ses bottes », et supporter la totalité du choc de ces trois colères. Il est possible qu’il y survive, mais au prix d’une répression qui le fera changer de nature et se transformer en Tyrannie. Il est aussi possible, et c’est l’hypothèse la plus probable, qu’il soit brisé par cet affrontement, ouvrant alors une période d’incertitudes politiques et institutionnelles comme la France n’en a pas connues depuis 1958. Il peut chercher à dévier la lame de fond qui monte, en organisant des élections anticipées, donnant ainsi une forme d’expression dans le cadre institutionnel actuel à ces trois colères. Mais, le système électoral français est ici mal adapté. Rien ne serait pire que l’élection d’un nouveau Parlement qui ne soit pas à l’unisson des sentiments de la majorité de la population. Il peut, enfin, chercher à anticiper sur ces événements et changer radicalement de politique, apaisant ainsi la colère sociale et la colère identitaire. C’est la voie de la logique et de la raison, chose dit-on la plus mal partagée au monde…"
Par Jacques Sapir
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14/12/2013
friday wear II
23:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
friday wear
himmel!
23:36 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cold love, ghinzu
technique du coup d'Etat
Le manuel des émeutiers égyptiens [Emmanuel Ratier - Faits & Documents n° 310 - Février 2011]
"Nul n’est besoin d’être un expert pour savoir que la diplomatie américaine a largement poussé l’armée tunisienne à lâcher le président Ben Ali et favorisé la supposée « révolution du jasmin », qui rappelle, par nombre d’aspects, les « révolutions oranges » orchestrées par la CIA et des ONG américaines dans les pays de l’ex-bloc soviétique. Il en est de même en Égypte (même si le lobby sioniste aux États-Unis est rapidement intervenu pour freiner un processus qui risquait de déstabiliser, dans un sens plus radical, tous les voisins d’Israël). Barack Obama a détaché un envoyé spécial au Caire, le très influent homme de l’ombre Franck Wisner, fils du fondateur de la CIA et des réseaux Gladio (Fils du cofondateur de la CIA et des réseaux Gladio, il a épousé Christine de Ganay, la seconde épouse de Pal Sarközy. Connaissant parfaitement Nicolas Sarközy, c’est l’un de ses propres fils qui fut le porte-parole du candidat à la présidence ). Google a aussi révélé s’être associé avec Twitter pour mettre au point un système permettant aux Égyptiens d’envoyer des messages sur les blogs par téléphone, en contournant le blocage d’Internet. Cela ne suffisait sans doute pas encore et de véritables « opérations noires », orchestrées par les agents américains, ont été conduites comme la distribution d’un parfait petit manuel de l’émeutier, à la fois en langue arabe et en langue anglaise, intitulé How to Protest Intelligently, rappelant fortement les manuels du même type utilisés par la CIA au Nicaragua ou au Panama.
Manuel complet en Arabe à télécharger ici: http://www.libertes-internets.net/archives/docs/EgyptianR... Traduction approximative ici: http://www.businessinsider.com/egypt-activist-plan-2011-1
En voici quelques pages.
Sur la couverture du manuel , il est conseillé de diffuser ce manuel par courriel ou en photocopies, et d’« éviter qu’il tombe entre les mains de la police ou de la sécurité d’État » (cette dernière expression au demeurant typiquement américaine).
Sont ensuite données des consignes simples, pouvant être comprises par tout manifestant et pouvant être reprises en slogans :
- 1) la chute du régime d’Hosni Moubarak et de ses ministres.
- 2) La fin de l’état d’urgence (Emergency Law).
- 3) la liberté.
- 4) La justice.
- 5) La formation d’un nouveau gouvernement, non-militaire, ayant les intérêts des Égyptiens au coeur.
- 6) L’administration constructrice de toutes les ressources égyptiennes.
Une espèce de programme minimal pouvant être accepté par tous.
Suivent ensuite les grands axes de la « désobéissance civile » :
- 1) La prise des principaux bâtiments des différents ministères.
- 2) L’établissement de liens avec les membres des forces de police et de l’armée et tenter de les faire basculer du côté du peuple.
- 3) La protection de « nos frères » et de « nos soeurs » dans la « révolution ».
Arrivent ensuite les techniques de prise du pouvoir :
- 1) occuper avec ses amis et ses voisins les artères résidentielles le plus loin possible de l’endroit où se trouvent les forces de sécurité.
- 2) crier des slogans au nom de l’Égypte et de la liberté du peuple (il est même précisé de crier des « slogans positifs »).
- 3) Encourager les autres résidents des immeubles à se joindre aux manifestations (avec toujours un « langage positif »).
- 4) Aller dans les rues principales en groupes le plus important possible pour constituer des rassemblements impressionnants.
- 5) Bloquer les principaux immeubles gouvernementaux, en hurlant des slogans « positifs », dans le but de s’en emparer.
Suit ensuite des schémas de base comme celui-ci :
Manuel de l'insurrection egyptienne - rédigé par la CIA
Voici aussi la panoplie du parfait manifestant : rien ne manque en c o n s e i l s simples : port d’un sweat-shirt à capuche pour cacher sa tête et se protéger des gaz, un couvercle pour se protéger des coups de la police, des gants en plastique pour protéger la peau des gaz, un chèche et des lunettes contre les gaz et pour dissimuler son visage, une bombe de peinture pour les slogans ou à utiliser contre la police, une rose comme symbole de paix, des chaussures de sport pour courir plus vite et ne pas déraper, etc.
Manuel de l'insurrection egyptienne - rédigé par la CIA
Arrivent ensuite les véritables techniques de guérilla, comme ici les points faibles des véhicules blindés de sécurité : peindre les caméras de sécurité ou les pare-brise des véhicules, jeter des sacs remplis de savon liquide pour faire déraper les camions, etc.
Manuel de l'insurrection egyptienne - rédigé par la CIA"
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quenelle story
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12/12/2013
marche sur Rome
"De Palerme à Turin, de Rome à Gènes, de Savone à Milan, un vent de protestation sans précédent balaie l'Italie. Interruption du métro dans la capitale, fermeture des magasins dans les centres-villes, occupation des gares et des marchés, regroupements devant les palais institutionnels, opérations escargot aux frontières : depuis dimanche dernier, les manifestations contre "la caste politique" se multiplient dans la péninsule. Un mouvement spontané et anarchique qui échappe à toute logique, car les protestataires - qui se sont baptisés "les Forconi" ("ceux qui brandissent des fourches" en italien) - proviennent de tous les horizons politiques. Les premiers furent les agriculteurs et les camionneurs, animés de revendications catégorielles, notamment sur le prix du gasoil, rapidement rejoints par les groupuscules d'extrême droite Casa Pound et Forza Nuova. En Sicile, la police soupçonne la mafia d'avoir noyauté la révolte. Mais la mobilisation s'est désormais étendue aux victimes de la crise - selon les statistiques, un cinquième des familles italiennes a un niveau de vie extrêmement bas - : petits entrepreneurs, commerçants, fonctionnaires, chômeurs, travailleurs précaires et retraités. À Turin, où ont eu lieu les actions les plus violentes, des altermondialistes, des militants d'extrême gauche qui occupent des squats, et des hooligans de la Juventus ont rejoint la jacquerie des Forconi. Là-bas, même les policiers qui faisaient face aux manifestants ont retiré leur casque dans un geste de soutien.
Sans véritable leader, le mouvement a dressé sur Facebook une liste de revendications : refus de la globalisation et de l'abandon de la souveraineté monétaire, rejet des syndicats, des partis traditionnels et d'un gouvernement "qui ne correspond pas au suffrage populaire", et enfin abandon de la politique d'austérité. Mais dans les rangs des Forconi, rassemblés mercredi devant le Parlement italien, un cri unanime retentissant à chaque apparition de député résumait la principale exigence des manifestants : "Dégage, pourri !" "Ces corrompus qui gagnent 10 000 euros par mois ont augmenté les retraites de 5 euros, s'indigne Anna, une retraitée romaine de 70 ans qui arbore fièrement le drapeau tricolore transalpin autour du cou. Ils se foutent de nous. Du balai !" Francesco a fait le voyage depuis les Pouilles : "J'ai une entreprise de construction qui emploie 22 personnes. L'État ne nous paie pas ce qu'il nous doit et nous matraque avec les impôts. Seule la violence forcera la caste politique pourrie à dégager." Pour Daniele, agent de sécurité dans le métro de Rome, "quand on sera un million, on prendra le Parlement de force. Il faut faire comme pendant la Révolution française : couper des têtes". Forts de cette mobilisation, les Forconi annoncent pour les prochains jours une nouvelle "marche sur Rome", qui évoque le souvenir des chemises noires. Malgré la violence de ces propos, les populismes de tous bords tentent de récupérer la révolte. Beppe Grillo, le leader du mouvement 5 étoiles dont beaucoup de Forconi se sentent proches, a invité tous les policiers à cesser de protéger les personnalités politiques et à fraterniser, comme leurs collègues de Turin, avec les manifestants. Un appel à l'insubordination. Silvio Berlusconi, qui appelle le gouvernement à entendre les Forconi, n'a renoncé qu'au dernier moment à rencontrer une délégation des camionneurs de la révolte de crainte de choquer son électorat modéré. Mais il compte sur l'improbable alliance entre Forconi, Forza Italia et mouvement 5 étoiles pour donner le coup de grâce au gouvernement d'Enrico Letta.
22:20 | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : forconi, 5 étoiles, marche sur rome
11/12/2013
comme quoi..
"Les policiers anti-émeute rejoignent les manifestants !
Le mouvement qui prend une ampleur importante actuellement en Italie est baptisé « le peuple des fourches », ce qui fait directement référence aux jacqueries paysannes françaises dont le dernier avatar est incarné par les bonnets rouges bretons. Ce qu’il y a d’extraordinaire c’est que pour la première fois, dans un grand pays d’Europe, la police anti-émeute s’est jointe aux manifestants spontanément partout à travers la péninsule italienne. Les policiers, en signe de non-violence, ont retiré leur casque. Certains ont défilé et accompagné les cortèges qu’officiellement ils « encadraient » ! Nous ne parlons pas des forces de l’ordre du Zimbabwe mais de fonctionnaires d’un grand pays, de forces de l’ordre qui, dans leur immense majorité, sont rentrées dans la police pour attraper les méchants… pas pour taper sur les gentils.
Or, ces dernières années, en Europe, les hommes politiques, quelle que soit leur couleur, ont vendu des pays entiers aux intérêts particuliers de grands financiers. D’États démocratiques nous sommes lentement devenus des dictatures douces où tout est fait pour faire payer aux peuples des additions qui ne sont pas forcément les leurs. Certes nous sommes collectivement responsables de nos niveaux d’endettement et personne ne nous a forcés à emprunter sur les marchés aux « méchants banquiers ». Mais ce qui a fait exploser les déficits ces dernière années et qui expliquent la gravité de la crise actuelle, ce sont bien les aides qu’il a fallu partout à travers le monde apporter à des banques moribondes qui ne doivent leur survie qu’à leur capacité de rapacité sur le dos des peuples. Le système financier planétaire est devenu une sangsue qui se nourrit sur le corps de la bête « peuple ». Les policiers ne sont pas rentrés dans les forces de l’ordre pour permettre à une oligarchie de dépouiller leur propre peuple, dont il font partie, ayant eux aussi des familles, des femmes, des enfants.
Plusieurs appels aux policiers pour rejoindre les manifestants
Sur les réseaux sociaux, plusieurs appels circulent depuis quelques jours afin d’appeler les forces de l’ordre à rejoindre le mouvement avant qu’il ne soit trop tard pour l’Italie. En Italie, comme en Espagne ou en Grèce, l’austérité est de plus en plus forte, la répression fiscale de plus en plus importante… Évidemment, cela devrait vous rappeler la situation française, où les impôts augmentent sans cesse comme seule et unique réponse à la crise et où pour les moins défavorisés (c’est-à-dire les classes moyennes) les prestations sociales elles… baissent considérablement. Partout en Europe s’instaure un espèce de ras-le-bol généralisé. En Italie, la crise économique ravage les hommes. Ils se suicident, comme ces chefs de PME qui, par dizaines, se pendent. Comme en Espagne où plus de 3 500 suicides sont imputables aux expulsions immobilières. Comme en Grèce dont on ne parlera pas. Comme en France où les immolations sont de plus en plus courantes mais passées sous silence selon la sainte loi consistant à dire qu’un événement dont on ne parle pas… n’existe pas. Mais ces appels, relayés par Beppe Grillo sur son blog qui a publié une lettre ouverte demandant aux forces de l’ordre et à l’armée de « rejoindre le peuple ».
Toutes les dictatures tombent faute de combattants !
Il est facile de diriger un pays d’une main de fer tant que vos fers de lance se chargent d’embastiller, de frapper, de matraquer, de gazer votre peuple. Il est facile de maintenir l’ordre établi lorsque les zélateurs zélés du système font leur office. Il est facile de taxer, ruiner, imposer, voler les peuples à partir du moment où la force, dans le sens premier du terme, est utilisée par les dirigeants à l’égard des peuples qui ne consentent plus à l’impôt. Mais lorsque la force brute ne peut plus être utilisée, lorsque les forces de l’ordre et l’armée refusent de tirer sur les peuples, alors les dictatures s’effondrent comme des châteaux de cartes… et c’est ce qui se passe sous vos yeux en Italie. Le gouvernement italien pourra-t-il reprendre la main ? Peut-être. Peut-être pas. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes le peuple et que « les peuples ne doivent pas craindre leurs dirigeants. Les dirigeants doivent craindre le peuple ». Je voulais juste, pour terminer, vous citer deux textes. Le premier est dans les premières lignes de notre Constitution. Le second est dans la Déclaration des droits de l’homme annexée à notre Constitution.
« Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »
« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. »
Sans policiers pour nous en empêcher, il sera nettement plus facile de résister à l’oppression des eurocrates collabos zélés du système financier global… Et là, il y en a qui vont commencer à sacrément trembler." Charles SANNAT
17:33 | Lien permanent | Commentaires (17)
10/12/2013
réussir son effondrement
(...) L'état des infrastructures de communication aux États-Unis est un cas particulièrement intéressant. Les États-Unis sont maintenant derrière la plupart des pays développés pour l'accès à l'internet. Beaucoup de gens dans les régions rurales des États-Unis doivent dépendre de leur téléphone mobile pour l'accès à l'internet, mettant les États-Unis à égalité avec des pays tels que le Cambodge, le Vietnam, l'Indonésie et les Philippines. Cependant, les services de téléphonie mobile sont bien plus chers aux États-Unis que dans n'importe lequel de ces pays. Étant donné que la plupart des produits et des services sont maintenant disponibles principalement par l'internet, et que l'internet nécessite une alimentation continuelle en électricité, l'état du réseau électrique aux États-Unis offre un cas encore plus intéressant. C'est un réseau sévèrement surchargé, fait de lignes électriques et de postes de transformateurs vieillissants, certains datant des années 1950.
Il y a plus de cent réacteurs nucléaires, qui deviennent vieux et dangereux, mais leur vie opérationnelle est en train d'être artificiellement étendue par certification. Il n'y a pas de plans, et pas d'argent, pour les démanteler et pour séquestrer les déchets à haut niveau radioactif dans un lieu souterrain géologiquement stable. Si elles étaient privées à la fois de l'électricité du réseau et de carburant diesel pendant un long intervalle de temps, ces centrales fondraient, à la Fukushima Daiichi25. Il vaut d'être mentionné qu'un désastre nucléaire, tel que Tchernobyl26, est un ingrédient particulièrement capable de précipiter un effondrement politique. Puisque ce qui empêche une série de tels désastres de se produire est le réseau électrique, suivi du diesel, examinons chacun tour à tour.
Les coupures de courant ont augmenté abruptement au cours de la dernière décennie.En ce qui concerne le réseau électrique, on a récemment constaté que l'incidence des coupures d'électricité majeures doublait chaque année. Oui, nous commettons l'erreur inductive en extrapolant simplement cette tendance dans l'avenir, mais, étant donné ce qui est en jeu, n'oserions-nous pas extrapoler ? Au minimum, nous devrions entendre une très bonne raison de ne pas le faire. L'incidence des coupures d'électricité majeures ne peut doubler qu'un certain nombre de fois avant qu'il soit temps de distribuer les tablettes d'iodure de potassium27 et que le prix des perruques explose.À moins, bien sûr, que les générateurs diesel puissent être maintenus en fonctionnement pendant les quinze ou vingt ans qu'il faudrait pour arrêter, retirer le combustible et décommissioner tous les réacteurs nucléaires et vider les piscines de stockage des déchets. Les pays auxquels manquent un réseau électrique fiable ont tendance à dépendre des générateurs diesel. Il y a actuellement beaucoup de pression sur les réserves de diesel, particulièrement depuis que le Japon à suspendu la totalité de sa capacité de production nucléaire à la suite du désastre de Fukushima Daiichi, avec des prix du diesel élevé et des pénuries ponctuelles dans de nombreux pays. Observant l'incidence croissante des coupures de courant et des flambées des prix, de nombreuses sociétés aux États-Unis ont installé des générateurs diesel d'urgence, et découvrent maintenant qu'elles les font fonctionner même quand le réseau électrique est disponible, à chaque fois que la compagnie d'électricité le leur demande.
Peu de choses continuent de fonctionner aux États-Unis une fois que le réseau électrique est en panne. Plus tôt cette année, un quartier central de Boston où je travaillais alors (Back Bay) a été plongé dans l'obscurité à cause d'une incendie de transformateur. Pendant presque une semaine entière tous les commerces du coin ont été fermées. Sans électricité, il n'y a ni chaleur ni eau chaude ; il n'y a pas d'eau courante ou, plus effrayant, plus d'évacuation des eaux usées ; il n'y a plus d'air conditionné (ce qui est fatal, par coup de chaleur, dans des endroits comme Atlanta, en Géorgie, qui ont souvent cent pour cent d'humidité couplé avec des températures estivales ambiantes au dessus de la température du corps). Les systèmes de sécurité et les systèmes de paiement cessent de fonctionner. Les téléphones mobiles et les ordinateurs portables ne peuvent être rechargés. Les tunnels autoroutiers et le métro son inondés et les ponts ne s'ouvrent pas pour laisser passer le trafic maritime — tel que les barges chargées de diesel. Pouvons-nous être sûr que le diesel continuera d'être fourni à toutes les centrales nucléaires actives alors même que tout le reste s'écroule ?
C'est habituellement le moment de mes conférences où quelqu'un dans le public intervient pour dire :Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir28, n'est-ce pas ?À quoi je réponds :Pour vous peut-être, si vous n'avez pas d'autre plan que d'attendre que tout s'arrange d'une façon ou d'une autre magiquement tout seul.Vous voyez, construire quelque chose qui fonctionne demande beaucoup de temps et d'efforts. Les choses cessent de fonctionner précipitamment, mais fabriquer un remplacement demande du temps, des ressources, et, le plus important, de la stabilité. Cela ne peut être fait que par anticipation, et le faire demande de la pratique (par quoi j'entends : apprendre de ses propres et nombreuses erreurs). Si vous attendez jusqu'à ce dernier moment quand, dans un spasme d'horreur, vous vous direz soudainement :Oh, merde ! Dmitry avait raison !, alors en effetNoiretC'est Noirseront vos charmants nouveaux camarades de chambrée. Mais si vous commencez votre effondrement tôt et que vous vous en débarrassez rapidement, alors vos chances d'y survivre excéderont très probablement zéro.Et donc, veuillez ne pas me demander
Quand ?— faites votre propre réflexion ! Je vous ai donné les outils pour aboutir à vos propres conclusions, sur la base desquelles vous pouvez être capable de commencer votre effondrement tôt et vous en débarrasser rapidement."
25. La centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, sévèrement accidentée au cours d'un séisme en mars 2011.
26. La centrale de Tchernobyl, en Ukraine, fut le siège d'une catastrophe nucléaire majeure en 1986. À l'heure actuelle (en 2012), l'Europe finance la construction d'une nouvelle enceinte de confinement, une arche colossale de près de cent mètres de haut et deux cent cinquante mètres de large, assemblée à proximité du site et devant glisser sur des rails jusqu'à englober la totalité du bâtiment et le sarcophage de béton qui avait été improvisé par dessus le réacteur accidenté dans les mois suivant l'explosion.
27. L'iodure de potassium est (ou devrait être) utilisé en cas d'accident nucléaire afin de prévenir l'absorption d'iode radioactif par la thyroïde.
28. Dans le texte :
This is all doom and gloom, isn’t it?.
19:32 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : effondrement, orlov
09/12/2013
l'Europe qui protège..
"Notre lecteur Julien nous a écrit: "Rapport reçu ce WE sur le secteur de la construction dans une ville connue des Landes. Comparaison de l’activité entre 2013 et la moyenne des 3 années précédentes, comparables entre elles côté résultats. Pour 2013, le bilan est édifiant ! A se demander si les statistiques d’une certaine presse datent de plusieurs mois où si on nous cache volontairement la vérité. Quoi qu’il en soit, voici le bilan:
- Maisons individuelles : baisse de 63% des demandes de PC (Permis de Construire)
- Bâtiments collectifs : baisse de 65% des demandes de PC
- Résidences : baisse de 50% des demandesLe rapport analyse ensuite les causes, rien de bien nouveau si ce n’est la mention de la RT 2012 (Règlementation Thermique) qui a mis une grouille pas possible sur le marché national à plusieurs niveaux et qui est responsable d’une augmentation des prix d’environ 15%. Sur le fond, un lobbying qui ne sert pas à grand-chose alors que la construction BBC existe depuis plus de 15 sans problème. Par contre, il est important de noter que l’analyse met l’accent sur une aberration totale qui TUE ! Les "TRAVAILLEURS DETACHES" (super expression à la c...). Il est maintenant "normal" de voir des camionnettes roumaines, bulgares et autres pays de l’Est stationner devant un chantier ! L’exemple d’un fax reçu la semaine dernière est édifiant! On nous propose un travailleur pour moins de 2000 euros par an, charges incluses. Faut-il sortir de l’ENA pour devenir con à ce point ! Ce n’est plus de l’incompétence, c’est de la haute-trahison passible des tribunaux. On se tire une balle dans la tête. Et comme cette situation est évidente, la seule conclusion valable consiste à constater que tout ceci est voulu avec que demain, la majorité des travailleurs soit ainsi traitée, histoire de gaver un peu plus ceux qui détiennent le capital, lui-même issu de planches à billets qui fait que la monnaie en tant que telle n’a plus de valeur concrète" Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013
COMMENT LA SNCF DELOCALISE DOUCEMENT SON INFORMATIQUE EN POLOGNE
du 9 au 15 décembre 2013 : Sujet déjà abordé il y a quelque temps sur cette page, mais voici de nouvelles informations de l'un de nos lecteurs sur ce qui se passe à la SNCF: "les embauches d'informaticiens seront bloquées pour 5 ans (on comprime gentiment mais surement le personnel). Je tenais à vous signaler que la supervision du réseau informatique national, qui était géré par des Lyonnais, a été déménagée en une nuit chez IBM en Pologne. Nous l'avons su lors d'une nuit d'astreinte où nous avons dû appeler le (même) numéro de supervision que d'habitude... Sauf que là: impossible de comprendre ce qui se dit.
Même le chemin de fer n'est plus à l'abri. Sachez également qu'officieusement la SNCF prévoit la suppression des RER (en tout cas la ligne C) à partir de 22h. Utile pour les braves gens qui veulent sortir sur Paris, ou en revenir tard... Le déménagement de la supervision réseau date d'il y a un an environ déjà. Cette info n'est pas fraîche mais n'a pas été relayée. Le numéro de tel reste un numero interne SNCF, un truc du genre 32.30.30, le même qu'avant pour avoir nos équipes lyonnaises on l'a vraiment appris un soir de panade, au pied du mur. On ne comprenait pas la langue de notre interlocuteur, il a fallu lui demander de nous faire un mail. Et c'est la signature du mail qui comportait "IBM Polska", nous avons tous été outrés par la signature en question: IBM GSDC Polska Sp., Muchoborska 8, 54-424 Wroclaw. Certaines activités confiées à Big Blue partent en Pologne et en Tchéquie. De son côté, Sopra délocalise en Espagne. " PS: rappel avec 01.net, Ibm et Sopra délocalisent les activités de la SNCF. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013TEMOIGNAGE D'UN LECTEUR A PROPOS DES CAMBRIOLAGES REPETES
du 9 au 15 décembre 2013 : Julien: "J'ai 33 ans et habite une petite maison dans un village du sud de la France à coté de Aix-en-Provence. Victime d'un 1er cambriolage il y a 1 mois et aujourd'hui de nouveau, heureusement sans violence, ma compagne et moi n'étions pas présent les deux fois. La 1ere fois seulement ma maison a été visitée, ils ont pris du matériel multimédia, des bijoux (dont certains sans aucune valeur) et des vêtements là encore sans valeur (pas de grande marque). Aujourd'hui, ils ont visité ma maison mais aussi celle de deux de mes voisins les plus proches, dont des retraités chez qui ils ont empoisonné le chien (très choqué par cette action) et en plus de piller la maison ont aussi pris leur voiture (une clio). La police, venons-en au meilleur, m'a dit pour les deux fois où ils sont venus constater les faits:
- Cette année ça explose !
- Il n'y a rien à faire ... s'ils veulent entrer ils entrent.
- Une alarme ? Oui si vous voulez, m'enfin le temps qu'on arrive ils seront déjà parti avec le butin et sans se presser.
- On a tellement de plaintes ... ne comptez pas trop à ce qu'on les retrouve.
- Ce soir, on va piéger la maison, dis ma compagne excédée à la policière venus constater les faits
- Ou alors leur tirer dessus avec un gros calibre
Je sais bien que mon histoire n'a rien d'exceptionnel mais les autorités (enfin la police de quartier) ne se cache même pas de leur incapacité à agir. Que doit-on faire pour vivre en paix dans ce pays ? Se mettre du coté des voyous ?"
C'est ainsi que le pays part en vrille... quand la police ne peut plus rien faire. Et pendant ce temps, quand vous travaillez vous vous demandez si vous allez retrouver vos affaires. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013*************************************************************************
« L’Europe a faim. C’est une enquête réalisée en Grande-Bretagne qui vient rappeler que la crise est toujours bien présente dans de nombreux pays. Une lettre envoyée la semaine dernière au British Medical Journal par une association de médecins fait état de l’accroissement alarmant du nombre de personnes hospitalisées pour malnutrition : elles étaient 5 400 l’an dernier, soit presque deux fois plus qu’en 2008 quand la crise des subprimes a frappé le Royaume-Uni et ses 53 millions de sujets. »
« Pour ces médecins, ces chiffres ne sont qu’indicatifs. La véritable mesure de la pauvreté se fait par le recensement des personnes ayant besoin d’une aide alimentaire. Elles ont été plus de 347 000 en 2012, contre 26 000 en 2008 (les chiffres de l’année actuelle ne sont pas encore connus). La faute en incombe à la crise, certes. Mais la politique de rigueur budgétaire qui l’accompagne est tout autant responsable de la hausse du chômage et de la baisse des revenus. »
Pourtant, pour l’alimentation, ce n’est pas encore comme pour les médicaments. Il n’y a pas de pénurie ou de rupture d’approvisionnement. Les magasins sont pleins… mais les gens ne peuvent pas acheter à manger.
Je me souviens encore des promesses de l’Europe, vous savez, celles où on nous vantait le développement économique, la richesse, la prospérité et la paix, raison pour laquelle il fallait absolument signer le traité de Maastricht sans quoi notre avenir serait noir.
20 ans après (le temps passe vite), cette Europe des peuples affame ses peuples, ses femmes, ses hommes et ses enfants sans que cela ne pose de véritable problème d’ordre démocratique (pour le moment). source/le contrarien
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