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22/12/2013

Joyeux Noël à tous:)

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rrrohh encore kate Upton! ce côté rafraichissant peut-être? bon noël à toutes et à tous, merci à tous les commentateurs (même hostiles mais c'est rare :D) qui me donnent envie de continuer à alimenter ce blog depuis novembre 2006, je vous souhaite force morale et apaisement...le dernier mot à Ernst Junger, figure tutélaire du site:

"Toute reddition des armes implique un acte irrévocable qui atteint le combattant à la source même de sa force. Je suis convaincu que la langue elle-même en est atteinte. On s'en rend surtout compte dans la guerre civile, ou la prose du parti battu perd aussitôt de sa vigueur. Je m'en tiens là-dessus au "Qu'on se fasse tuer" de Napoléon. Cela ne vaut naturellement que pour des hommes qui savent quel est notre enjeu sur cette terre. " Ernst Jünger, Jardins et routes, 1942.

"La domination du tiers-état n’a jamais pu toucher en Allemagne à ce noyau le plus intime qui détermine la richesse, la puissance et la plénitude d’une vie. Jetant un regard rétrospectif sur plus d’un siècle d’histoire Allemande, nous pouvons avouer avec fierté que nous avons été de mauvais bourgeois." Ernst Jünger, Le travailleur, 1931.

podcast
Upton+ Jünger+ Brassens, what else?!

21/12/2013

anatomie du chaos (n+1)


Pierre Yves Rougeyron Qui veut la peau de l... par webtele-libre

"Dans la mesure où ses interventions visent à compenser les effets destructeurs du marché, l'Etat-Providence joue d'une certaine manière un rôle de « démarchandisation » de la vie sociale. Cependant, il ne peut pas se substituer intégralement aux formes de protection communautaire qui se sont effondrées sous l'effet du développement industriel, de la montée de l'individualisme et de l'expansion du marché. Par rapport à ces anciennes formes de protection sociale, il présente en effet des caractéristiques qui sont autant de limitations des bénéfices qu'il peut apporter. Alors que les anciennes solidarités reposaient sur un échange de prestations mutuelles qui impliquait la responsabilité de tous, il pousse à la déresponsabilisation et transforme les sociétaires en assistés. Alors que les anciennes solidarités s'inscrivaient dans un réseau de relations concrètes, il se présente comme une machinerie abstraite, anonyme et lointaine, dont on attend tout en pensant ne rien lui devoir. La substitution aux anciennes solidarités, immédiates, d'une solidarité impersonnelle, extérieure et opaque, est donc loin d'être satisfaisante. Elle est au contraire à la source même de la crise actuelle de l'Etat-Providence qui, de par sa nature même, semble voué à ne pouvoir metttre en oeuvre qu'une solidarité économiquement inefficace parce que sociologiquement inadaptée. Comme l'écrit Bernard Enjolras, « dépasser la crise interne de l'Etat- Providence suppose, en conséquence, de retrouver les conditions de production d'une solidarité de proximité », qui sont aussi « les conditions d'une refondation du lien économique, afin de restaurer le synchronisme entre production de richesses et production du social ».

« Tout l'avilissement du monde moderne, écrivait Péguy, c'est-à-dire toute la mise à bas prix du monde moderne, tout l'abaissement du prix vient de ce que le monde moderne a considéré comme négociables des valeurs que le monde antique et le monde chrétien considéraient comme non négociables »29. Dans cet « avilissement », l'idéologie libérale porte une responsabilité majeure, dans la mesure où elle se fonde sur une anthropologie irréaliste et en déduit une série de conséquences erronées." Alain de Benoist, Critique du libéralisme.

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épuration-pride et beauté du diable

ww2,jean cau,hubert beuve méry,huguenin








"CENTRAFRIQUE - Après le scandale du légionnaire à la tête de mort au Mali, l'armée française doit se pencher sur un nouveau dérapage d'un soldat en mission. BFMTV s'est procurée ce vendredi 20 décembre une photographie représentant un soldat de l'armée française en mission en Centrafrique et arborant sur son uniforme un patch aux références nazies explicites. Une "idéologie que nous condamnons sans équivoque", a confirmé au HuffPost le porte-parole des Armées qui indique que le soldat sera suspendu dès qu'il aura été identifié. Plus embarrassant encore, cette image faisait partie d'une série de neuf photos publiées sur la page Facebook officielle des opérations extérieures de l'armée. Elle a depuis été retirée, mais des internautes l'ont conservée. La photographie montre un jeune homme en gros plan, l'arme à la main, et arborant un macaron scratché sur la manche. Dessus, la devise SS "Meine Ehre heißt Treue" (Mon honneur s'appelle fidélité), visiblement cousue sur un écusson tenu par un velcro. Le terme RCA désigne la République Centrafricaine et le drapeau français y est frappé d'un énigmatique "32", a priori là encore cousu. BFMTV avance une hypothèse en faisant référence à la 32e division SS sans pour autant y apporter beaucoup de crédit. Il se pourrait aussi que 32 fasse référence à l'année 1932, date à laquelle la devise "Meine Ehre heißt Treue" fut systématiquement gravée sur les ceinturons des SS. Joint par Le HuffPost, le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'Etat-major des armées, confirme l'existence de cette photographie. "La photo a été postée l 19 décembre sur Facebook. Il est apparu ensuite que le soldat arborait un insigne d'épaule qui n'appartient pas à l'uniforme de l'armée française et véhiculant une idéologie que nous condamnons sans équivoque". Une enquête de commandement a été ordonnée par le Chef d'Etat major et elle sera diligentée en Centrafrique par le général de commandement de la force Sangaris. "Dès que ce soldat aura été identifié, il sera immédiatement suspendu", nous a précisé le colonel Jaron sans vouloir évoquer les éventuelles sanctions qu'encourt le militaire pris en faute." Le HuffPost- 20 12 13.

Si ça n'était pas tragique pour le jeune soldat qui va en faire les frais (et sans doute devoir quitter l'armée), ce fait divers inepte serait drôle et en tous cas ô combien symptomatique du délire contemporain consistant à traquer tous les symboles -réels ou fantasmés- fascistes* au nom d'une dénazification jamais accomplie totalement dans une Europe qui vit mourir ce mouvement historique en 1945 et à jouer les FFI en bois alors que tout feldgrau a disparu de nos contrées depuis belle lurette.

J'entends d'ici tous les Camus, les Boltanski et les BHL glapir l'urgence d'une nouvelle épuration générale, de l'armée à la maternelle, avec voyages obligatoires à Tréblinka pour nos forces armées (ou ce qu'il en reste) et lecture systématique de Wiesel ou Primo Lévi dés la petite section...

Il suffit pourtant de relire le très progressiste et indiscutable Hubert Beuve-Méry ou l'excellent Jean Cau (qui n'étaient pas des nazis, je précise à l'égard des jeunes lecteurs d'Hoplite) pour saisir la fascination sauvage que pouvaient produire ces uniformes et ces mouvements révolutionnaires dans une Europe infectée par le parlementarisme pseudo-démocratique et le pil-poul libéral...

« Il y a dans l'élite nazie de la jeunesse un dynamisme, un héroïsme et une largeur d'horizon qui ne peuvent être perdus sans appauvrissement pour l'Europe. » (Hubert Beuve-Méry, journaliste, fondateur du Monde et du Monde diplomatique et directeur des études à l'école des cadres d'Uriage, 1945) NRH 04/10.

« Je n'oublierai jamais le jeune tankiste SS qui beurrait calmement son pain du plat de la lame de son poignard. Il ne nous regardait même pas. Il flottait autour de lui une odeur de guerre. De drap en sueur, de cuir, d'huile et de graisse tiède. Et s'il nous avait offert des poignards, des uniformes à notre taille et s'il nous avait assis aux commandes de l'énorme jouet,  qu'eussions-nous fait de nos cahiers et de nos livres ? Un feu de joie, peut-être. Mais il était allemand comme est français, vingt ans plus tard, le parachutiste qui ne prête aucune attention aux enfants de ce village kabyle. Une fille s'est arrêtée pour regarder le SS à tête de mort. Il a levé les yeux, elle a baissé les siens et est partie toute droite et toute patriote. Il a souri en la suivant du regard. Est-ce que la fille ose penser qu'il est bien dommage et bien étrange que le mal soit si beau ? » (Jean Cau, Le meurtre d'un enfant, 1965) NRH 04/10.

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« C'est alors qu'ils étaient arrivés, précédés de leurs motocyclistes qui roulaient lentement, les bras écartés, le buste droit. C'était au moment du déjeuner ; de toutes les maisons, on jaillissait pour les voir. Ils chantaient une mélodie rauque, coupée de longues interruptions,  où l'on entendait plus que le craquement rythmé de leurs bottes, et qui n'évoquait nulle joie, nul triomphe, mais seulement cette volonté d'avancer, de poursuivre, de pousser toujours plus loin, broyant les obstacles, vers une terre inconnue et promise -cette même volonté qu'exprimaient le mouvement de leurs bottes (comme s'ils écrasaient à chaque pas quelque chose), leurs regards raidis vers l'horizon, leurs fronts de rêveurs butés. Ils passaient, ils passaient, sans s'arrêter, verts et noirs, et s'effaçaient dans le poudroiement de la route sans qu'un seul d'entre eux eut jeté un regard à la foule subjuguée qui tapissait les murs comme une haie d'honneur. "maman, je voudrais être allemand. » « Tais-toi, tu dis des bêtises ! » « Je voudrais tant être allemand, maman ! »

(Jean-rené Huguenin, La côte sauvage, 1965) NRH 04/10

* je reprends ici le terme générique de "fascisme" et la distinction que fait Ernst Nolte entre fascisme "normal" (Italien) et fascisme "radical" (national-socialiste) dans son ouvrage La guerre civile européenne 1917-1945.
podcast

(le nouveau générique de BFM)

20/12/2013

L’œil du cyclone

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"Mes chères contrariennes, mes chers contrariens ! L’œil du cyclone, c’est cet endroit bien connu dans la tourmente, un endroit de calme plat, un endroit où tout semble aller pour le mieux et en réalité… ce n’est qu’un moment, qu’une pause dans le passage du cyclone. La situation économique que nous vivons correspond en tout point à la définition de l’œil du cyclone. Encore une fois, rien n’a changé depuis 2007, début de la crise dite des subprimes. Beaucoup d’agitation, beaucoup de plans de relance, beaucoup d’argent dépensé, un nombre incalculable de sommets et de réunions de la dernière chance, des moyens colossaux mis en œuvre mais au bout du compte, rien ou presque n’a changé. Alors ce soir, en ce jour de baisse de l’or relativement importante, je tenais à partager avec vous ma conviction la plus profonde sur la situation économique. Vous dire que vraisemblablement ce mouvement baissier va nous conduire sur le seuil des 1 000 dollars l’once, et que nous allons pouvoir nous renforcer à bon compte sur le métal jaune, car encore une fois, rien n’a changé. Avant de vous faire un petit exercice de prospective, je voulais partager avec vous une information chiffrée vraiment importante car tout le reste en découle logiquement.

Un accord merveilleux sur l’union bancaire

Avant de vous donner cette information chiffrée, petit retour sur l’événement insignifiant d’hier concernant l’accord sur l’union bancaire en Europe, obtenu de longue lutte et d’arrachée ! Un accord qui nous est vendu avec moult tambours et trompettes ! Un véritable concert de louanges où des mamamouchis incompétents et corrompus s’autocongratulent sous le regard bienveillant d’une presse complice relayant le message divin d’espoir sur la solidité des banques. Alors retenez ceci. D’ici 10 ans (n’oubliez pas que le temps en Europe est une notion très spécifique permettant de bien saisir le principe de relativité cher à Einstein), nous aurons un fonds de garanti doté de 55 milliards d’euros… dans 10 ans ! 55 milliards seulement et pour l’Europe entière. Autant dire rien ! Maintenant, je reviens sur cet article du Monde dont je voulais vous parler avec les chiffres qu’il dévoile et qui sont parfaitement vrais. Ils sont vrais et terrifiants. Jugez plutôt.

Les produits dérivés dépassent leur niveau d’avant-crise

« L’étude publiée mardi 17 décembre par le cabinet d’analyse financière indépendante AlphaValue, intitulée « Quelles banques sont des Fukushima en puissance ? », montre que ce n’est pas près de changer. Celle-ci révèle en effet que la valeur notionnelle des dérivés (c’est-à-dire la valeur faciale qui apparaît sur les contrats de ces produits) dépasse désormais son niveau d’avant la crise des subprimes. Au premier semestre 2013, elle s’élevait en effet à 693 000 milliards de dollars, contre 684 000 milliards au premier semestre 2008, selon les chiffres que le cabinet a tirés des rapports de la Banque des règlements internationaux (BRI). L’équivalent de dix fois le PIB mondial, contre trois fois le PIB mondial il y a quinze ans. » « AlphaValue a également épluché les documents officiels des grandes banques européennes afin de déterminer quelles sont celles qui détiennent les montants notionnels de produits dérivés les plus élevés. » Et voici le classement que je vous conseille d’imprimer et de mettre sur votre table de chevet. Ainsi, lorsque vous douterez de votre stratégie patrimoniale, et certains parmi vous risquent de connaître de fortes périodes de doutes dans les prochaines semaines, regardez quelques minutes seulement cette petite feuille de papier. Regardez-là et rappelez-vous que c’est précisément pour cette raison, et quoi que l’on vous dise, quoi que vous entendiez, quelles que soient les analyses fumantes et fumeuses que l’on vous livre.

1/ Deutsche Bank : 55 600 milliards
2/ BNP Paribas : 48 300 milliards
3/ Barclays : 47 900 milliards
8/ La Société générale : 19 200 milliards
9/ Le Crédit agricole : 16 800 milliards

Maintenant, effectuez par vous-même l’addition pour ces 3 banques françaises, puis comparez la somme totale… au PIB de la France qui est globalement de 2 000 milliards d’euros. Si une seule banque française explose, c’est toute la finance mondiale qui explose, et notre PIB de 2 000 milliards n’est que roupie de sansonnet ! Dès lors ce sera game over. La fin. The End. Terminé. Fini. Envolé, tout ! Plus d’épargne, plus de monnaie, plus d’échange, rien… Une véritable fin du monde économique. Le journal Le Monde fait remarquer très justement dans cet excellent article que « les régulateurs sont conscients du problème, et exigent notamment que les échanges de produits dérivés passent à l’avenir par des chambres de compensation – structures qui assurent le règlement-livraison des transactions et garantissent le respect des règles de transparence et de sécurité ». Sauf que là encore, la puissance du lobby bancaire, l’imbrication et la force des banques rendent tous les États dépendants des banquiers. « La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit. » Et c’est une évidence. Là encore, il faudra au moins 10 ans avant de faire des avancées d’escargot et encore… D’ici là, le monde financier aura déjà explosé plusieurs fois. Rien que pour BNP Paribas, plus de 48 000 milliards de produits dérivés. Nous ne sommes pas dans la finance. Nous ne sommes pas dans les concepts économiques. Nous sommes dans de la pure folie humaine, et cette folie nous emportera tous, en annihilant au passage nos épargnes, nos patrimoines, nos fortunes.

(...) Profitez de ce moment dans l’œil du cyclone pour affiner vos préparatifs

Après tout, lorsque l’on voit cet article sur les pires prévisions économiques, (ici), on peut se poser quelques questions sur la capacité prédictives des « zexperts » et autres « zéconomistes », dont le rôle est plus de rassurer tout le monde en permanence que de cerner véritablement les risques. (À propos de prédictions économiques je vous réserve une petite surprise pour l’édition du 24 décembre qui, j’espère, vous plaira autant qu’elle vous amusera.)

Bref, préparez-vous ! Encore et toujours. Inlassablement.

1/ Une maison de campagne.
2/ Un PEBC (plan épargne boîtes de conserve) avec tout plein de toutes les choses qui vous seront utiles en cas de problème. Le concept de PEBC est évidemment une métaphore pour désigner tout ce dont vous auriez besoin en cas d’arrêt des flux. C’est donc beaucoup plus large que de simple totem de boîtes de raviolis mais je pense que vous l’aviez tous compris !
3/ De l’or pour stocker de la valeur. De l’argent comme monnaie d’échange. D’ailleurs, vous avez encore la possibilité de commander votre kit de survie en argent métal en allant sur le site d’auCOFFRE.
4/ Pour ceux qui en ont les moyens, terres agricoles ou forêts.

De façon générale, débancarisez au maximum, achetez le maximum d’actifs tangibles, pensez pour ceux qui ont beaucoup d’épargne ou des schémas complexes type crédits in fine avec contrat d’assurance vie nanti à sortir très vite des montages car vous allez boire le bouillon en perdant votre épargne d’un côté et en devant votre crédit de l’autre !

Soyez dans le réel. Pas dans le virtuel.

Lorsqu’une banque, fut-elle française et fut-elle la BNP, est engagée à hauteur de 48 000 milliards de produits dérivés (montant notionnel), la messe est dite. En face, la BNP dispose de moins de 100 milliards d’euros de fonds propres. C’est l’ensemble du système financier mondial qui est en faillite virtuelle. N’imaginez pas que l’on puisse trouver 700 000 milliards de dollars. N’imaginez pas que les banques centrales puissent imprimer de tels montants sans déclencher une hyperinflation d’ampleur biblique. N’imaginez pas qu’à la fin du film le super-héros d’Hollywood sauvera le monde de la destruction. (...) Lorsqu’une seule banque française détient pour plus de 48 000 milliards de produits dérivés, vous devez avoir la certitude que vous n’êtes pas à la fin de la crise… mais dans l’œil du cyclone, et ce calme peut être trompeur. Ne vous méprenez pas."

Charles SANNAT

19/12/2013

kouchnergate

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°303 - Janvier 2011]

Particulièrement fouillé et s’appuyant sur de multiples témoignages, le rapport présenté devant le Conseil de l’Europe, le 16 décembre, par le député suisse Dick M arty, est une véritable bombe. On y trouve la confirmation de ce que les autorités serbes assuraient depuis plusieurs années : les milices de l’UCK (aujourd’hui au pouvoir) ont assassiné au Kosovo, mais aussi en Albanie, plusieurs centaines de soldats serbes afin de fournir des organes humains à de riches clients étrangers, en particulier israéliens. Aussi bien les dirigeants kosovars qu’albanais, ainsi que la CIA et les services diplomatiques américains ont tenté de saper la crédibilité de son auteur, alors que même Carla Del Ponte évoque, dès 2008, ce trafic d’organes dans ses mémoires. Elle a également évoqué à plusieurs reprises le refus de Bernard Kouchner, chef de la mission de l’ONU (et étroitement lié aux terroristes islamiques de l’UCK), de toute enquête sur cette question dans les années 2000. Interrogé le 27 février 2010 alors qu’il se trouvait en voyage officiel au Kosovo, celui qui était alors ministre français des Affaires étrangères avait conseillé, avec un grand rire, à un journaliste qui avait osé l’interroger sur ce trafic d’aller « se faire soigner ».

http://faitsetdocuments.com/

[Faits et Documents n° 251 - Février 2008]

Le général italien Fabio Mini, qui a dirigé les forces de l’OTAN au Kosovo en 2002-2003, a déclaré au Corriere della Serra que l’indépendance « conviendra à ceux qui commandent : Thaçi (NDA : le Premier ministre) qui fait des affaires avec le pétrole, Ramush Haradinaj (NDA : ancien Premier ministre) qui est jugé devant le Tribunal pénal international de La Haye, Agim Ceku (ancien Premier ministre) qui veut devenir généralissime, Behgjet Pacolli (NDA : homme d’affaires milliardaire) qui a besoin d’un endroit pour mettre l’argent de son empire. » Il a ajouté : « Ce qui intéresse les clans, c’est un endroit en Europe où vont s’ouvrir de nouvelles banques. Un port franc pour l’argent qui arrivera de l’Est. Monte-Carlo, Chypre, Madère ne sont plus sûres. Je comprends la hâte des Kosovars. Je ne comprends pas celle de la communauté internationale. » D’ores et déjà, l’Union européenne a annoncé qu’elle allait verser un milliard d’euros au nouvel Etat.

http://www.faits-et-documents.com

Le gouvernement kosovar et le crime organisé
[ Jürgen Roth - Voltaire - 08/04/2008]

Pour organiser des troubles au Kosovo et susciter un usage disproportionné de la force par Belgrade, l’OTAN avait fait appel à des délinquants locaux qui constituèrent le « Front de libération du Kosovo » (UÇK). Ils n’en continuèrent pas moins leurs activités criminelles. Par la suite, l’OTAN s’accommoda d’autant plus facilement de cette organisation mafieuse qu’elle ne pouvait espérer recruter des gens honnêtes pour servir des intérêts étrangers. L’élévation unilatérale du Kosovo occupé au rang d’État indépendant, en 2008, a donné l’immunité d’un gouvernement au commandement d’une organisation criminelle bien connue des services de police occidentaux ainsi que l’atteste un article de la « Weltwoche », paru en 2005, que nous reproduisons dans nos colonnes.
 

18/12/2013

Traite arabe

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 NB: ré-édition d'un post de 2010, toujours d'actualité en ces temps de merde.

 "Il est toujours utile de rappeler qu'en matière d'esclavage, la seule chose que l'Occident ait inventé, c'est l'abolition." Marcel Meyer (gentil lecteur du blog)

Concernant la traite esclavagiste occidentale- le commerce triangulaire- l’essentiel a été dit. Il s’agit d’un élément à charge constant dans le procès fait à l’occident. Je n’y reviendrai pas. L’historiquement correct ne prend pas, ou rarement, en compte le fait que deux types de traites ont existé, se superposant parfois : l’européenne venue de l’océan et la musulmane venue du nord et du nord-est du continent. La traite européenne, la plus connue donc, débute au XVIème siècle pour s’achever au début du XIXème siècle. La seconde, arabo-musulmane, commence au IXème siècle, 700 ans plus tôt, et se termine, pour l’essentiel, à la fin du XIX ème siècle, avec la colonisation de l’Afrique. Une colonisation qui va permettre de rendre effective l’abolition de l’esclavage en contrôlant les territoires auparavant livrés aux esclavagistes musulmans. La traite musulmane a concerné trois vastes régions de l’Afrique noire, qui étaient autant de pôles d’expansion commerciale.

1-la traite saharienne.

Elle touchait l’Afrique de l’ouest sahélienne et le commerce des esclaves n’était qu’une composante des échanges transsahariens qui mettaient en relation les deux rives de « la mer de sable ». Cette traite, la plus ancienne, débute à l’ouverture des pistes transsahariennes par les musulmans et les sources arabes mentionnent dés le IXème siècle ce mode de commerce. Cette pratique va durer jusqu’au XXème siècle, voire jusqu'à nos jours. (1) Du nord les Arabes acheminent des marchandises cumulant 3 avantages : elles sont non périssables, de faible encombrement et de forte valeur marchande (bijoux, étoffes, armes, plaques de sel). Au retour, les marchands rapportent du sud de l’ivoire, de l’or, des peaux de félins, des plumes et des esclaves qui suivent à pied la caravane et portent des marchandises. Très souvent des tribus locales, voire des états organisés (royaume de Ghana, empire du Mali, empire Sanghaï) capturent les esclaves au cours de razzias pour les Arabes. Le XIXème siècle a laissé de très nombreux témoignages européens se rapportant à cette traite (les écossais Mungo Park ou Clapperton, l’allemand Nachtigal) ; tous décrivent les dévastations commises par les esclavagistes : les hommes décapités laissés sur place, les femmes et les enfants traînés le long des pistes sahariennes dans des conditions effroyables. Cette traite saharienne aura donc duré plus de mille ans mais il est difficile d’en évaluer l’importance car les marchands musulmans, à l’inverse des ports négriers ou des compagnies coloniales occidentales, n’ont pas laissé d’archives.

2- la traite Egyptienne, mer rouge.

C’est aussi une traite arabe. Elle s’exerce dans le quart nord-est de l’Afrique et est plus récente que la traite Saharienne (attestée dès le XIIème siècle). Elle concerne principalement les peuplades nilotiques du sud soudan en raison de la réputation de beauté de leurs femmes. Ecoutons le célèbre géographe al Idrisi (1100-1166) parlant des femmes Nuba, une des principales ethnies de cette région : « Elles sont d’une très grande beauté. Elles sont excisées. Elles sont d’une origine noble qui n’a rien à voir avec l’origine des sudans [terme générique pour désigner les noirs] : lèvres fines, petite bouche, dents blanches, cheveux lisses. (…) Un esclave coûte à peu prés  300 dinars. Aussi, comme pour toutes ces qualités elles sont recherchées par les rois d’Egypte, ils surenchérissent sur les prix de vente. » (5) Les témoignages laissés par les voyageurs européens du XIXème siècle sont effrayants. Georg Schweinfurth (1836-1925), un Allemand qui parcourt ces régions  de 1868 à 1871, décrit les villages incendiés, les cadavres d’hommes en décomposition. Seules les femmes et les enfants ont été capturés. Simultanément, en mer Rouge, le commerce des esclaves alimentant la péninsule arabique est également florissant. Ce n’est que l’installation de la Grande Bretagne à Aden en 1839, puis celle de la France à Obock en 1862 et à Djibouti en 1884 qui vont contribuer à freiner ce trafic.

3- la traite orientale, Zanzibar.

Plus récente que la traite saharienne c’est sans doute la plus connue et la plus importante- la plus dévastatrice- des traites musulmanes. Au début du XIXème siècle, le sultan de Mascate (sultanat d’Oman), fit introduire la culture du giroflier à Zanzibar et dans ses autres possessions insulaires en Afrique de l’est. Or cette culture nécessitait une importante main d’œuvre. Zanzibar, qui devient la capitale du sultanat,  va devenir en quelques années la plaque tournante d’un trafic esclavagiste à grande échelle.

Depuis des siècles, les Arabes possèdent des comptoirs sur le littoral et dans les îles de l’océan Indien. Ils s’y cantonnent, attendant que leurs courtiers noirs leur livrent ivoire et esclaves, n’ayant donc pas le contrôle des voies de communications de l’intérieur, qui restent le monopole de tribus noires spécialisées dans la vente d’esclaves noirs (Yao du Mozambique, Kamba de l’actuel Kenya, Nyamwezi au sud du lac Victoria) ; Cela change au milieu du XIX ème siècle quand les arabes remontent les pistes conduisant vers l’intérieur du pays, désirant contrôler eux-mêmes la « production » d’esclaves et d’ivoire. Ces pistes seront les pénétrantes de leur impérialisme, ravageant toute une partie de cette Afrique orientale, depuis le sud soudan au nord jusqu’au Mozambique au sud, et de l’océan Indien à l’est au fleuve Congo à l’ouest. Une fois de plus cette traite est connue grâce aux nombreux témoignages laissés par des voyageurs européens (Richard Burton, David Livingstone, Verney Cameron, entre autres). Si les Arabes continuaient à acheter des esclaves noirs à certains de leurs « frères » noirs, le moyen le plus efficace de se procurer ces esclaves était les razzias de villages entiers. Une fois capturés, la majorité des esclaves prenaient le chemin de l’océan Indien, encordés ou enchaînés par groupes de 10 ou 20. Tous ceux qui ne pouvaient pas suivre  étaient abattus :  « Notre chef de caravane reste en arrière, parce qu’une jeune fille, l’un de ses derniers achats,  ne peut continuer la route en raison d’une plais à la jambe. Voyant que le mal est sans remède, il coupe la tête à la pauvre enfant. » (2) Ceux qui parviennent sur le littoral sont regroupés à Zanzibar dont le marché aux esclaves est quotidien et renommé : en 1866, Livingstone le décrit ainsi : « Trois cent individus, à peu prés, se trouvaient en vente. Excepté les enfants, tous semblaient honteux de leur position. Les dents sont regardées, les jupes relevées pour examiner les jambes, puis on jette un bâton pour que, en le rapportant, l’esclave montre ses allures. Quelques uns sont traînés au milieu de la foule, et leurs prix criés sans cesse. La plupart des acheteurs étaient des Arabes du nord et des Persans. » (2) Les chiffres des recettes des douanes de Zanzibar indiquent que de 1830 à 1875, 743000 esclaves furent vendus sur ce seul marché. Ces chiffres ne valent que pour le commerce officiel de Zanzibar et ne tiennent pas compte de la contrebande. Par ailleurs, de nombreux ports du littoral commerçaient directement avec le monde musulman, sans tenir de registre. Il faut enfin savoir que pour un esclave vendu sur le marché de Zanzibar, 4 ou 5 ont péri en route ou lors de leur capture.(4) Ajoutons que la dernière caravane d’esclave est signalée en Libye en 1929, qu’en 1960, les ventes d’esclaves étaient toujours courantes à la Mecque, qu’en 1964, on vendait encore des noirs au Yémen, que l’esclavage ne fut aboli en Arabie Saoudite qu’en 1962, et qu’il semble qu’il existe encore des populations noires serviles en Mauritanie.(1)

Trois traites donc, en plus de la traite occidentale, ravagèrent l’Afrique Sahélienne et l’Afrique orientale.

Quelques réflexions.

1- importance quantitative.

Question difficile compte tenu de l’absence d’archives africaines et orientales. Seul l’occident dispose de données fiables et exploitables pour quantifier la traite atlantique. Pour autant, nombre d’historiens ont pu approcher une estimation large de la traite arabe. D’après Austen (5), si un peu plus de 11 millions de captifs ont été déportés par l’ensemble des traites Atlantique, c’est prés de 17 millions qui semblent l’avoir été par les différentes traites musulmanes entre le XII ème siècle et les années 1920. Paul Bairoch (6) avance le chiffre de 25 millions de noirs ayant subi la traite arabe, contre 11 millions pour la traite européenne ; une fourchette donc large entre 11 et 25 millions de noirs déportés par les musulmans. La marge d’erreur est importante et Austen l’estime lui-même à 25%.

2-populations réduites en esclavage.

La traite arabe présentait deux différences importantes avec la traite atlantique :

-alors que les européens ne participaient ni aux opérations de chasse, ni à l’acheminement des « prises » vers les points de vente, se contentant de prendre livraison des esclaves dans quelques comptoirs littoraux, les arabo-musulmans sont eux le plus souvent directement impliqués dans les deux actions, contrôlant souvent les routes d’acheminement.

-alors que la traite européenne porte avant tout sur des hommes, en état de travailler dans les plantations, la traite musulmane vise d’abord les jeunes femmes puis les enfants, avant de s’intéresser aux hommes, qui présentaient bien sur un intérêt pour certaines cultures, notamment le giroflier à Zanzibar.

Les femmes et les filles (parfois une mère et sa fille) étaient majoritairement destinées aux harems orientaux. Les jeunes garçons étaient le plus souvent émasculés dans des conditions atroces avec une mortalité majeure compte tenu de complications (hémorragies et infections) constantes. Pétré-Grenouilleau (7) estime aprés revue de la littérature qu'un garçon sur quinze ou vingt survivait à cette amputation. Les survivants devenaient des eunuques destinés à la surveillance des harems (parfois de leur propre mère ou de leur soeur). Les hommes, sauf cas particuliers étaient le plus souvent égorgés lors des razzias, ce qui peut expliquer, avec l'émasculation des jeunes garçons, la faible importance des populations noires dans le mode musulman, contrairement aux pays occidentaux.

3-durée.

Les traites arabes ont duré bien plus longtemps que les traites atlantiques : elles commencent dés le haut moyen âge, avant l’ère islamique et sont bien sûr largement amplifiées par l’expansion musulmane, la colonisation du pourtour Méditerranéen, pour ne prendre fin qu’avec la présence Européenne en Afrique, qui au nom du mouvement abolitioniste-exclusivement occidental- va interrompre les voies de la traite arabe et la traite interne Africaine. Soit plus de mille ans, à comparer aux trois siècles de la traite Occidentale.

4-hypermnésie de la traite Atlantique et amnésie de la traite Arabe.

Il existe une tendance à minimiser voire occulter complètement la traite ayant approvisionné le monde musulman en esclaves. Cette tendance nette est à mettre en parallèle avec la surexposition de  la traite Atlantique, le paradigme politiquement-et historiquement- correct étant que seul l’occident et coupable et doit payer.

Par exemple l’écrivain et journaliste Yves Bénot : « A la différence de la traite atlantique, le commerce négrier oriental est un commerce volontaire et non imposé par la force (sic !). En contre partie, l’Afrique reçoit du maghreb ou de l’Egypte des tissus, des barres de fer, des perles de verres. En somme, un commerce équilibré. (sic !) » (8)

Minimiser la traite arabe permet de stigmatiser plus confortablement l’occident. Le statut de victime accordé aux peuples non-occidentaux (Africains, en particulier)  par le politiquement correct s'accomodant mal avec l'implication directe de ces derniers dans la traite esclavagiste... Un autre facteur est que l’esclavage n’a jamais préoccupé les penseurs musulmans au même titre qu’il a inquiété les intellectuels européens et nord-américains des XVIIIème et XIX ème siècles.

5-des négriers noirs : la traite noire.

C’est sans doute un des tabous les plus tenaces de l’histoire de la traite esclavagiste, qu’elle soit atlantique ou arabe. La traite ne fut possible que parce que des noirs capturaient d’autres noirs pour venir les vendre aux négriers européens et orientaux. Les européens ne pénétraient jamais à l’intérieur du continent, préférant traiter à partir des comptoirs littoraux. Les orientaux, s’ils ouvrirent les routes trans sahariennes et s’ils prirent le contrôle des routes de l’Afrique orientale, s’approvisionnaient largement également auprès de tribus noires, voire de véritables états négriers africains : la traite des esclaves fut ainsi d’abord le fait d’états esclavagistes africains, qui savaient raréfier ou réguler la "marchandise"en fonction de la demande. Oui, une partie de l’Afrique s’enrichissait en vendant l’autre partie, initialement à d’autres peuplades noires puis aux premiers marchands orientaux, puis enfin aux européens, ceux-ci n’apparaissant que secondairement dans un trafic ancestral et culturel. Les royaumes d’Abomey, du Bénin, d’Ashanti ou d’Oyo, sur la côte des esclaves en Afrique de l’ouest étaient ainsi devenu de véritables états négriers puissants et luttant entre eux pour conserver les routes vers l’océan et donc le monopole du commerce avec les occidentaux.

6-abolition des traites orientales.

Contrairement à l’Occident, il n’y eu pas de mouvement abolitionniste dans le monde musulman, et la disparition de la traite Arabe fut essentiellement du à la geste abolitionniste européenne puis à la colonisation européenne de l’Afrique qui permit de couper les routes de la traite orientale et de mettre en sécurité des populations qui avaient toujours vécues dans la peur de razzias. La persistance tardive de cas d’esclavagisme dans le monde musulman montre assez bien que la traite arabe eut perduré si l’occident n’y avait mit un terme. Par exemple en mer Rouge, c’est l’installation de la Grande Bretagne à Aden, puis celle de la France à Obock en 1862 et à Djibouti en 1884 qui vont contribuer à freiner ce trafic. Et cette abolition fut unilatérale ; on ne demanda pas leur avis aux royaumes Africains qui avaient bâti leur richesse sur le commerce de leurs frères, pas plus qu’on ne prit la peine de consulter les marchands arabes qui continuaient à ponctionner les côtes orientales du continent.(7)

7-et enfin: on estime qu'entre 1750 et 1800, par exemple, le nombre d'Européens razziés et réduits en esclavage dans le monde musulman, dominé alors par les Ottomans, était chaque année supérieur au nombre d'esclaves noirs achetés par les Européens et transporté aux Amériques. Dans une large mesure, c'est pour mettre fin à ces agissements barbaresques qu'a été entreprise la conquête de l'Algérie. On peut aussi rappeler que le sort des nombreuses européennes réduites en esclavage par les musulmans a inspiré toute une littérature et de célèbres œuvres lyriques(L'enlèvement du Sérail de Mozart, l'italienne à Alger de Rossini)

Conclusion.

Dans ce domaine plus qu'ailleurs, tout n'est que manipulation, désinformation et manichéisme au service de la doxa unique: l'occident est coupable et doit expier. L'abolition de cette traite est a mettre au crédit du seul occident. Utiliser ce coté sombre de notre histoire pour culpabiliser et instrumentaliser les occidentaux d'aujourd’hui constitue plus qu'un anachronisme, une injustice. En France, des lois ineptes dites "mémorielles" (Taubira, Gayssot) enferment le débat historique dans un procès à la seule charge de l'Occident et gènent à dessein le travail des historiens. L'objectif étant de nier toute implication de peuples autres qu'occidentaux. Au delà de cette injustice, cette dialectique victimaire enferre également nombre de peuples Africains et Orientaux dans des comportements chroniques d'assistance et de dépendance à l'égard de l'Occident (ce que B Lugan appelle "les mythes incapacitants"). Pour finir et s'il faut établir une comparaison, l'implication du monde musulman (je ne parle pas de culpabilité, qui ne signifie rien, s'agissant d'un jugement moral anachronique) dans la traite esclavagiste est sans doute largement supérieure, en durée et en volume. Plus encore et curieusement l'abolition de l'esclavage par l'Occident-et notamment de l'essentiel de la traite Arabe- n'est que rarement évoquée, alors même que le monde musulman ne connut jamais pareille évolution philanthropique.

 Pour finir, la parole à Beketch:

(1)   web.amnesty.org : Mauritanie, un avenir exempt d’esclavage, 2002.

(2)   Richard Burton, The lake region of central afica, cité par B Lugan, Afrique l’histoire à l’endroit, Perrin 1989.

(3)   Le dernier journal de D Livingstone 1866-1873, cité par B Lugan, op cit.

(4)   Marissal J, La traite orientale à Zanzibar, CRA Paris-Sorbonne, 1970.

(5)   Ralph Austen, African Economic History, cité par O Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières, NRF 2004.

(6)   Mythes et paradoxes de l’histoire économique, La découverte 1994.

(7)   Les traites négrières, NRF 2004, O Pétré Grenouilleau.

(8)   Race et esclavage au proche orient. Bernard Lewis, Gallimard, 1993.

photo: En 1868, le navire hollandais, le Daphne, intercepta dans l’océan indien une boutre (petit navire) arabe en direction du Moyen-Orient, et put sauver sa cargaison d’esclaves. La présence à bord d’un appareil photographique permit de capturer cet événement, et constitue aujourd’hui un précieux témoignage sur la traite arabo-musulmane qui perdura 13 siècles.

17/12/2013

Anatomie du chaos n+1: qui est Ruth Elkrief?

Les chaînes d’information en continu sont le pendant « mainstream » de l’Internet dans le bouleversement du rapport à l’information qui s’est opéré en France ces quinze dernières années. Venu des États-Unis, ce format a vu en France l’émergence d’un visage, celui de Ruth Elkrief. Officiant d’abord sur LCI, puis BFM TV, elle occupe sur la « première chaîne d’info de France » la tranche stratégique, celle de 19h, à l’heure où les Français rentrent du travail. Le Nouvel Observateur (mai 1996) écrivait : « Ruth Elkrief appartient à cette catégorie de journalistes dont Michèle Cotta fut la pionnière. Un subtil dosage de féminité et d’opiniâtreté, un sourire qui, bien mieux que le rictus crispé de ces messieurs les baroudeurs, dissimule le goût de la précision et la passion de l’investigation. À ce profil impeccable correspond un parcours sans fautes. » Retour sur le « profil » d’un « parcours sans fautes ».

La très pieuse communauté juive de Méknés

Ruth Elkrief est née le 1er décembre 1960 à Meknès (Maroc). Dans un entretien méconnu au journal communautaire Alternances (24 juillet 1991), elle avouait son désir lorsqu’elle avait dix ans : « Être espionne. » Elle a finalement choisi le journalisme parce que c’était « une profession assez proche ». Elle est la fille de Marie-Louise (née Rouach) et de Joseph Elkrief (décédé en juillet 2009), directeur d’agence de vente d’automobiles. Elle a un frère (Guy) et une sœur (Danielle). La famille s’est installée en métropole, à Saint-Cloud, lorsque Ruth avait quatorze ans.

« Fière de ses origines, indique Tribune juive (7 janvier 1993), elle est issue de l’importante communauté de Meknès, au Maroc. Elle reste attachée en toutes circonstances à la tradition, et pour cause ! Son grand-oncle n’est autre que le rabbin séfarade de Jérusalem, Chalom Messas. Une bénédiction merveilleuse pour son mariage avec un juif ashkénaze d’origine polonaise, dont elle tait le nom. » Elle a confié à Alternances (24 juillet 1991) ses préférences :

« Je suis juive marocaine, installée en France depuis une vingtaine d’années. Il est évident que j’assume très clairement mon identité. J’appartiens à un groupe, à une communauté, mais aussi à un pays, la France. »

Elle est donc la nièce au second degré de David Messas (né le 15 juillet 1934 et décédé le 20 novembre 2011), ancien Grand Rabbin de Genève, et Grand Rabbin de Paris de juin 1994 jusqu’à son décès. Succédant à Alain Goldman, il était lui aussi né à Meknès, n’étant autre que le propre fils du Rav Rya Chalom Messas (13 février 1909-12 avril 2003), qui fut Grand Rabbin de Jérusalem à partir de 1978.

La famille Messas, précise L’Arche (mai 1995), « a donné au judaïsme tant de rabbins et d’érudits de la Torah, ses ancêtres servirent les communautés d’Espagne et d’Afrique du Nord ». Élève au Maroc, David Messas fut « le disciple de yeshivot (écoles religieuses israélites) installées en France même [NDA : à Aix-les-Bains], où il a recueilli l’enseignement de rabbins ashkénazes » (L’Arche, mai 1995). Il a exercé des fonctions de responsabilité ou dirigé le lycée israélite de Tanger, la yeshiva de Casablanca, puis, appelé à Paris en 1967 par le président du Consistoire Alain de Rothschild, il devient directeur du Centre Edmond Fleg, de l’École Maïmonide et du Toit familial.

Ce n’est que sur le tard qu’il décide de se consacrer entièrement au rabbinat, obtenant son diplôme de séminaire en 1983. Il fut alors le responsable de la synagogue Brith Shalom de la rue Saint-Lazare avant d’être appelé à Genève en 1989. Son élection fut un tournant dans la communauté juive française puisque pour la première fois, avec le maintien comme Grand Rabbin de France de Joseph Sitruk, aucun ashkénaze n’était aux commandes d’un des deux principaux postes du culte israélite en France. Conséquence logique du fort apport des juifs d’Afrique du Nord au début des années soixante et de la radicalisation intégriste de la communauté séfarade.

Avant même son élection, il annonçait sa volonté de « ne pas transiger avec les exigences de la halakha (loi juive) ». Et lors de son installation solennelle, en avril 1995, il dégagea les cinq points de son programme (Actualité juive, 13 avril 1995) :

« Garantir le respect des préceptes de la Torah, renforcer la vie communautaire, réfléchir à l’attitude de la Torah vis-à-vis de la Communauté, soutenir Israël et, enfin, perpétuer la mémoire. »

Pour comprendre très exactement ce qu’il entend, il faut écouter son étonnant avis (L’Humanité, 22 août 1997) sur les Journées mondiales de la jeunesse à Paris en 1997, où la dernière messe fut célébrée par le pape Jean-Paul II, au bois de Boulogne :

« Nous restons, il est vrai, très vigilants. Tout ce qui est populiste peut être quelquefois dangereux… Quand on réunit des milliers de personnes pour faire passer des idées, on oublie ce qui est logique, et on se fonde sur ce qui est affectif. D’où le danger de mobiliser autant de personnes autour de certains thèmes suspects qui ne répondent pas toujours aux exigences de l’éthique et de la morale. Tous les despotes qui veulent faire passer un message ne le font pas à travers la critique et la raison […] D’où la responsabilité formidable dans cette manifestation des leaders religieux. Ils se doivent d’être d’une objectivité exemplaire, face à une multitude mue par l’enthousiasme. »

L’Arche, à son élection, précisait que « la France – et singulièrement la région parisienne – est devenue le creuset où s’élabore le portrait et la physionomie du Juif nouveau, épanoui, conscient de ses traditions ancestrales et enraciné dans un judaïsme authentique et fidèle à ses origines »

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(De g. à d.) David Messas, Nicolas Sarkozy, Bertrand Delanoë et Roger Cukierman au dîner du CRIF en 2003

Une journaliste communautaire…

Un portrait qui correspond parfaitement à Ruth Elkrief, qualifiée de « journaliste impeccable » par le supplément télévision du Nouvel Observateur (mai 1996) et qui a pris pour modèle Anne Sinclair.

Par ses origines et ses études, elle parle couramment l’anglais, l’espagnol, l’arabe, le français et l’hébreu. Proche du Bétar lorsqu’elle était étudiante, elle est titulaire d’un diplôme d’études approfondies de sciences politiques (1983, étude sur l’élection municipale de Sèvres) et est également diplômée du Centre de formation des journalistes de Paris et de l’Institut d’études politiques de Paris (promotion 1984, PES 1981). Plus tard, elle enseignera le journalisme à l’IEP de Paris (2004).

Elle a épousé Claude Czechowski, rencontré en 1991, dont elle a eu deux filles. Ce dernier était jusqu’en février 2013 responsable du conseil et de l’intégration des systèmes pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique du Sud) et dirigeant des activités internationales de l’entreprise américaine Computer Sciences Corporation, un des leaders mondiaux des services informatiques. Très liée à la CIA (services secrets américains), cette société est notamment accusée « d’avoir aidé à organiser des vols secrets du gouvernement américain de personnes suspectes de terrorisme » vers des bases secrètes américaines situées principalement en Europe [1]. En juillet 2013, il a crée une nouvelle société CC Consulting, spécialisée dans le conseil en stratégie, l’organisation et le développement d’entreprises. Depuis septembre 2013, il est senior advisor de Bain Consulting et du groupe Steria.

Ruth Elkrief a quant à elle débuté sa carrière (avant même d’être diplômée du CFJ) au mensuel officiel de la communauté juive de France, L’Arche, avant de collaborer étroitement à Radio Chalom (aujourd’hui sur la même fréquence que Radio J, Judaïques FM et RCJ) lancée en juin 1981 par Serge Hajdenberg (aux côtés de Claude Askolovitch, Sylvain Attal, Daniela Lumbroso ou encore Frédéric Haziza, cf. Les Guerriers d’Israël, Emmanuel Ratier, 1995), ce qui suppose un net engagement communautaire.

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16/12/2013

shoah pride


Shoah police nationale par cdmanon

Il y a des jours, entre la lecture d'E et R et de Jovanovic, où j'ai l'impression de rêver. Plutôt de faire un cauchemar..l'impression de voir se mettre en place en accéléré une formidable machine de propagande et de coercition nationale et supra-nationale. Entre ce minus habens de Valls ("aux ordres du CRIF" dirait Soral) et sa dramaturgie shoateuse (sans doute une réponse aux bras d'honneur qui ont tendance à se multiplier dans les corps constitués) et la venimeuse Belkacem et son "quotient conjugal" (histoire de détricoter un peu plus toute structure familiale hétérosexuelle), il y a de quoi se découvrir une vocation de forconi...
Comme dit Rougeyron, il n'ya pas d'autres contre-pouvoirs en Europe à ces tyranneaux de souks que la révolte populaire et l'émeute bien violente. Souhaitons que tout cela arrive rapidement.

what else?

"Stanley Fisher, l'ancien gouverneur de la Banque Centrale d'Israel, eh oui, et qui a démissionné en juin 2013, est pressenti pour être nommé comme vice-président de la Fed... Certains le voient même comme le "vrai" patron de la Fed en lieu et place de Mme Janet Yellen, lire ici Bloomberg. Une nouvelle fois, vous avez une illustration de 777."

 Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013 (à lire absolument aujourdhui..)