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28/01/2012

Chroniques du vivre ensemble (5)

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podcast

« Demain, la société toute entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront çà. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus que la haine. Et qui paiera pour tous ? Ce sera n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre vous. C’est pour cela que c’est grave et que c’est dangereux ; si vous voulez sauver vos peaux, c’est maintenant. Les Indigènes de la République, c’est un projet pour vous ; cette société que vous aimez tant, sauvez-là… maintenant ! Bientôt il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme c’est déjà le cas des organisations de gauche. Ils devront faire leurs preuves et seront toujours suspects de paternalisme. Aujourd’hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs ».

Houria Bouteldja, "Nouvelles Questions Féministes", vol 25, 2006.

 

"Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs"...

Et les Français seraient racistes? ha ha! Quel drôle de pays, vraiment.

Et oui, pourquoi faudrait-il débattre?

Débattre de quoi et avec qui ?

Houria Bouteldja est dans son rôle : porte-parole d’une communauté fraîchement immigrée ou d’immigrés de deuxième ou troisième génération, Français sur le papier, mais se vivant comme des étrangers en France. Parce qu’ils sont issus de civilisations dont les valeurs civilisationnelles sont aux antipodes des nôtres, parce que le gap civilisationnel est trop béant pour être franchi, au moins en si peu de générations, parce qu’ils n’ont pas –ou plus pour beaucoup- le désir de le franchir, parce que la France ne demande plus depuis peu à ceux qui viennent vivre sur son territoire de vivre comme eux : à Rome, on ne vit plus comme les Romains mais comme au-delà du limes, parce que ils portent en eux la haine de l’Occident, la haine de ce que porte en lui chaque européen de souche depuis mille ans : ce processus de rationalité critique et de quête d’autonomie (d’auto-institution des sociétés modernes) et d’arraisonnement technicien du Monde, ennemi mortel des civilisations traditionnelles.

Enfin parce qu’ils n’ont pas oublié la guerre de l’opium, le sac du palais d’été, la mise en coupe réglée du monde par les empires européens à la fin du XIXème siècle et l’extermination de 40 millions d’indiens d’Amérique au nom d’une idée de Progrès dont la faillite est évidente à la fin d’un XXième siècle chaotique.

Gauchet explique très bien comment le potentat Saoudien dans sa berline Allemande est le vecteur, à son corps défendant, de cette Weltanschauung occidentale et ça n’est pas un hasard si le reste du monde accède progressivement à la modernité (la technique, les armes, les objets) en rejetant les valeurs civilisationnelles qui les sous-tendent. Le monde se globalise et se modernise mais se désoccidentalise et redécouvre frontières et cultures différenciées, singulières et irréductibles quoi qu’en pensent les nouveaux curés occidentaux des « droits de l’homme ». (Sakineh sera-telle sauvée ? ha ha ! euhh on s’en tape, en fait)

L’impérialisme n’est évidemment pas le propre de l’Occident mais la geste Occidentale est unique par la nature subversive de son projet rationnel d’autonomie et d’émancipation. Or il semble que pour toutes les Bouteldja du monde qui viennent vivre chez nous, l’Occident ait des comptes à rendre.

Ne nous y trompons pas, l’hégémonie occidentale s’achève : l’épuisement du sens, le « retrait dans le conformisme » (Castoriadis), l’anomie consumériste (le cochon pressé de choisir entre deux auges au nom de la « liberté » de Sloterdijk), le déclin démographique sont –paradoxalement- les symptômes d’une agonie civilisationnelle du projet unique d’autonomie sociale et individuelle. Aristote, le droit romain, l’héritage grec, la raison discutante, la rupture avec la théologie, l’époque critique, ce moment de l’Occident semble s’effacer devant ses avatars (la belle Houria, l’ « homme psychologique » de Lasch, dernier avatar de l’individualisme bourgeois).

L’avantage d’une Bouteldja sur un Juppé (le "meilleur d'entre nous" dit-on...ça donne une idée du reste) est que la première, même emplie de haine à l’égard de ce que nous sommes, reste cohérente avec elle-même. Elle sait la décomposition morale de l’Occident et les perspectives démographiques de ce continent. Elle connaît la force de l’Islam, sa résilience absolue à toute Ijtihad depuis 14 siècles, sa haine absolue de toute transgression du dogme coranique depuis les origines.

Juppé, bien qu’appartenant à une génération qui ignore que Mohamed est désormais le premier prénom donné dans les grandes villes européennes, fait partie de cette « élite politique» méprisable au plus haut point parce qu'incohérente et lâche: prônant la mixité sociale tout en scolarisant ses enfants/ petits enfants dans un ghetto leucoderme ou le vivre ensemble tout en accordant moult baux emphytéotiques à moult mosquées et autres « centres culturels » coraniques qui sont autant de places fortes étrangères, prémisses  d'une palanquée de revendications communautaires et sécessionnistes sur le sol européen. N’est pas Richelieu qui veut.

Le regard d’Europé, cette princesse asiatique dont nous portons le nom, jadis introspectif et réflexif, est désormais vide.

Il faut espérer que les Européens, confrontés cette altérité Bouteldjiforme, archaïque donc sans concessions et violente, sachent retrouver en eux ce qui fit leur singulière létalité. Mais leur grandeur, aussi.

Entre les cochons de Sloterdijk dans leur porcherie climatisée et Hérodote parcourant les jardins de Babylone ou Eschyle écrivant Les Perses, le cœur ne doit pas balancer.

Sinon? voir le sort des minorités en terre d'islam. Et encore, celles-ci sont portées par autre chose qu'ikéa ou vivendi...

Voilà, voilà !

NB1: Soral fait une lecture différente de l'hubris Bouteljienne; en effet, selon lui, cette salariée de l'Institut du Monde Arabe largement financé par le Qatar (allié de l'empire) ne serait qu'une idiote utile du projet de choc des civilisations cher aux idéologues néocons en appellant ses coreligionaires à la guerre civile. Une jolie conne instrumentalisée par ses pires ennemis, en quelque sorte.

NB2: voir aussi sa dernière sortie à Bagnolet (NOUS NE SOMMES QUE DES LANCEURS DE CHAUSSURES!) appellant les quartiers muzzs à suivre l'exemple des "printemps arabes" en compagnie du cosmopolite Gresh et de l'étrange Ramadan chiant sur la laïcité...(et quand on l'écoute deux secondes, on comprend mieux que c'est vraiment une conne. Jolie. peut-être pour ça qu'elle alimente le spectacle, d'ailleurs). une parfaite indignada (ne manque que le pitre Hessel..)

pas bien


E&R / Soral - JANVIER 2012, partie 3 par ERTV

bon faut que j'équilibre pour nos amis du MRAP..


Idir - La France Des Couleurs sur ados.fr

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NB: si vous voulez rigoler 5 min, regardez les commentaires de l'article du JDD cité par Soral+++ 100% great success!

Fini l'tiercé!

26/01/2012

yes we can

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« Si l’universalisme de la gauche est d’abord l’héritier de celui de la philosophie des Lumières, on ne saurait pour autant oublier ses racines chrétiennes et, notamment, son origine Paulinienne (c’est un point sur lequel Alain Badiou a eu le grand mérite d’exister). ¨Pour Saint Paul, en effet, il n’existera plus, dans le Royaume de Dieu, « ni Juif ni Grec, ni esclave ni maître, ni mâle ni femelle » (Epitre aux Galates, 3-28) parce que alors tous ne feront plus qu’ « un dans le Christ ». Dans cette conception désincarnée (ou transgenre) de l’universel (que l’on retrouverait, de nos jours, aussi bien au principe de la lutte citoyenne « contre toutes les formes de discrimination » qu’à celui de ces royaumes de Dieu modernes que sont la « communauté européenne » ou le Marché mondial), toute détermination particulière –c’est-à-dire tout agencement symbolique concret supposé enfermer un sujet (qu’il soit individuel ou collectif) dans les limites d’un héritage historique ou naturel donné- doit être pensé comme un obstacle majeur à l’avènement d’un ordre juste et, par conséquent, comme une configuration politiquement incorrecte qu’il est indispensable d’éradiquer au plus vite.

Tel est bien, en fin de compte, le sens ultime de la croisade perpétuelle de la gauche et de l’extrême –gauche contemporaines contre tout ce qui pourrait impliquer une forme quelconque de filiation ou d’identité individuelle et collective –y compris sur le plan anatomique et sexuel (Judith Butler –figure emblématique de la gauche américaine moderne- tenant ainsi la drag queen pour le seul sujet politique révolutionnaire capable de remplacer efficacement l’ « ancien » prolétaire de la doctrine marxiste). Si donc la loi du progrès est celle qui doit inexorablement conduire des étouffantes « sociétés closes » à la merveilleuse « société ouverte » -qui oblige, en d’autres termes, l’ensemble des civilisations existantes (du monde islamique aux tribus indiennes d’Amazonie) à renoncer peu à peu à toutes ces limitations « arbitraires » qui fondaient leur identité contingente pour se dissoudre triomphalement dans l’unité post-historique –au sens ou l’entendait Fukuyama- d’une société mondiale uniformisée (unité dont le moteur ne saurait évidement être que le développement coordonné du libre-échange, des « droits de l’homme » et de la culture mainstream)- on comprend alors ce qui fait la cohérence philosophique de la gauche moderne. Pour cette dernière, en effet, c’est forcément une seule et même chose que de refuser le sombre héritage du passé (qui ne saurait appeler, par principe, que des attitudes de « repentance »), de combattre tous les symptômes de la fièvre « identitaire » (c’est-à-dire, en d’autres termes, tous les signes d’une vie collective enracinée dans une culture particulière) et de célébrer à l’infini la transgression de toutes le limites morales et culturelles léguées par les générations antérieures (le règne accompli de l’universel libéral-paulinien devant coïncider, par définition, avec celui de l’indifférenciation et de l’illimitation absolues).

Aux yeux de l’intellectuel de gauche contemporain, il va nécessairement de soi que le respect du passé, la défense de particularismes culturels et le sens des limites ne sont que les trois têtes, également monstrueuses, de la même hydre réactionnaire. »

JC Michéa, Le complexe d’Orphée, 2011.

photo: Judith Butler: la réponse est OUI, Judith! hu hu

25/01/2012

sos enculés

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Je remets en une ce post d'il y a deux ans qui pourrait illustrer le probable front anti-faf qui ne va pas manquer de surgir (avec force tambours du Bronx et autres djembés, échasses citoyennes et figurants portant étoile jaune..) lorsque MLP va faire tomber Talonnettes 1er et devoir débattre courtoisement avec l'ignoble Flamby dont quelques nervis de Terranova doivent d'ores et déjà être mobilisés 24/7 pour ériger laborieusement l'argumentaire progressiste et multicul propre à faire tomber cette "fièvre identitaire" qui ravage nos contrées.

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L'intérêt de ce genre de pétition grotesque et largement médiatisée par les zélotes utiles du Spectacle anti-raciste, c'est que cela permet d'avoir une meilleure idée du nombre de clowns invertébrés malfaisants qui devront rendre des comptes, un jour ou l'autre, quand ce projet Babel aura sombré dans le bruit et la fureur. Et le sang.

Je ne reviendrai pas sur l'imposture radicale de ce conglomérat de lemmings décérébrés prompts à défiler dans nos rues sous cette petite main jaune destinée à faire rentrer au burin dans l'entendement de chaque européen sa culpabilité ontologique et sa dette immémorielle à l'égard de tout ce qui n'est pas lui, à coups de Shoah, Vichy, colonisation, etc. (Ce fardeau de l'homme blanc, comme disait Bruckner). Tout de suite deux réserves : d'une part, je ne confonds pas civilisation Européenne et civilisation Occidentale, d'autre part loin de moi l'idée de nier la part d'ombre de cette civilisation Européenne, au même titre que toutes les autres civilisations.

touchetoimonpotecopier.jpgLa nature foncièrement malhonnête de ce groupuscule haineux, « SOS racisme », est à l'image de son fondateur, le malfaisant Julien Dray (l'homme aux montres à 40 000 euros dont le frère dirigea longtemps le Betar-Tagar France, une milice juive radicale sioniste -assez peu portée sur le vivre ensemble- appartenant à la mouvance révisionniste de Vladimir Jabotinsky, père spirituel du Likoud et de Kadima) dont la corruption stratosphérique est à la hauteur de son absence totale de toute morale commune, de toute common decency. Michéa, qu'il m'arrive de lire, a tout dit, ou presque, là-dessus, notamment l'imposture totale de cette idéologie pseudo anti-raciste, ambulance d'une gauche moderne en déshérence de corpus doctrinal après son abandon de la question sociale et son approbation sans réserves de la globalisation capitaliste, aboutissement du projet libéral moderne (ne reste qu'une invraisemblable « lutte contre toutes les formes de discrimination », porte-drapeau de toute une génération de crétins utiles, thuriféraires festifs et bien-pensants d'un nouvel ordre marchand sponsorisé par le Système, agglomérat de firmes globalisées, de think-tanks « libéraux » dont je parle dans le post précédent, de chrétiens enthousiastes, de journalistes aux ordres, de politiciens corrompus et d'une chiée d'officines babéliennes pseudo tiers-mondistes et pseudo antiracistes, subventionnées par le contribuable sommé d'opiner).

« Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d'un racisme anti-arabe qui n'ose plus s'exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire. »

Magnifique illustration de la double-pensée de nos modernes : "Je suis un démocrate mais il faut arrêter ce débat, Monsieur le Président !" A ce degré d'intolérance haineuse et de mauvaise foi ne pourront bientôt plus répondre que les manches de pioche et les canons sciés. Le camp du Bien, pourfendeur du Mal et de tout crim'pensée définit lui-même le champ du débat démocratique : c'est admirable.

Ce Spectacle « anti-raciste », savamment organisé par ce genre d'officine subversive, produit à jet continu une propagande « anti-raciste » à sens unique (seul l'homme européen est raciste, par essence) sorte d'emplâtre idéologique dérisoire que nos modernes cosmopolites, adeptes du projet Babel, s'empressent d'appliquer sur les ravages occasionnés depuis 40 ans par la doctrine multiculturaliste et l'apologie d'un monde nomade, sans frontières, sans identités, sans enracinement et sans avenir autre que celui d'un Johannesburg planétaire sponsorisé par Intel et Remington.

Une flopée de cons et de traîtres. Peut-être pas d'emblée le fort de Montrouge mais Cayenne sûrement.

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chroniques du vivre-ensemble (4): être armé?

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"En France, il n'y a pas d'armes !

Au détour de plusieurs conversations, beaucoup de français m'ont avancés cet argument. Certains ont même proposés l'idée qu'en cas de catastrophe, il serait plus facile de survivre dans un pays comme la France ou l'arme n'est pas présente, que dans un pays comme les Etats Unis ou tout le monde est armé.
 
Je ne sais pas d'ou vient cette croyance (Paris?)…mais elle ne reflète absolument pas la réalité de vos campagnes. Pour peut être y voir une piste, voici un article du journal LeMonde:
 
Le sujet reste une question "sensible", comme on le reconnaît au ministère de l'intérieur. Difficile de comptabiliser les armes présentes sur le territoire. Un fichier national est pourtant censé répertorier le nombre d'armes dans l'Hexagone. Mis en place en septembre 2004, Agrippa (application nationale de gestion du répertoire informatisé des propriétaires et possesseurs d'armes) recensait, au 26 septembre, plus de 3 millions d'armes : 2 147 849 armes déclarées et 1 016 185 armes soumises à autorisation, selon les données du ministère. 
 
32 % DES FRANÇAIS POSSÈDERAIENT UNE ARME À FEU!
Du coup, les estimations du nombre d'armes en circulation en France sont bien plus élevées que les chiffres officiels. Au ministère, on se contente de préciser que "les armes non soumises à déclaration ne sont pas comptabilisées" dans Agrippa. Yves Gollety, président du Syndicat des armuriers, estime pour sa part que 10 millions d'armes sont actuellement en circulation dans l'Hexagone. "La France est un des pays européens qui compte le plus de chasseurs. C'est une tradition très populaire, contrairement à d'autres pays comme l'Allemagne, où la chasse reste réservée aux élites", explique-t-il. 
De son côté, Small Arms Survey, une enquête sur les armes de poing dans le monde menée par l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève, avance un chiffre compris entre 18 et 20 millions d'armes à feu, soit une pour trois personnes. D'après ce classement, la France arrive en septième position quant au nombre d'armes par civil, derrière les Etats-Unis, la Finlande et la Suisse. C'est ce même classement qui plaçait la France au 2e rang des pays les plus armés de l'UE après la tuerie de Kauhajoki (Finlande). Patrice Bouveret, président de l'Observatoire des transferts d'armement situé à Lyon, avance aussi le chiffre de 20 millions d'armes en France : "Les armes légères ont une durée de vie extrêmement longue, au moins cinquante ou soixante ans. Dans certaines perquisitions, les policiers trouvent encore des armes datant de la seconde guerre mondiale. Toutes ces armes, celles de nos grands-pères, ne sont pas déclarées. C'est extrêmement difficile de savoir ce qu'il en est. Sans compter tout ce qui relève du grand banditisme, où l'on en sait encore moins."" (...)

24/01/2012

toxine botulique et marketing philosophique

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- Revue Minuit: "Que penses-tu des « nouveaux philosophes » ?"
- Gilles Deleuze: "Rien. Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D'abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l'ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d'importance, plus le sujet d'énonciation se donne de l'importance par rapport aux énoncés vides (« moi, en tant que lucide et courageux, je vous dis..., moi, en tant que soldat du Christ..., moi, de la génération perdue..., nous, en tant que nous avons fait mai 68..., en tant que nous ne nous laissons plus prendre aux semblants... »). Avec ces deux procédés, ils cassent le travail. Car ça fait déjà un certain temps que, dans toutes sortes de domaines, les gens travaillent pour éviter ces dangers-là. On essaie de former des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. Et on essaie de dégager des fonctions créatrices qui ne passeraient plus par la fonction-auteur (en musique, en peinture, en audio-visuel, en cinéma, même en philosophie). Ce retour massif à un auteur ou à un sujet vide très vaniteux, et à des concepts sommaires stéréotypés, représente une force de réaction fâcheuse. C'est conforme à la réforme Haby : un sérieux allègement du « programme » de la philosophie.

- RM: Dis-tu cela parce que B.-H. Lévy vous attaque violemment, Guattari et toi, dans son livre Barbarie à visage humain?
- GD: Non, non, non. Il dit qu'il y a un lien profond entre L'Anti-‘dipe et « l'apologie du pourri sur fumier de décadence » (c'est comme cela qu'il parle), un lien profond entre L'Anti-‘dipe et les drogués. Au moins, ça fera rire les drogués. Il dit aussi que le Cerfi est raciste : là, c'est ignoble. Il y a longtemps que je souhaitais parler des nouveaux philosophes, mais je ne voyais pas comment. Ils auraient dit tout de suite : voyez comme il est jaloux de notre succès. Eux, c'est leur métier d'attaquer, de répondre, de répondre aux réponses. Moi, je ne peux le faire qu'une fois. Je ne répondrai pas une autre fois. Ce qui a changé la situation pour moi, c'est le livre d'Aubral et de Delcourt, Contre la nouvelle philosophie. Aubral et Delcourt essaient vraiment d'analyser cette pensée, et ils arrivent à des résultats très comiques. Ils ont fait un beau livre tonique, ils ont été les premiers à protester. Ils ont même affronté les nouveaux philosophes à la télé, dans l'émission « Apostrophes ». Alors, pour parler comme l'ennemi, un Dieu m'a dit qu'il fallait que je suive Aubral et Delcourt, que j'aie ce courage lucide et pessimiste.

(...)" source

Ce texte de Gilles Deleuze a été publié comme Supplément au n°24, mai 1977, de la revue bimestrielle Minuit.

23/01/2012

work in progress

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« La journaliste désormais bien connue Myret Zaki nous donne une analyse d'une pertinence remarquable, lisez bien: "Les US empruntent à 10 ans pour moins de 2%, et à 30 ans pour moins de 3%. Et l'Europe paie le double ou triple, alors qu'elle est moins endettée. L'Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas sont AAA, donc mieux notés par SP que les US. La France et l'Autriche sont notés comme les US. Pourtant, la France paie 50% de plus que les U.S. pour emprunter, et l'Italie paie le triple. Seuls la Grèce et l'Italie ont un ratio dette/PIB supérieur aux U.S, mais l'économie italienne est en fait en meilleur état que les US. Car en réalité, l'essentiel de la dette US n'est pas compté dans les statistiques (garanties d'Etat de la dette de Fannie Mae et Freddy Mac, des prêts aux étudiants, des hypothèques défaillantes; sécurité sociale non provisionnée, Medicare, Medicaid non provisionnés, tout cela n'est pas compté dans la dette officielle! Si on ajoute encore la dette des 52 Etats, les US. sont dans la même situation que la Grèce!!". CQFD. »

« Lisez cet article de la BBC expliquant qu'en Grèce les parents sont de plus en plus nombreux à abandonner leurs enfants aux écoles ou aux monastères: "Greece's financial crisis has made some families so desperate they are giving up the most precious thing of all - their children". Lire ici ce papier de la BBC. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012 »