01/08/2015
revolte des peuples
"De l'autre côté des alpes, l'exaspération de la population de souche face au flot toujours croissant d'immigrés clandestins africains et à leur prise en charge par l'état italien ne cesse de croître. Elle s'est traduite, vendredi et samedi derniers, notamment à Rome et à Trévise, par des heurts violents avec la police chargée d'accompagner, et d'imposer, l'arrivée des clandestins dans les structures d'accueil.
A Rome, c'est dans le quartier populaire de Casale San Nicola que des incidents ont éclaté après la décision du préfet de la région de faire forcer le barrage que les résidents maintenaient depuis plus de trois mois devant l'entrée de l'ancienne école où une centaine de clandestins devaient être logé. Les policiers ont bousculé et matraqué indistinctement femmes et personnes âgées avant que des échauffourées ne surviennent avec des militants de Casapound Italia venus soutenir et défendre la population locale. Quatorze policiers auraient été légèrement blessés et une dizaine d'arrestations ont été effectuées.
« La police frappe son propre peuple, des gens qui travaillent et payent des taxes, pour imposer la présence d'immigrés illégaux, c'est le monde à l'envers ! » s'est notamment exclamé Simone Di Stefano, vice-président de Casapound Italia, présent sur les lieux. Plus loin, une femme d'une quarantaine d'année, en pleurs, hurlait à l'intention des policiers : « Je ne suis pas une criminelle, je veux juste que mon quartier reste italien et que mes enfants ne grandissent pas dans un camp de réfugiés ! ». Lors de l'arrivée sous forte escorte du premier bus de clandestins, certains occupants ont adressé des « doigts d'honneur » aux manifestants en colère, les prenant même en photos avec leurs portables dernier cri.
Près de Trévise, à Quinto, ce sont des dizaines de matelas qui ont été incendiés au bas d'un immeuble pour tenter d'empêcher l'installation d'une autre centaine d'immigrés clandestins envoyés par la préfecture. « Nous ne rentrerons pas dans nos maisons tant qu'ils ne seront pas partis, c'est une invasion » a ainsi déclaré l'un des habitants ayant participé à l'opération.
Luca Zaia, gouverneur de la région de Vénétie et membre de la Ligue du Nord s'est montré solidaire des protestataires en affirmant: « Ils sont en train d'africaniser la Vénétie. C'est une déclaration de guerre faite aux italiens ! Le préfet n'a qu'à les prendre chez lui !».
Les tensions sont aujourd'hui exacerbées entre les communautés dans un pays déjà touché par d'importantes difficultés économiques. Les couches populaires italiennes, premières confrontées à l'arrivée massive d'immigrés clandestins, se sentent chaque jour un peu plus abandonnées par les pouvoirs publics, condamnées à devenir des citoyens de seconde zone dans leur propre pays."
Xavier Eman (in Présent, 21/07/15) via amoyquechault.over-blog.com
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fatum
« (...) Je suis chaque jour plus convaincu qu'en ce moment nous assistons à un changement dans l'histoire dont l'ampleur égale celle de la chute de Rome, l'avènement de l'Islam ou la découverte des Amériques. Quand les peuples d'Asie et d'Afrique envahirent l'Europe, ce n'était pas de l'impérialisme ; lorsque l'Europe attaqua l'Asie et l'Afrique, ce fut de l'impérialisme. Cette notion nouvelle eut un double usage -pour nourrir le ressentiment d'un côté, la culpabilité de l'autre. L'Occident, certainement à cause de son héritage judéo-chrétien, a une longue tradition de culpabilité et d'auto flagellation. Impérialisme, sexisme, racisme sont autant de termes forgés par l'Occident, non pas du fait que l'Occident aurait inventé ce que nous avons en commun d'héritage humain, et peut-être animal, mais parce que, le premier, il les a identifiés, nommés, condamnés et combattus avec un succès relatif.
Une approche frappante de l'approche contemporaine de cette guerre de quatorze siècles a été donnée le 8 octobre 2002, par le premier ministre français de l'époque, Jean-pierre Raffarin, dans son discours sur l'Irak à l'assemblée nationale. Evoquant devant les députés la figure de Saddam Hussein, il releva qu'un des personnages historiques favoris de Saddam Hussein était son compatriote Saladin, lui aussi originaire de la ville de Tikrit. Au cas ou les députés auraient ignoré qui était Saladin, Jean-pierre Raffarin tînt à préciser qu'il fut celui « qui défit les croisés et libéra Jérusalem ». Qu'un premier ministre catholique présente la prise de Jérusalem par Saladin comme une libération de la domination des croisés, français de surcroît pour la plupart, témoigne d'un cas extrême de nouvel alignement, sinon des loyautés, du moins des perceptions des choses.
Où en est l'Europe ? Aura-t-elle de la chance une troisième fois ? Les musulmans ont en apparence des avantages : ferveur, conviction, ce qui, dans la plupart des pays occidentaux, soit manque, soit est de faible intensité. Ils sont assurés de la certitude de leur cause, là ou les Occidentaux, la plupart du temps, se dénigrent ou s'abaissent. Les musulmans déploient loyauté et discipline, mais l'élément qui joue le plus en leur faveur est la démographie. L'accroissement naturel et les mouvements migratoires entraînent de profondes modifications des populations : il se pourrait que dans un avenir envisageable des musulmans soient majoritaires dans quelques villes européennes, du moins sinon dans quelques pays. Sadiq al-Azm, philosophe syrien, fait remarquer que la question pendante est celle de savoir si c'est l'Europe qui sera islamisée ou l'islam qui s'européanisera. La formulation est pertinente, et grandes sont les conséquences de la réponse qui sera apportée. » Bernard Lewis, L'Europe et l'Islam, Le débat, mai 2008.
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« Mise au tombeau de notre destinée ? En dépit d’apparences sinistres, mon intime conviction me conduit à rectifier aussitôt cette pensée. Tout ce que l’étude historique m’a appris, ce que je sais aussi des trésors d’énergie masqués, m’incitent à penser que l’Europe, en tant que communauté millénaire de peuples, de culture et de civilisation, n’est pas morte, bien qu’elle ait semblé se suicider. Blessée au coeur entre 1914 et 1945 par les dévastations d’une nouvelle guerre de Trente Ans, puis par sa soumission aux utopies et aux systèmes des vainqueurs, elle est entrée en dormition. Bien des fois dans ses écrits, Jünger a fait allusion au destin comme à une évidence se passant d’explication, ainsi que d’autres évoquent Allah, Dieu, la Providence ou l’Histoire. (…)
Dans l’Iliade, Homère dit que les Dieux, eux-mêmes, sont soumis au Destin. L’épisode est conté au chant XXII lorsqu’il s’agit de trancher du sort d’Hector face au glaive d’Achille. Le Destin figure ici les forces mystérieuses qui s’imposent aux hommes et même aux dieux, sans que la raison humaine puisse les expliquer. Ce n’est pas la Providence des chrétiens, puisque celle-ci résulte d’un plan divin qui se veut intelligible, au moins pour l’Eglise. C’est en revanche, un autre nom pour la fatalité. Pour répondre à cette dernière, les stoïciens et, de façon différente Nietzsche, parlent d’amor fati, l’amour du destin, l’approbation de ce qui est, parce qu’on a pas le choix, rien d’autre en dehors du réel. Approbation contestée par toute une part de la tradition Européenne qui, depuis l’Iliade, a magnifié le refus de la fatalité. Citons le fragment du chant XXII qui suit la décision des Dieux. Poursuivi par Achille, Hector se sent soudain abandonné : « Hélas, point de doute, les Dieux m’appellent à la mort. Et voici maintenant le Destin qui me tient. Eh bien non, je n’entends pas mourir sans lutte ni gloire. Il dit et il tire le glaive aigu pendu à son flanc, le glaive grand et fort ; puis, se ramassant, il prend son élan tel l’aigle de haut vol qui s’en va vers la plaine. Tel s’élance Hector. »
L’essentiel est dit. Hector est l’incarnation du courage tragique, d’une insurrection contre l’arrêt du Destin qu’il sait pourtant inexorable. Tout est perdu mais au moins peut-il combattre et mourir en beauté. (…) Et le lecteur méditatif songera que la tentation est forte, pour l’Européen lucide de se réfugier dans la posture de l’anarque. Ayant été privé de son rôle d’acteur historique, il s’est replié sur la position du spectateur froid et distancié. L’allégorie est limpide. L’immense catastrophe des deux guerres mondiales a rejeté les Européens hors de l’histoire pour plusieurs générations. Les excès de la brutalité les ont brisés pour longtemps. Comme les Achéens après la guerre de Troie, un certain nihilisme de la volonté, grandeur et malédiction des Européens, les a fait entrer en dormition. A la façon d’Ulysse, il leur faudra longtemps naviguer, souffrir et beaucoup apprendre avant de reconquérir leur patrie perdue, celle de leur âme et de leur tradition. »
Dominique Venner, Ernst Jünger, Un autre destin européen, 2009.
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Qu'allez-vous VENDRE?
17:36 | Lien permanent | Commentaires (210)
29/07/2015
business as usual

"Savez-vous que les députés français qui souhaitent lire le texte (exclusivement en anglais) du Traité transatlantique en négociation entre l'UE et les USA ne peuvent le faire qu'individuellement, dans une pièce fermée, avec interdiction de photocopier, scanner ou photographier quoi que ce soit?" Réfléchir et agir Eté 2015.
"iLa petite commune bourguignonne d'Alize Sainte Reine (Alésia) inaugurera les 22 et 23 aout 2015 une grande statue de Vercingétorix. Fleur Pellerin, ministre de la Culture, a décliné l'invitation jugeant le thème comme "trop gaulois". Ibid.
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28/07/2015
épuisement du sens
« J’ai quitté l’enseignement public non seulement parce que je m’y ennuyais à mourir, mais parce que je n’y supportais plus d’y voir la langue française piétinée au point de n’être plus qu’un instrument de propagande de la pensée dominante. J’ai vu mourir une culture. J’ai dis, et je le maintiens, quoique cette affirmation m’ait naguère valu le pilori, que l’évacuation de la dimension littéraire de la langue au profit de sa démocratisation utilitaire a eu lieu en grande partie pour ne pas désespérer les enfants d’immigrés. Une langue sacrifiée à la paix civile, c’est la mort d’une culture millénaire. Je n’en rends nullement les immigrés responsables ; les semeurs de vent, ce sont les idéalistes post chrétiens et les marchands d’esclaves au pouvoir. Le reliquats hystériques du gauchisme ont fait le reste : évacuer la dimension spirituelle de la culture. On comprend dés lors que nous soyons méprisés par ces mêmes immigrés : comment l’Islam, quand bien même il n’en serait pas l’allié objectif, ne trouverait-il pas à se renforcer au contact du nihilisme à l’œuvre en Occident ? »
(…) « Là ou l’islam est soluble, c’est dans l’innombrable multiculturel des USA. Plaçons le dans une petite société fragile telle le Québec, il devient le vecteur même de sa destruction, révélant par là sa vérité : 300 000 musulmans sur quelques millions de Québécois déchristianisés et nous avons une problématique Libanaise. Si l’on excepte le moment dialectique de l’Empire ottoman, où, après son établissement, les autres religions ont été tolérées, force est de constater que depuis le VIIème siècle, l’islam ne fait que détruire les sociétés où il s’implante, et aujourd’hui plus que jamais, parce que, ayant digéré Mac Donald’s, Disney et Microsoft, il rencontre un vide spirituel sidéral. Il ne nous est acceptable que par ses femmes et ses mystiques - transactions qui ont lieu dans le secret des chambres ou de l’esprit, et qui m’empêchent de voir cet autre comme l’ennemi absolu. »
(…) « Quelle insanité ais-je proférée en constatant que ce pays n’est pas encore le Brésil ou Cuba mais une nation de race blanche avec des minorités étrangères ! Que l’émigration africaine soit, par exemple, un drame pour les immigrés comme pour les français de souche, qu’une immigration chrétienne soit préférable à une immigration musulmane, voilà qui ma parait relever du bon sens, tout comme le fait que la France ne doive pas se renier elle-même pour maintenir la paix civile menacée par ces minorités. Je me rappelle que le moment où j’ai compris que la France était morte (ou appelée à devenir tout autre chose que ce qu’on m’avait appris qu’elle était depuis des siècles) eut lieu lorsque, enseignant et évoquant tel épisode de l’histoire de France, j’ai cessé de pouvoir dire « nous », sans rien trouver qui remplaçât ce signe d’appartenance heureuse et, dès lors, entrant dans une sorte de déréliction que nul discours politique ne pouvait apaiser. La France que vous me proposez d’aimer, celle que vous me désignez comme la France de demain en me montrant ce groupe de jolies maghrébines et de jeunes noires habillées de manière provocante, cette France là m’est étrangère : pour reprendre votre langage pour le retourner contre vous qui me pensez « raciste », je dirais que j’y vis dans un apartheid mental, moi que le destin muséal et multiculturel de ce pays horrifie, qui ne crois nullement au repli sur soi, qui ait été élevé dans le cosmopolitisme Beyrouthin. Mais je suis bien obligé de reconnaître que tout ce que j’aime est piétiné quotidiennement au nom du consensus antiraciste et par peur de déplaire à l’islam. C’est vous qui avez fait mourir ce pays en moi, bâtisseurs d’empires boursiers, gauchistes apostats et technocrates si inconséquents que vous avez laissé ce déliter cette langue qui, à elle seule, disait Joseph de Maistre, , définit une nation. George Orwell, lui, pour me référer à un auteur moins compromettant, disait que la dégradation d’une langue va de pair avec la décomposition politique. Qu’est-ce qui agitait donc l’angélique prêcheur qui me vantait la créolisation de la France ? Moins la haine de la France que son désir de voir disparaître des types tels que moi qui errent comme un loup sur les terres du passé, prétendait-il, alors que j’ai toujours été à la lisière, à l’orée, prêt à bondir dans le futur. »
Richard Millet, L’opprobre, 2008
photo: anonyme, WWI. pauvre gars, tout ça pour ça.
23:34 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : richard millet, gainsbourg
islam
« Ce n’est pas une marque d’intolérance religieuse: je dirais “oui ", aisément, au bouddhisme, au brahmanisme, à l’animisme…, mais l’islam, c’est autre chose. L’islam est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa foi au monde entier. Je sais qu’aussitôt on me répondra : “Le christianisme aussi !” Et l’on citera les croisades, les conquistadors, les Saxons de Charlemagne, etc. Eh bien il y a une différence radicale.
Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force, ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Évangiles. Ils faisaient le contraire des commandements de Jésus, alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet. Le djihad est la première obligation du croyant musulman. Et le monde entier doit entrer, par tous les moyens, dans la communauté islamique. Je sais que l’on objectera : “Mais ce ne sont que les ‘intégristes’ qui veulent cette guerre.”
Malheureusement, au cours de l’histoire complexe de l’Islam, ce sont toujours les “intégristes”, c’est-à-dire les fidèles à la lettre du Coran, qui l’ont emporté sur les courants musulmans modérés, sur les mystiques, etc. Déclarer sérieusement qu’en France l’adhésion de “certains musulmans” à l’intégrisme islamique est le résultat d’une crise d’identité est une désastreuse interprétation. L’intégrisme islamique en Iran, en Syrie, au Soudan, en Arabie Saoudite, maintenant en Algérie est-il une réaction à une crise d’identité? Non, l’intégrisme islamique est seulement le réveil de la conscience religieuse musulmane chez des hommes qui sont musulmans mais devenus plus ou moins “tièdes”.
Maintenant, le réveil farouche et orthodoxe de l’islam est un phénomène mondial. Il faut vivre dans la lune pour croire que l’on pourra “intégrer” des musulmans pacifiques et non conquérants. Il faut oublier ce qu’est la rémanence du sentiment religieux (ce que je ne puis développer ici). Il faut oublier la référence obligée au Coran. Il faut oublier que jamais pour un musulman l’État ne peut être laïque et la société sécularisée: c’est impensable pour l’islam.
Il faut enfin oublier comment s’est faite l’expansion de l’Islam du VIe au IXe siècle. Une étude des historiens arabes des VIIe et IXe siècles, que l’on commence à connaître, est très instructive : elle apprend que l’islam s’est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d’Afrique du Nord et de l’Empire byzantin.
Dans une première étape, une infiltration pacifique de groupes arabes isolés, s’installant en paix. Puis une sorte d’acclimatation religieuse: on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique. Et ce qui est ici particulièrement instructif, c’est que ce sont les chrétiens qui ouvraient les bras à la religion sœur, sur le fondement du monothéisme et de la religion du Livre, et enfin lorsque l’opinion publique était bien accoutumée, alors arrivait l’armée qui installait le pouvoir islamique — et qui aussitôt éliminait les Églises chrétiennes en employant la violence pour convertir à l’islam.
Nous commençons à assister à ce processus en France (les autres pays européens se défendent mieux). Mais c’est du rêve éveillé que de présenter un programme de fédération islamique en France, pour mieux intégrer les musulmans. Ce sera au contraire le début de l’intégration des Français dans l’islam. La seule mesure juridique valable, c’est de passer avec tous les immigrés un contrat comportant: la reconnaissance de la laïcité du pouvoir, la promesse de ne jamais recourir au djihad (en particulier sous forme individuelle — terrorisme, etc.), le renoncement à la diffusion de l’islam en France. Et si un immigré, beur ou pas, désobéit à ces trois principes, alors, qu’il soit immédiatement rapatrié dans son pays.”
Jacques Ellul, 1989.
Article paru dans l’hebdomadaire Réforme le 15 juillet 1989. Jacques Ellul (1912-1994) était professeur d’histoire du droit, théologien protestant et sociologue. Il est l’un des premiers à s’être penché sur les rapports entre l’homme et la technique. L’autre aspect de son œuvre est centré sur la religion.
image: géographie de l'islam.
22:46 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : islam en europe
27/07/2015
logosTV
16:59 | Lien permanent | Commentaires (13)
ecopride

11:44 | Lien permanent | Commentaires (38)
vougénéralizé!
"Bonjour à l’équipe de Riposte Laïque,
Je consulte, occasionnellement, vos articles depuis quelques années que je trouve très révélateurs au sujet d’une certaine “religion”. Appartenant à la génération Minikeums, celle née à la toute fin des années 80 et au tout début des années 90 (la tranche d’âge des 20-25 ans), je tiens à témoigner de l’état de déliquescence intellectuelle et morale d’une partie des Français de ma génération. Ne le prenez pas mal, mais j’ai comme l’impression que la plupart des contributeurs et lecteurs de Riposte Laïque n’ont plus – depuis bien longtemps – la vingtaine… Ce qui n’a rien d’étonnant. Je m’explique. Après vous, il n’y aura pour ainsi dire aucune relève. Vous combattez ardemment contre la lâcheté et les compromis honteux des gauchistes à l’égard de leur électorat de substitution. Mais la Gauche a depuis longtemps anticipé le sursaut patriote que représente Riposte Laïque et bien d’autres sites de ré-information. Son arme secrète ? L’éducation nationale. Elle produit à la chaîne de futurs citoyens lobotomisés à l’antiracisme, au relativisme culturel… bref, des zombis.
Je vais être direct : ma génération manifestera (voire fera une révolution) si le gouvernement ferme Internet, interdit les fast-food, boycotte les produits Apple ou censure les émissions de télé-réalité… ou remet éventuellement le CPE sur le tapis. Pour ce qui est de la liberté d’expression, de conscience, la préservation de notre héritage, l’égalité des sexes, le sort des chrétiens dans le monde… disons qu’elle s’en fout… J’appartiens à une génération pourrie gâtée qui s’imagine que tout lui est dû, tout est acquis, que sa liberté et son confort sont garantis ad vitae aeternam. Au nom de quoi ? Je me marre. Vous n’avez pas idée du degré d’inculture et de fainéantise intellectuelle des jeunes Français. Ils seront bientôt à égalité avec les “jeunes” des faits divers. Plus inquiétant encore : leur nombrilisme. A partir du moment où ils ont pu télécharger la dernière application tactile iPhone 5 le reste du monde peut bien brûler.
En de rares occasions, je discute avec les jeunes de mon âge de l’actualité. Premier constat, ils ne suivent pas l’actualité. Deuxième constat, ils sont tous morts de trouille dès qu’il s’agit de se positionner clairement sur un sujet comme l’interdiction de la burqa, le contrôle de l’immigration, les émeutes, le conflit au Proche-Orient, la politique étrangère de la France, le laxisme de la justice etc. Troisième constat, aucun sens critique, aucun esprit d’analyse, aucune remise en question de ce qui est vu, observé, dit, entendu : “On m’a dit que…” et puis basta… surtout ne t’interroge pas sur tes sources, tu risquerais de te faire une crampe au cerveau ! Toutes et tous pourraient postuler au poste de journaliste chez Canal+.
Défendre la laïcité, comme vous le faites, nécessite un engagement, un investissement, une énergie, une détermination et une culture générale dont ma génération est totalement dépourvue… dont je suis insuffisamment pourvu même si je tente péniblement de combler mon retard. J’ai pu trop souvent constater que vos détracteurs n’avaient jamais le moindre argument valable, seulement des incantations et des invectives : “vous êtes raciste”, “vous parlez comme Le Pen” sans omettre les incontournables “Fôpastigmatizé” “Padamalgame” “Vougénéralizé”. A mon modeste niveau, je tente de faire connaître votre site à celles et ceux de mon âge en évitant judicieusement les apprentis-kapos de la pensée unique… les Harlem Désir de demain sont plus nombreux et virulents que vous ne l’imaginez.
Je risque de vous faire bondir en vous disant ceci mais je tiens à être sincère : les jeunes de ma génération les plus intéressants, conscients et patriotes avec qui j’ai pu converser sont assez souvent de tendance égalité & réconciliation. Décrispez-vous, je ne suis pas un fan de M. Soral même si j’ai lu avec grand intérêt son livre “Comprendre L’Empire”… qu’un jeune Français pro-E&R me prêta.
Je tenais simplement à vous donner un état des lieux affligeant du patriotisme “Minikeums”. Un conseil : formez, vous aussi, des Padawan qui vous succéderont dans votre combat contre le côté gauchiste de la Force. Bonne continuation. Vive la France Laïque Bleu-Blanc-Rouge ! Et dédicace à celles et ceux qui veulent vous museler : Vive Zemmour !"
Bon, y aurait beaucoup à dire about Riposte laique, sa "défense de la laicité" et son armée mexicaine de sionards, ex gauchistes, maçons, ni putes ni soumises, etc.....bref. Mais il y a certainement du vrai dans ce que dit ce lecteur. Pour autant, rien n'est figé et l'histoire n'est qu'imprévu. Facile d'aller à une flash mob pour les guignols ou pour des clandestins quand on a ni faim ni froid et qu'on sent bon le Tahiti douche. Ca devient beaucoup moins évident quand on a faim, qu'on doit habiter chez ses parents because pas de fric, pas de boulot, pas de perspectives d'avenir hors l'exil, bref quand le frigo est vide...à ce moment-là, les discours bien pensant deviennent inaudibles et d'autres, audibles; et ces générations soit-disant perdues pourraient bien se sortir la tête du cul et prendre leur destin en main. Le déclassement rapide peut avoir certaines vertus:)
photo: padamalgame!
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