12/01/2014
J'écris et mes larmes coulent à flots
"Les troupes sont en marche. L'humeur est plus gaie. « Eh, si seulement on allait jusqu'à Kiev. » Un autre : « Eh, j'irais bien jusqu'à Berlin. » Pris sur le vif : un point d'appui défensif mis sens dessus dessous par un char. Un Roumain sur lequel et passé un char, aplati. Son visage est comme un bas-relief. A côté de lui, deux Allemands écrasés. Au même endroit, l'un des nôtres gît dans la tranchée, à demi écrasé.
Des boites de conserve, des grenades, des « citrons » (grenades à main), une couverture tachée de sang, des pages de magazines allemands. Nos soldats sont assis là, au milieu des cadavres, ils font bouillir dans un chaudron des morceaux de viande découpés sur un cheval tué et tendent vers le feu leurs mains gelées.
Sur le champ de bataille, côte à côte, un Roumain tué et un des nôtres, également mort. Le Roumain a sur lui une feuille de papier et un dessin d'enfant : un petit lapin et un bateau. Le nôtre a une lettre : « Bonjour et peut-être bonsoir. Coucou petit papa... » Et la fin de la lettre : « Revenez mon petit papa, parce que sans vous on rentre à la maison comme si c'était une autre maison. Sans vous je m'ennuie ferme. Venez, que je puisse vous voir, ne serait-ce qu'une heure. J'écris et mes larmes coulent à flots. (...) Signé : votre fille, Nina. »"
(Vassili Grossman, Carnets de guerre, Stalingrad, novembre 1942)
23:43 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : stalingrad, grossman
what else?
"Des juifs dans la collaboration est paru en 1980. L’auteur, le journaliste devenu historien Maurice Rajsfus, est né en 1928, de parents juifs polonais, morts en déportation à Auschwitz et Maurice Rajsfus fut lui-même raflé au Vel d’Hiv alors qu’il n’était qu’adolescent (il en réchappa par miracle). L’ouvrage est préfacé par Pierre Vidal-Naquet, historien connu notamment pour ses travaux sur le génocide juif et le négationnisme, qui apporte au livre son indispensable crédit. Le livre, épuisé, n’a été ni réédité ni réimprimé depuis sa sortie.
Des Juifs dans la Collaboration démontre notamment que de nombreux juifs ont participé activement à la déportation de leurs coreligionnaires pendant la guerre et rend caduque l’argument (dominant aujourd’hui) selon lequel l’État français est seul responsable de la déportation des juifs. Cette distinction entre d’un côté les juifs de France, et de l’autre l’Etat français (donc les Français non-juifs), distinction créée par Jacques Chirac le 16 juillet 1995 au Vel d’Hiv, n’a donc pas lieu d’être. Elle se révèle être ce qu’elle est : une nouvelle discrimination raciale, 50 ans après les faits, dans ce même Vélodrome d’Hiver. Avec, faut-il l’ajouter, l’assentiment officiel des représentants de la communauté juive, comme en 1942. Aussi insupportable que cela puisse paraître, l’UGIF, ancêtre du CRIF (les juifs de France n’étaient pas représentés à l’échelon national auparavant), mis en place par Pétain et les nazis (l’UGIF était en relation directe avec la Gestapo), aida à constituer des listes de juifs à rafler et à déporter. Maurice Rajsfus témoigne autant qu’il relate les faits. Dans la préface, Pierre Vidal-Naquet explique très clairement que c’est parce qu’aucun historien (lui le premier) n’a voulu réaliser ce travail qu’un journaliste l’a entrepris. Le livre, qui propose une somme impressionnante de documents d’archives, de témoignages et d’analyses, n’a jamais été réédité depuis 1980. Il n’a jamais été débattu dans les médias, par les politiques ou par la communauté juive. Et depuis qu’une bombe a explosé chez l’éditeur, EDI, l’auteur n’a plus jamais parlé de ce livre.
Seuls quelques exemplaires sont encore disponibles à l’achat. J’ai dû débourser la modique somme de 67 euros (plus de 400 francs) pour acquérir cet exemplaire. Cette situation est-elle normale pour un livre d’une telle valeur historique ? Notons par ailleurs qu’au moins deux autres livres sont sortis depuis sur la question, l’un en France en 2003, l’autre aux USA en 1987 (le New York Times en a fait état). Aucun média français n’a jugé utile de chroniquer ces deux publications. Maurice Rajsfus développe dans son livre une analyse marxiste : à ses yeux, ce sont des juifs bourgeois qui ont aidé à faire déporter des juifs pauvres. La plupart des membres de l’UGIF, pour ne pas dire la quasi-totalité, étaient en effet des notables. Son analyse ne résiste cependant pas aux faits, car de nombreux notables juifs ont également été déportés. Sans doute Rajsfus cherchait-il à éviter toute accusation en antisémitisme, même si ce marxisme dogmatique pouvait aussi correspondre à son idéologie (et, dans une large mesure, à celle de Vidal-Naquet). En fait, la distinction est plutôt à faire entre juifs français et juifs étrangers, les responsables de l’UGIF étant tous français et ayant sacrifié les juifs étrangers pour protéger les juifs français.
Ce livre lève le véritable tabou qui pèse sur la participation des organisations juives de France à la déportation. L’Histoire n’a pas d’idéologie. Elle se doit d’être une science au service de la vérité, et non une vérité d’État au service d’une dictature intellectuelle. Ce tabou devrait être levé, et ne peut être levé que par les premiers concernés, à savoir le CRIF. Le CRIF compte en effet dans ses rangs, au plus haut niveau depuis de nombreuses années, et encore aujourd’hui, une personnalité qui avait accepté la carte de l’UGIF pour être couvert par cette institution (qu’il réprouvait par ailleurs). Il s’agit d’Henri Bulawko, successivement membre du comité directeur du CRIF, puis vice-président du CRIF et enfin président d’honneur du CRIF. François Mitterrand a reçu la francisque des mains même de Pétain, un fait qui lui a été reproché quand l’information a été rendue publique par Pierre Péan. Dans le même temps, il n’y eut aucune polémique vis-à-vis de M. Bulawko, ni vis-à-vis du CRIF qui préfère mettre en avant sa création en 1943 par des groupes de résistants juifs, ce qui est tout à fait vrai aussi. Il y eut des activités de résistance au sein même de l’UGIF, de même qu’il y en avait à Vichy. Cela n’empêche pas une organisation juive comme Akadem d’écrire ceci : “On peut cependant reprocher [aux dirigeants de l'UGIF] un aveuglement quant à la réalité de la Shoah et de n’avoir pas appelé les Juifs à se défendre et à se cacher. La plus grande tâche de l’histoire de l’Union est constituée par les maisons d’enfants qui n’ont pas été dispersées à temps, et qui ont été raflées en juillet 1944.”
M. Bulawko a pu gravir tous les échelons du CRIF, jusqu’à en devenir le président d’honneur, alors qu’il avait accepté la carte d’un organisme qui a aidé à identifier puis à déporter les juifs de France, sans que cela ne dérange personne, ni au CRIF, ni dans les médias, ni parmi les politiques. Sous l’impulsion de François Mitterrand, ceux-ci ont préféré accepter de participer, année après année, au dîner annuel du CRIF. Pourquoi la France a-t-elle dû autant se repentir devant les représentants de la communauté juive, alors que les anciens membres de l’UGIF (qui, rappelons-le, cherchaient à éviter d’être déporté) n’ont jamais eu à répondre devant aucune autorité, ni judiciaire, ni politique, et encore moins médiatique ou communautaire ? “Après la Libération, l’affaire sera étouffée et le procès public évité. Un jury d’honneur sera pourtant constitué, mais il se réunira à huis clos et ses conclusions ne seront jamais connues.” peut-on lire sur la 4e de couverture du livre de Maurice Rajsfus. Ajoutons que ce jury était présidé par Léon Meiss, président du CRIF. Le tabou est donc profondément ancré. Mais loin de permettre de mieux lutter contre l’antisémitisme, il ne fait que l’alimenter."
NB: à tous, je ne fais pas une fixation sur la "question juive" mais en tant que français patriote et européen de souche, je me retrouve régulièrement dans une position défensive sur ce sujet alors que, comme l'immense majorité des français d’aujourd’hui et d'hier, je n'ai rien à me reprocher (idem sur la question de l'esclavage et de la traite triangulaire). Je ne crois pas, contrairement à d'autres, qu'il y ait de responsabilité collective ou héréditaire (je crois en l'histoire et en la révision permanente de celle-ci par les historiens) et je ne supporte plus depuis bien longtemps l'entreprise de culpabilisation et de soumission des peuples européens sur ce genre de question historiques.
Rien à me reprocher donc, quand d'autres (je pense au CRIF ex UGIF en particulier mais aussi à l'essentiel de nos élites politiques et médiatiques qui ne manquent jamais -sur ordre?- de remettre une couche d'ombre sur notre passé) imprécateurs et donneurs de leçons patentés et rabiques, feraient mieux de balayer devant leur porte et de fermer leur claque-merde!
"Et… Et… Et… 50 kilos de patates, un sac de sciure de bois, il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l’alambic ; un vrai magicien Jo. Et c’est pour ça que je me permets d’intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde !" Maître Folace..
15:40 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : juifs, collaboration
la chute
lol!
10:55 | Lien permanent | Commentaires (8)
11/01/2014
cobain
20:57 | Lien permanent | Commentaires (2)
09/01/2014
massacre ordinaire
deux réflexions:
1- Arcand est donc évidemment antisémite pour oser comparer ces centaines de millions de morts avérées à l'extermination de quelques millions de juifs d'Europe durant la WW2 (et à ce titre devrait légitimement être prochainement traduit devant une cour de justice quelconque),
2-historiquement c'est le chaos bactériologique et viral (plus que le feu, le fer et la poudre) importé par les flottes ibériques (Cortès, Pizarro et Colomb) à partir de la fin du XVeme siècle qui fut à l’origine de l'essentiel de l'effondrement démographique abyssal des populations amérindiennes précolombiennes.
20:53 | Lien permanent | Commentaires (60)
08/01/2014
Valls shabbat goy
22:58 | Lien permanent | Commentaires (27)
07/01/2014
some fresh air
23:22 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gaelle senn
double éthique
BIENNNN!
TRES BIENN!
ANTISEMITE!!!!!!!
22:40 | Lien permanent | Commentaires (22)
06/01/2014
fakepride
. [Faits et Documents n°341 - Septembre 2012]
"Fin juillet, la police toulousaine a démantelé un petit réseau d’activistes, dont plusieurs mineurs, qui s’employaient à inonder d’appels menaçants, injurieux et antisémites l’école fondamentaliste juive Ozar Hatorah de Toulouse, celle-là même où Mohammed Merah avait perpétré l’un de ses attentats en mars dernier. Curiosité qui a entraîné un désintérêt total des médias dès son annonce : le groupe, qui utilisait le site internet violvocal.com, avait été créé par Grégory Chelly, alias « Ulcan », responsable de la Ligue de défense juive et chef du commando qui avait saccagé la librairie pro palestinienne Résistances à Paris en juillet 2009." http://faitsetdocuments.com/
. [Faits et Documents n°312 - Mars 2011]
"Président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, l’ex-commissaire de police Sammy Ghozlan, boute-feu de la communauté juive ultra, vient d’être suspendu pour trois mois du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France. Une décision rarissime de la part du Crif, qui sanctionne ainsi la diffusion de fausses nouvelles de sa part quant à la prétendue destruction d’une synagogue à El Hamma en Tunisie le 1er février (voir F&D 311). L’intéressé, qui s’était déjà signalé en jouant un rôle en pointe dans la tristement fameuse « affaire du RER D », en 2004, est défendu par la Ligue de défense juive qui accuse le Crif d’être devenu « définitivement anti-juif ». http://www.faitsetdocuments.com
. 15 novembre 2003 : vrai-faux incendie de l’école juive de Gagny. Le Figaro et l’Express signalent qu’on s’oriente vers une banale histoire d’arnaque à l’assurance. source
. 3 janvier 2004 : vraie-fausse auto-mutilation du Rabin Fahri qui passe de statut de victime à celui de suspect. Ibid
. Mai 2004 : la 17ème chambre du TGI (Tribunal de Grande Instance) de Paris condamne Axel Moïse. Il s'adressait lui-même de fausses lettres de menace antisémites. Ibid
. 9 juillet 2004 : Marie Leblanc, mythomane se dessine des croix gammées sur le ventre et se déclare victime d'une agression antisémite, causant "l'émoi" que l'on sait. Ibid
. 21 août 2004 : un incendie détruit un centre social juif à Paris. On y retrouve des inscriptions à caractère antisémite.L’auteur est arrêté par la police : c’est un employé du centre social. Ibid.
. La fausse agression du RER D: le vendredi 9 juillet 2004, Marie L., une jeune femme de 23 ans se présente pour porter plainte, au commissariat d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Elle affirme avoir été victime dans la matinée d’une agression à caractère antisémite, dans la ligne D du RER, entre Louvres et Sarcelles, alors qu’elle voyageait avec son bébé. Quelques jours plus tard, l’enquête policière permet d’établir qu’il s’agit d’une pure et simple affabulation. Mais entre temps médias et responsables politiques se sont enflammés...source
etc., etc, etc., etc., etc., la liste est longue.
22:42 | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : faits et docs



