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09/02/2014

des empires

juste passionnant.

FUCK the people

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« Fuck the EU (European Union) », lance la n°2 de la diplomatie américaine

« Que l’Europe aille se faire e… » a tout simplement déclaré Victoria Nuland, la secrétaire d’État adjointe des États-Unis, en charge des relations avec l’Europe, à son ambassadeur en Ukraine, lors d’une conversation téléphonique enregistrée à l’insu des deux protagonistes le jeudi 6 février. La prise est tellement explicite que la diplomate américaine n’a eu d’autre choix que de s’excuser auprès des diplomates européens. Mais qui a entendu un seul chef d’État, un seul ministre des affaires étrangères européen émettre une quelconque protestation ?

Très bon éclairage sur ce que pensent réellement les Américains de l’Union européenne : qu’elle n’est rien et qu’elle a vocation à rester une périphérie molle des États-Unis. Au passage la conversation est révélatrice, au-delà même de l’insulte faite à l’Union européenne. Elle en dit long aussi sur le rôle que joue l’ONU aux yeux des Américains. Jugez-en plutôt : « Ce type de l’ONU, Robert Serry » explique Victoria Nuland à son ambassadeur, « ce serait super pour aider à coller les choses, d’avoir cette colle ONU et, tu sais quoi, que l’UE aille se faire foutre ». L’ONU ce n’est donc qu’un pot de colle servant à fixer les morceaux du puzzle américain sur le grand tableau mondial.

Washington encourage la guerre civile en Ukraine, quand il ne la fabrique pas tout simplement et agite ensuite ses mécanos (l’Union européenne, l’ONU…) afin de tenir sa feuille de route. Quant aux gouvernements européens, ils ont pour seule mission, depuis 1945, que de maintenir les peuples européens dans la dormition en leur faisant croire que la construction européenne avance vers une Europe-puissance, alors même qu’elle ne fait, année après année, que consolider le bloc transatlantique dirigé par Washington autant que les oligarchies mondialistes.

Il n’y a désormais qu’une issue unique à l’indépendance de l’Europe : l’effondrement du Système de l’Union européenne au profit d’une authentique Europe des nations, condition sine qua none à la renaissance de la civilisation européenne et donc de la puissance française. Si nous ne sortons pas rapidement de cette trappe, la submersion extra-européenne et l’atlantisation auront raison de nos libertés et de notre identité. La ruine économique en résultera mécaniquement." Aymeric Chauprade

NB: mais qui est V Nuland?? "Victoria Nuland est issue d'une célèbre famille juive. Son père, Sherwin B. Nuland, est professeur de bioéthique à l'université Yale. Elle est mariée à l'historien néo-conservateur Robert Kagan." source wikipedia

pas de surprises..

podcast

08/02/2014

anatomie du chaos, n+1

 

" (...) Ainsi aux États-Unis, on assiste à un film d’épouvante. On observe une réduction du revenu familial, on constate un abandon des services publics basiques comme l’éducation, une éducation publique qui fonctionne correctement, j’entends. On voit les classes populaires traquées en raison d’une supposée guerre contre les drogues dangereuses (war on dangerous drugs) qui n’est en fait qu’une guerre contre les pauvres, qui nous a fait devenir la plus grande prison de l’histoire de l’humanité, aussi bien du point de vue du nombre absolu de gens incarcérés dans des prisons américaines, qu’au niveau du pourcentage de détenus parmi la population. Aucun autre pays sur la surface du globe n’incarcère autant de gens, surtout au rythme où nous le faisons. Nous sommes devenus différents de l’idée que nous avions du rêve américain, tout cela à cause de notre incapacité à partager, à envisager ne serait-ce qu’une impulsion socialiste. (...)" David Simon, Ragemag.

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friday sucks

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podcast

photo: je sais, ça fait dix fois mais j'adore...music: ratatat, gettysburg

07/02/2014

la révolution n'est pas terminée..

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via Boréas

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"Pour régénérer l’homme, il convient donc d’agir sur la société, et tout spécialement sur l’organisation politique. La République, investie d’une mission éducative, exclura de son sein les réfractaires à l’ordre nouveau. La République a pour but de changer l’homme. C’est le but avoué des révolutionnaires : « Le peuple Français, écrit Fouché, ne veut pas plus d’une demi-instruction que d’une demi-liberté ; il veut être régénéré tout entier, comme un nouvel être sorti des mains de la nature ». (11)

Le conventionnel Rabaut Saint-Etienne est tout aussi explicite : « il faut faire des Français un peuple nouveau, lui donner des mœurs en harmonie avec ses lois ». (12)Il faut comprendre ici que pour ces hommes, imprégnés de l’esprit des Lumières, l’état n’a plus pour but d’assurer le bien commun, mais d’éduquer les Français à la République !

Ainsi crée-t-on en 1794 l’École Normale qui, comme son nom l’indique, est destinée à dicter la norme. Selon les propres termes des créateurs de cette école, son but est de former « un très grand nombre d’instituteurs capables d’être les exécuteurs d’un plan qui a pour but de régénérer l’entendement humain dans une république de 25 millions d’hommes que la démocratie rend tous égaux. » (13)

Restructurer l’intelligence à des fins exprimées d’uniformisation et de conditionnement…De multiples fêtes laïques sont ainsi crées pour déshabituer les Français aux fêtes religieuses. La culture devient aussi l’enjeu de la conquête de l’esprit public :un arrêté du Directoire précise ainsi que « tous les directeurs et propriétaires de spectacles seront tenus sous leur responsabilité individuelle de faire jouer chaque jour, par leur orchestre, avant la levée de la toile et dans l’intervalle entre deux pièces, les airs chéris des républicains ou quelque autre chant patriotique. » (13)

Or cette « éducation » républicaine n’est pas facultative ; Elle doit pénétrer jusqu’au plus profond de l’être. Aucune intériorité individuelle ne doit résister à l’empreinte des idées nouvelles, comme le dit JJ Rousseau : « S’il est bon de savoir employer les hommes tels qu’ils sont, il vaut mieux encore les rendre tels qu’on a besoin qu’ils soient, l’autorité la plus absolue est celle qui pénêtre  jusqu’à l’intérieur de l’homme, et ne s’exerce pas moins sur la volonté que sur les actions. » (14) Plus encore, afin de ne pas gêner cette endoctrinement citoyen la famille doit être écartée ; L’abbé Grégoire expose ainsi à la veille de la révolution , que  « les enfants si l’on sait les soustraire à l’éducation parentale recueilleront, même sans le vouloir, des idées saines qui seront le contrepoison des absurdités dont on voudrait les repaître au sein de leur famille. » (15)

Si la république peut façonner à sa guise les jeunes générations, que faire des adultes marqués par les habitudes de l’ancien régime, c’est à dire corrompus ? Rabaut Saint Etienne à la solution : « Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. » (15) Seuls les véritables républicains ont droit à la protection des lois et bénéficie des droits de l’homme et du citoyen. Les Vendéens, cet « ennemi intérieur » dont le caractère populaire de la révolte mettait à mal la légitimité « populaire » du nouveau régime est une bonne illustration de cette distinction. L’animalisation du Vendéen, sa déshumanisation, (« race abominable », « monstres fanatiques affamés de sang », « tigres affamés du sang des Français », « horde d’esclaves », etc..) vise à faire perdre à ces hommes refusant la citoyenneté républicaine, leur dignité d’hommes, et partant légitime leur éradication. Ce qui fut fait et bien fait.

« Le gouvernement révolutionnaire doit aux bons citoyens toute la protection nationale ; il ne doit aux ennemis du peuple que la mort » dit Robespierre. (16) Cette phrase est symptomatique : les ennemis du peuple, c’est à dire de la révolution, ne sont pas des citoyens (Guevara, Kieu sanpan, Pol Pot, Mao, Lénine ou Trotski auraient pu prononcer cette phrase, mot pour mot).

Ou l’on comprend que la qualité de citoyen ne découle plus de l’appartenance à une cité, mais de l’acceptation des principes philosophiques et moraux défendus par la République ; La république est par conséquent religieuse car elle veut conquérir l’intériorité humaine, par l’intermédiaire de fêtes païennes imposées aux Français, de l’enseignement public obligatoire,  et de la pratique des institutions républicaines qui créeront des habitudes de vie façonnant l’être nouveau (ce constat n’est il pas toujours d’actualité ?). « Si donc lors du contrat social il s’y trouve des opposants, leur opposition n’invalide pas le contrat, elle empêche seulement qu’ils y soient compris ; ce sont des étrangers parmi les citoyens.» dit JJ Rousseau ; (17) Le régime démocratique, tels que l’entendent les républicains n’a plus rien de commun avec l’acception classique c’est à dire antique ou chrétienne. Il s’agit d’un système coercitif destiné à façonner l’homme nouveau, contre son gré si nécessaire (et pour son bien, à son insu)."

hoplite/Lumières et totalitarisme, 2007.

05/02/2014

best of

04/02/2014

Propagandaministerium

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"Les temps sont malsains. À force de prétendre que nous sommes dans une situation comparable aux funestes « années 1930 », certains journalistes et hommes politiques sont en train de créer une atmosphère particulièrement délétère. Les insinuations, les amalgames et les mensonges tiennent lieu aujourd’hui d’arguments. On a franchi un nouveau cap avec l’article du sieur Colombani dans Direct Matin et avec les accusations proférées à mon endroit par Pierre Moscovici, Ministre de l’économie et des finances. Les deux m’apparaissent liés. On en voit l’origine : la volonté d’un pouvoir aux abois et d’une élite discréditée de sauver l’Euro à tout prix en qualifiant les adversaires de la monnaie unique d’extrémistes. C’est en soi un acte de déni de la démocratie.

Rassurons les; l’histoire ne repasse pas les plats. Ce n’est pas les “années trente” qui nous attendent, mais quelque chose de nouveau. Le raisonnement dans des cadres conceptuels dépassés ne sert qu’à masquer des problèmes d’aujourd’hui, qui eux sont bien réels. L’histoire s’écrit la première fois en drame et la seconde en farce. Reste que cette farce à sa raison d’être. Au mieux le refus d’admettre ses erreurs. Au pire, des intérêts particuliers qui aujourd’hui s’opposent à celui du plus grand nombre.

Une saloperie écrite.

Commençons par le sieur Colombani, ci-devant ancien directeur du Monde, directeur de Slate.fr, et qui devrait savoir, pourtant, que les mots ont un sens. Il écrit donc, dans le journal gratuit Direct Matin du lundi 3 février [1]:

« Une France du rejet de l’autre – aussi bien l’immigré que l’Européen, l’Arabe ou le Juif – est en train de s’affirmer. C’est la France du repli identitaire et du refus de l’euro. »

Venant après les diverses manifestations de ces dernières semaines, ces phrases procèdent à 2 amalgames. Le premier, assez ignoble, entre des expressions de l’antisémitisme (car Juifs ET Arabes sont des sémites…) et un sentiment anti-européen. Que des personnes aient manifestées leur haine des Juifs et des Arabes est une chose. C’est stupide, c’est immonde, mais c’est. Et nous savons que ces gens ne sont qu’une petite minorité. Mais, associer dans la même phrase un mouvement anti-Union Européenne et ces illuminés est un amalgame qui non seulement est ignoble, on l’a dit, mais de plus parfaitement irresponsable. Le sieur Colombani sait parfaitement, on n’occupe pas les responsabilités qui furent les siennes sans y acquérir quelques rudiments de sociologie, que cet amalgame entre deux mouvements parfaitement différents dont le but est de discréditer le mouvement anti-UE, va aboutir à légitimer la folie des antisémites de tout poil. Notons, d’ailleurs, qu’il y a un amalgame au sein de l’amalgame : c’est de traiter d’anti-Européens des gens qui contestent l’Union Européenne. Et je signale au sieur Colombani qu’un récent sondage réalisé aux Pays-Bas montre que 55% des personnes interrogées sont partisans d’un retrait de l’UE[2]. Or, l’Union Européenne n’est pas l’Europe. Une partie des pays européens ne sont pas dans l’UE, et l’on ne confond pas une réalité géographique avec une institution.

Le second amalgame est clairement insultant et encore plus ignoble que le premier. C’est l’assimilation du rejet de l’Euro (qui progresse à l’évidence dans notre pays et chez nos voisins[3]) aux groupuscules identitaires. Je signale au sieur Colombani que certains groupuscules de cette mouvance sont de plus favorables à l’Euro. Mais, ici encore, c’est bien la volonté de diffamer, de nuire, qui se manifeste. Il faut à tout prix montrer que seuls les « extrêmes » s’opposent à l’Euro. Alors, nous avons plus d’un tiers des Français qui sont extrémistes. Est-ce à cela que vous voulez aboutir sieur Colombani ? Non seulement vos propos sont ignobles et insultants, mais ils sont surtout parfaitement irresponsables. En fait, les positions anti-Euro rassemblent largement, à droite comme à gauche. L’appel du European Solidarity Manifesto prouve, s’il en était besoin, que cette opposition vient de tous les milieux, et que des économistes parfaitement connus et ayant exercé des responsabilités importantes les soutiennent[4]. Mais, l’ignoble est un registre qu’affectionne en réalité le sieur Colombani. Il avait tenu des propos similaires lors du référendum de 2005 sur le projet de traité constitutionnel. Quelle que soit la manière dont on les entend, ils constituent une saloperie au sens où l’entendait Jean-Paul Sartre[5].

Ce genre de propos n’est d’ailleurs pas nouveau. Fin novembre 2013 on y avait été déjà confronté avec le crapuleux dossier du Point, dont il fut rendu compte dans la note « La Littérature à l’estomac »[6]."

suite/Jacques Sapir/RussEurop

NB: marrant comme nos folliculaires n'expliquent jamais comment le sinistre Goebbels s'inspira largement des théories d'Edward Bernays, véritable père de la propagande politique institutionnelle et de la manipulation industrielle de l'opinion publique (ancêtre du désormais fameux "story telling" ou "reality building"). Mais Bernays n'était pas nazi, sans doute un début d'explication...


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03/02/2014

whatsap gilad?

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"Dieudonné vit en ce moment une période particulièrement tourmentée. Le pouvoir multiplie les attaques sournoises à l’encontre de l’humoriste. Il reçoit toutefois quelques soutiens et notamment d’outre-Manche en la personne de Gilad Atzmon, musicien de jazz et essayiste de grande renommée, édité par Kontre Kulture. Il se livre ici à une analyse particulièrement pertinente de la politique en France.

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Alimuddin Usmani : Pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles vous avez décidé d’apporter votre soutien total à Dieudonné dans sa lutte avec le gouvernement français ?

Gilad Atzmon : Dieudonné incarne l’authentique résistance. En étant convaincant et cohérent, il a su exposer le lien destructeur qui existe entre le socialisme français sionisé et le pouvoir politique juif. Bon nombre d’entre nous étaient inspirés par la pensée politique de gauche des années 60-70 et embrouillés par le progressisme pendant un certain temps. Pour une raison quelconque, celle qu’on appelle « la nouvelle gauche » a très rapidement fait des compromis sur des sujets cruciaux que sont le travail ou la politique envers la classe ouvrière. Au lieu de se mettre du côté des travailleurs et des gens qui luttent pour améliorer leurs conditions sociales, la gauche post-soixante-huitarde a adopté le discours de la politique identitaire, destiné à diviser la société et à marginaliser la classe ouvrière. Cette approche a conduit à une paralysie politique qui a préparé les fondements d’une invasion de la finance, de la culture de l’hégémonie et de la globalisation. Dieudonné est parvenu à mettre en lumière cet esprit fallacieux. Il a également réussi à identifier le pouvoir de la religion de l’Holocauste et le pouvoir du lobby juif qui sont au cœur du pouvoir politique. En tant qu’auteur du livre Quel Juif errant ?, qui déconstruit l’identité politique juive, je vois Dieudonné comme une continuation de moi-même. Il est mon frère jumeau et je le soutiens, ainsi que son appel.

Les détracteurs de Dieudonné l’accusent d’antisémitisme. Ils argumentent que Dieudonné, dans son spectacle Le Mur, a tenu les propos suivants à l’égard du journaliste d’origine juive Patrick Cohen : « Tu vois, quand j’entends Patrick Cohen parler, je me dis : Les chambres à gaz....dommage. » Les partisans de Dieudonné expliquent que Dieudonné ne faisait que répondre à une provocation de Patrick Cohen qui l’avait inclus dans une liste noire et qui le traitait de « cerveau malade ». Pensez-vous que l’humoriste est allé trop loin ou bien qu’il a le droit de répondre à un type qui souhaite publiquement sa mort économique, sociale et professionnelle ?

Ces juifs qui insistent pour que l’Holocauste devienne notre nouvelle religion d’État doivent accepter que l’Identité possède un rôle dynamique réflexif. Quelqu’un qui souhaite s’identifier aux chambres à gaz, à Auschwitz et à la victimisation doit accepter que l’autre l’identifie en tant que tel. Je ne vois aucun problème dans la réaction de Dieudonné à l’égard de Cohen. Dieudonné est un artiste, son rôle est de refaçonner et de réviser notre vision du monde. En conséquence, mettre un miroir en face de Cohen était la chose la plus appropriée qui soit.

Le seul parti politique d’importance qui ne s’est pas livré à un dénigrement de Dieudonné est le Front national, fondé par Jean-Marie Le Pen. Quelle est votre explication par rapport à cela ?

Cela veut manifestement dire qu’en termes de tolérance et d’ouverture ethnique et culturelle, vos nationalistes sont en avance sur les soi-disant progressistes et sur la gauche. Cela ne me surprend pas outre mesure. La gauche a toujours eu des difficultés à se lier avec les gens qui travaillent. L’entier de la philosophie progressiste est élitiste jusqu’à la moelle. Après tout, l’identification au progressisme signifie seulement que quelqu’un d’autre doit être réactionnaire. Cette interprétation pourrait expliquer pourquoi le progressisme est si attractif pour nombre de juifs – cela offre une alternative athée à la notion de peuple élu. En outre, cela explique également pourquoi les classes populaires se distancient de la gauche. Ils préfèrent s’identifier au tout, au grand collectif narratif du drapeau et du langage, ils choisissent le patriotisme et le nationalisme. L’aboutissement est clair. La gauche a dérivé vers un état de détachement total. C’est précisément l’état actuel du socialisme en France. Dieudonné a réussi à galvaniser tout cela. Un « Noir » jouit du soutien du Front national et il est acclamé par un front populaire uni composé d’immigrés et de « Blancs » de la classe laborieuse, ce qui aboutit au mûrissement d’une névrose collective de la gauche. Je trouve cela très amusant.

Grâce à Nicolas Anelka, les médias britanniques se sont intéressés à Dieudonné. D’après Alain Soral, son entretien accordé à la BBC était fait de manière plutôt correcte [1]. Comment expliquez-vous l’incapacité des médias institutionnels en France à traiter cette affaire de manière équitable ?

Pour commencer, il ne faut pas se leurrer. Il est facile pour les Britanniques de se moquer de ce totalitarisme casher français. Néanmoins, personne à la BBC n’ose évoquer le fait que 80 % de nos députés du Parti conservateur sont membres du groupe parlementaire « Amis conservateurs d’Israël ». Personne à la BBC n’a jamais été assez courageux pour souligner un fait embarrassant concernant Tony Blair. Ce dernier a embarqué le pays dans une guerre illégale contre l’Irak. Son collecteur de fonds n’était autre que Lord Lévy et le LFI (Amis travaillistes d’Israël). Laissez moi répondre à votre question de manière succincte : le pouvoir juif, c’est la capacité à réduire au silence la discussion sur le pouvoir juif ! Le CRIF et BHL ne représentent pas l’essence du pouvoir juif, ils sont juste les symptômes de ce pouvoir. Le vrai pouvoir juif réside dans la capacité de réduire au silence la discussion sur les lobbys, sur le CRIF et sur BHL. Alain Soral doit considérer que le boycott à son égard est une distinction honorifique. Cela n’est que la confirmation que les médias ne possèdent pas les capacités intellectuelles pour faire face à lui ainsi qu’à son travail. Cela n’est guère étonnant, je commence à comprendre que George Orwell doit être la dernière personne qui a eu une capacité de réflexion au sein de la gauche. La gauche contemporaine est semblable à un fragment de culture détaché de toute pensée dialectique ou de tout échange intellectuel. C’est vraiment tragique.

Dans notre dernier entretien vous nous indiquiez avoir appris que nombre d’ONG palestiniennes étaient financées par une fondation du « sioniste libéral » George Soros. Le caricaturiste français Joe le Corbeau, arrêté brièvement par la police pour une photo de quenelle, a suggéré dans un de ses dessins que les Femen étaient financées par Soros [2]. Est-ce tout cela qui peut expliquer le fait que les Femen s’attaquent à des églises et à des mosquées et jamais à des synagogues ?

Je ne sais pas, de manière claire, si les Femen sont financées par Soros, mais cela ne me surprendrait pas si c’était le cas. La philosophie de Soros, pour autant que je la comprenne, est très simple. C’est un sioniste libéral qui finance des « bonnes causes » qui sont également très bonnes pour les juifs. Laissez moi maintenant mettre en lumière le choix des lieux de « production artistique » des Femen. Comme vous le savez probablement, le post-structuralisme est une école de la pensée philosophique française. Il faut la définir comme une tentative de déconstruction des textes littéraires, hormis ceux qui sont juifs. En accord avec l’esprit soixante-huitard et la yechiva de la communauté de Francfort, les Femen sont très satisfaites de mettre en pièce l’ensemble de l’héritage culturel français, à part celui qui est juif. Il faut remonter la trace financière de cette organisation et identifier les personnes qui facilitent leur venue en France, vous trouverez les réponses à vos questions en quelques minutes. J’ai également une anecdote intéressante qui pourrait éclairer le sujet. Des juifs radicaux (des juifs marxistes et bolcheviques) qui méprisaient le Talmud et la culture rabbinique ont, à travers l’histoire, brûlé de nombreuses congrégations religieuses, principalement des églises (notamment en Espagne et en Ukraine). Ils n’ont jamais brûlé une seule synagogue. D’après l’historien renommé Yuri Slezkine, qui a écrit Le Siècle juif, les juifs étaient les exécuteurs des basses œuvres de Staline. La révolution bolchevique, comme nous le savons, a impliqué un grand nombre d’églises brûlées. Lors de la guerre civile espagnole, les juifs constituaient le quart des forces combattantes des Brigades internationales. Le yiddish était un moyen de communication de la brigade. Ils se battaient contre les forces gouvernementales. Le gouvernement en place considérait qu’il s’agissait clairement d’une guerre menée contre les églises. Lorsque la guerre fut terminée, plus de mille églises avaient été brûlées…

Les gens qui soutiennent le droit au blasphème des Femen sont souvent les mêmes qui souhaitent interdire les spectacles de Dieudonné. Ce genre de « deux poids deux mesures » ne risque-t-il pas de provoquer une révolte populaire contre l’élite ?

Il n’y a aucun doute là dessus. D’ailleurs, comme nous pouvons le voir, c’est ce qui est en train de se passer. (...)" suite/ E et R