15/02/2014

7ème jour

malaparte,la peau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« (...) Ce soir là, Lanza se trouvait chez Ridomi, et les deux amis, assis dans le noir, parlaient du massacre de Hambourg. Les rapports du Consul Royal d’Italie à Hambourg racontaient des faits terrifiants. Les bombes au phosphore avaient mis le feu à des quartiers entiers de cette ville, faisant un grand nombre de victimes. Jusque là, rien d’extraordinaire, même les Allemands sont mortels. Mais des milliers et des milliers de malheureux, ruisselant de phosphore ardent, dans l’espoir d’éteindre le feu qui les dévorait, s’étaient jetés dans les canaux qui traversent Hambourg en tous sens, dans le port, le fleuve, les étangs, dans les bassins des jardins publics ou s’étaient faits recouvrir de terre dans les tranchées creusées ça et là sur les places et dans les rues pour servir d’abri aux passants en cas de bombardement. Agrippés à la rive et aux barques, plongés dans l’eau jusqu’à la bouche, ou ensevelis dans la terre jusqu’au cou, ils attendaient que les autorités trouvassent un remède quelconque contre ce feu perfide. Car le phosphore est tel qu’il se colle à la peau tel une lèpre gluante, et ne brûle qu’au contact de l’air. Dès que ces malheureux sortaient un bras de la terre ou de l’eau, le bras s’enflammait comme une torche. Pour échapper au fléau, ces malheureux étaient contraints de rester immergés dans l’eau ou ensevelis dans la terre comme les damnés de Dante. Des équipes d’infirmiers allaient d’un damné à l’autre, distribuant boisson et nourriture, attachant avec des cordes les plus faibles au rivage, afin qu’ils ne s’abandonnent pas vaincus par la fatigue, et se noient ; ils essayaient tantôt un onguent, tantôt un autre, mais en vain, car tandis qu’ils enduisaient un bras, une jambe ou une épaule, tirés un instant hors de l’eau ou de la terre, les flammes, semblables à des serpents de feu se réveillaient aussitôt et rien ne parvenait à arrêter la morsure de cette lèpre ardente.

Pendant quelques jours, Hambourg offrit l’aspect de Dité, la Cité infernale. Cà et là, sur les places, dans les rues, dans les canaux, dans l’Elbe, des milliers et des milliers de têtes émergeaient de l’eau et de la terre, et ces têtes, qui semblaient coupées à la hache, livides d’épouvante et de douleur, remuaient les yeux, ouvraient la bouche, parlaient. Autour des horribles têtes, enfoncées dans la chaussée des rues ou flottant à la surface des eaux, , les familiers des damnés allaient et venaient, nuit et jour, foule décharnée et déchirée, qui parlait à voix basse comme pour ne pas troubler cette déchirante agonie. L’un apportait de la nourriture, des boissons, des onguents, un autre un coussin pour placer sous la nuque d’un de ces malheureux, un autre encore, assis prés d’un enseveli, le soulageait de la chaleur du jour en lui faisant de l’air avec un éventail, un autre abritait du soleil une tête à l’aide d’une ombrelle, ou lui essuyait le front moite de sueur, ou lui humectait les lèvres avec un mouchoir mouillé, ou lui arrangeait les cheveux avec un peigne, ou, se penchant d’une barque, encourageait les damnés agrippés aux cordes et se balançant au fil de l’eau ; Des bandes de chiens couraient, ça et là aboyant, léchant le visage de leurs maîtres enterrés, ou se jetaient à l’eau pour leur porter secours. Parfois certains de ces damnés, gagnés par l’impatience ou par le désespoir, jetaient un grand cri, en essayant de sortir de l’eau ou de la terre pour mettre fin à la torture de cette attente inutile : mais aussitôt au contact de l’air, leurs membres flambaient, et des combats atroces s’engageaient entre ces désespérés et leurs familiers, qui à coups de poing, de pierre et de bâtons, ou de tout le poids de leur corps, s’efforçaient de replonger dans l’eau ou dans la terre ces horribles têtes. Les plus courageux et les plus patients étaient les enfants. Ils ne pleuraient pas, ne criaient pas, mais tournaient autour d’eux des yeux clairs pour regarder l’effroyable spectacle, et souriaient à leurs parents, avec cette merveilleuse résignation des enfants qui pardonnent à l’impuissance des grandes personnes et ont pitié d’elles qui ne peuvent pas les aider. Dès que la nuit tombait, un murmure s’élevait de partout, pareil au murmure du vent dans l’herbe : ces milliers de têtes guettaient le ciel avec des yeux flamboyant de terreur.

Le septième jour, ordre fut donné d’éloigner la population civile des lieux où les damnés étaient ensevelis dans la terre ou plongés dans l’eau. La foule des parents et des amis s’éloigna en silence, repoussée avec douceur par les soldats et par les infirmiers. Les damnés restèrent seuls. Des balbutiements apeurés, des claquements de dents, des plaintes étouffées sortaient de ces têtes affleurant à la surface de l’eau ou de la terre, le long des berges du fleuve ou des canaux, dans les rues et sur les places désertes. Pendant toute la journée, ces têtes parlèrent entre elles, pleurèrent, crièrent, la bouche à fleur de terre, grimaçant, tirant la langue aux SS de garde aux carrefours, et elles semblaient manger la terre et cracher les cailloux. Puis, la nuit descendit. Des ombres mystérieuses rodèrent au milieu des damnés, se penchèrent sur eux en silence. Des colonnes de camions arrivaient, les phares éteints, s’arrêtaient, repartaient. De toutes parts, on entendait un bruit de pioches et de pelles, des coups sourds de rames dans des barques, des cris aussitôt étouffés, des plaintes et des claquements secs de révolver. » La peau, Curzio Malaparte, 1949.

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« (...) A partir de 1943, l’aviation alliée entreprend la destruction systématique des villes moyennes sans le moindre intérêt stratégique qui entraîneront la mort de plus de 600 000 personnes (fourchette basse). L’histoire a retenu l’atroce destruction de Dresde en février 1945 : plus de 130 000 morts, femmes enfants, vieillards. Pas plus de justification pour Ulm, Bonn, Wurtzbourg, Hildesheim, Nuremberg, cités médiévales, joyaux artistiques du patrimoine européen. Toutes ces villes avec Hambourg et Cologne, disparaissent dans des typhons de feu au milieu d’atroces souffrances. » Jorg Friedrich, L’incendie.

C'étaient des enfants aussi..

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«C'est exactement comme sur les photographies de Buchenwald et Dachau». (rapport du capitaine Julien, 3ème Régiment de tirailleurs algériens, juillet 1945) 

«[J'étais] très étonné de voir que nos prisonniers étaient presque aussi faibles et émaciés que ceux que j'avais vus dans les camps de concentration nazis. Le jeune commandant nous dit calmement qu'il privait délibérément les prisonniers de nourriture, et déclara: 'Ces nazis ont enfin la monnaie de leur pièce'. Il était tellement convaincu de se comporter correctement que nous ne soulevâmes en sa présence aucune polémique». (Robert Murphy [conseiller politique civil du général Eisenhower], après une visite d'un camp de prisonniers pendant l'été 1945) 

«La situation des prisonniers de guerre allemands en Europe est devenue désespérée et est en passe de faire l'objet d'un scandale déclaré. Au cours des semaines passées, plusieurs Français, anciens prisonniers des Allemands, m'ont adressé des protestations relatives au traitement que le gouvernement français fait subir aux prisonniers de guerre allemands (...) J'ai vu Pradervand [Délégué principal du Comité International de la Croix-Rouge en France] qui m'a affirmé que la situation des prisonniers allemands en France est, dans de nombreux cas, pire que celle des camps de concentration allemands. Il m'a montré des photographies de squelettes vivants et des lettres émanant de commandants de camps français, qui ont demandé à être déchargés de cette responsabilité parce qu'ils ne peuvent obtenir aucune aide de la part du gouvernement français et ne supportent pas de voir les prisonniers mourir d'inanition. Pradervand a frappé à toutes les portes au sein du gouvernement français, sans le moindre résultat». (lettre Henry W. Dunning [responsable de la Croix-Rouge américaine] adressée au Département d'Etat, 5 septembre 1945) (...) source/flawlesslogic.com more pics
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photo: après les bombardements de Dresde du 13 au 15 février 1945 par la RAF et l'USAAF utilisant des bombes incendiaires et à fragmentation sur des populations civiles, des parents survivants recherchent leurs enfants disparus dans la tourmente ou les enfants perdus et sans parents.

(merci Boréas)

12/02/2014

Natalie sucks

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Mickey sucks

Renton sucks

10/02/2014

BAO pride

Le petit télégraphiste de l'Empire, comme disait Chevènement.

09/02/2014

des empires

juste passionnant.

FUCK the people

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« Fuck the EU (European Union) », lance la n°2 de la diplomatie américaine

« Que l’Europe aille se faire e… » a tout simplement déclaré Victoria Nuland, la secrétaire d’État adjointe des États-Unis, en charge des relations avec l’Europe, à son ambassadeur en Ukraine, lors d’une conversation téléphonique enregistrée à l’insu des deux protagonistes le jeudi 6 février. La prise est tellement explicite que la diplomate américaine n’a eu d’autre choix que de s’excuser auprès des diplomates européens. Mais qui a entendu un seul chef d’État, un seul ministre des affaires étrangères européen émettre une quelconque protestation ?

Très bon éclairage sur ce que pensent réellement les Américains de l’Union européenne : qu’elle n’est rien et qu’elle a vocation à rester une périphérie molle des États-Unis. Au passage la conversation est révélatrice, au-delà même de l’insulte faite à l’Union européenne. Elle en dit long aussi sur le rôle que joue l’ONU aux yeux des Américains. Jugez-en plutôt : « Ce type de l’ONU, Robert Serry » explique Victoria Nuland à son ambassadeur, « ce serait super pour aider à coller les choses, d’avoir cette colle ONU et, tu sais quoi, que l’UE aille se faire foutre ». L’ONU ce n’est donc qu’un pot de colle servant à fixer les morceaux du puzzle américain sur le grand tableau mondial.

Washington encourage la guerre civile en Ukraine, quand il ne la fabrique pas tout simplement et agite ensuite ses mécanos (l’Union européenne, l’ONU…) afin de tenir sa feuille de route. Quant aux gouvernements européens, ils ont pour seule mission, depuis 1945, que de maintenir les peuples européens dans la dormition en leur faisant croire que la construction européenne avance vers une Europe-puissance, alors même qu’elle ne fait, année après année, que consolider le bloc transatlantique dirigé par Washington autant que les oligarchies mondialistes.

Il n’y a désormais qu’une issue unique à l’indépendance de l’Europe : l’effondrement du Système de l’Union européenne au profit d’une authentique Europe des nations, condition sine qua none à la renaissance de la civilisation européenne et donc de la puissance française. Si nous ne sortons pas rapidement de cette trappe, la submersion extra-européenne et l’atlantisation auront raison de nos libertés et de notre identité. La ruine économique en résultera mécaniquement." Aymeric Chauprade

NB: mais qui est V Nuland?? "Victoria Nuland est issue d'une célèbre famille juive. Son père, Sherwin B. Nuland, est professeur de bioéthique à l'université Yale. Elle est mariée à l'historien néo-conservateur Robert Kagan." source wikipedia

pas de surprises..

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08/02/2014

anatomie du chaos, n+1

 

" (...) Ainsi aux États-Unis, on assiste à un film d’épouvante. On observe une réduction du revenu familial, on constate un abandon des services publics basiques comme l’éducation, une éducation publique qui fonctionne correctement, j’entends. On voit les classes populaires traquées en raison d’une supposée guerre contre les drogues dangereuses (war on dangerous drugs) qui n’est en fait qu’une guerre contre les pauvres, qui nous a fait devenir la plus grande prison de l’histoire de l’humanité, aussi bien du point de vue du nombre absolu de gens incarcérés dans des prisons américaines, qu’au niveau du pourcentage de détenus parmi la population. Aucun autre pays sur la surface du globe n’incarcère autant de gens, surtout au rythme où nous le faisons. Nous sommes devenus différents de l’idée que nous avions du rêve américain, tout cela à cause de notre incapacité à partager, à envisager ne serait-ce qu’une impulsion socialiste. (...)" David Simon, Ragemag.

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friday sucks

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photo: je sais, ça fait dix fois mais j'adore...music: ratatat, gettysburg

07/02/2014

la révolution n'est pas terminée..

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via Boréas

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"Pour régénérer l’homme, il convient donc d’agir sur la société, et tout spécialement sur l’organisation politique. La République, investie d’une mission éducative, exclura de son sein les réfractaires à l’ordre nouveau. La République a pour but de changer l’homme. C’est le but avoué des révolutionnaires : « Le peuple Français, écrit Fouché, ne veut pas plus d’une demi-instruction que d’une demi-liberté ; il veut être régénéré tout entier, comme un nouvel être sorti des mains de la nature ». (11)

Le conventionnel Rabaut Saint-Etienne est tout aussi explicite : « il faut faire des Français un peuple nouveau, lui donner des mœurs en harmonie avec ses lois ». (12)Il faut comprendre ici que pour ces hommes, imprégnés de l’esprit des Lumières, l’état n’a plus pour but d’assurer le bien commun, mais d’éduquer les Français à la République !

Ainsi crée-t-on en 1794 l’École Normale qui, comme son nom l’indique, est destinée à dicter la norme. Selon les propres termes des créateurs de cette école, son but est de former « un très grand nombre d’instituteurs capables d’être les exécuteurs d’un plan qui a pour but de régénérer l’entendement humain dans une république de 25 millions d’hommes que la démocratie rend tous égaux. » (13)

Restructurer l’intelligence à des fins exprimées d’uniformisation et de conditionnement…De multiples fêtes laïques sont ainsi crées pour déshabituer les Français aux fêtes religieuses. La culture devient aussi l’enjeu de la conquête de l’esprit public :un arrêté du Directoire précise ainsi que « tous les directeurs et propriétaires de spectacles seront tenus sous leur responsabilité individuelle de faire jouer chaque jour, par leur orchestre, avant la levée de la toile et dans l’intervalle entre deux pièces, les airs chéris des républicains ou quelque autre chant patriotique. » (13)

Or cette « éducation » républicaine n’est pas facultative ; Elle doit pénétrer jusqu’au plus profond de l’être. Aucune intériorité individuelle ne doit résister à l’empreinte des idées nouvelles, comme le dit JJ Rousseau : « S’il est bon de savoir employer les hommes tels qu’ils sont, il vaut mieux encore les rendre tels qu’on a besoin qu’ils soient, l’autorité la plus absolue est celle qui pénêtre  jusqu’à l’intérieur de l’homme, et ne s’exerce pas moins sur la volonté que sur les actions. » (14) Plus encore, afin de ne pas gêner cette endoctrinement citoyen la famille doit être écartée ; L’abbé Grégoire expose ainsi à la veille de la révolution , que  « les enfants si l’on sait les soustraire à l’éducation parentale recueilleront, même sans le vouloir, des idées saines qui seront le contrepoison des absurdités dont on voudrait les repaître au sein de leur famille. » (15)

Si la république peut façonner à sa guise les jeunes générations, que faire des adultes marqués par les habitudes de l’ancien régime, c’est à dire corrompus ? Rabaut Saint Etienne à la solution : « Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. » (15) Seuls les véritables républicains ont droit à la protection des lois et bénéficie des droits de l’homme et du citoyen. Les Vendéens, cet « ennemi intérieur » dont le caractère populaire de la révolte mettait à mal la légitimité « populaire » du nouveau régime est une bonne illustration de cette distinction. L’animalisation du Vendéen, sa déshumanisation, (« race abominable », « monstres fanatiques affamés de sang », « tigres affamés du sang des Français », « horde d’esclaves », etc..) vise à faire perdre à ces hommes refusant la citoyenneté républicaine, leur dignité d’hommes, et partant légitime leur éradication. Ce qui fut fait et bien fait.

« Le gouvernement révolutionnaire doit aux bons citoyens toute la protection nationale ; il ne doit aux ennemis du peuple que la mort » dit Robespierre. (16) Cette phrase est symptomatique : les ennemis du peuple, c’est à dire de la révolution, ne sont pas des citoyens (Guevara, Kieu sanpan, Pol Pot, Mao, Lénine ou Trotski auraient pu prononcer cette phrase, mot pour mot).

Ou l’on comprend que la qualité de citoyen ne découle plus de l’appartenance à une cité, mais de l’acceptation des principes philosophiques et moraux défendus par la République ; La république est par conséquent religieuse car elle veut conquérir l’intériorité humaine, par l’intermédiaire de fêtes païennes imposées aux Français, de l’enseignement public obligatoire,  et de la pratique des institutions républicaines qui créeront des habitudes de vie façonnant l’être nouveau (ce constat n’est il pas toujours d’actualité ?). « Si donc lors du contrat social il s’y trouve des opposants, leur opposition n’invalide pas le contrat, elle empêche seulement qu’ils y soient compris ; ce sont des étrangers parmi les citoyens.» dit JJ Rousseau ; (17) Le régime démocratique, tels que l’entendent les républicains n’a plus rien de commun avec l’acception classique c’est à dire antique ou chrétienne. Il s’agit d’un système coercitif destiné à façonner l’homme nouveau, contre son gré si nécessaire (et pour son bien, à son insu)."

hoplite/Lumières et totalitarisme, 2007.

05/02/2014

best of

04/02/2014

Propagandaministerium

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"Les temps sont malsains. À force de prétendre que nous sommes dans une situation comparable aux funestes « années 1930 », certains journalistes et hommes politiques sont en train de créer une atmosphère particulièrement délétère. Les insinuations, les amalgames et les mensonges tiennent lieu aujourd’hui d’arguments. On a franchi un nouveau cap avec l’article du sieur Colombani dans Direct Matin et avec les accusations proférées à mon endroit par Pierre Moscovici, Ministre de l’économie et des finances. Les deux m’apparaissent liés. On en voit l’origine : la volonté d’un pouvoir aux abois et d’une élite discréditée de sauver l’Euro à tout prix en qualifiant les adversaires de la monnaie unique d’extrémistes. C’est en soi un acte de déni de la démocratie.

Rassurons les; l’histoire ne repasse pas les plats. Ce n’est pas les “années trente” qui nous attendent, mais quelque chose de nouveau. Le raisonnement dans des cadres conceptuels dépassés ne sert qu’à masquer des problèmes d’aujourd’hui, qui eux sont bien réels. L’histoire s’écrit la première fois en drame et la seconde en farce. Reste que cette farce à sa raison d’être. Au mieux le refus d’admettre ses erreurs. Au pire, des intérêts particuliers qui aujourd’hui s’opposent à celui du plus grand nombre.

Une saloperie écrite.

Commençons par le sieur Colombani, ci-devant ancien directeur du Monde, directeur de Slate.fr, et qui devrait savoir, pourtant, que les mots ont un sens. Il écrit donc, dans le journal gratuit Direct Matin du lundi 3 février [1]:

« Une France du rejet de l’autre – aussi bien l’immigré que l’Européen, l’Arabe ou le Juif – est en train de s’affirmer. C’est la France du repli identitaire et du refus de l’euro. »

Venant après les diverses manifestations de ces dernières semaines, ces phrases procèdent à 2 amalgames. Le premier, assez ignoble, entre des expressions de l’antisémitisme (car Juifs ET Arabes sont des sémites…) et un sentiment anti-européen. Que des personnes aient manifestées leur haine des Juifs et des Arabes est une chose. C’est stupide, c’est immonde, mais c’est. Et nous savons que ces gens ne sont qu’une petite minorité. Mais, associer dans la même phrase un mouvement anti-Union Européenne et ces illuminés est un amalgame qui non seulement est ignoble, on l’a dit, mais de plus parfaitement irresponsable. Le sieur Colombani sait parfaitement, on n’occupe pas les responsabilités qui furent les siennes sans y acquérir quelques rudiments de sociologie, que cet amalgame entre deux mouvements parfaitement différents dont le but est de discréditer le mouvement anti-UE, va aboutir à légitimer la folie des antisémites de tout poil. Notons, d’ailleurs, qu’il y a un amalgame au sein de l’amalgame : c’est de traiter d’anti-Européens des gens qui contestent l’Union Européenne. Et je signale au sieur Colombani qu’un récent sondage réalisé aux Pays-Bas montre que 55% des personnes interrogées sont partisans d’un retrait de l’UE[2]. Or, l’Union Européenne n’est pas l’Europe. Une partie des pays européens ne sont pas dans l’UE, et l’on ne confond pas une réalité géographique avec une institution.

Le second amalgame est clairement insultant et encore plus ignoble que le premier. C’est l’assimilation du rejet de l’Euro (qui progresse à l’évidence dans notre pays et chez nos voisins[3]) aux groupuscules identitaires. Je signale au sieur Colombani que certains groupuscules de cette mouvance sont de plus favorables à l’Euro. Mais, ici encore, c’est bien la volonté de diffamer, de nuire, qui se manifeste. Il faut à tout prix montrer que seuls les « extrêmes » s’opposent à l’Euro. Alors, nous avons plus d’un tiers des Français qui sont extrémistes. Est-ce à cela que vous voulez aboutir sieur Colombani ? Non seulement vos propos sont ignobles et insultants, mais ils sont surtout parfaitement irresponsables. En fait, les positions anti-Euro rassemblent largement, à droite comme à gauche. L’appel du European Solidarity Manifesto prouve, s’il en était besoin, que cette opposition vient de tous les milieux, et que des économistes parfaitement connus et ayant exercé des responsabilités importantes les soutiennent[4]. Mais, l’ignoble est un registre qu’affectionne en réalité le sieur Colombani. Il avait tenu des propos similaires lors du référendum de 2005 sur le projet de traité constitutionnel. Quelle que soit la manière dont on les entend, ils constituent une saloperie au sens où l’entendait Jean-Paul Sartre[5].

Ce genre de propos n’est d’ailleurs pas nouveau. Fin novembre 2013 on y avait été déjà confronté avec le crapuleux dossier du Point, dont il fut rendu compte dans la note « La Littérature à l’estomac »[6]."

suite/Jacques Sapir/RussEurop

NB: marrant comme nos folliculaires n'expliquent jamais comment le sinistre Goebbels s'inspira largement des théories d'Edward Bernays, véritable père de la propagande politique institutionnelle et de la manipulation industrielle de l'opinion publique (ancêtre du désormais fameux "story telling" ou "reality building"). Mais Bernays n'était pas nazi, sans doute un début d'explication...


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03/02/2014

whatsap gilad?

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"Dieudonné vit en ce moment une période particulièrement tourmentée. Le pouvoir multiplie les attaques sournoises à l’encontre de l’humoriste. Il reçoit toutefois quelques soutiens et notamment d’outre-Manche en la personne de Gilad Atzmon, musicien de jazz et essayiste de grande renommée, édité par Kontre Kulture. Il se livre ici à une analyse particulièrement pertinente de la politique en France.

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Alimuddin Usmani : Pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles vous avez décidé d’apporter votre soutien total à Dieudonné dans sa lutte avec le gouvernement français ?

Gilad Atzmon : Dieudonné incarne l’authentique résistance. En étant convaincant et cohérent, il a su exposer le lien destructeur qui existe entre le socialisme français sionisé et le pouvoir politique juif. Bon nombre d’entre nous étaient inspirés par la pensée politique de gauche des années 60-70 et embrouillés par le progressisme pendant un certain temps. Pour une raison quelconque, celle qu’on appelle « la nouvelle gauche » a très rapidement fait des compromis sur des sujets cruciaux que sont le travail ou la politique envers la classe ouvrière. Au lieu de se mettre du côté des travailleurs et des gens qui luttent pour améliorer leurs conditions sociales, la gauche post-soixante-huitarde a adopté le discours de la politique identitaire, destiné à diviser la société et à marginaliser la classe ouvrière. Cette approche a conduit à une paralysie politique qui a préparé les fondements d’une invasion de la finance, de la culture de l’hégémonie et de la globalisation. Dieudonné est parvenu à mettre en lumière cet esprit fallacieux. Il a également réussi à identifier le pouvoir de la religion de l’Holocauste et le pouvoir du lobby juif qui sont au cœur du pouvoir politique. En tant qu’auteur du livre Quel Juif errant ?, qui déconstruit l’identité politique juive, je vois Dieudonné comme une continuation de moi-même. Il est mon frère jumeau et je le soutiens, ainsi que son appel.

Les détracteurs de Dieudonné l’accusent d’antisémitisme. Ils argumentent que Dieudonné, dans son spectacle Le Mur, a tenu les propos suivants à l’égard du journaliste d’origine juive Patrick Cohen : « Tu vois, quand j’entends Patrick Cohen parler, je me dis : Les chambres à gaz....dommage. » Les partisans de Dieudonné expliquent que Dieudonné ne faisait que répondre à une provocation de Patrick Cohen qui l’avait inclus dans une liste noire et qui le traitait de « cerveau malade ». Pensez-vous que l’humoriste est allé trop loin ou bien qu’il a le droit de répondre à un type qui souhaite publiquement sa mort économique, sociale et professionnelle ?

Ces juifs qui insistent pour que l’Holocauste devienne notre nouvelle religion d’État doivent accepter que l’Identité possède un rôle dynamique réflexif. Quelqu’un qui souhaite s’identifier aux chambres à gaz, à Auschwitz et à la victimisation doit accepter que l’autre l’identifie en tant que tel. Je ne vois aucun problème dans la réaction de Dieudonné à l’égard de Cohen. Dieudonné est un artiste, son rôle est de refaçonner et de réviser notre vision du monde. En conséquence, mettre un miroir en face de Cohen était la chose la plus appropriée qui soit.

Le seul parti politique d’importance qui ne s’est pas livré à un dénigrement de Dieudonné est le Front national, fondé par Jean-Marie Le Pen. Quelle est votre explication par rapport à cela ?

Cela veut manifestement dire qu’en termes de tolérance et d’ouverture ethnique et culturelle, vos nationalistes sont en avance sur les soi-disant progressistes et sur la gauche. Cela ne me surprend pas outre mesure. La gauche a toujours eu des difficultés à se lier avec les gens qui travaillent. L’entier de la philosophie progressiste est élitiste jusqu’à la moelle. Après tout, l’identification au progressisme signifie seulement que quelqu’un d’autre doit être réactionnaire. Cette interprétation pourrait expliquer pourquoi le progressisme est si attractif pour nombre de juifs – cela offre une alternative athée à la notion de peuple élu. En outre, cela explique également pourquoi les classes populaires se distancient de la gauche. Ils préfèrent s’identifier au tout, au grand collectif narratif du drapeau et du langage, ils choisissent le patriotisme et le nationalisme. L’aboutissement est clair. La gauche a dérivé vers un état de détachement total. C’est précisément l’état actuel du socialisme en France. Dieudonné a réussi à galvaniser tout cela. Un « Noir » jouit du soutien du Front national et il est acclamé par un front populaire uni composé d’immigrés et de « Blancs » de la classe laborieuse, ce qui aboutit au mûrissement d’une névrose collective de la gauche. Je trouve cela très amusant.

Grâce à Nicolas Anelka, les médias britanniques se sont intéressés à Dieudonné. D’après Alain Soral, son entretien accordé à la BBC était fait de manière plutôt correcte [1]. Comment expliquez-vous l’incapacité des médias institutionnels en France à traiter cette affaire de manière équitable ?

Pour commencer, il ne faut pas se leurrer. Il est facile pour les Britanniques de se moquer de ce totalitarisme casher français. Néanmoins, personne à la BBC n’ose évoquer le fait que 80 % de nos députés du Parti conservateur sont membres du groupe parlementaire « Amis conservateurs d’Israël ». Personne à la BBC n’a jamais été assez courageux pour souligner un fait embarrassant concernant Tony Blair. Ce dernier a embarqué le pays dans une guerre illégale contre l’Irak. Son collecteur de fonds n’était autre que Lord Lévy et le LFI (Amis travaillistes d’Israël). Laissez moi répondre à votre question de manière succincte : le pouvoir juif, c’est la capacité à réduire au silence la discussion sur le pouvoir juif ! Le CRIF et BHL ne représentent pas l’essence du pouvoir juif, ils sont juste les symptômes de ce pouvoir. Le vrai pouvoir juif réside dans la capacité de réduire au silence la discussion sur les lobbys, sur le CRIF et sur BHL. Alain Soral doit considérer que le boycott à son égard est une distinction honorifique. Cela n’est que la confirmation que les médias ne possèdent pas les capacités intellectuelles pour faire face à lui ainsi qu’à son travail. Cela n’est guère étonnant, je commence à comprendre que George Orwell doit être la dernière personne qui a eu une capacité de réflexion au sein de la gauche. La gauche contemporaine est semblable à un fragment de culture détaché de toute pensée dialectique ou de tout échange intellectuel. C’est vraiment tragique.

Dans notre dernier entretien vous nous indiquiez avoir appris que nombre d’ONG palestiniennes étaient financées par une fondation du « sioniste libéral » George Soros. Le caricaturiste français Joe le Corbeau, arrêté brièvement par la police pour une photo de quenelle, a suggéré dans un de ses dessins que les Femen étaient financées par Soros [2]. Est-ce tout cela qui peut expliquer le fait que les Femen s’attaquent à des églises et à des mosquées et jamais à des synagogues ?

Je ne sais pas, de manière claire, si les Femen sont financées par Soros, mais cela ne me surprendrait pas si c’était le cas. La philosophie de Soros, pour autant que je la comprenne, est très simple. C’est un sioniste libéral qui finance des « bonnes causes » qui sont également très bonnes pour les juifs. Laissez moi maintenant mettre en lumière le choix des lieux de « production artistique » des Femen. Comme vous le savez probablement, le post-structuralisme est une école de la pensée philosophique française. Il faut la définir comme une tentative de déconstruction des textes littéraires, hormis ceux qui sont juifs. En accord avec l’esprit soixante-huitard et la yechiva de la communauté de Francfort, les Femen sont très satisfaites de mettre en pièce l’ensemble de l’héritage culturel français, à part celui qui est juif. Il faut remonter la trace financière de cette organisation et identifier les personnes qui facilitent leur venue en France, vous trouverez les réponses à vos questions en quelques minutes. J’ai également une anecdote intéressante qui pourrait éclairer le sujet. Des juifs radicaux (des juifs marxistes et bolcheviques) qui méprisaient le Talmud et la culture rabbinique ont, à travers l’histoire, brûlé de nombreuses congrégations religieuses, principalement des églises (notamment en Espagne et en Ukraine). Ils n’ont jamais brûlé une seule synagogue. D’après l’historien renommé Yuri Slezkine, qui a écrit Le Siècle juif, les juifs étaient les exécuteurs des basses œuvres de Staline. La révolution bolchevique, comme nous le savons, a impliqué un grand nombre d’églises brûlées. Lors de la guerre civile espagnole, les juifs constituaient le quart des forces combattantes des Brigades internationales. Le yiddish était un moyen de communication de la brigade. Ils se battaient contre les forces gouvernementales. Le gouvernement en place considérait qu’il s’agissait clairement d’une guerre menée contre les églises. Lorsque la guerre fut terminée, plus de mille églises avaient été brûlées…

Les gens qui soutiennent le droit au blasphème des Femen sont souvent les mêmes qui souhaitent interdire les spectacles de Dieudonné. Ce genre de « deux poids deux mesures » ne risque-t-il pas de provoquer une révolte populaire contre l’élite ?

Il n’y a aucun doute là dessus. D’ailleurs, comme nous pouvons le voir, c’est ce qui est en train de se passer. (...)" suite/ E et R

02/02/2014

YO MAN!

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vers l'infini et au-delà!

via Boréas

Le point de vue de farida Belghoul est particulièrement intéressant comme celui d'une française d'origine maghrébine assimilée et fondatrice de la marche des beurs (récupérée comme on le sait par la section sioniste du PS ie Dray et Désir et leur petite main jaune à deux balles). (dans le genre, faut lire aussi Malika Sorel+++http://www.malikasorel.fr/ )

Où comment l'école républicaine à l'agonie est liquidée par les descendants historiques des hussards noirs de la république, désormais soumis intégralement aux lobbys en cour (LGBT/études du genre/judith buttler, CRIF/cf la déclaration hallucinante du président du sinistre CRIF, Cukierman, préconisant l'enseignement de la Shoah dés la maternelle ou le "parrainage" sarkosyste obscène d'un enfant juif déporté par un petit écolier français d’aujourd’hui, loges maçonniques/cf l'appel récent de Valls à ces mêmes loges)..on croit rêver!

Finalement au delà du délire émancipateur de nos modernes "exagérés/Hébertistes", il est rassurant de constater que des gens ordinaires (les "fascistes" de Fourest ou de BHL) puissent se révolter contre le grand n'importe quoi sociétal de nos oligarques bien en peine de répondre à la question sociale ou à la liquidation en règle des états-providences européens. Ironie du sort, ce sont ces français maghrébins qui votent massivement à gauche depuis des décennies d'instrumentalisation trotsko-sioniste qui se retrouvent en pointe contre le barnum libéral-libertaire de la gauche de Bergé, Dray ou Hollande...Quoi? une quenelle? Ferme-là!

bon WE à tous!
podcast
(un peu d'apaisement enfin)

01/02/2014

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Conférence d’Alain Soral à Marseille : "Vers l... par ERTV

Il est fort ce Soral, comme fouteur de merde, ya pas mieux! longue vie à toi, camarade.

best of

thanks

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"Quand ça devient grave, vous devez mentir."

Jean-Claude Junker, président de l'Eurogroupe, juin 2012 in L'Agéfi n°329, juin 2012. source LIESI.

31/01/2014

friday wear

shabbat-pride

source/Panamza

Pourtant, il n'en fut pas toujours ainsi...

En janvier 1968, le général de Gaulle eut un long entretien en tête-à-tête à l’Elysée avec le grand rabbin de France, Jacob Kaplan , quelques semaines après son tournant anti-israélien exprimé dans sa conférence de presse de novembre 1967* : « Je n’ai pas mâché mes mots, raconte de Gaulle Je lui ai déclaré : ‘ Notre sympathie pour les Juifs est indiscutable, mais faudrait-il encore que certains ne se sentent pas plus Israéliens que Français. Leur prise de position en faveur de l’État d’Israël est inadmissible ! ’. Il [le grand rabbin Kaplan] m’a répondu que cela ne signifiait pas de leur part une ‘double allégeance’ et qu’ils ne se sentaient pas moins absolument Français, mais j’avoue que j’ai peine à le le croire. On peut être solidaires entre coreligionaires sans pour autant abandonner sa nationalité au profit d’une autre ! ».source

* "Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais -qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à chan­ger en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles." (Conférence de presse du 27 novembre 1967)