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11/02/2015

régénération

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 "Andrew Neather, qui rédigeait les discours de Tony Blair, Jack Straw et David Blunkett, a fait une révélation de taille, dans l’émission Question Time de la BBC. Il a en effet dévoilé que l’énorme augmentation de l’immigration durant la dernière décennie était une politique délibérée et organisée par les Travaillistes afin de modifier la constitution ethnique de la Grande Bretagne : « Outre les besoins du marché du travail, il y avait également une motivation « politique » derrière la politique d’immigration. [Les ministres entendaient] mettre le nez des conservateurs dans la diversité ». Cet apparatchik de premier rang a précisé que les dirigeants travaillistes avaient opéré secrètement, craignant que cette politique ne perturbe « la classe ouvrière qui est son vivier électoral ». Les vraies raisons, qui figuraient dans les premières versions du rapport Performance and Innovation Unit, rédigé par Downing street, ont été supprimées dans la version finale du document afin de ne pas révéler cette politique délibérée et organisée. Selon lui, « l’immigration de masse était pour le gouvernement le moyen de rendre le Royaume Uni totalement multiculturel. Cette politique délibérée a duré de 2000 au moins jusqu’au mois de mai 2008, date à laquelle on a mis en place le nouveau système de points.» Ce qui a entraîné l’arrivée, selon le think tank Migration Watch, de plus de trois millions de nouveaux immigrés. " (Faits et documents 15-30/11/09)

Etonnant comment cette entreprise, idéologique et coercitive, de régénération de peuples entiers, à leur insu et pour leur « bien », rappelle celle des révolutionnaires Français les plus « intransigeants », comme Fouché (dit le « mitrailleur de Lyon »…):

« Le peuple Français ne veut pas plus d’une demi instruction que d’une demi liberté ; il veut être régénéré tout entier, comme un nouvel être sorti des mains de la nature ». (Nature humaine et Révolution Française, Xavier Martin)

La part la moins lobotomisée du peuple Anglais n’est pas totalement dupe, du reste.

Quant aux nécessaires "réformes" (étrangement convergentes vers toujours moins de protection sociale  et toujours plus de misère planifiée et estampillée "flexi-sécurité" par nos bureaucrates et experts continentaux, genre The road to Wigan pier), va falloir beaucoup de "pédagogie" aux think tanks de l'establishment libéral-libertaire pour arriver à ses fins.

Difficile de voir mourir son monde!

Braudel n'était pas d'accord avec Valéry affirmant que les civilisations sont mortelles. Ce sont des courants sous-marins trés puissants, la plupart du temps inaparents aux regard des hommes mais constituants une trame quasi indestructible structurant de façon consciente ou pas tous les faits d'armes du monde moderne et leur donnant un sens bien différent suivant la civilisation à laquelle on appartient.

podcast

06/02/2015

sapiens sapiens

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Il y a prés d’un million d’années, dans le sud de la France où je vis, les pierres éclataient sous l’action du gel et les hommes vivaient, au milieu des rennes et des mammouths, une période glaciaire plurimillénaire, parmi d’autres avant et après. Ils vivaient misérablement dans quelque abri sous roche, pratiquaient l’anthropophagie et ne donnaient pas de sépulture à leurs morts.

Il y a 35000 ans environ, l’homo sapiens, ou homme de Neandertal –cet homme achevé selon Chaunu car enfouissant ses morts- disparu de façon extrêmement brutale au regard de l’histoire de l’humanité, c'est-à-dire en quelques milliers d’années seulement et fut remplacé, partout en Europe et en Asie par nous, c’est-à-dire l’homo sapiens sapiens. Aucun archéologue, ethnologue ou anthropologue, n’a pu, à ce jour, expliquer ce mystère saisissant autrement que par l’apparition de conditions de vie beaucoup plus favorables à ces derniers, explication peu convaincante au regard de la rapidité du phénomène.

Ces terres fertiles du bassin Parisien ou de la vallée du Rhône sont issues du loess, ce dépôt limoneux venant de gigantesques moraines, séquelles de glaciers colossaux qui descendaient très très loin dans l’hexagone…Et ces vignobles Bordelais ou Burgondes qui produisent ces bouteilles admirables de Pomerol ou de Puligny-Montrachet, sont le cimetière de millions d’hommes qui naquirent, grandirent, vécurent, travaillèrent, moururent de façon calme ou violente dans une nature sans cesse changeante au fil des millénaires.

Etc.

Ce genre de mise en perspective m’est toujours un baume au cœur lorsque la vie contemporaine me déprime. Le mieux est alors d’ouvrir la Grammaire des civilisations de Braudel ou De l’inégalité des sociétés de Jared Diamond pour s’envoler très loin et prendre du champ avec des situations qui nous paraissent inextricables…

Je pars quelques jours dans ma vallée glaciaire de Tarentaise, province de Savoie, avec une bonne cargaison de lectures propices à l’éloignement. Probable que le rythme des posts chez Hoplite (ce taulier..) s’en ressente. Bonnes vacances à tous, anyway.

01/02/2015

hier ist das volk

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"Nous parlions l'autre jour du temps démographique, dit l'Ethnologue. Le temps démographique est celui des tendances lourdes, des évolutions à moyen ou long terme, s'étendant sur plusieurs générations. L'avenir se lit d'ores et déjà dans le présent, un avenir, donc, pré-formaté. Il n'y a qu'à prolonger les lignes. Il en va différemment du temps de la guerre. "La guerre, dit Clausewitz, est le domaine de l'incertitude"*. Autant dire que dans une guerre, les lignes sont cassées. N'importe quoi peut arriver n'importe quand. On vient d'en voir un exemple. En plus, les retournements de situation sont fréquents. L'observateur est souvent pris à contre-pied. Etc. Bref, quand une guerre éclate, tous les compteurs sont remis à zéro. Qu'importent ici les tendances à moyen ou long terme. Chacun a sa chance, à lui de savoir la saisir. Une simple chance, on est bien d'accord. Qui se concrétise ou ne se concrétise pas. Mais une chance quand même. Jusqu'ici, il ne semblait pas qu'il pût y avoir d'alternative à la soumission. La soumission était notre destin, nous n'y échapperions pas. C'est ce que nous susurraient les dirigeants. Il en va différemment maintenant. Nous savons aujourd'hui qu'il existe une alternative au moins à la soumission: la guerre. Il n'y a plus ici de destin: le destin s'interrompt. C'est la guerre elle-même, en l'espèce, qui nous l'enseigne." Eric Werner, 2015.

* De la Guerre, 1, 3.

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"C'est toujours une erreur que de vouloir brûler les étapes, dit l'Ethnologue. S'ils étaient raisonnables, ils laisseraient les choses se faire, elles se font très bien toutes seules. Ils n'ont qu'à attendre: attendre que la caille leur tombe toute rôtie dans le bec. Car le temps travaille pour eux: le temps démographique en particulier. En plus, les dirigeants les chouchoutent, tout ce qu'ils exigent d'eux ils l'obtiennent sans peine. Oui, mais voilà, il y a la haine. Et cette haine est sans limite. Ils s'impatientent donc, résistent mal à la tentation d'accélérer encore le rythme. Ce faisant, ils se compliquent à eux-mêmes la tâche. Pour Carl Schmitt, le critère du politique est la distinction de l'ami et de l'ennemi*. On pourrait dire, en ce sens, que les populations européennes redécouvrent aujourd'hui la politique. Une prise de conscience s'est opérée, elle ne devrait pas rester sans suite. C'est bien ce qui inquiète les dirigeants. Ils essayent maintenant de rattraper ça (à coup, notamment, de nouvelles lois liberticides), mais ils auront du mal. Une prise de conscience, c'est irrattrapable. On ne revient jamais en arrière. Les pauvres." Eric Werner, 2015.

* Carl Schmitt, La notion de politique, Calmann-Lévy, 1972.

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"(...) La guerre ethnique est commencée. En sourdine. Et, année après année, elle prend de l'ampleur. Pour l'instant, elle prend la forme d'une guérilla urbaine larvée : incendies de voitures ou de commerces, agressions &répétées d'Européens, caillassages, attaques des transports en commun, guet-apens tendus aux policiers ou aux pompiers, razzias dans les centre-ville etc. Comme une étude sociologique attentive du phénomène le démontre, la délinquance des jeunes Afro-maghrébins est aussi un moyen de conquête de territoires et d'expulsion des Européens à l'intérieur de l'espace étatique français . Elle n'est pas uniquement motivée par des raisons de simple criminalité économique. A partir des cités, se créent des enclaves ou “zones de non-droit”, qui s'étendent en tache d'huile à l'extérieur. Dès que la population allogène atteint une certaine proportion, la délinquance fait déménager les “petits Blancs”, harcelés par les bandes ethniques. La police - que la justice ne soutient pas - répugne à intervenir dans ces zones conquises, qui échappent alors à l'État de droit. On en dénombre déjà près de1 000 en France. Ce phénomène de parcellarisation du territoire peut suggérer que nous entrons dans un nouveau Moyen-Age. Mais il recouvre aussi un processus de colonisation territoriale qui met en pièces l'utopie de gauche de la “mixité ethnique”. Les élites intellectuelles françaises - qui ont toujours vécu depuis deux cents ans dans les beaux quartiers bourgeois et blancs - ont toujours prôné la mixité sociale dans les zones urbaines. Elle fonctionnait très bien (comme par exemple dans le XV e  arrondissement de Paris) tant que les différentes classes sociales étaient d'origine européenne. Mais les élites intellectuelles, qui nient les différences ethniques, n'ont aucune explication pour rendre compte du départ des Européens des zones à majorité immigrée. Ils parlent de “fracture sociale”, alors qu'il s'agit d'une fracture raciale et ethno-culturelle. Les politiciens invoquent de vagues causes économiques, alors qu'il s'agit de causes ethniques très transparentes. Pire : élites intellectuelles et politiciens culpabilisent les “petits Blancs” des classes populaires, qui partiraient des zones à forte proportion immigrée par “peur exagérée”, par “fantasme”, donc par racisme, évidemment. Ce seraient eux (ainsi que le “chômage”, la “misère” et l’“exclusion”) les responsables de la formation des “ghettos”. Trois remarques à ce propos :

1) Il ne s'agit pas de ghettos mais de territoires conquis et colonisés. Un ghetto est une zone où l'on relègue une population, qui subit un ostracisme, comme les juifs au Moyen-Age. Aujourd'hui en France, ce sont les populations allogènes qui se taillent, par la force, des espaces territoriaux. Parler de ghetto, c'est présenter les immigrés comme des victimes, alors qu'ils sont au contraire les acteurs volontaires de la création de leurs espaces autonomes.

2) On laisse entendre que ce serait la misère, le paupérisme qui expliquerait la ghettoisation de zones de non-droit de plus en plus nombreuses. Au contraire, l'économie criminelle, centrée sur la drogue et la revente de biens volés, ainsi que le recours légal ou frauduleux aux allocations assure aux populations de ces zones un niveau de vie confortable , bien supérieur à celui des Français de souche au chômage. La situation française n'a rien à voir avec celle des favellas brésiliens ou des bandes d'adolescents miséreux de Casablanca. Les clandestins sont inexpulsables de France, mais les Français de souche (et tous les autres résidents européens) sont expulsés des zones d'implantation afro-maghrébine majoritaires. Personne dans les médias n'a su (ou osé) expliquer la raison des innombrables incendies de voitures. C'est pourtant simple : la quasi-totalité des véhicules incendiés appartiennent à des Européens, selon un rapport confidentiel des Renseignements généraux du 2 juillet 1999 – 91% exactement. C'est une bonne incitation au départ.

3) Une autre technique est l'agression systématique. Un cas parmi des centaines d'autres : dans la ville d'Angoulême, les autorités avaient décidé d'installer un foyer étudiant dans une “cité”. Afin de répondre au dogme angélique du “brassage”. Très vite, ce fut, début 1999, le harcèlement par les bandes afro-maghrébines. La vie devint vite infernale pour les jeunes Européens : agressions, cambriolages, harcèlement des étudiantes, incendie des véhicules, etc. Jusqu'au jour où plusieurs d'entre eux se firent grièvement poignarder. Les autorités universitaires durent les déménager en urgence sous la protection de la police. Force était restée aux Beurs-Blacks - dont aucun ne fut inquiété - et non pas à la loi. Ce qui s'est produit au Kosovo risque fort de se produire à l'échelle de la France. La leçon du destin de ce bout de Serbie progressivement occupé par les Albanais musulmans n'a pas été retenue. On s'imagine que les colonisations sont des invasions armées. C'est faux ; ce sont des invasions lentes et silencieuses, et le colonisé se réveille trop tard, quand sa maison est occupée, plus exactement squattée."

Guillaume Faye

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Das volk se réveillerait-il en Europe? il a au moins identifié un ennemi. sans doute pas le plus dangereux. mais un ennemi quand-même, sans avoir lu Karl Schmitt ou Julien Freund... bon nombre de mes contemporains continuent à croire assez stupidement que notre classe politique veut notre bien ou en tous cas, ne nous veut pas de mal! quand j'y pense..non seulement ils ne nous veulent pas du bien et ne sont pas raisonnables mais ils ne maîtrisent in fine pas grand-chose. et c'est notre chance. Salut à la guerre, alors, comme disait Proudhon.

Projet Balkan

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 "En 2003, Mourad, déjà condamné à de multiples reprises pour des faits de violences aggravées, a été condamné à 7 ans de prison pour viols et agressions sexuelles. En 2005, soit 2 ans plus tard, alors qu'il est en semi-liberté, il commet à Orly son 3eme viol avec arme et séquestration (Le Parisien, 07/12/09). Ca ne rassurera pas grand monde de savoir qu'à cette occasion, Mourad s'est généreusement livré aux autorités.

En 2010 à Marcq-en-Barœul, Natacha est repérée par un prédateur. Elle est attaquée pendant son jogging, puis violée, étranglée puis frappée à coups de tournevis jusqu'à sa mort. L'assassin avait déjà été condamné en 2006 à dix ans de prison pour viol sous la menace d'une arme. Il avait été placé en liberté conditionnelle après cinq ans d'incarcération. Deux experts psychiatres ont validé cette décision. Comme le précise le magistrat Philippe Bilger, l'un d'entre eux l'a même jugée "excellente". L'individu voyait un psychiatre régulièrement et "remplissait les obligations" de son suivi socio-judicaire. Sa précédente victime (viol sous la menace d'un tournevis) se disait persuadé qu'il recommencerait (Figaro 04/09/2010). Mais les juges n'écoutent que les psychiatres et les psychiatres que les détenus.

En 2011, une fillette de cinq ans est violée à Toulouse. Un homme est rapidement mis en examen et écroué. Il reconnait les faits et raconte d'autres "terrifiants projets" concernant des enfants. Le procureur de Toulouse nous dresse son CV: l'homme a été condamné en 1996 sur viol sur enfant de moins de quinze ans et séquestration. En 2009, il a été condamné pour agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans à une peine de deux ans de prison avec obligation de suivi médical pendant cinq ans. Bien entendu, il suivait régulièrement des consultations psychologiques et psychiatriques dont la dernière remontait...au jour de l'enlèvement de sa dernière victime (La Parisien 18/04/2011).

Dans un communiqué publié en mars 2012, la préfecture de police de Paris nous apprend qu'un cambrioleur a été trahi par son ADN. Cela concerne "une série de cambriolages et tentatives perpétrées entre avril 2008 et aout 2011 dans le Val de Marne et à Paris". Toujours d'après la préfecture, l'homme, âgé de 42 ans, "avait déjà été impliqué dans 55 procédures" et "31 faits pouvaient lui être imputés". Il a été retrouvé à la prison de Fleury-Mérogis ou il purgeait une peine depuis aout 2011 pour de faits similaires. "Entendu le 6 décembre dernier, il reconnaissait avoir commis des vols dans la capitale et dans le Val de Marne et à Paris avec un complice. Les investigations se poursuivaient et grâce à la collaboration de la cellule anti-cambriolage de la sûreté départementale 94, 35 victimes étaient recensées. Le 6 mars, le complice, 45 ans, était arrêté et son comparse, de nouveau extrait de prison. Tous deux ont reconnu 66 cambriolages." Un joli palmarès! On se dit que la justice va cette fois se montrer exemplaire..."Jugé en comparution immédiate, l'homme déjà incarcéré a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et mise à l'épreuve, son complice a été relaxé et remis en liberté." Nous disions donc: 66 cambriolages commis par un multirécidiviste déjà responsable de 55 délites, ne valent qu'un an de prison ferme, c'est-à-dire rien, puisque les peines de moins de deux ans sont rarement exécutées. Quant à se rendre complice de 66 cambriolages? Voilà qui mérite une relaxe."

La France orange mécanique, Obertone, 2013.

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Finalement, même au fond de ma Tarentaise, je ne résiste pas au plaisir de citer ces quelques lignes du livre d'Obertone. Pour aller vite, je pensais avoir une bonne idée (par la lecture des journaux, la fréquentation de beaucoup de gens ordinaires concernés par cette hyperviolence ordinaire) du chaos ambiant dans ce pays, j'étais loin loin du compte! Obertone fait la démonstration avec des chiffres officiels de l'explosion exponentielle de la criminalité tous azimuts depuis les années 60 et du laxisme stratosphérique des autorités (droite-gauche confondues) et, contrairement à la doxa progressiste, du découplement complet des courbes de la criminalité et des peines d'emprisonnement...(illustration ci-dessus). Coincidence qui n'en est pas une, cet ensauvagement sans égal dans l'histoire de ce pays (rien à voir avec les "apaches" ou les "blousons noirs" que nous ressort toute la sociologie institutionnelle, bien en peine de maquiller le réel dés qu'une nème fait divers bien sordide passe le filtre médiatique) est évidemment corrélé avec les premières vagues migratoires africaines et maghrébines (Obertone fait le distingo avec la communauté asiatique, largement pacifique, qui se manifesta il y a peu pour dire sa colère à l'encontre de ce lumpen afro-maghrébin hyperviolent).

Une fois le constat fait (et bien fait), on peut lire ce que dit Eric Werner dans le dernier numéro de la NRH:

"Longtemps professeur de philosophie politique à l’université de Genève, Éric Werner s’est fait connaître du grand public par un essai retentissant, L’Avant-guerre civile, publié en 1998. Il faisait entendre une voix d’une lucidité inhabituelle. Il développait la thèse d’une stratégie délibérée par laquelle la nouvelle classe dirigeante européenne, structurée autour du triptyque : libéralisme, américanisation, mondialisme, a établi son pouvoir en favorisant la dislocation des anciens cadres sociaux et en suscitant des antagonismes internes à la limite de la guerre civile. Antagonismes d’âge de sexe, de statut social, de culture, de religion, d’ethnie… Parmi ces antagonismes, l’immigration de masse extra-européenne jouait un rôle décisif.

Éric Werner posait la question : pourquoi cette immigration de masse a-t-elle été voulue et encouragée par les gouvernements et classes dirigeantes européennes alors que ses conséquences nuisibles sont évidentes ? Réponse : s’ils favorisent cette immigration c’est qu’elle leur profite. En attisant les antagonismes et la défiance mutuelle, elle paralyse les réactions et défenses de la population. Pour une classe dirigeante corrompue, une société balkanisée est plus facile à contrôler qu’une société homogène. L’insécurité née de l’immigration devient même une arme formidable de gouvernement.

« En laissant les délinquants agir à sa place, le pouvoir fait d’une pierre deux coups. L’ordre se défait, mais le désarroi même qui en résulte débouche paradoxalement dans une relégitimisation du pouvoir, car le pouvoir apparaît comme l’ultime rempart contre le désordre triomphant ». Le pouvoir tire ainsi argument de l’insécurité pour que les citoyens se résignent à l’abandon de leurs droits, comme la légitime défense."

CQFD.

photo: Obertone à droite avec la casquette. Et la corde au cou:)

hip hop

30/01/2015

what else?

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" (...) Ma conclusion est donc radicale ou sombre. Ou bien l’Union européenne lance dans les prochaines années à venir une sorte de « Plan Marshall » de relance de la natalité et de réduction de l’immigration extra-européenne (politique d’immigration sélective, abolition du regroupement familial, encouragement au retour par limitation drastique des prestations sociales...) ou bien la civilisation européenne aura disparu à la sortie de ce siècle."

Aymeric Chauprade (encore!!??), 2004 (pour Dia)

29/01/2015

deborah

28/01/2015

psy op (rappel)

psy ops

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(...) Les USA tentent un coup de poker désespéré contre un état producteur ou deux, ou trois, avant que leur pétrole de schiste ne soit à sec, avec les Canadiens, dont les sables bitumineux ne peuvent plus rien leur rapporter, attachés à leurs basques. Pour peu que ce coup ne réussisse pas, c’est l’extinction des feux pour l’Empire. Or, aucun de ses gambits récents n’a marché. « Donc, voici l’hiver de notre (impérial) déplaisir », et l’Empire en est réduit à se livrer à quelques pathétiques acrobaties, qui seraient très drôles si elles n’étaient sinistres. Prenez par exemple la récente déclaration, à Berlin, de la marionnette téléguidée depuis Washington qui sert de Premier ministre à l’Ukraine, Iatseniouk. Il résulte de ses propos que c’est l’URSS qui a envahi l’Allemagne nazie et non l’inverse. Nous arrivons au 70e anniversaire de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie. Il n’y a donc pas de meilleur moment pour faire… quoi exactement ? Les Russes en sont restés abasourdis. Mais les Allemands ont approuvé l’énormité sans battre un cil. Un point pour l’Empire.

Ou prenez la psy-ops de Charlie Hebdo à Paris, qui, pour quiconque est un peu attentif, rappelle sinistrement l’attentat à la bombe du marathon de Boston, il y a presque deux ans. Boston ne s’est pas encore débarrassée de tous ses grotesques stickers « Boston est forte » (non, Boston n’a pas été détruite par quelques pétards et quelques poches de faux sang pressées par des amputés de comédie jouant à avoir perdu une jambe). Et maintenant, voilà Paris festonnée de stickers « Je suis Charlie ». Tuer une poignée d’innocents fait évidemment partie du processus standard : un peu d’atrocités réelles aident à rendre la version « théorie du complot » impensable aux yeux de quiconque a le cerveau sous contrôle impérial, parce que, voyez-vous, « ce sont les bons » et « les bons » ne font pas ce genre de choses.

Mais ce contrôle des cerveaux est en train de leur glisser entre les doigts, et il s’est même trouvé des chefs d’État – le Turc Erdogan, par exemple – pour déclarer publiquement que l’affaire était un coup monté. De façon similaire encore, les supposés auteurs de l’attentat ont été sommairement exécutés par la police, avant que quiconque ait pu savoir d’eux la moindre chose. Il est désormais tout à fait clair que les événements de ce genre sont concoctés par la même bande de troisièmes couteaux pas-si-créatifs-que-ça, dont on dirait qu’ils recyclent des Power-Points : delete Boston – insert Paris. Mais les Français ont défendu leur droit d’insulter les musulmans (et les chrétiens) avec impunité – avec la certitude cependant que ces droits leur seront ravis sous peu avec pas mal d’autres quand personne ne regardera – cependant, curieusement, pas les juifs ni les homosexuels qui comptent, parce que, là, c’est puni de peines de prison ferme. Encore un point pour l’Empire.

Prenez, tiens, l’avion malaisien MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine orientale il y a quelques mois. Les officiels occidentaux et leur presse lige on aussitôt accusé « les rebelles soutenus par Poutine ». Quand les résultats de l’enquête ont pointé dans une tout autre direction, on en a fait des top-secrets d’État. Mais voilà maintenant que les Russes ont un déserteur ukrainien qui, témoignant sous protection, a révélé l’identité du pilote ukrainien qui a abattu l’avion de ligne avec un missile air-air tiré d’un jet de combat.

Comme les rebelles n’ont pas d’aviation, un missile air-air était un projectile inhabituel pour l’aviation ukrainienne et n’a donc pu être chargé à bord du jet que pour cette unique mission. Ainsi, nous savons donc qui, comment et pourquoi, la seule question qui reste étant : pour qui. Les paris vont dans le sens d’un coup ordonné par Washington. Cette nouvelle a fait les gros titres en Russie, mais les médias occidentaux l’ont purement et simplement passée à l’as : pas un mot. Et quand l’histoire est évoquée, ils continuent à répéter leur mantra : « Poutine l’a fait ». Troisième point pour l’Empire.

Cependant, une poignée d’auto-aveuglés qui se grommellent des choses dans un coin sombre, pendant que le reste du monde les montre du doigt et se moque d’eux, ne font pas un empire. À ce niveau de prestation, je m’aventurerais à parier que rien de ce que l’empire va faire, désormais, ne lui donnera satisfaction.

L’Arabie Saoudite est, d’une manière générale, mécontente des USA, parce que les USA ont manqué à leur tâche d’assurer la police dans la région et de maintenir un couvercle solide sur la marmite. L’Afghanistan est devenu un Talibanistan ; l’Irak a cédé du territoire à l’ISIS et ne contrôle plus que les anciens royaumes de l’âge du bronze, Akkad et Sumer. La Libye est en état de guerre civile et l’Égypte a été « démocratisée » en dictature militaire. La Turquie (membre de l’OTAN et candidate à l’Union Européenne) commerce maintenant principalement avec la Russie ; la tentative de renversement d’Assad est en miettes ; les « partenaires » des USA au Yemen viennent juste d’être renversés par les milices chi’ites, et maintenant, il y a l’ISIS, initialement organisée et entraînée par les USA, qui menace de détruire la maison des Saoud.

Ajoutez à cela que l’entreprise conjointe US-Saoudienne, qui visait à déstabiliser la Russie en fomentant le terrorisme dans le Caucase, a fait long feu. Elle n’a même pas été capable d’organiser le moindre attentat aux Jeux olympiques de Sotchi (le prince Bandar ben Sultan a perdu son poste, à la suite de ce fiasco). Et, donc, les Saoudiens sont en train de pomper à plein régime et pas tant pour aider les USA que pour d’autres raisons évidentes : pour éliminer les producteurs de pétrole à haut prix (dont les USA) et conserver leur part de marché. Ils sont aussi, bien sûr, assis sur une imposante réserve de dollars, dont ils veulent faire bon usage tant qu’ils valent encore quelque chose. (...)

Orlov 2015

24/01/2015

anatomie du chaos n+1

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Sollicité par de nombreux médias après les attentats du 7 janvier, vous vous êtes démarqué du « compassionnel » dominant : pourquoi ?

Cela faisait des années que je m’attendais à ce que le monde musulman se défende un jour. Depuis 1991, on le bombarde partout sur la planète, en Irak, en Afghanistan, en Lybie, au Mali… Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, la France mène une politique étrangère islamophobe qui crée le terrorisme. On monte les populations musulmanes contre nous, on peut comprendre qu’elles en aient assez.

Mais les auteurs des attentats du 7 janvier étaient des Français, pas des Arabes ou des Africains venus se venger…

C’est la vengeance de « l’oumma ». Les musulmans pensent en terme de communauté planétaire. Pour un musulman, le monde se sépare entre musulmans et non-musulmans. En regard des juifs, avec la question d’Israël, et des chrétiens, avec la question de l’Europe et des États-Unis qui leur balancent des bombes en permanence, les terroristes musulmans activent la riposte du faible au fort. Il ne faut pas mépriser l’islam en considérant que les musulmans seraient des barbares et nous des civilisés.

Vous ne croyez pas à l’interventionnisme pour des raisons morales, de soutien aux populations locales…

Si la morale faisait la loi, pourquoi n’interviendrions-nous pas à Cuba, en Corée du Nord, en Chine, au Pakistan, au Venezuela, voire aux États-Unis, où les armes à feu tuent chaque année 30 000 personnes ? Le néocolonialisme nourrit la haine des musulmans contre les Occidentaux. La France paie aujourd’hui le prix de deux erreurs paradoxales : d’un côté, cette politique extérieure islamophobe ; de l’autre, une politique intérieure islamophile. Car à l’intérieur de nos frontières, nos gouvernants nous disent que l’islam est une religion de tolérance, de paix et d’amour. On ment. Il existe un certain nombre de musulmans toxiques et dangereux sur le territoire français, dans les prisons, dans les banlieues, mais on s’empresse de dire que ça n’a rien à voir avec l’islam, qu’il ne faut pas faire d’amalgames. Il aurait fallu depuis très longtemps que la République interdise que l’islam fasse la loi dans certains quartiers, mélangé aux trafics de drogue et d’armes.

Pourquoi cette « islamophilie » à usage domestique, selon vous ?

Les raisons sont multiples. Il existe depuis très longtemps un antisémitisme latent à gauche, l’opposition à l’argent, au capital, qu’on associe fautivement à Israël et aux États-Unis. Il y a toujours une tentation de l’islam à gauche. Plus généralement, on ne veut pas d’ennuis avec la communauté musulmane dans sa totalité. On fait donc silence sur sa frange délinquante et terroriste. Quand on nous dit que toute la France était dans la rue le 11 janvier, ce n’est pas vrai : Benjamin Stora et Alain Finkielkraut ont souligné qu’elle n’était pas très « black-blanc-beur ». Et quand le ministère de l’Éducation nationale affirme qu’il y aurait eu 200 « incidents » dans les écoles lors des hommages aux victimes du 7 janvier, on peut douter du nombre. Ce délire généralisé de la gauche qui refuse la réalité qui contrarie son idéologie a laissé de côté la République en abandonnant sa défense à Marine Le Pen.

Vous qui avez écrit en 2005 un « Traité d’athéologie », pensez-vous qu’au lieu de vouloir enseigner « le fait religieux », la République serait plus fidèle à ses valeurs en portant un athéisme actif ?

Je suis athée, l’idéal serait que les autres le soient aussi, mais il ne faut pas rêver. Je défends donc la laïcité. Si les gens ont besoin de religion, ils doivent comprendre que, sur le territoire national, la souveraineté est populaire : en France, depuis 1789, la démocratie fait la loi, plus la théocratie. Ça vaut ce que ça vaut, ça ne fonctionne pas toujours bien, mais la volonté générale fait la loi. Au contraire, l’islam non républicain croit à la loi du Coran, à la charia, à la théocratie. Ce sont deux visions du monde radicalement différentes. Si cette religion est pratiquée intégralement, elle est incompatible avec la République, puisqu’il y a dans le Coran des propos antisémites, bellicistes, misogynes, phallocrates, homophobes, des invitations à égorger les gens, à les massacrer… À un moment donné, il faut donc se demander ce que l’on fait avec ce texte. Il faut un islam républicain, en liaison avec l’État : le ministre de l’Intérieur, qui est aussi en charge des cultes, devrait envisager la formation des imams, leur paiement, éventuellement aussi le financement des mosquées par l’État, avec un droit de regard sur les prêches. Chaque fois qu’un imam se ferait remarquer par des propos incompatibles avec la République, le gouvernement réagirait en conséquence.

Vous avez démissionné de l’Éducation nationale en 2002 : quel rôle peut encore JOUER l’école dans le contexte actuel ?

L’école, c’est fini ! En 1983, Mitterrand s’est converti au libéralisme, on nous a dit que le marché devait faire la loi partout. C’est le cas à l’école depuis un quart de siècle. Les enfants ne savent plus ni lire, ni écrire, ni compter, ni penser. Ils sont formatés par les médias de masse. Et depuis des années, les enseignants sont désavoués chaque fois qu’ils mettent une mauvaise note à un élève et que les parents se plaignent. On ne rétablira pas leur autorité du jour au lendemain…

Vous semblez bien pessimiste…

En effet, je n’y crois plus. Depuis 1983, la gauche a renoncé à être de gauche, tous les gens responsables de la situation actuelle évitent soigneusement toute autocritique et renvoient la responsabilité à Houellebecq et à Zemmour. Ils ont cassé la République. C’est même notre civilisation tout entière qui s’effondre. C’est un mouvement, que l’on pouvait accélérer ou ralentir, et on a tout fait pour l’accélérer depuis 25 ans.

« Il n’y a pas de liberté d’expression en France, estime Michel Onfray.

Minute et Charlie Hebdo ne sont pas traités sur un pied d’égalité. La liberté d’expression, c’est pour tout le monde. Si la rédaction de Minute avait été ravagée par des tueurs, je ne suis pas sûr que la mobilisation aurait été comparable. Toutefois, je ne pense pas que la liberté d’expression soit le pouvoir de dire tout ce qu’on veut, quand on veut. Je suis athée, mais je ne crois pas que le blasphème soit la meilleure façon de lutter contre les religions. Il faut défendre la satire, l’ironie, mais le propre de la liberté, c’est qu’elle n’est pas illimitée. A-t-on la liberté de violer ? De massacrer ? De mentir ? Nous vivons dans une société d’irresponsables, où n’importe qui fait n’importe quoi, sans souci des conséquences. Charlie Hebdo , c’était la tyrannie de l’enfant-roi : je dessine ce que je veux, comme je veux, quand je veux, avec force scatologie. Mais si votre dessin met le feu à tous les pays musulmans de la planète, si à cause de lui on brûle des chrétiens et leurs églises, faut-il continuer comme si de rien n’était ? Certains dessins et certains propos tuent. La responsabilité n’est pas un vain mot. »

Onfray, 2015.

 

 

22/01/2015

what else?

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"Les "nationaux" qui admirent tant la discipline chez les autres sont en pratique de véritables anarchistes. Incapables de se situer à leur place dans la lutte, ils ont le goût de l'action désordonnée. Leur vanité les pousse aux actes individuels gratuits, leur cause dut-elle en pâtir. Ils ignorent la parole donnée et nul ne peut prévoir où les entrainera leur fantaisie. Ils suivent à la rigueur un chef de bande et s'épanouissent dans les petits clans. L'absence de référence idéologique commune accroit leur éparpillement et interdit leur unité.

(...) La révolution n'est pas l'acte de la violence qui parfois accompagne une destitution de pouvoir. Ce n'est pas non plus un simple changement d'institutions ou de clan politique. La révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société.

Cette tâche immense ne peut être envisagée dans le désordre des esprits et des actes. Elle nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation. Le combat "national" s'enlise dans des ornières vieilles d'un demi-siècle. Avant toute chose, une nouvelle théorie révolutionnaire doit être élaborée.

(...) Par ses militants, l'Organisation doit être présente partout, y compris chez l'adversaire. La présence de militants dans certains rouages économiques ou administratifs peut être d'une utilité infiniment supérieure à leur participation comme simples manœuvres aux activités d'un groupe d'action. La luttes n'est pas une dans ses formes. C’est pourquoi la division du travail doit être également appliquée à l'échelon des organisations locales. Les membres doivent être des éléments actifs du travail commun, responsables de tâches précises et non de  simples exécutants. A cette condition, des militants efficaces, des organisateurs, des cadres se formeront."

Pour une critique positive, Dominique Venner, 1962.

19/01/2015

la botte* toujours

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"Vu d'Afrique, l' "affaire  Charlie hebdo" illustre les limites de l'universalisme européo-centré. Vendredi 16 janvier, alors que les sociétés de l'hémisphère nord communiaient dans le culte de la liberté d'expression, une partie de l'Afrique s' insurgeait contre la France des "Charlie". Du Sénégal à la Mauritanie, du Mali au Niger, de l'Algérie à la Tunisie et au Soudan, le drapeau français a été brûlé, des bâtiments français incendiés et en "prime", des églises détruites. Quant aux imprudents chefs d'Etat africains qui participèrent à la marche des "Charlie", dont Ibrahim Boubacar Keita du Mali, les voilà désormais désignés ennemis de l'islam.
 
Aveuglés par la légitime émotion et noyés sous l'immédiateté, nos responsables politiques n'ont pas songé à se demander comment l'Afrique percevait les événements. Or, alors que pour nous, il s'agit d'un ignoble attentat contre la liberté d'expression commis contre des journalistes, personnes sacrées dans nos sociétés de la communication, pour une grande partie de l'Afrique, il s'agit tout au contraire de la "juste punition de blasphémateurs".  Qui plus est ces derniers n'en étaient pas à leur coup d'essai et ils avaient même été solennellement mis en garde. Voilà pourquoi leurs assassins sont considérés comme des "héros". Quant aux foules de "Charlie", elles sont vues comme complices des insultes faites au Prophète. De plus, comme le président de la République a marché à leur tête, cela signifie que la France et les Français sont coupables.
 
Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être mesurées, notamment dans les pays du Sahel en raison du jihadisme récurrent contre lequel nos troupes sont engagées. Le plus grave est ce qui s'est passé au Niger où Boko Haram qui, jusqu'à présent ne s'était pas manifesté, a pris le prétexte de la nouvelle livraison de Charlie Hebdo pour lancer les foules contre le centre culturel français de Zinder; au même moment, nos postes militaires avancés veillent aux frontières du pays...
 
Personne n'a dit ou vu que l' "affaire Charlie Hebdo" n'est que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase des impératifs politiques et moraux que nous imposons à l'Afrique: démocratie, droits de l'homme, avortement, mariage homosexuel, anthropomorphisme etc. Tous y sont considérés avec dédain ou même comme de "diaboliques déviances".
 
C'est donc dans les larmes et dans le sang que les bonnes âmes et les idéologues vont devoir constater que le "village Terre" n'existait que dans leurs fantasmes universalistes. Ce qui est bon ou juste aux yeux de leur branchitude est en effet une abomination pour une grande partie de l'Afrique et même de la planète.
En plus de cela, pour nombre d'Africains, l'Europe est devenue une terre à prendre : ses habitants ne croient plus en Dieu, ses femmes à la vertu volage ne font plus d'enfants, les homosexuels s'y marient et la féminisation y a dévirilisé ses mâles. Paradoxe cruel, ceux qui, depuis des décennies, ont permis cette révolution en tournant systématiquement en dérision les valeurs fondatrices et le socle social (famille, travail, discipline, ordre, effort, armée, police etc.) ont été odieusement assassinés par les enfants de ceux auxquels ils ont si largement ouvert les portes...
 
Nous voilà donc au terme du processus. Désormais, la contradiction est telle que seul un "saut qualitatif brusque", comme le disaient les marxistes, permettrait de la surmonter. L'obsolète méthode "soustellienne" de l'intégration ou celle du "radeau de la Méduse" de la laïcité n'y suffiront sans doute pas..."

Bernard Lugan
17/01/2015

* «  La botte souveraine de la réalité, disait le vieux Léon. Les censeurs, les idéologues, les inquisiteurs de la pensée libre travestissent la réalité, la badigeonnent de leurs mensonges, traînent en justice ceux qui osent égratigner les façades peinturlurées. Et puis un jour, on entend un bruit de plus en plus proche, un fracas puissant qu'on ne parvient plus à étouffer, géante, irrésistible, « la botte souveraine de la réalité » vient, s'impose. Le contreplaqué de mensonges s'écroule, le glapissement des folliculaires stipendiés s'étrangle, les mots prostitués retrouvent leur sens. La réalité se dresse devant nous, irréfutable. Bien vu, camarade Trotski ! » (Andrei Makine 2008, Cette France qu'on oublie d'aimer)

17/01/2015

Bourgogne et codéine

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« Durant les combats de Bapaume, je promenais une petite édition de Tristam Shandy dans mon porte-carte, et je l’avais également sur moi lorsque nous fument engagés devant Favreuil. On nous garda en réserve au niveau des positions de l’artillerie depuis le matin jusque tard dans l’après-midi, et bientôt, nous nous ennuyâmes fort, bien que la position ne fut pas sans danger. Je me mis donc à feuilleter mon livre, et sa mélodie si diverse, semée de tant de scintillements, fut bientôt comme une voix discrète qui se mariait aux circonstances extérieures en une harmonie toute en demi-teintes. Après maintes interruptions, et comme j’avais lu quelques chapitres, nous reçûmes enfin l’ordre de marche ; je remis le livre en poche, et le soleil n’était pas encore couché que j’étais par terre avec une blessure.

 A l’hôpital, je repris le fil de ma lecture, comme si tout l’intervalle n’avait été qu’un rêve, ou bien eut fait partie du livre lui-même, intercalant dans le texte un chapitre d’une force particulièrement convaincante. On me donnait de la morphine, et je lisais, tantôt éveillé, tantôt plongé dans un demi-assoupissement, de sorte qu’un grand nombre d’états d’âme divisaient et fragmentaient à nouveau le texte déjà mille fois fragmenté. Des accès de fièvre, combattus à l’aide de Bourgogne et de codéine, l’artillerie et l’aviation qui bombardaient notre localité, où les troupes en retraite commençaient à refluer et dans laquelle on nous oubliait presque, ajoutèrent encore à la confusion, si bien que je n’ai gardé de ces jours que le trouble souvenir d’une agitation où se mêlaient sentimentalité et sursauts farouches, d’un état ou rien n’eut pu nous étonner, pas même l’éruption d’un volcan, et où le pauvre Yorick et l’honnête oncle Toby étaient les plus familières parmi les figures qui nous faisaient visite. »

 

Ernst Jünger, Le cœur aventureux, 1929.

13/01/2015

spectacle as usual

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Pierre-André Taguieff dans son ouvrage sur Julien Freund rapporte un dialogue entre Jean Hyppolite et Julien Freund lors de la soutenance de thèse en 1965 de ce dernier. Hyppolite dit :

« Sur la question de la catégorie de l'ami-ennemi, si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu'à aller cultiver mon jardin. »

Freund répliqua :

« Écoutez, Monsieur Hyppolite, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c'est vous qui désignez l'ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d'ennemis, nous n'en aurons pas, raisonnez-vous. Or c'est l'ennemi qui vous désigne. Et s'il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d'amitiés. Du moment qu'il veut que vous soyez son ennemi, vous l'êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »

Hyppolite répondit :

« Dans ce cas, il ne me reste plus qu'à me suicider. »

P.-A. Taguieff cite ensuite le commentaire critique fait par Raymond Aron à propos de Jean Hyppolite et rapporté par Julien Freund :

« Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales. »

*****************************************************************************************

Décidément, ces modernes ne comprendront jamais rien. Freund a tout dit là-dessus.

Ce baratin de cure...Qu'est-ce qui est pardonné? Angélisme et confusion mentale...

On ne saura probablement jamais ou pas avant longtemps ce qui s'est réellement passé ce jour là, qui a armé et entrainé ces hommes, une chose est sûre, certains sont déjà à la manoeuvre derrière. Tous instruits qu'ils sont des gaps opérationnels qu'ouvre ce genre de traumatisme collectif (stratégie du chaos).

A quand un Re-open Charlie?

11/01/2015

je suis Charlie!!!

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VIVE la liberté d’expression et NON à l'obscurantisme religieux!!!

ben quoi?

10/01/2015

#not in my name#

L’Islam original est arabe car né en Arabie après la révélation faite au prophète Mahomet, simple bédouin chassé de la Mecque par ses pairs pour la ville de Yathrib- qui deviendra Médine. Ce premier islam, arabe par les hommes et la langue, va déferler sur toute la péninsule arabique puis l’ensemble du pourtour méditerranéen -non arabe- en moins d’un siècle, et jusqu’en Asie centrale, sur les bords de l’Indus qu’Alexandre avait atteint également.

Or bon nombre d’auteurs prompts à célébrer le miracle arabe, l’âge d’or islamique font la confusion -volontaire ou non- entre la langue, arabe qui s’est imposée à tous les peuples colonisés, et la civilisation arabo-musulmane : or la très grande majorité des auteurs musulmans qui ont fait cet « age d’or » par leurs écrits, leurs recherches, leurs traductions, n’étaient pas arabes, mais persans ou byzantins, chrétiens ou juifs…

Le mythe de la civilisation arabo-musulmane consiste à croire que ce sont les Arabes qui ont inventé les sciences et que c’est grâce à l’Islam qu’une brillante civilisation a pu voir le jour. Or ce mythe ne résiste pas à la réalité.

Depuis la sortie des Arabes hors de l’Arabie, apparaît en effet une civilisation flamboyante…mais qui flamboie de ses composantes étrangères : byzantine d’abord, puis persane. L’âge d’or de l’islam, c’est Byzance, dans un premier temps, et l’or de la Perse ensuite. L’islam civilisation désigne en réalité l’ensemble des emprunts faits aux convertis étrangers, voire aux dhimmis, c’est-à-dire aux juifs et aux chrétiens refusant la conversion à l’islam et  "protégés"/ rançonnés par les musulmans. La grande habileté des califes, Omeyyades, Abbassides et Sassanides puis enfin des thuriféraires de cet âge d’or de l’Islam –notamment en Occident,  fut d’avoir attribué ces emprunts à l’islam.

Mais si l’on a la curiosité de s’enquérir de l’origine des savants à qui l’on doit cette civilisation, on constate que la plupart d’entre eux ne sont pas arabes ni même musulmans, même s’ils écrivent en arabe…Tous les lettrés de l’empire arabo-musulman écrivent alors en effet en arabe, quelle que soit leur confession et leur origine.

En fait cet humanisme arabe, cet âge d’or arabo-musulman n’a rien à voir avec l’ethnie concentrée dans la péninsule Arabique, pas plus d’ailleurs qu’avec le strict message de l’islam. Le mot arabe se réfère uniquement à la langue. Pour être honnête, il aurait fallu parler d’« humanisme en langue arabe », pour ne pas engendrer d’équivoque.

Durant cette brillante parenthèse, du IVème au Xème siècle, de Bagdad à Cordoue, en passant par Ispahan, Damas, le Caire et Fès, tous les intellectuels, les écrivains, les hommes de science utilisent la langue arabe pour parler de savoirs qui sont considérés comme étrangers, intrus, comme la philosophie Grecque, la médecine. Tout savoir écrit est d’expression arabe, qu’il émane de chrétiens, de juifs ou de musulmans.

Avicenne, effigie, à son corps défendant de cet âge d’or arabe mythique, en arabe Ibn Sinâ, né prés de Boukhara, serait aujourd’hui Ouzbek. Il fut toute sa vie persécuté par le pouvoir Turc sunnite car c’était un chiite, et traité en hérétique dans le monde musulman. C’est parce que ses œuvres furent traduites en latin à Tolède au XIIème siècle que l’Occident chrétien connut celui qui fut appelé Avicenna en français. La traduction latine des œuvres d’Avicenne a exercé une influence sur la pensée médiévale de l’Occident qui découvrait Aristote à travers les commentaires Avicenniens. Mais sans l’Occident, Avicenne serait resté un hérétique musulman sans gloire posthume, car considéré comme un « diable » par les juristes traditionnels de l’islam…

Parmi ces sciences dont la création est attribuée par beaucoup à l’islam, les mathématiques sont emblématiques. Elles furent en fait héritées de traditions antiques, principalement grecques et indiennes. « Au départ la branche des mathématiques, constituée par l’arithmétique, la science du calcul ou ‘ilm al hisab, fut tirée des textes grecs qui avaient été conservés par des chrétiens nestoriens irakiens ; Puis cela fut transformé considérablement par l’adoption de méthode de calcul et de notation numérique indiennes- y compris l’usage du zéro et de la numération décimale de position- qui furent combinées à des habitudes d’origine babyloniennes. » (1) La géométrie, autre branche des mathématiques se fonda sur la traduction, dés le IXème siècle, d’ouvrages grecs parmi  lesquels les Eléments d’Euclide. Le terme arabe al-jabr pour désigner l’algèbre laisse croire que les arabes auraient inventé l’algèbre alors que les procédés algébriques proviennent de sources plus anciennes babyloniennes et d’ouvrages grecs, hébreux et indiens. L’algèbre atteint son apogée grâce aux travaux réalisés en Iran, entre la fin du XIème et le début du XIIème siècle, par le fameux Omar Khayyam.

La médecine est également une science largement héritée de l’antiquité, pratiquée par des savants non musulmans ou récemment convertis, la plupart du temps extérieurs à la société islamique traditionnelle. Sachant que la plupart des écrits de grecs furent traduits en arabe par des  chrétiens orientaux, syriaques en particulier (le syriaque constituant la langue intermédiaire par excellence entre le grec et l’arabe). C’est grâce aux traductions d’Hippocrate et Gallien que les médecins en terre d’islam purent devenir les dignes successeurs des grecs. Et à cet héritage hellénique il faut ajouter l’héritage de l’Inde et de la Perse.

De façon générale, beaucoup d’intellectuels musulmans rédigèrent leurs œuvres en arabe mais ils n’étaient pas arabes, mais perses ou byzantins…Dans leurs écrits, on retrouve les idées de Platon, d’Aristote, de Gallien, de Porphyre, mais aussi la sagesse iranienne ancienne, la sagesse de l’inde, l’éthique arabe d’avant l’islam.

C’est effectivement l’émergence d’une civilisation prestigieuse -par ses avancées propres, son génie propre mais aussi par sa capacité à transmettre une partie de l’héritage culturel antique- mais qui a peu à voir avec les arabes et rien à voir avec l’islam ! Parce qu’elle est le fait, pour l’essentiel, de non arabes, qui étaient devenus la majorité au sein de l'empire arabo-musulman. L’ennui , c’est que cette civilisation brillante, née à l’ombre de l’islam mais d’origine étrangère comme on vient de le voir, fut toujours en concurrence avec l’islam religion, l’islam arabe des origines, car elle n’avait rien de musulman ni d’arabe.

« Par un curieux acharnement à travestir le vrai, nos livres pour l’enseignement, des petites classes au lycées, s’appliquent à faire croire que les auteurs de l’antiquité ont tous sombré dans un noir oubli dés la chute de Rome et ne furent à nouveau connus en Occident que par les Arabes qui, eux, prenaient soin de les traduire. Ce n’est qu’au temps de la Renaissance, au réveil d’un sommeil de plus de mille années, que les humanistes, en Italie puis en France puis en Angleterre auraient pris le relais et étudié les textes grecs et romains. Vérité sans appel que toute sorte de romanciers, de polygraphes et de journalistes pour revues d’histoire ou de culture acceptent encore sans chercher à y voir d’un peu plus prés. Pourtant, tout est à revoir. On nous dit : « Sans les arabes, vous n’auriez pas connu Aristote!» C’est inexact, archi faux. Les leçons et les principaux ouvrages des savants, philosophes, poètes, dramaturges de l’Antiquité ne furent jamais, à aucun moment, ignorés des lettrés en Occident. Parler d’ « arabes » n’est pas seulement une facilité de langage mais une grave impropriété qui cache sans doute une mauvaise action, à savoir la volonté de taire la véritable identité des auteurs musulmans les plus féconds et les mieux connus, ceux qui ont le plus écrit en toutes sortes de domaines. C’étaient pour la plupart des Syriens, des Egyptiens ou des Espagnols qui, soumis par la conquête, avaient adopté la langue et l’écriture des maîtres. Les Perses, eux, avaient gardé leur langue.

En tout état de cause, les clercs d’Occident n’ont pas attendu les musulmans. Aristote était connu et étudié à Ravenne au temps du roi des Goths Théodoric et du philosophe Boèce, dans les années 510-520, soit plus d’un siècle avant l’Hégire. Cet enseignement, celui de la logique notamment, n’a jamais cessé dans les écoles cathédrales puis dans les toutes premières universités et l’on se servait alors de traductions latines des textes grecs d’origine que les érudits, les philosophes et les hommes d’Eglise de Constantinople avaient pieusement gardés et largement diffusés. Les traductions du grec en langue arabe et de l’arabe en latin, que l’on attribue généralement à Avicenne, Averroès et à Avicébron, sont apparues relativement tard, pas avant les années 1200, alors que tous les enseignement étaient déjà en place en Occident et que cela faisait plus d’un siècle que la logique, directement inspirée d’Aristote, était reconnue comme l’un des sept arts libéraux du cursus universitaire. (…) Ces traducteurs auxquels nous devrions tant, n’étaient certainement pas des Arabes et, pour la plupart, pas même des musulmans. Les conquérants d’après l’hégire ne portèrent que peu d’intérêt à la philosophie des grecs de l’antiquité dont les populations soumises, en Mésopotamie, en Syrie ou en Chaldée, gardaient pieusement les textes et les enseignements. (…) Pendant plusieurs centaines d’années, les grands centres intellectuels de l’Orient, Ninive, Damas et Edesse, sont restés ceux d’avant la conquête musulmane. La transmission du savoir y était assurée de génération en génération et les nouveaux maîtres n’y pouvaient apporter quoi que ce soit de leur propre. En Espagne, la ville de Tolède et plusieurs autres cités épiscopales ainsi que les grands monastères étaient des centres intellectuels très actifs, tout particulièrement pour les traductions de l’antique, bien avant l’invasion musulmane et la chute des rois Wisigoths. L’école des traducteurs arabes de Tolède est une légende, rien de plus.

En réalité, ces travaux des Chrétiens sous occupation musulmane n’étaient, en aucune façon, l’essentiel. Ils ne présentaient que peu d’intérêt. Les Chrétiens d’Occident allaient aux sources mêmes, là ou ils étaient assurés de trouver des textes authentiques beaucoup plus variés, plus sincères et en bien plus grand nombre. Chacun savait que l’empire Romain vivait toujours, intact, vigoureux sur le plan intellectuel, en Orient. Métropole religieuse, siège du patriarche, Constantinople est demeurée jusqu’à sa chute et sa mort sous les coups des Ottomans de Mehmet II, en 1453, un centre de savoir inégalé partout ailleurs. On n’avait nul besoin d’aller chercher l’héritage grec et latin à Bagdad ou à Cordoue : il survivait, impérieux et impérissable dans cette ville chrétienne, dans ses écoles, ses académies et ses communautés monastiques. Les peintures murales et les sculptures des palais impériaux contaient les exploits d’Achille et d’Alexandre. Les hommes d’église et de pouvoir, les marchands même, fréquentaient régulièrement Constantinople et avaient tout à y apprendre. Nos livres de classe disent qu’ils ont attendu les années 1450 et la chute de Constantinople pour découvrir les savants et les lettrés grecs ! Mais c’est là encore pécher par ignorance ou par volonté de tromper. C’est écrire comme si l’on pouvait tout ignorer des innombrables séjours dans l’Orient, mais dans un Orient chrétien de ces Latins curieux d’un héritage qu’ils ne pouvaient oublier. En comparaison, les pays d’islam n’apportaient rien d’équivalent. » (2)

(1)Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, p. 551.

(2)Jacques Heers, L’histoire assassinée, p. 170, 171. Ed de Paris 2006.

06/01/2015

le nombre

 

« (...) Il n’existe aucune garantie que les protections qui prévalent dans les sociétés occidentales seront préservées dans celles qui deviennent non-occidentales. Aucune raison historique ne force à croire que des gouvernements basés sur les libertés individuelles survivront à la disparition des peuples occidentaux. L’Afrique post-coloniale est révélatrice. Dans sa plus grande partie, le continent Noir retourne à ses mœurs ancestrales, renforcées par une infusion d’armes occidentales modernes, comme cela a été montré par les carnages somalien et rwandais. Ce qui bouleverse notre très profond sens de la compassion est compréhensible. Mais le sentimentalisme ne devrait pas nous aveugler quant aux implications à long terme que cela aura sur notre propre survie. De même que de donner de la nourriture à des populations incapables de se nourrir ne fait que hâter l’inévitable catastrophe démographique, déverser en Occident des populations du Tiers Monde accélère simplement la transformation de l’Occident en une extension du Tiers Monde. »

Jane Jacobs, Dark Ages Ahead, 2004.

05/01/2015

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03/01/2015

Chutzpah

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"Pour conclure sur une note optimiste en guise de vœux pour 2009, je veux proposer la solution qui résoudrait une fois pour toutes le conflit israélo-palestinien. Puisqu'il ne peut y avoir deux états la ou il n'y a qu'un seul territoire pour deux peuples (à moins que l'un des deux aille se faire voir ailleurs), la seule solution c'est le métissage! Julien Dray, qu'on entend moins ces temps-ci, Jacques Attali, et le président Sarkosy lui-même ne nous vendent-ils pas la chose comme le grand défi du XXIeme siècle? (Cf Égalité des chances et diversité, conférence de Palaiseau du 17/12/2008). Si le métissage c'est la solution pour la France, alors pourquoi pas, à fortiori, pour Israel et la Palestine? Avec le métissage, fini le mur de séparation, la haine, la purification ethnique...Voilà une solution humaniste, de gauche et logique! A moins que la logique aussi soit à deux vitesses? Bonne année 2009!"

Alain Soral, Chroniques d'avant-guerre, 2012.

camp des saints

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"J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des saints », j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

TOUTE L’EUROPE MARCHE À LA MORT

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

LA PREMIÈRE HYPOTHÈSE : LES ISOLATS RÉSISTANTS

Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile. Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore. Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ? Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.

LA SECONDE HYPOTHÈSE : LA « RECONQUISTA »

Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de « Reconquista » sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr. Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’«éternelle» qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’État (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

LES RENÉGATS DE LA FRANCE

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot « renégat », mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République. » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »

Jean Raspail, Le Figaro du 17 juin 2004

illustration ordinaire...et encore là des propos de Raspail.