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17/06/2015

toutvabien

pas grave, Raffarien a la solution...

quel dommage qu'ils ne débarquent pas rive gauche, devant RADIOFRANCE.

On ferme

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PERROS-GUIRREC RASEE PAR DEXIA + PREUVE QUE LA FRANCE EST VOLEE COMME LA GRECE  15 au 19 juin 2015 : Notre lecteur Mr Cozic a vu dans l'hebdomadaire "Le Trégor" que Mr Léon, le maire de Perros-Guirrec, voit la faillite totale de sa ville arriver "au ralenti". Merci à la Dexia et à ses emprunts pires que ceux de la Mafia: "A partir de 2017, je ne sais pas comment on va faire pour maintenir nos 800.000 euros d'investissements par an ... 50 à 60 % des communes vont se retrouver en situation négative, dans le rouge. C'est une catastrophe pour les communes, une catastrophe pour les entreprises, une catastrophe pour les emplois". Grâce aux contrats rédigés en Arial 2, Dexia a vu ses intérêts augmenter de manière confortable: "le taux de l'emprunt a encore grimpé ce 1er juin... certes, il n'a pas atteint les 25 % redoutés en février dernier, mais il culmine tout de même à 22,32 %. Ce qui a contraint les élus à voter une provision de 418.385 euros qui viennent s'ajouter aux 355.893 déjà validés lors du budget primitif de février. Soit 774.278 euros déboursés pour Dexia, sur la seule année 2015". Là où c'est franchement hilarant, C'EST QUE DEPUIS 2008 LES TAUX D'INTERET DES BANQUES CENTRALES SONT PRESQUE A ZERO !!! Donc Dexia qui facture à 22%, c'est du pur vol, surtout, surtout quand vous savez que la Grèce paye 25% sur ses Bons du Trésor à 2 ans!!!!!!!!!!!! Et des milliers de communes et régions ont été ainsi roulées dans la farine.  Traduction: la France est volée de ses richesses exactement comme la Grèce, et personne n'ose le dire clairement hormis votre serviteur. Résultat, Perros-Guirrec va 1) AUGMENTER LES IMPOTS LOCAUX et 2 ) éteindre les lumières le soir pour faire des économies d'électricité !!! sans parler des autres travaux urgents qui ont été reportés aux calendes... grecques. "La municipalité va lancer un plan de réduction de l'éclairage public (..) L'hiver, du 1er octobre au changement d'heure du printemps, les lampadaires seront éteints de 23 h à 6 h 30. Une mesure qui permettrait de faire entre 50 000 et 70 000 euros d'économie ". Ca c'est juste pour 2016, car en 2017, dans toutes les configurations dit le maire, les carottes sont cuites, lire ici Le Tregor pour le croire.

PS: Notre lecteur Mr Carbogno a vu dans Loractu que les économies de bout de chandelle lancées par la mairie de Nancy "font déborder les poubelles... Les Nancéiens ne bénéficient plus que de deux ramassages hebdomadaires des ordures contre trois auparavant, et ce depuis le 1er juin". Donc: en 2016, ce sera une fois par semaine et plus jamais en 2017, vu les taux d'intérêts qu'applique la Dexia et autres voleurs de grands chemins modernes. Voilà comment se traduit le poids de la dette sur la vie quotidienne des Français.

PS2: Bercy a décidé de fermer les agences de Sécurité Sociale en Seine-Saint-Denis! "Ce nouveau "maillage territorial" (18 des 33 points d’accueil vont être fermés) décidé par la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM 93) permettra de «prendre en compte les situations les plus complexes sur rendez-vous» tout en recentrant «son offre libre-service» via Internet et des bornes automatiques ... En Seine-Saint-Denis, où travaillent 1.500 agents, les bénéficiaires (1,5 million d’assurés sociaux) sont confrontés à des files d’attente interminables et des fermetures inopinées des centres de Sécurité sociale, sans compter les problèmes de sécurité que peuvent rencontrer les agents". VOus avez apprécié leur verbiage positif pour expliquer comment les assurés auront 2 heures de files d'attente en plus!!! lire ici Les Echos AFP, merci aux lecteurs.

PS3: Mr Jankowiak a vu que la ville de Montluçon veut supprimer ses feux rouges pour réaliser des économies... Et voilà le travail de la dette. Bientôt, on supprimera tout l'éclairage public, histoire de rembourser ces p*** de banquiers. "La ville pense économiser 17.000 euros par an, sur le modèle des mesures prises par Abbeville", lire ici RTL. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2015

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L’Assemblée des départements de France (ADF) s’est alarmée de « la croissance incontrôlée » des « allocations de solidarité », comme le RSA, versées par les départements et financées en partie seulement par l’Etat, lors de la première réunion de sa nouvelle direction.

Dans un communiqué reçu jeudi, le bureau de l’association, présidée depuis le mois d’avril par Dominique Bussereau (Les Républicains) en raison du basculement à droite de la majorité des départements aux élections de mars, « a dénoncé la croissance incontrôlée des allocations individuelles de solidarité (AIS) qui conduira à l’asphyxie mortelle des départements ». « D’ores et déjà, plusieurs départements ont annoncé qu’ils n’auront pas la trésorerie nécessaire pour payer la totalité des allocations pour 2016″, ajoute l’ADF sans vouloir donner leurs noms. Le Nord, entre autres, serait dans ce cas, selon une source au fait du dossier. Dans un communiqué distinct, « le groupe de gauche insiste sur l’urgence de la situation des finances départementales », sur laquelle l’ex-président PS Claudy Lebreton avait déjà alerté ces dernières années. Les dépenses du RSA ont progressé de 9,2% en 2014, a-t-on précisé jeudi à l’ADF. Or, cette prestation représente 58% du montant total des allocations versées par les départements, rappelle-t-on de même source. Un groupe de travail avec l’Etat avait été créé en 2014 pour tenter de trouver des solutions, sans autre résultat qu’un constat commun faisant ressortir un financement insuffisant par l’Etat (il manque 5 à 6 milliards par an) des AIS. Outre le RSA, il s’agit de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH). L’ADF entend « relancer le gouvernement pour trouver ensemble des solutions structurelles à ce problème majeur pour les finances de la France », selon le communiqué. News 360

Photo: en cherchant une jolie photo d'effondrement, suis tombé sur Gabin dans Le jour se lève de Carné (1939). Je me disais pas de rapport mais en fait si: l'effondrement de sa vie dont il se remémore le film durant cette nuit sans sommeil aprés le meurtre d'un homme, mais aussi la perte des illusions et des espoirs nés du Front Populaire à la veille de la guerre et au travers du destin de ces deux prolétaires admirables (autre chose que l'image donnée aujourd’hui par les media mainstream et ANAL+ des classes populaires/ laborieuses...on est loin des Dechiens et de Dupont-Lajoie).

rente

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"Lundi  15 juin, durant quelques heures, François Hollande sera en Algérie, pays en état de pré-faillite, "dirigé" par un président moribond et gouverné par l' "alliance des baïonnettes et des coffres-forts"[1]. L'Algérie est en effet au bord du précipice économique, politique, social et moral. Elle est dévastée par des avalanches successives  de scandales comme ceux des détournements de fonds du programme de l'autoroute trans-algérienne (5 milliards de dollars de dessous de table pour un chantier de 17 milliards...), de la Sonatrach ou encore de la banque Khalifa; or, il ne s'agit là que des plus médiatisés. L’équilibre politique algérien repose sur un modus vivendi entre plusieurs clans régionaux et politiques qui se partagent les fruits du pouvoir au sein des deux piliers de l’Etat qui sont l’ANP (Armée nationale populaire) et la DRS (Département du renseignement et de la sécurité). Quant à l'ordre social national, il résulte d'un singulier consensus :
- à l'intérieur, les dirigeants  qui vivent de la corruption et des trafics en tous genres achètent le silence d'une population qui n'ignore rien de leurs agissements, par de multiples subventions,
- à l'extérieur, ils entretiennent des mercenaires, journalistes et hommes politiques stipendiés, qui font fonctionner d'efficaces réseaux de communication permettant de donner une image rassurante du pays.
 
Or, ce système qui fonctionnait grâce à la rente pétrogazière est aujourd'hui bloqué par l'effondrement des cours du pétrole. En un an, le prix du Sahara blend algérien est ainsi passé de 110 dollars le baril  à moins de 60; or, selon le FMI ( mai 2015), dans l'état actuel de l'économie de l'Algérie, le prix d'équilibre budgétaire de son pétrole devrait être de 111 dollars le baril. Résultat: au premier trimestre 2015, les recettes cumulées du budget de l'Etat  ont baissé de 13% par rapport à la même période de 2014; quant aux recettes de la fiscalité pétrolière, leur recul fut de 28%. Dans ces conditions, les 200 milliards de dollars de réserves de change dont disposait l'Algérie avant la chute des cours du pétrole fondent comme neige au soleil et  le Fonds de régulation des recettes (FRR) alimenté par les ventes des hydrocarbures et dans lequel l'Etat puise pour tenter de prolonger la paix sociale n'est plus alimenté. La situation est donc gravissime[2]. D'autant plus que les parts de marché de la Sonatrach en Europe  vont baisser en raison de la concurrence de Gazprom qui fournit le gaz russe entre 10 à 15% moins cher que celui produit par l'Algérie. Sans compter que depuis 2014, devenu autonome grâce à ses gisements non conventionnels, le client américain qui représentait  entre 30 et 35% des recettes de la Sonatrach a disparu... Autre phénomène angoissant pour les autorités algériennes, le prix du gaz naturel liquéfié lié au prix du pétrole et des produits raffinés va de plus en plus être aligné sur le prix du gaz naturel américain, ce qui, selon les experts devrait mettre le GNL algérien entre 30 et 40% de ses prix antérieurs. L'Algérie est donc bien au bord du précipice.
 
Dans ces conditions, face au double phénomène de baisse de la production et de baisse des cours, l'Etat-providence algérien est condamné à prendre des mesures impopulaires: suspension des recrutements de fonctionnaires, abandon de projets sociaux indispensables, de projets transport comme de nouvelles lignes de tramway ou la réfection de voies ferrées. Il est également condamné à  rétablir les licences d'importation afin de limiter les achats à l'étranger, ce qui va encore amplifier les trafics. Le coût des produits importés n'est en effet plus supportable; d'autant que, même les productions traditionnelles (dattes, oranges, semoule pour le couscous) étant insuffisantes, leur volume d'importation est toujours en augmentation. Pour ce qui est des seuls  biens de consommation, la facture est ainsi passée de 10 milliards de dollars en 2000 à une prévision de plus de 65 milliards de dollars pour 2015. Quant aux subventions et aux transferts sociaux, ils atteignent 70 milliards de dollars par an, soit environ 30% du PIB.
L'Algérie va donc devoir procéder à des choix économiquement vitaux mais politiquement explosifs. Le matelas de 80 milliards de dollars de son fonds de régulation (FFR) et ses réserves de change  qui étaient tombées à un peu plus de 180 milliards de dollars au mois de janvier 2015, ne lui permettront en effet de faire face que durant deux années puisque les dépenses inscrites au budget 2015 sont de 100 milliards de dollars... L'Algérie est donc dans la nasse car, elle qui ne produit rien est pourtant condamnée à continuer d'importer afin de nourrir, soigner et habiller sa population. Comme dans les années 1980, l'explosion sociale semble donc inévitable. Avec en toile de fond les incertitudes liées à la succession du président Bouteflika.
 
C'est donc dans un pays en faillite dans lequel les islamistes sont en embuscade et dont l'équilibre est vital pour notre sécurité, que se rend François Hollande, porteur d'un singulier message rédigé par des associations dont la représentativité prêterait à sourire si elles ne constituaient pas le noyau dur de l'actuel régime français. Pour l'Association des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG), pour l'Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA) et pour l'Association des réfractaires non violents (ARNV) " le moment est venu pour la France de reconnaître, du plus haut niveau politique (...) les crimes et les horreurs commis pendant les 132 ans que dura la colonisation de l'Algérie". Au mois de décembre 2012, lors de son précédent voyage à Alger, François Hollande était déjà allé à Canossa mais, comme les Bourgeois de Calais, il avait tout de même gardé sa chemise. La conservera-t-il aujourd'hui alors que, candidat aux prochaines élections présidentielles, il est prêt à tout afin de tenter de regagner les précieux suffrages des électeurs franco-algériens qui s'étaient détournés de lui avec le « mariage pour tous »?"
  
NB : Les rentiers de l'indépendance qui forment le noyau dur du régime prélèvent, à travers le ministère des anciens combattants, 6% du budget de l'Etat algérien, soit plus que ceux des ministères de l'Agriculture (5%) et de la Justice (2%)... Bernard Lugan, 14/06/2015
 
(merci hervé)

11/06/2015

coke en stock

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"En octobre dernier, 250 informaticiens ont été licenciés et remplacés par du personnel indien dans les parcs à thème Disney en Floride. Suite à cette affaire, un sénateur démocrate avait demandé au département de sécurité intérieure d’ouvrir une enquête sur les « dérives potentielles » de ces visas.

Des milliers d’informaticiens et d’ingénieurs américains pourraient perdre leurs postes cet été. Chaque année, près de 85.000 immigrés qualifiés obtiennent des visas temporaires pour travailler outre-Atlantique, et selon la loi fédérale, ces employés étrangers doivent bénéficier du même salaire qu’un Américain pour le même travail,

Cependant, selon le New York Times, les entreprises disposent de plusieurs méthodes pour contourner cette règle. L’utilisation de ces visas temporaires permet aux entreprises d’économiser entre 25% et 49% en coûts salariaux, assure Ron Hira, professeur d’administration publique. En octobre dernier, dans le célèbre parc d’attractions Disney en Floride, environ 250 informaticiens ont été licenciés et remplacés par du personnel indien envoyé par HCL America, un sous-traitant spécialisé dans ce type de contrat.

Le comble ? Pour obtenir leurs indemnités de licenciement, les salariés américains ont été obligés de former les nouveaux arrivants, souvent jeunes et peu expérimentés…. Et ces cas ne sont pas isolés: en 2014, un fournisseur d’électricité de Californie avait ainsi remplacé 540 de ses employés du service informatique, ayant recours à deux sous-traitants indiens." La Tribune

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Voilà le cœur du système, son ADN, la logique propre du mouvement de globalisation que connaissent les pays occidentaux depuis les années 90.

Mise en concurrence de tout et de tous sous la seule loi du profit maximum, concurrence évidemment déloyale puisque concernant des pays aux standards sociaux et aux coûts du travail sans rapport, dérégulation générale et disparition progressive des coûteux mais efficaces systèmes de protection sociale (retraite, maladie, accident travail, invalidité) sur le seul autel de la "compétitivité" et de "points de PIB".

Aucune véritable raison que ce mouvement global de mise à niveau brutal des standards occidentaux à celui de pays émergents s'arrête puisque les classes politiques ont validé ce processus depuis 20 ans (1994) et que les peuples ont été dépossédés de tout moyen de contrer ce mouvement historique.

Après, on peut discutailler de CDD, d'heures supplémentaires, blablabla mais jamais aucun politique d'ampleur ne mettra sur la table les réels enjeux à savoir, la question monétaire, celle de la souverainete poliitique (les deux sont liees) et celle du cout -economique, social, ecologique- exorbitant de cette globalisation économique et financière et de cette concentration acceleree du capital au seul profit de quelques uns et au detriment de tous.

Aucune raison sauf...sauf si cette revolution planetaire n'arrive plus a un moment donne a produire le sens necessaire a sa propre survie. Sauf si les masses de cosaques sociologiques qui reconduisent au pouvoir les memes mafieux depuis des generations sur les cinq continents finissent au moins en partie par ouvrir les yeux sur la realite de cette domination et leur propre sujetion. On peut rever...en face il ya la puissance de feu de mille porte avions du tittytainment de  Brzezinski et l'anomie galopante des modernes. Mais le controle total n'existe pas, suffit de peu de choses pour enverser des situations bien etablies, parfois.

 

07/06/2015

Sowet..euhh Calais

06/06/2015

land of plenty

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03/06/2015

décolonisation

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« La décolonisation a été une réaction xénophobe de peuples qui ont profité d’une conjoncture favorable pour chasser l’étranger, redevenir maître chez eux et préserver avec l’indépendance politique leur identité collective. Il est contradictoire d’être en même temps un ardent partisan de la décolonisation tous azimuts et un adversaire de toute xénophobie. » (1)

« Sachons être suspect. C’est le signe, aujourd’hui, d’un esprit libre et indépendant, surtout en milieu intellectuel. Il faut, en effet, choisir entre la flatterie de l’idéologie dominante et la suspicion dont les parangons de cette idéologie accablent ceux qui refusent de se plier à la nouvelle mode. » (2)

« Cette belle espérance [l’union européenne] fond comme neige au soleil. Sans doute parce que pour avoir un point fédérateur, il faut accepter d’avoir des frontières et un ennemi. En économie, vous avez des concurrents, en politique vous avez des adversaires. L’Europe a existé chaque fois qu’elle a identifié un ennemi. Le mot « Europe » apparaît au IX ème siècle, et l’adversaire était alors le Sarrasin. Le mot, en tant qu’identité politique et non pas géographique, refait surface au XVème siècle contres les Turcs, c’est la bataille de Lépante. Et il prend tout son essor contre Staline en 1946. Vous vous posez en vous opposant ; si vous n’avez personne à qui vous opposer, vous ne vous posez pas. Vous faites une union économique, un marché, mais vous ne faites pas une puissance. » (3)

(1)Julien Freund, Les garde-fous et le mirador, p.14

(2)Julien Freund, préface à Carl Schmitt, cité par PA Taguieff, Julien Freund, la table ronde, p. 133.

(3)Régis Debray, interview aux Echos du 07/02/08.


podcast

bannir la société

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"Un jardin extraordinaire sur les Champs"

Un coin de verdure en plein cœur de Paris. A partir de dimanche matin et jusqu'à lundi, les Champs-Elysées vont se transformer en jardin géant de trois hectares. Un happening qui s'inscrit dans le cadre "Nature Capitale" et qui vise à sensibiliser l'opinion sur la nécessaire préservation de la biodiversité. Les Champs-Elysées vont subir une étonnante transformation ce week-end. (nature Capitale)

Samedi soir, la transformation sera totale. Fini les files de voitures sur les Champs-Elysées. A leur place, un grand jardin sur trois hectares. Dimanche et lundi, de l'Etoile au Rond-Point, la plus belle avenue du monde sera recouverte de parcelles végétales. Un "happening épique et jubilatoire" baptisé "Nature Capitale", selon les mots de son concepteur, Gad Weil (avec Laurence Médioni), à l'origine il y a vingt ans de la "Grande Moisson". Le 24 juin 1990, un million de personnes étaient venues sur une journée assister au ballet des moissonneuses-batteuses. Là, l'événement durera deux jours et devrait logiquement drainer les foules.

Le jardin des Champs - en fait un puzzle géant de 8.000 pièces - doit être assemblé ce samedi soir, entre 20 heures et le petit matin. Près de 500 personnes, dont 100 caristes et des dizaines de bénévoles des Jeunes agriculteurs - partenaires de l'événement - vont poser des milliers de palettes remplies de terre, et plantées d'essences représentatives des terroirs français, tels le sarrasin, la betterave, le lin ou la lavande... Ces parcelles s'emboîteront pour dessiner des carrés végétaux. Quatre forêts avec des arbres de différentes hauteurs vont aussi s'installer sur l'avenue.

Ce paysage se veut symbole de la biodiversité, si menacée, et célébrée par une Journée mondiale le 22 mai. Une communion collective éphémère sur les Champs-Elysées, au contraire de ce grand jardin urbain qui sera replanté ensuite à Dammarie-lès-Lys (77). »

« Amener la campagne en ville » est le mot d'ordre de festivus...

Il nous aurait fallu Muray pour dire l'absurdité de ce genre de manifestation spectaculaire donc citoyenneTM donc promotrice de vivre ensembleTM et consistant à déréaliser la ville en exposant à grands coups de bulldozer trois hectares de plantes en pots élevées en serres et hors-sol à coup de d'engrais azotés et de pesticides "bios" dans une fiction végétale pour masses hébétées par l'hubris festive de nos modernes ..

Muray n'est plus. On peut le relire et rigoler doucement de ce barnum en forme d'"happening épique et jubilatoire" baptisé "Nature Capitale"... A une époque où, chaque jour, des paysans meurent en silence et dans la misère dans nos campagnes, ce spectacle a quelque chose de parfaitement cynique et misérable. Mais ce mot d'ordre « Amener la campagne en ville » rappellera à certains celui des gentils khmers qui en avril 1975 au Cambodge, vidèrent Phnom Penh et les principales villes du pays de tous leurs habitants afin de mieux les rééduquer aux vertus de la révolution prolétarienne par les travaux des champs et, si besoin, par une mort violente aux bords d'une rizière.

« A quelques variantes prés, on peut retrouver les mêmes phases dans la prise de pouvoir des autres villes de province, aussi différentes et éloignées les unes des autres que le sont Koh Song, Kompong Som, Oddar Mean Chey ou Siem Réap. Presque partout, le peuple attendait les vainqueurs dans la joie ou du moins avait l'intention de les accueillir ainsi puisqu'ils étaient les nouveaux maîtres du pays. Après avoir fait baisser le prix des denrées alimentaires, les vainqueurs rassemblaient les officiers, sous-officiers, hommes de troupe et fonctionnaires séparément. Chaque catégorie était conduite ensuite pour une destination inconnue ; pour les officiers, les haut fonctionnaires, les riches, ce devait être la mort immédiate ; pour les autres, une exécution plus tardive ou une mort lente dans des camps spéciaux. Enfin, ordre était donné à toute la population civile de quitter les villes et les villages qui, jusqu'à ce jour, demeurent complètement vides. Certains réfugiés ont traversé Kompong Thom, Pailin et d'autres villes en début de l'année 1976 et les ont trouvées envahies par la végétation.

La déportation de toutes les villes et le nettoyage radical de tous les cadres anciens ne sont pas le fruit de l'improvisation, de la vengeance ou de la cruauté des cadres locaux. Le scénario commun pour toutes les villes et villages du pays correspond à des directives précises émanant des plus hautes autorités. On peut penser que le nouveau régime comptait trop peu de cadres compétents et devait donc supprimer tous les anciens cadres qui risquaient de créer une opposition intellectuelle ou armée. Ce nettoyage par le vide correspond surtout à une vision de l'homme : l'homme vicié par un régime corrompu ne peut être changé, il doit être retranché physiquement de la communauté des purs. « Il faut détruire le régime », « écraser complètement l'ennemi », « ce qui est infecté doit être incisé », « ce qui est pourri doit être retranché », « ce qui est trop long doit être raccourci pour être à la juste mesure », « couper un mauvais plant ne suffit pas, il faut le déraciner ». Tels sont les slogans qui, tant à la radio que dans les meetings, justifient cette épuration. Les cadres de l'ancien régime ne sont pas des frères égarés mais des ennemis et, comme tels, ils n'ont pas droit de cité dans la communauté nationale. Plusieurs témoignages affirment même que dans de nombreuses localités, les femmes et les enfants des officiers ont également été supprimés : « il faut anéantir leur lignée jusqu'au dernier » est un autre leitmotiv de justification. »

François Ponchaud, Cambodge année zéro, 1980.

Photo: cliché d'Eddie Adams, 1968. En 1969, le photographe a remporté le prix Pulitzer pour cette photo d'un Viêt-cong exécuté sommairement en pleine rue par un policier sud-vietnamien.  Adams a capté l'instant de cette mort, et l'image a fait le tour du monde. Elle allait devenir un des symboles de la guerre du Vietnam, choquant l'opinion publique américaine.

podcast

"Etant anarque, ne respectant, par conséquent, ni loi ni moeurs, je suis obligé envers moi-même de prendre les choses par leur racine. J'ai alors coutume de les scruter dans leurs contradictions, comme l'image et son reflet. L'un et l'autre sont imparfaits -en tentant de les faire coïncider, comme je m'y exerce chaque matin, j'attrape au vol un coin de réalité.

Je disais qu'il ne faut pas confondre rebelles et partisans; le partisan se bat en compagnie, le rebelle tout seul. D'autre part, il faut bien distinguer le rebelle de l'anarque, bien que l'un et l'autre soient parfois très semblables et à peine différents, d'un point de vue existentiel.
La distinction réside en ce que le rebelle a été banni de la société, tandis que l'anarque a banni la société de lui-même. Il est et reste son propre maître dans toutes circonstances.

Il n'y a pas plus à espérer de la société que de l'Etat. Le salut est dans l'individu."

Ernst Jünger, Eumeswil, 1977.

28/05/2015

pantheon

22/05/2015

camelote

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"(...) On est capable en Occident, du moins certains d'entre nous, de dénoncer le totalitarisme, le colonialisme, la traite des Noirs ou l'extermination des Indiens d'Amérique. Mais je n'ai pas vu les descendants des Aztèques, les Hindous ou les Chinois, faire une autocritique analogue, et je vois encore aujourd'hui les Japonais nier les atrocités qu'ils ont commises pendant la Seconde guerre mondiale. La colonisation de certains pays arabes par les Européens a duré, dans le pire des cas, 130 ans: c'est le cas de l'Algérie, de 1830 à 1962. Mais ces mêmes Arabes ont été réduits à l'esclavage et colonisés par les Turcs pendant cinq siècles. La domination turque sur le Proche et le Moyen-Orient commence au XVe siècle et se termine en 1918. Il se trouve que les Turcs étaient musulmans - donc les Arabes n'en parlent pas. L'épanouissement de la culture arabe s'est arrêté vers le XIe, au plus le XIIe siècle, huit siècles avant qu'il soit question d'une conquête par l'Occident. Et cette même culture arabe s'était bâtie sur la conquête, l'extermination et/ou la conversion plus ou moins forcée des populations conquises. En Egypte, en 550 de notre ère, il n'y avait pas d'Arabes - pas plus qu'en Libye, en Algérie, au Maroc ou en Irak. Ils sont là comme des descendants des conquérants venus coloniser ces pays et convertir, de gré ou de force, les populations locales. Mais je ne vois aucune critique de ces faits dans le cercle civilisationnel arabe. De même, on parle de la traite des Noirs par les Européens à partir du XVIe siècle, mais on ne dit jamais que la traite et la réduction systématique des Noirs en esclavage a été introduite en Afrique par les marchands arabes à partir des XI-XIIe siècles (avec, comme toujours, la participation complice des rois et chefs de tribus noirs), que l'esclavage n'a jamais été aboli spontanément en pays islamique et qu'il subsiste toujours dans certains d'entre eux." (1)

"(...) Je ne dis pas que tout cela efface les crimes commis par les Occidentaux, je dis seulement ceci: que la spécificité de la civilisation occidentale est cette capacité de se mettre en question et de s'autocritiquer. Il y a dans l'histoire occidentale, comme dans toutes les autres, des atrocités et des horreurs, mais il n'y a que l'Occident qui a créé cette capacité de contestation interne, de mise en cause de ses propres institutions et de ses propres idées, au nom d'une discussion raisonnable entre êtres humains qui reste indéfiniment ouverte et ne connaît pas de dogme ultime."

"(...) L'écrasante majorité de la planète ne vit pas l'"égalisation des conditions", mais la misère et la tyrannie. Et, contrairement à ce que croyaient aussi bien les libéraux que les marxistes, elle n'est nullement en train de se préparer pour accueillir le modèle occidental de la république capitaliste libérale. Tout ce qu'elle cherche dans le modèle occidental, ce sont des armes et des objets de consommation - ni le habeas corpus, ni la séparation des pouvoirs. C'est éclatant pour les pays musulmans - un milliard d'habitants -, pour l'Inde - presque un autre milliard -, dans la plupart des pays du Sud-Est asiatique et d'Amérique latine. La situation mondiale, extrêmement grave, rend ridicules aussi bien l'idée d'une "fin de l'histoire" que d'un triomphe universel du "modèle démocratique" à l'occidentale. Et ce "modèle" se vide de sa substance-même dans ses pays d'origine."(2)

(1)  Cornélius Castoriadis, http://www.republique-des-lettres.fr/232-cornelius-castoriadis.php

(2)  C Castoriadis,  La montée de l'insignifiance, (Les carrefours du labyrinthe IV), Seuil.

Rappel : au premier trimestre 1979, une violente dispute médiatique opposa Cornelius Castoriadis ainsi que l'historien Pierre Vidal-Naquet à l'écrivain Bernard-Henri Lévy au sujet de nombreuses erreurs factuelles dans le livre de ce dernier, Le Testament de Dieu. Dans un article du Nouvel Observateur en date du 9 juillet 1979, Cornelius Castoriadis admettant sa perplexité devant le « phénomène BHL », écrivait : " Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un "auteur" peut-il se permettre d'écrire n'importe quoi, la "critique" le porter aux nues, le public le suivre docilement - et ceux qui dévoilent l'imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n'avoir aucun écho effectif ? " Optimiste, Castoriadis ajoutait néanmoins : " Que cette camelote doive passer de mode, c'est certain : elle est vouée, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée."


podcast

18/05/2015

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"(...) Les chercheurs en déduisent que les décisions gouvernementales rencontrent rarement les préférences de la majorité de la population et expriment par contre, et de manière très forte, les intérêts particuliers des groupes économiques : «Quand une majorité de citoyens est en désaccord avec les élites économiques ou les groupes d’intérêt, en général, ils perdent. Et même, à cause du fort statu quo qui existe dans le système politique, lorsqu’une large majorité d’américains est en faveur d’un changement de politique, elle ne l’obtient pas.»

L’ère Reagan des années 1980 fut perçue comme celle de l’âge d’or de la libre entreprise capitaliste. En réalité, cette ère dure encore. Les banques débordent de leur sphère d’activité en saisissant des biens publics pendant que le gouvernement ferme les yeux. Morgan Stanley a importé 4 millions de barils de pétrole, rien qu’en juin 2012. Goldman Sachs a entreposé de l’aluminium dans des entrepôts de Détroit, continue à posséder et à gérer des aéroports dans de nombreux pays et à faire de vastes profits sur les routes à péage aux États-Unis, à Puerto Rico, en Inde et en Australie.

L’exemple de l’autoroute du Colorado est typique. Le contrat portant sur 50 ans, couvrant 18 miles (29 km), fut approuvé par le Sénat du Colorado le 20 février 2014. Selon les termes du contrat les sénateurs et représentants du Colorado n’étaient pas autorisés à lire le contrat avant de le signer, ni à l’amender ni à le voter. Goldman Sachs ne mettra pas un rond dans cet investissement de $552 millions qui seront pris sur l’argent du contribuable alors que cette banque tirera tous les profits des droits de péage." source/saker french

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"Robert Chardon, le maire de Venelles, 8000 habitants, qui avait déclaré sur Tweeter qu'il était pour l'interdiction du culte musulman sur le territoire national, a été.. interné. Comme en Chine sous Mao, comme dans l'URSS de Staline ou de Brejnev!!!  Dingue, enfin, si j'ose dire...

Interné d'office. Avec forcément l'assentiment d'un psychiatre. Avec le nombre de dingues qui se promènent dans Paris et villes de province et qui agressent chaque jour des passants... Et qui ne sont pas internés, eux!!!

Wouaaa... Philippe Tesson a eu beaucoup de chance, mais comme il s'est couché chez Ruth Elkrief après ses déclarations, il n'a pas subi le même sort. Et lisez bien: "Cette demande d'hospitalisation a été formulée par « un tiers compte tenu de l'incohérence de ses propos »".

Notre lecteur Mr Schalk nous dit: "Lorsque j'ai lu cette information, j'ai d'abord cru à un gag, car cela m'a tellement fait penser aux pratiques de l'URSS, que j'ai eu un doute. Mais le fait est qu'un élu de l'UMP, ayant demandé l'interdiction du culte musulman a bien été interné d'office. Interné sur demande d'un tiers. Typiquement les pratiques du KGB ou de la Stasi mais en EURSS, tout est devenu possible".

Et je suis d'accord avec notre lecteur: ceci est le premier Internement d'office des opposants à la pensée unique en France... Lire ici Ouest France pour le croire...Génial comme opération, il fallait oser, et imaginez le message envoyé aux autres élus !!! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2015"

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Tout va bien...sans doute l'"esprit charlie"!! lol...

d'un côté on fait faire le sale boulot par une Najat Belkacem ou une Taubira (histoire d'exciter la haine du FDS à l'encontre de la diversité), de l'autre on pénalise à mort voire on psychiatrise toute pensée déviante à l'égard de l'Autre. Manière de faire monter la pression et d'éviter que la colère légitime du peuple se tourne vers les vrais responsables (trés peu musulmans et trés leucodermes...). Des limites de la lecture racialiste du chaos...

11/05/2015

double standard et saloperie ordinaire

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"Invité sur le plateau de Mots Croisés le 4 mai, le fondateur de Reporters sans frontières s'est laissé aller à une confession. Pendant le débat, il évoque des chiffres concernant l'origine et la religion des enfants de sa commune. Selon lui, il y aurait 64,6% d'enfants musulmans dans sa ville. Puis, interpellé par certains tweets relayés à l'écran sur l'origine de ces chiffres, Robert Ménard le concède : oui, il a fiché les enfants de Béziers même s'il n'a "pas le droit de le faire"" source

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"Montpellier : les parents bloquent les 4 écoles du Petit Bard / Pergola

Mobilisés depuis le 16 mars et las de ne pas être entendus, les parents d'élèves des deux groupes scolaires du Petit Bard / Pergola, à Montpellier, sont passés lundi 4 mai à la vitesse supérieure. Alors qu'ils s'étaient jusque là contentés d'occuper les lieux sans interrompre les cours, ils ont entamé un blocage des quatre écoles du quartier.

Ils réclament davantage de mixité dans ces deux maternelles et deux élémentaires où 99% des élèves sont d'origine maghrébine. Ce d'autant que la nouvelle carte scolaire, qui rattache ces écoles au seul collège Las Cazes, enfonce encore le clou en prolongeant au secondaire ce confinement, dont les parents estiment qu'il relève du "ghetto"." source

sans commentaire...

NB: le collège Las Cazes cité dans l'article est aujourd’hui également à quasiment 100% maghrébin or c'était mon collège dans les années 80 et à l'époque peuplé de quasiment 99% d'européens de classe moyenne.

"La mixité sociale est totalement inexistante, le public «dit» favorisé a «déserté», la  population est mono-culturelle, 90 % des élèves scolarisés sont d’origine maghrébine, certains arrivent en France sans jamais avoir été scolarisés." 2009

 

09/05/2015

mafia blues

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"Le maire de Béziers vient de sortir des statistiques sur le nombre d'élèves … dans les écoles de la ville, dit le Cuisinier. Sans surprise, on a appris qu'ils étaient maintenant majoritaires. Vous avez vu les réactions. Ce qu'a fait le maire de Béziers est indigne de sa fonction, a dit l'Invité. Il a dépassé toutes les bornes. Etc. Qu'est-ce qu'il a fait, le maire de Béziers? Simplement, dit la réalité. Rien d'autre. Vous ne pouvez plus aujourd'hui, en France, dire la réalité, simplement la dire. La seule chose que vous ayez encore le droit de faire, c'est d'en inventer une autre à sa place: tenez, par exemple, en disant que la France est une démocratie. Oui, cela vous avez encore le droit de le faire: dire que la France est une démocratie. Et le même, aujourd'hui, qui s'indigne de ce que le maire de Béziers ait dit la réalité vient de faire adopter par sa majorité une loi l'autorisant, lui, cet ennemi de toute statistique, à ficher l'ensemble de la population sans demander l'avis de personne (sinon le sien propre: c'est écrit en toutes lettres). Cela, oui, il a le droit de le faire. Le maire de Béziers n'a pas le droit de révéler le nombre d'élèves … dans les écoles de sa ville, mais lui, l'Invité, a le droit d'entrer dans les ordinateurs privés de qui bon lui semble, en même temps que de "tracer" les gens grâce aux cartes à puce qu'il met à leur disposition. Vous connaissez la parabole de la paille et de la poutre? Attention, dit le Dégéèriste. Vous citez l'Evangile. C'est contraire aux Valeurs de la République. " L'avant-blog, Eric Werner.

08/05/2015

IUSF: Idiots Utiles Sans Frontières (Maj n+1) ou la gauche du Capital

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"Les Jeunes Socialistes lancent aujourd’hui leur nouvelle campagne sur l’immigration, alors qu’un débat s’ouvrira au Parlement sur ce sujet dans les prochaines semaines. Après dix années de droite et de débats nauséabonds qui ont libéré la parole raciste et stigmatisé des milliers d’individus, et que le Front national progresse élection après élection, les Jeunes Socialistes refusent de se résigner à une société fracturée. Il est encore temps de convaincre les Français, et particulièrement les jeunes, qu’une politique migratoire de gauche est possible. A travers cette campagne, ils défendront leurs propositions, notamment la régularisation des sans-papiers ou encore le droit de vote pour les étrangers." MJS

ha ha! et le MEDEF applaudit des bétonneuses.. ces pauvres jeunes-socialistes, ils ont toujours pas compris...lo pa compris! faut dire que dévastés par la lecture des inepties de Terra Nova, ils n'ont pas toujours pas lu Marx, les mignons (encore un fasciste!):

"Si l'accumulation, le progrès de la richesse sur la base capitaliste, produit donc nécessairement une surpopulation ouvrière, celle-ci devient à son tour le levier le plus puissant de l'accumulation, une condition d'existence de la production capitaliste dans son état de développement intégral. Elle forme une armée de réserve industrielle qui appartient au capital d'une manière aussi absolue que s'il l'avait élevée et disciplinée à ses propres frais. Elle fournit à ses besoins de valorisation flottants, et, indépendamment de l'accroissement naturel de la population, la matière humaine toujours exploitable et toujours disponible." Le capital, Marx, 1867.

"Une politique migratoire de gauche"! lol! la gauche du Capital, non? et pour les "jeunes socialistes" victimes de leur connerie, on a prévu quoi?

"A la recherche d’un substitut de prolétariat, l’extrême gauche s’est fixé pour but de trouver un sujet historique qui ne soit surtout pas le peuple. Difficile ici de ne pas évoquer le problème de l’immigration. Comme hier le chômage conjoncturel, l’immigration représente en effet d’abord une armée industrielle de réserve du capital, exerçant une pression à la baisse sur les salaires et accroissant d’autant le taux de profit, la prédication « antiraciste » interdisant, parallèlement, que l’on critique les substitutions de population auxquelles procède le capital pour éteindre les traditions révolutionnaires des peuples européens, en exilant le prolétariat indigène de sa propre histoire. Il ne fait aucun doute que l’« antiracisme » contemporain, formulé à partir des années 1980 par des organisations comme SOS-Racisme, a été formulé avant tout pour remplacer l’anticapitalisme et dissimuler l’abandon par la gauche de ses anciens idéaux. Le danger, désormais, c’était « Le Pen », et non plus le capital. Mieux encore, en « combattant Le Pen », on faisait le jeu d’un capitalisme trop content de trouver dans l’immigration un nouveau gisement de main-d’oeuvre à bon marché, malléable, corvéable à merci et ignorant tout des traditions révolutionnaires du prolétariat français. Tout cela n’avait évidemment rien à voir avec la nécessaire lutte contre le racisme. Ceux qui, aujourd’hui, se consacrent à la défense inconditionnelle des clandestins et du « sans-papiérisme » continuent en réalité à « offrir à la classe capitaliste l’armée de réserve soumise à bon marché dont celle-ci a besoin à mesure qu’elle entend se débarrasser des vieilles contestations ouvrières européennes ». Les Besancenot et autres gauchistes, adeptes du néopopulisme incantatoire, qui ne parlent au nom du peuple que pour mieux le faire taire, ne constituent aujourd’hui rien d’autre que l’aile gauche de l’appareil politique du capital**.(...)" Alain de Benoist, 2009.

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Illustration ordinaire pour les cuistres..."Marseille : le trafic de main d’oeuvre étrangère explose"

"Aujourd’hui, qu’est-ce que les gens regardent ? Le prix en bas de la page et puis c’est tout. »On le sent désabusé, Marc Marcellin, le président de la Capeb (1) qui « tous les jours » reçoit, par fax, les propositions d’entreprises de prêt de main d’oeuvre étrangère. Sur Internet, elles sont nombreuses à organiser, littéralement, ce que Johan Bencivenga, le patron de la fédération BTP 13 appelle « la mise en concurrence des êtres humains ».

En France, ce phénomène permis depuis 1996 par la directive Bolkenstein, est en train d’exploser : le pays compterait quelque 300 000 travailleurs détachés issus de la communauté européenne. Dans les Bouches-du-Rhône, a révélé hier la Direccte Paca (2), ceux-ci étaient 12 133 en 2013, et 18 988 en 2014. C’est une hausse de 56 % ; l’équivalent de 2571 salariés permanents. Une lame de fond. Ces emplois concernent en majorité l’agriculture (65 %), le BTP (22 %), ou encore l’industrie (5 %). En février, la CGT dénonçait d’ailleurs les conditions d’emploi de « travailleurs low cost » sur le chantier du futur réacteur thermonucléaire Iter.

Venus d’Amérique latine (et notamment d’Equateur, via l’Espagne) dans l’agriculture, ces ouvriers sont, dans les autres secteurs, surtout Portugais, Espagnols, Polonais et Roumains. En France pour des missions ponctuelles, ils sont -en théorie- employés aux conditions du droit français ; les charges sociales, en revanche, sont payées par les employeurs dans le pays d’origine des salariés. « Le choix de cette main d’oeuvre est purement économique. Elle permet de baisser légalement les coûts de 27% environ lorsqu’il n’y a pas de fraude et les divise par un coefficient de 2,5 à 3,5 en cas de fraudes », dénonçait dans Le Moniteur Jean Bianciotto, président de la SMTP 13 et porte-parole d’une délégation des Bouches-du-Rhône reçue voici dix jours au ministère du Travail, à Paris. Ces pros y ont notamment proposé de rendre obligatoire pour toute entreprise de l’Union européenne de réaliser 2/3 des heures travaillées au minimum, avec de la main d’oeuvre locale. [...]" Source

CQFD

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Nouvelle illustration de cette dynamique mortifère ordinaire bien rodée impliquant les firmes globalisées, les élites libérales libertaires et leur relais médiatiques bien-pensants...

"Le ministre de l’Intérieur italien appelle à «faire travailler les migrants gratuitement»

Angelino Alfano a rappelé aux maires du pays qu’une directive leur permettait cette option, « plutôt que de les laisser à rien faire ». Le ministre italien de l’Intérieur Angelino Alfano a rappelé jeudi que les communes hébergeant des demandeurs d’asile pouvaient les faire travailler gratuitement, alors que l’accueil des milliers de personnes débarquant chaque semaine en Italie provoque des tensions à travers le pays.

«  Nous devons demander aux communes d’appliquer notre directive permettant de faire travailler les migrants gratuitement (…). Plutôt que de les laisser là à rien faire, qu’ils les fassent travailler  », a déclaré le ministre selon la presse italienne.

«  Il s’agit de travaux d’intérêt général, de projets environnementaux, pour lesquels la commune doit seulement fournir une assurance aux demandeurs d’asile, afin de créer un rapport plus vrai et une meilleure acceptation  », a expliqué à la télévision Mario Morcone, chef du Département des droits civils et de l’immigration au ministère.

Comme il faut compter actuellement six mois pour statuer sur une demande d’asile, puis entre 12 et 18 mois pour les éventuels recours en justice des déboutés, certains demandeurs peuvent rester jusqu’à 2 ans dans les centres d’accueil d’urgence, sans permis de travail. Des communes refusent d’accueillir les migrants. Alors que le pays héberge déjà quelque 84.000 migrants, plus de 9.000 sont arrivés en moins d’une semaine, portant le total pour cette année à 33.000, soit 15 % de plus que pendant la même période en 2014, déjà une année record, selon Mario Morcone.

Même si près des deux-tiers des migrants poursuivent clandestinement leur route vers d’autres pays européens, la question de l’accueil de ceux qui restent est devenue un enjeu de taille pour les élections prévues le 31 mai dans un millier de communes et sept des 20 régions du pays Mercredi, la petite région du Val d’Aoste (nord-ouest) – où l’on ne vote pas fin mai – est devenue la première mercredi à refuser d’accueillir plus de migrants, mais d’autres plus importantes s’apprêtent à le faire."source/le soir.be via FDS

07/05/2015

shock and awe

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"Après les émeutes qui ont balayé les villes américaines en 1968 suite à l’assassinat du révérend Martin Luther King, dans ce qui est maintenant considéré par beaucoup comme une conspiration du gouvernement impliquant le FBI pour faire taire le leader des droits civiques, le président Lyndon Johnson a répondu: «Qu’est-ce que vous attendez? Je ne sais pas pourquoi nous sommes tellement surpris. Lorsque vous mettez votre pied sur le cou d’un homme et le maintenez ainsi durant trois cents ans, puis vous le laissez se lever, qu’est-ce qu’il va faire? Il va démolir votre pâté de maisons»." Wayne Madsen

fri..euh thursday wear

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podcast

bon we à tous!

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Argenteuil. Vives tensions le 14 juin à la suite de deux affaires d’agressions réelles ou supposées (1) (2) de femmes voilées à Argenteuil.

Images tournées « de l’intérieur » par des militants musulmans. Le lecteur qui nous envoie cette vidéo (merci Lulu) n’a conservé que les extraits qui, selon lui, illustrent la situation de nombreuses villes en France (immigration de masse, islamisation, soumission des élus + clientélisme électoral, pression communautaire, effacement de la culture française etc.) Important : la vidéo permet en outre de voir quelques images (vues de l’intérieur de la mairie) d’une information restée quasiment confidentielle et diffusée uniquement par le site web de M6 et quelques sites spécialisés : l’agression du commissaire de police d’Argenteuil par une trentaine de jeunes qui lui ont « asséné coups de poing et coups de pied. Les policiers ont dû être exfiltrés dans la mairie » (M6) (montage photo ci-dessous)(voir aussi reportage audio France Bleu ici)

source FDS

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Pauvre type...assez fascinant de voir ce pauvre mec obèse en costard -cet édile de la nation- essayer de parlementer au milieu de cette foule allogène hostile. Et il doit l'avoir mauvaise, l'apparatchik du PS qui a validé depuis 40 ans toutes les politiques multiculturalistes d'immigration massive, de déconstruction de son pays, de dissolution de son identité de français, de soummission à tous les lobbies mondialistes en cour, lui le fils d'ouvrier normand qui a trahi tous les idéaux du socialisme et de la république, de se voir lynché par la France black-blanc-beur, celle-là même qu'il idolâtre sans même savoir pourquoi.

Voilà, à Argenteuil, le village Potemkine de tous ces connards s'effondre lamentablement dans la violence et la balkanisation du territoire. Le commissaire de police de la ville coursé par des barbus hostiles et exfiltré dans la mairie en catastrophe pour ne pas être lynché!!! ho putain, mdr. ha ha ha!

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« Je termine ces réflexions sur la francité au moment où brûlent les banlieues, où l'on tire sur les policiers à balles réelles, au moment où les hélicoptères percent la nuit avec leurs projecteurs (la dernière fois j'ai vu ça dans le sud-ouest de l'Angola dans un conflit armé de grande échelle). Surtout au moment où calmement, banalement,  froidement on tue des innocents ! Je pourrais répéter le bon mot de Trotski*, oui, « la botte souveraine de la réalité » qui se met aujourd'hui à marteler ses réalités. Des dizaines d'années de mensonges sur la France paradis multiculturel, multiracial, multiconfessionnel, multi quoi encore ? Multi tout. Trop de mensonges et maintenant la réalité souveraine qui éclate aux yeux de tous et, tel un projecteur d'hélicoptère, éclaire la folie de ce pays réputé si cartésien : des imams qui aux cris « Allah Akbar ! », remplacent les autorités dépassées (Voltaire, réveille-toi !). Ces mêmes autorités qui se voient obligées de négocier avec les « grands frères », en fait avec le caïdat puant le trafic de drogue, de voitures volées et enrichi par le proxénétisme. Les politiciens quiu scrutent le ciel et implorent l'arrivée des averses, seules capables d'arrêter la hargne incendiaire des « jeunes ». A quand les processions votives des parlementaires et les offrandes propitiatoires aux divinités de la pluie ? Ces gesticulations d'impuissants sont accompagnées par les vomissures du rap qui promet aux français : « Je baiserai la France jusqu'à ce qu'elle m'aime. »

(...) Les politiciens qui perdent leur latin. Les langues prétendument humanistes qui se délient : comment donc, nous avons arrosé ces cités de milliards d'euros et elles n'en flambent que de plus belle ! Les Français qui découvrent (il était temps !) que toute une part de la population dite française les hait et les appelle (art de vivre oblige) « fromages » ! On les hait parce qu'ils sont blancs, vaguement chrétiens, censément riches. On les hait parce qu'on les sent affaiblis, incertains de leur identité, enclins à la perpétuelle autoflagellation. On hait leur république et on siffle son hymne national. On rejette la laïcité que les Français ont conquise dans d'âpres luttes. On se moque d'eux car n'est-ce pas comique d'accueillir dans sa patrie, nourrir, loger, soigner ceux qui vous haïssent et vous méprisent ? La France est haïe car les Français l'ont laissée se vider de sa substance, se transformer en un simple territoire de peuplement, en un petit bout d'Eurasie mondialisée. Ceux qui brûlent les écoles, qu'ont-ils pu apprendre de leurs professeurs sur la beauté, la force et la richesse de la francité ? » Andrei Makine, Cette France qu'on oublie d'aimer, 2006.

* «  La botte souveraine de la réalité, disait le vieux Léon. Les censeurs, les idéologues, les inquisiteurs de la pensée libre travestissent la réalité, la badigeonnent de leurs mensonges, traînent en justice ceux qui osent égratigner les façades peinturlurées. Et puis un jour, on entend un bruit de plus en plus proche, un fracas puissant qu'on ne parvient plus à étouffer, géante, irrésistible, « la botte souveraine de la réalité » vient, s'impose. Le contreplaqué de mensonges s'écroule, le glapissement des folliculaires stipendiés s'étrangle, les mots prostitués retrouvent leur sens. La réalité se dresse devant nous, irréfutable. Bien vu, camarade Trotski ! »


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watsap?

06/05/2015

"vivre-ensemble" pour les uns, cohérence ethnique pour les autres, le double standard habituel du CRIF

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 "Il faut le dire clairement : les pratiques décrites par Robert , son discours, ses intentions, sont abjects ! "4:06 PM - 6 Mai 2015

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« Au CRIF, la thématique du « vivre ensemble » est une préoccupation de chaque instant »

Propos recueillis par Katja Epelbaum, interview de Marc Knobel, Directeur des Études du CRIF, publiée dans Hamodia le 17 septembre 2014

"Comment cette thématique s’est-elle imposée à vous ?

Au CRIF, la thématique du « vivre ensemble » est une préoccupation de chaque instant, à travers l’action et les échanges avec l’ensemble des corps constitués de la société civile. Nous avons toujours voulu exprimer notre opinion à différents interlocuteurs quelque soit le sujet, nous avons toujours cherché à expliquer, notamment quand la situation devenait conflictuelle ou menaçait la communauté juive, afin d’instaurer un dialogue et de pacifier.(...)" source/CRIF

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bla bla bla, Knobel est bien le clone de son coreligionnaire, le sinistre Meyer Habib, (binational franco-israélien, député de la 8e circonscription des Français de l'étranger et membre de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale), spécialiste du double standard, comme l'écrivait fort bien Deschamps sur Scriptoblog:

" (...) Si l'on résume donc la position d'un homme comme Meyer Habib, nous sommes obligés de dire qu'en France, en tant que vice-président du CRIF, il défend une société multiculturelle (où les Juifs de la Diaspora sont comme des poissons dans l'eau), tandis qu'en Israël, il fait campagne pour Netanyahou sur une ligne "dure" (Israël, état unitaire juif, dans une vision compatible avec celle de Lieberman). Derrière ce paradoxe, on discerne deux caractéristiques qui suffisent au fond à circonscrire le paradigme à l'intérieur duquel le CRIF évolue :

a) Total soutien à Israël, droit pour l'Etat juif de défendre bec et ongle une identité cohérente, donc une véritable doctrine identitaire juive,

b) Refus absolu d'accorder aux peuples non-juifs un droit similaire à revendiquer la cohérence de leur identité propre, afin de maintenir la possibilité, pour les Juifs de la Diaspora, de se réclamer de deux identités simultanément.

On constatera donc en premier lieu que le CRIF, tiraillé entre les intérêts de la Diaspora en France et ceux de l'Etat d'Israël, tient deux discours parce qu'il y est contraint. Ceci implique d'une part que les membres du CRIF parlent du seul point de vue de leurs intérêts (ils ne sont pas les seuls, évidemment), d'autre part que leurs intérêts les rattachent en partie à une puissance étrangère (ce qui pose clairement le problème de la double allégeance). Cependant, au-delà de ces constats somme toute universellement admis désormais, la capacité des membres du CRIF à assumer leurs contradictions dit quelque chose sur leur formule de pensée.

Ce paradigme contradictoire ne l'est  en effet que si l'on admet, comme la plupart des gens, que toutes les identités ont le droit d'être, séparément mais au même niveau, parce qu'on admet qu'elles sont toutes de même nature. La contradiction interne est cependant résolue si l'on admet que l'identité juive est vue par les membres du CRIF comme supérieure par essence aux autres identités. Et puisqu'il est évident que ces gens ne peuvent assumer leur pensée qu'en dépassant les contradictions internes, il faut forcément conclure qu'à leurs yeux, l'identité juive est bel et bien d'ordre supérieur. C'est pourquoi, à leurs yeux, il est normal qu'un droit accordé aux Juifs ne le soit pas aux non-juifs. Une inégalité des droits qui fonde bel et bien une vision raciste, ou en tout cas (si l'on considère que la judéité n'est pas un fait racial), un différencialisme de domination.

Dans ces conditions, on comprendra que les "leçons de morale" prodiguées chaque année par les membres du CRIF aux dirigeants du peuple français (et à travers eux à tous les Français) n'ont qu'une portée limitée. Ou pour le dire plus brutalement : nous devons considérer que la relation avec les milieux pro-israéliens incarnés dans le CRIF est un pur rapport de forces, qui doit être géré comme tel, sans considération aucune pour des valeurs d'égalité, de fraternité, d'universalité, qui sont totalement étrangères à l'univers mental de notre vis-à-vis. Souhaitons que cette conclusion débouche sur une voie de négociation raisonnable, et pas sur la généralisation aux "Juifs de France" des jurisprudence qu'ils établissent eux-mêmes, en Israël/Palestine."

source/ Scriptoblog/ Maurice Deschamps


podcast

04/05/2015

what else?

"MATTHIEU PIGASSE, PDG DU JOURNAL LE MONDE, DEVIENT GRAND PATRON DES FUSION-ACQUISITIONS D'UN PARADIS FISCAL !!!!!!!!!
du 4 au 8 mai 2015 : Ce n'est pas par hasard s'il y a 2 mois, le Wall Street avait déroulé un tapis rouge, pardon, un article fleuve à la gloire du protégé de Mr Minc: Matthieu Pigasse (il a acheté le Monde) que vous pouvez lire ici dans le WSJ ou encore ici sur le BI. Tout est savamment orchestré, au point qu'on se croirait dans un roman de Flore Vasseur.

Bloomberg nous a appris pendant le week-end (traduction: en douceur pour passer sous les radars) que "Lazard Ltd., the largest independent merger adviser, expanded the duties of top executives Alexander F. Stern and Matthieu Pigasse following the departure of former investment-banking head Antonio Weiss. Stern, 48, will take on the new role of chief executive officer of Lazard’s financial-advisory unit, while Pigasse, 46, will oversee mergers and acquisitions and sovereign advisory, the Bermuda-based company said Thursday in a statement. Stern and Pigasse also will continue in their jobs of chief operating officer and CEO of Lazard France, respectively, the firm said".

Vous avez bien lu! "Pigasse, 46, will oversee mergers and acquisitions and sovereign advisory, the Bermuda-based company said ". Pigasse travaille pour Bercy et l'Elysée. Les deux entités contrôlées par le PS pourfendent les paradis fiscaux, tout en assommant les Français de taxes et d'impôts supplémentaires. Le même Parti Socialiste, qui affirme faire la guerre aux paradis fiscaux, a en son sein le PDG d'une entité qui se goinfre aux Bermudes.

Bien sûr, pas un journaliste financier pour faire la liaison entre les deux événements, et encore moins la filiale des Bermudes. Je rappelle juste pour le principe que Sarkozy comme Hollande se sont reposés sur Pigasse pour gérer le dossier de la Grèce au nom de la France. Le 12 février 2015, c'est Paris Match qui a fait deux pages sur Pigasse en expliquant comment ce brave homme, en travaillant à la sueur de son front, a fait des aller-retours à Athènes au nom de la France: "Matthieu Pigasse se dope. A coup de boissons énergisantes et de sucettes au coca. Il a encore passé ce week-end à Athènes avec une équipe de quinze personnes. Quarante-huit heures de travail non-stop, avec pour objectif de mettre sur pied un plan de bataille de sauvetage national. Depuis le triomphe de la gauche radicale de Syriza, le 25 janvier, le patron de la banque Lazard en France ne quitte plus le charismatique nouveau ministre grec des Finances, Yanis Varoufaki ... Les deux hommes ne dorment plus et, quand ils sont séparés, se bombardent d’e-mails et de SMS ... Huit jours après l’élection, Matthieu Pigasse s’envolait vers la capitale grecque, en Falcon privé, pour proposer ses services. «L’avenir de l’Europe se joue au 121 boulevard Haussmann, à Paris», vient d’écrire le «?Wall Street Journal?». C’est l’adresse de Lazard, la banque qui conseille aujourd’hui l’Ukraine, le ­Venezuela, l’Egypte. Le banquier ­débarque dans un ministère des ­Finances silencieux»", lire ici le reportage complet. (j'aime beaucoup le "proposer ses services" plutôt que de dire envoyé par la France)

La nomination de Pigasse est très symbolique de ce début du XXIe siècle, où tout est acquis et fusionné pour le plus grand bien des banquiers et actionnaires, sociétés nationales comme PME et même pays. Vu sous cet angle, vous comprenez mieux ce qui se passe en Grèce, Italie, Portugal, bref, les PIIGS. C'est une fusion-acquisition, et c'est pour cela que Pigasse est nommé à la tête de Lazard-Bermudes.

A vomir... Là au moins, vous avez une démonsration factuelle sur la manière dont le PS est en train de vendre la France... via les Bermudes."

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2015