11/02/2013

le vote des étrangers?

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"Plusieurs lecteurs, dont Mr Maillard, m'ont envoyé cet article du Figaro: "info concernant la surveillance des ouvriers par la DCRI dans le cadre de mouvements sociaux à venir. Preuve (s'il est encore besoin de le démontrer) que le gouvernement a peur du peuple... Mais je pense qu'il y a également là un espoir, car si le gouvernement a peur du peuple, c'est que le peuple peut encore se réveiller et se dresser contre cette tyrannie quotidiennement imposée, notamment au travers des merdias. Relève-toi Danton, la Patrie est de nouveau en danger!". Le Figaro écrit, entre autres, "Parmi les groupes ou milieux à suivre "avec constance", la note évoque "les sectes apocalyptiques, les groupes survivalistes, tout comme les nouvelles thérapies"""... Nouvelles Thérapies ??? La DCRI écoute les émissions de Laurent Fendt?? Et qui lit forcément cette page... donc. Cela dit je ne savais pas qu'il y avait des sectes apocalyptiques en France... C'est quand même une spécialité américaine. Si la DCRI devait être plus efficace, à mon humble avis, elle devrait commencer par mettre les gens de l'AMF sous surveillance... Histoire de savoir pourquoi ils ne font rien par dans le cadre du scandale Libor!

Ne ratez sous aucun prétexte l'intervention de Malek Boutih ici sur RMC (lien mp3) qui parle sans le faire exprès du rapport "secret" de la BCRI sur "la situation QUASI INSURECTIONNELLE. NOTRE PAYS EST AU BORD DE LA RUPTURE SOCIALE" dit-il. Ils découvrent les effets de la crise on dirait.

Commentaire de notre lecteur Ludovic: "Je ne puis que souscrire à votre diagnostic sur la proximité d'une guerre civile dans notre beau pays. Les faits vous donnent chaque jour raison. On va ainsi surveiller des personnes qui n'ont plus rien à perdre (si la vie....) puisqu'elle viennent de perdre leur boulot. On va aussi surveiller les groupes survivalistes, qui n'ont rien d'anarchistes, mais qui prévoient surtout de survivre lorsque tout se sera écroulé. Tout cela prouve bien que certains, en haut de l'état, se doutent de ce qui se trame alors que les merdias nous font croire le contraire. Mais la crise est derrière nous, le parlement se déchire sur le mariage gay, PMA et autres GPA. Et notre bon 1er Sinistre commence aujourd'hui ses consultations sur le vote des étrangers. On nage en plein délire. Le Titanic coule et l'orchestre continue à jouer sur le pont avec les pieds dans l'eau". Revue de Presse par Pierre Jovanovic "© www.jovanovic.com 2008-2013

10/02/2013

des escrocs


Auschwitz confirme qu'Elie Wiesel n'a pas le... par enquete-debat

Robin est un journaliste sans grand interet sinon qu'il a une dent contre Soral (sais plus pourquoi) et qu'il a un grand-père juif et semble se considérer comme juif. Soral dans un des ses interviews avait mis en cause la légitimité d'Elie Wiesel, célébré partout comme la conscience morale de l'holocauste, au motif qu'il n'aurait simplement jamais été déporté comme il le prétend et qu'il serait donc un escroc, abusant de la souffrance réelle et de la mémoire des juifs européens victimes des exactions nazies.

Robin fait finalement ce que tout journaliste aurait du simpelment faire depuis des lustres, ie appeler le responsable des archives du camp d'Auschwitz pour savoir si Wiesel y fut bien déporté, ce qui ne semble malheureusement être le cas...

Cette affaire fait écho en moi avec la lecture récente de l'ouvrage de Norman Finkelstein, fils de survivants du ghetto de Varsovie et des camps nazis, L’Industrie de l’Holocauste : réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs, publié en 2000 et qui fit grand bruit, à la mesure sans doute de l'importance qu'a pris l'histoire de l'extermination des juifs d'Europe en occident.

Finkesltein déconstruit la "mémoire de la Shoah" et toute une industrie planétaire (organisée en particulier par la maçonnerie juive, le Bnai Brith, organisation mondiale surpuissante qui fut par exemple à l'origine dans les années 80 en France du concept d'"arc républicain" , ie de l'interdit fait à toute formation politique de frayer avec le FN et dont le bras armé, l'Anti Defamation League, se charge de de poursuivre et de persécuter tous ceux qui pourraient -d'une manière ou d'une autre- entraver ce business, mais aussi de promouvoir sans limites des escrocs de la Shoah, comme semble l'être ce Wiesel ou bien comme le fut sans doute Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de nazi...) qui en découle avec froideur et une efficacité clinique redoutable. Finkelstein montre à quel point le génocide juif a servi des intérêts politiques et sociaux considérables. Israël aurait ainsi fait de l’exploitation du malheur juif une arme idéologique puissante, en s’assignant le rôle d’État-victime. Inutile de préciser qu'aucun goyim (pour les raisons décrites plus haut) n'aurait pu écrire et surout vendre pareil livre sans se voir condamné à la mort sociale, voire à la mort tout court.

A lire, donc.

"Ce livre est à la fois une anatomie et une mise en accusation de l'industrie de l'holocauste. Dans les pages qui suivent, je vais soutenir que "l'holocauste" est une représentation idéologique de l'holocauste nazi 1. Comme beaucoup d'idéologies, elle a un rapport, si étroit fût-il, avec la réalité. "L'holocauste" est une construction non pas arbitraire mais dotée d'une cohésion interne. Ses dogmes principaux soutiennent des intérêts politiques et sociaux significatifs. En fait, "l'holocauste" s'est avéré une arme idéologique indispensable. Grâce à son déploiement, l'une des puissances militaires les plus formidables du monde, dont les manquements aux droits de l'homme sont considérables, s'est posé en état-"victime" et le groupe ethnique le plus florissant des Etats-Unis a, lui aussi, acquis le statut de victime. Des bénéfices considérables découlent de ce statut injustifié de victime, en particulier, une immunité face à la critique, même la plus justifiée. Ceux qui jouissent de cette immunité, ajouterai-je, n'ont pas échappé à la corruption morale qui va de pair avec elle. De ce point de vue, le rôle d'Élie Wiesel, interprète officiel de l'holocauste, n'est pas un hasard. Il est évident qu'il n'est pas parvenu à cette position par son action humanitaire ou ses talents littéraires. Il joue le premier rôle plutôt parce qu'il articule sans la moindre fausse note les dogmes de l'holocauste, défendant par là même les intérêts qui le sous-tendent."

Norman Finkelstein, L'industrie de l'holocauste, 2000.

09/02/2013

Bombing USA

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 Glen Stanish – Pilote de ligne, +15.000 heures de vol Pilote de ligne pour American Airlines, ATA, TWA, et Continental. 15.000 heures de vol au total. Vol sur Boeing 737, McDonnell Douglas MD-80. Cofondateur de: Pilots for 9/11 Truth:

« Je crois honnêtement et de la façon la plus certaine qu'un jour, dans un futur proche, il sera de notoriété publique que les événements du 11 septembre étaient une une opération intérieure ("inside job") conçue, préparée, commise et "sous contrôle" d'un très vaste groupe de criminels au sein notre gouvernement fédéral des États Unis. Utilisé comme une fausse raison, un prétexte, un mensonge, pour envahir deux régions étrangères riches en ressources naturelles, pour étendre un empire, pour modifier les frontières des pays du Moyen Orient, et comme élément de la "guerre contre le terrorisme" , ou dit de manière plus appropriée de guerre contre la liberté. Le 11 septembre a été utilisé pour effrayer le peuple américain et pour qu'ainsi il autorise la violation de ses libertés civiles et des droits constitutionnels, permettant une surveillance plus étroite et des mesures plus répressives. »

source/re open 11/09

Bombing USA?

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"Général, êtes-vous prêt à tirer sur la foule ?

C’est une hypothèse toujours aussi “populaire” sur les circuits d’affirmation alternatifs mais jusqu’ici tenue comme fantaisiste par l’interprétation-Système de la situation : la possibilité de troubles graves aux USA amenant l’intervention de l’armée, éventuellement une répression armée. Une très récente intervention à cet égard provoque une certaine sensation parce qu’elle vient d’une source qui n’est pas renommée pour être de type activiste-“dissident” ; autrement dit, comme l’écrit Examiner.com, «this is not coming from Alex Jones or Jesse Ventura, or from anyone else the left often dismisses with great ease»… Il s’agit du docteur Jim Garrow, célèbre personnalité “humanitaire” et nullement activiste travaillant dans les pays déshérités, qui fut même retenu pour la liste finale des Prix Nobel de la Paix en 2009. On peut donc classer Garrow selon un statut qui lui donne une place importante dans le Système (quoiqu’il pense lui-même du Système), celle qui est réservé aux activités humanitaires officielles développant l’aspect de vertu apparente que le Système s’emploie à renforcer constamment pour renforcer sa bonne réputation officielle. Garrow a écrit sur Facebook, le 21 janvier 2013 :

«I have just been informed by a former senior military leader that Obama is using a new “litmus test” in determining who will stay and who must go in his military leaders. Get ready to explode folks. “The new litmus test of leadership in the military is if they will fire on US citizens or not”. Those who will not are being removed.»"

suite/De Defensa

 

Bombing UK

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« Andrew Neather, qui rédigeait les discours de Tony Blair, Jack Straw et David Blunkett, a fait une révélation de taille, dans l’émission Question Time de la BBC. Il a en effet dévoilé que l’énorme augmentation de l’immigration durant la dernière décennie était une politique délibérée et organisée par les Travaillistes afin de modifier la constitution ethnique de la Grande Bretagne : « Outre les besoins du marché du travail, il y avait également une motivation « politique » derrière la politique d’immigration. [Les ministres entendaient] mettre le nez des conservateurs dans la diversité ». Cet apparatchik de premier rang a précisé que les dirigeants travaillistes avaient opéré secrètement, craignant que cette politique ne perturbe « la classe ouvrière qui est son vivier électoral ». Les vraies raisons, qui figuraient dans les premières versions du rapport Performance and Innovation Unit, rédigé par Downing street, ont été supprimées dans la version finale du document afin de ne pas révéler cette politique délibérée et organisée. Selon lui, « l’immigration de masse était pour le gouvernement le moyen de rendre le Royaume Uni totalement multiculturel. Cette politique délibérée a duré de 2000 au moins jusqu’au mois de mai 2008, date à laquelle on a mis en place le nouveau système de points.» Ce qui a entraîné l’arrivée, selon le think tank Migration Watch, de plus de trois millions de nouveaux immigrés. » (Source : Faits et documents 15-30/11/09)

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Et en voilà un autre.

Bombing France

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"Depuis vendredi, une interview du Huffington Post fait le bad buzz. Un économiste de la banque américaine Goldman Sachs y est interrogé sur la crise financière, la zone euro et la situation en France. Sa « solution miracle » pour redresser l’économie française ? Abaisser tous les salaires d’un tiers.

L’information est relatée dans une interview du Huffington Post de vendredi dernier. Interrogé sur une éventuelle solution pour sortir la France de la crise financière, Huw Pill, économiste en chef de Goldman Sachs en Europe, répond qu’il faudrait baisser la « moyenne salariale d’environ un tiers », précisant toute de même que ce serait « politiquement impossible à imposer ».

De quoi faire grincer des dents. Si cette proposition est appliquée, le salaire minimum équivaudrait à un peu moins de 1 000 € par mois alors que l’on parle de centaines de millions de dollars de bonus chez les actionnaires de Goldman Sachs en 2012. Le PDG , lui, a vu sa propre rémunération augmenter de près de 15 % en 2011, atteignant la somme de 16,2 millions de dollars sur l’année.

Le deuxième volet de la politique miracle à appliquer, d’après l’économiste consiste à « déplacer l’emprise de l’Etat vers le secteur privé. » Car le problème « chronique » de la France serait « incarné par un secteur public bien trop important » ayant pour conséquence une faible exportation. Donc « un manque de compétitivité et des déséquilibres dans ses comptes ». Mais l’économiste se veut également rassurant, au niveau européen : grâce à ses plans d’économie, l’Union devrait voir « une porte de sortie » de la crise d’ici 2015." source

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On parlait, en commentaire en plus bas, de bombardement par l'hyperclasse...en voilà un.

 

06/02/2013

some fresh air


Soral / E&R : janvier 2013, partie 2 par ERTV

05/02/2013

despair?

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(...) Le gouvernement fédéral américain dépense actuellement environ trois cent milliards de dollars par mois. Pour ce faire, il emprunte environ cent milliards par mois. Le mot emprunte est entre guillemets, car la plus grande part de cette dette nouvelle est créée par le Trésor et achetée par la Réserve fédérale (6), donc, en substance, le gouvernement se fait juste un chèque de cent milliards de dollars tous les mois. Si cela continue indéfiniment, alors le dollar américain perdra sa valeur, donc une pression est nécessaire pour obtenir des banques centrales étrangères qu'elles assument aussi une partie de cette dette. Elles peuvent le faire, bien sûr, mais, voyant que le dollar est en route pour perdre sa valeur, elles se sont mises à diminuer leur détention de bonds du Trésor américain plutôt que de l'accroître. Personne ne peut dire combien de temps un tel scénario peut continuer de se dérouler, donc ce que l'on cherche dans une telle situation ce sont des signes de désespoir.

Récemment il y a eu un tourbillon d'activité autour de la Chine : la Secrétaire d'État Hillary Clinton et le Secrétaire du Trésor Timothy Geithner (7), chacun avec une grande escorte, sont allés en Chine en visite de haut niveau, durant laquelle la couverture médiatique aux États-Unis a été dominée par des reportages sur un militant chinois aveugle qui était assigné à résidence, de laquelle il s'était échappé et réfugié à l'ambassade américaine, et qui a finalement été autorisé à quitter le pays et à venir aux États-Unis. Quasiment personne en Chine ne sait qui est cette personne, et la réaction officielle chinoise aux demandes pour sa libération était, à peu près  : D'accodac (8) (Le fait que Hillary semble avoir abandonné le port de maquillage était aussi considéré comme méritant de faire l'actualité.)

Pourquoi un si puissant écran de fumée ? Que cachaient-ils ? Et bien, une paire de choses intéressantes. Premièrement, il s'avère que la Chine peut à présent monétiser la dette américaine directement. C'est vrai, la capacité d'imprimer de la monnaie américaine est à présent répartie entre les États-Unis et la Chine. Il y a une ligne privée spéciale entre Pékin et le trésor américain, et la Chine peut acheter des bons du Trésor sans passer par aucun mécanisme de marché ni rendre le prix public (9). Deuxièmement, la Chine peut maintenant acheter directement des banques américaines (1)0. Au bon vieux temps, les tentatives par des puissances étrangères d'utiliser les bons du trésor pour acheter des participations dans des sociétés américaines étaient considérées comme apparentée à un acte de guerre ; maintenant, plus tellement. Simplement, Hillary et Timmy sont allés en Chine et ont dit : Prenez notre système financier, s'il vous plaît ! Ce qu'ils ont obtenu est l'équivalent financier de la pompe de morphine sous-cutanée : une truc que l'on donne aux patients cancéreux au stade terminal, pour contrôler continuellement la douleur. Mais si elle s'épuisait avant que le patient n'expire ? Ça ferait mal, n'est-ce pas ?

Les États-Unis saignent de l'argent d'autres manières : de riches particuliers partent à l'étranger et renoncent à leur nationalité américaine en nombre croissant, comme autant de rats fuyant un navire en train de sombrer. Un exemple célèbre est Eduardo Saverin, l'un des fondateurs de Facebook (11), qui a renoncé à sa nationalité américaine avant le ridicule fiasco qu'a été l'introduction en bourse de Facebook. Le Congrès est occupé à ébaucher une loi pour empêcher ce genre de chose de se produire, ou au moins pour en faire un énorme scoubidou d'un point de vue fiscal. Il y a aussi une disposition en préparation pour confisquer le passeport des gens si le fisc décide qu'ils doivent plus de cinquante mille dollars. Quelqu'un devrait faire quelque chose ! Ce n'est pas possible de renoncer à sa nationalité et d'acheter les votes du Congrès en même temps ? Ça devrait... En tout cas, nous pouvons être sûrs que ce qui est encore une dégoulinure va se transformer en inondation. C'est ce que j'ai vu en Russie après l'effondrement soviétique : l'ancienne élite soviétique a perdu toute confiance dans le système et a essayé de se saisir d'un morceau et de s'enfuir avec. Ce comportement continue jusqu'à présent : une fois qu'une chose s'effondre, elle tend a rester effondrée longtemps.

Et pourquoi ne voudriez-vous pas fuir comme un rat, si vous vous trouviez être l'un des nombreux millionnaires temporaires qui ont fait fortune dans l'économie américaine et ne souhaitent pas la perdre ? Le système financier américain est cassé, et à présent il est clair qu'il ne sera pas réparé. Par exemple : Jon Corzine, ancien sénateur, ancien gouverneur du New Jersey, ancien directeur de MF Global (12), a fait de mauvais paris, puis a puisé dans les comptes de ses clients pour couvrir ses pertes. Est-il en prison ? Non, il est toujours en liberté et n'a rien à craindre. De plus, il est en bonne position sur la liste des donateurs de campagne d'Obama. J.P. Morgan (13) vient d'annoncer un déficit de deux milliards de dollars (en fait plutôt huit milliards de dollars). Y fera-t-on quelque chose ? Bien sur que non ! J.P. Morgan a une fière et longue histoire de mauvaise gestion du risque, que ce soit en utilisant des modèles mathématiques absurdes (valeur sous risque (14)), ou en laissant des opérateurs avec des surnoms comme la Baleine (15) décider spontanément qu'ils sont Dieu et se retrouver énormément à découvert. Puisque tout ceci a été fait avec des fonds soutenus par le contribuable (comme d'autres grandes banques américaines, J.P. Morgan est sous perfusion gouvernementale) il a été discuté si la Baleine se couvrait, misait ou pariait (avec des fonds publics). Mais personne ne sait même plus la différence, et l'on peut être sûr que personne n'ira en prison pour cela non plus.

Et cela nous amène au système politique. Les politiciens sont-ils même vaguement désireux de réformer le système financier ? Non, ils en ont trop peur. La loi de réforme financière, telle qu'elle est, a été esquissée par les compagnies financières elles-mêmes et par leurs lobbyistes. Les politiciens craindraient de s'en approcher, de peur de mettre en danger leurs contributions de campagnes électorales. Aussi longtemps que les fonds de campagnes sont versés dans leurs coffres, et aussi longtemps qu'aucun de leurs amis banquier ne va en prison, ils resteront indifférents à la finance. Ce sur quoi ils sont de plus en plus paranoïaques est leur propre sécurité physique. Les deux partis ont montré à répétition un niveau indécent de consensus quand il s'est agit de faire passer des lois pour compromettre les libertés civiles, pour accroître le contrôle social et la surveillance, et pour retirer leurs droits aux citoyens. Le budget 2013 de la sécurité nationale promet de dépasser mille milliards de dollars. À nouveau, le parallèle avec l'Union soviétique avant et après l'effondrement est frappant : le système politique là-bas aussi était irréformable, vidé, et utilisé pour son avantage personnel, comme service privé pour les riches et les puissants. Des criminels, tels que Boris Berezovsky (16), ont brigué des mandats publics simplement pour obtenir l'immunité judiciaire qui allait avec. Ce modèle continue jusqu'à ce jour, particulièrement en Ukraine : perdez une élection, allez en prison. Soyez réélu et vous pourrez utiliser les électeurs qui n'ont pas voté pour vous comme cible d'entraînement. Une fois qu'un système politique s'effondre, tout le monde nie vigoureusement qu'il s'est effondré, mais ensuite il tend à rester effondré pendant longtemps.

Ce qui tend à changer soudainement est le commerce. Si l'on a assez de magouilles financières et politiques, de corruption à haut niveau et d'état de droit tombant le long du chemin (17), la vie quotidienne continue tout comme avant pendant un moment — jusqu'à ce qu'elle s'arrête soudainement. À Saint-Pétersbourg, en Russie, la différence entre l'été 1989 et l'été 1990 était tout à fait frappante, parce qu'à l'été 1990 le commerce s'est arrêté. Il y avait des rayons vides dans les magasins, dont bon nombre étaient fermés. Les gens refusaient d'accepter l'argent en paiement. Les importations se tarissaient, et la seule façon de se procurer des articles recherchés comme le shampoing était de les obtenir par quelqu'un qui avait voyagé à l'étranger, en échange de bijoux ou d'autres articles de valeur. Et cela c'est produit en dépit du fait que l'Union soviétique avait un business plan dans l'ensemble meilleur, qui était : Vendons du pétrole et du gaz, achetons tout. Tandis que le business plan des États-Unis revient à : Imprimons de l'argent, utilisons-le pour acheter tout. (La plupart des biens de consommation, plus trois quarts du pétrole utilisé pour les véhiculer et tout le reste autour.)

Le pétrole importé est, bien sûr, le talon d'Achille du commerce américain. L'économie américaine a été construite autour du principe que les coûts de transport sont sans importance. Tout voyage sur de longues distances tout le temps, principalement sur route, alimenté par de l'essence ou du diesel : les gens font la navette pour travailler, conduisent pour aller en course, font le taxi pour emmener et ramener leurs enfants de leurs activités. Les marchandises vont jusqu'aux magasins en camion, et le produit final de toute cette activité — les ordures — est camionné sur de longues distances également. Tous ces coûts de transport ne sont plus négligeables ; ils sont plutôt en train de devenir rapidement une contrainte majeure de l'activité économique. Le cycle récurrent de ces dernières années est une flambée du prix du pétrole, suivie d'un autre tour de récession. On pourrait penser que ce cycle peut continuer à l'infini, mais on ne ferait alors qu'extrapoler. Surtout, il y a une raison de penser que ce cycle va s'arrêter soudainement.(...)

Dmitri Orlov juin 2012, suite/source

6. Les équivalents du Ministère des finances et de la Banque centrale, respectivement.

7. L'équivalent dans le gouvernement américain des fonctions de Ministre des affaires des étrangères et de Ministre des finances, respectivement.

8. Dans le texte : okey-dokey.

9. Depuis juin 2011, mais le secret n'a été éventé qu'en mai 2012.

10. En l'occurrence la Bank of East Asia, originaire de Hong Kong mais dotée de filiales américaines.

11. Facebook est le plus connu des réseaux sociaux, une variété de sites que l'on peut assimiler à des sous-ensembles de l'internet où les informations sont échangées entre des utilisateurs ayant préalablement établie une relation explicite. Cela sert généralement à partager des photographies approximatives, des blagues plus ou moins drôles, des rumeurs extravagantes et des liens rarement suivis vers d'excellents textes tels que celui-ci.

12. MF Global, anciennement Man Financial, était un important courtier en produits dérivés, jusqu'à sa faillite retentissante en octobre 2011.

13. J.P. Morgan Chase & Co. est l'une des plus grandes banques américaines.

14. Value at risk est une méthode d'évaluation du risque emprunté aux assurances (que Nassim Nicholas Taleb qualifie de charlatanisme).

15. Bruno Iksil, l'opérateur (trader) présumé principal responsable des pertes spectaculaires de J.P. Morgan est surnommé la Baleine de Londres en raison semble-t-il du volume de ses opérations.

16. Boris Abramovitch Berezovsky est un affairiste russe dont la considérable fortune s'est bâtie lors de la période de privatisation de l'ex-Union soviétique, grâce à ses hautes connexions politiques et une inaltérable absence de scrupule. Poursuivi par la justice russe et brésilienne, il s'est exilé à Londres et sur la Côte d'Azur.

17. D'après l'expression idiomatique to fall by the wayside, allusion à la parabole du semeur dans l'Évangile selon Luc.

podcast

photo: Dorotea Lange

04/02/2013

Avant guerre?

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"Aujourd'hui, selon l'Institut du travail des syndicats grecs, le pouvoir d'achat du salarié grec moyen a chuté de 50%, tandis qu'un Grec sur deux risque de passer sous le seuil de pauvreté, avec un revenu annuel inférieur à 4871 euros. La Grèce illustre parfaitement la politique mondialiste consistant à rapprocher le salaire de l'Européen de celui du Chinois travaillant dans une grande ville." LIESI 31/01/2013.

"Mercredi dernier, je suis rentré de la radio où j'ai dit que les Américains veulent un licenciement de 30% des effectifs dans toutes les entreprises françaises, comme en Grèce... En ouvrant mon Thinkpad, je suis tombé sur cet article de Ouest France expliquant que Goldman Sachs demande maintenant une baisse de 30% des salaires des Français !!! Rien que ça... Donc, ce qui vous attend: 30% de licenciements + baisse des salaires de 30%... pour ceux qui gardent leur emploi... "Interrogé sur une éventuelle solution pour sortir la France de la crise financière, Huw Pill, économiste en chef de Goldman Sachs en Europe, répond qu'il faudrait baisser la « moyenne salariale d'environ un tiers », précisant toute de même que ce serait "politiquement impossible à imposer". De quoi faire grincer des dents. Si cette proposition est appliquée, le salaire minimum équivaudrait à un peu moins de 1000 euros par mois alors que l'on parle de centaines de millions de dollars de bonus chez les actionnaires de Goldman Sachs en 2012. Le PDG Lloyd Blankfein, lui, a vu sa propre rémunération augmenter de près de 15 % en 2011 atteignant la somme de 16,2 millions de dollars sur l'année.".

C'est la "méthode globale" de mise en esclavage par ces escrocs de la Goldman Sachs EXACTEMENT comme ils l'avaient fait avec les Grecs! Donc, le tour de la France est arrivé et nous allons assister à des licenciements en masse, au point que même les Anarchistes (si tant est qu'ils existent, mais je ne le crois pas) ne sauront plus où donner de la tête! Bienvenue dans un monde où seuls les banquiers ont les manettes... et dans lequel même les communistes se sont soumis! Lire ici le Huff Post in vivo. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © "

"Selon le patron de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker (chef de file des ministres des finances de la zone euro), le cours de l'euro est "dangereusement élevé", notamment face au dollar. Comme le yen se déprécie rapidement face au dollar US, depuis les déclarations  du nouveau premier ministre japonais, les patrons de Goldman Sachs ont demandé à leurs hommes liges de faire payer l'Europe. D'un côté Mario Draghi bloque la baisse des taux et exprime des propos optimistes pour l'économie européenne, de l'autre, la Firme conforte de mouvement en publiant un rapport annonçant une forte hausse de l'euro. Le marché fait ensuite progresser l'euro contre le dollar US. L'Europe finit ainsi par être le dindon de la farce! Rappelons qu'un euro fort met en danger les exportations européennes, ce qui pèse inéluctablement sur la croissance. Pour cette raison et bien d'autres, Jean-Claude Juncker, qui quitte son poste le 21 janvier 2013, a eu raison d'exprimer devant 80 journalistes ce que beaucoup pensent tout bas: "L'année 2013 pourrait devenir une année d'avant guerre, comme 1913, alors que tous croyaient à la paix et que la guerre survint".(RTL)"  LIESI 31/01/2013/RTL

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Mais comment intérpréter ce genre de déclaration de la part d'un global leader habitué des réunions du Biderberg Group et qui avait déclaré en 2011 devant quelques journalistes anglo-saxons: « lorsque cela devient important, vous devez mentir! »...

03/02/2013

Michea

02/02/2013

bzz


Le silence des abeilles par AMAPD

"Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants. Plus de 1.000 colonies d’abeilles sont décimées… chaque jour ! En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles »." source

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Eté. Je faisais la récolte du miel avec mon grand père. Fallait s’habiller, se couvrir, pas trop se faire piquer. Pour moi des gants, mon grand-père, non, pas très sensible, des mains de paysan. Un masque sur le visage, une brouette pour mettre les cadres et les hausses, une sorte de fumigène artisanal avec des vieux chiffons pour étourdir les abeilles. Fallait choisir le jour, c’est-à-dire le temps. Pas orageux, les abeilles sont énervées et attaquent, pas pluvieux, elles sont à l’intérieur… Fumée, dépose du couvercle, refumée, les abeilles disparaissent dans les profondeurs de la ruche. Faut aller vite, mais pas trop, pas de mouvement brutal, pas de peur. On enlève les cadres un à un pour les ranger sur des hausses vides, en balayant les abeilles à la surface. Puis on referme et on passe à la ruche suivante. Parfois il n’y a rien ou pas grand-chose. Puis direction la cave et l’extracteur. Un couteau d’égorgeur qui trempe dans l’eau chaude, pour enlever la pellicule de cire à la surface des alvéoles. Chaque cadre est rangé dans la machine. Odeur de miel frais. Ca tourne une heure, on ouvre le robinet à la base et on remplit des pots en filtrant le miel blond. La routine.



night on earth

winona ryder,sarah jaffe mp3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


podcast

31/01/2013

entrisme et percuteurs

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"Dés après l'adoption du "mariage homosexuel", Harlem Désir a l'intention, afin de satisfaire la gauche du parti (75 députés, emmenés par Razzy Hammadi, avaient signé une pétition fin octobre 2012) et ses élus d'origine extra-européenne (la nomination de son nouveau directeur de cabinet, Mehdi Ouraoui, est tout un symbole) de relancer le vote des immigrés non européens. L'objectif est de cibler et de faire pression sur la quarantaine de parlementaires centristes ou "humanistes" (comprendre francs-maçons) de droite, dont certains se sont déjà prononcés à titre personnel pour l'octroi de ce droit de vote."Faits et Documents, 1-15/02/2013.

"Président de section au Conseil d'Etat, Rémy Schwartz, qui remplace Arno Klarsfeld à la présidence de l'Office français de l'immigration et apatrides, militait à la ligue communiste révolutionnaire et à l'UNEF-ID quand il était étudiant à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris." Ibid.

"Vœux aux armées: les militaires désarmés. Toutes les armes individuelles des militaires du 12eme régiment de cuirassiers qui a accueilli mercredi, les vœux du président Hollande aux armées ont été neutralisées. Les percuteurs des fusils d'assaut et des mitrailleuses et les platines des pistolets ont été retirés. La section d'alerte a , elle vu ses munitions enfermées dans des sacs plombés. La mesure, ordonnée par les services secrets de la présidence a ulcéré de nombreux militaires." Ibid

peut-être à rapprocher de ceci que j'avais mis en ligne il y a quelques temps...

"JPMorgan Chase a récemment fait don d'une somme, sans précédent de 4,6 millions à la Fondation de la Police de la ville de New York.  Le don a été le plus important dans l'histoire de la fondation et permettra à la ville de New York, Département de la police, de renforcer la sécurité dans la grosse pomme. L'argent va payer 1000 nouveaux ordinateurs portables dans les voitures de patrouille, ainsi que les logiciels de contrôle de sécurité dans la base de données principale du Département de police de New York." (et peut-être éviter à quelques oligarques de connaitre un destin à la Sadam Hussein ou à la Kadafi..)

Source: http://www.jpmorganchase.com/corporate/Home/article/ny-13.htm

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et place au LOGOS!

30/01/2013

Soral encore


Soral interviewé par Fdesouche partie 1/4 par Chevalier_du_Christ

une mise au point intéressante sur la vision nationale d'AS.

29/01/2013

land of plenty


Le plan US post 11/9: envahir 7 pays dont l... par ReOpen911

Qui est Wesley Clark? Wikipedia, De Defensa

Qu'est-ce que le PNAC?

Lire cet interview bien éclairante de Pierre Hillard.

28/01/2013

Ca sent le sapin!

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«Il y a un État, mais c'est un État totalement en faillite.» Le constat dressé par le ministre du Travail, Michel Sapin, dimanche sur Radio J, n'est pas nouveau. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, François Fillon, quelques mois après son arrivée à la tête du gouvernement, avait usé des mêmes mots lors d'une visite en Corse. Un même constat alarmant plaidant pour des mesures d'économies. «C'est la raison pour laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif», s'est justifié Michel Sapin, répondant là aux critiques de la gauche qui s'élèvent contre l'objectif de ramener le déficit public sous les 3% du PIB à la fin de l'année.

L'entourage du ministre a toutefois tenté d'atténuer ses propos dans la soirée, assurant qu'il n'avait justement fait qu'ironiser, se référant aux propos de l'ancien premier ministre cinq ans plus tôt. Sur le front de l'emploi, le ministre du Travail estime que le chiffre moins mauvais de décembre (plus 300 demandeurs d'emploi par rapport à novembre) «pouvait être le signe d'une activité économique pas aussi dégradée que ce que l'on dit». Et d'insister: «Nous ne sommes pas dans un écroulement» de l'économie comme le disaient certains mais «dans une atonie», jugeant que les licenciements retenus jusqu'à la présidentielle et ouverts massivement en septembre et octobre se tarissaient.

"Il s'agit maintenant de «redonner de la vigueur à l'économie française dans une Europe stabilisée et dans un monde qui commence à aller mieux en termes de croissance économique», a encore insisté le ministre. figaro du jour

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"L'Europe est la réponse d'avenir à la question du chômage. En s'appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde - sur une monnaie unique, la plus forte du monde, sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois". (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

"Pour la France, l'Union Economique et Monétaire, c'est la voie royale pour lutter contre le chômage" (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter) source/jovanovic

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"Lamy est pressenti pour remplacer Ayrault à Matignon ou dans un ministère fort. Et c'est Bruxelles et Washington qui poussent... J'attends ça avec impatience! On va vraiment s'amuser lorsque les salariés constateront que 1) les indemnités chômage vont être divisées par deux ou trois (Lire ici Le Monde), et 2) que le CDI n'existera plus afin "de sortir le pays de la crise" (crise qui est "derrière nous")... Hollande ne se rend même pas compte que ses mensonges à répétition ont déjà lassé la population. " source/Jovanovic

27/01/2013

libéral et socialiste?

tumblr_m6hr9k8gr61qfhbc2o1_1280.jpg



















"Le point de vue que j'exprime est celui d'un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m'apparaît fausse, artificielle. L'idéal socialiste consiste à s'intéresser à l'équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l'efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d'une même doctrine. Et c'est précisément à ce titre de libéral que je m'autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d'un libre-échangisme appliqué aveuglément.

Le fondement de la crise : l'organisation du commerce mondial

La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du « protectionnisme » , dénonciation absurde à chaque fois qu'elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d'être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j'ai par le passé nommé "des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l'actuelle crise : l'organisation du commerce mondial, qu'il faut réformer profondément, et prioritairement à l'autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.

Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l'économie qui les conduit à confondre deux sortes de protectionnismes : il en existe certains de néfastes, tandis que d'autres sont entièrement justifiés. Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n'est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C'est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d'avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c'est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l'Europe. Il suffit au lecteur de s'interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres - si ce n'est des écarts plus importants encore - pour constater que la concurrence n'est pas viable dans la grande majorité des cas. Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d'œuvre, sont extrêmement compétents et entreprenants.

Il faut délocaliser Pascal Lamy !

Mon analyse étant que le chômage actuel est dû à cette libéralisation totale du commerce, la voie prise par le G20 m'apparaît par conséquent nuisible. Elle va se révéler un facteur d'aggravation de la situation sociale. À ce titre, elle constitue une sottise majeure, à partir d'un contresens incroyable. Tout comme le fait d'attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l'ont précédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l'arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler. Comme je l'ai précédemment indiqué, nous faisons face à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré : « Aujourd'hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu'ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 » et qu'il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m'apparaît une méprise monumentale, je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu'un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage !

Plus concrètement, les règles à dégager sont d'une simplicité folle : du chômage résultent des délocalisations elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaires... À partir de ce constat, ce qu'il faut entreprendre en devient tellement évident ! Il est indispensable de rétablir une légitime protection. Depuis plus de dix ans, j'ai proposé de recréer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant plusieurs pays lorsque ceux-ci présentent de mêmes conditions de revenus, et de mêmes conditions sociales. Chacune de ces « organisations régionales » serait autorisée à se protéger de manière raisonnable contre les écarts de coûts de production assurant des avantages indus a certains pays concurrents, tout en maintenant simultanément en interne, au sein de sa zone, les conditions d'une saine et réelle concurrence entre ses membres associés.

Un protectionnisme raisonné et raisonnable

Ma position et le système que je préconise ne constitueraient pas une atteinte aux pays en développement. Actuellement, les grandes entreprises les utilisent pour leurs bas coûts, mais elles partiraient si les salaires y augmentaient trop. Ces pays ont intérêt à adopter mon principe et à s'unir à leurs voisins dotés de niveaux de vie semblables, pour développer à leur tour ensemble un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production, mais suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien de salaires bas. Cela pourrait concerner par exemple plusieurs pays de l'est de l'Union européenne, qui ont été intégrés sans réflexion ni délais préalables suffisants, mais aussi ceux d'Afrique ou d'Amérique latine.

L'absence d'une telle protection apportera la destruction de toute l'activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c'est-à-dire de toutes les industries de l'Europe de l'Ouest et celles des pays développés. Car il est évident qu'avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l'industrie française finira par partir à l'extérieur. Il m'apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu'elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts, comme cela a été le cas dans le secteur des pneumatiques pour automobiles, avec les annonces faites depuis le printemps par Continental et par Michelin. Si aucune limite n'est posée, ce qui va arriver peut d'ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d'emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l'industrie, mais tout autant dans l'agriculture et les services.

De ce point de vue, il est vrai que je ne fais pas partie des économistes qui emploient le mot « bulle ». Qu'il y ait des mouvements qui se généralisent, j'en suis d'accord, mais ce terme de « bulle » me semble inapproprié pour décrire le chômage qui résulte des délocalisations. En effet, sa progression revêt un caractère permanent et régulier, depuis maintenant plus de trente ans. L'essentiel du chômage que nous subissons —tout au moins du chômage tel qu'il s'est présenté jusqu'en 2008 — résulte précisément de cette libération inconsidérée du commerce à l'échelle mondiale sans se préoccuper des niveaux de vie. Ce qui se produit est donc autre chose qu'une bulle, mais un phénomène de fond, tout comme l'est la libéralisation des échanges, et la position de Pascal Lamy constitue bien une position sur le fond.

Crise et mondialisation sont liées

Les grands dirigeants mondiaux préfèrent, quant à eux, tout ramener à la monnaie, or elle ne représente qu'une partie des causes du problème. Crise et mondialisation : les deux sont liées. Régler seulement le problème monétaire ne suffirait pas, ne réglerait pas le point essentiel qu'est la libéralisation nocive des échanges internationaux, Le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires, c'est une erreur folle.

Pour ma part, j'ai combattu les délocalisations dans mes dernières publications (2). On connaît donc un peu mon message. Alors que les fondateurs du marché commun européen à six avaient prévu des délais de plusieurs années avant de libéraliser les échanges avec les nouveaux membres accueillis en 1986, nous avons ensuite, ouvert l'Europe sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure face à la concurrence de pays dotés de coûts salariaux si faibles que s'en défendre devenait illusoire. Certains de nos dirigeants, après cela, viennent s'étonner des conséquences !

Si le lecteur voulait bien reprendre mes analyses du chômage, telles que je les ai publiées dans les deux dernières décennies, il constaterait que les événements que nous vivons y ont été non seulement annoncés mais décrits en détail. Pourtant, ils n'ont bénéficié que d'un écho de plus en plus limité dans la grande presse. Ce silence conduit à s'interroger.

Un prix Nobel... téléspectateur

Les commentateurs économiques que je vois s'exprimer régulièrement à la télévision pour analyser les causes de l'actuelle crise sont fréquemment les mêmes qui y venaient auparavant pour analyser la bonne conjoncture avec une parfaite sérénité. Ils n'avaient pas annoncé l'arrivée de la crise, et ils ne proposent pour la plupart d'entre eux rien de sérieux pour en sortir. Mais on les invite encore. Pour ma part, je n'étais pas convié sur les plateaux de télévision quand j'annonçais, et j'écrivais, il y a plus de dix ans, qu'une crise majeure accompagnée d'un chômage incontrôlé allait bientôt se produire, je fais partie de ceux qui n'ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu'ils ont été dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers. Par le passé, j'ai fait transmettre à certaines émissions économiques auxquelles j'assistais en téléspectateur le message que j'étais disposé à venir parler de ce que sont progressivement devenues les banques actuelles, le rôle véritablement dangereux des traders, et pourquoi certaines vérités ne sont pas dites à leur sujet. Aucune réponse, même négative, n'est venue d'aucune chaîne de télévision et ce durant des années.

Cette attitude répétée soulève un problème concernant les grands médias en France : certains experts y sont autorisés et d'autres, interdits. Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante : je suis un téléspectateur. Un prix Nobel... téléspectateur, Je me retrouve face à ce qu'affirment les spécialistes régulièrement invités, quant à eux, sur les plateaux de télévision, tels que certains universitaires ou des analystes financiers qui garantissent bien comprendre ce qui se passe et savoir ce qu'il faut faire. Alors qu'en réalité ils ne comprennent rien. Leur situation rejoint celle que j'avais constatée lorsque je m'étais rendu en 1933 aux États-Unis, avec l'objectif d'étudier la crise qui y sévissait, son chômage et ses sans-abri : il y régnait une incompréhension intellectuelle totale. Aujourd'hui également, ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent doublement en ignorant leur ignorance, mais d'autres, qui la connaissent et pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français.

Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l'intelligence, par le fait d'intérêts particuliers souvent liés à l'argent. Des intérêts qui souhaitent que l'ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu'il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d'un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu'il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale.

Question clé : quelle est la liberté véritable des grands médias ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu'aux sphères de la politique.

Deuxième question : qui détient de la sorte le pouvoir de décider qu'un expert est ou non autorisé à exprimer un libre commentaire dans la presse ?

Dernière question : pourquoi les causes de la crise telles qu'elles sont présentées aux Français par ces personnalités invitées sont-elles souvent le signe d'une profonde incompréhension de la réalité économique ? S'agit-il seulement de leur part d'ignorance ? C'est possible pour un certain nombre d'entre eux, mais pas pour tous. Ceux qui détiennent ce pouvoir de décision nous laissent le choix entre écouter des ignorants ou des trompeurs. "

Maurice Allais.

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(1) L'Europe en crise. Que faire ?, éditions Clément Juglar. Paris, 2005.

(2) Notamment La crise mondiale aujourd'hui, éditions Clément Juglar, 1999, et la Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l'évidence empirique, éditions Clément Juglar, 1999.

26/01/2013

Soral/Jovanovic

source/E et R

25/01/2013

Pussy riot/Voïna (2)

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 Si le coeur vous en dit, ne manquez pas l'autre morceau de bravoure des Pussy riot, l'orgie dans le musée moscovite...ça complète bien le tableau aprés la scène du chicken run. Rien de novateur ni de particulièrement subversif évidemment dans cette pregnant'partouze sous une planche anatomique de tube digestif et sous l'oeil de quelques photographes impavides.

Le plus intéressant est évidemment la façon dont les media occidentaux se sont saisis de ce cirque minable et nihiliste pour construire une machine de guerre pseudo-subversive, censément moderne et progressiste, initialement dirigée contre le pouvoir russe et l'église othodoxe mais finalement également contre toutes les structures de sens de l'ancien monde occidental et ses archetypes, notamment la religion chrétienne. Sous couvert de lutte "pour le féminisme", "pour le mouvement gay", "pour la démocratie", "contre la tyrannie" ou contre le retour de Buzz l'éclair, etc., slogans habituels permettant à l'empire anglo-saxon d'avancer masqué et de dissimuler des intérèts bien plus prosaïques parfaitement incarnés par georges Soros, Goldman Sachs, Blackwater ou Halliburton....

Dans un monde occidental moderne caractérisé par l'oubli de Dieu et dans lequel la haine du catholicisme (et non du monothéisme en soi ou du protestantisme, sans doute pour de bonnes raisons) tient lieu de colonne vertébrale à tout discours politiquement correct, l'argument de la subversivité ne tient évidemment pas une seconde: j'avais intuitulé il y a quelques mois un post "Shoah pic-nic" à propos de je-ne-sais plus quel spectacle anti-catho pour illustrer la même tartuferie visant à qualifier le mainstream idéologique de "subversif" alors que la véritable subversion reste l'atteinte aux religions du moment, ie "la shoah", "les droits de l'homme" ou la comique "lutte contre touts les formes de discrimination...

En ce sens, un spectacle réellement subversif en Occident en 2013 prendrait pour cible les véritables totems de notre époque -et non ses têtes de turcs-  le portail d'Auschwitz, le repas du CRIF, la plage de Gorée (dont Lugan rappelle assez combien ce ne fut jamais la plaque tournante de la traite triangulaire mais juste un parc d'endoctrinement à l'usage des goyims, sorte de "Coke-land"), le repas mensuel du Siècle ou le siège du Grand Orient, le siège d'Act-Up, que sais-je...

Aucune chance évidemment que cela puisse arriver: un exemple parmi d'autres de ce qui vous arrive réellement quand on touche -un tant soi peu- au coeur nucléaire de l'empire...Voilà, quand on touche au dur, on dérouille ipso-facto! Sans parler du cas Dieudonné, également trés explicite.

On se s'étonnera donc pas outre-mesure de voir ce ramassis de crétins zoophiles et hautement manipulés estampillés meilleurs espoirs pour la figure du protestataire de l'année 2012 de "Time":

« Les Pussy Riot en lice pour incarner la Personnalité de l'année du “Time”.

Pendant une année où tant de voix représentant la liberté et tant de dissidents ont souffert de châtiments sévères, le groupe de rock féministe Pussy Riot a payé très cher pour avoir exprimé un point de vue politique provocateur », explique le Time dans la fiche descriptive consacrée. Télérama 2012.

L'avantage de ce genre de grosse manip planétaire est bien sûr de pouvoir identifier à coup sûr ceux qui se soummettent à ce genre de spectacle (la liste des soutiens aux Pussy riots est assez éloquente à cet égard): du département d’État américain qui s'est dit « préoccupé » pour la liberté d'expression en Russie aux "capitales européennes" fustigeant une sentence « particulièrement disproportionnée ». à Angela Merkel, critiquant une peine de prison « démesurée » qui « n'est pas en harmonie avec les valeurs européennes d'État de droit et de démocratie pour lesquelles la Russie s'est prononcée en tant que membre du Conseil de l'Europe. » (ouf!) en passantpar la binationale Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement français (« l’impertinence ne devrait jamais amener en prison »), le parti communiste français faisant part de sa « consternation face à une peine aussi lourde dont la vocation manifeste est de chercher à freiner un mouvement de protestation populaire et d’aspirations démocratiques qui grandit en Russie », des musiciens internationaux principalement anglo-saxons, tels que Serj Tankian, Kate Nash, Red Hot Chili Peppers, Sting, Peter Gabriel, Cornershop, Faith No More, Alex Kapranos du groupe Franz Ferdinand, Neil Tennant du groupe Pet Shop Boys, Patti Smith, The Beastie Boys, Refused, Zola Jesus, Die Antwoord, Jarvis Cocker, Pete Townshend, The Joy Formidable, Peaches, Madonna, Genesis, Tegan and Sara, Courtney Love, Iiro Rantala, Propagandhi, Björk, Paul McCartney, Yoko Ono, on n'a pas trop de mal à dessiner le Camp des Saints...et les autres.

Photo: le 18 août 2012 à Kiev, des féministes ukrainiens du FEMEN menés par Inna Chevtchenko, ont scié à la tronçonneuse une croix catholique érigée en mémoire des victimes du stalinisme jusqu'à la faire tomber. Le 26 juillet, une militante de ce mouvement, seins nus et avec les mots « Kill Kirill » (Tuez Kirill) écrits en lettres noires sur son dos, s'était jetée sur le patriarche orthodoxe en visite en Ukraine.

PS: nihilisme authentique, Jesus Quintana!

24/01/2013

Pussy riot/Voïna (1)

Ou l'affaire du chicken-dong!