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17/11/2014

twenty five years fighting

Dekkers, un boxeur hors du commun. RIP

no miracle at all

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(...) Il est amusant de voir qu'en Occident, ce sont les opposants les plus farouches à toutes ces pratiques [PMA, GPA, mariage gay, etc.] qui comptent parmi les partisans les plus acharnés de Poutine et son régime. Ils sont en fait victimes du pan de l'entreprise de subversion globale dirigée vers les milieux chrétiens conservateurs occidentaux. Poutine y est présenté comme le champion des valeurs familiales et chrétiennes, et la Russie comme étant à la tête d'un mouvement de résistance globale contre "le nouveau totalitarisme libéral anti-chrétien du politiquement correct, de l'idéologie du genre, de la censure des mass-média et des dogmes néo-marxistes". J'avais dans un billet précédent parlé de cette entreprise de subversion à l'échelle mondiale, que j'avais qualifiée de Cathomintern. On retrouve d'ailleurs le même mécanisme chez ceux qui croient voir dans la Russie un recours à l'Union Européenne, un modèle économique alternatif, alors qu'y règne en fait le plus brutal des capitalismes, et que, de l'aveu même de Poutine, son Union Eurasiatique est calqué sur le modèle de l'UE..."

symmaque

16/11/2014

ce petit champ de ton âme

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"On se cherche des retraites à la campagne. Et toi-même, tu as coutume de désirer ardemment ces lieux d'isolement. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion puisque tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part en effet, l'homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son âme, surtout s'il possède, dans son for intérieur,  ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude absolue, et par quiétude, je n'entends rien autre qu'un ordre parfait. (...) Il reste donc à te souvenir de la retraite que tu peux trouver dans ce petit champ de ton âme. Et, avant tout, ne te tourmente pas, ne te raidis pas; mais soit libre et regarde les choses en être viril, en homme, en citoyen, en mortel. Au nombre des plus proches maximes sur lesquelles tu te pencheras, compte ces deux: l'une, que les choses n'atteignent point l'âme, mais qu'elles restent confinées au dehors, et que les troubles ne naissent que de la seule opinion qu'elle s'en fait. L'autre, que toutes ces choses que tu vois seront, dans la mesure où elles ne le sont point encore, transformées et ne seront plus. Et de combien de choses les transformations t'ont déjà eu pour témoin! Songes-y constamment: le monde est changement, la vie remplacement."

« Considère, par exemple, les temps de Vespasien, tu y verras tout ceci : des gens qui se marient, élèvent des enfants, deviennent malades, meurent, font la guerre, célèbrent des fêtes, trafiquent, cultivent la terre, flattent se montrent arrogants, soupçonneux, conspirent, souhaitent que certains meurent, murmurent contre le présent, aiment thésaurisent, briguent les consulats, les souverains pouvoirs. Eh bien ! Toute la société de ces gens-là n'est plus ! Passe maintenant aux temps de Trajan : ce sont les mêmes occupations, et disparue aussi est cette société. Passe en outre en revue et semblablement les autres documents des temps et des nations entières, et vois combien d'hommes, après avoir tendu toutes leurs forces, sont tombés bien vite et se sont dissous dans les éléments. Surtout rappelle-toi ceux que tu as connus toi-même et qui, se tiraillant pour rien, négligeaient d'agir conformément à leur propre constitution, de s'y tenir et de s'en contenter. Mais il est nécessaire de se souvenir ici que le soin dont il faut entourer chaque action, doit avoir sa propre estimation et sa proportion. Car de cette façon, tu ne te décourageras point si tu n'as pas consacré aux choses inférieures plus de temps qu'il ne convenait. »

Marc-aurèle (121-180 ap JC), Pensées pour moi-même.

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"Quand j’étais gamin, petit Parisien élevé au gaz d’éclairage et au temps des restrictions, mon père m’avait envoyé prendre l’air à la campagne, aux soins d’un vieux couple. Lui était jardinier, il bricolait çà et là, entre les plants de carottes et les rangs de bégonias. Le bonhomme était doux et tendre, même avec ses ennemies les limaces. Devant sa femme, jamais il n’ouvrait la bouche, à croire qu’elle lui avait coupé la langue et peut-être autre chose. Il n’avait même pas droit aux copains c’est-à-dire au bistrot. J’étais son confident, le seul, je crois, qui eut jamais ouvert le cœur à sa chanson. Il me racontait le temps lointain quand il avait été un homme. Cela avait duré quatre années terribles et prodigieuses, de 1914 à 1918. Il était peut-être un peu simple d’esprit mais son œil était affûté et son bras ne tremblait pas. Un officier avait repéré les aptitudes du bougre et fait de lui un tireur d’élite, un privilégié. Armé de son Lebel, li cartonnait ceux d’en face avec ardeur et précision, sans haine ni remords. Libre de sa cible et de son temps, exempté de la plupart des corvées, il était devenu un personnage. Il tirait les porteurs d’épaulettes et de galons en feldgrau. Il me cita des chiffres incroyables qui avaient sans doute gonflé dans sa petite tête radoteuse en trente ans de remachouillis solitaires. Avec lui j’ai découvert cette vérité énorme que la vie d’un homme, ce ne sont pas les années misérables qui se traînent du berceau à la tombe, mais quelques rares éclairs fulgurants ; Les seuls qui méritent le nom de vie. Ceux que l’on doit à la guerre, l’amour, l’aventure, l’extase mystique ou la création. A lui, la guerre, généreusement, avait accordé quatre ans de vie. Privilège exorbitant au regard de tous les bipèdes mis au tombeau sans jamais avoir vécu. "

Dominique Venner, Le cœur rebelle. 1994.


podcast

14/11/2014

friday wear

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podcast

12/11/2014

Anatomie du chaos (n+1) : la tradition congédiée ou l’homme sans racines

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« Dans le système libéral, seule compte la dimension individuelle –assortie de son antithèse, l’« humanité » : toutes les dimensions intermédiaires, nations, peuples, cultures, ethnies, etc. tendent à être niées, disqualifiées (en tant que « produits » de l’action politique et historique et en tant qu’ « obstacles » à la liberté du commerce) ou considérées comme insignifiantes. L’intérêt individuel prime l’intérêt communautaire. Les « droits de l’homme » concernent exclusivement l’individu isolé ou « l’humanité ». Les individus réels sont perçus comme des reflets, des incarnations d’un concept abstrait d’Individu universel. La société, que la Tradition européenne regardait comme intégrant l’individu, (au sens où l’organisme intègre les organes qui le composent dans un ordre supérieur), se voit dépouillée de ses propriétés spécifiques : elle n’est plus qu’une somme de propriétés individuelles. La nation n’est plus rien d’autre que l’addition de ses habitants à un moment donné. (…)

A la conception organique de la société, dérivée de l’observation du monde vivant, se substitue une conception mécanique, inspirée d’une physique sociale. On nie que l’Etat puisse s’assimiler à la famille (Locke), on nie que la société soit un corps, etc. De fait, l’une des caractéristiques majeures de l’économie libérale est son indifférence et son irresponsabilité vis-à-vis des héritages culturels, des identités collectives, des patrimoines et des intérêts nationaux. La vente à l’étranger des richesses artistiques nationales, l’interprétation de l’ « utilité » en termes de rentabilité commerciale à court terme, la dispersion des populations et l’organisation systématique des migrations, la cession à des sociétés multinationales de la propriété ou de la gestion de secteurs entiers des économies ou des technologies nationales, la libre diffusion des modes culturelles exotiques, l’assujettissement des media à des façons de concevoir et de parler liées au développement des superpuissances politiques ou idéologiques du moment, etc. –toutes ces caractéristiques des sociétés occidentales actuelles dérivent logiquement de la mise en œuvre des principaux postulats de la doctrine libérale. L’enracinement, qui exige une certaine continuité culturelle et une relative stabilité des conditions de vie, ne peut que se heurter au leitmotiv du nomadisme permissif que résume le principe libéral : « Laisser faire, laisser passer ».

« (…) La tradition, ça n’est pas le passé : voilà ce qu’il ne faut pas cesser de dire et de redire. La tradition n’a ni plus ni moins à voir avec le passé qu’avec le présent et l’avenir. Elle est au-delà du temps. Elle ne se rapporte pas à ce qui est ancien, ce qui est derrière nous, mais à ce qui est permanent, à ce qui est au-dedans de nous. Elle n’est pas le contraire de la novation mais le cadre dans lequel doivent s’effectuer les novations pour être significatives et durables. Il faut d’ailleurs en finir avec cette conception linéaire de l’histoire où le passé, le présent et le futur, correspondent à trois moments séparés.

La tradition renvoie à ce qui vient d’au-delà de toutes les évidences et de tous les objets qui se définissent dans celles-ci. Elle renvoie à la continuité qui permet à la discontinuité des événements de notre passé de ne pas apparaître comme des « actes gratuits », des créations ex nihilo ou des positions dépourvues de sens. C’est grâce à elle que les événements dont se constitue notre histoire peuvent renvoyer à un même souci, s’inscrire dans une même structure, se laisser interpréter à la lumière d’un même attachement séculaire pour ce qui, parmi tous les actes de notre passé, nous parait digne d’être sauvé et, par suite, tiré vers le présent afin d’y être (ré)actualisé.

Ce lien obscur auquel renvoie la notion de tradition et par lequel se transmet l’héritage au présent, a toujours monopolisé la haine des adversaires de la tradition. Historiquement parlant, l’assaut contre les traditions remonte au XVIIIème siècle. C’est avec la philosophie des Lumières que le terme acquiert pour la première fois une résonance péjorative. Pour l’Aufklärung, la tradition n’est rien d’autre que la somme des préjugés particuliers et des comportements sociaux « irrationnels » auxquels s’oppose la prétendue « universalité de la raison ». Mais ce que dénoncent les philosophes des Lumières, ce n’est pas le simple rappel du passé ni l’évocation plus ou moins littérale de textes et d’évènements ayant déjà eu lieu, mais bien l’évocation, l’actualisation des pratiques sociales et des comportements collectifs inéluctablement liés à ces textes et à ces évènements dés lors que ceux-ci ne sont pas considérés comme des objets extérieurs ou indifférents, mais comme autant de témoignages sur l’héritage qui nous est propre. Bref, ce qui fait horreur aux tenants de l’Aufklärung, c’est la claire conscience de cette tradition par laquelle le regard posé sur le passé favorise l’enracinement et le sentiment d’appartenance à ce qui nous a précédés. »

« (…) Lorsque les traditions se perdent, on ne les fait pas renaître par un acte d’autorité. Ni par des lamentations. On ne peut qu’en créer de nouvelles ou faire revenir, sous d’autres formes, celles qui existaient à l’origine et qui ont disparu : le très ancien revient alors avec la force du très neuf. Mais, répétons-le, toute véritable tradition est un cadre dans lequel on doit innover constamment. Une tradition qui n’est pas sans cesse (ré)actualisée est une tradition morte et qui a mérité de mourir.. Il ne s’agit donc pas de restaurer ce qui est d’hier mais de donner une forme nouvelle à ce qui est de toujours. Il ne s’agit pas de retourner au passé, mais de se rattacher à lui. Imiter ceux qui ont fondé et transmis une tradition, ce n’est pas seulement retransmettre, c’est fonder à son tour.

Alain de Benoist, Les idées à l’endroit, mars 1979.

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"Tout ce qui peut interrompre une tradition oblige à repartir de l'origine. Et toute origine est sanglante." - Nicolás Gómez Dávila

shit

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 podcast

photo: ça tombe bien, on y va. droit. Olivier c'est pour toi

11/11/2014

paths of glory

 

« Un cercle d’allemands et d’anglais nous entourait, nous invitant à jeter nos armes. Il régnait la même confusion que sur un navire qui sombre. J’exhortais d’une voix faible mes voisins à poursuivre leur résistance. Ils tiraient sur nos adversaires et sur les notres. Un guirlande de figures hurlantes ou muettes se refermait autour de notre petite troupe ; A gauche deux colosses anglais fourrageaient à coups de baïonnettes dans un bout de tranchée d’ou s ‘élevaient des mains implorantes. Parmi nous, on entendait aussi des voix stridentes : « cela n’a plus de sens ! Jetez vos fusils ! Ne tirez pas camarades ! » Je lançais un coup d’œil aux deux officiers, debout à coté de moi dans la tranchée. Ils me répondirent d’un sourire, d’un haussement d’épaules, et laissèrent glisser à terre leur ceinturons. Il ne me restai plus que le choix entre la captivité ou une balle ; (…) Deux anglais qui ramenaient un groupe de prisonniers du 99éme vers leurs lignes, me barrèrent la route. Je plaquai mon pistolet sur le corps de l’un deux et appuyai sur la détente; l’autre déchargea son fusil sur moi sans m’atteindre ; Ces efforts violents chassaient le sang de mes poumons en spasmes clairs. Je pus respirer plus librement et continuai à courir le long du bout de tranchée. Derrière une traverse, le lieutenant Schläger était accroupi au milieu d’un groupe de tireurs. Ils se joignirent à moi. Quelques anglais, qui traversaient le terrain, s’arrêtèrent, mirent un fusil-mitrailleur en batterie et tirèrent sur nous. Sauf moi-même, Schläger et deux de nos compagnons, tous tombèrent; (…) rien ne m’inquiétait, que la perspective de m’écrouler trop tôt… »

Ernst Junger, Orages d'acier.

10/11/2014

inside job

09/11/2014

c'est moche

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"Je suis de Bosnie, et comme vous le savez, c'était l'enfer la bas de 1992 a 1995. Pendant 1 an, j'ai vécu et survécu dans une ville de 60 000 habitants sans électricité, sans pétrole, sans eau courante, sans services traditionnels de distribution de nourriture et de consommables, et sans aucune organisation gouvernementale.
 
Notre ville était encerclée par des forces armées pendant 1 an, et dans cette ville, c'était la merde. Nous n'avions pas de police ou d'armée organisée…il y avait des groupes armés, et ceux qui étaient armés défendaient leurs maisons et leurs familles.
 
Quand tout a commencé, certains d'entre nous étaient mieux préparés que d'autres, mais la plupart des familles voisines n'avaient de la nourriture que pour quelques jours. Certains d'entre nous avaient des pistolets, et très peu étaient ceux qui avaient des AK47 et des fusils. Apres 1 ou 2 mois, les gangs ont commencés leur destruction: les hôpitaux par exemple, se sont rapidement transformés en abattoirs. Les forces de police n'étaient plus présentent, et l'absentéisme du personnel hospitalier était de plus de 80%.
 
J'ai eu de la chance, ma famille était large a cette époque (15 membres dans une grande maison, 6 pistolets, 3 AK47), et donc nous avons survécu…tout du moins la plupart d'entre nous. Les Américains balançaient des MRE (Meals Ready to Eat - Rations de combat) tous les 10 jours pour aider les villes encerclées comme la notre, mais ce n'était jamais assez. Quelques maisons avaient des petits jardins potager, mais la plupart n'en avaient pas.
 
Apres 3 mois, les premières rumeurs de décès par famine commençaient…mais aussi les décès par exposition au froid.  Nous avons démonté toutes nos portes, l'encadrement des fenêtres des maisons abandonnées, notre parquet...et j'ai aussi brûlé la totalité de nos meubles pour nous tenir chaud.
 
Beaucoup sont mort de maladies, surtout a cause de l'eau (2 membres de ma famille), nous buvions principalement l'eau de pluie, nous mangions du pigeon et même du rat. La monnaie est vite devenue de la merde…Nous faisions du troc: pour une boite de boeuf tu pouvais avoir une fille pour quelques heures (c'est dur, mais c'était la réalité), je me rappel que la plupart des femmes qui vendaient leurs corps étaient des mères désespérées.
 
Armes a feu, munitions, bougies, briquets, antibiotiques, pétrole, piles et nourriture…on se bâtaient comme des animaux pour ça. Dans une situation comme celle-la, tout change, et la plupart des gens deviennent des monstres…c'était moche. La force était dans le nombre. Si vous étiez tout seul a vivre dans une maison, ce n'était qu'une question de temps avant d'être pillé et tué…peu importe si vous étiez armé. (...)"
 
musik: Goran Bregovic, Kalashnikov
 
Bon dimanche!:)

podcast

06/11/2014

hegemon

 

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 "Sait-on que les Etats-Unis représentent 83 % de la capitalisation boursière des entreprises du numérique, contre 2 % en Europe ? Sait-on que les efforts de recherche et développement de Microsoft et d’Intel dépassent le budget de la France pour financer l’ensemble de sa recherche civile, tous secteurs confondus ? Sait-on que 9 des 10 sites les plus visités au monde, par exemple le jour du 1er janvier 2013, étaient rattachés à des acteurs américains, alors que 80 % des utilisateurs n’étaient pas localisés aux Etats-Unis ? Sait-on que les Américains représentent 72 % du Top 50 des sites mondiaux contre 22 % pour la Chine, 6 % pour la Russie et 0 % pour l’Europe ? Sait-on que, selon les calculs de la CIA, les Etats-Unis possèdent 439.000 serveurs sur leur sol (les ordinateurs où sont traitées et stockées toutes les données), soit deux fois plus que l’ensemble des 9 Etats qui les suivent ?" source via Yoananda

05/11/2014

"Il n'y a pas un mot prononcé par un ouvrier intervenant dans une assemblée qui ne soit voulu d'en haut."

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« Le centralisme fasciste n’a jamais réussi à faire ce qu’a fait le centralisme de la société de consommation », écrit Pasolini en 1973. « Le fascisme proposait un modèle, réactionnaire et monumental, qui est toutefois resté lettre morte. Les différentes cultures particulières (paysanne, prolétaire, ouvrière) ont continué à se conformer à leurs propres modèles antiques : la répression se limitait à obtenir des paysans, des prolétaires ou des ouvriers leur adhésion verbale. Aujourd’hui, en revanche, l’adhésion aux modèles imposés par le Centre est totale et sans conditions. Les modèles culturels réels sont reniés. L’abjuration est accomplie. On peut donc affirmer que la « tolérance » de l’idéologie hédoniste, défendue par le nouveau pouvoir, est la plus terrible des répressions de l’histoire humaine. Comment a-t-on pu exercer pareille répression ? A partir de deux révolutions, à l’intérieur de l’organisation bourgeoise : la révolution des infrastructures et la révolution du système des informations. Les routes, la motorisation, etc. ont désormais uni étroitement la périphérie au Centre en abolissant toute distance matérielle. Mais la révolution du système des informations a été plus radicale encore et décisive. Via la télévision, le Centre a assimilé, sur son modèle, le pays entier, ce pays qui était si contrasté et riche de cultures originales. Une œuvre d’homologation, destructrice de toute authenticité, a commencé. Le Centre a imposé - comme je disais - ses modèles : ces modèles sont ceux voulus par la nouvelle industrialisation, qui ne se contente plus de « l’homme-consommateur », mais qui prétend que les idéologies différentes de l’idéologie hédoniste de la consommation ne sont plus concevables. Un hédonisme néo-laïc, aveugle et oublieux de toutes les valeurs humanistes, aveugle et étranger aux sciences humaines. » PP Pasolini, écrits corsaires, 1973.

Pasolini dans ses écrits corsaires disait aussi que la publicité avait remplacé la transcendance.

Et le mall climatisé l'église.

Le capitalisme, ce fait social total (Castoriadis (1)), est en passe de devenir l'alpha et l’oméga de toutes choses; tous les champs de l'activité humaine sont progressivement gangrénés par la raison marchande.

Tous les gisements anthropologiques pré-capitalistiques, toutes les structures de sens qui échappaient jusqu'alors à la logique de l'accumulation du Capital sont soumises à une dissolution progressive dans la bonne humeur.

Sous les vivas de masses anomiques réjouies et participant activement à leur propre chaos.

Le propre des commercial societies occidentales est d'être capable, non seulement, de produire à jet continu des générations de zeks soumises dés leur plus jeune âge à cette weltanschauung hédoniste libéral-libertaire mais en plus convaincus de vivre une époque exaltante et de devoir défendre ce nouvel âge sombre (le "Dark ages" de Jacobs(2)) contre la célèbre alliance du trône et de l'autel, ou terrible réaction patriarcale, cléricale et autoritaire à petite moustache pourtant officiellement décédée en 1945.

Contrairement aux zeks des régimes totalitaires qui fonctionnaient avec une contrainte morale et physique constante, Festivus va de l'avant vers le précipice de son plein gré, sans pistolet sur la tempe et fleurant bon le Tahiti-douche.

Dans le cadre de cette offensive générale et sans précédent de la logique marchande globalisée célébrée par le FMI et Alain Badiou (3), toutes les structures de sens anthropologiques, c'est-à-dire morales, philosophiques et/ou religieuses constituent per se des obstacles qui doivent être détruits.

La famille (les formes traditionnelles au sens large), toutes les figures d'autorité -dont celle du père, du militaire, du gendarme, de l'instituteur, du professeur, curé, leader politique, etc., toutes les formes anthropologiques communautaires qui constituent des alternatives à la raison marchande par leur référence à cette socialité primitive universelle -non marchande- du don et du contre don, de façon générale toutes les limites anthropologiques érigées depuis la nuit des temps par les hommes -et pour de bonnes raisons, les communautés, les Lois, les religions, les usages, les interdits, les civilisations, sont appelées à être détruites.

Sur une période historique courte.

Tout le droit moderne ne vise d'une part qu'à déconstruire cette architecture d'interdits et d'usages qui constituent au sein de chaque civilisation les structures de sens qui font qu'un chinois est un chinois et pas un européen et vice versa, d'autre part, à transformer de façon mécanique ces nouveaux droits en désirs bankables universels.

Le travail des libéraux culturels (la gauche du Capital) est de détruire/déconstruire -via un combat culturel et législatif de chaque instant- cette base anthropologique, fil rouge d'une civilisation, et le travail des libéraux économiques (droite du Capital) est de convertir le chaos issu de la disparition de ces formes traditionnelles de vie en parts de marché et en sites d'exploitation rentables (salariat généralisé, tourisme de masse, avortement, PMA+GPA, enfant-roi, endettement généralisé, éducation, protection, etc.).

Sorte de ruban de Moebius, comme dit justement Michéa.

Ceux qui ont des yeux peuvent voir l'incroyable travail de transformation géographique (urbanisation galopante, grandes surfaces extensives,  mort programmée des campagnes et des exploitants agricoles), anthropologique (cf infra), écologique (bétonnisation de milliers d'hectares de terres agricoles, écocide quotidien planétaire, ethnique (il suffit d'observer les sorties d'écoles ou de maternité ou bien encore les prénoms les plus fréquemment donnés dans les capitales européennes pour comprendre quoiqu'en disent les kapos du vivre-ensemble), économique (paupérisation générale et enrichissement sans limites d'une petite fraction de happyfews en sécession des gens ordinaires) qui est à l’œuvre depuis environ deux générations.

Nous vivons une révolution anthropologique, économique, écologique, politique, bref civilisationnelle majeure avant tout liée à la globalisation et la dérégulation des échanges (énergies fossiles) et à l'emprise sans limite du capitalisme globalisé désormais émancipé de quasiment toutes les contraintes étatiques, politiques, morales, philosophiques, religieuses qui, jusqu'alors l'avaient bridé et soumis à l'autorité du Politique au sein de communauté politiques définies.

Comment un politicien européen quelconque pourrait-il aujourd’hui dire non à une firme globalisée comme Apple dont la capitalisation boursière représente le quart du PIB national? L'argent commande, le politique s'exécute. Dans les années aprés guerre, les gouvernements, aidés de gentils planificateurs, recevaient les dirigeants de grands groupes nationaux pour leur donner directives et instructions dans une logique nationale cohérente résultante d'un équilibre entre exigences sociales et logique entrepreneuriale...ceci n'est pas un éloge de la planification soviétique mais de ce compromis historique que les régimes occidentaux avaient su trouver pour contraindre la logique du Capital à œuvrer au moins en partie dans le sens de l’intérêt général et national. On en est loin désormais.

C'est l'esprit du temps! Il n'y a pas de complot...certes ces firmes globalisées monstrueuses, ces banques, ont des stratégies planétaires et œuvrent dans le sens de leur meilleur intérêt mais il n'y a pas de cabinet secret, pas de comité X...les bilderbergers, les membres du Siècle et tous ces pauvres rotarymen sont une émanation de ce zeitgeist, pas plus. Et leur importance est directement corrélée à la faiblesse du Politique dans les sociétés occidentales et ailleurs ainsi qu'à l'anomie galopante au sein des gens ordinaires. Les partis politiques ne sont plus que des appareils bureaucratiques corrompus dont les intérêts sont directement contraires aux intérêts des peuples qu'ils ne représentent plus, malgré le spectacle électoral rituel célébré par le barnum médiatique. Des parasites.

La solution est en nous. Ne pas être dupe, se construire en marge du système, résister par la forme même que nous donnons à notre vie et qui donne sens à nos actions et à notre entourage, au monde qui nous entoure. Collectivement nous sommes encore plus fort, nous sommes les peuples, les souverains légitimes. Tout est possible.

« Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Etre et Temps), que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un “autre monde“. C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’a­vons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien. »

« A une terrible crise spirituelle, il faut d’abord apporter des réponses spirituelles. Les hommes n’existent que par ce qui les distingue : clan, lignée, histoire, culture, tradition. Il n’y a pas de réponse universelle aux questions de l’existence et du comportement. […] Chaque civilisation a sa vérité et ses dieux, tous respectables tant qu’ils ne nous menacent pas. Chaque civilisation apporte ses réponses, sans lesquelles les individus, hommes ou femmes, privés d’identité et de modèles, sont précipités dans un trouble sans fond. Comme les plantes, les hommes ne peuvent se passer de racines. Il appartient à chacun de retrouver les siennes. » Dominique Venner, 2009.

" Vivre selon notre tradition, c’est se conformer à l’idéal qu’elle incarne, cultiver l’excellence par rapport à sa nature, retrouver ses racines, transmettre l’héritage, être solidaire des siens" D Venner, 30 000 ans d'histoire.

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(1) « La corruption généralisée que l'on observe dans le système politico-économique contemporain n'est pas périphérique ou anecdotique, elle est devenue un trait structurel, systémique de la société où nous vivons. En vérité, nous touchons là un facteur fondamental, que les grands penseurs politiques du passé connaissaient et que les prétendus « philosophes politiques » d'aujourd'hui, mauvais sociologues et piètres théoriciens, ignorent splendidement : l'intime solidarité entre un régime social et le type anthropologique (ou l'éventail de tels types) nécessaire pour le faire fonctionner. Ces types anthropologiques, pour la plupart, le capitalisme les a hérités des périodes historiques antérieures : le juge incorruptible, le fonctionnaire wébérien, l'enseignant dévoué à sa tâche, l'ouvrier pour qui son travail, malgré tout, était une source de fierté. De tels personnages deviennent inconcevables dans la période contemporaine : on ne voit pas pourquoi ils seraient reproduits, qui les reproduirait, au nom de quoi ils fonctionneraient. Même le type anthropologique qui est une création propre du capitalisme, l'entrepreneur schumpétérien, combinant une inventivité technique, la capacité de réunir des capitaux, d'organiser une entreprise, d'explorer, de pénétrer, de créer des marchés, est en train de disparaître. Il est remplacé par des bureaucraties managériales et par des spéculateurs. Ici encore, tous les facteurs conspirent. Pourquoi s'escrimer pour faire produire et vendre, au moment où un coup réussi sur les taux de change à la bourse de New York ou d'ailleurs, peut vous rapporter en quelques minutes 500 millions de dollar ? Les sommes en jeu dans la spéculation de chaque semaine sont de l'ordre du PNB des Etats-Unis en un an. Il en résulte un « drainage » des éléments les plus entreprenants vers ce type d'activités qui sont tout à fait parasitaires du point de vue du système capitaliste lui-même. » Cornélius Castoriadis, La montée de l'insignifiance, 1993

(2) « (...) Il n’existe aucune garantie que les protections qui prévalent dans les sociétés occidentales seront préservées dans celles qui deviennent non-occidentales. Aucune raison historique ne force à croire que des gouvernements basés sur les libertés individuelles survivront à la disparition des peuples occidentaux. L’Afrique post-coloniale est révélatrice. Dans sa plus grande partie, le continent Noir retourne à ses mœurs ancestrales, renforcées par une infusion d’armes occidentales modernes, comme cela a été montré par les carnages somalien et rwandais. Ce qui bouleverse notre très profond sens de la compassion est compréhensible. Mais le sentimentalisme ne devrait pas nous aveugler quant aux implications à long terme que cela aura sur notre propre survie. De même que de donner de la nourriture à des populations incapables de se nourrir ne fait que hâter l’inévitable catastrophe démographique, déverser en Occident des populations du Tiers Monde accélère simplement la transformation de l’Occident en une extension du Tiers Monde. » Jane Jacobs, Dark Ages Ahead, 2004.

(3) "Badiou affirme, non sans quelque naïveté, combattre pour un « universalisme politique, une politique faite par les gens qui sont ici, sans égard à leur provenance ». En réalité, dans leurs engagements, « les gens qui sont ici » tiennent le plus grand compte de leur provenance. Badiou ferait bien d’interroger sur ce point les Pakistanais, les Kurdes, les Turcs. Il s’apercevra que leurs intérêts et leurs passions politiques sont très différents de ceux qui motivent les Chinois ou les Portugais, pour ne rien dire des Français, auxquels Badiou s’intéresse peu. Supposons que toutes les communautés religieuses, nations et groupes divers s’appliquent vertueusement à développer le même (ce qu’ils ont en commun). Le résultat sera un métissage généralisé estompant ou même abolissant toutes les identités. C’est le paradis de l’indifférenciation prêché par la propagande libérale. Même les musulmans « modérés » n’en veulent pas. Il faut dire que leur « modération » religieuse a pour contre partie le nationalisme le plus chauvin, comme chez le premier ministre turc Erdogan qui déclarait fin 2008, en s’adressant à ses compatriotes installés en Allemagne, que « l’assimilation est un crime contre l’humanité » ! Il voudrait qu’une frontière étanche sépare les populations d’origine turque des autochtones allemands. Son amour éperdu pour tout ce qui n’est pas français conduit Badiou à des accents d’un lyrisme quasi raciste : « la masse des ouvriers étrangers et de leurs enfants témoignent, dans nos vieux pays fatigués, de la jeunesse du monde ; qu’ils nous apprennent au moins à devenir étrangers à nous-mêmes, assez pour ne plus être captifs de cette longue histoire occidentale et blanche qui s’achève et dont nous n’avons plus rien à attendre que la stérilité et la guerre. » Cela se passe de commentaires, mais j’en ferai quand même deux. Il y a moins de guerres et plus de créativité intellectuelle en Europe qu’en Afrique. Les immigrés savent ce qu’ils font quand ils affluent depuis un demi siècle, parfois au péril de leur vie, dans « de vieux pays fatigués » au lieu de rester dans de jeunes pays dynamiques »." Kostas Mavrakis, De quoi Alain Badiou est-il le nom ? Eléments avril juin 2009.

 photo: Pier Paolo Pasolini, Il Decameron, 1970

titre: tiré de cette vidéo de Pasolini

01/11/2014

good time

what else?

Norman Finkelstein, universitaire américain et fils de survivants du ghetto de Varsovie et des camps nazis, ecrit et publie en 2000 " L’Industrie de l’Holocauste", réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs; ce livre fit grand bruit à l'époque, à la mesure sans doute de l'importance qu'a pris l'histoire de l'extermination des juifs d'Europe en occident.

Finkesltein déconstruit la "mémoire de la Shoah" et toute une industrie planétaire (organisée en particulier par la maçonnerie juive, le Bnai Brith, organisation mondiale surpuissante qui fut par exemple à l'origine dans les années 80 en France du concept d'"arc républicain" , ie de l'interdit fait à toute formation politique de frayer avec le FN et dont le bras armé, l'Anti Defamation League, se charge de de poursuivre et de persécuter tous ceux qui pourraient -d'une manière ou d'une autre- entraver ce business, mais aussi de promouvoir sans limites des escrocs de la Shoah, comme semble l'être ce Wiesel ou bien comme le fut sans doute Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de nazi...) qui en découle avec froideur et une efficacité clinique redoutable.Finkelstein montre à quel point le génocide juif a servi des intérêts politiques et sociaux considérables. Israël aurait ainsi fait de l’exploitation du malheur juif une arme idéologique puissante, en s’assignant le rôle d’État-victime. Inutile de préciser qu'aucun goyim (pour les raisons décrites plus haut) n'aurait pu écrire et surout vendre pareil livre sans se voir condamné à la mort sociale, voire à la mort tout court.

A lire, donc.

"Ce livre est à la fois une anatomie et une mise en accusation de l'industrie de l'holocauste. Dans les pages qui suivent, je vais soutenir que "l'holocauste" est une représentation idéologique de l'holocauste nazi. Comme beaucoup d'idéologies, elle a un rapport, si étroit fût-il, avec la réalité. "L'holocauste" est une construction non pas arbitraire mais dotée d'une cohésion interne. Ses dogmes principaux soutiennent des intérêts politiques et sociaux significatifs. En fait, "l'holocauste" s'est avéré une arme idéologique indispensable. Grâce à son déploiement, l'une des puissances militaires les plus formidables du monde, dont les manquements aux droits de l'homme sont considérables, s'est posé en état-"victime" et le groupe ethnique le plus florissant des Etats-Unis a, lui aussi, acquis le statut de victime. Des bénéfices considérables découlent de ce statut injustifié de victime, en particulier, une immunité face à la critique, même la plus justifiée. Ceux qui jouissent de cette immunité, ajouterai-je, n'ont pas échappé à la corruption morale qui va de pair avec elle. De ce point de vue, le rôle d'Élie Wiesel, interprète officiel de l'holocauste, n'est pas un hasard. Il est évident qu'il n'est pas parvenu à cette position par son action humanitaire ou ses talents littéraires. Il joue le premier rôle plutôt parce qu'il articule sans la moindre fausse note les dogmes de l'holocauste, défendant par là même les intérêts qui le sous-tendent."

Norman Finkelstein, L'industrie de l'holocauste, 2000.

30/10/2014

nightcall

27/10/2014

stress test

Deutsche-Bank.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"UN AVOCAT DE LA DEUTSCHE BANK SE PEND A UN ESCALIER (PENDANT LA SEMAINE DES STRESS-TESTS)
du 27 au 31 octobre 2014 : Mr Calogero Gambino, ancien secrétaire général juridique de la Deutsche Bank, et aussi ex-avocat à charge pour le compte de la SEC, tout juste 41 ans, a été retrouvé pendu... à un escalier (!!!) dans une maison de Brooklyn à New York. Vous remarquerez qu'il n'a pas glissé dans l'escalier, il s'est pendu. Assez original... en vérité. Il était en charge, entre autres, du dossier de la grande escroquerie du Libor: "He had been closely involved in negotiating legal issues for Deutsche Bank such as a probe by regulators of banks over allegations they manipulated the Libor benchmark interest rate, as well as currency markets". Sa mort fait écho à celle de William Broeksmit, lui aussi un ex grand patron de la banque allemande, qui a été retrouvé pendu chez lui à Londres voici quelques mois. Lire ici Reuters.

Ca tombe mal ces suicides, vraiment, surtout quand I-Tele vous explique que les stress-tests des banques ont donné de très bons résultats et que seules 28 sur une centaine en ont eu de mauvais. Je ne sais pas qui croit encore à ses tests, les mêmes ayant été faits voici 4 ans, et avaient classé ok des banques qui ont fait faillite depuis..." Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2014

25/10/2014

minor threat

et ça aussi c'est bien

24/10/2014

plugpride

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"Le président François Hollande s'est dit lundi soir "aux côtés" de l'artiste américain Paul McCarthy, dont l'oeuvre intitulée "The Tree" a été vandalisée place Vendôme à Paris.

"La France sera toujours aux côtés des artistes comme je le suis aux côtés de Paul McCarthy, qui a été finalement souillé dans son oeuvre, quel que soit le regard que l'on pouvait porter sur elle", a déclaré le chef de l'Etat, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration de la Fondation Louis Vuitton aux portes de Paris. "Nous devons toujours respecter le travail des artistes", a-t-il exhorté. "La France est toujours prête à accueillir les artistes et les créateurs venant de tous les pays du monde", a encore souligné le chef de l'Etat, insistant: "La France n'est plus elle-même quand elle est recroquevillée, quand elle est tourmentée par l'ignorance, par l'intolérance."

L'artiste giflé par un inconnu alors qu"il installait son oeuvre! Pour François Hollande, "le pays tomberait dans un déclin s'il renonçait à être lui-même, s'il avait peur de l'avenir, peur du monde", a-t-il encore souligné. Paul McCarthy a renoncé samedi à réinstaller son oeuvre polémique, vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi par des inconnus qui ont débranché l'alimentation de la soufflerie servant à la gonfler. Un inconnu avait giflé l'artiste jeudi pendant qu'il installait l'oeuvre sur la prestigieuse place parisienne, avant de réussir à prendre la fuite. De l'aveu même de Paul McCarthy, 69 ans, elle pouvait autant faire penser à un "plug anal" qu'à un arbre de Noël.

Son installation, provisoire, était prévue dans le cadre de la Fiac, qui s'ouvre mercredi à Paris." source/ RTL

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Rappel (for fun):

"Une femme de ménage confond une oeuvre d’art avec une baignoire encrassée!

"Une femme de ménage trop zélée a détruit à jamais une oeuvre d’art. Elle a retiré la patine d’une baignoire en caoutchouc placée sous des planches en bois empilées, a indiqué jeudi le musée de Dortmund, dans l’ouest de l’Allemagne.

“Il n’est plus possible de remettre dans son état initial cette installation de l’artiste allemand Martin Kippenberger, aujourd’hui décédé”, a indiqué une porte-parole de la ville de Dortmund. Baptisée “Quand des gouttes d’eau commencent à tomber du plafond”, l’oeuvre était assurée pour 800.000 euros. L’incident est survenu le 21 octobre. Dans ce musée, les femmes de ménage sont censées respecter une distance d’au moins 20 centimètres entre elles et les oeuvres d’art, a indiqué la porte-parole de la ville. Elle a toutefois précisé que dans ce cas précis, il n’avait pas été encore établi si la technicienne de surface, employée par une société indépendante du musée, avait été informée de cette règle. Ce n’est pas la première fois qu’une oeuvre d’art est sacrifiée sur l’autel de la propreté en Allemagne: en 1986, “Fettecke” (littéralement “coin gras”), une motte de beurre suintante de l’artiste allemand Joseph Beuys installée dans un musée de Düsseldorf (ouest), avait été elle aussi été “nettoyée”." source

 Comme quoi, il ne faut pas désespérer de la providence...

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« Il n’est pratiquement plus nécessaire, au stade ou nous en sommes arrivés, d’attaquer l’art dit contemporain et les prétendus artistes qui, par leur désoeuvrement leur nombre et leur aigreur, lui fournissent encore ce qu’ils croient être un semblant d’existence. Ceux-ci, désormais, se détruisent d’eux-mêmes en avouant leur soumission à l’ordre du néomonde, comme activité supérieure à celle d’artiste (sans doute aussi celle-là est-elle plus rentable que celle-ci) ; et ils pourraient tous, à quelque « discipline » qu’ils appartiennent, proclamer comme ce musicien d’un groupe breton : « Avant d’être des musiciens, on est des citoyens » ; Il suffit d’imaginer une phrase pareille dans la bouche de Mozart, de Rodin, de Giotto, de Haydn ou de Cézanne pour avoir de quoi rire jusqu’à l’an 3000 ; on peut très bien imaginer son équivalent, en revanche, dans la bouche d’un artiste réaliste socialiste de l’époque stalinienne. » Philippe Muray, Après l’Histoire, 2000.

merci Philippe..

 

23/10/2014

saluons l'étrangeté du matin

badiou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Que les étrangers nous apprennent au moins à devenir étranger à nous-mêmes, à nous projeter hors de nous-mêmes, assez pour ne plus être captifs de cette longue histoire occidentale et blanche qui s'achève, et dont nous n'avons plus rien à attendre que la stérilité et la guerre. Contre cette attente catastrophique, sécuritaire et nihiliste, saluons l'étrangeté du matin.(...)" Alain Badiou, De quoi Sarkosy est-il le nom ? Lignes, 2007.

"Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins" JJ Rousseau.

"Que faire, puisque nul ne saurait renoncer à sa dignité d'homme au prix d'un acquiescement au racisme? Que faire, puisque dans le même temps, tout homme - et toute nation - a le droit sacré de préserver ses différences et son identité au nom de son avenir et au nom de son passé?" jean raspail

« En empruntant une autre image, on pourrait dire que les cultures ressemblent à des trains qui circulent plus ou moins vite, chacun sur sa voie propre et dans une direction différente. Ceux qui roulent de conserve avec le nôtre nous sont présents de la façon la plus durable ; nous pouvons à loisir observer le type des wagons, la physionomie et la mimique des voyageurs à travers les vitres de nos compartiments respectifs. Mais que, sur une autre voie oblique ou parallèle, un train passe dans l’autre sens et nous n’en apercevons qu’une image confuse et vite disparue, à peine identifiable pour ce qu’elle est, réduite le plus souvent à un brouillage momentané de notre champ visuel, qui ne nous livre aucune information sur l’évènement lui-même et nous irrite seulement parce qu’il interrompt la contemplation placide du paysage servant de toile de fond à notre rêverie. Or, tout membre d’une culture en est aussi étroitement solidaire que ce voyageur idéal l’est de son train. Dès la naissance, probablement même avant, les êtres et les choses qui nous entourent montent en chacun de nous un appareil de références complexes formant système : conduites, motivations, jugement implicites que, par la suite, l’éducation vient confirmer par la vue réflexive qu’elle nous propose du devenir historique de notre civilisation. Nous nous déplaçons littéralement avec ce système de référence, et les ensembles culturels qui se sont constitués en dehors de lui ne nous sont perceptibles qu’à travers les déformations qu’il leur imprime. Il peut même nous rendre incapable de les voir. » Claude Lévi-Strauss, Race et culture, 1971,

« Sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité règneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. Mais si l’humanité ne se résigne pas à devenir la consommatrice stérile des seules valeurs qu’elle a su créer dans le passé, capable seulement de donner le jour à des ouvrages bâtards, à des inventions grossières et puériles, elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus sinon même à leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l’autre, s’identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création. » Ibid,

« Quand le grand ethnologue allemand Kurt Unkel, mieux connu sous le nom de Nimuendaju que lui avaient conféré les Indiens du Brésil auxquels il a consacré sa vie, revenait dans les villages indigènes après un long séjour dans un centre civilisé, ses hôtes fondaient en larmes à la pensée des souffrances qu’il avait du encourir loin du seul endroit où, pensaient-ils, la vie valait la peine d’être vécue. Cette profonde indifférence aux cultures autres était, à sa manière, une garantie pour elles de pouvoir exister à leur guise et de leur côté. » Ibid,

« L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre. » (Aristote, Politique, Livre V).

 

podcast

photo: chaos

17/10/2014

doux commerce

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A partir de 1970, un changement majeur se produit, qui devient tout à fait visible dans les années 1980 : les 10 % de riches commencent à s’approprier 80 % de la richesse, et seulement 20 % de celles produites chaque année reviennent aux 90 % restants. Cette période correspond à l’hégémonie du capital financier, ce que David Harvey a appelé l’accumulation par dépossession ou pillage.

Mais quelque chose d’extraordinaire s’est produit à partir de 2001. Non seulement les plus riches raflent tout mais, depuis 2008, s’accaparent également d’une partie des biens des autres (les 90 %), comme leur épargne ou leurs biens. Comment appeler un tel mode d’accumulation ? C’est un système qui n’est plus en mesure de reproduire les rapports capitalistes, car il consiste à voler. Le capitalisme extrait de la plus-value et accumule des richesses (même par dépossession), tout en généralisant les relations capitalistes, et, pour cela, s’appuie sur le travail salarié, et non sur l’esclavagisme (je dois ces réflexions à Gustavo Esteva, qui les a formulées à l’époque de la petite école zapatiste et lors d’échanges ultérieurs).

Il est probable que nous entrons dans un système encore pire que le capitalisme, une sorte d’économie du vol, plus proche du mode de fonctionnement des cartels du narcotrafic que de celui des entreprises que nous avons connues dans la majeure partie du XXe siècle. Il est probable aussi que cela n’avait pas été prévu par la classe dirigeante et que ce n’est que le résultat de la recherche excessive de profit dans l’exercice de l’accumulation par dépossession, ce qui a donné naissance à une génération de vautours/loups incapables de produire quoi que ce soit autre que la mort et la destruction autour d’eux.

source via Reymond

16/10/2014

power of punk

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photo: je sais, déjà vu. m'en lasse pas. musik: dead kennedys