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03/01/2015

mourir en bermuda?

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(...) Le titre évocateur est « Crise ou coup d’état ? ». De la manière dont la question est posée, est-ce à dire qu’il s’agit plus d’un coup d’Etat que d’une crise financière ?

Michel Drac: Je pense qu’il y a une crise : le basculement latent du centre de gravité de l’économie-monde. Pour schématiser, la haute finance anglo-américaine a voulu capter l’offre de main d’œuvre asiatique pour achever d’écraser les peuples occidentaux, avec en arrière-plan l’idée que la montée en puissance de la Chine serait assez lente pour que les USA conservent toujours clairement le leadership technologique et militaire. La politique de Vladimir Poutine a été le grain de sable enrayant cette machine. Les USA doivent maintenant casser la Russie, ou à défaut l’éloigner de la Chine, pour conserver la prééminence malgré un déclin économique relatif, inéluctable vu le potentiel asiatique. S’ils échouent, le protectorat européen pourrait s’émanciper, dans la foulée d’une Allemagne qui penche de plus en plus clairement vers l’Est. La vraie crise, c’est cela. Elle est économique dans ses causes, géostratégique dans ses conséquences.

A côté de cette vraie crise, il y a un coup d’Etat déguisé en crise. Ce coup d’Etat, c’est la vampirisation de l’économie productive US et, à un degré moindre européenne, par une économie spéculative devenue folle. Il est très difficile de dire, en la matière, si ce coup d’Etat a été entièrement planifié, ou si, dans une certaine mesure, l’intelligence émergente construite par les marchés ne s’est pas en partie imposée aux oligarchies. Mais ce qui est certain, c’est qu’au final, tout s’est passé comme si par une politique systématique de mise en endettement, la haute finance avait préparé un ajustement brutal de la structure de classe et le démantèlement d’un modèle démocratique que nos oligarques jugement aujourd’hui inadapté, face à la montée en puissance d’un monde chinois qui, rappelons-le, n’a rien de démocratique. Ce coup d’Etat a pris la forme d’une crise financière, mais en réalité, je pense avoir montré que cette crise-là, la crise des subprimes, pour dire les choses simplement, a été fabriquée, et qu’elle vise en réalité à garantir le pouvoir des oligarchies malgré l’autre crise, la vraie, celle qui se joue à l’échelle géostratégique.

(...) En France, la défection du président De Gaulle a-t-elle été le début de la fin ?

MD: Disons que c’est le moment où la France a eu confirmation qu’après sa mort (entre 1916 et 1940), elle n’avait pas le droit de renaître. La tentative gaulliste était de toute manière vouée à l’échec. Mai 68 n’a jamais été que le moment où un peuple exténué s’avouait à lui-même qu’il ne désirait plus qu’une chose : mourir en jouissant. Mais bon, ceci nous entraînerait trop loin du sujet. Ce qui est sûr, c’est que le régime gaulliste refuse les accords secrets sur la non-convertibilité du dollar, accords passés sous l’égide de Londres dès 1966. Et que ce même régime gaulliste « saute » peu après avoir envoyé paître la haute banque basée à Londres. Cherchez à qui le crime profite…

Obama incarne-t-il un espoir selon vous ? Ou est-ce celui de Wall Street ?

MD: Je crois surtout que ce brave Obama n’est pas grand-chose. Si l’on examine sa biographie, on remarque qu’il a été détecté, à l’université, dans les années 80, par un prof de haut renom (Brzezinski), ex-conseiller spécial du président Carter et secrétaire général officieux de la Commission Trilatérale. On me permettra de penser qu’il doit sa carrière à son immense talent… et aussi, un peu, au soutien de la Commission Trilatérale ! La composition de son administration ne laisse guère de doute quant à ses affinités réelles. Cette administration est entièrement peuplée, aux échelons clefs, d’hommes de Wall Street. Peut-on voir des adversaires de Wall Street dans un Summers, dans un Geithner, tous deux disciples de Robert Rubin ? Je ne le pense pas. A mon humble avis, Obama doit sa place au fait que l’oligarchie US s’est dit qu’il serait temps de mettre un Noir à la tête du pays. Changeons la couleur du président pour ne pas avoir à changer de politique. Je crains que ce ne soit pas plus compliqué que ça. Ne jetons pas la pierre à Obama. Il n’est rien, au fond. Juste un bon acteur embauché pour remplacer un acteur déplorable. Ce sera le plus grand président américain depuis George W. Bush ! Un ami américain me disait l’autre jour que quand un président venait de prêter serment, on l’emmenait dans le bunker sous la Maison Blanche pour lui montrer un film sur l’assassinat de Kennedy. Le film qui dit la vérité. Puis on lui posait la main sur l’épaule, et on lui demandait : « Mister President, do you have a question ? » Le pire, c’est que ça se passe comme ça !

Comment voyez-vous l’évolution de la situation économique mondiale ?
 
MD: Il est difficile de répondre à votre question pour deux raisons : d’abord nous ne savons pas ce que seront les prochains mouvements des acteurs, ensuite il n’est pas du tout certain que nous ayons encore les vrais chiffres. La FED a étendu son bilan dans l’opacité la plus complète, et les opérations hors bilan sont semble-t-il énormes. Si la logique est respectée, l’actuelle fausse reprise va se poursuivre tant que les taux directeurs resteront nuls. Puis, à un moment qu’il n’est pas possible de préciser, la FED sera obligée de remonter ses taux pour empêcher un effondrement du dollar. Alors le système repiquera du nez, et on entrera dans une deuxième vague de la crise, probablement bien plus violente que la première vague. Le facteur déclenchant a de fortes chances d’être la sortie définitive de la Chine de la zone dollar, et l’établissement d’un nouveau système financier international. La configuration exacte de la crise dépendra en grande partie de la nature de ce système. C’est sans doute ce qui se négocie actuellement en coulisse. Pour nous, Européens, le risque est de faire les frais d’un accord in extremis entre Chine et USA.

Quelles solutions serait-il judicieux d’y apporter ?
 
MD: La révolution ! Nous entrons dans une période cruciale et historiquement intéressante. Pour la première fois depuis des siècles, les peuples vont se retrouver dans la situation d’avoir à choisir entre l’esclavage et la révolution. Cela sourde d’ailleurs littéralement de partout. Et en particulier, je vous le ferai remarquer, aux USA. « The Revolution, a Manifesto », est le titre d’un best-seller rédigé par Ron Paul. « Don’t start the revolution without me » est celui d’un autre best-seller, rédigé par Jesse Ventura. En Europe même, la rébellion est aux portes. En France, il y a eu des millions de personnes dans la rue, récemment, pour refuser la politique socioéconomique du gouvernement Sarkozy. En Allemagne, et c’est peut-être, pour nous, le plus important, il y a des signes de plus en plus probant de la révolte latente de la nouvelle puissance allemande contre son brutal protecteur américain. Je crois d’ailleurs que le coup de grâce, pour l’Empire, pourrait bien venir de là. Le moment décisif ne sera pas celui où les peuples vont se révolter par la rue mais où une partie des élites va entrer en révolte contre une autre partie, où une partie des élites européennes va se tourner vers Moscou. C’est ce moment qu’il nous faut préparer. Parce qu’à ce moment-là, à part commenter, il y aura enfin quelque chose à faire.
 

02/01/2015

ça commence bien


 

«  (…) Si l'Europe succombe, si notre civilisation disparaît, noyée par le chaos ethnique, envahie par la religion du désert, subordonnée à l'ordre imbécile et souvent criminel de la World Company américaine, nos colonisateurs n'auront pas à se réjouir. Ils nous auront colonisés et décérébrés, mais ils ne laisseront aucune trace dans l'histoire. Ils ne fonderont aucune civilisation durable, parce qu'ils n'en ont pas le talent historique. Ils ne laisseront que champs de ruines et désolation derrière eux. Ils auront scié la branche sur laquelle ils se sont assis. Sic transit gloria mundi.  Il faut que certaines choses soient dites. Pour les générations futures. Qu'au moins la postérité sache que certains savaient. Que notre génération n'était pas totalement lâche et stupide. Chaque peuple est solitaire face à son destin. Un peuple privé de ses dieux, parce qu'il les a bannis, n'a plus la force de se battre. Il n'ose plus faire couler le sang de ses ennemis, donc son propre sang ne coule plus en ses veines. Nous sommes issus d'une civilisation supérieure. Contre les censeurs et les intellectuels, il faut affirmer cette évidence.

Il faut se battre, se battre, toujours se battre - et d'abord contre soi-même - pour ne pas se laisser aller. C'est la leçon du Cid de Pierre Corneille. Il faut chasser le désespoir, l'affronter et, au final, le vaincre. L'horizon est noir, mais comme disait Hölderlin, c'est au plus profond de la nuit, c'est à la minuit du monde qu'on est sûr que le soleil se lèvera et que l'heure du matin se rapproche. L'essentiel est de garder son âme sereine Il faut puiser au fond du psychisme individuel et populaire, les gisements de forces de résistances et de reconquête.

L'islam pense à long terme. Son objectif est d'écraser toute laïcité et de ne tolérer, tout en les soumettant et les opprimant, que les seules religions du Livre, les deux premières, la juive et la chrétienne totalement soumises à sa volonté.

C'est l'esprit bourgeois qu'il faut abolir. Cet esprit bourgeois qui désarme l'homme européen. Qui l'empêche de défendre ses femmes et ses enfants, qui le dévirilise. La tolérance, la commisération, la pitié pour l'Autre, le lointain ; l'indifférence pour ceux de son clan, pour ses proches : telle est la logique de l'esprit bourgeois, cette peste qu'il faut combattre selon l'ordre nietzschéen del'Umwertung, le “renversement de toutes les valeurs”. Notre poison intérieur est bel et bien l'individualisme matérialiste bourgeois, ce mélange de xénophilie abstraite et d'angoisse xénophobe et inavouée.

Le bourgeois, surtout s'il se veut moderne et branché, signe des pétitions pour accueillir toujours plus de “sans-papiers” impunis, mais refuse d'inscrire ses enfants dans les écoles publiques trop denses en immigrés. Le bourgeois ne se préoccupe nullement du peuple auquel il appartient, son principal souci étant son enrichissement et sa sécurité personnels. Au cours du XXe siècle, il a même perdu le sens de la communauté familiale. Il n'a pas d'idées : ses idées ne sont que des affiches sociales, qui varient au gré des modes et de ses intérêts.

En ce sens, face à la colonisation de peuplement, à la défiguration de la civilisation européenne et de songermen, le bourgeois n'est pas concerné ; parce qu'elle ne l'atteint pas (encore) personnellement. La bourgeoisie ne pourra basculer que lorsque les désordres ethniques la toucheront directement et concrètement. En ce sens, la bourgeoisie est bien une masse molle, aisément manipulable et pusillanime, qui cède à toute force et se range toujours du côté du manche. Des minorités actives, surgies du peuple, peuvent la retourner en cas de crise. Une paupérisation économique comme une guerre civile seraient suffisantes pour disloquer l'esprit bourgeois.

Les docteurs de la foi mahométane, les élites musulmanes, prennent à juste titre les Européens pour de grands naïfs, incapables de déceler leur rouerie. Mais ils se trompent. Ils devraient se souvenir de la reconquista espagnole et du coup d'arrêt du Franc Charles Martel. Contre le sabre d'Allah, l'épée cruciforme des Croisés demeure dans son fourreau. Et la Croix du Christ se laisse desceller, tandis que les églises sont offertes et transformées en mosquées et qu'à Rome même, symbole s'il en est, on s'apprête à en construire une immense. S'abattra peut-être un jour la foudre de Zeus ou le Marteau de Thor. »

G Faye/ source

01/01/2015

empêcher que le monde ne se défasse

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"(...) Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d’elle, restaurer à partir de ses seules négations un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu’elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance. Il n’est pas sûr qu’elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que, partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l’occasion, sait mourir sans haine pour lui. C’est elle qui mérite d’être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie. C’est sur elle, en tout cas, que, certain de votre accord profond, je voudrais reporter l’honneur que vous venez de me faire."

Albert Camus, Discours de Suède, 1957.

31/12/2014

faith

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« (…) Dans le passé, que ce soit en régime païen ou chrétien, la religion a toujours été un mode de structuration de la société globale. Aujourd’hui, elle ne structure plus rien. Les sociétés structurées par la religion ont en outre toujours été des sociétés de tradition. L’autorité dont se prévaut l’Eglise, par exemple, est à la fois toujours antérieure au moment présent et indépendante de la volonté humaine. Or, la société moderne a évacué la tradition. Certes, la notion de « société chrétienne » a souvent été idéalisée, car il n’y a jamais eu de société unanime. Certains historiens pensent même que l’Europe n’a vraiment été « évangélisée » en profondeur qu’aux XVIIIe et au XIXe siècles. Il n’en est pas moins vrai que l’Eglise est restée durant des siècles l’institution qui, partout en Europe, donnait le ton dans le triple registre des croyances, des valeurs et des comportements. Cette époque est passée. Cantonnée à l’espace privé ou aux manifestations publiques d’une association parmi d’autres, l’Eglise n’est plus, depuis longtemps, la clé de voûte de la société globale. C’est ce que reconnaît René Rémond, dans un ouvrage où il s’interroge en tant que croyant sur le déclin de la foi : « L’Eglise doit compter avec cette réalité : elle n’est plus en mesure d’imposer ses vues à la collectivité ».

A partir du XIXe siècle, la laïcité a constitué le principe (d’origine libérale) qui a légitimité la séparation des Eglises et de l’Etat. La distinction classique du spirituel et du temporel est alors redéfinie dans une optique nouvelle : les Eglises sont exclues en tant que telles de la sphère publique, pour voir leur champ d’action cantonné à la société civile. L’Etat, il faut le souligner, n’est pas en principe hostile à la religion, mais seulement aux prétentions terrestres de l’Eglise. Il ne cherche pas non plus à se substituer à l’Eglise, en décidant à sa place des valeurs et des normes qui doivent régir la société : bien au contraire, il estime que la puissance publique doit rester « neutre » en ce domaine, c’est-à-dire qu’elle n’a pas à proposer un modèle particulier de « vie bonne » (Aristote), un modèle particulier de bien, mais plutôt à respecter ou à garantir le pluralisme des convictions et des valeurs dont la société civile est le lieu. Le paradoxe est que l’Eglise doit alors se créer une place en tant qu’institution dans une société civile définie, par opposition justement à la sphère institutionnelle, comme la sphère de l’intimité individuelle et des intérêts privés. L’Eglise retrouve donc une légitimité en tant qu’institution privée, mais à la condition de ne plus se mêler de politique en voulant normer la conduite des affaires publiques. Dans ce cadre, l’affiliation religieuse ne peut plus engager que les fidèles eux-mêmes. Ceux-ci ont bien entendu le droit de vivre leur foi, mais perdent celui de l’imposer aux autres. La conséquence capitale est que la croyance devient ainsi une opinion parmi d’autres – une opinion aussi légitime que les autres, mais qui ne saurait être considérée comme intrinsèquement meilleure ou supérieure. L’avènement de la modernité, comme l’écrit Marcel Gauchet, a ainsi fait passer la foi « du statut de référence englobante de la communauté à celui d’option particulière du citoyen »3. Les Eglises ne sont plus qu’une composante parmi d’autres d’une société civile qui s’organise sur la base de l’adhésion volontaire de ses membres. »

Alain de Benoist.

30/12/2014

fire!

 

« Parce que Kipling s'identifie à la classe des officiels, il possède une chose qui fait presque toujours défaut aux esprits « éclairés »- et c'est le sens de la responsabilité. Les bourgeois de gauche le détestent presque autant pour cela que pour sa cruauté et sa vulgarité. Tous les partis de gauche dans les pays industrialisés reposent fondamentalement sur une hypocrisie, car ils affichent de combattre quelque chose dont, en profondeur, ils ne souhaitent pas la destruction. Ils ont des objectifs internationalistes, et en même temps ils sont bien décidés à maintenir un niveau de vie qui est incompatible avec ces objectifs. Nous vivons tous de l'exploitation des coolies asiatiques, et ceux d'entre nous qui sont « éclairés » soutiennent que ces coolies devraient être libérés ; mais notre niveau de vie et donc aussi notre capacité de développer des opinions « éclairées » exigent que le pillage continue. L'attitude humanitaire est donc nécessairement le fait d'un hypocrite, et c'est parce qu'il comprenait cette vérité que Kipling possédait ce pouvoir unique de créer des expressions qui frappent. Il serait difficile de river le clou au pacifisme niais des Anglais en moins de mots que dans la phrase : 

« Vous vous moquez des uniformes qui veillent sur votre sommeil ! »

Kipling, il est vrai, ne comprenait pas les aspects économiques des relations entre l'élite intellectuelle et les vieilles culottes de peau ; il ne voyait pas que si le planisphère est peint en rose, c'est essentiellement afin de pouvoir exploiter le coolie. Au lieu de considérer le coolie, il ne voyait que le fonctionnaire du gouvernement indien, mais même sur ce plan là, il saisissait exactement le mécanisme des relations : qui protège qui. Il percevait clairement que, si certains peuvent être hautement civilisés, c'est seulement parce que d'autres, qui sont inévitablement moins civilisés, sont là pour les défendre et les nourrir. »

Georges Orwell, Œuvres complètes, p186-187, cité par Simon Leys, Orwell ou l'horreur de la politique

29/12/2014

anti-subversion

jacques ellul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« (…) Le christianisme devient une force permanente d’anti-subversion. C’est la mise au service de l’Etat par Louis XIV ou Napoléon. La mise au service du capitalisme par la bourgeoisie du XIX ème siècle. Dans le domaine des cultures, nous trouvons exactement la même inversion. Le christianisme s’imbibe comme une éponge de toutes les cultures et de leurs avatars. Dominé par la culture gréco-romaine, il est devenu terrien et féodal (le système des bénéfices), dans le monde féodal, avec, nous le verrons, toutes les croyances qui le peuvent garantir. Il est devenu urbain, bourgeois, argentifère avec le système capitaliste, et maintenant il devient socialiste avec la diffusion du socialisme. Il a servi a diffuser la culture occidentale dans le monde tant que l’Occident a été conquérant et qu’il asservissait le monde. Maintenant il se laisse pénétrer par les valeurs des cultures africaines, orientales, amérindiennes, …il est du côté des « plus faibles », toujours habile à trouver sa justification, et nous auront demain un christianisme islamisé, exactement comme aujourd’hui nous avons un christianisme marxisé, hier un christianisme rationaliste (libéral) et avant-hier un christianisme aristotélisé après platonisé ; dérision du « se faire tout à tous »

Jacques Ellul, La subversion du christianisme, 1984.

redemption

cash et strummer...

27/12/2014

thin ice

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« Je suis Français et je suis agent edf. Mon métier c'est de rétablir l'électricité 24h sur 24/h toute l'année dans n'importe quelles conditions et par n'importe quel temps. Je fais partie de ceux que chez EDF nous appelons des monteurs. Nous travaillons sur les lignes aériennes et souterraine moyenne et basse tension. Aujourd'hui beaucoup de mes collègues sont fous de rage. Par où commencer ?

Je suis en colère. Jamais ce pays n'a été autant dépendant de l'électricité, et jamais, nous, les monteurs, n'avons été aussi peu nombreux, et avec des moyens aussi dérisoires. Le réseau, en particulier dans les centres villes, est obsolète et sous dimensionner. On en est au point ou les câbles fondent tant l'intensité qui y transite est importante. Chaque hiver et chaque été, nous battons des records de consommation. Il n'y a pas si longtemps il a fait -10°c sur toute la France. Il a neigé sur toute la France. Nous avons eu une chance incroyable de ne pas avoir eu de vent de plus de 80 km/h, seuil au delà duquel nos réseaux aériens commencent a tomber. Le record historique absolu de consommation a été battu. On a tous travaillé jour et nuit, la plupart des monteurs sont très fier de leur métier. C'est un métier avec une mentalité très particulière, ce sont des gens pas commodes, rugueux, mais très compétent et avec l'idée d'être au service du public. Le problème c'est que cette entreprise, comme beaucoup, subit des dépars massif à la retraite de la génération des baby boomers, et puis elle est touchée par la maladie de l'encadrement. En clair il y plus d'officiers que de soldat. Pour ne rien arranger, nous sommes paralysés par les taches administratives, qui paradoxalement se sont accrus depuis l'arrivée de l'informatique. En même temps, on nous demande de faire de plus en plus de travail sans nous en donner les moyens. Le management repose sur la coercition, car on nous demande de faire beaucoup de choses différentes et cela veut dire nous donner de l'indépendance et donc du pouvoir. Pour palier à cela, l'encadrement est pléthorique et coercitif. Bref nous sommes très peu a grimper en haut des poteaux et a porter des bleus de travail.

C'est aussi le cas dans les entreprises privées qui travaillent pour EDF. D'ordinaire, je travail en zone rurale. Des champs, des collines, des bois et 4 petites villes de 3 000 habitants. Les zones qui jouxtent la mienne sont d'un coté une grande ville et de l'autre coté des montagnes. Nous sommes constamment envoyé en renfort d'un coté ou de l'autre. Sur ma zone il y a environ 25 000 Kilomètres de lignes a 90% hors réseaux routiers. Nous sommes une trentaine de monteur.

14 fourgons atelier 4x2.

5 nacelles Poids Lourds 4x2.

1 Camion plateau avec une grue lui aussi 4x2.

1 Land rover defender 90 4x4.

4 véhicules légers avec une transmission intégrale, 4x4 mais pour rouler sur de la piste et des champs non labourés.

Nous réclamons des Fourgons avec transmission intégrale pour que nous puissions au moins rouler sur les routes enneigés et les chemins de terre. La différence de prix entre un fourgon 4x2 et un Fourgon 4x4 est de moins de 1000 Euros. La semaine dernière, avec seulement 10 cm de neige, nos fourgons se sont plantés. D'autres étaient en réparations car nous faisons du tout terrain avec et ils ne sont pas prévus pour ça. Ils sont tous en surcharge et nous n'avons qu'un seul jeu de chaînes par fourgons. A cause de la surcharge, les chaînes cassent dés qu'il y a du relief et elles sont toutes usées car nous nous en servons tout le temps pour nous sortir des chemins de terre quand nous sommes plantés. Beaucoup de mes collègues sont devenus de vrais pilotes à force de faire du tout terrain avec des véhicules qui ne sont pas fait pour ça. Malgré cela, on se plante constamment et pendant ce temps les clients sont sans électricité. Sans électricité, donc très vite sans téléphone puis sans eau, et immédiatement sans assistance respiratoire pour ceux qui le sont.

En 5 ans, 50% du personnel est partis a la retraite avec leur savoir faire et la plupart des véhicules tout terrain ont été supprimés. On nous annonces de plus en plus d'événements climatiques extrêmes, et je peux te dire qu'ils son déjà la. Et on ne veut pas nous donner des véhicules 4x4 car cela COUTE TROPS CHER !!!! Un autre exemple: pour piloter un réseau il faut... communiquer, et pour communiquer il faut de l'électricité. Nous sommes en train de mettre en place un système de réseau intelligent qui pourra piloter le compteur de chaque client afin d'ajuster la production par rapport a la consommation. Ce système communique par clef 3g et donc utilise les antennes des opérateurs de téléphonie mobile. Il y a 10 ans, chaque zone pilotait sa portion de réseau a l'aide de postes de commandement radiomobile installés dans des fourgons. Puis tout a été centralisé en un seul poste de commandement, si bien que en temps normal il faut des fois attendre 30 minutes avant d'avoir une réponse pour effectuer une manoeuvre d'interrupteur aérien. Pendant la tempête de 2009 nous avons eu pendant 24H des vents de 140km/h. Il fallait attendre des fois 3H pour obtenir une autorisation de manoeuvre... Au bout de 2 jours les antennes relais des opérateurs de téléphonie mobile sont tombées à cours de batterie. Nous nous sommes rabattu sur les radios des véhicules pour communiquer avec le PC. Le problème c'est que seulement une personne à la fois peu parler…et quand 2000 agents doivent parler, je te laisse imaginer le joyeux bordel que cela a été... En résumé, EDF compte sur les opérateurs de téléphonie mobile pour piloter son réseau et les opérateurs de téléphonie mobile comptent sur EDF pour alimenter leurs antennes. C'est très économique en temps normal, mais en cas de pépin météo cela fonctionne 48H... Pour dépanner un réseau il faut du matériel et du consommable :

Câbles, connecteurs, poteaux, groupes électrogènes, gasoil etc...Nous n'avons pas de stock: nous sommes une armée sans munitions. Pour avoir une munition il faut...téléphoner pour que l'usine la fabrique.... avec de l'électricité. L'usine doit ensuite téléphoner au transporteur, qui doit lui même faire le plein de gasoil à la pompe de la station service qui fonctionne elle aussi avec de l'électricité ! Alors en bon soldat, nous détournons et nous stockons des munitions en temps de paix pour faire NOTRE BOULOT quand c'est la guerre. Quand on explique à nos chef que le système ne fonctionne pas, ils nous répondent : "si, la preuve, vous y êtes arrivé la dernière fois"...

Nos centrales nucléaires on toutes été construitent en même temps…il y'a 30 ans. Elles ont été conçus pour durer 30 ans. Comme il est impossible de reconstruire toutes les centrales en même temps, l'ASN (autorité de sûreté nucléaire), a autoriser edf à continuer d'exploiter toutes les centrales pour une nouvelle période de 30 ans....La contrepartie exigée par l'ASN est que EDF doit massivement investir dans le reconditionnement de ces centrales. Les investissement à faire sont colossaux, et le retour sur investissement : triple zzz. Et il me semble bien que c'est la crise? Non? Il faut savoir une chose : tous les opérateurs nationaux énergétiques, dans tous les pays, ont suivi le même processus. Dans les années 90-2000, pour financer les fusions/acquisitions et devenir des opérateurs internationaux, ils ont rognés sur les budgets de maintenance des centrales et des lignes électriques…si bien que la maintenance aujourd'hui s'apparente à de la reconstruction. Car ne pas faire de maintenance pendant 10 ans sur une infrastructure équivaut à la faire vieillir de 20 ans...mais pour le nucléaire ce n'est pas le plus inquiétant. Non, le plus grave pour le nucléaire français mais pas seulement, c'est la perte de savoir faire. Vu que toutes les centrales ont été construites sur la même période, tous ceux qui les ont construites sont a la retraite dans le meilleur des cas.

 Un exemple de savoir faire perdu: une centrale, c'est une "bombe" dont ont récupère l'énergie grâce à des fluides qui transitent par des tuyaux. Ceux qui fabriquent et entretiennent ces tuyaux sont les chaudronniers et les robinetiers. Etre capable de souder, sans interrompre le refroidissement, sur un acier qui a changer de nature à cause de la radioactivité et des contraintes auxquelles il a été soumis pendant 30 ans....c'est de l'art, du très grand art, que infiniment peu de personnes maîtrisent. Un autre exemple : dans le centre des villes, les câbles qui distribuent l'énergie date des années 1930.. L'isolant des câbles était réalisé à cette époque avec du papier imprégné d'huile ou de graisse animal. Lors des pics de consommation ces vieux câbles fondent. Or, très peu de monteurs maîtrisent la réparation de ces câbles. Réparation longue et fastidieuse. Il ne faudrait pas que au prochain record de consommation, ils fondent tous en même temps et dans plusieurs villes simultanément.

J'ai eu un aperçu de la réaction d'une population urbaine et rurale quand il n'y a plus d'électricité pendant 7 petits jours... La semaine dernière je suis parti renforcer mes collègues qui travaillent dans une très grande ville. Nous sommes restés jusqu'a 3H du matin dans une cité dangereuse, pour faire en sorte que les câbles de l'immeuble ne fondent pas. Cette intervention aurait été impossible de jour... A l'autre extrême, je suis partie renforcer mes collègues dans les montagnes, en plein hiver. Un hameau très isolé était depuis 5 jours sans électricité. Ils ne nous avaient pas appelés ! Non seulement la population locale s'en foutait mais en plus ce sont eux qui sont venus nous sortir de la merde, car nous avions plantés nos véhicules. C'est la nuit, il fait froid. Un collègue s'est planté avec le fourgon pendant un dépannage, au même moment les pompiers l'appel pour qu'il vienne coupé le courant sur une maison, car il y a du réseau électrique sur façade et ils ne peuvent pas arroser dessus. En hiver les feux électriques sont fréquent car les gens poussent le chauffage a fond. Les pompiers n'ont donc pas pu attaquer le feu comme il l'aurait fallu et la maison a brûlée entièrement. Quand mon collègue arrive enfin, les pompiers et les gendarmes sont en train de chercher des corps...

Une nuit d'été, la foudre tombe sur la ligne, il est 22h. Le hameau qui est alimenté par cette ligne est sans courant. Après s'être concertés l'un des habitants du hameau appel le service dépannage EDF, qui lui répond que après 21h on ne dépanne plus. C'est nouveau, et l'abonnement n'a pas diminué pour autant. On ne dépanne plus sauf odeur de brûlé et usager sous assistance respiratoire. A bon entendeur salut. La ligne touchée par la foudre enjambe une route. Les fils pendent. Un jeune couple à moto rentre de boite de nuit. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont amoureux, ils attendent un enfant, ils sont morts...

Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est qu'aujourd'hui tous les réseaux, quelque soit leur nature, sont interdépendants et qu'ils le seront de plus en plus. Personne ne peut prédire les conséquences de l'effondrement d'un système de support sur les autres systèmes de support. Quand un gouvernement recommande sur son site internet une liste d'équipements pour survivre en cas d'événement….c'est bien, mais on peut être sur que ce sera insuffisant et inadapté.

Mon message peut se résumer ainsi : PREPAREZ-VOUS A VIVRE SANS ELECTRICITE !!! »

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tout a changé

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"Post de décembre 2004 – Compte-rendu de situation sur la faillite de l’Argentine

OK, c’est parti, j’espère que cela aidera. Nous désignons souvent les gens non préparés - la masse – sous le terme de moutons. Mouton les décrit particulièrement bien. Ils font ce que les autres font, ne se battent pas pour leurs droits, acceptent presque tout et ainsi de suite. Mais que ce passe-t-il quand les moutons sont désespérés ? Eh bien, ce qui s’est passé ici.

Après des années de fermetures d’usines et de destruction de notre industrie nationale, de salaires extrêmement bas, les gens en ont eu assez. Cette économie destructive menée par Menem, notre ancien président, un des présidents les plus corrompus de l’histoire (il était impliqué dans l’attentat de l’ambassade israélienne et gérait le marché de la drogue dans le pays, juste pour cité quelques exemples) associée à la stupidité du président suivant, De La Rúa, était la formule du désastre.

Un jour le Ministre de l’Economie a déclaré que personne ne pourrait obtenir plus de 100 dollars par jour de l’ATM (NDT : Automatic Teller Machine = Distributeur de billets) ni clôturer des comptes bancaires. Vous pouviez juste retirer 100 dollars par jour à la banque. C’était tout. Alors vint la dévaluation. Avant qu’elle n’arrive, un dollar US valait un peso argentin. Soudainement le ratio est passé à un dollar US pour 2 pesos, puis 2,5 et même 4. Aujourd’hui un dollar US vaut 3 pesos. Les banques conservent l’argent du peuple, leurs dépôts en dollars US inclus. Si vous aviez 1000 dollars US à la banque de Boston par exemple, elles les ont remplacés par 1000 pesos, équivalents à 333 dollars US. Elles vont ont donc volé 666 dollars US ! Les prix ont augmenté de 200 à 300%, parfois plus. Imaginez un instant à quoi ressemblerait votre vie si demain vous vous rendez au supermarché et constatez que tout à augmenté de 200%. Comment survivriez-vous avec votre chèque de paie ?

Les moutons sont devenus désespérés. Tout d’abord parce qu’ils avaient été spoliés par les banques et ne reverraient jamais leur argent. Ensuite parce que les classes sociales bénéficiant des revenus les plus bas ont découvert que leur salaire ne suffirait jamais à s’acheter le minimum vital. Le pays a alors protesté en demandant la démission du président. Lequel a dû quitter le palais présidentiel en hélicoptère… Les banques ont été saccagées par le peuple voulant récupérer son argent durement gagné. Les supermarchés et magasins ont été pillés, ainsi que les maisons. Cela a duré environ un mois, le chaos, concentré dans les grandes villes, s’étendant à tout le pays.

Je me souviens m’être retrouvé dans un supermarché en train de négocier avec le manager, alors que les émeutiers se trouvaient dehors. Parfois, ils ne détruisaient pas l’endroit si le supermarché leur laissait les biens pacifiquement. La nourriture est devenue rare. Je veux dire par là que vous ne pouviez acheter qu’une certaine quantité de lait ou d’eau, 4 bouteilles par exemple. Et la plupart des produits d’importation ont disparu. Les produits électroniques comme les TV, les lecteurs vidéos et les réfrigérateurs ont conservé leur prix en dollars, devenant inaccessibles pour beaucoup de gens. La même chose s’est produite avec l’immobilier, les voitures et les produits de luxe. Aujourd’hui tout cela semble bien lointain. Non parce que la situation s’est améliorée, mais simplement parce que nous humains avons cette damnées capacité à nous adapter. Combien nos vies ont-elles changé ? Je ne suis même pas capable de l’expliquer… Tout a changé ! Les rues sont plus dangereuses que jamais, grâce à la pauvreté généralisée.

En raison de cela l’éducation a également souffert, les enfants devant travailler ou voler au lieu d’aller à l’école. Comment pourrais-je vous l’expliquer ? Par exemple les outils sont devenus vraiment chers, vu que la majorité est importée. N’oubliez pas que notre industrie a été vendue ou détruite. Des trucs comme les MRE (NDT : Meal Ready to Eat) ou les barres énergétiques de survie sont impossibles à se procurer. Plus personne ne les importe (j’ai payé 10 dollars pour une MRE qu’un gars avait). Les armes et les munitions sont vraiment chères et sont vendues en petites quantités. Oubliez l’idée d’acheter une caisse de munitions ! Oubliez cela ! Je sais que c’est difficile pour certains d’entre vous d’imaginer cela, mais vous ne pouvez plus acheter une caisse de quoi que ce soit. Un grand magasin pourra avoir 10 ou 15 boîtes de chacune 20 balles de 308. Les petits magasins en auront 10 ou moins. Seules les munitions courantes sont disponibles, comme les calibres .22, .38, .357, 9mm, quelques 40 S&W, 12, 308 et un peu de .223. C’est à peu près tout. Les munitions pour mon 357 SIG sont difficiles à obtenir. J’achète une boîte de munitions chaque fois que je le peux… et c’est extrêmement cher.

Les chaussures et les vêtements sont également chers, même en dollars US. La main d’œuvre est bon marché : vous pouvez avoir un domestique et un jardinier pour 300 dollars. Il n’y a pas d’emploi sûr. Avec 20% de chômage, ils vous paient ce qu’ils veulent et si vous ne voulez pas du travail il y a 100 personnes prêtes à le faire. Posséder un magasin est difficile. Vous devez prendre en compte les attaques à main armée (certains sont attaqués 10 fois par mois) et vous devez également payer la police pour votre protection (contre eux-mêmes). J’espère que cela aidera, au moins vous aurez une idée de ce que sera votre monde si cela arrive à votre pays, en espérant que vous n’aurez jamais à expérimenter cela… Si vous avez une question n’hésitez pas à demander. J’espère vous être utile."- FerFAL -

source/suite

24/12/2014

joyeux Noël à tous et à Carine!

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podcast

photo: Kate Upton, j'allais pas vous laisser avec ces gueules de psychopathes de l'EIIL, bordel.

23/12/2014

djihadpride

 

Ah, ah, avec le commissariat de Joue les tours il y a quelques jours, Dijon hier et Nantes ce soir, ça commence à faire beaucoup de "déséquilibrés" en djellaba qui cherchent à tuer des "kouffars" en hurlant "Akllah akbar"!!!! mais pas d'amalgame, rien à voir avec l'Islam ou avec un quelconque acte terroriste, non. Ca sent la grosse panique systémique+++ et ça me rappelle étrangement l'explosion de l'extrazone islamique dans Eurocalypse...wait and see, camarades.

« Si vous ne pouvez pas trouver d’engin explosif ou de munition, alors isolez l’Américain infidèle, le Français infidèle, ou n’importe lequel de ses alliés. Ecrasez-lui la tête à coup de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le »

« Faites exploser la France ! Réduisez la France en miettes ! Explosez la tête des ces kouffars [infidèles] ! »

« De la même manière qu’ils empêchent nos soeurs de mettre le niqab, explosez leurs têtes ! Que ce soit avec une pierre, que ce soit avec un couteau ! »

« Prenez exemple sur notre frère Mohamed Merah. Tuez-les où qu’ils soient, ne les laissez pas vivre en paix ! »

« Et encore une fois, que celui qui est capable de faire la hijra [émigration depuis un pays non-musulman vers un pays musulman, ici le territoire de l'EI], qu’il la fasse ! »

YO!

21/12/2014

Que faire?

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"Les « nationaux » qui utilisèrent le mot « révolution » sans en connaître la signification, croient au « sursaut national » spontané ! Ils croient également que « l’armée bougera »... Confiants dans ces deux rêves irréalisables, considérés comme des remèdes-miracles, ils ne conçoivent pas la nécessité d’éduquer des partisans au moyen d’une doctrine juste expliquant les causes de la décadence occidentale, proposant une solution et servant de gouvernail à la pensée dans l’action. C’est pourquoi, ils se complaisent dans une série de maladies politiques qui sont responsables de leurs échecs.

Confusion idéologique

Les « nationaux » s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes. Imagine-t-on les premiers chrétiens adorant les idoles païennes et les communistes chantant les louanges du capitalisme ?

(...) La révolution n’est pas l’acte de la violence qui parfois accompagne une destitution de pouvoir. Ce n’est pas non plus un simple changement d’institutions ou de clan politique. La révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Cette tâche immense ne peut être envisagée dans le désordre des esprits et des actes. Elle nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation. Le combat « national » s’enlise dans des ornières vieilles d’un demi-siècle. Avant toute chose, une nouvelle théorie révolutionnaire doit être élaborée.

IL N’Y A PAS DE REVOLUTION SPONTANEE!

Il est toujours possible d’agir, il est moins facile de réussir. Surtout dans une lutte révolutionnaire, combat à mort contre un adversaire tout-puissant, madré, expérimenté, qu’il faut combattre plus par les idées et l’astuce que par la force. Il est cependant fréquent d’entendre opposer l’action et la pensée. C’est croire à la spontanéité de l’action révolutionnaire. Et l’on cite comme exemple la révolution fasciste en Italie. On oublie qu’à la formation des « fascios » en 1915 Mussolini combattait depuis plus de douze ans comme agitateur et journaliste. On oublie surtout les conditions de la lutte en Italie après l’armistice de 1918 qui n’avaient rien à voir avec celles de la France d’aujourd’hui. En Italie comme dans d’autres Nations européennes, le pouvoir d’Etat était d’une extrême faiblesse, bien incapable d’imposer sa loi aux factions armées qui se disputaient le pays. L’Etat devait traiter tour à tour avec de véritables armées politiques. En octobre 1922, l’armée des « chemises noires » pesa un peu plus lourd et s’empara de l’Etat. Aujourd’hui, les « régimes libéraux » d’Occident sont caractérisés par une caste nombreuse de privilégiés, agents des groupes financiers, qui détiennent l’ensemble des leviers politiques, administratifs, économiques et sont unis par une étroite complicité. Ils s’appuient sur un gigantesque appareil administratif qui encadre rigoureusement la population, tout spécialement grâce aux réglementations sociales. Ils détiennent le monopole du pouvoir politique et du pouvoir économique. Ils contrôlent la presque totalité des moyens d’information et sont maîtres des transformé les citoyens en moutons dociles. Seules, les oppositions fictives sont tolérées.

A la fin de la première guerre mondiale, la révolution communiste était une menace immédiate pour toute l’Europe. Le danger détermine toujours un mouvement de défense : les mouvements fascistes en profitèrent. Seule force capable de s’opposer à la violence des rouges, le fascisme reçut de puissants appuis et l’adhésion massive de partisans. Aujourd’hui, le « Soir du Grand Soir », les soviets d’usine, les tchékas appartiennent au passé. Les communistes d’Occident se sont embourgeoisés, ils font partie du décor, ils sont les plus fermes défenseurs du régime. L’homme-au-couteau-entre-les-dents n’est plus le communiste mais l’activiste. Quant à la Russie, les capitalistes y voient un nouveau marché. Au contraire de la première moitié du XXème siècle, la satisfaction des besoins matériels élémentaires semble à portée de main de tous. Les soupes populaires, les grèves sauvages sont oubliées. Hormis quelques catégories minoritaires menacées, la grande masse des salariés est convaincus d’avoir plus à perdre qu’à gagner à vouloir arracher par la violence ce que les revendications pacifiques et le temps lui donneront inéluctablement. Le carcan des lois sociales et le chantage au crédit font le reste pour lui retirer toute combativité. Le sens de l’intérêt général, le courage civique et politique sont aujourd’hui le fait d’une très petite minorité, injuriée, dont on a limité systématiquement les moyens d’expression légaux. Cela nous éloigne fort de l’Italie des années 20. Le génie personnel de Mussolini pouvait suffire à grouper une masse passionnée, disponible, et à conquérir un Etat incapable de se défendre.

Telle n’est plus la situation en Europe et en France. Puisque la puissance appartient à l’adversaire, il faut une ruse supérieure. Puisque le « grand homme » (inexistant d’ailleurs) s’est par trop déprécié, il faut miser sur l’équipe. Qualité des combattants, combat méthodique et raisonné, direction collégiale, imposent : enseignement, doctrine. Depuis 1947, l’armée française engagée à défendre les terroristes d’outremer, est victorieuse, sur le terrain et contrainte aux capitulations successives par l’ensemble des forces politiques et économiques qui constitue le régime. Il a fallu attendre le mois d’Avril 1961, quatorze années, pour qu’un nombre infime de cadres entrevoient leur véritable ennemi. Un ennemi qui se trouvait moins sur le terrain, sous l’aspect du Viet ou du fellagha, qu’en France même, dans les conseils d’administration, les banques, les salles de rédaction, les assemblées et les bureaux ministériels. Encore ce sentiment hostile à une mythique Métropole décadente qu’à la réalité du régime. Cette prise de conscience limitée fut sans lendemain. Pour vaincre, il faut comprendre ce qu’est le régime, découvrir ses méthodes, débusquer ses complices, ceux qui se camouflent en patriotes. Il faut se déterminer les solutions positives qui permettront de construire la société de demain. Cela nécessite un total retour sur soi-même, une totale révision des vérités apprises, une conscience révolutionnaire."

Dominique Venner, Pour une critique positive, 1962

(Martin.Lothar, c'est pour vous, ami, ptite rediff pas inutile..)

20/12/2014

Anatomie du chaos n+1: egos émancipés et aliénation marchande

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« (...) Castoriadis écrit en effet ceci : « Le capitalisme n’a pu fonctionner que parce qu’il a hérité d'une série de types anthropologiques qu’il n’a pu créer lui-même : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres et weberiens, des éducateurs qui se consacrent à leur vocation, des ouvriers qui ont un minimum de conscience professionnelle, etc. Ces types ne surgissent pas et ne peuvent pas surgir d’eux-mêmes, ils ont été crées dans des périodes historiques antérieures, par référence à des valeurs alors consacrées et incontestables : l’honnêteté, le service de l’état, la transmission du savoir, la belle ouvrage, etc. Or nous vivons dans des sociétés où ces valeurs sont, de notoriété publique, devenues dérisoires, où seuls comptent la quantité d’argent que vous avez empoché, peu importe comment,  ou le nombre de fois où vous êtes apparu à la télévision. » D’où l’analyse de Michéa qui soutient que c’est parce que les conditions de l’égoïsme libéral n’étaient pas encore réalisées que le marché a pu conserver, un temps, équilibre et efficacité. Tout comme le mécanisme de la pendule est stabilisé par l’inertie du balancier, la dynamique du libéralisme fut longtemps canalisé par le stock de valeurs et d’habitus constitué dans les sociétés « disciplinaires » antérieures et que lui-même est par nature incapable d’édifier. Ce stock une fois épuisé, l’échange marchand ne connaît plus de frein et sombre dans l’hubris.

Le raisonnement de Castoriadis montre que le libéralisme n’est historiquement viable que si les communautés où son règne est expérimenté sont, sociétalement, suffisamment solides et vivantes pour en contenir les aspects dévastateurs. Cette solidité tient autant à l’enracinement des systèmes de limitations culturelles et symboliques depuis longtemps intériorisés qu’aux régulations politiques d’un Etat qui ne s’était pas encore résolu à n’être qu’une structure d’accompagnement « facilitatrice » des « lois du marché ». C’est ce qui explique, par exemple, que dans la France des années soixante (la France du Général De Gaulle) la « croissance » connaisse un rythme soutenu et génère une augmentation réelle et générale du bien-être, alors que, entre autres données sociologiques très parlantes, le taux de délinquance demeurait à son plancher. La prégnance des anciens modèles comportementaux était encore dominante, et c’est sur cette base qu’ont pu s’accomplir les « trente glorieuses ». Dans les années suivantes, quand s’estompe la préoccupation du collectif et que triomphent les « égos émancipés », promus tant par les doctrinaires libertaires que par les slogans publicitaires, tous ces anticorps commencent à se dissoudre.

La période actuelle constitue pour Michéa l’aboutissement ultime d’une logique libérale désormais sans ailleurs et donc livrée à sa propre démonie. D’un côté l’extension indéfinie de la sphère marchande et, de l’autre la multiplication des conflits nés du relativisme moral. Autant de luttes qui se traduisent par de nouvelles contraintes et l’établissement d’une société de surveillance aux mailles sans cesse plus serrées. »

Pierre Bérard, Eléments, Printemps 2008.

podcast

(photo: fonctionnaires weberiens, music:  Praise Ye Name The Lord - Kiev Seminary Choir)

18/12/2014

boutik

 

"En 2015, sortie sur les écrans d'une nième version de La véritable histoire de Robin des Bois avec Max Boublil, Géraldine Nakache, Ary Abittan, Gérard Darmon, Patrick Timsit et Malik Benthala. A la production, Simon Istolainen, Ilan Goldman et Benjamin Drouhin. Dans son précédent film, Les gamins, Anthony Marciano avait réuni Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain, Arié Elmaleh, Elisa Sednaoui, Patrick Bruel, etc. Un film qui a été chaudement recommandé par le Coseil Représentatif des Institutions Juives de France." Faits et Documents, 15/12/2014-15/01/2015.

 

 

14/12/2014

eurocalypse

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"Ensuite, il y eut l'autre revanche, celle d'en-bas, celle de la rue, celle des gangs d'"immigrés de la quatrième génération", comme on disait à l'époque dans les provinces francophones de l'Union européenne. Ce fut la revanche des petits dealers de quatorze ans, des gamins qui vivaient la nuit et dormaient le jour, et qui n'avaient jamais rien connu de la vie que le béton, du shit, et le rap raciste anti-blanc qui résonnait à travers les quartiers nogo, tout le temps. Ce fut la revanche des paumés, la revanche des mecs qui n'étaient personne et qui n'étaient nés nulle part. Et cette revanche-là bien sûr, fut moins soyeuse que celle des Hindous en costards classieux. Ce fut la revanche au raz du bitume.

Ce qui se disait dans les halls, à l'époque, quand les Nordafs et les Afros parlaient des mecs de la mairie, c'était quelque chose comme:

"Connards de cocos, connards de bourgeois de gauche. Pendant un demi-siècle, vous nous avez tenus par les couilles, tas d'enflures. Vous jouez les potes avec nous, mais on est pas dupes.

"Vous n'êtes pas nos amis. Aucun enculé de Blanc n'est notre ami. Et nous allons vous le prouver. On est du côté du manche et ça va faire mal."

Et ouais, ça avait fait mal.

Le petit père Ahmed n'était pas un tendre. Pour entrer dans son crew de malade, fallait commencer par une baston avec un ancien, une explication velue à la batte de base-ball cloutée. Le principe était: le combat dure une minute, si tu es vivant à la sortie, tu rentres dans l'équipe. Pour tenir le choc, les mecs se sniffaient à la colle, juste avant. C'était ça le crew d'Ahmed, une vraie bande de fondus. Le jour où ces mecs-là se sont lâchés sur les connards de petits pédés de la mairie, fils de bourgeois un pouce dans le cul l'autre dans la bouche, qui jouaient à la gauche pour faire genre, eh bien ce jour-là ça a couiné sec. Les lopettes l'ont senti passer. Ces connards avaient organisé une manif contre l'implantation de l'usine de retraitement de déchets. Ils avaient organisé cette manif avec quelques centaines de mecs qu'ils tenaient par les couilles, des types qui devaient leur boulot ou leur logement à la mairie.

Mauvaise pioche, mauvaise pioche.

Des flics vinrent parler à Ahmed la veille du jour fatal.

"Demain, on compte sur toi pour éviter les ennuis, tous nos effectifs sont pris ailleurs."

Message reçu cinq sur cinq.

Ahmed et sa bande tombèrent sur la manif avec leurs battes de base-ball cloutées. Il y eut du connard de pédé de gauche éclaté. Ces branleurs suppliaient: "Nous frappez pas, on vous veut pas de mal, on manifeste pour le bien du quartier!"

Dans ta gueule enculé! Prends ça pour mon arrière-grand-père qui a été tué pendant la révolution contre les colons. Prends ça pour mon arrière-grand-père qui a trimé toute sa vie sur une chaine de montage pour que le tien puisse rouler dans sa caisse de bourge. Prends ça pour mon père qui n'a jamais pu trouver de boulot, qui a largué ma salope de mère, qui s'est fait flinguer il y a 10 ans pour une histoire de shit, du shit qu'il revendait aux enculés dans ton genre.

Du sang sur la chaussée. De la cervelle de petit pédé, éclatée, étalée sur le trottoir en couche épaisse.

Bienvenue en enfer, salauds de Blancs.

Après ça, on savait qui assurait l'ordre dans le quartier.

La suite? Du velours. Dés le lendemain, le maire est allé trouver les Frères du Renouveau. Ils l'ont envoyé paître, évidemment. Alors ce con de coco est allé trouver des pontes de son parti, à Paris. Ils l'ont envoyé chier idem. "Y a du pognon indien à récupérer, le quartier sera tenu, t'as fait ton temps". Voilà l'idée générale.

Exit le coco. Il est parti chanter l'Internationale dans une intrazone rurale, perdu dans ses rêves de révolution à la con. Le prolétariat immigré avait le choix entre la révolution et la revanche raciale, et le sous-prolétariat avait choisi à la place du prolétariat. Classique, tout cela. T'aurais dû t'y attendre, le coco.

Les Indiens installèrent leur usine dans la foulée. Et ainsi, depuis prés de trente ans, les affaires tournaient rond. De temps en temps, il y avait des accidents du travail, et les mecs crevaient. Y avait pas d'assurance, mais ça faisait partie du deal. En contrepartie les mecs avaient du boulot, de quoi manger et de quoi boire. Par rapport à ce qui se passait au même moment en Afrique, c'était le paradis sur terre."

Eurocalypse, Collectif Solon, Le retour aux sources/Scriptoblog, 2009.



podcast

12/12/2014

lol


Noël à l' Elysée par ina

10/12/2014

some fresh air

via E et R

(activez les sous-titres..)

09/12/2014

chaos

07/12/2014

anatomie du peuple élu

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"Qui sont les juifs? D'où viennent-ils? Comment se fait-il qu'à différentes périodes historiques ils apparaissent dans des lieux aussi différents et aussi éloignés les uns des autres?

Bien que la plupart des juifs contemporains soient absolument persuadés que leurs ancêtres sont les Israélites bibliques qui auraient été brutalement chassés par les romains, la vérité est que les juifs contemporains n'ont strictement rien a voir avec ces Israélites de l'antiquité, que ceux-ci n'ont jamais été expulsés, le soi-disant exil imposé par les Romains n'étant qu'un mythe juif de plus.

Shlomo Sand expliquait dans le journal israélien Ha'aretz:  "j'ai commencé à rechercher des études au sujet de l'exil de la terre promise, mais, à ma grande surprise, j'ai découvert qu'il n'existe pas de littérature scientifique à ce sujet. La raison en est que personne n'a jamais envoyé en exil la population de cette région. Les Romains ne chassaient pas les peuples qu'ils avaient conquis, et ils n'auraient d'ailleurs pas pu le faire même si cela avait été leur intention. Ils ne disposaient ni de trains ni de camions pour déporter des populations entières. Ce genre de logistique n'a existé qu'au XXème siècle. C'est à partir de là, en fait, que mon livre tout entier est né -de la prise de conscience que la société juive n'a été ni dispersée ni envoyée en exil."

L'idée d'une Marine Impériale Romaine travaillant 24h/24 et 7 jours sur 7 pour schlepper les judéens à Cordoue et à Tolède peut certes aider les juifs à se sentir importants, mais le sens commun suggère que l'armada romaine avait des choses bien plus importantes à faire. Bien plus intéressante encore est la conclusion logique de Sand: si le peuple d'Israël n'a pas été expulsé, alors les véritables descendants des habitants du Royaume de Judée ne peuvent être que les Palestiniens. Écoutons Sand à nouveau: "Aucune population ne demeure "pure" durant une période de plusieurs milliers d'années, mais les chances que les palestiniens soient des descendants de l'antique peuple juif sont infiniment plus grandes que celles que vous ou moi le soyons. Jusqu'à la révolte arabe de 1936-1939, les premiers sionistes savaient qu'il n'y avait pas eu d'exil et que les palestiniens étaient les descendants des habitants de la Terre Sainte. Ils savaient que des paysans ne quittent pas leur terre a moins d'en être chassés. Même Yitzhak Ben-Zvi, le deuxième président de l'état d'Israël, a écrit, en 1929 que l'origine de la plupart des fellahs (paysans palestiniens) ne remonte pas aux conquérants arabes, mais bien, avant ceux-ci, aux fellahs juifs qui étaient nombreux et avaient constitué la majorité dans l'édification du pays."

Dans son livre, Sand pousse tête idée plus loin, suggérant que jusqu'à la Révolte arabe, les dirigeants sionistes dit de gauche avaient tendance à penser que les paysans palestiniens (qui étaient vraisemblablement juifs de par leur origines) s'assimileraient à la culture hébraïque émergente et qu'ils finiraient par adhérer au mouvement sioniste. Ber borochov pensait qu'un "fellah se vêt comme un juif et se comporte comme un juif de la classe ouvrière, et qu'en fin de compte il ne sera en rien différent d'un juif." Cette notions a réapparu par la suite dans les écrits de Ben Gourion et dans ceux de Ben Zvi. Les deux dirigeant sionistes avaient compris que la culture palestinienne était profondément enracinée dans les vestiges bibliques, tant linguistiquement que géographiquement (à savoir dans les noms des villages, des villes, des rivières et des montagnes). Au moins à cette étape précoce, tous deux voyaient dans les palestiniens autochtones des parents du point de vue ethnique, et potentiellement des frères. Ils voyaient aussi dans l'islam une "religion démocratique" amicale. Après 1936, Ben Gourion et Ben Zvi mirent leur enthousiasme "multiculturel" en sourdine. En ce qui concerne le premier, l'épuration ethnique des palestiniens semblait bien plus le passionner.

On est fondé à s'interroger: si les Palestiniens sont les "vrais juifs", alors qui sont ces gens qui se disent tels? La réponse de Sand est simple et raisonnable: "Ce n'est pas un peuple qui s'est répandu, c'est la religion juive. Le judaïsme pratiquait le prosélytisme. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, dans le judaïsme primitif, i l y avait une véritable soif de conversion des non-juifs." Les religions monothéistes étant moins tolérantes que les religions polythéistes, elles ont une tendance à l'expansion. L'expansionnisme juif, dans ses premiers jours, était non seulement similaire au prosélytisme chrétien, mais c'est même en réalité lui qui a sème les graines du zèle pour la conversion d'autrui présent dans la pensée et dans la pratique chrétienne originelle.

Les juifs d'Espagne dont on considère communément qu'ils sont des parents de sang des anciens Israélites, s'avèrent avoir été des berbères convertis. Sand explique: "Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes étaient apparues en Espagne. C'est alors que j'ai réalisé que Tarik Ibn Ziyad, le commandant en chef des musulmans qui conquirent l'Espagne, était un berbère, tout comme la plupart de ses soldats. Le royaume de la reine berbère juive Dihya la-kahina avait été vaincu seulement 15 ans auparavant. Et la vérité c'est qu'un certain nombre de sources chrétiennes disent que beaucoup des conquérants de l'Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profondément enracinée de l'importante communauté juive d'Espagne était ces soldats berbères qui avaient adopté le judaïsme.

Conformément à l'attente, Sand fait sienne l'hypothèse largement admise que les Khazars judaïsés constituent la principale origine des juifs d'Europe orientale, qu'il appelle "la nation yiddish". À la question de savoir pourquoi ces juifs parlent le yiddish -une langue très largement considérée comme étant un dialecte allemand médiéval- il répond: " Les juifs constituaient une classe de gens dépendants de la bourgeoisie allemande dans l'est de l'Europe, c'est la raison pour laquelle ils avaient adoptée le vocabulaire allemand."

Sand nous laisse avec la conclusion inévitable que les juifs contemporains n'ont pas d'origine commune et que leur ascendance sémitique est un mythe. Les juifs n'ont strictement aucune origine en Palestine et, par conséquent, leur acte de soi-disant "retour" doit être appréhendé comme un prétexte à une invasion expansionniste tribale.

Bien que la judéité ne constitue aucun continuum racial, l'identité juive est racialement connotée. Beaucoup de juifs, même laïcs, continuent à voir dans les mariages mixtes une menace existentielle. De plus, en dépit de la modernisation et de la sécularisation, la grande majorité des juifs laïcs continuent à pratiquer le rituel de sang qu'est la circoncision.

Contrairement à d'autres "nouveaux historiens" israéliens qui se sont attachés à saper les présupposés de l'historiographie sioniste, Sand ne se contente pas de se référer à 1948 ou aux débuts du sionisme, il remonte plusieurs milliers d'années dans le passé. A la différence des "nouveaux historiens", qui "révèlent" une vérité que connait tout petit enfant palestinien, à savoir le fait que les Palestiniens ont été victimes d'une épuration ethnique, le corpus de travail et la pensée de Sand sont susceptibles d'ouvrir la porte à des recherches ultérieures sur la signification du nationalisme, de l'identité et de la politique juifs. La lecture critique que Sand fait de l'histoire juive pose le cadre de discussions à venir sur la conception juive de l'historicité et de la temporalité. La compréhension de ces deux notions cruciales fournira la clef intellectuelle qui nous permettra de démanteler le pouvoir politique juif et elle pourrait même aider les juifs à s'amender et à se libérer de leur discours politique extrêmement dangereux.

Si Sand est dans le vrai, alors les juifs, plutôt que constituer une race, sont un collectif de nombreux peuples qui ont été pris en otage par un mouvement nationaliste basé sur des mythes. Si les juifs ne sont pas une race et s'ils n'ont rien à voir avec le sémitisme, alors l'"antisémitisme"est, formellement, un mot vide de sens. Autrement dit, la critique du nationalisme, du lobbying et du pouvoir juifs ne peut être considéré comme autre chose qu'une critique légitime d'une idéologie, d'une politique et d'une praxis (parmi d'autres).

Les ennemis idéologiques d'Israël sont engages dans un conflit sans merci avec cet état et ses séides. Mais le problème ne se résume pas à Israël, à son armée ou à ses dirigeants. Le problème est, de fait, une guerre contre une idéologie exclusiviste, contre un fantasme que l'Occident a fait sien et qui l'a, tout au moins momentanément, détourné de ses inclinaisons humanistes et de ses aspirations athéniennes. Combattre un esprit est beaucoup plus difficile que de lutter contre des gens en chair et en os, ne serait-ce que parce qu'on doit, au préalable, se battre contre les traces que cet esprit a pu laisser en nous-mêmes. Si nous voulons combattre Jérusalem, nous aurons sans doute à nous confronter, au préalable, au Jérusalem qui est en nous."

Gilad Atzmon, La parabole d'Esther, Anatomie du peuple élu, 2012.


podcast

PS1: jusqu'à quand? http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/05/97001-20141205FILWWW00307-la-sncf-versera-60-millions-de-dollars-aux-victimes-americaines-de-la-shoah.php...

PS2: jusqu'à quand? (Mitterrand vs Elkabach)

PS3: en écoutant parler Mitterrand que je n'ai jamais aimé (trop tortueux), je comprends toute la différence qu'il peut y avoir entre un homme d'Etat (qu'il était malgré tout) et un pantin spectaculaire contemporain comme Hollande ou Sarkosy. tragique.

01/12/2014

hugworld

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"OUVERTURE DU PREMIER "MAGASIN À CÂLINS"

Inspirée par la mode du "Free Hug", une Américaine a ouvert la première boutique de "câlins", mais cette fois-ci payants. Et c'est un succès. Câlin classique, câlin en cuillère, caresse du cuir chevelu, session main dans la main" : Avec ses services un peu surprenants, "Cuddle Up To Me" (caline-toi à moi), la première boutique à câlins ouverte par l'Américaine Samantha Hess, serait déjà un succès. En une semaine, cette gérante aurait déjà eu plus de 10.000 demandes de rendez-vous. Des patients qui "manquent de contact humain", prêts à payer un dollar la minute pour un contact physique non sexuel. Pour éviter tout dérapage, Samantha Hess fait passer une consultation aux nouveaux clients, et sa boutique est équipée de caméras (une dans chaque chambre).  Les discussions sont "optionnelles mais possibles", et les séances durent au minimum 15 minutes. Et à ceux qui estiment que ce nouveau business s'apparente à de la prostitution, Samantha Hess répond que "les câlins professionnels sont platoniques, que l'idée est d'offrir de l'estime de soi." source