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12/11/2016

hold and turn the infinite

11/11/2016

Fuck you Clinton

Oh la gueule de bois dans le camp du bien!! Bonne journée à tous..

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07/11/2016

SHTF n+1

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"L'homme qui répond aux questions ci-dessous, raconte comment lui et son clan ont survécu pendant un an dans une ville de 60 000 habitants durant l'effondrement de la Bosnie en 1992.

Sans eau, sans électricité, sans pétrole, sans système de santé, sans protection civile, sans systèmes de distributions ou de réseaux traditionnels, ce survivant devenu par la suite survivaliste, témoigne sans détours d'une survie urbaine crue et pragmatique.

L'échange est long, et ce qui est présenté ici n'est qu'une ligne droite pouvant nous faire conscientiser certaines lacunes, ou encore remettre en cause certaines idées quant a l'effondrement de la normalité dans un univers urbain.

L'avantage de ce retour d'expérience, est qu'il est bâtit sur un questionnement purement survivaliste issu du forum "Survivalist Boards", et que l'orientation de l'entretient est donc extrêmement ciblé sur les réalités d'une survie urbaine durant un effondrement de la normalité.

Même si ce témoignage reste d'une situation extreme, il nous permet d'entrevoir certaines réalités, et de rétablir une certaine priorité au sein de nos préparations.

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"Je suis de Bosnie, et comme vous le savez, c'était l'enfer la bas de 1992 a 1995. Pendant 1 an, j'ai vécu et survécu dans une ville de 60 000 habitants sans électricité, sans pétrole, sans eau courante, sans services traditionnels de distribution de nourriture et de consommables, et sans aucune organisation gouvernementale.

Notre ville était encerclée par des forces armées pendant 1 an, et dans cette ville, c'était la merde. Nous n'avions pas de police ou d'armée organisée…il y avait des groupes armés, et ceux qui étaient armés défendaient leurs maisons et leurs familles. Quand tout a commencé, certains d'entre nous étaient mieux préparés que d'autres, mais la plupart des familles voisines n'avaient de la nourriture que pour quelques jours. Certains d'entre nous avaient des pistolets, et très peu étaient ceux qui avaient des AK47 et des fusils.

Apres 1 ou 2 mois, les gangs ont commencés leur destruction: les hôpitaux par exemple, se sont rapidement transformés en abattoirs. Les forces de police n'étaient plus présentent, et l'absentéisme du personnel hospitalier était de plus de 80%. J'ai eu de la chance, ma famille était large a cette époque (15 membres dans une grande maison, 6 pistolets, 3 AK47), et donc nous avons survécu…tout du moins la plupart d'entre nous. Les Américains balançaient des MRE (Meals Ready to Eat - Rations de combat) tous les 10 jours pour aider les villes encerclées comme la notre, mais ce n'était jamais assez. Quelques maisons avaient des petits jardins potager, mais la plupart n'en avaient pas.

Apres 3 mois, les premières rumeurs de décès par famine commençaient…mais aussi les décès par exposition au froid.  Nous avons démonté toutes nos portes, l'encadrement des fenêtres des maisons abandonnées, notre parquet...et j'ai aussi brûlé la totalité de nos meubles pour nous tenir chaud. Beaucoup sont mort de maladies, surtout a cause de l'eau (2 membres de ma famille), nous buvions principalement l'eau de pluie, nous mangions du pigeon et même du rat. La monnaie est vite devenue de la merde… Nous faisions du troque; pour une boite de boeuf tu pouvais avoir une fille pour quelques heures (c'est dur, mais c'était la réalité), je me rappel que la plupart des femmes qui vendaient leurs corps étaient des mères désespérées. Armes a feu, munitions, bougies, briquets, antibiotiques, pétrole, piles et nourriture…on se bâtaient comme des animaux pour ça. Dans une situation comme celle-la, tout change, et la plupart des gens deviennent des monstres…c'était moche.

La force était dans le nombre. Si vous étiez tout seul a vivre dans une maison, ce n'était qu'une question de temps avant d'être pillé et tué…peu importe si vous étiez armé. Moi et ma famille, nous sommes prêt maintenant; je suis bien armé, j'ai un bon stock et je suis "éduqué".  Ce n'est pas important ce qui va se passer; tremblement de terre, guerre, tsunami, extra-terrestres, terrorisme, pénurie, effondrement économique, émeute…l'important c'est que quelque chose va se passer ! De mon expérience, vous ne pouvez pas survivre seul, la force est dans le nombre, soyez proche de votre famille, préparez avec elle, choisissez vos amis sagement et préparez-vous avec eux aussi.

1- Comment vous déplaciez-vous en sécurité ?

En fait la ville était divisée en communauté de rues. Dans ma rue (15 / 20 maisons) nous avons organisé des patrouilles (5 hommes armé chaque soirs) pour garder un oeil sur les gangs et les ennemies. On troquait entre nous dans la rue. A 5 kilomètres il y avait une rue très organisée pour le troque, mais c'était trop dangereux de s'y rendre pendant la journée a cause des tireurs d'élite. En plus on avait plus de chance de se faire dépouiller la bas que de troquer, et je n'y suis allé que 2 fois, et seulement quand j'ai vraiment eu besoin de quelque chose de particulier et d'important (il parle principalement ici de médicaments, et notamment d'antibiotiques). Personne n'utilisait les voitures en ville parce que les routes étaient bloquées avec des débris, ou d'autres voitures abandonnées…et le pétrole valait de l'or ! Si je devais aller quelque part c'était de nuit. Ne jamais se déplacer seul, mais jamais en groupe important non plus (2 / 3 hommes peut être). Toujours armé, très vite, et toujours dans les ombres au travers des ruines, jamais dans les rues. Il y avait beaucoup de bandes organisées, 10 / 15 personnes, parfois 50…mais il y avait aussi des gens comme toi et moi, des pères, des grands pères, des gens bien avant la merde, qui maintenant tuais et pillais. Il n'y avait pas vraiment de bons et de méchants…la plupart étaient entre les deux; c'est a dire prêt a tout, au bon comme au moins bon.

2- Et le bois ? Il me semble qu'il y a beaucoup de forets autour de ta ville, pourquoi avez-vous brûlé vos meubles et vos portes ?

Autour de ma ville il n'y a pas beaucoup de bois. Ma ville était une très belle ville, elle ressemblait a n'importe qu'elle autre ville avec ses cinémas, ses restaurants, ses écoles, son aéroport, ses centres culturels… Nous avions des arbres dans la ville, des parcs et des arbres fruitiers…mais tous les arbres ont été brûlé en moins de 2 mois. Quand tu n'a pas d'électricité pour préparer la nourriture et te chauffer, tu brules ce que tu as sous la main; tes meubles, tes portes, ton parquet (et ça brule vite ce bois la !). Nous n'avions pas de banlieue et de fermiers. Dans les banlieues c'était l'ennemie, et nous étions encerclés. Et dans la ville, tu ne savais pas qui était ton ennemi.

3- Quelles sorte de savoirs faire as-tu utilisé durant cette période ?

Tu peux imaginer que d'une certaine manière c'est le retour a l'âge de pierre ! Par exemple, j'avais une bouteille de gaz. Mais je ne l'utilisais pas pour faire chauffer ou préparer notre nourriture, c'était trop précieux ! J'ai bidouillé la bouteille pour pouvoir y attacher un tuyau pour recharger les briquets. Les briquets, ça n'a pas de prix ! Une personne m'amenait un briquet vide, je le rechargeait, et je prenais une boite de conserve ou une bougie en échange par exemple. J'espère que tu comprends mon exemple. Aussi, je suis infirmier. Dans ces conditions, mes connaissances étaient mon argent. Soyez éduqués et entraînés…durant un tel effondrement, tes connaissances valent de l'or si tu sais réparer certaines choses. Les objets et les stocks vont disparaitre un jours, c'est inévitable…mais tes connaissances peuvent être ta nourriture. Je veux dire…apprends a réparer les choses; les chaussures ou les gens...Par exemple, mon voisin savait faire du pétrole pour les lampes…il n'a jamais eu faim.

4- Si tu avais 3 mois pour te préparer aujourd'hui, qu'est ce que tu ferais ?

Si j'avais 3 mois pour me préparer ? Hmmm…fuir a l'étranger ? (blague). Aujourd'hui, j'ai conscience que les choses peuvent s'aggraver très très rapidement. J'ai de la nourriture, des produits pour l'hygiène, de l'énergie etc.  Un approvisionnement de 6 mois. Je vis en appartement avec une bonne sécurité. J'ai une maison avec un abris dans un village a 5 kilomètres de mon appartement, et dans cette maison j'ai encore 6 mois d'approvisionnement. Ce village est une toute petite communautés, la plupart des habitants sont préparés…ils ont apprit avec la guerre. J'ai 4 différentes armes a feu avec 2000 munitions chacune. J'ai un bon jardin avec la maison et des connaissances en jardinage. Aussi, j'ai un don maintenant pour sentir la merde…tu sais, quand tout le monde autour de toi dit que tout va bien ce passer, mais que toi tu sais qu'en fait tout va s'effondrer ? Je pense que j'ai la force de faire tout ce que je dois faire pour survivre et protéger ma famille, parce que quand tout s'effondre, soi sur, si tu n'a rien, tu vas faire des choses qui ne sont pas très jolies pour sauver tes gosses…tu veux juste survivre avec ta famille. Survivre seul; aucune chance (c'est mon opinion), peu importe si tu es armé et préparé, au final, si tu es seul tu vas mourir, je l'ai vu...plein de fois.  Des groupes et des familles avec énormément de préparation et de connaissances variées, c'est le mieux.

5- Quel matériel devrions-nous stocker ?

Ca dépend. Si tu veux survivre comme un voleur, la seule chose dont tu as besoin c'est des armes et beaucoup de munitions. A part des munitions, de la nourriture, du matériel pour l'hygiène et de l'énergie (piles etc…), tu veux te pencher sur des petites choses faciles a troquer; couteaux, briquets, savon, pierres a feu… Aussi, beaucoup d'alcool, le genre qui se garde longtemps, comme du whisky par exemple, la marque n'est pas importante, ça peut être le truc le moins chère possible, mais c'est très bien pour le troque dans les moments difficile. Le manque d'hygiène a fait beaucoup de morts. Tu vas avoir besoin de choses très simples, mais en quantités importantes, comme énormément de sacs poubelle, je veux dire, énormément ! Et beaucoup de duct tape. Des assiettes et des gobelets en plastique ou en carton…tu vas en avoir besoin beaucoup ! Je sais, parce que nous n'en avions pas du tout. Mon opinion est que le matériel pour l'hygiène est peut être encore plus important que la nourriture. Tu peux facilement tuer un pigeons, ou trouver quelques plantes a te mettre sous la dent, mais tu ne peux pas tuer du produit désinfectant pour les mains par exemple. Plein de produit pour nettoyer, désinfecter, beaucoup de savon, de la Javel, des gants, des masques…tout ce qui est jetable. Aussi, un entrainement dans les premiers soins, apprendre a nettoyer une plaie, une brulure ou même une blessure par balle, car il n'y a pas d'hôpital…même si tu trouves un médecin quelque part, il n'aura pas de médicaments, ou tu n'auras rien pour le payer. Apprendre a utiliser les antibiotiques, et en avoir beaucoup. Pour les armes il faut rester simple. Maintenant je porte un Glock .45, parce que j'aime bien, mais c'est pas une arme ou un calibre répandu ici, donc j'ai aussi deux 7,62 mm TT pistolets Russe cachés, parce que tout le monde a cette arme ici, et beaucoup de munitions. J'aime pas les Kalashnikov, mais c'est pareil, tout le monde en a une…donc…Il faut avoir des choses petites et discrètes. C'est bien d'avoir un générateur par exemple, mais c'est mieux d'avoir 1000 briquets BIC. Le générateur, dans une situation merdique, va attirer l'attention. 1000 briquets prennent pas de place, c'est pas chère, et tu peux toujours les troquer pour quelque chose. Pour l'eau, la plupart du temps on récupérait l'eau de pluie dans 4 gros tonneaux, après on la portait a ébullition…on avait aussi une rivière pas loin, mais l'eau est vite devenue trop polluée. Le matériel pour l'eau est très important. Il faut avoir des tonneaux, des seaux et des récipients pour stocker et transporter l'eau.

6- Est-ce que l'or et l'argent métal t'on aidé ?

Oui. Personnellement, j'ai échangé tout mon or pour des munitions. Parfois on était capable d'utiliser de la monnaie (Mark et Dollars) pour acheter certaines choses, mais ces occasions étaient rares, et le prix était toujours exorbitant. Par exemple, une boite de haricots valait 30/40 $. La monnaie courante s'est très vite effondrée. Simplement, on troquait quelque chose pour autre chose.

7- Est-ce que le sel avait de la valeur ?

Oui, mais pas autant que le café ou les cigarettes. J'avais beaucoup d'alcool, et j'ai troqué avec sans problème. La consommation d'alcool était plus de 10 fois supérieur qu'en temps normal. Maintenant, c'est probablement mieux de stocker des cigarettes, des briquets et des piles pour le troque parce que ça prend moins de place. Je n'étais pas un prepper a l'époque, on a pas eu le temps de se préparer…quelques jours avant que la merde atterrisse dans le ventilateur, les politiciens a la télé répétaient que tout allait bien. Quand le ciel nous est tombé sur la tête, on a juste prit ce qu'on pouvait.

8- Est ce que ça a été difficile d'obtenir une arme a feu durant l'événement et qu'est ce que vous avez pu troquer pour les armes et les munitions ?

Apres la guerre, chaque maison avait une arme. La police a réquisitionnée pas mal d'armes au début de la guerre…mais la plupart des gens ont caché leurs armes quelque part. J'ai une arme légale (licence), et les autorités ont une lois qui s'appelle "collection temporaire". Dans une situation de trouble (émeutes par exemple…), le gouvernement a le droit de temporairement confisquer toutes les armes…donc tu gardes ça en tête. Tu sais, il y a des gens qui ont une arme légale, mais ceux qui ont des armes légales ont aussi des armes illégales cachées quelque part, juste au cas ou il y aurait une confiscation. Si tu as de bonnes choses a troquer, c'est pas compliqué de trouver une arme pendant une situation difficile, mais ce qu'il faut savoir, c'est que les premiers jours sont les plus dangereux en terme de chaos et de panique, et que peut être que tu ne va pas avoir le temps de trouver une arme pour défendre ta famille. Ne pas être armé durant la panique, le chaos et les émeutes…c'est pas bien. Dans mon cas, a un moment un homme avait besoin d'une batterie de voiture pour sa radio, et il avait des fusils…j'ai troqué la batterie pour 2 fusils. Pour les munitions…parfois je troquais des munitions pour de la nourriture, et quelques semaines plus tard de la nourriture pour des munitions. Par contre, je ne faisais jamais du troque chez moi, et jamais dans des quantités importantes. Très peu de gens (voisins) savaient combien de choses j'avais chez moi. Le truc, c'est de stocker le plus possible en rapport avec l'espace et l'argent…et après, suivant la situation, tu vois ce qui est le plus demandé. Correction, munitions et armes auront toujours la première place pour moi…mais qui sait, numéro deux c'est peut être des masques a gaz avec des filtres.

9- Et la sécurité ?

La défense était très primitive. Encore une fois, nous n'étions pas prêt…et nous avons utilisé ce que nous pouvions. Les fenêtres étaient cassées, les toits étaient en piteux états a cause des bombardements. Toutes les fenêtres étaient bloquées avec quelque chose: sacs de sables, pierres. J'ai bloqué ma porte de jardin avec des débris, et j'utilisais une échelle en aluminium pour passer au dessus du mur. Quand je revenais chez moi, j'appelais quelqu'un pour qu'il me passe l'échelle. Un mec dans notre rue a complètement barricadé sa maison. Il a fait un trou dans un mur connecté a la maison de son voisin qui était en ruine…une entrée secrète. Ca va paraitre étrange, mais toutes les maisons les plus sécurisées ont été pillées et détruites en premier. On avait de belles maisons dans mon quartier, avec des murs, des chiens, des alarmes et des barres de fer aux fenêtres. Les foules ont attaquées ces maisons en premier…certaines étaient défendues et ont tenues, d'autres non…ça dépend combien d'armes et de bras ils avaient a l'intérieur. Je pense que la sécurité c'est important, mais il faut la garder d'un profil bas…oublies les alarmes par exemple. Si tu vies en ville et que la merde arrive, tu vas avoir besoin d'un endroit simple et sobre, avec beaucoup d'armes et de munitions. Combien de munitions ? Le plus possible.

Il faut garder ton domicile le plus inintéressant possible. Aujourd'hui ma porte est en acier pour des raisons de sécurité, mais seulement pour me sauvegarder de la première vague de chaos…après ça, je pars pour retrouver un groupe plus important (famille et amis) a la campagne. A la maison, on a eu des situations pendant la guerre, pas besoin de rentrer dans les détails…on a toujours eu plus de puissance de feu, et le mur en brique. Aussi on avait toujours quelqu'un qui surveillait la rue…une bonne organisation au cas ou les gangs viennent est primordial. Il y avait toujours des coups de feu en ville. Encore une fois, la défense de notre périmètre était très primitive…toutes les issues étaient barricadées, avec juste des petites ouvertures pour les fusils, et toujours au minimum 5 membres de la famille a l'intérieur prêt a se battre, et une personne dans la rue, cachée. Pour éviter les tireurs d'élite, on restait a la maison toute la journée. Dans les premiers temps, les faibles meurent, et les autres se battent. Il n'y avait presque personne dans les rues durant la journée a cause des tireurs d'élite…la ligne de défense était extrêmement rapprochée. Beaucoup sont mort parce qu'ils voulaient aller se renseigner sur la situation par exemple…c'est très très important, il faut se rappeler que nous n'avions pas d'informations, pas de radio, pas de télé…rien, juste des rumeurs. Il n'y avait pas d'armée organisée…mais nous étions tous des soldats.  On était forcé. Tout le monde portait une arme et essayait de se protéger. Dans la ville, tu ne veux pas porter de truc de qualité parce que quelqu'un va te tuer et te prendre tes affaires. Tu ne veux même pas avoir un beau fusil, et attirer l'attention. Je vais te dire; si c'est la merde demain, je veux rester sobre, et ressembler a tout le monde dehors, peureux, désespéré, confus, et peut être que je vais crier et pleurer un peu… Pas de vêtement chic…je ne vais pas sortir avec mes super habits tactiques tout neuf et crier "je suis la, vous êtes tous mort maintenant les méchants !". Je vais rester profil bas, lourdement armé et bien préparé en attendant et en évaluant mes options, avec mon meilleur ami ou mon frère a mes cotés. Ca n'a pas d'importance d'avoir une super sécurité, un super fusil…si les gens voient qu'ils devraient probablement te voler, que tu es rentable, ils vont te voler. C'est seulement une question de temps, et de combien de bras et d'armes vont être de la partie.

10- Quelle était ta situation avec les toilettes ?

On utilisait une pelle et n'importe qu'elle bout de terre a proximité de la maison…ça a l'air sale, mais c'était sale. On se lavait avec l'eau de pluie récupérée, ou alors a la rivière, mais la plupart du temps c'était trop dangereux. On avait pas de papier hygiénique…et même si j'en avait je le troquais. C'était une sale situation. Si je peux te donner un conseil; en premier, il faut avoir des armes et des munitions…après tout le reste, et je veux dire tout ! Ca dépend de la place que tu as et de ton budget bien sur. Si tu oublis quelque chose, c'est pas grave, il y aura toujours quelqu'un pour troquer…mais si tu oublis les armes et les munitions, tu ne pourras pas avoir accès au troque. Aussi, je ne vois pas les grandes familles comme plus de bouches a nourrir, je vois les grandes familles comme plus d'armes et plus de forces…après, c'est dans la nature des gens de s'adapter.

11- Et les soins pour les gens malades ou blessés ?

Les blessures étaient principalement des blessures par balles. Sans les spécialistes et tout le reste, si la victime avait la chance de trouver un docteur quelque part, il avait 30% de chance de s'en sortir. C'était pas comme dans les films, les gens mourraient…beaucoup sont morts de petites blessures infectées. J'avais des antibiotiques pour 3 ou 4 traitements, bien sur, seulement pour ma famille. Des choses très bêtes tuais les gens. Une simple diarrhée est capable de te tuer en quelques jours sans les médicaments et l'hydratation nécessaire…surtout les enfants. On a eu beaucoup de maladies de la peau, et des empoisonnements alimentaire…on pouvait pas faire grand chose. On faisait beaucoup avec les plantes locales et l'alcool, et pour le court terme ça allait, mais sur le long terme c'était horrible. L'hygiène est primordiale…et avoir le plus de médicaments possible, surtout les antibiotiques." source

06/11/2016

what else?

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cible à mon club de tir ce matin:D

(ils ont pris cher)

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05/11/2016

Clinton pride

02/11/2016

capital nomade et logique marchande

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"En 2016, L'Humanité30 révèle qu'à travers le mécanisme d’optimisation fiscale dit des « prix de transfert », Pierre Gattaz affecte une bonne partie des marges de Radiall réalisées en France à des filiales à l’étranger, ce qui a permis au groupe de réduire de 25 % à 3 % la part de ses impôts payés en France, permettant sur les 25 millions de bénéfices réalisés en 2015 de ne payer que 202 000 € d'impôts, tout en touchant 876 000 euros de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), un million de crédit d'impôt recherche, et au moins 623 000 euros d’autres crédits d’impôt, le tout sans aucune contrepartie (l'entreprise n'ayant pas créé un seul emploi cette année-là)49. Pierre Gattaz fit une réponse détaillée à cet article en publiant un post sur son blog. Il y rappelle que si Radiall avait rapatriés les bénéfices de ses filiales étrangères cela aurait permis au groupe de ne pas payer d'impôt du tout car le report des exercices déficitaires de cette société représentent une créance de 20,5 millions d'euros50. Le taux d’imposition moyen de Radiall au niveau mondial a ainsi diminué de 31 % à 24 % entre 2010 et 2013, et la part des impôts sur les bénéfices payée en France est passée de 25 % à 3%30." Wikiped

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« Un marchand n’est nécessairement citoyen d’aucun pays en particulier. Il lui est, en grande partie, indifférent en quel lieu il tienne son commerce, et il ne faut que le plus léger dégoût pour qu’il se décide à emporter son capital d’un pays dans un autre, et avec lui toute l’industrie que ce capital mettait en œuvre. » Adam Smith, (premier internationaliste conséquent), Recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations, 1776.

photo: le capital déserte l'Amérique comme il déserte l'Europe occidentale. Et pour cause.

01/11/2016

Welcome to UE!

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"Georges Soros, l’un des cinq gros donateurs de la campagne Hillary Clinton, avoue avec candeur avoir investi 500 millions de dollars pour faciliter le mouvement migratoire des peuples arrachés à leur foyer par la guerre. Le philanthrope fabricant des drapeaux des révolutions colorées a également financé un groupe ‘Welcome to UE’ qui distribue des manuels en arabe avant le départ des réfugiés de leur pays d’origine. Il a constitué des équipes de médecins et d’infirmiers et d’assistants sociaux israéliens arabophones accueillent les réfugiés avant même qu’ils ne mettent pied à terre sur l’île de Lesbos.

Ils vont repeupler l’Europe sénescente dans des conditions de tension alimentée pour être vendue comme un conflit ethnique. Ils seront les travailleurs qui accepteront les conditions de survie de l’ouvrier de l’Ancien Régime en échange de leur sécurité et de celle de leur famille. Tel était le contrat qui avait  fondé la division du travail entre paysans plus ou moins asservis et la chevalerie, détentrice de moyens de répression contre un éventuel agresseur.

A ce stade, l’argent ne détruit pas seulement l’homme et les sociétés humaines, il se détruit lui-même. La déliquescence de tous les partis socio-démocrates en particulier européens ne dit qu’une seule chose, le système est irréformable. Toutes ces récentes décennies l’ont prouvé avec une ère mitterrandienne particulièrement démonstrative, et son avatar actuel sous la forme d’un Président Poire élu par défaut qui n’y a jamais cru, les contradictions du système sont à leur acmé.

S’il le fallait, la preuve de Mélenchon par Tsipras s’ajoute au dossier de l’impossible tâche socialiste de la Réforme pour une survie du système.

Il ne peut plus rien redistribuer pour réalimenter la boucle du  profit et de la plus-value. Qu’il crève.

A Joigny, le 10 mai 1775, une lettre cachetée de cire rouge avait été trouvée, elle portait l’inscription d’une seule phrase : « Nous som vingt millions d’hom qui meurt de fin- aussi soutenon-nous pour la révolte » (sic)

C’est bien ce qu’ont dit les mineurs de Gafsa, les ouvriers du textile de Mahalla et de la place Tahrir. Ce qu’ont dit les opposants à la Loi « démantèlement du Code du Travail »  et ceux qui s’opposent au CETA et au TAFTA.

Nous soutenons la destruction du système qui nous détruit." De Defensa

30/10/2016

pussyleaks?


pour avoir une idée plus complète de la corruption sans limite du clan Clinton (Wikileaks)

"(...) S'il y a une chose qui est frappante ici, quand on se promène à travers l'Ohio, c'est à quel point Hillary est détestée ou vue avec une profonde méfiance, même parmi les personnes qui affirment qu'elles voteront pour elle. «Si, quand je me réveille le 9 novembre, elle est élue, je serai très étonné», confie sous couvert de l'anonymat un responsable de la campagne démocrate qui vient juste d'arriver à Cincinnati, après un immense périple à travers vingt États américains pour battre le rappel des troupes. «Il n'y a aucun enthousiasme!», poursuit-il, très inquiet, parlant du contraste entre ce scrutin et les campagnes de Barack Obama en 2008 et même en 2012. «Tout le monde dit que tout est joué, mais la grande question est de savoir si la base - et notamment les femmes, les jeunes et les Noirs - se déplacera en masse pour voter. (...)" Figaro

Contrairement au message de la propagande pro-Clinton, c'est peut-être plié mais pour Trump...

La vraie question est de savoir comment va se comporter l'"establishment" en cas de victoire du camp Trump.

Si tant est que Trump ne soit pas le faux-nez du même establishment.

Comme dit Grasset, quel que soit le résultat, va y a voir du sport.

29/10/2016

un ordre parfait

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"On se cherche des retraites à la campagne. Et toi-même, tu as coutume de désirer ardemment ces lieux d'isolement. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion puisque tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part en effet, l'homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son âme, surtout s'il possède, dans son for intérieur,  ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude absolue, et par quiétude, je n'entends rien autre qu'un ordre parfait.

(...) Il reste donc à te souvenir de la retraite que tu peux trouver dans ce petit champ de ton âme. Et, avant tout, ne te tourmente pas, ne te raidis pas; mais soit libre et regarde les choses en être viril, en homme, en citoyen, en mortel. Au nombre des plus proches maximes sur lesquelles tu te pencheras, compte ces deux: l'une, que les choses n'atteignent point l'âme, mais qu'elles restent confinées au dehors, et que les troubles ne naissent que de la seule opinion qu'elle s'en fait. L'autre, que toutes ces choses que tu vois seront, dans la mesure où elles ne le sont point encore, transformées et ne seront plus. Et de combien de choses les transformations t'ont déjà eu pour témoin! Songes-y constamment: le monde est changement, la vie remplacement."

Marc-aurèle (121-180 ap JC), Pensées pour moi-même.

 

"Quand j’étais gamin, petit Parisien élevé au gaz d’éclairage et au temps des restrictions, mon père m’avait envoyé prendre l’air à la campagne, aux soins d’un vieux couple. Lui était jardinier, il bricolait çà et là, entre les plants de carottes et les rangs de bégonias. Le bonhomme était doux et tendre, même avec ses ennemies les limaces. Devant sa femme, jamais il n’ouvrait la bouche, à croire qu’elle lui avait coupé la langue et peut-être autre chose. Il n’avait même pas droit aux copains c’est-à-dire au bistrot. J’étais son confident, le seul, je crois, qui eut jamais ouvert le cœur à sa chanson. Il me racontait le temps lointain quand il avait été un homme. Cela avait duré quatre années terribles et prodigieuses, de 1914 à 1918. Il était peut-être un peu simple d’esprit mais son œil était affûté et son bras ne tremblait pas. Un officier avait repéré les aptitudes du bougre et fait de lui un tireur d’élite, un privilégié. Armé de son Lebel, li cartonnait ceux d’en face avec ardeur et précision, sans haine ni remords. Libre de sa cible et de son temps, exempté de la plupart des corvées, il était devenu un personnage. Il tirait les porteurs d’épaulettes et de galons en feldgrau. Il me cita des chiffres incroyables qui avaient sans doute gonflé dans sa petite tête radoteuse en trente ans de remachouillis solitaires. Avec lui j’ai découvert cette vérité énorme que la vie d’un homme, ce ne sont pas les années misérables qui se traînent du berceau à la tombe, mais quelques rares éclairs fulgurants ; Les seuls qui méritent le nom de vie. Ceux que l’on doit à la guerre, l’amour, l’aventure, l’extase mystique ou la création. A lui, la guerre, généreusement, avait accordé quatre ans de vie. Privilège exorbitant au regard de tous les bipèdes mis au tombeau sans jamais avoir vécu. "

Dominique Venner, Le cœur rebelle. 1994.


podcast

27/10/2016

ouais, bien sûr, bien sûr

anatomie du chaos n+1

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sans commentaire. quoique.

remigration?

"Il m'arrive de lire sur les sites de la dissidence des commentaires de nationalistes qui pensent que ces gens-là sont en France uniquement pour les allocations, ce qui n'est pas faux, et qu'ils en repartiraient de leur plein gré si un gouvernement digne de ce nom venait au pouvoir et leur coupait les vivres. C'est faire preuve à mon sens d'une grande naïveté. Pourquoi voulez-vous qu'ils partent ? Pour aller où ? Avez-vous la moindre idée d'où viennent ces populations ? Vous croyez réellement qu'elles vont regagner leurs taudis du quart-monde une fois qu'elles auront goûté au confort de la chasse d'eau ? Bien sûr que non. Ces gens vont rester, comme les charognards tournent autour de leur proie en attendant qu'elle meure. Nous allons devoir nous les coltiner, quoi qu'il arrive, jusqu'à l'affrontement final, sachant que les oligarques au pouvoir ne permettront jamais qu'un gouvernement nationaliste reprennent les rênes en douceur et fasse le ménage." source

NB: FAMI, oui oui, c'est nous autres, gentils patriotes, qui payons et cautionnons ce clown invertébré.

26/10/2016

propagande ordinaire

murderers

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podcast

S10, c'est pour toi!

23/10/2016

spectacle encore


22/10/2016

dormez, braves gens..

"(…) Brassard de police sur le biceps, un brigadier-chef de la BAC (brigade anticriminalité) en poste depuis 20 ans en Seine-Saint-Denis détaille les conditions de travail devenues souvent surréalistes : « Dimanche, 40 véhicules de police étaient affectés à la surveillance d’édifices religieux, essentiellement des synagogues. Il n’y avait plus qu’une seule voiture police secours disponible dans tout le département. »

La situation s’est répétée le lendemain. Les forces de l’ordre étaient démunies quand elles ont dû intervenir sur les échauffourées devant le lycée de Tremblay-en-France. « On a été obligés de faire appel à la police municipale pour faire du maintien de l’ordre ! », s’étrangle Antoine*, policier à la BAC. Les policiers en colère du 93 dénoncent aussi l’effet pervers de la médiatisation de certains événements. « Lors de la vague d’agressions des Asiatiques, trente véhicules police tournaient dans Aubervilliers », confie l’un d’eux. Une politique qui se fait selon eux au détriment du reste de la population et qui va à l’encontre de leurs missions de service public.

Avant de dérouler la longue liste de leurs doléances, ils ont indiqué qu’ils ne parlaient pas au nom d’un syndicat. Car si ce mouvement hors cadre n’épargne pas la hiérarchie et les magistrats, il est aussi sans concessions vis-à-vis de leurs représentants syndicaux. « Ce mouvement leur fait peur car ils ne le contrôlent plus, souligne Christophe*. Il va prendre de l’ampleur, nous ne sommes qu’au début », conclut-il avant de mettre le cap sur Paris où il doit rejoindre d’autres policiers en colère. (…)" Le Parisien

20/10/2016

Apollo night

19/10/2016

destinée manifeste:)

 

 

"(...) Il y a une explication beaucoup plus convaincante de la lutte actuelle en Syrie, bien qu’elle ne soit pas considérée comme suffisamment académique.

La destruction totale de ce pays est d’une urgence vitale pour les élites supranationales afin d’entretenir un chaos permanent au Moyen-Orient, ce qui leur permettra de redéployer les forces de déstabilisation dans l’ensemble de l’Eurasie et de contribuer à renverser les autres centres de pouvoir économique – en particulier la Chine et la Russie.

Il est supposé que la Réserve fédérale ne peut pas survivre à une inondation de la dette, et la guerre en Syrie serait utilisée comme outil pour déstabiliser tous les concurrents dans cette épreuve de force économique.

En effet, l’économie chinoise a dépassé le PIB de l’Amérique en 2014, et il semblerait qu’entre ces deux mastodontes économiques – l’un en train de chuter et l’autre en train de monter –, une lutte militaire et politique devait en résulter. Les analystes politiques aussi bien américains que chinois ont eu beaucoup de choses à dire à ce sujet au cours des dernières années. (...)" Saker

 

18/10/2016

bug

"Attardons-nous aujourd'hui sur deux hommes, aux trajectoires diamétralement opposées mais dont le destin a épousé les circonvolutions du Grand jeu et de ses avatars ces dernières années.

A tout saigneur, tout honneur, commençons par le zéro, symbole des contradictions inhérentes de l'empire. Le nom de Jabr al Bakr ne vous dit peut-être rien ; c'est ce Syrien arrêté la semaine dernière en Allemagne alors qu'il prévoyait de faire sauter un aéroport. Dans un grand élan de bisounourserie, la volaille médiatique s'est empressée d'insister sur l'aide des gentils réfugiés pour arrêter le réfugié terroriste. Ouf ! la morale merkelienne est sauve et l'omerta sauvegardée. Parce que derrière, ce n'est pas triste...

On apprend en effet que ce Jabr al Bakr était membre d'Ahrar al-Cham, le groupe rebelle délicieusement "modéré" allié à Al Qaeda en Syrie et, à ce titre, soutenu par la clique occidentalo-saoudienne. Mais le pire est à venir : il faisait également partie des Casques blancs ! Vous savez bien, c'est cette merveilleuse organisation humanitaire qui enchante les officines du système parce qu'elle "sauve" les civils d'Alep des bombardements barbares des gros méchants Syro-russes ("crrrimes de guerre", avec force trémolos dans la voix). Certains boute-en-trains sont même allés jusqu'à réclamer le prix Nobel de la paix pour ces braves Casques blancs.

Jabr al Bakr ou le symbole de tous les bugs de la politique impériale : l'Europe vassale supporte au Moyen-Orient des djihadistes qui la détestent et qui, une fois entrés sur son territoire grâce à la naïveté droit-de-l'hommesque de ses dirigeants (et la bienveillance toute intéressée du grand patronat), s'empressent d'y commettre attentats et tueries. J'en avais déjà parlé dans un billet d'humeur au lendemain des attaques de Paris l'année dernière : rien n'a changé apparemment...(...)" Chroniques du grand jeu

16/10/2016

ho ho ho!

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" (...) Faites vos réserves en eau potable et en bouts de chandelles !

Cet été le gouvernement allemand révisait son plan de défense civile en cas d’attentats ou d’autres catastrophes, et parmi d’autres mesures il recommandait aux citoyens allemands de faire des réserves en eau potable et nourriture. Une recommandation prise au lendemain de l’attentat de Nice, la fusillade à Munich et les différentes attaques au couteau, à la hache etc., qui a soulevé un vent de panique en Allemagne mais aussi dans les autres pays européens et fait couler beaucoup d’encre. Que cachait une telle information ? Contre quelle menace le gouvernement allemand voulait-il prévenir ses concitoyens : menace terroriste d’envergure ? bio-terrorisme ? risque d’armes chimiques, comme sur l’eau, les récoltes ? une attaque de la Russie ? une guerre nucléaire ? les théories les plus catastrophistes (y compris celle de la chute d’une météorite géante sur la terre que la NASA nous aurait cachée) courraient sur le net, même si pour les premières les états ont déjà mis en place des mesures de surveillance…

Et si, outre le fait qu’il peut aussi s’agir de se préserver contre des catastrophes naturelles (l’Allemagne n’a pas été épargnée au cours de 2016), ce n’était que pour se préserver des menaces d’un « blackout », oui mais alors un blackout géant qui durerait plusieurs jours ? Pas forcément une menace terroriste, mais bien celle d’une défaillance de nos systèmes robotisés hyper sophistiqués. Il suffit aujourd’hui dans notre univers hyper-connecté d’un petit grain de sable avec effet domino et de réaction à la chaîne pour paralyser non seulement une région, un pays, mais toute l’Europe. Alors oui, faites vos réserves en eau, en riz, en farine… mais aussi en bout de chandelles (et d’allumettes)… Ce à quoi, tant qu’à faire, nous nous permettons d’ajouter les conseils suivants : réserves d’eau, d’alimentation, de cash aussi ; une voiture pleine de carburant à disposition avec une carte papier ; un point de rendez-vous sur un lieu de repli pré-établi avec vos proches. (...) source

Quand le GEAB fait du San Giogio..

15/10/2016

Souvenirs de guerre

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- Mostar 1992 : / Souvenirs de guerre -


" J'avais un Kamarade "
- Qu'est-ce qui se passe dans votre tête quand vous roulez dans un vieux bus bringuebalant, au milieu des tirs, le cul pose sur une boite mal fermée dans laquelle se décompose votre meilleur pote ? C'était un seigneur. Il voulait arrêter de faire la guerre et il était inquiet de ce qu'il allait trouver après.

Nous parlions beaucoup, il avait quand même quelques projets, il était fatigué de ce qu'il avait vu en Bosnie et de ce qu’il y avait fait. Il voulait partir en Afrique, et s'installer dans une réserve pour soigner les animaux et lutter contre les braconniers.

Il avait été généreux, toujours là à réconforter un copain malheureux, a offrir une cigarette ou la moitié de son verre de vin, toujours à sortir le premier d'une tranchée pour ne pas exposer ses hommes inutilement. Il avait un charisme extraordinaire. Ses soldats l'auraient suivi n'importe ou, il le savait, alors il modérait ses ardeurs et les leurs.

Quarante fois il avait voulu déposer les armes avant cette putain d'opération sur Mostar. Mais nous n'étions pas parvenus à détruire les chars, et il ne voulait pas partir sur un échec. Nous y étions donc retournés une troisième fois, moins pour les chars que pour les blessés et les morts que nous avaient coûtés nos deux tentatives précédentes. . Il m’avait dit : << Moi, c'est ma dernière opération. Je n'ai plus de chance avec moi. J'ai épuise mon capital. >> Il n’avait jamais dit un tel truc auparavant.

La dernière opération, c'est toujours la poisse. Combien de types j'ai vu mourir lors de leur dernière opération... C’EST un truc qu'on porte en nous...

Un jour, il s'était dit putain qu’il était arrivé au bout de sa baraka. C'était un mauvais jour. Beaucoup d'autres sont tombés avec lui.

Les Serbes avaient décidé de nous rentrer dedans. Ils cherchaient à franchir la Neretva. On avait reçu une préparation d'artillerie intense. Puis on les a vus, baionnette au canon, mettre à l’eau des barques. On a riposte avec des canons sans recul qu'on venait de recevoir et qui n’avaient encore jamais servi; les types ont été surpris et ont rebroussé chemin.
Nous pensions être enfin tranquilles, mais ça n'a pas duré. Ils ont envoyé tout ce qu'ils avaient sous la main, du 20 millimètre, du 82 mm, du On avait à peine le temps de lever le nez pour lâcher une rafale. Thomas et moi, nous nous sommes redressés au même moment, il y a eu une explosion juste derrière, et je l'ai cherché des yeux, je ne le voyais plus. Puis j'ai entendu une plainte très faible, comme un animal blessé. Il était à mes pieds. Il m’appelait par mon prénom : <<Gaston, Gaston. >>

Il avait une blessure épouvantable à la tête. Une véritable tranchée dans le crâne. Je n'avais jamais vu ça de ma vie, un gros sillon, il avait été labouré sur six centimètres de long et trois de large. Sans doute un éclat d'au moins trois cents grammes... On voyait le cerveau avec des bulles roses dégoûtantes, ça dégoulinait de partout et il m'appelait toujours : << Gaston, Gaston... >> J'étais paralyse. Je me suis assis par terre, les mains devant les yeux, je ne voulais plus le voir, j'aurais aime ne plus l'entendre. C'était incroyable, il continuait à parler avec la tête ouverte comme une boite de conserve. Des camarades sont venus en rampant parce que ça tombait toujours autour de nous. Ils lui ont mis des compresses mais ça ne servait vraiment a rien, il continuait a pisser le sang.

Nous avions besoin d'une voiture. Il fallait l'évacuer immédiatement. Mais des voitures, en temps de guerre, dans une ville en ruines, c'est tout un problème... La plupart des civils qui en possédaient encore les cachaient, ou alors ils cachaient l'essence, ou encore ils cherchaient à monnayer leur aide.

Thomas expirait. L'un de nous a défoncé la porte de la maison d'un civil et l'a braque pour lui prendre les clés de sa Yugo. On pouvait toujours continuer affichant un optimisme débordant pour le rassurer plus personne n'y croyait. Cette fois-la, l'optimisme n'allait pas nous permettre de traverser le carnage en chantant. Les bombardements avaient redoublé d’intensité et nous ne pouvions pas bouger le petit doigt. Nous étions coincés dans la Yugo à nous faire engueuler par son propriétaire, recroquevillé à quatre pattes devant sa porte fracturée, qui hurlait que notre pote était mort et qu' on allait lui tacher ses sièges avec tout ce sang qui giclait...

Quelqu'un a demandé: << Je le bute ?>> et on a entendu murmuré << C'est une bonne idée, mais c'est moi que vous allez buter...>> Il voulait qu'on l'achève. On était assis comme des cons dans cette putain de voiture, bloqués par les explosions, et moi avec sa tête sur la poitrine; on ne pouvait pas fermer les portières parce qu'il était trop long et qu'il dépassait. J'ai regardé vers l'extérieur, les obus continuaient de s'abattre dans un fracas assourdissant et je me suis demandé dans quel film je m'étais fait piéger, Le Jour le plus long ou Les Oies sauvages...

Il a mis encore un quart d'heure pour mourir. On ne s'en est pas rendu compte tout de suite, Lukatic avait fait démarrer la Yugo et attendait le moment pour la lancer. Son voisin a dit : << Il ne parle plus. >> On a regardé, il avait cessé de vivre. Personne n'a rien dit, nous étions figés, attendant peut-être qu'un obus fauche la voiture...

" Ainsi Va l'homme " , Gaston Besson