08/01/2012
sunday morning
07:00 | Lien permanent | Commentaires (11)
04/01/2012
anatomie du chaos (9): moralisme létal et oubli du politique
« (…) Une élite qui n'est pas prête à rejoindre la bataille pour défendre sa position est en pleine décadence, et tout ce qui lui reste est de faire place à une autre élite ayant les qualités viriles dont elle manque. C'est une pure rêverie d'imaginer que les principes humanitaires qu'elle a pu proclamer lui seront appliqués: ses vainqueurs l'accableront avec le cri implacable Vae Victis [malheur aux vaincus]. Le couteau de la guillotine était aiguisé dans l'ombre quand, à la fin du dix-huitième siècle, les classes dirigeantes en France étaient occupées à développer leur «sensibilité». Cette société désoeuvrée et frivole, vivant comme un parasite sur le pays, discourait lors de ses élégants dîners de délivrer le monde de la superstition et d'écraser l'infâme, sans aucunement suspecter que c'était elle-même qui allait être écrasée.
(…) Un signe qui annonce presque invariablement la décadence d'une aristocratie est l'intrusion de sentiments humanitaires et de sentimentalisme affecté qui rend l'aristocratie incapable de défendre sa position. La violence, nous devons le noter, ne doit pas être confondue avec la force. Assez souvent on observe des cas où des individus et des classes qui ont perdu la force de se maintenir au pouvoir se font de plus en plus haïr à cause de leurs accès de violence au hasard. L'homme fort frappe seulement quand c'est absolument nécessaire, et alors rien ne l'arrête. Trajan était fort, pas violent. Caligula était violent, pas fort.
Lorsqu'une créature vivante perd les sentiments qui, dans des circonstances données, lui sont nécessaires pour maintenir la lutte pour la vie, c'est un signe certain de dégénérescence, car l'absence de ces sentiments entraînera tôt ou tard l'extinction de l'espèce. La créature vivante qui répugne à rendre coup pour coup et à verser le sang de son adversaire se place ainsi à la merci de son adversaire. Le mouton a toujours trouvé un loup pour le dévorer; s'il échappe aujourd'hui à ce péril, c'est seulement parce que l'homme se le réserve pour lui-même.
Tout peuple qui a horreur du sang au point de ne pas savoir comment se défendre deviendra tôt ou tard la proie d'un peuple belliqueux ou d'un autre. Il n'y a peut-être pas un seul pouce de terre sur ce globe qui n'ait pas été conquis par l'épée à un moment ou à un autre, et où ses occupants ne se sont pas maintenus par la force. Si les Nègres étaient plus forts que les Européens, l'Europe serait partitionnée par les Nègres et non l'Afrique par les Européens. Le «droit» proclamé par des peuples qui s'accordent le titre de «civilisés» à conquérir d'autres peuples, qu'il leur plaît d'appeler «non-civilisés», est complètement ridicule, ou plutôt ce droit n'est rien d'autre que la force. Car tant que les Européens seront plus forts que les Chinois, ils leur imposeront leur volonté; mais si les Chinois devaient devenir plus forts que les Européens, alors les rôles seraient inversés, et il est hautement probable que les sentiments humanitaires n'ont jamais pu être opposés avec une efficacité quelconque à une armée. »
La pensée de Pareto fait écho en moi avec les travaux de Julien Freund notamment sur l'oubli chez nos modernes libéraux du Politique, obnubilés qu'ils sont par le droit et l'économie. Or tenter de résoudre des questions politiques avec des outils non politiques tels que le droit, l'économie, la religion ou la morale, c'est se condamner à l'impuissance dans le meilleur des cas, au chaos dans le pire des cas, chaque domaine des activités humaines disposant d'une rationalité propre et irréductible.
Pareto était un homme libre dont la pensée épouse plusieurs courants idéologiques qui se distinguent par leur critique de l'égalitarisme libéral et marxiste. Il y a certes du libéral en lui (notamment du point de vue économique) mais aussi du conservateur et une fibre aristocratique et libertaire...un homme imprégné de l'esprit des Lumières mais porteur d'une critique féroce de cette même philosophie. Sans parler de la considération qu'avait cet esprit libre pour Mussolini...
Michéa ne manquerait pas de pointer la contradiction qu'il y aurait à être libéral/progressiste (c'est idem) d'un point de vue économique et -dans le même temps- conservateur sur le plan culturel/politique, les deux aspects culturel et économique relevant de la même matrice idéologique (sorte de ruban de Moebius (Michéa)). Or la quasi-totalité du personnel politique, médiatique, culturel contemporain) communie aujourdhui dans une vision d'unification juridico-marchande du monde (sous l'égide de nains dangereux comme sarko, bhl, attali, minc et cie) excluant toute dimension civilisationnelle, considérant les hommes comme de simples monades économiques sans passé, sans histoire, sans attachement, sans affiliation. Certains ne sont pas dupes de cette vision irénique du monde mais la célèbrent sans y croire dans leur seul meilleur intérêt et ce sont sans doute les pires car c'est consciemment qu'ils sapent, jours aprés jours, les conditions de la paix civile et de leur propre survie.
Quelques faits divers récents comme cette condamnation d'Airbus pour "discrimination à l'embauche" sur les bons conseils de la Halde ou cette recension d'une aprés-midi dans un tribunal correctionnel par Riposte Laïque montre assez la décadence totale de cette pseudo-élite de happy fews obsédés par ces sentiments humanitaires et ce sentimentalisme affecté (cette pseudo-aristocratie parasitaire et frivole hurlant aprés Monsanto -à raison- mais défilant dans le même temps contre l'expulsion légitime de clandestins, délinquants ou pas), bien-pensants et totalement inconscients du caractère tragique de l'Histoire.
Entre une immigration de masse organisée par quelques firmes globalisées et leurs supplétifs appointés (politiciens corrompus, gauchistes/idiots utiles, ligues anti-racistes, mafias, journalopes des Inrocks, etc), une colonisation festive et marchande des esprits, un matraquage idéologique contritionnel permanent et incapacitant ("droits de l'homme", shoah, colonialisme, esclavage, collaboration, racisme, etc.) et l'hiver démographique autochtone européen, le sonderweg est étroit et les risques grands...mais les européens en ont vu d'autres et ont su, à intervalles réguliers, régler ce genre de problème (éventuellement dans un bain de sang) et reprendre le contrôle de leur destinée. En ce sens, les réveils identitaires multiples que nous pouvons observer sur ce continent et les appels de plus en plus pressants à un protectionnisme national sinon continental versus une mondialisation désormais reconnue comme une menace (et non comme cette "opportunité de paix et de prospérité" que célèbrent à jet continu nos progressistes utiles à Bouygues) sont un espoir de réveil et de salut.
Et sinon, comme l'écrit Pareto, "Tout peuple qui a horreur du sang au point de ne pas savoir comment se défendre deviendra tôt ou tard la proie d'un peuple belliqueux ou d'un autre"...voilà, les européens de souche disparaitront et toute la rive occidentale de la méditerranée ressemblera peu ou prou à sa rive orientale, sorte de chaos ethnique (le côté "mutliculturel" en plus, au moins dans un premier temps) violent et deshumanisé (non pas festif et apaisé comme le croient ou affectent de le croire les pitres) balkanoïde.
14:40 | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : pareto
02/01/2012
anatomie du chaos (10)
" (...) Tout d’abord, ce qui saute aux yeux est l’origine de la majorité des mis en cause. On comprend pourquoi les statistiques ethniques sont interdites en France, la vérité seraient bien trop cruelle aux yeux des bien-pensants. La première affaire, et je jure que c’est la stricte vérité était la demande par un Nord Africain de la suspension de son contrôle judiciaire pour lui permettre d’aller passer une semaine de vacances en République Dominicaine! Cette faveur lui a été accordée sans que le Président ne lui ait même demandé s’il bénéficiait de l’aide juridictionnelle. Ce serait un comble qu’en plus de faire perdre du temps à trois juges, un procureur, une greffière et un huissier que l’avocate de ce monsieur soit payée par nos impôts.
L’affaire la plus grave à laquelle j’ai assisté est celle d’une agression sexuelle commise par un ressortissant Irakien contre une jeune femme (Française). Cet individu est né le 9/10/1986 en Irak à Fallujah et il est arrivé en France pour « faire des études ». Sur son CV pas de diplômes mais les condamnations suivantes: vols, vols aggravé en réunion, stupéfiants, vol avec violence, falsification de chèques, vol avec armes de 6 catégories. Le 26 mars dernier il a suivi une jeune femme dans les escaliers de son immeuble, il s’est jeté sur elle, lui a mis son couteau sous la gorge, l’a projetée à terre et heureusement, il ne l’a pas violée car il a tout de suite éjaculé dans son pantalon, et il est parti. La victime l’a reconnu en visualisant un ficher de 700 photos, l’homme a été arrêté et son ADN correspondait a celui retrouvé sur la victime. Pas de doute possible. Je passe sur ses dénégations et sur son attitude envers la victime et envers le tribunal. Le moment le plus intéressant fut celui des réquisitions du Procureur de la République. Il a demandé 5 ans de prison dont un avec sursis, obligation d’indemniser la victime et Monsieur le Procureur a quand même demandé mais à voix basse et du bout des lèvres une interdiction définitive du territoire. Quel a été le jugement ? Eh bien les réquisitions du parquet ont été suivies sauf bien entendu l’interdiction du territoire Français. Ainsi quand il sortira, dans deux ans et demi compte tenu des remises de peine et des six mois de détention provisoire, il restera en France. C’est ‘cool’, comme ça il sera dehors pour aller voter aux municipales de 2014 !
Chers lecteurs de Riposte Laïque vous êtes des privilégiés, en effet vous êtes les seuls à être informés de ce fait divers car aucun média n’en a parlé, et pour cause : c’est la routine quotidienne dans tous les tribunaux correctionnels de France. Cela prouve bien que l’on est sous informé ou désinformé sur le réel niveau de la violence qui sévit en France. Je ne fais pas de procès d’intention aux journaux Lyonnais car ils n’ont probablement pas les moyens de mettre un journaliste en permanence dans chaque salle d’audience. Mais si vous assistez vous-même à des jugements en correctionnelle ou aux assises, vous aurez la légitimité pour rétorquer aux bien-pensants que l’insécurité n’est pas un sentiment mais une triste vérité et que cette insécurité ne peut pas être déconnectée de l’immigration." source
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lire aussi cette mise au point limpide d'Etienne Chouard sur le coup d'état de le loi 1973 dite "loi Pompidou" sur la création monétaire +++
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anatomie du chaos (1)
anatomie du chaos (2)
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anatomie du chaos (9)
21:54 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : chaos, immigration, racailles, justice de merde, lacheté générale, riposte laique
en attendant
Hiver. Tous les soirs on allait à la ferme de mon grand-père, à pieds, pour chercher le lait pour le lendemain matin. On savait que c’était l’heure en entendant les vaches rentrer à l’étable, leurs cloches, parfois un bruit de galop quand les chiens étaient pressants, parfois les appels du fermier, rarement en fait. L’odeur de l’étable, cette odeur de merde partout, de fumier, que j’aime retrouver et que déteste mon fils aîné. Ces vaches brunes alignées pour la traite, cette chaleur animale, cette odeur de lait frais dans le pot en alu, la proximité de ces animaux énormes pour lesquels on faisait descendre quelques bottes de paille de l'étage. Souvent quand on arrivait pour les vacances ou que l’on repartait, on picolait. Scénario immuable : après la traite, cuisine de la ferme, pièce assombrie par la fumée sur les murs, un feu qui couve été comme hiver, l’horloge, le vieux entre la fenêtre et le radiateur en salopette bleue et charentaises qui te donne du monsieur alors que tu as douze ans, la toile cirée unique élimée, les bancs en bois qu’on tire, les verres duralex, la boite de biscuit, la bouteille de ratafia (alcool de prune peu alcoolisé, mais à jeun ça change la vie), les chiens qui suivent leur maître et se couchent sous la table en couinant. On parle parce qu’il faut parler –on vient de la ville- mais on sent bien que c’est pas leur habitude. On ne serait pas là, ils ne diraient pas trois mots. Puis avec la deuxième bouteille (hop hop, pas plus haut que le verre !), on parle de tout. Du temps, des travaux, des ruches, du cochon, des voisins, des derniers potins du canton. Parfois les parents venaient et c’était moins bien parce que guindé. Ca rigolait moins. Puis on rentrait, il faisait nuit et froid, même bourrés.
photo: potin du canton
09:03 | Lien permanent | Commentaires (12)




