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14/09/2015

what else?

"Son âme, la France est en train de la perdre, non seulement à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluri ethnique et pluri culturelle que l’'on s’acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer. Si cet essai a permis à quelques-uns de mesurer devant quels périls nous nous trouvons placés, il aura déjà atteint son but. (…) Ces pages peuvent apparaitre cruelles. Mais elles correspondent à un sentiment très profond. Le moment est venu de traiter énergiquement le problème de l’'immigration africaine et notamment musulmane. Si tel n'est pas le cas, la France aura deux visages : celui du «cher et vieux pays» et celui du campement avancé du tiers monde africain. Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser suivre leur cours. Le campement africain toujours plus grand, plus vaste, plus illégal, grignotera d’'abord, puis rongera, avant de faire disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées. Nos temps sont assez graves pour ne pas faire appel à de médiocres facilités politiciennes. Nous allons vers des Saint- Barthélemy si l’'immigration africaine n’'est pas strictement contrôlée, limitée, réduite et expurgée de ses éléments négatifs et dangereux, si un effort d'’intégration ne vient pas aussi compléter cette nécessaire répression. Les mesures à prendre sont sévères et il ne faudra pas que le vieux pays frémisse de réprobation chaque fois qu'’un charter rapatriera des envahisseurs illégaux. Il faut donc ainsi que ce cher vieux pays restitue à l’'état sa place normale. Les libéraux l’'ont affaibli, les socialistes l’'ont détruit. " Où sont les grandes tâches dévolues à l’'État ? La Justice, l’'Armée, l’'Éducation nationale, la Sécurité, la Police, notre place en Europe ? En miettes. La France est à l’'abandon, est en décomposition à travers le monde. Sa recomposition est dans un retour énergique à l’'unité et à la cohérence, et de la Nation et de l’'État."

M Poniatowski, Mémoires, Plon (Paris)/Le Rocher (Monaco), 1997.

13/09/2015

plus c'est gros, plus c'est beau

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" (...) Retour dans les années 1970. L’amiral Rickover, le père de la marine nucléaire, a dû répondre à la question suivante devant le Sénat américain : «Combien de temps nos porte-avions pourraient-ils survivre dans une bataille contre la marine russe?» Sa réponse a causé la désillusion : «Deux ou trois jours avant qu’ils ne coulent, peut-être une semaine s’ils restent au port.»

La raison de la durée de vie fortement réduite du porte-avion dans une bataille contre les Russes est l’existence d’un danger mortel sous l’eau: les sous-marins modernes – surtout les russes – sont si puissants et difficiles à localiser qu’ils peuvent envoyer de gros cuirassés et porte-avions par le fond en un clin d’œil. La faiblesse de l’US Navy est leur vulnérabilité quand ils sont en concurrence avec un ennemi qui – en utilisant le langage des Américains – domine les mers en dessous de la surface de l’eau. Bien sûr, les analystes militaires américains sont conscients de cette faiblesse, donc on se demande pourquoi l’US Navy adhère encore à la doctrine du plus c’est gros, plus c’est beau et continue de s’appuyer sur une armada de porte-avions et de navires de guerre.

Le colonel Douglas McGregor, un vétéran de combat médaillé, auteur de quatre livres, doctorant et analyste militaire, donne la réponse: «Stratégiquement, cela n’a aucun sens, mais la construction de grands navires, bien sûr, crée beaucoup d’emplois.»

Donc la menace des sous-marins russes, des torpilles et des missiles anti-navires est bien connue par les Américains – un fait que le livre de Roger Thompson, Leçons non apprise: La culture du statu quo dans l’US Navy, souligne également. Un bref extrait :

En 2003, Howard Bloom et Dianne Star Petryk-Bloom ont averti que tant les Russes que les Chinois ont maintenant le missile mortel SS-N-22 Sunburn à leur disposition. Ce gros missile à longue portée, équipé d'ogives nucléaires ou conventionnelles, est extrêmement difficile à détecter et donc à détruire. Selon le Groupe d'information de Jane, il est plus que capable de couler n'importe quel porte-avions américain. Plus précisément, Timperlake (un diplômé de l'Académie navale) et Triplett ont prévenu que le missile Sunburn est conçu pour faire une seule chose: détruire les porte-avions américains et les croiseurs de la classe Aegis. Le missile SS-N-22 rase la surface de l'eau à deux fois et demi la vitesse du son jusqu'à ce que, juste avant l'impact, il se relève et pique tout droit sur le pont du navire. Son ogive nucléaire de deux cents kilotonnes a presque vingt fois la puissance explosive des bombes atomiques larguées sur Hiroshima. La marine américaine n'a aucune défense contre ce système de missile. Comme a dit l'amiral à la retraite Eric McVadon : «C'est assez pour couler deux fois la 7e Flotte US (Pacifique).»

En plus de cette notion liée à la faiblesse presque inévitable des grands navires de guerre, il y a une autre raison à la vulnérabilité de l’US Navy et aux forces armées des États-Unis en général: leur arrogance et la sous-estimation corrélative de leurs adversaires. Toute personne qui sous-estime son ennemi est poussée à l’imprudence et détient les mauvaises atouts dans le cas d’une attaque surprise. Ce qui s’est passé en 2000, lorsque le porte-avions américain USS Kitty Hawk a été pris à contre-pied par les Russes.

Voici quelques extraits de l’article de Jon Dougherty, «La Marine russe prend Flyover par surprise» (World Net Daily):

Une paire d'avions de chasse russes qui ont fait au moins trois passages à grande vitesse au-dessus d'un porte-avions américain stationné dans la mer du Japon en octobre a constitué une menace beaucoup plus grave que le Pentagone a bien voulu l'admettre; les avions russes étaient facilement en mesure de détruire le vaisseau s'ils avaient eu des intentions hostiles, dit le personnel de la Marine. Selon les rapports, le 9 octobre, une force aérienne russe composée d'un Su-24 Fencer et d'un Su-27 Flanker a survolé le USS Kitty Hawk à basse altitude sans rencontrer d'opposition, alors que le navire était en cours de ravitaillement. Le 9 novembre, des chasseurs et des avions de reconnaissance russes ont fait une deuxième tentative pour se rapprocher du porte-avion, une répétition pour laquelle le Pentagone, ainsi que des témoins oculaires à bord des navires, ont déclaré que le navire avait été préparé. Mais c'était le premier incident en octobre qui avait causé l'alarme.

Le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon, a déclaré lors d'une conférence de presse régulière le 30 novembre que les chasseurs russes ont été détectés sur le radar bien avant leurs survols à grande vitesse. Des officiers de marine à bord des navires qui ont parlé de l'incident sous la condition de l'anonymat, étaient d'accord avec cette version. Cependant, au moment où le centre d'information de combat du porte-avions a alerté le commandant du navire, le capitaine Allen G. Myers, que les chasseurs russes étaient en vue, aucun des avions du navire n'était en vol. Le navire transporte 85 avions, selon les chiffres de la Marine, et a un équipage de plus de 5500 hommes. Des témoins ont déclaré que Myers a immédiatement ordonné le lancement des avions d'alerte, mais l'escadron de chasse en alerte était dans le statut Alerte-30 - un temps de lancement minimum de 30 minutes où les pilotes sont dans la salle d'attente, mais ne sont pas dans les cockpits prêts à décoller.

Bacon, le porte-parole de l'US Navy, a seulement déclaré aux journalistes qu'il y a «peut-être eu un léger retard» pour envoyer les intercepteurs, expliquant que parce que le Kitty Hawk se ravitaillait en carburant, il ne naviguait pas assez vite pour lancer ses avions. Un officier de la marine à bord du navire a déclaré: «Quarante minutes après que le CO [Officier commandant] a suspendu l'état d'alerte,les avions russes ont effectué un nouveau passage à 500 noeuds, à 200 pieds d'altitude, juste au-dessus de la tourelle du porte-avion.» Avant que le Kitty Hawk n'ait pu faire décoller un seul chasseur, les chasseurs russes ont fait deux autres passes. Pire, selon des témoins, le premier avion sur le pont était un EA-6B Prowler – un appareil utilisé principalement pour le brouillage électronique des radars et des défenses aériennes de l'ennemi, pas un chasseur capable d'intercepter un autre avion de guerre.

«Le EA-6B a fini dans un un-contre-un avec un Flanker juste en face du navire, a déclaré un témoin. Le Flanker était sur lui... Il hurlait à l'aide quand enfin un Hornet F/A-18 de notre escadron a quitté le pont et fait l'interception. Il était trop tard.» Des personnels de la marine ont noté que «l'ensemble de l'équipage regardait au-dessus de leurs têtes pendant que les Russes s'amusaient de notre incapacité à les intercepter». L'administration Clinton a minimisé l'incident... La BBC, cependant, a dit qu'il était évident, au vu des photographies prises par les jets russes, qu'il y avait panique à bord quand les avions ont fait leurs survols.

Nos lecteurs américains vont maintenant peut-être dire que cet incident humiliant s’est produit il y a 15 ans et qu’une telle chose n’est plus possible de nos jours. Mais la plupart des lecteurs de Russie Insider se souviennent des événements d’avril 2014, lorsque le destroyer ultra-moderne USS Donald Cook a été paralysé par un seul SU-24.

Pour les lecteurs qui, malheureusement, ont raté l’histoire, la voici. Au début du mois d’avril l’année dernière, les Américains ont envoyé l’USS Donald Cook dans la mer Noire, avec l’autorisation de la Turquie, pour protester contre l’annexion russe de la Crimée et démontrer leur force militaire. Le destroyer était équipé du système de combat Aegis le plus avancé, un des systèmes d’armes navales qui assurent la détection, le suivi et la destruction de plusieurs cibles en même temps. L’USS Donald Cook est aussi équipé de quatre grands radars, dont la puissance est comparable à celle de plusieurs stations. Pour sa protection, il transporte plus de 50 missiles anti-aériens de divers types.

Selon la Convention de Montreux, les navires de guerre des États qui ne sont pas riverains de la mer Noire  sont autorisés à rester dans celle-ci pour un maximum de 21 jours. Les Américains, bien sûr, ont ignoré cette règle, et la Russie a répondu en envoyant un SU-24. Le Sukhoi n’était pas armé, mais équipé avec le dernier appareil de la guerre électronique, appelé Khibiny.

Lorsque le SU-24 s’est approché du destroyer, tous les systèmes de radar et de contrôle, les transferts d’information, etc., de l’USS Donald Cook ont ​​été soudainement paralysés par Khibiny. En d’autres termes, le système Aegis apparemment supérieur était complètement hors-service, comme lorsque vous éteignez votre téléviseur avec la télécommande.

Par la suite, le SU-24 a simulé des attaques de missiles à basse altitude sur l’USS Donald Cook aveugle et sourd, et on peut imaginer que les deux pilotes des SU-24 ont eu beaucoup de plaisir. Malheureusement, à cette époque, il n’y avait ni John McCain, ni le commandant de l’Otan, Phillip Breedlove, à bord du navire – ils auraient certainement gardé des impressions durables de cette démonstration. Après cet incident, l’USS Donald Cook a choisi de rentrer immédiatement et à pleine vitesse vers son port d’attache en Roumanie, où 27 membres de l’équipage en état de choc ont démissionné du service actif.

Cette histoire nous montre que les Américains surestiment encore largement les capacités de leurs forces armées et ne réalisent pas (ou ne veulent pas admettre) que la technologie militaire de la Russie est supérieure, dans de nombreux domaines, et dispose d’un avantage qui ne peut être compensé rapidement.

Donc, aussi longtemps qu’un seul avion de chasse russe peut désactiver un navire de guerre américain complet muni des derniers systèmes d’alerte et des missiles les plus sophistiqués en appuyant simplement sur un bouton, la réponse à la question Combien de temps l’US Navy peut-elle survivre? est aujourd’hui la même qu’au bon vieux temps de la guerre froide."

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone.

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podcast

"On se cherche des retraites à la campagne. Et toi-même, tu as coutume de désirer ardemment ces lieux d'isolement. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion puisque tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part en effet, l'homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son âme, surtout s'il possède, dans son for intérieur,  ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude absolue, et par quiétude, je n'entends rien autre qu'un ordre parfait. (...) Il reste donc à te souvenir de la retraite que tu peux trouver dans ce petit champ de ton âme. Et, avant tout, ne te tourmente pas, ne te raidis pas; mais soit libre et regarde les choses en être viril, en homme, en citoyen, en mortel. Au nombre des plus proches maximes sur lesquelles tu te pencheras, compte ces deux: l'une, que les choses n'atteignent point l'âme, mais qu'elles restent confinées au dehors, et que les troubles ne naissent que de la seule opinion qu'elle s'en fait. L'autre, que toutes ces choses que tu vois seront, dans la mesure où elles ne le sont point encore, transformées et ne seront plus. Et de combien de choses les transformations t'ont déjà eu pour témoin! Songes-y constamment: le monde est changement, la vie remplacement."

« Considère, par exemple, les temps de Vespasien, tu y verras tout ceci : des gens qui se marient, élèvent des enfants, deviennent malades, meurent, font la guerre, célèbrent des fêtes, trafiquent, cultivent la terre, flattent se montrent arrogants, soupçonneux, conspirent, souhaitent que certains meurent, murmurent contre le présent, aiment thésaurisent, briguent les consulats, les souverains pouvoirs. Eh bien ! Toute la société de ces gens-là n'est plus ! Passe maintenant aux temps de Trajan : ce sont les mêmes occupations, et disparue aussi est cette société. Passe en outre en revue et semblablement les autres documents des temps et des nations entières, et vois combien d'hommes, après avoir tendu toutes leurs forces, sont tombés bien vite et se sont dissous dans les éléments. Surtout rappelle-toi ceux que tu as connus toi-même et qui, se tiraillant pour rien, négligeaient d'agir conformément à leur propre constitution, de s'y tenir et de s'en contenter. Mais il est nécessaire de se souvenir ici que le soin dont il faut entourer chaque action, doit avoir sa propre estimation et sa proportion. Car de cette façon, tu ne te décourageras point si tu n'as pas consacré aux choses inférieures plus de temps qu'il ne convenait. »

Marc-aurèle (121-180 ap JC), Pensées pour moi-même.

12/09/2015

bye bye Europe

 

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"Vous connaissez les chiffres, dit le Visiteur. Rien qu'en Allemagne, le nombre prévu des arrivées pour cette année est de 800'000*. Et ce n'est encore que le chiffre officiel. Le chiffre réel est forcément différent: le double, peut-être. Une simple règle de trois, et vous avez les chiffres pour la Suisse, la France, l'Autriche, etc. Pour la Suisse, par exemple: 160'000 arrivées. Ce qui n'empêche pas le pape d'en appeler à davantage encore de solidarité. Machiavel avait raison: le pape de Rome est bien la dernière instance en laquelle on puisse aujourd'hui se fier pour défendre les libertés européennes. Elargissons la perspective, dit l'Avocate. Ce qui se déroule aujourd'hui sous nos yeux est la résultante d'une situation qui s'est elle-même créée à partir de la décision américaine, en 2003, d'envahir l'Irak. Puis il y a eu la guerre en Syrie. On se demandait alors: pourquoi ces guerres stupides? C'est quoi, l'objectif? Qu'en est-il aussi du soutien désormais affiché** des Etats-Unis à l'EI: organisation qu'ils on eux-mêmes, très probablement, aidée à voir le jour, en accord avec leurs alliés séoudiens, turcs, qataris, etc.? On a aujourd'hui la réponse: bye-bye Europe. Ce qu'on peut aussi traduire par: Fuck the EU***. On dira que les Américains n'ont pas forcément voulu ce qui se passe aujourd'hui. Le problème est qu'on ne voit pas trop ce qu'ils auraient pu vouloir d'autre." Eric Werner

Le Figaro, 20 août 2015.
** Déclaration du président Obama en date du 7 juillet 2015 (https://www.youtube.com/watch?v=mOYm CCxxKk).
*** Propos tenus en février 2014 par la sous-secrétaire d'Etat américaine en charge des affaires européennes, Victoria Nuland (voir "A l'agonie", 4 mars 2014).

des nouvelles du bas-empire

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"On se demande souvent pourquoi les églises, aujourd'hui, se vident, et en fait pourquoi le christianisme, en Europe, est tout simplement en train de mourir, dit le Visiteur. A cela, bien sûr, plusieurs raisons, mais la moindre, me semble-t-il, n'est pas l'attitude actuelle des églises sur la question de l'immigration, attitude que résume bien la récente visite du pape à Lampedusa. Comparons la posture du pape actuel à celle de son lointain prédécesseur au XVIe siècle, Pie V, qui en appelait, juste avant Lépante, à la résistance à l'envahisseur. Quel contraste! En ce sens, la désaffection présente à l'égard des églises rejoint celle, manifeste également, à l'égard de l'Etat républicain et de ses institutions bringuebalantes. Dans un cas comme dans l'autre, il y a un sentiment d'abandon, sentiment s'articulant à une constatation hélas objective: celle selon laquelle le berger a trahi sa charge, autrement dit ne protège plus le troupeau confié à ses soins. Et non seulement cela (ne le protège plus), mais a complètement basculé dans l'autre camp: celui du loup. D'où, justement, ladite désaffection, désaffection teintée parfois de mépris. Comment ne pas mépriser le berger qui (par faiblesse, lâcheté, stupidité profonde, vénalité, idéologisme, démagogie: peu importe) trahit la charge qu'on lui a confiée: la trahit pour pactiser avec le prédateur ?" Eric Werner
 
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"Je pense que l'Europe connaît actuellement une période analogue à celle du Haut Moyen Âge, lorsque les peuples nomades sont arrivés ici en provenance d'Asie. Et que va-t-il se passer, maintenant? L'Europe va devenir musulmane, il ne peut y avoir aucun doute.”

Cette déclaration, c’est celle de l’archevêque polonais Henryk Hoser à faite dans une interview avec la station de radio RMF 24(traduction anglaise ici). Si les tendances ne se modifient pas, si le taux de natalité européenne demeure si faible qu’il reste en deçà du taux de remplacement, l'Europe deviendra musulmane et les chrétiens joueront alors le même rôle qu’ils jouent actuellement au Moyen-Orient. Dans une mer de musulmans, il y avait toujours des petites communautés chrétiennes, qui ont survécu. Bien qu’aujourd'hui, à l’heure actuelle, elles ne sont même plus en état de survivre”. L'archevêque considère que les vagues de migration musulmane vers l'Europe vont se replier sur le communautarisme, plutôt que s’assimiler, et que ce phénomène va se combiner avec une profonde crise spirituelle et existentielle en Europe. Hoser pense que cette Europe moderne rejette la religion et adopte un relativisme moral, et que c’est cette Europe suicidaire qui alimente une “culture du suicide” en refusant de faire des enfants. Il condamne les Européens “décadents”, estimant que l'islam ne fait que respecter les lois de la nature, qui veut que chaque vide soit comblé. L'Europe se meurt, et l'islam se développe. Selon l'archevêque, l'Europe se trouve donc sur la voie de la domination totale par l'islam." express. be

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"Le témoignage brutal sur Facebook d’un voyageur qui accompagnait comme guide un groupe de pèlerins polonais revenant d’Italie est repris par plusieurs médias polonais. Auteur du blog Citoyen du Monde, Kamil Bulonis se dit lui-même très surpris du retentissement de son histoire. Un retentissement d’autant plus grand qu’il s’agit justement d’un citoyen du monde, grand voyageur et homosexuel revendiqué : « journaliste, globe-trotter, gay », ainsi qu’il se décrit sur Instagram. Tandis que sa photo de profil Facebook est bien entendu sur fond arc-en-ciel. Voici donc ce qu’à publié ce parfait gauchiste polonais le 4 septembre dernier au soir : Il y une heure et demie à la frontière entre l’Italie et l’Autriche [sur la route SS621 en direction du Parc national du Hohe Tauern], j’ai vu de mes propres yeux les gigantesques hordes d’immigrants… Malgré toute la solidarité que je peux ressentir à l’égard de gens qui sont dans une situation difficile, je dois dire que ce que j’ai vu inspire la terreur… Cette énorme foule de gens – je suis désolé de l’écrire –, ils sont d’une sauvagerie absolue… Les vulgarités, les jets de bouteilles, les cris « Nous voulons aller en Allemagne » – l’Allemagne est-elle un paradis aujourd’hui ? J’ai vu comme ils encerclaient la voiture d’une vieille dame italienne, ils l’ont sortie en la tirant par les cheveux et voulaient partir avec sa voiture. Ils essayaient de faire se balancer l’autocar dans lequel je me trouvais avec mon groupe. Ils nous balançaient de la merde, ils frappaient de toutes leurs forces contre la porte pour que notre chauffeur leur ouvre, ils crachaient sur la vitre… Je pose la question : dans quel but ? Comment ces sauvages doivent-ils s’assimiler en Allemagne ? Je me suis senti un moment comme en temps de guerre. Vraiment, je plains ces pauvres gens, mais s’ils venaient en Pologne, je ne crois pas qu’ils trouveraient de la compréhension chez nous. Nous sommes restés bloqués trois heures à la frontière que nous n’avons finalement pas franchie. Tout notre groupe a été transporté de retour en Italie sous la protection d’un cordon de police. Notre autocar a été massacré, il est couvert de matières fécales, rayé, avec des vitres brisées. Et ce doit être la solution au problème du déficit démographique ? Ces hordes de sauvages ? Il n’y avait pas de femmes ni d’enfants avec eux. La grosse majorité, c’étaient des jeunes hommes agressifs… Hier encore, alors que je lisais les nouvelles sur tous les sites Internet, j’éprouvais inconsciemment de la pitié, je m’inquiétais pour leur destinée. Aujourd’hui, après ce que j’ai vu, j’ai peur et en même temps je suis content qu’ils ne choisissent pas notre patrie comme but de leur voyage. Nous, Polonais, nous ne sommes tout simplement pas prêts, culturellement et financièrement, pour accueillir ces gens. Je ne sais pas qui peut être prêt. Ce qui rentre dans l’UE, c’est une pathologie comme nous n’en avons encore jamais vue. Et pardonnez-moi si certaines personnes se sentent insultées… J’ajouterais encore que des véhicules sont arrivés avec de l’aide humanitaire – surtout de la nourriture et de l’eau – et eux, ils renversaient ces voitures… Par mégaphones les Autrichiens leur faisaient savoir que l’autorisation avait été donnée de les laisser passer la frontière. Ils voulaient les enregistrer et les laisser continuer leur voyage. Mais eux, ils ne comprenaient rien à ce qu’on leur disait. Et c’était le plus horrible dans tout ça. Sur ces quelques milliers de personnes, aucune ne comprenait, ni en italien, ni en anglais, ni en allemand, ni en russe, ni en espagnol… Il n’y avait que l’usage des poings qui comptait… Ils se battaient pour qu’on les autorise à continuer et ils avaient l’autorisation, mais ils ne comprenaient pas qu’ils l’avaient, leur autorisation ! Dans un autocar avec un groupe français, ils ont ouvert les soutes à bagage. Tout ce qui était à l’intérieur a été volé en un instant, il y avait une partie des affaires par terre… Dans ma courte vie, je n’avais jamais eu l’occasion de voir de telles scènes, et j’ai le sentiment que ce n’est qu’un début. Pour finir, je veux ajouter qu’aider, c’est bien, mais pas à n’importe quel prix." Journal du chaos, 2015.

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friday wear

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enter ze void

pour une fois que je suis d'accord avec les inrocks..

08/09/2015

exode biblique et dark ages ahead

Pour mémoire, L'État islamique menace d'envoyer 500.000 migrants en Europe depuis la Libye

Entre le golem de l'état islamique, la vengeance d'un pouvoir syrien aux abois et la stupidité stratosphérique des leaders occidentaux acceptant sur leur sol des centaines de milliers d'orientaux et d'africains massivement musulmans et sunnites alors même qu'ils sont confrontés depuis 15 ans à une vague sans précédent d'attentats terroristes (false flags ou pas) conduits au nom du même islam sunnite radical et à un ennemi intérieur bien réel, on peut imaginer de beaux jours à la festipride permanente que sont devenues nos contrées (les villes en tous cas, pas les campagnes, largement abandonnées et vouées à accueillir toujours plus de barbares).

cool.

« Il n’existe aucune garantie que les protections qui prévalent dans les sociétés occidentales seront préservées dans celles qui deviennent non-occidentales. Aucune raison historique ne force à croire que des gouvernements basés sur les libertés individuelles survivront à la disparition des peuples occidentaux. L’Afrique post-coloniale est révélatrice. Dans sa plus grande partie, le continent Noir retourne à ses mœurs ancestrales, renforcées par une infusion d’armes occidentales modernes, comme cela a été montré par les carnages somalien et rwandais. Ce qui bouleverse notre très profond sens de la compassion est compréhensible. Mais le sentimentalisme ne devrait pas nous aveugler quant aux implications à long terme que cela aura sur notre propre survie. De même que de donner de la nourriture à des populations incapables de se nourrir ne fait que hâter l’inévitable catastrophe démographique, déverser en Occident des populations du Tiers Monde accélère simplement la transformation de l’Occident en une extension du Tiers Monde. » Jane Jacobs, Dark Ages Ahead, 2004.

Non, aucune garantie.

Il y a des jours ou je me sens anarque et je m'en branle de toutes ces conneries, je me dis que la sagesse est de s'en tenir à l'essence des choses, comme disait Junger*, mais d'autres ou je me dis que j'ai encore du chemin à faire, bordel.

*"Le libéral est mécontent de tout régime; l'anarque en traverse la série, si possible sans jamais se cogner, comme il ferait d'une colonnade. C'est la  bonne recette pour qui s'intéresse à l'essence du monde plutôt qu'à ses apparences - le philosophe, l'artiste, le croyant."

lire aussi

06/09/2015

double standard

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FIGARO. - La photo tragique d'Aylan Kurdi a ému l'Europe entière. Est-ce une prise de conscience de la tragédie migratoire à laquelle nous assistons?

Jean-Pierre LE GOFF. - Cette photo n'est pas seulement tragique, elle est insoutenable. En montrant le cadavre d'un enfant, elle fait surgir un flux d'émotions difficilement maîtrisables qui, une nouvelle fois, risque de tout emporter sur son passage. Quand certains journalistes osent poser la question: «Comment auriez-vous réagi si c'était votre enfant?», que pouvez-vous répondre? Cette question me paraît monstrueuse car elle paralyse d'emblée l'interlocuteur et le condamne à se sentir coupable. Je trouve indécent et immoral le fait de se servir de la photo d'un cadavre d'un enfant pour prétendre faire prendre conscience de la gravité du mal et de la situation tragique de ces populations. S'exerce une forme de chantage émotionnel qui suscite moins une prise de conscience - qui suppose précisément la capacité d'un recul réflexif - qu'un sentiment d'impuissance et de culpabilité malsaine. L'expression débridée de l'indignation donne lieu à une sorte de surenchère qui s'étale dans les médias et les réseaux sociaux. Nous sommes dans une société non seulement bavarde, qui a tendance à considérer qu'on a agi sur le monde quand on a beaucoup parlé à son propos, mais dans une société «communicationnelle» où les images chocs et les réactions émotionnelles l'emportent de plus en plus sur la raison. (...)

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"Clôture anti-clandestins : la classe politico-médiatique fustigera-t-elle autant Israël que la Hongrie ?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu dimanche que son pays ne se laisserait pas « submerger » par des réfugiés syriens et africains et annoncé le lancement de la construction d’une clôture à la frontière avec la Jordanie.

« Nous le laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d’activistes terroristes », a affirmé M. Netanyahu lors du conseil hebdomadaire des ministres, au lendemain d’un appel du chef de l’opposition, Isaac Herzog, à accueillir des Syriens fuyant la guerre civile." source

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certaines vies et certains pays n'en valent pas d'autres, dirait-on.

04/09/2015

tick of the clock

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"J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des saints », j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

TOUTE L’EUROPE MARCHE À LA MORT

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

LA PREMIÈRE HYPOTHÈSE : LES ISOLATS RÉSISTANTS

Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile. Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore. Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ? Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.

LA SECONDE HYPOTHÈSE : LA « RECONQUISTA »

Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de « Reconquista » sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr. Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’«éternelle» qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’État (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

LES RENÉGATS DE LA FRANCE

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot « renégat », mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République. » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. » 

Jean Raspail, Le Figaro du 17 juin 2004

photo: Titanic


podcast

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"Après avoir suscité de fortes oppositions locales au départ, l'installation de certains migrants dans des zones rurales, décidée pour désengorger Calais, se passe mieux que prévu." source

"Confronté à un afflux de réfugiés, l’État français ouvre des centres d’accueil dédiés aux demandeurs d’asile dans des petites communes, comme celle de Loudun, dans la Vienne. Partis de pays en guerre, passés très souvent par la Jungle de Calais, ils y trouvent un répit de quelques mois." source

"Depuis la diffusion de la photo du corps sans vie d'un petit garçon syrien, les associations proposant aux particuliers d'héberger pour quelques temps des demandeurs d'asile et des réfugiés ont reçu beaucoup de demandes de renseignements et de propositions d'aide. " source

"Migrants : le Cardinal Vingt-Trois fustige ceux qui brandissent «l'épouvantail d'une invasion»" source

« Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme » source/ guy Sorman MJS ‏@JeunesSocialist  3 sept. Accueil des réfugiés : pour tous les socialistes, c'est OUI !

"Les associations caritatives françaises veulent accueillir davantage de clandestins" source

"Il aura fallu 24 heures au premier ministre David Cameron pour tourner casaque et affirmer que son pays était prêt à «accueillir des milliers de réfugiés syriens supplémentaires», face à l'émoi suscité par les images d'un petit garçon noyé sur une plage." source

"L’ONU demande des quotas pour répartir 200.000 migrants en Europe" source

"La France n'accueille pas assez de migrants" : le cri d'alarme de Bernard Kouchner/ source

"Le Québec prêt à accueillir « des milliers de réfugiés » syriens" source

"Douste-Blazy / migrants : « il faut remonter aux wagons plombés pour voir pareille atrocité »" source

etc., etc., etc.,  

31/08/2015

casapound

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"Alors que le déferlement migratoire continue dans une Italie de plusen plus exsangue économiquement, le préfet de la région de Rome et ses merdes de flicards n'ont pas d'autre priorité que d'investir "Area 19" afin de mettre un terme à l'occupation réalisée depuis plusieurs années par Casapound et ayant transformée cette ancienne station de métro totalement abandonnée de a banlieue de Rome en un lieu d'activités culturelles, politiques et sportives.

Aujourd'hui Il convient donc d'expulser des italiens qui squattent illégalement des bâtiments abandonnés par l'administration et y organisent, sans subsides ni subventions, diverses activités sociales, et parallèlement il faut réquisitionner des bâtiments publics pour y loger et y entretenir légalement, avec l'argent public, des immigrés clandestins. Bon courage à l'historien du futur qui se penchera sur cette époque de cinglés ethnomasochistes..."

Pour soutenir Casapound: http://www.casapounditalia.org/​

via amoyquechault

perfect day

Avant de me poser la question récurrente du "Que faire?",  j'aurais du commencer par essayer de synthétiser l'état des lieux et ce qui risque d'advenir à court et moyen terme dans ce pays...certes l'anatomie du chaos ambiant que j'essaie de comprendre sur ce blog depuis 9 ans se veut comme une longue tentative de faire cet état des lieux mais peut être pas de façon suffisamment synthétique.

Par ou commencer?

Par le nombre. Vous avez tous vu cet extrait du Déclin de l'empire américain de Denis Arcand ou ce professeur universitaire dit simplement à ses étudiants que c'est le nombre qui fait l'histoire. Le nombre. Pas les bons sentiments, pas les lois, pas le marché, pas la géographie. Le nombre. Chaque individu, qu'il le veuille ou non, qu'il le sache ou non, véhicule avec lui une sorte de verticalité civilisationnelle qui fait qu'un européen de souche voit le monde d'un façon bien différente d'un asiatique ou d'un maghrébin. Ou d'un européen.

 

Les marxistes et les libéraux ont cette chose en commun qu'ils nient cette dimension verticale/ culturelle/ civilisationnelle pour ne voir en l'homme qu'un individu pourvu de droits naturels ou positifs et acteur économique sans autre structure de sens intime que le Droit et le Marché. Conception moderne évidemment absurde et occidentale (historiquement centrée géographiquement en Europe et datée à partir des Lumières et l'hégémonie de la pensée libérale)  au regard de la longue durée historique et du simple paysage civilisationnel planétaire contemporain.

Le nombre c'est l'ethnique. Depuis les années 70 et le début du regroupement familial en France, l'essentiel de l'immigration dans ce pays est d'origine africaine, maghrébine et sub-saharienne. Par le jeu de cette immigration extra-européenne et des natalités comparées européenne et extra-européenne, il est fortement probable qu'à court-terme les immigrés extra-européens et leurs descendants constituent d'ici quelques générations seulement une forte minorité voire la majorité, pas seulement dans certaines villes ou agglomérations mais sur l'ensemble du territoire national.

L'ethnie ne résume pas l'identité civilisationnelle (et vice versa) mais force est de constater que la plupart de ces néo-français issus de communautés maghrébines ou sub-sahariennes, voire d'Europe centrale ou du proche-orient sont des musulmans (au sens large civilisationnel).  En tant que tels, ils véhiculent une vision du monde, des valeurs civilisationnelles respectables mais aux antipodes des valeurs civilisationnelles des autochtones européens, chrétiens et surtout post-chrétiens, désormais. Ce gap culturel naturellement difficile à franchir pour des individus étrangers sincèrement désireux de devenir des européens est simplement impossible pour des communautés entières allogènes au moment même ou tous les outils d'assimilation ont été méthodiquement détruits (consciemment ou pas) et ou, surtout, le paradigme dominant parmi les décideurs nationaux et européens n'est même plus l'intégration (version dégradée de l'assimilation, vécue comme oppressive et discriminatoire envers l'Autre) mais le multiculturalisme ou la "société inclusive" dans laquelle toutes les cultures se valent et ou celle des autochtones européens n'a pas plus de valeur que celle d'étrangers venant de débarquer en Europe, voire moins.

Il va de soi que ces flux migratoires majeurs sur le court terme et les politiques d'intégration (ou de non-intégration) des migrants extra-européens sont la résultante de choix politiques et non une quelconque fatalité. D'ou les discussions sur ce blog depuis des années sur la notion d'ennemi premier (les décideurs, trés peu musulmans) et secondaire (populations allogènes, massivement musulmanes). Sans doute pourra -t-on s'entendre sur le fait que nous sommes confrontés à des fronts distincts et que les priorités peuvent être variables en fonction de sa vision des choses et de son environnement immédiat...

La transformation ethnique donc civilisationnelle de ce pays (et de l'Europe entière à de rares exceptions)  sur une courte durée a déjà et aura des conséquences potentielles majeures et sans doute irréversibles. Chacun sait intuitivement et même sans avoir ouvert un livre d'histoire (c'est mieux quand même) que des peuples trop différents ne peuvent vivre sur le même territoire sans se combattre pour le contrôle du territoire, des ressources et des femmes:) L'avenir de ce pays comme de toutes les autres nations dont les décideurs ont fait le choix du multiculturalisme et de l'immigration de masse est donc naturellement l'éclatement ethnique, social, politique, géographique, la sécession violente et la guerre civile.

« L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre. » (Aristote, Politique, Livre V)

L'affaire récente du blocage pendant 12 heures de l'autoroute A1 par un camp de gitans et la soumission de l'Etat illustre par ailleurs et s'il en était besoin la déliquescence de l'Etat et de la puissance publique dont le renoncement à faire appliquer la Loi dans l’intérêt du plus grand nombre devant la violence communautaire est chaque jour et depuis des années plus manifeste et lourd de menaces:

"(...)  Julien Freund: "Comme je l'ai souligné dans ma Sociologie du conflit, il y a deux conditions pour qu'une crise dégénère en conflit. D'abord que s'affirme une bipolarisation radicale ; enfin, que le tiers s'efface. Tant que le tiers subsiste et parvient à affirmer son autorité, il n'y a guère de risque que la crise ne débouche sur un affrontement. Dans la société, la crise est une occurrence banale tant qu'il y a inclusion du tiers ; le conflit n'intervient qu'avec son exclusion. C'est cette exclusion qui est polémogène. Dans la situation présente du pays, le tiers est constitué par l'Etat et les différentes institutions qu'il patronne, comme l'école par exemple dont nous avons parlé, or non seulement l'Etat est frappé par la déshérence du politique, ce qui signifie qu'il se déleste de sa fonction cardinale qui est de pourvoir à la sûreté de chacun, mais les institutions subissent une sorte de pourrissement qui les rend de plus en plus inaptes à manifester leur vocation spécifique... Une distance culturelle qu'on ne parvient pas à combler entre l'immigration musulmane et le milieu d'accueil avec un danger de surchauffe violente, et un tiers en voie de dissolution ; cela, voyez-vous, me fait craindre le pire pour les années à venir."

Résumons: des flux migratoires massifs, une puissance publique défaillante et en retrait systématique (dans la logique libérale du moindre état, l'"Etat veilleur de nuit") bien souvent hostile aux autochtones mais encourageant l'installation sur notre sol de populations allogènes inassimilables au mieux indifférentes aux européens de souche au pire et bien souvent sourdement hostiles et convaincues d'être démographiquement donc politiquement majoritaire sur le territoire à court terme, une situation économique et sociale dégradée avivant les antagonismes...

Qu'en est-il des "français de souche"?  

"C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !" Conversation entre de Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie

Voici ce qu'était la France il y a 55 ans, deux générations...Colombey-les-deux-mosquées, nous y sommes. Il est probable qu’aujourd’hui cet homme serait traîne devant les tribunaux par les lobbies communautaires, les ligues de vertu et même l'Etat pour dire ce genre de banalité. Voici ce que nous étions il y a si peu de temps: "un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne".

Combien de mes contemporains se reconnaîtraient encore dans ces quelques phrases de De Gaulle? Une minorité sans doute. Deux générations de déculturation, de lavage de cerveau, de lâcheté, de renoncement individuel et collectif, de couardise générale, d'accommodements raisonnables consentis, de peur, ont fait de ces fds un peuple de bourgeois hédonistes dépolitisés incultes et amorphes, souvent conscients de la situation désastreuse de leur pays mais capables de toutes les bassesses pour le dernier I-phone ou quelques billets d'entrée à Disneyland.

On en est là. Une minorité de mes contemporains ne se résignent pas à ce qui vient mais ils sont une armée mexicaine sans relais politique dans une arène politique verrouillée qui leur est hostile et si, par miracle, le pouvoir tombait dans les mains de français patriotes décidés à sortir de la dormition et reprendre en main leur destin, ils comprendraient vite que leur meilleur ennemi est le fds lui-même...et qu'il devait se battre sur plusieurs fronts dont un front intérieur autochtone en plus d'un front allogène et d'un front politique national et supra-national européen...

"D'ailleurs, j'ai bluffé, mais la première armée, c'étaient des nègres et des Africains [soldats de l'Armée d'Afrique]. La division Leclerc a eu deux mille cinq cents engagés volontaires à Paris. En réalité, j'ai sauvé la face, mais la France ne suivait pas... Je ne serai pas au pouvoir... Qu'ils crèvent ! C'est le fond de mon âme que je vous livre : tout est perdu. La France est finie, j'aurai écrit la dernière page."  Conversation entre de Gaulle et Pompidou le 11 juillet 1950 sur la 1re armée française de 1944–45

Le constat n'est pas neuf, De Gaulle, Céline, d'autres l'ont fait: il faudrait un sacré électrochoc pour que ça change. Il y a un espoir que le français ne soit pas complètement mort et que la situation sur le front migratoire et économique entraîne un réveil collectif à même d'infléchir le cours des choses.

Mais il y a de fortes probabilités, à mon sens, que ces tendances lourdes ne s'inversent pas, qu'il n'y ait pas de sursaut, que ce soit encore plus de chaos, d'ensauvagement, de barbarie (non gérée:)), d'anomie chez les céfrans et que notre horizon soit celui de la guerre civile, bref qu'il n'y ait pas de solution politique nationale ou continentale et qu'il faille envisager un avenir communautaire minoritaire sur notre propre territoire. Voir la logique fractionnaire d'un Michel Drac.: "Mon message général est simple : il n’y a rien à espérer à l’intérieur du système, donc s’il reste un espoir, c’est en dehors. Je suggère aux dissidents de s’organiser entre eux, pour incuber la matrice d’une contre-société libératrice."

"(...) C'est une personnalité des barreaux du Sud-Est, avocat depuis des décennies, il a consacré sa vie à la défense des plus défavorisés. D'une grande générosité, son engagement a parfois dépassé le strict cadre professionnel. Il me téléphone un soir de l'automne 2014, après une des émissions télévisées au cours desquelles j'évoquais l'imminence du risque de terrorisme intérieur, inéluctable conséquence des dérives liées au développement galopant d'un islam radical dans notre pays. Il souhait me raconter un incident effarant survenu à Lunel (qui n'avait pas encore acquis sa triste célébrité relative à sa contribution au djihad); alors qu'il venait de bousculer involontairement une femme en fin de grossesse à la sortie d'un commerce, celle-ci lui a éructé au visage derrière son voile et en lui montrant son ventre arrondi: "Dans vingt ans, tu t'agenouilleras devant lui!" T de Montbrial, Le sursaut ou le chaos, 2015.

"Autre anecdote racontée par un membre de la rédaction d'un grand quotidien national: le matin suivant l'une des deux victoires de l'Algérie pendant la coupe du monde 2014, il avait préparé un article relatif aux violences et aux exactions commises notamment à Paris et en proche banlieue après la rencontre. cet article était abondamment sourcé par ses nombreux contacts dans la police et au Parquet. Or sa rédaction lui a donné l'ordre de ne pas publier l'article en l'état, au prétexte que "l'AFP n'a pas décrit de telles scènes"! Après un vif échange de vues, l'article finit par être publié, mais significativement édulcoré: "Tu comprends, s'entendit dire ce jeune journaliste, il ne faut ni effrayer les gens ni faire le jeu de l'extrême droite." Ibid.

J'ai lu le livre de Montbrial, "Le sursaut ou la chaos", je crois qu'il est trop optimiste, il n'y aura pas de sursaut général, juste un glissement chaotique progressif et des frigos vides et rien d'autre.

 "Il faut toujours dire ce que l'on voit. Surtout, il faut toujours, ce qui est le plus difficile, voir ce que l'on voit." Charles Péguy, Pensées.

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PS1 : "(...) Vous, vous allez sur le marché, vous choisissez 2 légumes, vous faites la queue et on vous sert. Moi non. On prend toutes les femmes voilées qui se présentent, ma mère s'est vue attendre plus de 20minutes pour ne pas être servie du tout, elle est partie, au final. Même chose pour une dame que je connais, 80 ans passés, pas de voile sur ses cheveux blancs, pas de service sur le marché. 

J'ai 36 ans. Moi, qu'une femme revendique clairement son appartenance à l'Islam, très franchement, je m'en contre fiche. Par contre, que du fait que cette femme porte un voile on me méprise dangereusement parce que je n'en porte pas, je ne suis pas d'accord. Je croyais naïvement qu'en France, on était tous libre d'avoir ou non une religion.   J'ai voulu m'adapter à mon quartier, j'ai mis des djellabas. Le voile, non, je suis chrétienne. un homme d'une trentaine d'années m'a hurlé dessus "ouai c'est pas parce que tu portes une djellaba qu'on va te prendre pour une soeur" , à quoi j'ai répondu "quand tu vois une magrehbine en tailleur, tu lui craches qu'on va pas la prendre pour une européenne?!" . J'ai fait quelque chose de mal ? J'ai mérité ça, en France, au 21e siècle ?  

Du coup, vu que ça fait 12 ans que je ne vis pas tranquille, je vois, moi aussi, avec apréhension des milliers de femmes voilées qui m'agresseront sur le marché où je ne vais plus, et d'hommes tous près à me lancer des regards noirs quand l'Etat les logera dans ma ville-dortoire. Oui parce que bon, on ne les relogera pas dans Paris 16e, on les casera chez moi.   Et donc, si vous vous engagez sur le fait qu'ils viennent vivre chez nous comme chez nous, et pas chez nous comme chez eux, et que donc, ils vivent leur religion en me laisse avec respect vivre la mienne, je suis bien d'accord, il faut les héberger, il faut les sauver. Je suis toute prète à leur coiffer moi-même les cheveux. 

Sinon...c'est eux ou moi."  

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PS2: et le travail de sape ordinaire de notre nomenklatura, as usual.

28/08/2015

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"L'apocalypse prévue par Damian McBride

Celui-ci n'est pas n'importe qui (https://en.wikipedia.org/wiki/Damian_McBride ) Il a en effet été conseiller du Premier ministre Gordon Brown pendant la crise de 2008. Il abuse peut-être un peu des réseaux sociaux pour exprimer ses idées, au lieu de faire des articles solides et documentés. Cependant, on ne peut sauf erreur le soupçonner de dramatiser la crise actuelle pour se faire valoir. Or, dans une série de tweets il averti de la venue d'ici la fin de l'année d'un crash boursier et économique bien plus grand que celui en cours. Il conseille de mettre le cash dont disposent ses lecteurs en lieu sûr (sous quelle forme? De l'or), parce qu'il prévoit que les banques vont fermer, comme il y a quelques jours en Grèce. S'ensuivront des révoltes citoyennes et des répressions militaires. En conséquence, il recommande à chacun de stocker chez lui de l'eau en bouteille, des conserves et autres produits essentiels pour vivre en autonomie au moins un mois. Il prévoit aussi l'arrêt des transports et des communications.

Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de conseillers financiers ont annoncé la survenue d'une méga-crise pour octobre ou novembre prochain. Les médias n'ont pas pris ces avertissements au sérieux, parlant de catastrophisme ou même de conspirationnisme. Cependant, de plus en plus aujourd'hui, ces mêmes médias s'inquiètent de l'aggravation du crash boursier chinois et du ralentissement générale de l'économie du pays. Ils évoquent aussi les conséquences qui en résultent déjà pour les pays exportateurs de matières premières vers la Chine, dont en premier lieu deux éminents membres du Brics, la Russie et le Brésil, ainsi que pour les pays développés vendeurs de produits manufacturés à la Chine, en premier lieu les Etats-Unis, l'Allemagne et même la France.

Les Bourses du monde entier, à commencer par celle des Etats-Unis, ont bien saisi cela. Il en est résulté des baisses importantes (6 à 8%) les affectant toutes. Mais les experts prévoient que, si le mouvement s'étendait, si les gouvernements se révèlaient incapables d'agir (la création de monnaie ou QE ne pouvant se substituer aux investissements publics que ces mêmes gouvernements par idéologie libérale se refusent à engager,), des effondrements, non seulement financiers mais économiques se généraliseront, avec une toute autre ampleur. qu'en 2008 ou actuellement en Chine

D'où les avertissements de Damian McBride. Celui-ci dit tout haut ce que beaucoup commencent à penser tout bas."

Références

* Concernant les tweets de Damian McBride, lire

http://metro.co.uk/2015/08/25/stock-up-on-tins-and-bottle...

 * Concernant la chute de la Bourse de New York et ses conséquences, lire un article du World Socialist Web Site, très scrupuleux à son habitude

 http://www.wsws.org/en/articles/2015/08/25/econ-a25.html

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via mediapart, hein..

friday wear

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à la demande générale...


podcast

25/08/2015

let's get drunk, Gunga diouf!

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" (...) Que faire ?

Qu’y a-t-il à faire ? Nous sommes à un tournant de l’histoire. D’une part, le chemin de continuité lié à l’euro, c’est l’acceptation de la fin de la démocratie de la classe moyenne et de l’état-providence : un équilibre précaire de sous-emploi et de colère sociale, menacé par des risques très élevés de rupture nationaliste et xénophobe. De l’autre, une décision partagée, sans actes unilatéraux, à aller au-delà de la monnaie unique et du cadre institutionnel lié, surtout pour fixer la responsabilité démocratique de la politique monétaire : une solution mutuellement bénéfique, malgré un chemin difficile, incertain, avec des conséquences douloureuses au moins dans la période initiale.

L’Allemagne l’a bien compris et, toujours consciente de son histoire, indique une voie de sortie afin éviter une rupture chaotique de la zone euro et des dérives nationalistes incontrôlables (déjà inquiétantes à la fois chez les Allemands et à leur égard) : un accord multilatéral visant à aller au-delà de la monnaie unique, comme illustré dans la proposition de “Grexit assisté”, écrit par le Ministre des Finances Schäuble et approuvé par la Chancelière Merkel. Cela implique de ne pas abandonner la Grèce à elle-même, mais “une sortie accompagnée par la décote de la dette publique (ce qui est impossible dans le cadre actuel des Traités) et d’aide technique, financière et humanitaire.”

Le choix est un choix dramatique. La route de la continuité est l’option explicite des “grandes” coalitions conservatrices et des dirigeants “socialistes” (en France et en Italie, par exemple). La route de la discontinuité peut-être la seule pour tenter de sauver l’Union Européenne, de revitaliser les démocraties bourgeoises et d’inverser la tendance de la dévaluation du travail. Pour une désintégration gérée de la monnaie unique, nous devons construire une large alliance de fronts de libération nationale, à partir des zones euro de la périphérie méditerranéenne, composée de forces progressistes ouvertes à la coopération avec l’aile droite démocratique des partis souverainistes. Le temps disponible est de plus en plus court."

Stefano Fassina, 
Membre du Parlement, ancien vice-Ministre des Finances, Italie

Publié initialement sur le blogue de Yanis Varoufakis

source/Sapir

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quoique "revitaliser les démocraties bourgeoises" ne m'enchante guère en fait.

photo: on refuse du monde à la fête de la rose.

"La France hait d’instinct tout ce qui l’empêche de se livrer aux nègres. Elle les désire, elle les veut. Grand bien lui fasse ! qu’elle se donne ! par le Juif et le métis toute son histoire n’est au fond qu’une course vers Haïti. Quel ignoble chemin parcouru des Celtes à Zazou ! de Vercingétorix à Gunga Diouf ! Tout y est ! Tout est là ! Le reste n’est que farces et discours…"

Arnaud Montebourg, 2015.


podcast

15/08/2015

« l'état-major en premier, le kapo en second »

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"Nous sommes prisonniers. Pourquoi une telle affirmation, si définitive, si ferme, si cruelle ? Parce qu’elle part d'un constat lui-même définitif, ferme et cruel. En tout cas pour qui daigne constater la réalité des chaînes qui l’entravent. Pour que le prisonnier prenne conscience de son état, je vous propose d'explorer sa cellule, son camp, son gardien et, last but not least, le bénéficiaire de son travail forcé.

Nous vivons dans un camp sans murs ni barbelés. N'importe quel lecteur m'objectera que nous sommes dans une société libre, que dis-je, dans LE monde libre, rien que ça.

Un monde libre qui, naissepa, se bat continuellement contre l'intolérance et les discriminations – sauf celles qu'induisent mécaniquement l'argent, naissepa encore. Un monde libre qui possède une histoire officielle et légale, comme dans l’ex-Urss. Une monde libre tellement libre que le pouvoir y garantit la liberté d'expression et de pensée, mais sévèrement encadrée par des lois dites « antiracistes », naissepanaissepa. Un monde où l'homme est libre de fermer sa gueule, un monde où la famille est obligatoirement libre de mettre ses enfants à l'école dés l'âge de 2 ans, certainement pour y recevoir une éducation « citoyenne », naissepa, tout comme il existait une éducation « socialiste » chez qui vous savez, un monde où vous avez d’autant plus la liberté de voter NON à un référendum que de toute façon le OUI passera tout de même, un monde où le débat, démocratique donc libre naissepa, concernant l'entrée dans l'Otan, se déroule après la mesure effective, un monde où l'on affirme que la solidarité nationale déborde des frontières qui ne doivent plus exister, qui n’existent d’ailleurs déjà presque plus au fond, un monde libre où le métissage comme projet constitue une donne politique et obligatoire, puisqu’il est beau d’être libre de se métisser obligatoirement, naissepa ! toujours. Un monde libre où la liberté de circuler est entière, à condition de ne jamais foutre les pieds dans une des centaines de zones de « non-droits » qui léopardisent peu à peu les territoires jadis continus et ordonnés. Un monde où la femme aussi est libre, surtout d'être payée 1.000 euros par mois pour être caissière, conquête du féminisme

Il paraît que ce monde est menacé par on ne sait quels méchants, sans doute des ignorants qui n’ont pas remarqué que le monde libre était libre. Des méchants venus de l'extérieur parfois, plus souvent de l'intérieur. Eh bien, quitte à me retrouver dans le camp des bad guys, j’enfonce le clou : la vérité est que nous sommes dans un camp. Le monde libre est un immense camp de concentration.

Le travailleur, ce type qui est, depuis au moins 83, accusé de fascisme, de pétainisme, de « racisme », est le prisonnier de ce camp concentrationnaire sans barbelés. Un prisonnier possède inévitablement un gardien, bien sûr, et quoi de mieux que de recruter les gardiens parmi les prisonniers, en leur octroyant quelques privilèges ou impunités ? Parmi la populace, il se trouvera toujours des kapos.

Qui pourrait rentrer dans le costume du kapo aujourd'hui ? Allons, cherchons un peu.

Des mecs à qui l'on trouve toutes les excuses possibles et inimaginables dans les médias dominants par exemple ? Des mecs qui sont l'objet d'une véritable industrie sociologique d'Etat ?

Bingo. Le kapo, c’est le sous-prolétariat immigré.

Ce que le prolétaire, le vrai, appelle « la racaille », et qui n'a pour fonction que de jouer les auxiliaires des vrais bénéficiaires de ce système concentrationnaire. Oppression soft et festive, en général, mais bien réelle. Oppression d’ailleurs de moins en moins soft et de moins en moins festive, surtout pour les populations directement confrontées au phénomène.

Les vrais bénéficiaires, pendant ce temps, trustent les postes-clefs à l'état-major systémique, celui qui organise le camp-monde. Ils donnent son rôle à chacun, allouent les ressources aux sous-prolétariats, garantissent son impunité tout en ne pardonnant rien aux travailleurs. Ça ne vous rappelle rien ? Bah oui. Parcourez les récits des survivants des systèmes concentrationnaires du XX° siècle. Toujours le vrai patron paraît vachement plus sympa que la racaille, que le kapo. Primo Lévy, dans « Si c’est un homme », raconte son séjour forcé à Auschwitz. Force est de constater qu’il rencontre finalement peu les SS. Pour l’essentiel, son problème, c’est le kapo, c'est-à-dire un autre déporté. Soljenitsyne raconte, dans la première partie de l’« Archipel du Goulag », comment l’administration des camps soviétiques, dans une politique très consciente, utilisait les « droits communs » pour rendre la vie dure aux déportés politiques. Rencontrer un officier SS doté d’un vrai pouvoir décisionnel ? Jamais cela n’arriva à Primo Lévy. Rencontrer un officier du NKVD pourvu d’un pouvoir réel ? Fort rare dans la vie du zek ordinaire, si l’on en croit Soljenitsyne.

Et nous alors, les rencontrons-nous, les membres de l'état-major, ceux qui tirent une rente de notre situation ? Politiques, bureaucrates-fonctionnaires de haut rang, industriels des multinationales, artistes grassement sponsorisés, financiers pourris ou délirants, associatifs professionnels subventionnés, travailleurs sociaux grand luxe tendance sociologues d’Etat, à la rigueur aussi les classes moyennes supérieures, qui s'achètent une bonne conscience avec la sécurité des autres. Les rencontrons-nous ? Jamais. Et plus ils sont haut placés, plus leurs responsabilités sont réelles dans notre malheur, moins nous les rencontrons.

Ce camp-marchand possède donc 3 catégories :

1) l'état-major, que nous venons de voir. C’est la classe sociale qui paraît la plus propre sur elle, la plus innocente, et pourtant elle organise notre malheur pour en tirer bénéfice.

2) le sous-prolétariat, la racaille, vivant d'une rente criminelle ou, parfois, de situation sociale, via l'impôt collecté sur le travail du laborieux – une rente criminelle qui reste impunie par l'état-major, une rente sociale qu’il finance allègrement avec nos ressources. Ce sous-prolétariat bénéficie d'une impunité accordée par l'état-major, il peut voler, violer, agresser, vendre de la drogue, se comporter comme un animal à l'école, poignarder, tuer, tout cela lui sera pardonné, il sera même encouragé par l'état-major.

3) Le travailleur, celui qui se fait déposséder du fruit de son travail, soit par l'actionnariat, soit par l'imposition confiscatoire, quand ce n'est pas directement par le kapo-sous-prolétaire. C'est le vrai perdant de camp, celui que l'on peut impunément écraser et humilier, le vrai dominé c’est lui. C'est lui qu'on accuse de tous les maux quand il réclame une amélioration de son environnement. L'inversion des valeurs et des accusations est totale avec le kapo, et cette inversion est la clef de notre oppression.

Quelle stratégie pour libérer le prisonnier-travailleur ?

Commençons par dire qu’il n’y a rien à attendre du prisonnier lui-même, il ne comprend rien, le pauvre.

Ce prisonnier voit rarement l'état-major, peut-être à la télévision, mais c'est tout. Et quand le prisonnier pense aux membres de l'état-major, ils paraissent tellement plus sympathiques que le kapo… C’est pourquoi le prisonnier se laisse berner, il fait confiance au membre de l’état-major, régulièrement, lors de la mascarade « démocratique » par exemple.

Le travailleur croit que son premier problème, du moins celui qu'il vit le plus directement, est le kapo issu du sous prolétariat. Ce qui n'est d'ailleurs par totalement faux si par « premier », on entend « qui vient en premier dans l’ordre de l’expérience ». C’est pourquoi le travailleur prisonnier croit qu'il suffit « d'un coup de karcher » pour que son environnement s'améliore. Comme si l'état-major allait soudain se priver de son allié de revers, pour libérer enfin le prisonnier-travailleur.

Alors que faire ?

Il faut agir contre l’état-major, jusqu’au point où celui-ci sera obligé d’agir directement. C'est-à-dire qu’il faut obliger les SS à faire une descente dans le camp, il faut harceler l’adversaire jusqu’à ce que les kapos ne puissent plus faire tout seuls le sale boulot. Nous devons obliger le système à dévoiler sa nature, nous devons obliger l’état-major à matérialiser les barbelés. Cela ne nous libèrera pas, évidemment. Mais cela permettra aux prisonniers, aux millions de travailleurs-prisonniers, de développer la conscience politique nécessaire pour que, le jour venu, lorsque loin de nous, sur d’autres champs de bataille, l’état-major aura été défait, ces prisonniers trouvent la force et la capacité d’organisation de se révolter enfin, de la manière qu’il faut.

Que le travailleur prenne conscience qu'une racaille-kapo n'est que le produit de cet état-major qui mène la danse ! Que le travailleur commence donc à réclamer des comptes à qui peut en rendre ! Il est inutile de s’attaquer à la racaille tête baissée. L'auto-défense est légitime, évidemment. Mais il est naïf de croire qu’on pourra passer le karcher tant que l'état-major n’aura pas été défait et mis à terre.

Il faut attaquer, harceler, impitoyablement, infatigablement, l’état-major lorsqu’il passe à notre portée. Pas pour le détruire directement, nous en sommes incapables. Mais pour l’obliger à réagir, pour l’amener à se dévoiler, pour que le travailleur-prisonnier développe la conscience politique dont nous aurons besoin, le jour venu. Alors, si ce travail préparatoire est effectué, une fois que l’état-major aura trébuché sur un accident de l'histoire, le kapo ne représentera qu'un fétu de paille, qu'il suffira de balayer pour s'en débarrasser.

C’est la seule chose à faire. La différence notable d'avec les camps précédents, c’est qu'il n'est pas possible de s'évader, le camp recouvrant l'ensemble du monde. Les barbelés sont mentaux même si les kapos restent physique et le travail toujours aussi harassant.

Tant que l'état-major restera en place, le kapo sera là. Le travailleur doit en prendre conscience et réclamer des comptes à chaque élu, chaque bureaucrate, chaque artiste, chaque sociologue, chaque industriel qui défend corps et âme le kapo-sous-prolétariat.

Bien sûr, le processus démocratique tendance médiacratie n'est pas efficace dans ce genre de situation. On ne vote pas, dans le camp, pour la libération ou pour l'enfermement, mais pour la couleur des murs. La liberté sera conquise par le conflit direct, comme toujours. Sur ce point, nous avons une chance. Les conflits qui viennent seront métalocaux, il n’y aura nulle part de fronts continus. Les occasions d’aller demander des comptes ne manqueront pas, et la distance entre l’état-major et les prisonniers sera beaucoup plus faible que celle qui séparait la place d’arme d’Auschwitz de la Porte de Brandebourg. Le travailleur peut demander des comptes directement. On appellera cela « la démocratie directe », celle qui ne passe pas par les urnes. Utilisons l’expression sans vergogne, banalisons-la.

Un slogan résume ma pensée : « l'état-major en premier, le kapo en second ».

Tant qu'on en restera à la vision inverse, dans nos milieux, nous serons prisonniers, et nous n’irons nulle part."

 Scriptoblog

12/08/2015

OSS

11/08/2015

confins

+ le point de vue de Symmaque sur le conflit actuel

+ celui de Sapir

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"Il n'y a de Russie véritable que barrant l’isthme en son entier, de la Baltique aux mers du Sud, en contrôlant les liaisons. Pour cette raison et d'autres, il n'y a de Russie qu'à partir de la principauté kievienne (IX-XIIIeme siècle) (...)

"Cette première Russie (Kievienne), mélange de peuples venus d'Europe et d'Asie, est celle des Petits Russiens. Ce mélange, la prospérité des villes, toute cette poussée de vie entre Novgorod la Grande au nord et Kiev au sud, ne s'expliquerait pas sans le rôle décisif d'une voie de commerce prospère de la Baltique à la Mer Noire et, au delà,  poursuivant soit jusqu'à Bysance, la ville richissime dont les lumières éblouissent les Kiéviens et leu inspirent de folles expéditions, soit jusqu'à Bagdad dont les grandes heures commencent. Par ces routes, circulent du nord vers le sud, l'ambre, les fourrures, les esclaves, la cire; du sud au nord, les étoffes, les soies précieuses, les pièces d'or. Celles-ci ont été retrouvées par les archéologues tout au long de ces itinéraires; ce pointillé d'or en signale rétrospectivement la prospérité. Tout, en fait, aura dépendu de cette dernière. Elle soutient les villes trop lourdes pour les campagnes, encore "inexistantes", qui les entourent, ces villes qui se donnent la main, et de Novgorod à Kiev, échangent leurs marchandises, leurs querelles et leurs princes.

La Russie kiévienne a eu à se défendre sans fin, surtout du côté du Sud. Mais le haut Nord scandinave lui fournit à volonté les mercenaires utiles, serviteurs un jour, maîtres le lendemain, batailleurs toujours. Ces "Normands", ou mieux, ces "Varègues", issus d'une Suède paysanne et primitive encore, parfois du Danemark, se laissent attirer volontiers par la route du Dniepr qui lie les villes russes et mène "vers les Grecs" , par tout ce pays brillant auquel ils ont donné le nom caractéristique de Gardarikki, le "royaume des villes". (...)

La splendeur de cette première Russie s'explique dans un contexte d'histoire générale. La Méditerranée occidentale a été longtemps fermée par la conquête islamique des VII et VIIIème siècles; la route continentale de Novgorod à Kiev fut alors un chemin de remplacement entre pays du Nord et riches contrées du Sud. Le jour ou la Méditerranée occidentale s'ouvrira de nouveau, avec les XIème et XIIème siècles et la fin de la suprématie musulmane sur mer, l'intérêt de ce chemin interminable de routes fluviales et de portages diminuera. Il se rompt définitivement avec l'occupation de Constantinople, en 1204, par les Latins: le chemin maritime a tué la route continentale.

(...) Villes russes, villes d'Occident, la Russie kiévienne, des siècles durant, aura compté, par sa réussite matérielle, par l'éclat de ses villes, : alors nulle trace d'un retard, ni d'un décalage entre l'est et l'ouest de l'Europe.

(...) Par sa conversion au christianisme orthodoxe, la Russie kiévienne a engagé l'avenir russe pour des siècles; en effet, par les routes kiéviennes n'auront pas seulement circulé des marchandises, mais aussi la bonne parole des évangélisateurs: la généralisation du christianisme dans la principauté kiévienne est due à la politique du prince Vladimir le Saint, ou comme on l'appelle encore, Vladimir Beau Soleil. Il avait songé un instant à se convertir, lui et ses sujets, au judaïsme, puis s'est laissé éblouir par la beauté des rituels byzantins. Il procéda, vers 988, à la conversion officielle de tous ses sujets (le peuple de Kiev fut baptisé en bloc dans les eaux du Dniepr). (...) Il faudra donc un certain temps pour que la Petite Russie, puis la Grande, soient pénétrées par le christianisme: les succès éclatants tardent un peu: la cathédrale Sainte Sophie de Kiev sera construite entre 1025 à 1037; Sainte Sophie de Novgorod de 1045 à 1052; un des premiers monastères, celui des Cryptes, fondé à Kiev en 1051.

(...) La seconde Russie, celle des forêts, la Grande Russie, n'atteint sa majorité que le jour oû, à son tour, elle barre l'ishtme russe quand Ivan le Terrible réussit à s'emparer de Kazan (1551) puis d'Astrakan (1556) et contrôle désormais l'énorme Volga, de ses sources à la Caspienne.

(...) La formation territoriale de la Russie: Au début du XIème siècle, Kiev, sur le Dniepr domine le sud de l'actuelle Russie -une soixantaine de principautés). Ses princes se convertissent à l'orthodoxie. Kiev est un relais important entre les pays slaves et Byzance, entre l'Occident et l'Extrême-Orient. A la fin du XIIeme siècle, Kiev perd son importance puis est ravagée par les Mongols. Au XIVème siècle, Moscou, à l'abri des forêts, échappe pendant un temps à l'invasion. Daniel, un fils d'Alexandre Newski (lequel était prince de Novgorod la Grande, ) guide les premiers pas de l'état moscovite. Ivan le Grand (1462-1505) est le plus grand rassembleur de la terre russe. Avec lui, les guerriers moscovites passent l'Oural et prennent pied en Sibérie. Pierre le Grand (1672-1725) est le légendaire fondateur de la puissance russe, vainqueur des Suédois, vainqueur des Turcs, grand réformateur et fondateur, en 1703, de Saint Petersbourg.

(...) Ainsi s'affirmait, triomphait une nouvelle Russie, lentement formée sous une autre latitude et dans des conditions difficiles, bien différentes de celles qui avaient présidé à la naissance, heureuse, somme toute, de la Russie Kievienne. Son premier lot fut l'indigence, la servitude, le morcellement féodal.

(..) C'est là (le Nord forestier) qu'avait grandi, au milieu d'un morcellement féodal très poussé et de luttes obscures, la principauté de Moscou, fondée au XIIIème siècle, et qui va, peu à peu, ramasser la terre russe  (comme les rois capétiens la terre française à partir de l’Île de France), puis s'affranchir de la tutelle Tatare [mongole] (1480). Au terme de cette émancipation, , le "tsar" de Moscou se substituera au khan de la Horde d'Or; les reste de celle-ci, avant tout les Tatars de Crimée, entre Volga et mer Noire, , subsisteront jusqu'au XVIIIèeme siècle, grâce à l'appui des Turcs Osmanlis dont ils furent les vassaux plus ou moins dociles.

Fernand Braudel, Grammaire des civilisations, 1963.

PS1: finalement j'ai relu tout le chapitre de cette Grammaire des civilisations consacré à cette "Autre Europe" et j'en ai extrait ce qui se rapporte à la formation de la Russie. Mon impression est plutôt que Braudel (à tort ou à raison) voit un continuum historique, géographique, religieux, ethnique, bref civilisationnel entre cette Russie Kiévienne et la Grande Russie moscovite.

PS2: sur cette question clivante (oh combien), j'essaie de ne pas avoir d'a priori...je n'ai pas de famille hors de la Tarentaise (!), je ne vois pas la nécessité de passer d'un impérialisme à l'autre sous couvert du graal multipolaire et la vassalité Otanienne de la plupart de nos élites actuelles me parait aussi foireuse que la vassalité russe d'une bonne partie de l'ED française et européenne. Bref, à chacun de se faire son idée.

l'europe meurt en burkini

La ville d'Oslo autorise le «burkini» dans ses piscines

La ville d'Oslo a décidé d'autoriser le port dans les piscines municipales du «burkini», maillot de bain islamique interdit ou critiqué dans plusieurs autres pays européens, a rapporté vendredi la radio NRK. «Certains expriment le besoin de se couvrir. Nous estimons qu'il est important que la majorité des gens qui vivent dans cette ville puissent se baigner et utiliser les piscines», a déclaré le responsable des questions sportives de la municipalité, Jan Zander, à NRK. Selon un nouveau règlement municipal cité par la radio, «les nageurs qui se couvrent le corps, pour des raisons religieuses ou culturelles, doivent se laver et utiliser des vêtements de bain propres avant d'utiliser saunas et piscines». (source)

Des piscines suédoises introduisent des horaires de baignade différents pour les hommes et les femmes.

La semaine dernière, dans la ville suédoise d’Östersund, une piscine municipale a commencé à mettre en vente des « burkinis » tandis que certaines piscines du pays ont instauré des horaires de baignades différents pour les hommes et les femmes. Sur le site internet de la télévision suédoise SVT, l’activiste irakienne des droits des femmes, Sara Mohammad, s’interroge sur la raison pour laquelle le gouvernement suédois cède face aux islamistes : « Nous sommes nombreuses (du Moyen-Orient) à avoir fui la répression culturelle et religieuse, le contrôle de la sexualité des femmes et le déni d’égalité entre hommes et femmes. Nous sommes arrivées ici en Suède avec des attentes élevées d’une société libre. Nous voulions faire partie d’un pays libre. Mais aujourd’hui, nous observons, inquiètes, la manière avec laquelle les forces religieuses accroissent leur influence en Suède. Nous en avons fait l’expérience auparavant, nous le reconnaissons et nous ne voulons pas le vivre à nouveau. La séparation entre hommes et femmes, en introduisant des horaires de baignades différents, est la preuve de la puissance des islamistes et de leur capacité à imposer d’anciennes règles dans un pays moderne. (…) Les femmes musulmanes n’ont pas toujours vécu comme aujourd’hui. Au contraire. Celui qui a vu les photos d’Iran, d’Afghanistan et d’Egypte dans les années 70 peut se rendre compte qu’il s’agit plutôt d’une tendance en sens inverse et d’un retour au Moyen-Age ». Source

Exemple même de l’accommodement raisonnable promu par nos élites progressistes continentales …

Comment dire?

-il est assez curieux de s’étonner de ce genre de revendications communautaires après plusieurs décennies d’immigration massive de groupes communautaires entiers pour l’essentiel africains ou asiatiques et massivement de confession et/ou de tradition musulmane. Ces communautés aux cultures étrangères et, bien souvent, antagonistes aux cultures autochtones européennes ont naturellement vocation à faire sécession et, démographies propres et flux migratoires aidant, à devenir hégémoniques sur ce continent. En ce sens, tous les pseudo débats sur l’identité nationale ou sur le port de la burka ne sont que l’arbre spectaculaire cachant la forêt de la substitution démographique organisée froidement par ces quelques « global leaders » occidentaux qui nous gouvernent, aidés de nombreux idiots utiles libéraux/libertaires, c’est-à-dire progressistes, pour lesquels le sens de l’histoire commande d’abolir toute frontières et toutes distinctions anthropologiques, sorte de Babel métissée et festive peuplée de lemmings décérébrés et se jetant en masse de la falaise (ou de la porte donnant sur la voie),

-sachant que nos sociétés occidentales libérales modernes ne s’organisent désormais plus qu’autour du marché et de droits individuels extensifs à l’infini, à l’exclusion de tout idéal philosophique ou moral partagé, on voit mal au nom de quelle weltanschauung (hormis celle du doux commerce), il pourrait être fait obstacle à la revendication dés lors évidement légitime de pratiques individuelles communautaires : de quel droit pourrait-on s’opposer au port du burkini et pas au port du béret ? Sachant que, multiculturalisme aidant, il n’est évidemment plus question d’imposer aux « nouveaux européens » une culture autochtone encore dominante (pas pour longtemps). En passant, il est étonnant de voir à quel point nos clercs progressistes (les pitres Marcelle et Joffrin, les rebelles en carton de Télérama ou les mutins de Panurge des Inrocks et autres sociologues d’Etat et doctorants en Sciences sociales, peoples aux lèvres gonflées, acteurs de merde en mal de médiatisation et Cali-noïdes, etc.) semblent aveugles et muets devant la convergence évidente (et nullement fortuite) entre les exigences du marché globalisé et la moindre des revendications citoyennes des partis dits « de gauche » appelant à la régularisation immédiate de tous les sans-papiers™ (ce nouveau prolétariat) et à la libre circulation des marchandises et des hommes au nom de la lutte contre toutes les formes de discrimination ™ (donc largement sponsorisée par Vivendi et Anal +). Sans doute un constat inconfortable.

-dés lors que nos états axiologiquement neutres ignorent toute structure morale ou philosophique (le Bien) partagée, seuls la pression démographique, le jeu des lobbys et le Droit sont désormais à même de dire le Juste. Et donc nécessairement à même d’entériner toute avancée, toute conquête –forcément louable car transgressive- de droits individuels, dont le port du burkini est un excellent exemple. De ce point de vue, il ne fait aucun doute que lorsque Amsterdam ou Bruxelles disposeront d’une majorité de citoyens de confession / de tradition musulmane, le port du burkini et la ségrégations des sexes dans les piscines seront une évidence, comme dans tout pays musulman.

« A partir du moment où les individus sont assez nombreux pour constituer — ou pour reconstituer — un peuple, pour se constituer en fragment d’un vaste peuple qui ailleurs a son propre héritage, sa propre civilisation, sa propre langue, sa foi, il n’y a aucune raison pour ces individus, ou pour la majorité d’entre eux, de s’intégrer à la culture d’accueil et de s’assimiler en elle. » (Renaud Camus)

Or l’économie, le marché, ne fondent pas des sociétés (tout juste des malls climatisés cauchemardesques comme le notait déjà Miller lors de son périple US en 1940 –Le cauchemar climatisé). Nos modernes ilotes progressistes saisis d’effroi devant la moindre cassure des courbes de croissances (nouvel Être Suprême) ont oublié –ou n’ont jamais su, les pauvres- qu’une communauté humaine ne peut espérer survivre que lorsque ses membres partagent les mêmes valeurs et la même vision du monde (et, accessoirement, assurent le renouvellement des générations et disposent d’une xénophobie minimale lorsque l’Autre est perçu comme une menace et -éventuellement- de quelques manches de pioche…).

Comme chacun le sait depuis la nuit des temps à l'exception des lecteurs de Libération aisément reconnaissables à leurs yeux ronds de poissons des Alpes et leur jovialité festive de ballots du Danube:

« L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre. » (Aristote, Politique, Livre V)

Tous les discours creux de nos élites progressistes (de droite comme de gauche), tous ces appels foireux et dérisoires au vivre ensemble™, au métissage™, à je ne sais quelle fraternité™ n’y changeront rien, l’avenir proche c’est la guerre civile, la révolte.

Celle des peuples, non pas celle des élites (qui ont déjà fait sécession).

NB1: le titre fait référence à un article de Philippe Muray paru dans ses Exorcismes spirituels intitulé: "L'occident meurt en bermuda"...

NB2: Claudia et Charles sont à l'Ouest et n'aiment pas les burkinis:) "et si quelqu'un te mets une tape sur les fesses , dis toi que ce n'est finalement pas bien grave ... ", une époque aimable..

NB3: cas pratique


podcast

07/08/2015

Camp des saints 2.0

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"2017: le Califat du Ponant, fédérant la Libye et l’Algérie, déclenche l'opération Prophète des mers

En 2017, la Libye et l'Algérie sont passées sous le contrôle de Daesh qui en a fait le Califat du Ponant. Profitant du désarmement moral des Européens, les islamistes décident de l'envoi, par vagues successives, de 4 millions de migrants vers l’Europe et plus spécifiquement vers la France, nouveau dâr al-harb[1]. A bord de certaines embarcations, ont pris place des kamikazes chargés de couler les navires portant secours aux forceurs de frontières et cela, afin de déstabiliser encore davantage l'ennemi. L'opération est baptisée Prophète des mers.
 
Face à cette guerre navale asymétrique, les rares frégates ultra-sophistiquées de la marine française, taillées pour la lutte de haute mer, sont débordées. A l’inverse les navires garde-côtes qui auraient dû être construits depuis longtemps afin de sécuriser les frontières maritimes, manquent cruellement. Faute de prise en compte par les autorités politiques des enjeux stratégiques vitaux que constitue la frontière maritime méditerranéenne, la marine française est impuissante.
 
Au sud, harcelé le long d'un front ouvert depuis la Mauritanie à l'ouest jusqu'au Soudan à l'est, le dispositif Barkhane s'est replié sur le Burkina Faso afin de protéger la Côte d'Ivoire. Quant aux dernières réserves opérationnelles françaises disponibles après des années de déflation des effectifs, elles ont été positionnées autour de N'Djamena afin de couvrir le Cameroun. Boko Haram, un moment affaibli, a en effet refait ses forces grâce à des cadres venus de Libye, d'Algérie mais aussi de Syrie.
 
En France même, alors que se déroule la campagne présidentielle, plusieurs banlieues se sont soulevées à la suite de contrôles d'identité ayant dégénéré. En raison de la dissolution de plusieurs escadrons de gendarmes mobiles opérée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les forces de l'ordre qui n'ont pas les effectifs suffisants pour intervenir doivent se contenter de boucler les périmètres insurgés. Les associations d'aide aux migrants dénoncent l' "amalgame"  et leurs mots d'ordre sont abondamment relayés par les médias. Vingt cinq mille réservistes de la gendarmerie sont rappelés cependant qu’ un peu partout, face à la passivité de l'Etat, se constituent clandestinement des groupes de résistants prêts à passer à l'action. La France est au bord de la guerre civile.
 
Comment en est-on arrivé là ? Entre 2011 et 2017, conduite au chaos par l'intervention franco-otanienne, la Libye est passée de la plus totale anarchie au califat, Daesh ayant réussi à y engerber les milices. Quant au général Haftar, sur lequel la "communauté internationale" comptait pour constituer une troisième force, il n'a pas pesé lourd face aux jihadistes.  Impuissante, l'Egypte s'est illusoirement retranchée derrière un mur électronique cependant que, quotidiennement, des attentats y entretiennent un climat de guerre civile. Quant à la Tunisie, une artificielle quiétude y règne car les jihadistes qui ont besoin d'un pays-relais, se gardent de trop y tendre la situation, se contentant d'y maintenir une pression calculée. Après plus d'un demi-siècle de gabegie, de détournements de fonds publics, de népotisme et de récriminations à l'égard de l'ancienne puissance coloniale, l'Algérie, cible principale des islamistes de toutes obédiences depuis la décennie 1990, a, quant à elle, basculé dans l'islamisme à la suite d'émeutes urbaines déclenchées par l'effondrement de la rente pétrolière.
 
Tel est le scénario auquel nous pourrions nous attendre à la veille de l'élection présidentielle française. Avec une Marine sans moyens, mais en première ligne face à la déferlante venue du sud, une Armée de terre aux effectifs rognés et isolée sur le rideau défensif sahélien et une Gendarmerie démotivée en raison de son alignement sur le modèle policier."
 
 
07/08/2015 [1] Pays des infidèles contre lequel les musulmans  sont en guerre jusqu'à la conversion de ces derniers.